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 Alatáriël Mithrandír, l'histoire d'une exilée

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MessageSujet: Alatáriël Mithrandír, l'histoire d'une exilée   Ven 21 Aoû - 18:42

[Je n’ai pas vraiment respecté ce qui j’ai écrit sur ma fiche, pour le temps par exemple, mais quelque part on s’en fou !!]

Partie I
1) Sous les feuilles de la Forêt d'Or

*Ce fut la première vision qu’il eut de la bataille des Hommes contre les Hommes, et elle ne lui plut guère…*




Je naquis en un beau jour de printemps, le ciel était entièrement bleu, l’air était bon et le soleil lui-même semblait être joyeux, les arbres de la forêt d’or semblaient eux même plus beaux que jamais. C’est comme ça que l’on me raconta ma naissance. Au grand bonheur de mes parents, j’étais une petite fille. Je n’ai jamais compris pourquoi mais ils avaient toujours rêvé d’avoir une fille. Si bien qu’ils avaient eu quatre garçons:



_Nátulcien, l’aîné, il était grand, blond et il avait ses yeux verts typique des Mithrandír. Il avait ce regard sombre et sérieux qui des fois me faisait peur. Mais j’étais sa préférée en tout, et il me le faisait sentir.



_Brenydd, le cadet, il rêvait de devenir barbe et avait un don pour les mots. D’après les dernières nouvelles que j’ai eut de lui, il a réussi, et il s’est même marié avec une elfe qu’il a rencontré dans un de ses voyages pour apprendre les toutes langues de ce monde.



_Laecan, le joyeux, c’était le plus drôle, le plus charismatique, le plus gentil de tout mes frères. Je me souviens que pour mon anniversaire, il me fabriquait des couronnes de fleurs multicolores et il m’appelait ma reine car pour lui, j’étais tellement belle que seul un Prince ne mériterait ma main.



_Et il y avait Lelith… Le mystérieux… Il ne ressemblait à aucun d’entre nous, pas physiquement, en fait les gens qui ne nous connaissaient pas étaient incapable de les différencier, mais mentalement; il avait toujours été le plus distant de mes frères…



Mes parents m’avaient donc eu mais moi je ne les avais pas, en effet ils voyageaient toujours si bien qu’ils étaient devenus des inconnus à mes yeux.

Malgré cela mes premières années sans eux furent les meilleures de ma vie. Mes frères se chargeaient de moi.



Brenydd m’apprenait à lire, à écrire, à compter; il m’enseignait des chansons plus magnifiques les unes que les autres (du moins à mon souvenir), il me montrait aussi comment m’orienter pour ne jamais être perdue bien que au bout de quelque années il nous fut impossible de nous livrer à cet exercices car la Forêt d’Or n’eut bientôt plus aucun secret pour moi… Laecan et Nátulcien se plaisait à me faire toute sorte de cadeaux, ils me faisaient toujours faire quelque chose, ne me laissaient jamais le temps de m’ennuyer, ce furent eux qui eurent l’idée de m’envoyer Elessar bien des années plus tard... Lelith lui m’apprenait à manier les armes avec des épées en bois et des flèches polies pour commencer…

Je n’avais pas vraiment d’amis et pas beaucoup d’autres contacts que mes frères, mais je n’ai plus jamais été aussi heureuse qu’à cette époque…



Mais mes parents revinrent…



Je me souviens assez bien de leur retour, bien que cela soit il y a nombres de vies humaines, mais c’est un événement qui a changé ma vie, d’une façon comme une autre. Ils sont arrivés le jour de mon 82ème anniversaire, un jour magnifique. Laecan m’avait fabriqué une magnifique couronne de fleurs bleues, et même Lelith riait et chantait. Nátulcien m’avait offert un petit poignard blanc qui scintillait au soleil et Brenydd nous parlaient d’Imladris où il s’était rendu quelques temps auparavant. Et je les vis, montaient sur de magnifiques chevaux blancs (je crois que mon amour des chevaux remonte à ce jour là), eux même vêtus d’un blanc pur. Je me souviendrai toujours d’eux ainsi, et si je ne dois jamais les revoir, je ne garderai que ce souvenir pour alléger mon cœur, peu importe ce qui a pu arriver depuis. Ils avaient tout deux les mêmes cheveux blond-or, les mêmes yeux d’émeraudes en amandes, la même peau blanche que chacun d’entre nous. Je ne me souvenais pas d’eux, je ne les connaissais pas, mais je les aimais déjà rien qu’à la vue que j’avais d’eux à ce moment précis. Je me souviens que mon père s’est approché de moi, m’a regardé et il a dit en riant qu’aucune princesse n’aurait jamais ma beauté.



Ce fut la première fois que je les vus, à partir de ce moment là, ils s’occupèrent de moi avec une attention incroyable. Ils m’apprirent beaucoup mais ils laissèrent à Lelith le soin de m’apprendre à me battre. C’était le seul qui restait près de moi, mes autres frères étaient constamment en voyage quelque part. Les années passèrent, mes anniversaires étaient tristes sans mes frères alors j’oubliais de les conter. Je marchais souvent seule en chantant des chansons que Brenydd inventait ou m’avait appris, le temps passait mais je semblais être la seule à le remarquer, en fait, je détestais ma condition d’immortelle car les années me filaient entre les doigts sans que je m’en rende compte et s’en même que cela est une importance, et on ne cessait jamais de me dire que si je voulais vivre pleinement il fallait que je prenne mon temps.



Puis un jour, j’avais alors 214 ans, Lelith décida de m’emmener en voyage. Il souhaitait voir les pays des hommes, le Gondor et le Rohan. Et c’est ainsi que nous partîmes. Ce que je vis lors de ce voyage me marqua à jamais. Tout particulièrement au Rohan ; je m’étais toujours particulièrement intéressée aux chevaux et bien je ne fus pas déçue. Et c’est empli de joie, de souvenirs, et avec de nouveaux chevaux que nous entreprîmes le chemin du retour. Celui de Lelith se nommait Alvän, il était gris, grand et fier, le mien je le trouvais sous un nom que je n’aimais point et je le changeais pour Elìen, qu’il adopta immédiatement, il était noir, fin et rapide.



Mais sur le chemin du retour nous tombèrent sur des orques, ils étaient un certain nombre ; mon épée se brisa sur celle du deuxième que je tuais, et rapidement, j’étais à court de flèches. Je fus blessée et je restai un instant sur l’herbe, sourde aux sons et aveugle à tout ce qui m’entourait. Je saisi pourtant le petit poignard blanc que Nátulcien m’avait offert des années auparavant et m’élançais soudain sur ce qui ce trouvait le plus près de moi. Ce fut le moment que choisir mes sens pour se manifester. Et je vis mon frère, je venais de lui entailler le visage de l’oreille à la lèvre inferieure, tous les orques étaient morts. Puis je m’écroulais.



Je m’éveillais, chez moi, en Lothlorien. J’avais été blessée à l’épaule droite mais je ne ressentais plus aucune douleur, si ce n’était celle du souvenir de mon frère défiguré. On m’apprit d’ailleurs qu’il avait choisi de partir, qu’il avait pris Alvän, mon poignard scintillant avec lequel je l’avais blessé, et qu’il avait disparu. Devant la honte, la tristesse que je ressentais, et la façon qu’avait eut mon père de me faire comprendre que s’il avait quitté son pays c’était uniquement qu’il avait honte d’avoir été défiguré à vie par sa propre sœur. Et il en ressorti que ni mon père, ni mon frère ne me pardonnerait jamais. Les autres membres de ma famille se montrèrent plus compréhensifs, mais je pris tout de même la décision de m’exiler de la Forêt d’Or pour n’y revenir que quand j’aurai payé pour ce qui était arrivé, ce qui, même aux yeux d’Immortels, serait particulièrement long. Ma mère fut très attristée par cela, elle m’offrit son collier qui devrait me porter bonheur, il était composé d’un cercle en or, d’un, plus fin, en mithril, et d’une magnifique pierre d’émeraude polie. Il ne me porterait jamais bonheur, au contraire, mais je ne le quitterais plus. Laecan et Brenydd promirent de venir souvent me voir, et Nátulcien lui, vint simplement avec moi.



Je quittais donc la Lothlorien le jour de mon 215ème anniversaire, vêtue d’une chemise en soie bleue, d’une tenue des gens de mon pays d’où je m’exilais, désarmée. Me rendant chez mon oncle et ma tante à Imladris. Je saluais une dernière fois ma mère d’un geste de la main et partais, sans me retourner.



Dernière édition par Alatáriël Mithrandír le Sam 22 Aoû - 21:27, édité 1 fois
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