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 Palais royal d'Angmar

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Toranur
Roi d'Angmar / Maître du Jeu


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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Dim 14 Sep - 17:28

Une douleur sourde emplissait la tête d'Artélion. Décidément, l'air Angmarien ne lui faisait pas du bien. Voulant se masser la tête, l'assassin put constater que ses mains étaient attachées assez fermement dans son dos, mais les noeuds étaients simples et un homme comme lui pourrait amplement en venir à bout avec le temps. Allongé qu'il était sur son lit, Artélion commença à agir sur les noeuds quand une voix moqueuse et très féminine l'interrompit:

"Voyez donc ça. Serait-ce donc notre futur aspirant?"

Tournant la tête sur le côté, Artélion put voir qu'une très belle femme était assise sur l'unique tabouret de la pièce à le dévisager de manière moqueuse...

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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Lun 15 Sep - 6:51

‘’- Qui êtes vous ? Enfin … si c’est vous qui l’avait fait, vous m’avez bien eu à la tête ; dit-il en la touchant, puis il vu qu’il était ligoté et commença à se poser des questions en prenant un air effrayé. La jolie femme l’admirait d’un air moqueur.

Effectivement celle-ci, tenant son arme dans la main droite et la tapotant sur son autre ’’membre supérieur’’, avait des cheveux blonds parsemés de mèches brunes, des yeux couleur noisette. Elle était d’une taille assez fine et semblait avoir la peau claire. Elle ne répondit pas.


* Pfff, je l’ai presque enlevé ce nœud mais oh ! Il y en a qui sont attachés à mes jambes, et puis aussi il y en a même pas qu’un qui est ligoté à mes avant-bras. Comment vais-je faire ? *

Artelion lança un regard discret sur ses deux armes posées sur le coffre aux pieds du lit, mais toute tentative était inutile, et puis pourquoi avait-elle fait emprisonner Artelion. Il décida d’attendre que la jeune femme parle mais reprit avec impatience.

‘’- Vous ne pensez quand même pas que j’ai eu assez d’ennuis ici, à risquer ma vie à maintes reprises ? Puis maintenant je suis là, encore prisonnier et à perdre mon temps, bientôt ce sera ma vie. Mais qui êtes vous ?
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Toranur
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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Lun 15 Sep - 21:16

La jeune femme, toute vêtue de noir, ses deux sabres dépassant de son dos, regardait d'un air intéressé les tentatives d'Artélion pour se défaire de ses noeuds. Les pathétiques efforts de sa victime lui provoquait une jouissance comparable à aucune autre. Après tout, c'était peut être chose normale pour une membre du nouveau Schwartzwolf... Savourant l'impatience du jeune homme comme un nectar particulièrement délicieux, elle se décida à se lever et s'approcha d'Artélion, se mettant à son niveau, les coudes posées sur le lit. Avec son visage d'ange à damner un saint, elle provoqua un certain émoi au jeune homme malgré sa situation.

"Mais c'est que tu es bien tapageur. Il va falloir corriger cela. Je déteste les jeunes chiots braillards."

Dit-elle en lui posant un doigt autoritaire sur le nez, comme à un enfant pris en faute. Puis, souriant de toutes ses dents, elle ajouta:

"Mais comme je me sens d'humeur gentille, je consens à répondre à quelques unes de tes questions. Mais pour chaque question que tu poseras, tu devras répondre à une de mes exigences. Cela te convient-il?"


Le sourire était enjôleur mais au vu de la situation dans laquelle était Artélion, il n'avait de toute manière pas beaucoup d'options. Cependant, mieux valait pour lui rester prudent et réfléchir longuement avant de poser une question, femme armée qui sourit n'étant jamais de bon augure...

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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Mer 17 Sep - 12:46

Comme une maîtresse qui dispose du droit de vie ou de mort sur son esclave, la jeune femme jouait un jeu qui lui semblait particulièrement amusant. Nul ne savait ses intentions ni même ses exigences envers Artelion .Une question ne suffirait pas mais il fallait bien réfléchir et ne poser qu’une seule question. Mais laquelle ?
‘’Qui êtes vous ? ‘’ Non Artelion avait remarqué l’équipement Angmardien haut gradé de la jeune fille et il se fichait de savoir son nom et ses affaires personnelles, du moins pour l’instant.
‘’ Qu’allez vous faire ? ‘’ Non il suffirait d’attendre quelques seconde pour le savoir et ne pas faire signe d’impatience.
Mais la seule question très utile serait de piéger la jeune fille. Artelion qui, avait du mal à enlever tous ces nœuds ligotés entre eux lança soudain.

‘’- Je n’ai pas de question et donc si j’ai bien compris, pas de questions d’exigences ? Dans ce cas vous pouvez repartir de ma chambre mademoiselle ?’’
Il s’arrêta, réfléchit quelques secondes puis d’un air amusé reprit tout d’un coup.
‘’- Euh … et je dis bien, me relâcher en m’enlevant tous ces nœuds puis partir … A moins que vous ayez d’autres choses à me dire, cette fois quelque chose de positif.’’
Espérant que cela ne compterait pas comme une question, en disant cela, Artelion pouvait d’autant bien piéger la demoiselle mais aussi lui-même.
Un long silence retentit dans la salle. Nos deux interrogateurs semblaient être en réflexion totale.
La question était, ‘ quelles exigences la jeune fille donnerait-elle à l’assassin s’il parvenait à poser plusieurs questions ?’
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Toranur
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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Sam 20 Sep - 19:12

La jeune femme fit une simple moue aux paroles d'Artélion. Pourtant, rien dans son attitude ne semblait présager qu'elle était véritablement vexée. Tout ce petit jeu semblait relever d'une certaine sadicité...

"Oh, on dirait que mon petit chiot n'est pas d'humeur taquine. Que vais-je donc pouvoir faire s'il ne veut pas jouer hein?"

Dit-elle en le regardant intensément. Puis, se mettant à déambuler dans la pièce, elle se mit à penser à voix haute:


"Hum... Je pourrais m'en aller bien sur, mais le jeu perdrait de l'intérêt... Et si je jouais un peu à la flagellation. un peu classique mais tellement amusant... Ah, non, je sais ce qu'il te convient..."

Ajouta-telle en se tournant à nouveau vers sa victime. Se rapprochant du lit où Artélion était étendu, elle dégrafa son armure qu'elle posa sur le tabouret qu'elle colla au lit. Puis, tournant Artélion, elle posa les jambes de ce dernier sur le tabouret. Le fixant joyeusement, elle lui susurra à l'oreille, presque de manière langoureuse:

"On va jouer à qui tombera le premier. Et comme tu n'es pas très coopératif, on va s'arranger pour que tu sois, un...peu...plus...concerné..."

Dévoilant un pan de sa jupe de cuir noir, elle révéla une ange d'ustensiles coupant et contondants qu'elle se mit à étaler sur le lit, hors de portée d'Artélion. Puis, saisissant son armure noire de cuir, Elle enfila ces objets dans certaines ouvertures qui semblaient y être à dessein. Très rapidement, l'armure de cuir se retrouva être un tapis de mort et que le plus naturellement du monde, Anayuvil étala à nouveau sur le tabouret. Levant les jambes d'Artélion au dessus de cet amas d'armes, la jeune femme lui dit:

"Le but du jeu est simple. Tu gardes tes jambes au dessus de cette armure. Moi même vais faire de même. Pas le droit de baisser les jambes avant moi, sinon, tu risque de te faire mal... Mais si jamais tu balances tes jambes sur le côté, je me ferais un plaisir de te les dépecer moi même. Ah ,encore une chose, toutes les lames sont aiguisées. Une simple éraflure peut suffire à provoquer l'hémorragie..."


Partant d'un petit rire cristallin, elle alla elle même s'allonger sur le sol et tendit ses jambes au dessus des lames, à proximité des jambes d'Artélion. La situation commençait véritablement à perdre toute logique et les espoirs d'échapper à cette furie diminuait de minute en minute. Qui plus est, ces maudits noeuds résistaient vailles que vailles à toute tentative d'Artélion...

La première minute fut relativement supportable pour le jeune homme. Pourvu d'un fort entraînement physique, ses jambes étaient habituées à porter du poids. Mais avec la fatigue du voyage et les émotions du jour, la deuxième minute commença à devenir très difficile à tenir. Quand à Anayuvil, elle semblait prendre beaucoup de plaisir à ce jeu, et poussait même le vice jusqu'à balancer ses jambes de haut en bas jusqu'à érafler la pointe des lames sans jamais les toucher. Lorsque débuta la troisième minute, Artélion devait obliger ses jambes à se tendre pour les garder en l'air car elles avaient une fâcheuses tendance à se rapprocher du tabouret ainsi armé. C'est alors que la porte de la chambre s'ouvrit et qu'Anayuvil, leste comme un chat, roula souplement et se mit en position de garde, une autre lame dans chaque main. Soupirant de soulagement, Artélion avait désormais la possibilité de poser ses jambes sur le côté du lit. Ses muscles étaient brûlants de douleur d'avoir été ainsi tendu mais le soulagement l'emportait sur la souffrance.

Pendant ce temps, Anayuvil faisait face au redoutable connétable d'Angmar, le dénommé Isnak qui la fixait d'un air dur. Rengainant ses armes trop rapidement pour que l'oeil arrive à suivre, Anayuvil dit avec un grand sourire:


"Ce cher Isnak, quel plaisir de te voir. Tu aurais pu prévenir que tu passais, je me serais mises en beauté pour toi..."

Et elle lui déclencha un clin d'oeil qui n'eut aucun effet sur le guerrier. Un simple aperçu de la chambre lui avait fait comprendre la situation et fixant son regard dur sur la jeune femme, il dit de sa voix grave et puissante:


"Les ordres étaient clairs Anayuvil. Tu ne devais pas le blesser."

Agitant la main d'un air désintéressé, la jeune femme répondit en se collant contre le connétable:

"Les ordres, les ordres...Tu n'as que ce mot à la bouche. Tu ne voudrais pas pour une fois penser à autre chose hein?"

Et tout en le regardant, sa main commença à descendre le long du corps d'Isnak. Mais ce dernier l'intercepta et soutenant le regard moqueur d'Anayuvil, il dit:

"Il suffit. Toi comme moi savons très bien quelles sont tes goûts. Maintenant, récupères tes affaires et laisse nous seul."


S'étant écarté de lui, Anayuvil le toisa de manière moqueuse et ramassant prestement ses affaires, elle lui dit en passant la porte:

"Très bien mon chou. Mais n'espère pas en rester là. Si tu es le bras armée de Toranur, moi je suis son ombre... et tu n'as... aucun... pouvoir...sur... moi et mes... affaires..."

Martelant les derniers mots, elle s'échappa, vive comme une gazelle, de l'embrasure de la porte. Isnak saisit alors un poignard dans sa botte et coupa les liens qui entravaient Artélion. L'aidant à s'asseoir, il dit au jeune assassin:

"Massez vous bien là où les liens vous serrez. Il faut réactiver la circulation. Pour vos jambes, gardez les étendu. Comme ça. Voilà. Croyez bien que ce n'était pas ce que désirait le roi mais Anayuvil, la jeune femme que vous avez rencontré fait un peu de zèle. Elle est la centurion des Schwartzwolfs, nos escadrons d'assassins. C'est pour ça que je l'ai chargé de vous contacter. Elle devait vous offrir deux possibilités: l'intégration à son corps d'élite mais où vous vous devrez de suivre un entraînement d'élite, ou bien repartir d'Angmar dès que vous le souhaiteriez mais sans espoir de pouvoir un jour y revenir sous peine de mort. Après ce qui s'est déroulé, nous comprendrons tout à fait votre décision, mais je vous conseille cependant de bien réfléchir à cette offre et aux paroles de mon roi tout à l'heure..."

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Shraknag
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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Sam 20 Sep - 21:28

En cette nuit glaciale,où le vent de l'Angmar faisait atrocement craquer les arbres nus et torturés,immenses squelettes de cauchemar,qui s'étendait en une inquiétante forêt devant les portes de Carn-Dûm,dire que le palais royal était agité était un euphémisme.Une tueuse séquestrait un de ses congénères,des gardes pourpres du Dieu-Roi Krell venaient s'entretenir avec le souverain d'Angmar,le Roi Toranur,et des rumeurs belliqueuses,des promesses de sang et de violence se répandaient dans les ruelles aux pavés noirs de la citadelle.Mais l'émissaire qui sortait à cet instant du couvert relatif des arbres cadavériques ignorait tout cela,et à vrai dire,il s'en moquait éperdument.Il avait été envoyer pour délivrer un message d'un grand à un très grand,ce qui signifiait qu'en cas de perte de la missive,ou même de retard quand à son arrivée,il n'avait aucune chance de pardon.Déterminé à mener à bien sa mission,il accélera l'allure,et se dirigea vers les portes de Carn-Dûm.


Lorsqu'il se présenta,à la lumière tremblottante des torches,devant une grande porte cochère,et qu'il énonça ses intentions en expliquant d'où il venait,les gardes n'eurent pas besoin de vérifier ses dires.Vraiment,qui d'autre que le général Shraknag pouvait envoyer un messager Orc à Toranur?

La créature était donc passée,et le fait d'avoir évité un contrôle lent et fastidieux grâce au simple fait qu'il était un Orc le rassénerait.Sa main griffue serra un peu plus le parchemin quelque peu abîmé,et il se mit à courrir vers le palais.
L'éclaireur passa inaperçu,tant sa discrétion était grande,et il réussit même à contourner les gardes du palais,escaladant comme une maléfique araignée les murs aux brèches multiples méritant d'être reconstruits.Il trouva rapidement une entrée non surveillée,et s'y faufilant sans le moindre bruit,certain qu'un soldat faisait son tour de garde aux alentours.Il se trompait : tout occupés qu'ils étaient à accueuillir (et à surveiller) la terrible garde pourpre,ils avaient laissé une porte arrière sans surveillance.L'Orc avait ainsi pu pénétré dans le palais.

Il traversa rapidement les somptueux couloirs de la résidence du Roi,et il arriva....devant le trône de Sa Majesté Toranur.Lui qui pensait pouvoir pénétrer sans problèmes dans le palais et délivrer discrètement son message avait fauté.Le Seigneur de l'Angmar était là,et fixait l'Orc de son regard noir et profond,ce regard d'acier qui avait fait plier tant d'hommes face à lui.Il était le seul à ne pas manifester de surprise,ne serait-ce qu'un imperceptible haussement de sourcil.Les gardes regroupées autour du monarque avait quand à eux dégaîné leurs épées,certains que la créature qui venait de s'infiltrer dans le château allait tenter d'attaquer leur roi.Ladite créature n'en fit bien sûr rien,et un mouvement de la main du souverain calma immediatement les soldats.

Tremblant,sa vanité d'Orc réduite à néant devant la majesté de Toranur,l'émissaire s'adressa,non sans peur,au Roi d'Angmar :
"V...Votre Majesté,je suis un envoyé du général Shraknag.Il m'a demandé de vous remettre ceci.Il a rajouté que Votre Majesté devrait goûter le cadeau qu'il lui apporte,et qu'il se tenait plus que jamais prêt à obéir à vos ordres..."

Pas de réaction de la part du Roi.L'Orc avait dit ce qu'il avait à dire,graissé la patte du monarque pour son maître,sa mission était terminée,du moins pour l'instant.Sa main griffue tendit le précieux parchemin à Toranur,qui s'en saisit prestement.Ce dernier déplia adroitement le rouleau,et ses yeux noir de jais parcoururent les lignes d'une couleur étrangement ressemblante à celle du sang séché.Il lut silencieusement :

A sa Majesté le Roi Toranur,Seigneur de l'Angmar

Votre Majesté,

J'ai,conformement à vos ordres,lancé de nombreux raids sur les convois Haradrims du Royaume Serpent.Ils ont tous été couronnées de succès,et le butin récolté n'est pas moindre,monseigneur.A l'heure où je vous écris,les soldats du Roi Tulkor se préparent à une offensive contre nos forces,mais il y a peu de chances que leur attaque aboutisse.Nous serons partis avant l'aube,et s'ils tentaient de nous suivre,je vous promets que leurs têtes iraient rejoindre nos coffres remplis de trésors.La moitié d'entre eux sont déjà en route pour un camp retranché au Mordor,et vous seront envoyé dans les jours à suivre.

Mais vous vous doutez bien,Votre Seigneurie,que je ne vous écris pas pour vous parlez des pierreries qui rejoindront bientôt votre demeure.J'ai,grâce à des espions hors pairs,analysé la Muraille du Harad dans ses moindres détails.Ci-jointe,une carte minutieusement dessinée où le plus petit point faible est indiqué.Vous y trouverez toutes les informations que vous m'avez faites quérir : épaisseur du mur,taille et disposition des tourelles,postes de garde....

Respectueusement,votre dévoué serviteur,Shraknag


Toranur déroula complètement le grand parchemin,et ses yeux s'arrêtèrent sur la carte,effectivement très minutieuse,représentant la Muraille.Un éphémère sourire apparut sur son visage aux traits durs...

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Toranur
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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Lun 29 Sep - 20:15

Jaugeant l'orc vil qui s'était approché timidement de son trône, Toranur comprit rapidement qu'une seule personne avait pu avoir l'audace de lui envoyer un tel messager. Et cela amusa beaucoup le souverain. Faisant signe à ses gardes de rester calme, il saisit le parchemin tendu par la créature, écouta rapidement ce qu'elle avait à dire et lut le message. Le sourire qui apparut sur le visage de Toranur fut bref et discret mais plein de satisfaction. Shraknag, oui, général du Mordor depuis peu à ce qu'il s'en rappelait. Apparemment, personne n'avait pris le temps de lui expliquer que Toranur n'était plus dignitaire du Mordor et donc ne donnait plus d'ordres aux armées. C'était tout bonnement amusant, et très intéressant…
Repliant le message, Toranur dit à l’orc qui se tenait effrayé devant lui :


« Merci soldat du Mordor d’être venu de si loin me porter cet ordre de très haute importance. Je vais écrire une réponse à ton maître que je te ferais parvenir. En attendant, va montrer à mes hommes par où tu es passé afin que je puisse renforcer la sécurité de mon palais… »


Le tout fut dit avec un sourire qui ne pouvait que mettre en confiance l’ego de l’orc ainsi flatté. Ce dernier accepta, ravi, et puis, qu’aurait-il pu dire d’autre ? Suivit de deux Unstergivens, il s’élança vers l’endroit d’où il était venu. Pendant ce temps, le roi d’Angmar se tourna vers un capitaine de sa garde et lui murmura :

« Trouves les hommes de garde et fais leur donner du fouet. Quand à cette créature… »

La deuxième phrase se passait de commentaires. Acquiesçant, le capitaine courut pendant que Toranur examinait les opportunités qui s’ouvraient à lui… S’il parvenait à rallier l’empereur de l’Est à son projet, peut être pourrait-on tenter un projet audacieux qui donnerait les premières armes aux armées d’Angmar…

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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Dim 11 Oct - 12:17

Carn Dûm, enfin! Après tant de jours d'absence, Toranur revenait enfin chez lui. Inspirant un grand coup, Toranur se sentit comme rasséréné et tout les soucis des derniers s'envolèrent comme par magie. Cela était étrange, après avoir tant voyagé, s'être considéré comme sans patrie pendant si longtemps, l'Angmar avait éveillé un sentiment longtemps endormi chez l'homme de guerre: la satisfaction du retour au foyer. Etrange n'est-ce pas? Toranur n'arrivait toujours pas à s'expliquer pourquoi, mais il en était ainsi et le guerrier s'y abandonnait avec un certain plaisir. D'ailleurs, depuis que la troupe avait franchi les frontières du royaume, l'humeur de Toranur s'était amélioré. Alors qu'il avait jusqu'alors paru indifférent à son entourage, il s'était petit à petit animé et son visage si fermé s'était peu à peu déridé, ses compagnons pouvant même parfois apercevoir un petit sourire.
Quel amusement cela avait été lors de leur première halte dans un petit hameau de garnison, lorsque le Kommissar Kosak avait reconnu son souverain. Le pauvre homme n'avait plu su que dire devant ce qui lui apparaissait être une apparition et heureusement que le Kommodor avec lui avait un peu plus de présence d'esprit, sans cela, Toranur aurait pu attendre les nouvelles montures pour continuer son voyage. Loin de l'agacer, cet épisode l'avait beaucoup amusé et il s'étonnait encore de provoquer une telle ferveur chez ses hommes. Certes, il avait tout fait pour être considérer comme un héros, un demi-dieu, mais le résultat ne cessait de le surprendre. Toranur avait toujours cru en la victoire finale de son sombre maître Sauron, mais depuis qu'il était souverain, il se prenait à espérer qu'elle arrive de son vivant. La foi qui se dégageait de son peuple était telle que déplacer des montagnes semblait un acte facile...

C'est dans cet état d'esprit que Toranur et ses compagnons arrivèrent devant les portes de la capitale, tandis qu'un mauvais crachin commençait à se déverser du ciel, comme souvent dans cette contrée du nord. Mais comme partout sur leur passage, cela n'empêcha pas les soldats en poste de faire preuve d'une énergie et d'une vitalité incroyable. Sire Toranur était là, en chair et en os alors que les rumeurs les plus folles couraient à son sujet. On avait avancé l'idée qu'il était mort et que le départ de l'armée était le signe de la fin proche de l'Angmar, mais tout ceci était oublié tandis qu'une foule de plus en plus nombreuse venait voir le souverain.
Mais Isnak, averti de l'arrivée de son chef et mi un jour plus tôt, avait bien prévu les choses. Alors que Toranur et sa troupe de Huskarls s'avançaient sur la grande route menant au ténébreux donjon de Carn Dûm, une troupe en arme déboucha d'une rue adjacente et vint tout naturellement se placer en cordon de protection autour de Toranur. Ces hommes, bardés de fer et d'une sombre austérité, étaient l'élite de l'Angmar, les vétérans des guerres passées, moitié anciens soldats du maréchal, moitié issu de la résistance Angmarienne. Les Unstergivens étaient le symbole vivant de la puissance de Sauron et de la renaissance de l'Angmar. L'arrivée des ces hommes permit de maintenir le chemin ouvert à Toranur. En effet, averti par le bouche à oreille en cette période animée de la journée (le soleil, dissimulé pour l'instant derrière de lourd nuages, n'avait pas encore atteint son apogée), la population se pressait de plus en plus sur le chemin menant au donjon et beaucoup se mirent à scander le nom de Toranur. Si nombreux étaient ceux à ne pas connaître son visage, la présence d'un aussi fort contingent des désormais mythiques Unstergivens autour du cavalier ne pouvait prouver qu'une seule chose, le roi était vivant et de retour! Aussi, malgré le mauvais temps, la foule sur le bord du chemin était nombreuse et animée, scandant le nom de son roi qui leur rendait leurs salutations d'un geste élégant de la main, un large sourire aux lèvres, tandis que les soldats autour de lui se tenaient droits comme des piquets.

Aussi, ce ne fut qu'à grand peine que Toranur parvint jusqu'à l'enceinte de sa forteresse où les murs épais empêchèrent la populace d'entrer. Mais si une grande partie des Angmariens, se retirèrent, une autre partie, tout aussi importante, resta devant les grandes portes, espérant avoir la chance d'apercevoir à nouveau Toranur.
Ce dernier venait de mettre pied à terre et de donner les rênes de sa monture à un palefrenier accourut pour servir son maître. Englobant la cour de son château d'un seul regard, Toranur se sentit revigoré et toute la fatigue du chemin s'envola. C'est alors qu'il aperçut une forme immense venir à sa rencontre. Ulf, capitaine de sa Garde de Jais, que Toranur avait du disputer pour pouvoir partir en Rhùn sans la protection d'autres gardes que les Kosaks, accourait de son pas sûr et tranquille.
Un large sourire sur le visage, Toranur l'apostropha:


"Ah, capitaine Ulf, quel plaisir de vous revoir. Vous voyez que toutes vos recommandations étaient inutiles. Nul n'a tenté de s'en prendre à moi. Mais venez plutôt me raconter ce qui se passe ici."


Et, prenant le géant par le bras, Toranur l'entraîna vers les remparts, afin de se montrer au peuple. Ce fut alors une explosion délirante de joie à laquelle Toranur mit rapidement fin. Si cela l'avait beaucoup amusé tout le long du chemin, le visage toujours sévère d'Ulf le rappelait à son devoir. Aussi, tandis qu'il redescendait dans la cour, Toranur écouta son subordonné lui faire le rapport de ce qui s'était déroulé en son absence. Les premiers temps, tout s'était déroulé comme prévu, la population ne s'inquiétant pas de l'accident supposé de Toranur. Mais, le temps s'écoulant et les Morts faisant quelques ravages, des rumeurs les plus folles étaient apparues dans les rues, accroissant l'inquiétude du peuple. D'autant que le départ de l'armée n'avait pas arrangé les choses. Toranur ne se montrant toujours pas, on crut qu'il était mort. Cela avait convaincu les Lassoths de se révolter avec le soutien discret d'une partie des nobles. Isnak avait alors du partir précipitamment au nord avec 2 Legions, dispersant la dernière sur la frontière sud, profitant du retrait des Morts, afin de bloquer les courriers avec l'extérieur. La révolte armée Lassoths avait été très rapidement circonscrite, mais Isnak n'avait pu s'arréter pour autant, car, profitant de son absence et de celle des principaux dignitaires (qui, ayant une charge militaire, se trouvaient soit avec Isnak, soit au Rhùn), les nobles avaient promulguaient un décret le mettant hors la loi. Ce qui avait contraint le connétable à marcher sus sur ces tapageurs qui, depuis deux semaines, évitaient soigneusement le combat et se regroupaient dans la puissante forteresse du Nord d'où il serait difficile de les déloger. De plus, on venait d'intercepter des courriers appelant à l'aide les Edains. Il était à craidnre que l'un d'entre eux ne parviennent au but. Si les royaumes Edains étaient tombés en désuétude, l'absence de 5 Legions laissaient cependant l'Angmar vulnérable...

"La traîtrise de ces hommes n'a donc aucune limites? Parce que j'ai puni leurs parents à mon arrivée, qui étaient eux même des traîtres, ils veulent me défier? Détruire mon patient travail de reconstruction? Cela ne sera pas Ulf, cela ne doit pas..."

Toranur et Ulf venait de revenir dans la cour où se tenait encore quelques soldats et les deux Bramanes. Cela rappela à Toranur qu'il avait une dette envers ces deux femmes. Certes, le retard n'avait pu être intégralement rattrapé, mais l'effet euphorique de retour au foyer n'était pas intégralement éteint par les nouvelles de l'Angmar et le souverain se sentait d'humeur généreuse. Laissant Ulf, Toranur se dirigea droit sur les deux femmes et leur dit, en regardant Layla car la deuxième le mettait toujours aussi mal à l'aise:


"Un grand merci à vous deux d'avoir su nous mener à bon port. Je vais demander à mon intendant de mettre deux chambres à votre disposition et de préparer votre récompense. Vous pouvez rester ici le temps que vous le souhaitez. Ce ne sont pas les merveilles ni le travail qui manque en Angmar! Je vous souhaite à toutes deux une excellente journée."

Et, après une légère inclinaison du torse en guise de galanterie, Toranur rejoignit son capitaine pour régler les détails nécessaires au rétablissement de l'ordre en Angmar. Mais, il n'avait pas plu tôt disparu dans l'enceinte du donjon qu'un homme, grand et maigre, de longs cheveux blancs comme la neige tombant avec majesté sur ses épaules, s'avança vers les deux femmes d'un pas plein de dignité. arrivé à deux pas d'elles, il s'inclina gracieusement et leur dit d'une voix grave et mesurée:

"Mesdames, je suis l'intendant du roi Toranur, sieur Podric Von Goering. Sa Majesté m'a chargé de rendre votre séjour ici le plus agréable possible. Souhaitez vous vous rendre à vos chambres ou préfèreriez vous faire un détour par les thermes?"


Bien que le visage de l'homme soit impénétrable, l'intonation de sa voix suffit à faire comprendre aux deux femmes qu'elles ne devaient guère être très propres...

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Raya
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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Lun 12 Oct - 9:57

Enfin arrivées...
Raya et sa servante furent ravies de découvrir l'Angmar au petit matin; pour la première, il s'agissait d'une première venue, tandis que la deuxième connaissait bien les lieux, et ne s'étonna pas de la beauté glaciale du paysage. Un fine pluie commençait à tomber, tandis que le groupe s'avançait vers le Palais Royal.
L'Orientale trouvait effectivement le paysage magnifique, mais elle avait atrocement froid; elle qui venait d'un territoire chaud n'était pas habitué à tant de fraîcheur. De temps à autre, un frisson la parcourait toute entière, la faisant tousser. Cette dernière action inquiétait constamment Layla, qui craignait que sa maîtresse soit malade, à cause du changement climatique. Même le soleil ne réchauffait pas l'atmosphère hivernale de la ville.

Une autre chose refroidit également l'épouse en fuite, pour ne pas employer le verbe 'irriter": l'agitation autour du souverain. De plus, il se montrait aussi orgueilleux qu'un coq devant une basse-cour.
La servante décela bien vite la colère de la guerrière et se rapprocha un peu plus d'elle; mais sa maîtresse se contenta de baisser la tête et de se défouler sur les rênes de sa monture.
Finalement, n'était-elle pas venu pour rien ? Sa vie royale sans elle avait l'air de lui convenir...
Nombre de sentiments aussi contradictoires les uns que les autres envahissaient le cœur et l'esprit de la jeune femme. Elle devait se calmer au plus vite, car un débordement devant tout ces gens serai un spectacle grandiose... et inutile... particulièrement stupide...

Enfin, ils arrivèrent dans la cour principale du château. Le serviteur de Sauron retourna bien vite à ses occupations guerrières, alors que les deux femmes descendaient tranquillement de cheval. Un jeune palefrenier proposa de s'occuper des montures, ce que Layla accepta volontiers. Sa maîtresse était occupée à regarder son époux partir au loin vers les remparts, avec un autre homme. Et s'en suivit un cri de joie collectif venant des habitants, restés devant le palais pour apercevoir leur souverain. Raya se mordit le creux des joues, et ses poings se serrèrent. Sa servante arriva derrière elle, et commença à masser ses épaules. Cela calma quelque peu la jeune femme, mais elle continuait de mordre ses joues avec véracité. Parallèlement, les cris se stoppèrent nets, et Toranur réapparut. Il se dirigeait droit sur elles.
Layla arrêta de masser les épaules de sa maîtresse et se remit à côté d'elle. Il préféra s'adresser à la jeune fille plutôt qu'à la femme masqué. Il semblait mal à l'aise face au mystère l'entourant.
Il remercia les deux femmes pour leur aide et leur offrit chacune une chambre afin de les récompenser. Il ajouta également qu'elle pouvait rester aussi longtemps qu'elle le souhaitaient, et que le travail ne manquerait pas. Ces propos furent suivis d'une brève révérence galante, puis il repartit aussi vite qu'il était venu.
Néanmoins, elles ne restèrent pas longtemps seules: l'intendant venait s'occuper des nouvelles venues. Après une belle révérence, il se présenta, et invita l'Orientale et sa servante à visiter le palais... ou d'aller ce laver...
La femme masquée comprit rapidement l'intérêt de cette phrase et serra de nouveau les poings; c'est était trop mais essaya de se contenir. Tant bien que mal...
Elle regarda l'homme en face d'elle et s'avança près de lui, le dévisageant avec un certain mépris. Un petit programme s'était planifié dans sa tête...


- Nous préférerions aller à nos chambres en premier déposer nos affaires, déclara Raya d'un ton enroué et froid. L'une à côté de l'autre si possible pour les chambres. Ensuite, vous nous ferez visiter tranquillement le château pour terminer en beauté par un "détour"aux bains. Supporterez-vous notre odeur pestilentielle jusque là, triste sire?

Un silence pesant se suivit, tandis qu'un large sourire mesquin s'affichait sur le visage masqué de la guerrière. C'était une certaine manière de laisser exploser sa colère, mais une grande partie de ce sentiment était encore bien contenu en elle même. Si elle laissait sa colère la dominer, cet homme ne serait certainement plus de ce monde...
Podric la regardait, consterné par l'attitude de la jeune femme. Pour qui ce prenait cette femelle ? Indigène qui plus est !
La servante s'interposa entre sa maîtresse et l'intendant, en abordant un petit sourire confus. Elle sentait bien que la conversation était sur le point de dériver.


- Veuillez nous excuser Sieur de ne pas nous être présentées, s'empressa de dire la jeune servante, mais ma maîtresse est fatiguée et donc de mauvaise humeur, le voyage a été éprouvant. Je suis Layla, et voici ma sœur Azalaïs; elle ne parle jamais sauf lorsque cela est nécessaire... Nous sommes des Bramades...

Toutes deux firent une révérence. Celle de Layla était rendue charmante par le sourire enjouée et le regard taquin qu'elle lançait à l'intendant. Raya elle, fit une révérence silencieuse, sans artifices. La cape se répandait sur le sol de manière gracieuse tandis que l'épouse du Numénorien saluait Podric.
Selon la guerrière, toutes ces révérences étaient bien hypocrites...

Après un nouveau silence, l'Intendant fit signe aux jeunes femmes de le suivre, pour qu'il les mènent à leurs chambres, et commencer la visite du château.
L'épouse en fuite marchait aux côtés de sa servante avec un air absent, le regard absorbé par le donjon... là où était partit son époux...
Elle s'immobilisa un moment pour le contempler, perdue dans ses pensées...
Son regard triste se posa discrètement sur sa main gauche; gantée. Malgré le gant épais, on pouvait voir, en y regardant de plus près, la forme d'un anneau à son annulaire gauche. Son alliance.
Son alliance et ses enfants, cela était sans doute les seules choses qui lui restaient de son souverain bien-aimé...
Elle fut sortie de ses pensées par une pluie un peu plus forte. Mais à la surprise de l'Orientale, ce n'était pas de la pluie, mais de la neige. Elle leva légèrement la tête, surprise. C'était la première fois qu'elle voyait de la neige et était là, émerveillée par cette douce caresse glaciale qu'était les flocons fondant sur son visage.
Elle se rappela un moment le souhait qu'elle avait formulé auprès de l'homme de guerre lors d'une de leur dispute: celui de mourir en Angmar, ensevelie sous la neige dans les montagnes... là où étaient enterrés ses grands-parents en réalité...
Mais elle avait un autre vœu désormais : celui de faire la fête du Feu sous la neige, danser avec sa faux enflammée parmi les flocons...
Un petit sourire se dessina sur son visage, puis, elle repartit en direction de sa servante et de l'Intendant, dans un toussotement.

Le petit groupe traversa de nombreux couloirs avant de parvenir aux chambres. Enfin, ils arrivèrent devant deux portes l'une à côté de l'autre. Elles entrèrent chacune dans la leur, silencieusement. L'Intendant demanda alors l'avis des deux femmes quand à leurs chambres, mais fut un interrompu par un cri de joie de Layla, témoignant ainsi de sa grande satisfaction; elle regardait avec curiosité le moindre objet de la chambre, en riant comme une enfant découvrant la chambre de ses parents pour la première fois. Raya elle, eut une réaction plus modérée, et se contenta de ranger ses affaires. Elle déclara que les chambres étaient convenables, et demanda à continuer la visite jusqu'au thermes, avant d'aller remercier son Roi.
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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Mar 10 Nov - 22:11

Mode Mj = On [HRP : Je me permets d'intervenir, car ça fait déjà un petit bout de temps, j'espère pouvoir te faire patienter Raya jusqu'au retour de Toranur]

Cela faisait déjà bien des jours et des semaines que le palais de Carn Dûm était silencieux. Autrefois, les soldats royaux passaient, accompagnés de gardes et de nombreux émissaires. Autrefois, les ombres se mêlaient aux lumières, faisant de ce lieu un sanctuaire de la foi de Sauron. Autrefois, cette ville était bouillonante d'une activité nouvelle, apportée par la frénétique envie de Toranur de relever la tête à l'Angmar.

Mais depuis que le seigneur était rentré, à la grande surprise des rebelles, qui ne s'attendaient pas à le voir arrivé si tôt, plus rien ne se passait. Les félons avaient été attrapés et chatiés tandis que l'armée combattait au loin sans donner de nouvelles du front. Mais ce n'était point le principal souci de la maisonnée d'Angmar. En effet, le suzerain, le Roi, le Guide et le Maitre du pays était invisible aux yeux du peuple et de ses moindres dirigeants. La confiance du peuple commençait à s'effriter. Non la confiance en leur foi ou en leur suzerain mais en la foule elle même. Nul n'osait plus sortir de chez lui, imaginant les pires torts. Quelques exils avaient même été notés, alors que quelques villages entiers avaient fuis, accompagnés par les rebelles dans l'espoir de faire fortune dans d'autres terres, moins frappées par le malheur.

Or, le palais, lui, restait immobile et ses moeurs et murs, immuables. Voila bien longtemps que Toranur n'avait pas été aperçu, plongé dans un sombre mutisme lorsque ses plus proches amis, si on pouvait les appeller comme ça, l'apercevait. Nul ne savait ce qu'il faisait ni quelle était l'origine du mal qui le rongeait. Il restait systématiquement cloitré dans le donjon, dans son bureau, sans ouvrir la porte aux serviteurs. Certains, soi disant mieux renseignés que les autre, affirmaient que Toranur avait reçu la visite d'un magicien qui lui avait prédit sa prochaine mort. D'autre colportaient, eux, que l'armée s'était révoltée et que Toranur n'était plus que le prisonnier de sa propre garde. Mais, nul ne savait décemment la vérité, pas même le fidèle serviteur du palais, l’intendant du sieur Toranur, Podric Von Goering.

Ce dernier se trouvait donc, pourtant d’habitude si cynique et si déplaisant de très mauvaise humeur car une lourde peine lui tenait le cœur, et l’intendant savait mieux que quiquonque, pour avoir vécu de nombreux mois avec les terribles Kommissars que les peines du cœur menaient souvent un homme à sa perte. Il se chuchotait en cuisine que durant son dernier repas, l’intendant n’aurait même pas critiqué la nourriture servie, mettant en émoi tous les cuisiniers, bien que le chef cuistot mis cela sur le compte de sa prompte application.

Ce jour-ci, qui ressemblait atrocement à tous les autres, Podric déambulait sans but dans les couloirs, faisant fuir serviteurs, gardes et nobles. Pourtant, l’intendant si scrupuleux sur le travail n’avait pas l’âme à vérifier les comptes et soldes de chaque personne présente dans le palais. Il ne savait à qui parler. C’est donc ainsi que lorsqu’il errait sans but, il se retrouva sur l’aile des chambres. Toute vide… Nul invité n’avait plus franchi les portes d’Angmar depuis… Belle lurette. Nul ? Si ! Cette fois, le vieux cerveau de Podric se mit en route très rapidement. Il avait conduits deux jeunes femmes, il y avait déjà de cela un certain temps dans leurs quartiers. Et lui qui contrôlait toutes les allées et venues ne se souvenait pas les avoir vu partir, du moins quitter le palais. Il décida donc de s’engager dans ces couloirs et de relever le numéro des chambres occupées. Et c’est ainsi qu’il tomba sur la porte ouverte d’une des suites. Sa curiosité repiquée au vif et réveillée, il décida de s’y engager sans gêne, retrouvant son assurance qui lui était propre. Il tomba nez à nez avec une femme. Oui, c’était bien la femme qu’il avait accompagné. Mais, elle ne semblait pas en grande forme, à entendre les toussotements dont elle était victime. Drôle de personne que cette femme masquée... Bah, comme tout le monde dans ce palais. Il s’inclina rapidement tout en réfléchissant pour se rappeler de son nom… Azalaïs, quelque chose dans le genre. De toutes façons, Podric ne se souvenait que d’une étrangère aux manières cavalières. Mais le problème résidait dans le fait que c’était peut-être la seule personne qui pourrait reveiller un peu Podric, à défaut d’occuper Toranur..

-Ma Dame… Excusez cette soudaine intrusion dans vos quartiers, mais, il me semble que je ne vous ai point vu depuis le jour où vous avez été conduite ici. Et… Comme je vous ai vu rentrer avec Toranur dans son cortège, je me permets d’en déduire que vous êtes liée à lui. Et… Comme notre suzerain reste cloitré dans son silence, je me dirigeai vers vous pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je vous invite à me suivre dès que vous le voudrez pour que je vous fasse admirer le paysage d’Angmar, ainsi que ses petits points très sympathiques à voir… La deuxième, bien plus grave, concerne Toranur. Toute information que vous aurez pu
recolter… Me sera utile.


[i]Podric effectua une dernière révérence à peu près passable puis se tint doirt devant l’invitée, détaillant la chambre et déplorant l’état dans laquelle elle se trouvait… Mais les temps étaient durs et nul n’aurait pu reprocher le manque de soin à cette étrangère, invitée qui plus est. Mais où était passé l’hospitalité dans ce palais ? Podric avait bien une idée du responsable, qui devait encore flâner au lieu de s’occuper des chevaux et comptait bien lui rendre une petite visite de courtoisie très prochainemment…


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MessageSujet: Re: Palais royal d'Angmar   Mar 17 Nov - 18:23

En effet, voilà presque deux semaines que le palais royal était dépourvu de vie, suite au silence soudain, presque funèbre du Souverain.
Personne ne savait ce que pouvait faire Toranur dans son donjon, à l'abri de tous les regards. Que préparait-il, ou qu'es-ce qui pouvait le tourmenter ? Nul ne le savait, bien que nombre de rumeurs font écho dans les couloirs du château...
Pendant ce temps dans la ville, le malheur régnait, et l'exil hantait la moindre maison, malgré la peur.

Tout cela inquiétait fortement Raya... qui n’avait-elle même pas mis le nez dehors depuis son arrivée. Elle avait attrapé froid et n'osait pas aggraver sa toux et son mal de gorge. Elle dormait très mal et avait mauvaise mine.
Ce jour là, sinistrement semblable aux autres, Raya venait de mettre son "costume", et attendait Layla. Cette dernière était partie à la rencontre de soldats et de gardes afin de les interroger sur le mutisme du suzerain. Bien évidemment, c'était un ordre de sa maîtresse.
En partant, la jeune servante de l'Orientale avait laissé la porte ouverte, par mégarde.
L'épouse du serviteur de Sauron faisait les cents pas dans la pièce en toussant. Soudain, l'Intendant fit intrusion dans la chambre, ce qui plongea un instant la jeune femme dans la panique. Il aurait au moins pu frapper.
Toutefois, elle se ressaisit vite, et fit face à l'intrus, et le laissa parler.

Liée à Toranur ? Bien sure qu'elle l'était, mais pas comme nombre de gens pourraient le croire. Qui penserait que sous la capuche d'Azalaïs, simple amazone maniérée se cachait son épouse dévouée ?
Ravie de l'intention de Podric, à savoir lui faire découvrir ce pays inconnu, elle esquissa un petit sourie, mais la deuxième raison de sa venue le fit rapidement disparaitre. Son regard invisible aux yeux de l'Intendant se fit triste quelques secondes, mais son expression changea bien vite suite a un toussotement impromptu. Décidemment, ça ne s’arrangeait pas…
Elle décida néanmoins de répondre à l’Intendant, qui n’était pas venu sans mauvaises intentions.


- Sire, je suis aussi inquiète que vous au sujet de votre roi, j’ignore la nature du mal qui le ronge et je ne peux hélas pas vous aider. Il ne m’a jamais adressé la parole qui plus es. Ma servante et moi-même l’avions simplement aidé à retrouver son chemin vers le palais…

Elle marqua une pause, durant laquelle elle en profita pour se racler la gorge.

- En ce qui concerne les visites du Pays je suis intéressée, continua l’Orientale d’une voix enrouée. Nous pouvons partir dès cet après-midi si vous le souhaitez…

Elle fut de nouveau interrompu par une toux grasse et de plus en plus désagréable pour la jeune femme. En temps normal, elle aurait demandé un médecin, mais elle ne voulait pas prendre le risque d’être démasquée à peine arrivée.
Elle demanda alors à Podric d’une voix caverneuse si il n’y avait pas dans le palais des remèdes simples, à bases de plantes.
En attendant ses réponses, elle refit son lit.
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Palais royal d'Angmar

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