Morrigane Agarwen Reine du Rhûn

Age : 18 Inscrit le : 17 Sep 2006 Messages : 105 Race (dans le jeu) : Humaine Alignement (dans le jeu) : Neutre
| Sujet: Re: élan guerrier... Mer 21 Fév - 10:55 | |
| Morrigane serra les poings et Nébuchad étendit ses ailes avec un long sifflement menaçant. La colère s'insinuait doucement en elle tandis qu'elle se demandait quels poisons pouvaient venir à bout d'une elfe.
S'efforçant de ne rien laisser paraître, elle fit une élégante révérence en direction du roi et s'inclina devant l'envoyée du Mordor.
-Permettez-moi de me retirer, à présent. Dit-elle d'une vois glaciale.
-J'en ai assez vu, ajouta-elle à voix basse.
Un tintement argentin résonna dans la salle et elle tourna les talons, frêle silhouette environnée de la nuée mouvante de ses voiles.
A l'endroit où elle s'était tenue, un collier brisé étincelait sur les dalles sombres. Celui qu'il lui avait offert, bien des années auparavant, et qu'elle n'avait jamais quitté depuis lors. _________________ Peu importe si l'homme n'a pas d'ailes Tant qu'il entend le vent lui parler
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Thuringwethil Personnage mort

Inscrit le : 05 Jan 2007 Messages : 322 Race (dans le jeu) : Elfe noldo Alignement (dans le jeu) : servante de l'Ennemi
| Sujet: Re: élan guerrier... Jeu 22 Fév - 11:22 | |
| Thuringwethil se tenait fière et droite. L’énorme souverain barbare l’avait laissée déverser le flot de ses paroles sans l’interrompre ; quand à la reine, elle s’en fut telle un spectre glacé balayé par le vent, et laissa choir un collier au pied de son trône.
Un pâle et froid sourire étira les lèvres de la sorcière elfe devant cet abandon. Alors Krell parla :
"...bien...hum...Nisseluimé...heuu...Nisseluimë...va...ma horde va se rassemblé...tu me rejoindra a dol guldur...quand a moi...j'ai quelque petite chose a faire avant de partir avec mes troupes..."
Thuringwethil inclina légèrement la tête, un hôchement discret pour marquer son approbation. Alors qu’elle s’apprêtait à quitter les lieux, un messager annonça la nouvelle :
"...le roi...Aragorn...est mort..."
Le visage de glace de Thuringwethil ne laissa transparaître aucune émotion, et son noir regard se perdit dans le vague, comme si sa vision tentait de franchir l’espace, traversant les murs, vers quelque contrée lointaine…
Le roi Krell s’était détourné, et elle-même glissa dans l’ombre, et l’ombre l’enveloppa, comme attirée par son manteau enchanté. Puis elle quitta la Salle du Trône. Les gardes pourpres, qui l’avaient vu discuter et parler librement avec leur souverain, la laissèrent partir librement.
Elle se dirigea vers les écuries, comme une ombre. Au moment où elle entrait dans la cour, un hennissement sonore se fit entendre. Un magnifique étalon à la robe blanche se cabrait dans la cour, piaffant de rage. C’était là une bête splendide, encore sauvage, et trois hommes pesaient de tout leur poids sur des cordes passées à son cou pour le faire rentrer dans une stalle.
Thuringwethil s’avança et leva sa pâle main ivoirine vers le front de l’étalon, et sa voix limpide et semblable au chant de la mer s’éleva :
« Man le trasta, mellon nîn ? Sedha ! » (Qu’est-ce qui te trouble, mon ami ? Reste tranquille !)
Et elle s’avança vers le cheval qui s’était arrêté de se cabrer aux premiers sons de sa voix, et il se tenait maintenant tremblant d’excitation devant elle. Elle passa la main sur le museau, puis enleva les cordes qui enserraient son cou, sous le regard médusé des palefreniers. Alors Thuringwethil monta souplement sur l’étalon, le montant à cru.
« Mae carnen, mellon nîn. Si bado ! » (C’est bien, mon ami. Va de l’avant maintenant !)
Alors, devant les palefreniers toujours pétrifiés de stupeur, Thuringwethil et sa blanche monture jaillirent de l’écurie dans un fracas de sabots.
(Direction : voyages : thuringwethil) _________________
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