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| | | Dol-Guldur, une arrivée surprise. | |
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Sefir Guerrier Solitaire / Maître du Jeu

Nombre de messages: 884 Age: 19 Race (dans le jeu): Haradrim Alignement (dans le jeu): Neutre Mauvais Date d'inscription: 16/02/2006
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Mer 29 Juil - 13:29 | |
| Bien que sachant pertinemment que cela enerverait Morrigane, Sefir ne bougea pas d’un iota quand l’Imperatrice lui rendit ses manieres peu cavalieres. Ce qui aurait pu passer pour la peur de mourir en d’autres circonstances devenait une assurance tranquille, tant la Reine sentit que l’assassin etait detendu. Comme s’il ne craignait pas de mourir. De fait, Sefir n’avait pas peur de rencontrer son destin. Il avait ete entraine des son plus jeune age a affronter la Mort, a la maitriser, et a en faire son esclave. En fait, en ce moment meme, c’etait Morrigane qui etait la plus en danger. Elle ne tenait pas sa dague de la meilleure maniere qui soit, et si Sefir avait decide d’user d’une de ses lames cachees, elle n’aurait eut que le temps d’entamer la gorge de l’Hasharin legerement. Trop legerement pour le faire mourir avant d’avoir acheve sa besogne. Quand elle relacha la pression de la dague sur la carotide de l’assassin, celui-ci resta dans la meme position jusqu’a ce que la reine lui commande de s’asseoir. Le sourire inquietant de l’Imperatrice glissa sans effet sur lui. « Epargnez-moi vos effets theatraux, Ma Dame... Je sais parfaitement quel chatiment je risque, je le savais au moment meme de franchir le mur de cette forteresse. Si j’avais crains de mourir de la facon meme que vous venez d’evoquer, croyez-vous que vous seriez en train de me le dire ? »Comme a son habitude, l’assassin etait froid dans son attitude et dans son analyse de la situation, tandis que sa voix conservait le ton doux mais ferme qu’il employait depuis le debut de la situation. Il prit place, tandis que la salle se remplissait de Gardes Noirs visiblement mecontents de la tournure que prenait les evenements. L’assassin les comprenait. Ils etaient supposes etre les meilleurs de Rhun, et lui venait de ridiculiser leur systeme de securite, prouvant qu’on aurait pu tuer la Reine. « Quant a ces gens qui pourraient vouloir votre mort, je suis navre de ne pouvoir designer avec certitude les commanditaires. Je ne peux guere vous fournir d’elements concrets que sur les Quatuors que j’ai forme. Mais une semaine passee a me cacher dans cette forteresse m’a permit d’en apprendre un peu plus. »Il baissa la voix, de facon a ce que dorenavant seule Morrigane l’entende. « Toranur veut l’Epee qui se trouve a Krell-Kain, n’est-ce pas ? Son alliance avec vous n’est motivee que par ce desir. Vous n’etes pas sans savoir que Krell lui causa par le passe beaucoup de soucis. J’ai ete son maitre assassin, j’ai cotoye l’homme. Il n’oublie pas facilement le tord qu’on lui cause, et il a encore de la rancoeur pour votre peuple. Mefiez-vous de lui. »Il parut ensuite legerement gene. « Ensuite... Les Chefs de Clans supportent assez mal le fait que vous les gouverniez. Ca n’est sans doute pas une nouvelle pour vous, mais j’ai entendu des rumeurs et des discussions qui me font penser qu’ils vous prefererait morte. Ils usaient du Commun pour ne pas se faire comprendre du reste des personnes presentes, je ne sais si cela vous fournit quelque indice que ce soit. Certains ont ete rallies a votre Empire par la force de Krell, et sans vouloir vous vexer, vous avez aussi la rancoeur facile dans vos contrees. Ils pourraient tenter de vous eliminer avant que... »Le regard de Sefir porta rapidement sur le ventre de l’Imperatrice. Le leger signe de faiblesse qu’elle avait montre ne lui avait pas echappe. Les rumeurs de serviteurs etaient donc vraies. Il avait deja cotoye une femme enceinte, la sienne. Il laissa un instant de silence, avant de continuer. « ...vous n’asseyiez trop votre autorite. »Il venait de mettre Morrigane au courant d’une de ses decouvertes, tout en feignant de ne rien en savoir. C’etait plutot bien joue, dans la mesure ou Morrigane detestait la faiblesse, et que son etat la cataloguait dans cette categorie. Le jeu verbal de Sefir lui permettait de dire une chose sans la dire, tout en en affirmant une autre, vraie aussi. Et il montrait de plus a l’Imperatrice que bien peu de details lui echappaient. « Je sais que le recours a des assassins n’est pas courant dans vos contrees, mais ces chefs n’ont pas le pouvoir de vous atteindre de maniere classique, protegee comme vous l’etes. Il pourrait leur venir a l’esprit d’engager quelques gens de mon espece. »Il s’accorda une pause pour boire un verre d’eau fraiche, le premier depuis trop longtemps. L’eau qu’il avait bue jusqu’ici n’etant pas de la meilleure qualite. « Et n’oublions pas les rebelles de Krell-Kain. En vous abattant, ils demoralisent vos troupes, et surtout les prive de Chef reconnu. Vous etes peut-etre contestee, mais vous etes obeie, et cela vous rend dangereuse. Dans mon metier, nous savons assez ou trouver d’autres assassins, et malheureusement, certains operaient dans la ville, aux dernieres nouvelles. J’ignore ce qu’ils sont devenus avec cette crise, mais certains etaient bons, et constituent des adversaires de valeur, meme pour moi. »Il pensait particulierement a Revan. Meme si ce dernier n’avait pas fait parler de lui depuis deja quelques temps, sa reputation n’etait plus a faire. Sefir n’en avait pas particulierement peur, pas pour lui en tout cas, mais il ne le sous-estimait pas pour autant. Un combat entre eux pouvait durer un certain temps. Et aussi le duo forme par celui qui se faisait appeller l’Ombre et un de ses amis. Separement, ils ne faisaient pas le poids, mais reunis, c’etait une tout autre affaire. Il se tut un instant, plonge dans ses pensees. Estimant n’avoir rien oublie, il reprit la parole pour conclure son discours. « Voila ce que je sais. Vous etes potentiellement menacee par beaucoup. Je n’ai malheureusement rien de plus concret. Quant a ce que vous me disiez il y a un instant, oui, j’ai les capacites de passer a travers vos gardes. Cela vous prouve que je suis bon, car peu de gens en sont capables. Maintenant, pensez-vous que quiconque pourrait passer au travers et des dispositions prises par votre Capitaine, et me prendre en defaut ? Et, si vous me permettez de poser la question, m’auriez-vous seulement accorde la moindre importance si je m’y etait pris d’une autre maniere pour arriver jusqu’a vous ? Les assassins n’ont pas une bonne reputation, je le sais... Et je sais que ce que je viens de faire ne va pas arranger les choses. »Apres une nouvelle gorgee bue dans son verre, il repris : « A vous de juger de la valeur de ce que je vous offre... Si vous connaissez un moyen qui vous permettrait de tester mes intentions, vous n’avez qu’a ordonner sa mise en execution. Je n’ai rien a me reprocher. »[HJ : j’ai ecrit mon RP sur un clavier qwerty, je le poste tout de suite pour eviter de faire patienter Morrigane, mais je l’editerai tres prochainement pour rajouter les accents. Desole d’avance, je sais que cela ne rend pas forcement la lecture tres agreable.] _________________ •La Victoire n'exige aucune explication. La Défaite n'en admet aucune...•(Cliquez sur la bannière pour voir l'histoire) À vaincre sans péril...on triomphe quand même!Au royaume des Cyclopes aveugles, le Cyclope borgne passe inaperçu! |
|  | | Torn Capitaine mercenaire / Maitre du Jeu

Nombre de messages: 133 Age: 19 Race (dans le jeu): Homme de l'Orient Alignement (dans le jeu): Loyal-Neutre Date d'inscription: 10/11/2008
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Dim 2 Aoû - 23:18 | |
| « Capitaine, je suis désolé ! La reine, elle… »« Cher Feld-General Von Mezendorff, je doit vous laisser quelques instants, j’en suis désolé! » Fut une brève, je le reconnait maintenant, réponse a ce pauvre général en chef, si un noble m’avait ainsi mit au ban, j’en aurais surement pris pour mon honneur, mais qu’importe, alors que j’accourait vers la salle a manger royal, mon lieutenant Siffleur pris le temps de tout me raconter et je doit bien l’avouer, la fureur se mélangeait en mon cœur en la plus total peur de voir Morrigane mourir, si elle tombait, jamais plus mon peuple ne pourra se relever en tant que nation.
Me retrouvant devant la porte, je put voir qu’en fin de compte, tout allait pour le mieux, identifiant un moment la situation, je pris un moment de réflexion.« Par l’esprit de la terre. »Poussant les deux battants de la porte avec la plus terrible des mauvaises humeurs que mon cœur pouvait me dicter, l’assassin ne pouvait être que cet homme assit a la table de ma reine.
Fixant pendant un instant l’intrus, je fit mon entrée, les lourds pas de mon armure sur la pierre noire cognait et faisait se répercuter un lourd son d'acier et de colère, la main sur la garde de mon épée, prêt a la dégainer.
Les gardes noires baissaient respectueusement la tête quand je passais devant eux, montant les marches de l’estrade impérial sur laquelle était placé la table où étaient assis la reine et l’assassin, je finit par prendre ma place, entre la reine et l’assassin.
Quel parade, je n'aimait véritablement pas tout ce faste militaire, mais j'étais Baron maintenant et non plus simple capitaine, je donnait de ordres aux lieux d'en recevoir et de les transmettre et je savait combien cette représentation d'assurance était nécessaire pour apparaitre comme il le fallait." Je n’irais pas par quatre chemins, homme de l'ombre, je suis Torn, capitaine des hommes que tu as si négligé, certains m’appellent chef, d’autres général, d’autres baron, mais pour toi ce sera capitaine…
Désormais, je prend le relais ma reine, prenez votre collation, si ma vie peut rembourser ma négligence, j’en serais heureux…
Quant a toi, j’ai plusieurs questions a te poser, la règle voudrait que l’on te fasse sur le champ écarteler et inciser, mais la présence de la Déesse-Reine m’oblige a plus d’humanité, pose tes armes sur le champ et accompagne ces hommes dans tes appartements, si tu résiste, je devrais dégainer ma propre arme… »Mon ton avait été froid, sec, coupant et droit comme l'est une épée, tranchant et net comme l'est une hache, dure et sans appel comme le pouvait être un bouclier.
Deux gardes noires vinrent se poser juste derrière Sefir qui pouvait sentir leur souffles lent sur sa nuque, pointant leur épées sur la nuque de l’assassin alors que deux autres allaient se placer devant la reine. Quand a moi, non protégé, je le fixait du plus intense regard, cet homme était rapide, a n’en pas douter, mais pas assez pour échapper a mes reflexes et aux lames poser sur sa nuque. La tension était perceptible pour tous ici, oh, certes, ma pauvre reine devait encore une fois subir l’ultra protection de ma personne, mais qu’importe, cet homme allait passer la pire des nuits, quant aux restes, peu m’importe, véritablement."Pour ta gouverne, tu va être traduit devant un conseil d'oracle et de tourmenteurs, qui vont décider de ton sort dans notre empire, hurler ne te servira a rien, proteste et tu sera battu, résister signifie mourir, c'est clair et sans condition." _________________ Avec le vent comme complice, Frôlant nos sombres armures lisse, Guerriers et gardiens des esprits, Le combat comme but de vie.
Tremble, ennemis de l'Orient, Nous souffleront tes terre de notre vent! Debout, guerriers de l'Orient, Nous porterons le plus terrible feu! Lève toi, ami de l'Orient, Nous protégerons ta terre! A genoux, traitre de l'Orient, Nous te plongerons sous nos eaux!
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|  | | Morrigane Agarwen Reine du Rhûn

Nombre de messages: 165 Age: 19 Race (dans le jeu): Humaine Alignement (dans le jeu): Neutre Date d'inscription: 17/09/2006
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Lun 3 Aoû - 3:35 | |
| Morrigane prêta une oreille complaisante au discours de Sefir, hochant la tête de temps à autre, le fixant des yeux avec attention; tout en écoutant ses paroles, elle tâchait de le jauger, savoir s'il disait la vérité ou ne faisait que mentir éhontément de façon à mieux gagner sa confiance. Il y avait toujours de très forte probabilités qu'il ne soit qu'un espion, mais elle connaissait sa réputation, et savait très bien que si sa mission avait été de la tuer, elle, il l'aurait fait sans hésiter quand il en aurait eu l'occasion.
Elle soutint longuement son regard, comme pour mettre à l'épreuve sa sincérité, le défiant de laisser transparaître la moindre trace de mensonge dans ses yeux ou sur son visage. Face à un assassin de métier, surentraîné qui plus était, l'exercice pouvait s'avérer vain, toutefois... -J'ai bien conscience que Toranur ne désire cette alliance que pour obtenir l'épée du Dieu-roi, dit-elle après un moment de silence, et je sais également que le pacte de non-agression qu'il propose risque fort de n'être qu'une façade, pour lui permettre de reconstituer ses forces en vu d'un éventuel assaut futur. La reine se leva, arpentant à pas lents la longues estrade où ils se trouvaient. -En vérité; dit-elle d'un ton pensif; vous ne m'apportez pas beaucoup d'informations nouvelles. Je sais que chaque chef de clan, chaque rebelle en veut à ma peau -raison pour laquelle la garde est si rapprochée. C'est même une évidence.Elle croisa les mains, les glissant dans les larges manches de sa robe, et se tourna lentement vers l'assassin. -Cependant, admit-elle avec une certaine réticence; votre irruption m'aura prouvé que la sécurité ici n'est pas tout à fait au point; je me doutais bien que mes vassaux ne reculeraient devant rien pour m'éliminer, mais je répugnais à songer qu'ils puissent engager des assassins de votre sorte. Vous m'en apportez la confirmation.Il lui faudrait agir vite, pour asseoir un pouvoir stable sur le peuple et sur l'armée, mettre les chefs à sa botte et leur couper toute velléité de nuire. Devenir intouchable, en quelque sorte, pas seulement grâce aux armes de ses gardes, mais aussi par sa présence même, ainsi que l'avait fait Krell en son temps.
L'Impératrice posa ses mains pâles sur son ventre. L'enfant qu'elle portait était du sang du Dieu-roi, et tant qu'il serait là, porter atteinte à la reine reviendrait à souiller la mémoire de l'Empereur. Toute à ses pensées, Morrigane se redressa soudainement lorsque le capitaine de la Garde Noire entra en tempête dans la salle, et sembla légèrement agacée. -Je crois avoir mon mot à dire dans cet histoire, intervint-elle d'une voix froide.
Elle se leva, faisant face au capitaine qui la dominait de haut. -Cet homme peut nous être utile, Torn. Je ne crois pas qu'il soit judicieux de le condamner immédiatement. Faites plutôt savoir qu'il sera prochainement jugé et condamné, afin de couper court à toutes les rumeurs, et de montrer ce qu'il en coûte de s'attaquer à ma personne. D'ici là, je désire savoir tout ce qu'il peut nous apprendre sur ses semblables. Un sourire sans joie papillonna sur ses lèvres purpurines. -Et je désire également mettre sa sincérité à l'épreuve. _________________ Peu importe si l'homme n'a pas d'ailes Tant qu'il entend le vent lui parler  |
|  | | Sefir Guerrier Solitaire / Maître du Jeu

Nombre de messages: 884 Age: 19 Race (dans le jeu): Haradrim Alignement (dans le jeu): Neutre Mauvais Date d'inscription: 16/02/2006
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Lun 3 Aoû - 15:39 | |
| <HJ>Ouch, il est court, ce post...</HJ> Sefir se sentit jaugé, jugé, mesuré, évalué par le regard inquisiteur de Morrigane. Elle tentait visiblement de déceler la vérité et le mensonge dans les paroles de l'assassin. Savait-elle qu'en ce moment même, il énonçait des vérités générales? Sefir n'avait pas surpris le moindre complot. Tout ce qu'il voulait était récupérer sa femme, et il y avait de fortes chances pour qu'elle se trouve quelque part dans l'Est, prisonnière qui plus est. Cependant, sa réputation jouait pour lui. Le Danseur de Mort était dans l'Est réputé pour ne faire montre d'aucune pitié, tuant sans regret et fauchant les vies avec autant de facilité que le paysan de Gondor fauche son blé pendant les moissons. Il lui fallait compter sur ça plus que sur toute autre chose pour espérer s'en sortir vivant. Et si cela ne marchait pas... Et bien, il ferait parmi les Gardes Noirs autant de carnage qu'il le pourrait avant de succomber, afin de gagner leur respect au moins dans la mort. Nulle trace de tension n'apparut sur le visage de l'assassin. Nulle intonation dans sa voix ne vint trahir l'absence totale de fondements à ses paroles. Il resta silencieux tandis que Morrigane lui confirmait ce qu'il savait déjà, à savoir qu'il n'avait pas grand-chose à lui apprendre. Il eut juste le temps d'imaginer une réponse quand un homme particulièrement imposant fit son entrée dans la salle, et commença à éructer des ordres, qui glissèrent sur Sefir, qui attendit que la tempête passe, et, avant que l'Impératrice ne réponde, dit calmement. "Et bien Capitaine Torn, vous avez bien changé depuis notre dernière rencontre... Vous pouvez dire à vos hommes de rengainer leurs armes... Je suis sûr qu'ils meurent d'envie de venger celui des leurs qui rencontra son funeste destin entre mes mains en Angmar... D'autre part... Il ne me semble pas vous avoir jamais offert mes services. Je les ait offerts, sans recherche de compensation, à l'Impératrice de l'Est. Pas à un Capitaine, aussi réputé soit-il. Je ne reçois pas d'ordre de vous..."Il restait désespérément calme et presque hautain. "Et dites à vos hommes de cesser de pointer leurs épées sur moi, avant que je ne leur épluche le visage avec..."L'assassin savait qu'il n'avait que peu de chances de réussir une telle manoeuvre, mais là encore, il jouait sur sa réputation. Un tremblement imperceptible le long d'une des épées lui apprit qu'un des Gardes n'était pas tout à fait rassuré. Il visualisa la scène. D'abord, se pencher en avant, rouler au bas de sa chaise en la jetant sur eux. Profiter de la surprise pour sauter sur Torn. Au vu des distances, celui-ci n'aurait même pas le temps de dégainer entièrement avant de sentir une lame secrète sous sa jugulaire. Enfin... C'était là le plan idéal. C'était là ce qu'il savait faire bien nourri, reposé, et quand il était affûté comme une lame. Il ne savait pas s'il était encore capable de tels exploits. Il commençait à accuser sa condition d'humain, doté d'une vie courte... C'est alors que Morrigane intervint. "Je crois avoir mon mot à dire dans cette histoire..."Elle interdit ensuite à Torn de porter la main sur Sefir... Au moins pour l'instant... Et Sefir apprit qu'elle voulait mettre sa sincérité à l'épreuve. Ce à qui il répondit, se levant et s'écartant des Gardes avec le plus grand mépris: "Ordonnez, Impératrive, ordonnez, je suis à l'écoute de vos ordres."Il se permit un discret regard moqueur vers Torn, qui devait désormais avoir reconnu celui qu'il connaissait sous le nom de Khaedril... _________________ •La Victoire n'exige aucune explication. La Défaite n'en admet aucune...•(Cliquez sur la bannière pour voir l'histoire) À vaincre sans péril...on triomphe quand même!Au royaume des Cyclopes aveugles, le Cyclope borgne passe inaperçu! |
|  | | Torn Capitaine mercenaire / Maitre du Jeu

Nombre de messages: 133 Age: 19 Race (dans le jeu): Homme de l'Orient Alignement (dans le jeu): Loyal-Neutre Date d'inscription: 10/11/2008
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Jeu 6 Aoû - 10:26 | |
| Je prit un moment pour regarder ma reine, elle semblait avoir ses propres idées arrêtés sur la question."Toutefois ma reine, nous n'avons guère le temps d'organiser un véritable procès contre cet homme, ni le temps ni l'envie a vrais dire, vous vous devez de partir avec la phalange qui défendra votre capital..."Me penchant vers l'impératrice, je me permit de lui dire dans une langue Oriental servant pour les prières, qu'aucun étranger ne connaissait:"J'ai rassemblé toutes les forces nécessaire, nos guerriers sont prêt au dehors, rassemblés, de plus, un nain du nom de Larki semblent avoir fait halte a Esgaroth et demande a vous voir le plus tôt possible, j'ai envoyé une douzaine de gardes pour l'escorter jusqu'à vous et il devrait arriver avant demain matin, lors de notre...départ pour l'Orient. Nous ne pouvons attendre plus, ou cela serait considéré comme de la faiblesse, vos ennemis diraient que ce jugement est un simple moyen pour gagner du temps, hors, nous n'en n'avons que trop peu.
Mais je ne contrôle que vos armées, nullement vos actions, nous pourrions partir vers l'Est avec nos troupes et emportés cet assassin avec nous, il pourrait s'avérer utile...Selon mes renseignement, Lu Pu se serait joint a nos ennemis et c'est sans nul doute le plus grand guerrier de notre époque.
Alors ma reine, quels sont vos ordres, puisque vous semblez impatiente de parler de votre propre bouche?"Par tout les esprits, voila une situation qui ne me plaisait pas. Tournant un regard vers Sefir, un regard noir et mauvais, je finit par lui annoncer le plus simplement du monde."Toi...La ferme, raclure, encore un mot, misérable Danseur de pacotille, et qu'importe les ordres de la reine, je te livre a nos maitres tourmenteurs, tu feras sans doute un bon esclave une fois correctement apprivoisé...Et ne pense pas avoir tout enduré, le Mordor n'est que le second en ce qui concerne les technique de tortures et d'asservissement. Du reste, cesse de te montrer si arrogant, tu n'est qu'une lame ici et douze lions peuvent bien égorgé une méprisable yienne."Un sourire mauvais vint terminer ma phrase, les gardes noires étaient prêts a toutes situation et cet homme se moquaient ouvertement d'eux comme si ils étaient de méprisables maraudeurs. "Ton nom ne vaut rien ici, dans cette salle ce sont tenus des guerriers capable de défier des Dieux, tu est entouré par l'élite même de notre peuple, tu fait face au champion de l'Orient et a sa déesse-reine, qui est-tu, toi, a part un misérable assassin venu de l'Ouest, tu est simplement venu prouver tes capacités au monde, en d'autres temps, tu aurais été broyé pour m'avoir simplement adressé la parole... Ma reine, je vous supplie de bien reconsidérer la question de cet homme, il n'est pas digne de combattre a vos cotés et du restes, je refuse qu'il se trouve a moins de cents mètres de votre personne..."Rajoutant, encore une fois en Oriental profond, afin de rappeler a l'ordre ma reine:"Vous ne pouvez lui faire confiance, je refuse de côtoyer un individu comme lui, il se moque éperdument des convenances et des rites de notre peuple, hors, c'est sur eux que vous avez la main mise ma reine." Que les esprits m'entendent et lui rappellent sa véritable tache, un assassin ne pouvait être d'aucun secoure. Remarquez...En fait, il le pouvait, un sordide plan commentait a germer en moi, un plan qui me paraissait ainsi réalisable. Vent, feu, terre, air...Pourquoi tant de disgrâce envers votre serviteur? _________________ Avec le vent comme complice, Frôlant nos sombres armures lisse, Guerriers et gardiens des esprits, Le combat comme but de vie.
Tremble, ennemis de l'Orient, Nous souffleront tes terre de notre vent! Debout, guerriers de l'Orient, Nous porterons le plus terrible feu! Lève toi, ami de l'Orient, Nous protégerons ta terre! A genoux, traitre de l'Orient, Nous te plongerons sous nos eaux!
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|  | | Morrigane Agarwen Reine du Rhûn

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 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Lun 10 Aoû - 23:42 | |
| -Le procès n'aura lieu que si cet homme respecte mes ordres et se tient tranquille, répondit la reine d'une voix posée, s'exprimant comme Torn dans la langue orientale. Il peut nous être utile, j'en suis certaine, raison pour laquelle je refuse qu'il soit immédiatement exécuté; il m'a laissé comprendre que d'autres de ses semblables se trouvaient dans les rangs de l'Angmar, et sans doute des rebelles. Cet homme est une arme, pourquoi ne pas s'en servir à notre profit? Je veux savoir toutes les informations qu'il peut nous apporter. Mais tenez-le à l'oeil, j'ai aussi peu confiance en lui que vous: il a réussi à passer outre toute la garde et votre dispositif de sécurité, preuve s'il en est de ses talents, et je ne doute pas un instant que d'autres que lui en sont tout aussi capables. Emmène-le avec toi si tu le juges nécessaire. Ceci étant dit, aussi important soit-il, nous ne devons pas retarder la guerre pour autant: menez l'assaut avec force et rapidité, et frappez sans relâche pour étouffer la rébellion au plus vite, sans leur laisser le temps de réagir. Nos terres doivent être reconquises. Morrigane étouffa un soupir de lassitude et s'assit, sans cesser de fixer le capitaine de ses yeux pâles. Que dirait Krell s'il la voyait, forcée à mener la guerre contre les siens, et à reconquérir sa propre capitale? Son héritage semblait s'être évanoui comme brume au vent, et elle, reine de rien, d'un pays en lambeaux et d'un peuple qui la méprisait, qui se débattait de toutes ses faibles forces pour éviter le naufrage... -Je recevrai l'envoyé d'Erebor dès qu'il arrivera à Dol Guldur, capitaine; reprit-elle après un moment de silence. Comme vous le dites, le temps presse et nous avons besoin de toutes les forces dont nous pouvons disposer, y compris lui. Ce disant, elle eut un hochement de tête en direction de Sefir. La reine se doutait bien que les paroles de Torn, et la menace de la garde noire autour de lui n'effrayait nullement l'assassin, et que même l'idée de sa propre mort ne devait même pas le faire frémir. Pourtant, elle tentait par-dessus tout de sauver les apparences, pour lui montrer qu'il ne devait s'attendre à aucune compassion venant d'elle ou de Torn. -Quant à vous, Danseur de Mort, dit-elle en se tournant vers lui; vous dites n'obéir qu'à mes ordres? Et bien en voici un, et obéissez-y si vous voulez prouver votre bonne volonté: respectez le capitaine Torn en tant que votre supérieur, car c'est à lui que vous vous adresserez désormais. Suivez ses ordres à la lettre, et, simple conseil, ne vous pavanez pas trop, homme de l'ouest. Les rhûniens n'apprécient guère l'arrogance des étrangers, encore moins ces en temps de guerre. M'est d'avis que le capitaine sera infiniment moins patient que moi.Son regard s'était fait dur, tandis qu'elle le fixait sans ciller. -Vous qui tentez de me persuader de vos intentions pacifiques envers moi, vous semblez agir en idiot inconscient, en provocant de la sorte ma garde et mes généraux. Si fort que vous fussiez, je doute que vous résistiez au nombre, et sachez que je n'hésiterai pas. Une esquisse de sourire venimeux courut sur ses lèvres. -Comme je vous l'ai dit tantôt, je déteste l'impression que vous me donnez. Quels que soient vos buts, prenez garde. Enfin, elle releva les yeux et s'adressa de nouveau à Torn dans leur langue. -J'ai bien conscience de qui il est, et de quoi il est capable, capitaine. Pour la dernière fois, j'ai bien réfléchi à ma décision, et elle est sans appel: prenez-le avec vous, et faites-le surveiller par la garde, jour et nuit. Il peut sans doute nous servir, ou du moins le fera jusqu'à ce qu'il ait atteint son but, quel qu'il soit. La voix de l'impératrice résonnait avec force sous les voûtes silencieuses, et son regard d'opale verte restait ferme et résolu; la réaction de Torn l'agaçait, mais elle comprenant le danger où il se trouvait, et également les risques qu'elle prenait en autorisant Sefir à rester en relative liberté. Si Torn revenait avec la victoire et que l'assassin prouvait sa bonne foi, elle l'épargnerait en signe de clémence. Dans le cas contraire, son exécution servirait d'exemple à quiconque désirerait s'en prendre à elle. _________________ Peu importe si l'homme n'a pas d'ailes Tant qu'il entend le vent lui parler  |
|  | | Sefir Guerrier Solitaire / Maître du Jeu

Nombre de messages: 884 Age: 19 Race (dans le jeu): Haradrim Alignement (dans le jeu): Neutre Mauvais Date d'inscription: 16/02/2006
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Sam 15 Aoû - 23:16 | |
| La seule réaction de Sefir aux paroles de l'Impératrice fut d'avoir un rictus méprisant passer sur son visage, avant qu'il ne s'incline. "Comme vous le désirez, Impératrice..."Il se redressa, avant de tendre sa main vers elle. "Vous avez toujours ma dague..."Son regard passa furtivement sur Torn. Croisa les yeux du Capitaine. Ce dernier n'y lut absolument aucun respect, pas plus que la moindre trace de peur. Sefir était amoureux de sa légende presque qu'autant qu'il l'était de Maya. Il ne souffrait aucun rival sous le ciel, et méprisait ses semblables, quelle que soit leur royaume. Seul trouvait grâce à ses yeux Toranur, contre qui il avait encore un duel à régler. Pour Torn, tout le message de l'assassin était passé dans ce bref contact oculaire. Il ne le respectait pas, tout au plus donnerait-il l'impression de le faire. "Je ne doute pas que vous n'hésiteriez pas, mais..."Une lueur inquiétante dansa dans les yeux verts de l'assassin, sans qu'aucune expression ne vienne déranger le masque tranquille de ses traits. Il était difficile de dire ce qui était le plus inquiétant, entre le sourire venimeux de Morrigane ou le regard malsain de Sefir. Ses yeux verts se tournèrent à nouveau vers Torn, qui y lut comme un reflet des lueurs mauvaises de Dol Guldur. "...Capitaine, je vous défierai volontiers en duel une fois qu'il sera certain que l'Empire peut se passer de vous... En attendant ce moment...je me range sous votre bannière..."Puis il détourna son regard, toujours aussi tranquille, sûr de lui. Car qui, qui pouvait bien le battre? Hargrot l'Huruk-Hai avait bien faillit avoir raison de lui, alors qu'il était encore jeune, mais la créature était morte... Toranur ne l'avait affronté que sous une armure qui ralentissait les mouvement de l'assassin, lequel ne donnait pas cher de la nuque du Maréchal dans d'autres conditions. Il ne considérait pas la Garde Noire comme une menace. Un amusement tout au plus. Le plus puissant adversaire que Sefir eut jamais été donné de combattre ne lui avait pas causé plus de problèmes que la plus puissante fourmis de lui en aurait posé. Que la Garde Noire fonde toute entière sur lui? Ça ne serait qu'un amusement dantesque, un amusement qui se conclurait par sa mort. Mais quelle façon de partir! Les dirigeants de l'Empire de l'Est l'amusaient follement, pour l'heure. Torn, avec ses grandes manières qu'il croyait aussi impressionnantes que Tulkor croyait les siennes distinguées. Morrigane, avec ses menaces déguisées, ne l'effrayait pas plus qu'il n'aurait frémit devant une enfant. La seule personne qui pouvait encore effrayer Sefir était bien le Maître Noir en personne. Sauron de Mordor... Sa main droite restait tendue vers l'Impératrice tandis que la gauche triturait nerveusement la pierre rouge dans une bourse à sa ceinture. Cette pierre dont il ne parvenait pas à se débarrasser. Cette pierre qu'il détestait sans parvenir à ne pas s'en sentir dépendant... Non... Aucun ne trouvait grâce à ses yeux. Ils pouvaient bien être sa mort, ça ne les rendait pas moins ridicules ou plus menaçants à ses yeux. Et surtout, ça ne leur donnait aucun réel contrôle sur Sefir. Il voulait sa femme. Rien d'autre. Et nul autre qu'elle n'avait jamais pu le contrôler réellement. _________________ •La Victoire n'exige aucune explication. La Défaite n'en admet aucune...•(Cliquez sur la bannière pour voir l'histoire) À vaincre sans péril...on triomphe quand même!Au royaume des Cyclopes aveugles, le Cyclope borgne passe inaperçu! |
|  | | Torn Capitaine mercenaire / Maitre du Jeu

Nombre de messages: 133 Age: 19 Race (dans le jeu): Homme de l'Orient Alignement (dans le jeu): Loyal-Neutre Date d'inscription: 10/11/2008
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Sam 29 Aoû - 16:55 | |
| Un ordre est un ordre, de toute façon, je doute que cet homme obéisse aux ordres que je lui donnerait, je mettrait même ma main a couper qu'il tentera de fuir dès qu'il le pourra et a vrais dire, je ne l'empêcherait certainement pas.
Je suis un mercenaire, je ne peut forcer les autres a avoir de la loyauté, juste m'assurer que ceux qui se disent loyaux le sont. Et pour le cas de cet homme, je ne pouvait rien, si ce n'est profiter quelque peu de ses capacités pour le moment.
Mais qu'importe, a la remarque de Sefir, un mince sourire vint se dessiner sur mes lèvres avant de répondre."Ce sera un plaisir, mais pour le moment, assassin impérial, rejoignez la douzième centurie, Poudre, emmène le aux autres, prépare toi, demain a l'aube nous partirons."Me tournant vers la reine sans attendre d'autres réponses de la part du danseur de Mort, un hochement de tête en signe de respect avant de prendre la parole."Le départ est annoncé pour demain, en tant général, je vous demanderais de restez ici, toutefois, cet homme nous as prouvé que même ici vous n'ete pas hors de danger, je vous demande donc de me suivre, vous serez bien plus a l'abri dans votre propre ville, Krell vous a laissez sans nul doute la forteresse la plus défendable de tout l'Orient comme Palais. De plus, votre présence a nos cotés renforcera le moral des hommes et j'ai bien peur que cela soit très important, avec les nains qui menacent au nord, je ne peut mobiliser la totalité de nos troupes sans risque, nous ne partirons qu'avec les clans les plus fidèles et les troupes les plus aguerries, nos vétérans seront sans nul doutes fort utiles.
Avez vous des questions ou des ordres avant de me donner votre réponse, impératrice de l'est?"Cette femme était sans nul doute la plus apte que je connaisse a accéder aux rang de reine, vivre avec un homme comme l'ancien roi avait renforcer son assurance au point que j'avais parfois l'impression de m'adresser a l'ancien dieu-roi. Mais de toute façon, elle restait pour le moment la femme de paille la plus efficace que je connaisse. "De plus, une fois la ville reprise, nous pourrons organiser votre véritable sacre, faisant de vous a jamais la gouvernante de l'empire de votre époux, au moins jusqu'a la majorité de votre enfant." _________________ Avec le vent comme complice, Frôlant nos sombres armures lisse, Guerriers et gardiens des esprits, Le combat comme but de vie.
Tremble, ennemis de l'Orient, Nous souffleront tes terre de notre vent! Debout, guerriers de l'Orient, Nous porterons le plus terrible feu! Lève toi, ami de l'Orient, Nous protégerons ta terre! A genoux, traitre de l'Orient, Nous te plongerons sous nos eaux!
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|  | | Toranur Roi d'Angmar / Maître du Jeu

Nombre de messages: 1012 Age: 20 Race (dans le jeu): Numénorien noir Alignement (dans le jeu): Loyal à Sauron Date d'inscription: 04/12/2006
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Lun 31 Aoû - 0:42 | |
| L’arrivée de 6 000 guerriers ne laissent jamais un panorama inchangé. Aussi, dans la sombre plaine de Dol Guldur avait été élevé un immense fortin. En effet, la forteresse de Rhùn était insuffisante pour accueillir en son sein une telle force en plus des armées du Rhùn, et il n’était pas à exclure que les forces ennemies ne prépare pas une attaque surprise alors que toutes les troupes n’étaient pas encore réunies. Aussi, avec l’accord du général Torn (sous réserve de compensations financières), les Angmariens avaient pu utiliser la forêt de Mirkwood pour établir un vaste campement fortifié dans lequel les 5 legions avaient pris place. De conception simple, l’ouvrage n’en restait pas moins impressionnant. De grande dimension, sa forme rectangulaire permettait une utilisation optimale de la place et grâce à deux chaussées se croisant en leur milieu, les forces Angmariennes étaient en capacité d’accéder très rapidement aux remparts que supportaient un grand remblai tandis qu’un vaste fossé était là pour dissuader l’ennemi d’utiliser l’élément de surprise. Comme aucun ordre de marche n’avait été prévu, les Angmariens en avaient profité pour renforcer leurs deux portes (simples pontons que l’on enlevaient pour la nuit) par deux tours à chacune et il était probable que ces deux tours viendraient à être renforcées par une herse en bois si le temps le permettait.
Tout ingénieur du Gondor se serait extasié devant la perfection de ce camp, et quel n’aurait été leur surprise d’apprendre que cet ouvrage avait été accompli en quelques heures et par des hommes qui, pour la plupart, avait bien d’autres occupations avant leur engagement, que les activités de construction. De ce point de vu là, Toranur avait réussi son pari de transformer de jeunes hommes inexpérimentés en hommes capables d’avaler les kilomètres et bâtir des ouvrages de fortifications avancés. Il faut dire que depuis la constitution de la Heerdonnern, les soldats avaient été soumis à un rude entraînement qui leur avait fait déplacer des montagnes de terres et rochers, courir à longueur de journée et apprendre à réagir comme un seul homme. Une bien belle armée au final, mais restait encore à voir comment elle réagirait face aux foudres du combat.
Mais ce n’était pas ce genre de préoccupations qui agitaient en ce moment l’esprit du roi d’Angmar, bien au contraire. C’était une simple rumeur qui tourmentait Toranur, presqu’un détail. Mais pour qui se consacre à l’étude de la guerre, chaque détail prend de l’importance car chaque information recèle soit une menace, soit une arme pour qui la reçoit. En l’occurrence, c’était l’étrange rumeur (que les proches de l’Impératrice ne cessaient de démentir) selon laquelle un homme avait réussi à déjouer la surveillance entourant l’Impératrice jusqu’à pouvoir la menacer d’une lame sous la gorge. Quand on connaissait un peu les Gardes Noirs, cette information ne semblait pas crédible, mais malgré tout, Toranur y trouvait une touche de vraie qui sonnait désagréablement à ses oreilles. Cela lui rappelait quelque chose, un souvenir plutôt déplaisant, mais il n’arrivait pas encore à mettre la main dessus. Homme, menace, lame, sécurité déjouée, démenti… tous ces mots semblaient aller dans un même sens, mais quoi ? Puis, subitement, d’autres mots vinrent s’y apposer : assassin, discrétion, talent. S’ajoutant aux autres, ils en vinrent à former une sarabande dans laquelle Toranur commençait à deviner un motif mais sans encore en percevoir toute la portée. C’est alors qu’il passa machinalement la main sur sa nuque et que lui vint une illumination. En effet, sur cette nuque s’était formé avec le temps un léger renflement de chair, souvenir d’une cicatrice d’un duel sous les murs de Minas Tirith. La sarabande de mots fut alors complétée par d’autres termes comme quatuor, Mordor, défi, morgue, animal… afin de constituer une seule image. Et Toraur murmura, les deux poings posés sur son bureau : « Khaedril… »Si c’était Khaedril, tout prenait sens, le silence de l’Impératrice et de Torn, la sécurité renforcée discrètement, la mauvaise humeur de la Garde et la distance prise par l’Impératrice à son égard. Oui, ça collait. Mais il fallait se méfier des conclusions trop hâtive. Toranur aimait à déclarer qu’il était un être rationnel, et en l’occurrence, ce pouvait très bien être un autre assassin de talent qui était parvenu jusqu’à l’Impératrice, voir même, que cette rumeur était fausse. Ce n’aurait pas été la première fois qu’un dirigeant aurait lancé de fausses informations pour dérouter un adversaire. Après tout, malgré le calme de la situation, on était en guerre, civile qui plus est, et ce genre de conflit était le plus sensible à toutes sortes de coups bas. Mais il fallait s’en assurer. Relevant la tête, Toranur émit à nouveau un nom :« N'Anayuvil ? »La suite se passa très rapidement, et même un observateur attentif aurait eu du mal à comprendre ce qui venait de se passer. Sur le riche tapis devant le bureau du roi d’Angmar, une forme encapuchonnée de noir venait d’apparaître, un genoux au sol et la tête inclinée. Seul un léger mouvement du tissu de la tente qui ne tarda pas à se calmer venait témoigner des changements que venaient de connaître l’intérieur de la tente.
« Vous m’avez appelée maître ? » Le simple son de cette voix était un véritable régal pour les sens. Remplie d’adoration, les quelques mots prononcées par la silhouette avaient un timbre langoureux et plein de douceur, susceptible de capturer dans ses filets le plus insensible des êtres. Mais après tout, n’était-ce pas normal venant de la part d’un maître de l’infiltration ? Ou plutôt, d’une maîtresse d’un art sombre ? Car si nul n’aurait su attribuer un sexe à cette forme noire au sol, Toranur savait parfaitement à qui il avait à faire.« Tu peux te relever N’Anayuvil, je vais avoir besoin de toi et d’un quatuor. » Si l’ombre eut l’air étonnée, elle n’en montra rien et se releva d’un mouvement souple et félin, révélant à la lumière un masque blanc ayant une forme à la fois terriblement humaine et squelettique. La jeune femme se dissimulant sous le masque répliqua :« Très bien Altesse. Que devons nous faire ? » Toranur contempla un instant l’être qui se tenait devant lui, se demandant soudain s’il avait raiso de risquer la vie d’un aussi bon serviteur pour quelque chose qui ne le concernait pas. Mais la vision du Khaedril avec lequel il avait conversé quelque fois, mélange entre la bête féroce et l’animal rusé et sournois, il se convainquit à nouveau que ce n’était pas un pur caprice qui le motivait. Inspirant un coup, il dit enfin : « Je suspecte les derrière rumeurs d’être l’œuvre d’une de nos vieilles connaissances. Je pense que Khaedril est de retour dans le monde des hommes… »Toranur prit soin de faire une pause pour voir la réaction de son interlocutrice. Cette dernière, bien que n’ayant pas bougé d’un iota, irradiait la haine et le choc de la surprise. L’assassine avait beaucoup de mal à surmonter l’échec de la poursuite de son ancien maître qui les avait trahi. Mais elle se reprit très vite et demanda simplement : « Quand devons nous partir à sa poursuite ? »« Pas de précipitation N’Anayuvil, ce n’est pas à toi que j’apprendrai que Khaedril est très dangereux, trop pour notre propre bien d’ailleurs. Et puis pour l’instant, ce ne sont que pures supputations, c’est pour ça que j’ai besoin de toi. Il faut que tu observe l’entourage de l’Impératrice et que tu réussisses à déterminer si ces rumeurs de tentative d’assassinat proviennent bien de l’œuvre de Khaedril. Si ce n’est pas lui, très bien, tu cesses la mission. Mais si nous avons à faire à celui que nous croyons, hors de question d’engager le combat l’instant. Nous sommes encore trop démunis face à lui sur son propre domaine. Tes élèves manquent d’expériences et il s’agit de savoir ce qu’il faisait avec l’Impératrice. Aussi, si c’est bien lui, indique lui que je tiens à le voir en personne sous ma tente, à l’heure de sa convenance. Et vous ne vous attardez plus ensuite ! » « Mais, n’est-ce pas un peu dangereux Votre Majesté ? » « Si, mais toujours moins que venir l’affronter dans sa propre tanière. Va maintenant et reviens moi entière. »« A vos ordres maître. »S’inclinant, l’ombre disparut rapidement. Toranur était heureux au final qu’Isnak ait joint N’Anayuvil au Legions. Finalement, cela avait son utilité…
Désormais que ce détail était en cours de traitement, Toranur pu se concentrer sur d’autres éléments. Sa deuxième priorité venait de cette lame qu’il venait d’acquérir à vil prix des mains de ce mercenaire Zhargat. Sans bien comprendre pourquoi, il avait le sentiment que cette lame nécessitait un autre porteur que lui. Non, c’était autre chose, comme si la lame lui faisait passer le message qu’elle voulait partir, trouver un autre porteur que lui. C’était très étrange comme impression. D’autant plus qu’avec la lame de son père, c’était tout l’inverse qui se produisait. Il avait de plus en plus de mal à s’en séparer, et même, commencer à éprouver de l’inquiétude concernant sa surveillance. Autant d’émotions qui ne l’avait jamais traversé auparavant. Balayant ces inquiétudes d’un revers de la main dans le vide, Toranur se concentra de nouveau. Il était évident qu’il ne pouvait porter à lui seul deux lames qui étaient capables de vaincre les Morts. Bien au contraire, pour pouvoir maintenir son armée à l’abri, il lui fallait un deuxième porteur, quelqu’un de loyal et de compétent, qui saurait la manier avec aisance et qui soit parfaitement acquis à sa cause. Pour cela, il lui fallait éviter les nobles d’Angmar. Malgré tout les serments d’allégeance reçus, Toranur n’oubliait pas que la majorité d’entre eux s’était rangé sous la bannière des Edains. Non, les seuls soldats dignes de confiance étaient ses gardes du corps qui le suivaient bien avant sa prise de pouvoir. Mais le problème restait entier car Toranur se séparait rarement de sa garde. Cette excursion au Rhùn avait été une exception pour maintenir l’illusion qu’il était à Carn Dûm. Il fallait donc trouver ailleurs, comme, oui, comme le Kommissariat. Les hommes composant cette institution étaient de parfaits fanatiques qui ne failliraient jamais. Et parmi le Kommissariat, Toranur en connaissait un qui répondait parfaitement à ses souhaits. Appelant le soldat en faction, il lui ordonna d’aller chercher le Kommissar Alaryc de la 1ère Legion, Reiterei Korps, Kosak du 1er Schwadron. Sitôt arrivé, le Kommissar devait être introduit sans délai.
En attendant son homme, Toranur s’assit à son bureau et commença à réfléchir sur les questions d’intendance. Loin de l’Angmar, Toranur se devait de trouver d’autres sources de ravitaillement. Et il ne fallait pas compter sur le pillage ! Mais il n’eut guère de temps de trop s’y intéresser que déjà un homme à l’allure imposante entrait dans la tente. Reconnaissant immédiatement le fier Kommissar, Toranur se leva de son bureau et répondant au salut que lui adressait son subordonné, il lui dit : « Repos Kommissar. Je suis heureux de vous voir. Mais installez vous et indiquez moi plutôt comment vous avez accompli votre mission. J’avais espoir dans votre réussite mais j’avais vraiment cru que le blocus des Morts étaient total… » _________________ Les soldats vivent et ne savent pas pourquoi...
La pureté de nos lames exprime mieux notre fidélité que mille paroles mielleuses.
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|  | | Alaryc Kommissar et Général d'Angmar / Administrateur

Nombre de messages: 187 Age: 18 Race (dans le jeu): Humain (Angmar) Alignement (dans le jeu): Loyal Mal Date d'inscription: 19/04/2009
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Lun 31 Aoû - 12:03 | |
| Alaryc était passé par la mort et la froide bise des Morts pour en revenir à Dol Guldur. Accompagné de l'armée, il avait chevauché jusqu'a son maitre.
Sitôt arrivé, les Angmariens avaient pu disposer d'une fraction de terrain dans la forêt pour y dresser leur camp. Toute la discipline de ces hommes en œuvre, les soldats dressèrent le camp sous le regard Le régiment de Kosaks, lui, s’était installé en bordure du camp, au plus éloigné du cœur de l’armée. Depuis ce sombre voyage, les Kosaks en avaient bavé et ils étaient maintenant conscients de la fragilité de la vie. Ils étaient devenus des vrais frères de sang, prêts à tout pour se protéger et protéger leur chef. Alaryc lui-même avait eu très peur durant ce voyage à quelques occasions… Il passa le doigt sur la cicatrice boursoufflée qui passait sur son avant bras et grimaça au souvenir du terrible ours qui avait failli précipiter le Kommissar a la mort. Mais la foi avait eu raison de tous les obstacles qui s’opposaient à Alaryc. Ses soldats aussi avaient appris à utiliser la foi pour devenir de vraies machines, des élites, des Kosaks.
De nombreux soldats avaient perdus la vie. Mais ce n’étaient pas des pertes inutiles puisque cela aussi avait servi. Le culte servait maintenant aux Kosaks à commémorer la mémoire de leurs frères tombés en héros d’Angmar.
Non fatigués par le voyage, les Kosaks étaient alerte. Alaryc choisit ce moment précis pour tenter d’utiliser ce qu’il avait longtemps imaginé. Lorsqu’il s’approcha de Qahat, son plus fidèle guerrier, il lui demanda sa ceinture, ce qui fut vite fait. Le Kommissar jeta un regard aux arbres alentours et jugea que des bouleaux, un peu plus à l’Est, faisaient bien l’affaire, compte tenu que la Truppe numéro 5 devrait bientôt y installer son campement pour la nuit. Il s’approcha du feu de camp et parla d’une voix forte : « Soldats, il est l’heure de devenir de vraies ombres. Comme des araignées soyons. Notre travail est d’éclairer, repérer et éradiquer toute menace présente sur le chemin de notre roi. Mais également de tendre des embuscades et de supprimer les éclaireurs ennemis, qui ont la même fonction que nous. Pour ceci, j’ai pensé à une capacité assez intéressante… Voyez vous ces arbres, regroupés, plus à l’Est ? Je veux que chacun d’entre vous qui est physiquement capable de le faire, et qui respecter la vraie foi… Autrement dit, les soldats dignes de porter l’uniforme, aillent grimper à ces arbres et s’y accrochent avec leur ceinture. Vous devrez vous dissimuler dans les plus grosses branches et les épais feuillages. Vous resterez durant 3 heures suspendus à ces arbres, sans que personne ne puisse vous apercevoir. Je sais qu’une Truppe va s’installer à l’orée de ces arbres. Je veux qu’ils ne se doutent qu’aucuns d’entre vous n’est au dessus de leur tête. Si vous échouez, je serai fort mécontent et très déçu. Mais quand sera-t-il de notre Noir Maitre ? Je vous laisse imaginer…Alors que tous les Kosaks sans exception grimpaient aux arbres sous le regard inquisiteur du Kommissar Alaryc., un garde d’Angmar vint le chercher. Il jeta un dernier regard à ses fiers soldats et s’avança. Il traversa tout le camp et ne put que constater que les élites d’Angmar étaient fidèles à leur réputation. Implacables. Mais sans foi. Heureusement que les Kommissars étaient là… Alaryc se considérait comme le berger qui guidait ses moutons. Des moutons, qui, bien guidés, pouvaient terrasser des loups…
Le garde s’arrêta devant la grande tente de commandement et invita le Kommissar à entrer. Ce dernier prit une grande inspiration, une pose droite et entra. Il se plaça debout, devant l’entrée et se mit au garde à vous.« Repos Kommissar. Je suis heureux de vous voir. Mais installez vous et indiquez moi plutôt comment vous avez accompli votre mission. J’avais espoir dans votre réussite mais j’avais vraiment cru que le blocus des Morts étaient total… »Alaryc relâcha la pression et adopta une position plus confortable. Aucunes armes ne pendaient à ses côtés, sauf le fouet de commandement. Du premier coup d’œil, on pouvait sous-estimer cette arme que pourtant tous les soldats d’Angmar craignaient plus qu’aucune lame. Sous estimer le fouet pouvait s’avérer être la première et dernière erreur que quelqu’un pouvait faire face à un Kommissar. « Eh bien sire, il faut croire que vos Kosaks sont plus discrets qu’on pourrait le penser. Il s’en ai fallu de peu, je vous l’avoue. Nous avons eu un mal fou à rentrer à Carn Dur. Une folle chevauchée dans la toute petite brèche des Morts… Le plus dur fut, comme je le redoutais, le passage des Montagnes. Les défilés, les grottes et les cavernes… Les failles, les pics et les ravins. Les monstres et les ours… Mais c’est une longue histoire, et si vous le désirez je peux vous la conter, mais il faudra du temps… Et vous avez surement mieux à dire ou à faire. Je n’ai que trop parlé. Je suis à votre disposition Monseigneur, si je puis vous renseigner sur quelque chose, je le ferai.» |
|  | | Toranur Roi d'Angmar / Maître du Jeu

Nombre de messages: 1012 Age: 20 Race (dans le jeu): Numénorien noir Alignement (dans le jeu): Loyal à Sauron Date d'inscription: 04/12/2006
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Mar 1 Sep - 16:28 | |
| La présence d'Alaryc avait quelque chose de grand et d'imposant. Ce n'était pas tant son physique qui était quelconque, mais plus un sentiment immatériel qui se dégageait de lui. Une foi aveugle, une confiance inébranlable, la supériorité de celui qui sait... Autant de choses qui faisaient que sa présence inspirait tour à tour la crainte et la confiance, la peur et la sécurité.
En le contemplant, Toranur voyait l'image vivante de ce qu'il avait voulu créer: des hommes résolus et croyants qui protègeraient ses sujets des tentations du Mal extérieur et leur donneraient la force de combattre. Des hommes moraux, tirant leur force de leur croyance dans le Bien. L'image qu'Alaryc avait à l'esprit était la bonne. Les Kommissars étaient des bergers, des bergers destinés à mener le grand troupeau de l'humanité vers le Bien Absolu, la paix éternelle qui découlerait du règne de Sauron. C'était eux qui rendraient les Angmariens des soldats redoutables, qui cimenteraient l'union de ces homems si différents et feraient de l'Angmar une grande puissance pour la plus grande gloire de Melkor et de son serviteur Sauron.
Aussi, c'était toujours avec un vif plaisir que Toranur recevait Alaryc, son Kommissar parmi les Kommissars. Et aujourd'hui, cette distinction particulière que faisait le roi dans son esprit serait visible à tous..."Nous aurons effectivement tout le loisir d'en discuter lors de la campagne qui va venir. Si j'en crois nos informateurs, nous risquons d'en avoir pour quelque temps à combattre dans l'Empire de l'Est. Les insurgés sont puissants, même si leur défaite ne fait aucun doute. Mais ce n'est pas de cela dont je voulais vous entretenir. A vrai dire Kommissar, je tenais à vous féliciter en personne. Vous êtes un modèle, tant pour chacun des soldats de ce camp que pour vos confrères Kommissars. Parce que votre foi est juste, votre bras animé de justice et votre esprit affuté comme une lame, votre roi tiens à vous faire un présent." Toranur fit un signe et un homme dissimulé dans l'ombre s'avança. Nous disons homme car la taille de l'ombre qui venait d'apparaître ne laissait aucun doute à l'endroit de sa sexualité, de même que sa lourde démarche. Mais il est vrai que le visage de cet inconnu était dissimulé sous un masque blanc, mélange entre un visage humain et un squelette. Le Kommissar pu ainsi reconnaître un de ces hommes dont les rumeurs faisaient états: un assassin royal, membre des fameux quatuors du Mordor. Mais Alaryc aperçut autre chose. Entre les mains de l'ombre vêtue de noir, reposait une épée, une lame dont s'échappait une étrange attirance, une impression très forte. Un discret sourire sur les lèvres, le souverain d'Angmar reprit la parole:"Cette lame fut forgée par l'Archiforgeron naugrim Hatori Hanzok. Elle est soeur de l'épée que je porte et possède le pouvoir de repousser Ceux-Qui-Sont-Morts. Kommissar Alaryc, le souverain d'Angmar est fier de vous. Que cette épée qu'il vous remet puisse faire honneur à votre dévotion et vous aider dans la lutte contre nos ennemis, quels que soit leur forme et leur nom."Et prenant l'épée des mains de l'ombre, Toranur la tendit vers Alaryc. _________________ Les soldats vivent et ne savent pas pourquoi...
La pureté de nos lames exprime mieux notre fidélité que mille paroles mielleuses.
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|  | | Alaryc Kommissar et Général d'Angmar / Administrateur

Nombre de messages: 187 Age: 18 Race (dans le jeu): Humain (Angmar) Alignement (dans le jeu): Loyal Mal Date d'inscription: 19/04/2009
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Mar 1 Sep - 17:51 | |
| Alaryc écoutait avec passion son suzerain, suzerain dont il était très fier. Impérial, Toranur avait toujours été un modèle pour son peuple. Et Alaryc était son digne représentant. Le Kommissar écouta son roi parlé des campagnes futures et Alaryc s’en réjouit. Toute l’armée d’Angmar pourrait enfin avoir l’occasion de contempler des Kosaks surentrainés à l’action.
Lorsqu’une ombre se matérialisa dans le fond de la pièce, Alaryc ne broncha pas. Mais à l’intérieur, la curiosité ravageait son esprit. C’était donc ça, les fameux assassins… Une aura maléfique s’en échappait. Maléfiquement belle. Noble, froide, discrète, mortelle. Un seul regard à cette ombre qui se mouvait donnait des frissons à n’importe quel humain normalement constitué. Mais Alaryc était un Kommissar, et il craignait seulement la mort lorsqu’elle se présentait. Celle qu’on ne combat pas avec des armes. Les hommes étaient si perdus que si le Kommissar venait à disparaitre, la foi s’éteindrait petit à petit.
Lorsque Toranur s’adressa à lui, l’observateur Alaryc remarqua un petit sourire en coin. C’était la première fois qu’il voyait son suzerain sourire. Les temps étaient si durs et il y avait tant à faire dans ce monde souillé par l’engeance des vieilles religions, des fausses religions. Mais ce qui surprit le plus Alaryc, c’était cette épée que tenait l’ombre. Sans le vouloir, toute son attention fut concentrée sur cette lame dont Alaryc avait l’impression que se dégageait une très fine aura bleutée. Toute la lumière, les formes et les couleurs semblaient aspirées par cette épée. Et lorsque Toranur parla, Alaryc n’en prêta pas attention et dut faire un grand effort pour reprendre sa concentration.Cette lame fut forgée par l'Archiforgeron naugrim Hatori Hanzok. Elle est sœur de l'épée que je porte et possède le pouvoir de repousser Ceux-Qui-Sont-Morts. Kommissar Alaryc, le souverain d'Angmar est fier de vous. Que cette épée qu'il vous remet puisse faire honneur à votre dévotion et vous aider dans la lutte contre nos ennemis, quels que soit leur forme et leur nom."Si le visage d’Alaryc n’affichait rien, un véritable combat se déroulait en lui. La stupeur le frappait. Il savait que son suzerain était fier de lui, mais à ce point. La confiance qu’inspirait Toranur lui donna des frissons. Sa loyauté sans faille et sa foi a toute épreuve avait donc réussi à toucher le cœur du suzerain d’Angmar. Touché, Alaryc reflechit à toute vitesse. Et le changement qui s’opéra en lui se verrait vite. Il était investi d’une nouvelle mission, plus importante encore. Alaryc regarda la lame. Oui, il était prêt à assumer tout ce rôle. Il était prêt à inspirer et enflammer les cœurs. Il était l’emblème même du vrai croyant. Désormais, plus rien ne repousserait les limites de l’Angmar. Le kommissar se jetterait donc en avant face aux morts qui fauchaient sans pitié les croyants. Invincible, Alaryc dessinerait dans le sang les nouvelles règles. Tout avait changé et désormais, toute l’armée pourrait voir qu’Alaryc était l’homme de confiance de Toranur. Tous se rallieraient à lui, lui, symbole même de la foi. Les hommes seraient physiquement guidés par la lumière . Le Kommissar s’agenouilla et prit la lame que lui tendait son suzerain.« Sire, c’est un présent impressionant que vous me faites, et un gage de la confiance profonde que vous m’accordez. Sachez que votre confiance en moi ne peut rivaliser face à ma loyauté indefectible et ma foi inconditionnelle. Je suis prêt à vous servir. Je suis prêt à servir le Bien Suprême. Aujourd’hui, vous m’onvestissez d’une nouvelle mission dont j’assume totalement les conséquences. Dorénavant, je serai le guide Suprême. Que chacun me regarde et il verra en moi la flamme de votre courage, la grandeur de votre dévotion. Chacun verra son âme balayée par une image plus importante que toute : la lutte, le sacrifice et la dévotion pour le Bien passe avant tout. Ils seront subjugués par la beauté de notre cause. Je vous remerrcie seigneur de me donnner à moi cette charge. Et je saurai m’en montrer digne… » |
|  | | Toranur Roi d'Angmar / Maître du Jeu

Nombre de messages: 1012 Age: 20 Race (dans le jeu): Numénorien noir Alignement (dans le jeu): Loyal à Sauron Date d'inscription: 04/12/2006
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Mar 1 Sep - 23:21 | |
| Aucun des mouvements d'Alaryc n'échappa au suzerain d'Angmar, et si le visage du Kommissar n'afficha rien de plus qu'une mine grave, Toranur sut qu'il avait fait le bon choix. Alaryc connaissait la valeur du présent et il avait réagit en conséquence. Il n'était plus seulement un Kommissar, Toranur venait de faire de lui un symbole. Qui plus est, ce symbole lui était totalement asservi. Car bien qu'à des niveaux différents, et l'exprimant de différentes manières, Toranur et Alaryc partageaient quelque chose de fort et de puissant qui régissait leurs vies: une même croyance en un autre monde. Or tout deux savaient désormais qu'il pouvait compter l'un sur l'autre pour atteindre ce monde meilleur. Toranur disposait d'un serviteur qui mettrait tout son zèle à réaliser ce qui devait être fait et Alaryc avait la confiance de l'homme le plus puissant d'Angmar pour faire du royaume un véritable havre de foi, sanctuaire des véritables croyants.
Bien sur, rien de tout cela n'avait été dit entre les deux hommes mais, chacun d'entre eux le comprenait. Cette foi commune, en cet instant, se passait de mots. L'air satisfait, Toranur reprit alors la parole: "Je n'en doute pas Kommissar, pas un seul instant. Devant le monde dont nous espérons son avènement, nous ne sommes que peu de choses. Mais il serait criminel de ne pas user de toutes nos forces pour qu'il devienne réalité. Allez vers l'avant Kommissar, devenez un des symboles de notre lutte. Que tous sache en vous voyant que notre victoire est assurée, même si le chemin est encore long et rude. Je vous donne ma confiance, certain que vous ne la décevrez pas..."Plongeant ses yeux dans ceux du Kommissar encore à genoux, Toranur accentua sa dernière phrase, paraphasant ainsi le contrat qui venez d'être accompli entre les deux hommes. Puis, rompant le contact, Toranur repassa derrière son bureau et s'assit. Levant une dernière fois le regard sur Alaryc qui venait de se relever, le roi d'Angmar ajouta: "J'ai fait ordonner au Grand Oberkommissar Childéric Clastein de la première Legion d'organiser une grande cérémonie pour notre départ. Allez le voir de ma part et arrangez vous pour que vos Kosaks aient une bonne place et que tous vous voient. Bonne journée Kommissar."Et d'un geste de la main, Toranur congédia Alaryc. Mais, avant que ce dernier ne franchisse la tenture séparant le bureau de Toranur de l'extérieur, le roi l'appela de nouveau: "Kommissar? Veillez à rester humble dans votre nouveau rôle. Les Oberkommissars n'aimeraient pas à vous rappeler à l'ordre..."La sécheresse de ce rappel à l'ordre fut tempéré par un dernier sourire franc et amical avant que l'ancien maréchal du Mordor ne replonge dans la montagne de détails qui l'assaillaient depuis l'arrivée des dépêches d'Angmar. _________________ Les soldats vivent et ne savent pas pourquoi...
La pureté de nos lames exprime mieux notre fidélité que mille paroles mielleuses.
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|  | | Sefir Guerrier Solitaire / Maître du Jeu

Nombre de messages: 884 Age: 19 Race (dans le jeu): Haradrim Alignement (dans le jeu): Neutre Mauvais Date d'inscription: 16/02/2006
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Jeu 3 Sep - 20:28 | |
| Furetant dans les sombres couloirs de Dol Guldur, Anayuvil sentit soudainement contre son cou la caresse froide du métal. Elle se figea, et réprima un soubresaut de dégoût en sentant le souffle de Sefir glisser sur sa nuque et s'approcher de son oreille gauche, pour murmurer: "Toranur devient lent à la détente... Et moi, j'ai mon ancien lieutenant à ma merci..."Il défit prestement la lame de l'assassine, s'en emparant, plaquant la jeune femme contre un mur avant de s'en détourner, laissant tomber son arme pour la menacer avec celle qu'il venait de récupérer. "Et toi aussi, tu te rouilles... Tu espérais me tendre une embuscade? Je viens de t'en tendre une avec une tige de plomb!"Furieuse, l'assassine restait silencieuse. "C'est tout? Tu n'as rien à me dire, depuis tout ce temps, Aya?" "Je ne m'appelle pas Aya!" "Ça, c'est ce que tu crois, petite."La phrase de l'assassin résonna en écho dans l'esprit de la jeune femme. Elle revit son premier jour avec ce maître exigeant qu'était Sefir. Il lui avait demandé si elle savait se servir d'une lame. Et elle avait reçu la même réponse. Elle contint la rage de l'ancienne humiliation, attendant la suite des événements. Khaedril avait changé. Il paraissait moins animal, mais plus résolu. Plus dangereux, en un sens. "Et toi, tu pensais pouvoir passer inaperçu ici?" "Pour commencer, JE tutoies mes apprenties. Toi, tu me vouvoies. Ensuite, non, au contraire... J'aime quand on parle de moi... Quand on a peur de moi!" "Je n'ai PAS peur!" "Tu n'as vraiment rien retenu, c'est pour ça que je continue à avoir une longueur d'avance sur toi. Tu fonce tête baissée, sans réfléchir!" "Pourquoi vous me dites ça?" "Parce que tu ne ressortiras pas vivante d'ici... C'est rien de personnel, mais je ne peux pas tolérer la moindre erreur. Une dernière chose à me dire?" "Toranur veut vous voir! Dans sa tente, à l'heure de votre convenance!"Sefir se figea. Voilà bien un mouvement inattendu de la part du Maréchal... Mais intelligent. Il l'attirait hors de la sécurité des remparts du donjon. Il se permit de réfléchir. Puis rendit sa lame à l'assassine. "Reprends ça... Je n'en ai pas besoin pour te battre... Dis à Toranur que JE décide de qui vit ou qui meurt... Lui n'a pas son mot à dire... S'il veut me voir, qu'il vienne donc ici..."La jeune femme acquiesça, avant de se retourne,r quand l'assassin la rappela. "Et, Aya... Dis à tes hommes d'être plus discrets, la prochaine fois... Je commence sérieusement à douter des capacités de ceux que j'ai formé..."Il regarda la jeune femme s'éloigner en lui lançant un regard haineux, auquel il ne répondit que par son indifférence profonde, avant de retourner attendre la bataille dans ses quartiers, prenant son mal en patience... _________________ •La Victoire n'exige aucune explication. La Défaite n'en admet aucune...•(Cliquez sur la bannière pour voir l'histoire) À vaincre sans péril...on triomphe quand même!Au royaume des Cyclopes aveugles, le Cyclope borgne passe inaperçu! |
|  | | Alaryc Kommissar et Général d'Angmar / Administrateur

Nombre de messages: 187 Age: 18 Race (dans le jeu): Humain (Angmar) Alignement (dans le jeu): Loyal Mal Date d'inscription: 19/04/2009
 | Sujet: Re: Dol-Guldur, une arrivée surprise. Jeu 3 Sep - 21:52 | |
| Nul autre que le Kommissar Alaryc n’aurait senti les nombreuses variations de la voix de Toranur, qui trahissaient ses envies. Nul autre qu’Alaryc n’aurait pu comprendre le sens de ses ordres. Toranur faisait d’Alaryc un symbole, un exemple et il lui demandait de ne pas en faire trop… Mais Alaryc avait saisi le sens exact de la phrase et cela le rassurait : Toranur n’avait point changé. Mais il semblait bien occupé et il se pourrait qu’il soit souvent absent du camp pour les affaires de moindre importance. Alaryc se chargerait donc d’accomplir quelques tâches lui-même.
En sortant de la tente, il décida de ne pas se rendre auprès de Childeric Clastein. Il se dirigea plutôt vers la clairière où il avait laissé ses Kosaks. N’ayant pas de fourreau, Alaryc fut obligé de marcher sabre au clair et partout où il passait, tous les Angmariens s’arrêtaient pour le regarder passer. Alaryc garda sa digne attitude. Alors qu’il marchait d’un pas décidé, il aperçu un petit groupe de soldats qui étaient penché, mais le Kommissar ne put voir ce qu’ils entouraient. Alors qu’il approchait, il vit qu’un médecin était présent dans les rangs. Quand Alaryc approcha, tous les hommes s’écartèrent. L e Kommissar put alors le voir. Un homme était couché sur le sol, le thorax défoncé et le poitrail complètement ouvert. Alaryc regarda le médecin qui lui fit signe de tête. Il était perdu. « Medecin Izzard au rapport Kommissar. L’homme marchait en forêt quand il a été attaqué par une quelquonque créature. Mais ces petites traces me font penser que c’est une araignée.Le Kommissar se pencha sur le moribond. « Quel est ton nom soldat ? « Soldat Bulhar au rapport… Kommissar… Veuillez recueillir mes derniers instants.Le Kommissar s’accroupit et déposa l’épée sacrée à ses côtés. « Fils d’Angmar, n’aie crainte de la mort. Tu as servi. Si tu as servi dans la loyauté et la dévotion, la mort ne sera qu’une douce caresse. Ne perd jamais la foi. Elle est ta lumière, ne la perd pas dans les ténèbres de la mort. « Kommissar… . L’homme arrêta de parler brusquement et ses yeux se fermèrent. L’homme était mort. Alaryc se releva dans un silence respectueux. Tous les hommes baissaient les yeux, communiant avec le défunt. Le Kommissar ramassa son épée et regarda le fourreau qui pendait aux côtés du corps. Il se pencha et en défit la boucle. Il se l’attacha. Il enleva ensuite un de ses colliers, un vieux collier ramassé au hasard il y avait de ça des dizaines d’années. Il se pencha et le passa autour du cou du mort.Prends en soin camarade. Ton fourreau accueillera la plus belle épée. Vous tous, ne baissez pas les yeux. Cet homme est mort en brave, car il a affronté une mort longue et sans bataille. Il n’a pas eu la chance de se défendre. Gardez bien cela à l’esprit. Il n’a pas eu son combat. Alors lorsque vous aurez le votre, tâchez de rester en vie, car lui n’a pas eu cette chance. Ne gâchez jamais votre chance. Si vous devez mourir, alors mourrez utilement. Mais jamais ne fuyiez un combat, vous comprenez maintenant pourquoi…Le Kommissar repartit avec sa lame au fourreau. Tous les soldats du groupe s’étaient accroupis et priaient pour le salut du défunt. Une bonne chose. Le Kommissar décida de se promener dans la forêt, ruminant de sombres pensées. Il passa de nombreuses heures, perdu et assis au pied d’un arbre, priant et remémorant toutes ses prières. Le monde allait il enfin être purifié ? Alaryc remarqua, lorsqu’il approcha de la clairière, que ses Kosaks avaient déserté leurs arbres pour monter le campement. Il avait été absent beaucoup plus longtemps qu’il ne l’avait d’abord pensé. Il ne se rendit compte que maintenant que le Soleil était couché depuis longtemps. Il n’était pourtant pas fatigué et son esprit était tout à fait lucide.
Alors qu’il approchait de sa tente, il entendit les cris et les cors. L’armée se mettait en marche. Toute l’armée marcherait sur l’Est. Le Kommissar, intrigué, décida de s’approcher de la sombre tour.. . Si jamais l’armée partait en campagne, il serait plus utile à discuter avec les différents chefs de guerre qu’a dormir… Alaryc décida donc de marcher vers le campement de guerre. |
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