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| | La fin d'une vie, la fin d'une quête | |
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Gandalf le Blanc PNJ

Age : 18 Inscrit le : 09 Juin 2006 Messages : 274 Race (dans le jeu) : Istari (Maïar) Alignement (dans le jeu) : Bon
 | Sujet: La fin d'une vie, la fin d'une quête Sam 9 Fév - 19:10 | |
| « Han… han… »
Le noir était étouffant, les respirations haletantes, les visages fatigués. Un silence pesant s’était très vite installé alors que sur le sol gisait un cadavre. Il était de petite taille et formait presque une boule. C’était un Nain. C’était Thoredas Barde-de-Feu. Les regards étaient rivés sur lui, emplis de peine et de regret pour cet être vaillant qui avait donné jusqu’à sa vie pour la quête qu’il avait entrepris. Et quelle quête…
Un puissant battement d’ailes, qui résonna comme un coup de tonnerre furieux déchirant le ciel, parvint à ceux qui vivaient encore, signe que Smaug, le Dragon, fuyait toujours, hors des mines d’Erebor, loin des Montagnes Grises. Un autre bruit résonna alors, plus faible, plus proche, et la lumière fut. Gandalf, le Magicien Blanc, projetait sa lumière bienfaitrice dans la mine, et tout autour se révéla comme purifié par le départ de Smaug.
S’approchant du Nain allongé sur le sol, il posa doucement une main sur son visage et lui ferma les yeux, puis il la déposa sur son front, et marmonna d’incompréhensibles paroles. Le langage de Valinor. Une incantation pour accompagner l’héroïque défunt jusqu’aux grottes de Mandos…
Le Magicien Blanc se redressa de toute sa haute stature une fois cela fait, et posa son regard peiné sur ceux qui avaient aussi accompagné le Nain dans sa quête.
« C’en est fini, maîtres Nains… » |
|  | | Gimli Modérateur

Age : 139 Inscrit le : 10 Oct 2007 Messages : 96 Race (dans le jeu) : Nain Alignement (dans le jeu) : Bon
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Dim 10 Fév - 16:20 | |
| Un bruit sec et métallique retentit dans les ténèbres des mines naines. Soudain, une puissante lumière blanche envahit les lieux, et découvrit Thoredas, ainsi que les visages et les corps éreintés par la fatigue du combat de ses compagnons d'arme. Le genou à terre, appuyé sur sa hache à double tranchant, Gimli, fils de Glóin, releva avec difficulté la tête pour observer le mort glorieux étendu à quelques mètres devant lui.
Son cerveau, engourdi par la chaleur des couloirs du Mont Solitaire et l'épuisement conséquent des nombreux coups de hache distribués, mit quelques instants à se rendre compte de la situation. Alors qu'il reprenait conscience des choses qui l'entouraient, il vit Gandalf, Gandalf le Blanc, s'approcher de la dépouille de Thoredas et poser sa main sur le front du guerrier. N'osant ne serait-ce que bouger un doigt, il regarda en silence le vieux magicien psalmodier doucement une prière dans quelque antique langage qui lui était inconnu. Puis il se releva, et s'adressa à la compagnie.
« C’en est fini, maîtres Nains… »
Ne sachant comment réagir, Gimli baissa la tête; puis, s'appuyant sur le manche de sa hache, il se releva lui aussi, posant une main sur son cœur, laissant l'autre sur son arme, et prit à son tour la parole : « Ainsi nous quitte Thoredas, de la lignée des Barbe-de-Feu. Que son âme rejoigne les forges de Mahal, forgeron de la terre, et que son esprit puisse à jamais s'y reposer en paix. » « He l'ami ! Je reprends à mon compte tes serments, pour que jamais ils ne soient oubliés. »
Puis, relevant la tête, il se tint dans la même position, ému par la mort de son ami, mais fier des chansons épiques qu'il pourrait désormais chanter en son honneur. |
|  | | Koo Nouveau joueur

Age : 308 Inscrit le : 15 Sep 2006 Messages : 66 Race (dans le jeu) : Naine de Nogrod Alignement (dans le jeu) : Neutre (tendance Mal)
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Dim 10 Fév - 20:00 | |
| La lumière venait de percer les étouffantes ténèbres qui n’avaient pas un seul instant quitté les aventuriers depuis leur entrée en Erebor. Les accompagnant tout au long de leur périple jusqu’au repaire de Smaug.
Le temps pour les yeux de la jeune naine de s’habituer à cette éclatante lueur et elle remarqua à son tour le cadavre de Thoredas. Durant l’affrontement elle n’avait pas bien eu le temps de voir ce qui était arrivé au valeureux Nain. Bien que ne se connaissant que depuis peu, elle avait apprit à respecter le guerrier et apprécier l’ami qu’était Thoredas. La nouvelle la marqua profondément , lui rappelant en plus le triste sort qu’avait connu, quelques années auparavant, Telchar, dans les souterrains de Nogrod. Elle venait alors de perdre un autre ami. Koo finit par croire cyniquement, que partout où elle foulait le pied, la mort l’accompagnait. La guerre et les combats n’étaient pas du ressort de cette pauvre naine. Son hommage à Thoredas, mort pour défendre Erebor, fut de déposer aux côtés de la dépouille, son épée qu’elle avait reçu à son arrivée à Nogrod. Qui de mieux placé que la jeune femme pouvait savoir à quel point cette simple petite arme avait de la valeur à ses yeux. C’était sûrement le meilleur geste à faire. La mort de Thoredas avait achevé de convaincre la jeune femme d’arrêter de prendre part aux guerres et autres batailles qui finallement n’amènent plus de douleurs que de réconforts.
Elle posa son épée près du mort, sécha une larme furtive et se retourna vers ses compagnons, sans avoir la force de dire ne serait-ce qu’un mot.
Epuisée par le voyage, éreinté par le rude combat qu’ils venaient de mener à terme et profondemment attristée par la soudaine disparition de Thoredas, Koo préféra s’asseoir quelques instants pour se remettre de toutes ces émotions, sur le premier rocher venu. Après tout, maintenant le dragon hors d‘Erebor, le reste pouvait bien attendre quelques instants que la jeune femme se repose. |
|  | | Rurik Nouveau joueur

Age : 136 Inscrit le : 03 Jan 2008 Messages : 17 Race (dans le jeu) : Nain Alignement (dans le jeu) : Bon / Loyal
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Dim 10 Fév - 21:43 | |
| Tout nain connaît cette sensation. Cette impression de ne faire plus qu’un avec la montagne, avec ces profondeurs abyssales. La noirceur des entrailles de notre mère était impénétrable, et seul les plus téméraires osaient l’affronter directement, sans crainte, ni arrière pensée, car après tout, les Nains n’étaient ils pas les fils de la montagne ? Mais malheureusement, la Montagne avait décidé de rappeler à elle un de ses plus brillants descendants. Mais avant de nous attarder sur la douleur de la perte de cet élément, il était nécessaire de rappeler le pourquoi du comment.
La douceur des ténèbres couvraient les bruits de respiration de l’étrange groupe qui serpentait dans les couloirs creusés par la fuite de notre ami Smaug … Voilà depuis de nombreuses heures que nos amis nains, avec, à leur tête, un être lié avec les puissances magiques, couraient après une créature mythique des plus impressionnante : le dragon Smaug. Le battement d’aile de ce dernier, fort et régulier, rythmait les pas de l’hétéroclite compagnie. Il y à de cela quelques mois, Rurik n’aurait jamais pensé se retrouver en armure de combat complète, plusieurs haches de lancer à la main et à la ceinture, courant vers un ennemi formidable, incroyable …
Le combat avait été rude … Le dragon avait fait des ravages. Ravages qui se révélèrent aux yeux de l’ensemble des protagonistes, grâce à la magie des Valars. Serrant plus fermement son arme dans sa main, retirant son casque, lui cachant alors une bonne partie du visage, il découvrit le cadavre de son ami, Thoredas. La tristesse pris possession de son cœur, ne pouvant croire que le leader de leur quête, ce nain, croisé au détour d’une autre quête, d’une autre révélation, était étendu, ici, recroquevillé sur lui-même.
Les paroles de Gandalf, parole magique par leur coté lyrique et apaisant, vint calmer la douleur de l’âme de Rurik. Un regard vers Koo, elle aussi également affecté, ainsi que Gimli, fils de Gloïn, qui fit la promesse de continuer l’œuvre et le travail de ce dernier. Quelques minutes passèrent, longue et lourde de promesse, avant que notre ami forgeron ne saisisse une de ces haches de lancer, scintillant, éclairant de leur éclat le corps de Thoredas.
Déposant une de ces dernières sur la poitrine du défunt, il prononça quelques mots, à voix basse. Mais sa voix fut amplifiée, et donc, audible par tous …
« Thoredas, mon ami, mon frère … Que cette arme te serve aussi bien dans les ténèbres que dans la lumière … Forgé par moi-même, considère la comme un cadeau, un présent, envers ta fidélité, ta droiture, et ta volonté …
Je te promet que nous redorerons le blason des Nains … Ils se souviendront de toi, pour l’éternité … »
Quelques mots, murmurés dans la langue des anciennes runes, avant que Rurik ne se relève, et ne regarde ses collègues … Les regardant un à un, avec un sourire, il regarda Gandalf le bienveillant … Rurik prit alors la parole, exprimant sa pensée.
«Je ne sais guère ce que vous en pensez, mes amis, mais je considère que cet endroit sera le tombeau de notre ami Thoredas. Aidez moi à déplacer son corps, mettons le en sécurité, avant que nos amis nains ne creusent un caveau digne de ce héros ...»
Joignant le geste à la parole, ayant replacé le casque sur sa tête, il déplaca le corps, d'une manière douce, avant de se retourner vers ses camarades. Il attendait que l'un deux prennent la décision de continuer ... Il espérait qu'il s'agirat de Gimli, le seul d'après lui, ayant les capacités de poursuivre cette quête ... |
|  | | Gimli Modérateur

Age : 139 Inscrit le : 10 Oct 2007 Messages : 96 Race (dans le jeu) : Nain Alignement (dans le jeu) : Bon
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Sam 16 Fév - 0:17 | |
| Gimli observa sans mot dire les hommages respectifs de ses compagnons. Ce fut Koo qui, la première, vint déposer son épée auprès du défunt. Vint ensuite Rurik, qui, après avoir offert l'une de ses propres armes afin qu'elle accompagne l'âme du Nain jusqu'aux rivages blancs, proposa de déplacer le corps, ce qu'il fit. Pris d'un nouveau pincement au cœur, Gimli n'osa bouger, et regarda son compagnon se mettre à l'œuvre. Puis celui-ci se retourna vers eux, comme dans l'attente d'une réponse à une question qu'il n'avait pas posée. Question à laquelle visiblement personne n'était prêt à répondre.
Gimli se remémora les événements qui avaient conduit la troupe jusqu'aux gigantesques salles de l'Erebor. De son départ pour Bree, en passant par l'annonce que lui avait faite Thoredas de l'aide extraordinaire accordée par le Gondor, sa rencontre avec Koo, Rurik et Gandalf qu'il connaissait déjà, jusqu'à leur arrivée devant les portes de la Cité sous la Montagne, et le combat titanesque de Gandalf face au dragon. A présent, chaque instant passé avec Thoredas lui revenait à l'esprit, tandis que les problèmes qui allaient se poser à court terme se bousculaient pour essayer de reprendre le dessus dans l'esprit du Nain. Certes, la menace Smaug avait été éradiquée, mais, désormais, d'autres voyaient le jour, sans laisser le temps aux nouveaux occupants du Mont Solitaire de prendre un peu de repos.
Débarrassant ses pensées, à grand peine et avec regret, de la présence de son feu compagnon, Gimli laissa son regard se perdre dans l'obscurité que la lumière du Mithrandir ne parvenait pas à chasser, tandis qu'il réfléchissait aux éventuelles solutions qui allaient pouvoir être apportées aux nouveaux problèmes.
Alors que le silence engendré par l'hommage collectif à Thoredas se poursuivait, Gimli se résolut à reprendre la parole, après maintes hésitations.
« Amis et compagnons, je sais à quel point la disparition si soudaine de celui sans qui cette quête ne serait pas vous affecte, car elle meurtrit mon cœur autant que le votre. Mais, croyez-moi, parole de Nain : si j'écoutais celui qui dirige mon âme aussi souvent qu'il appelle à l'aide, qu'il crie au secours, je ne serais pas en si bonne forme que je le suis aujourd'hui. Peut-être même serais-je déjà six pieds sous terre. Or, l'existence me l'a appris, il y a un temps pour chaque chose. Et il n'est pas, je crois, le moment de pleurer la mort de notre ami, car des problèmes plus urgents frappent déjà à notre porte. Peut-être vous paraîtrai-je dur et froid, mais je crains que, si le Dragon a bien été chassé, d'autres menaces demeurent dans les recoins les plus sombres du Mont Solitaire, ainsi qu'à nos frontières. Ici vivent encore ces vermines que sont les gobelins, et il nous faut nous en débarrasser au plus vite, sans quoi ils pourraient devenir un véritable fléau. Smaug a certes dû grandement réduire leur population, mais ils n'en restent pas moins une menace sérieuse. Ensuite, je redoute que ce même dragon qui nous a causé tant d'ennuis, n'ait abattu les protections magiques qui se dressaient autrefois entre la surface et l'Erebor, d'autant que les Orientaux qui sont tout proches de nos frontières sont et resteront un danger pour notre nation. »
Gimli marqua une courte pause. Il n'était pas habitué aux longs discours, et il voulait que les autres aient le temps de parfaitement assimiler tout ce qu'il disait. Par chance, étant avant tout combattant, le Nain était en revanche relativement à l'aise lorsqu'il s'agissait de guerroyer ou de mettre en place des stratégies ayant des buts similaires, et il abordait sa prochaine prise de parole avec plus d'assurance et de détermination que la précédente.
« Bien, reprit-il. Dans le but d'en finir au plus vite avec toutes les tâches qui nous attendent, je vous propose un plan qui nous permettra de répartir au mieux les tâches entre nous, selon, bien sûr, nos capacités respectives. Nous pouvons en discuter, cela va de soi, mais je préférerais que nous l'appliquions au plus vite. Le voici donc : Tout d'abord, Tharkûn, je sais que votre combat face à la Bête a été éprouvant. Mais j'ai encore besoin de vos services, et je pense que cela ne peut être remis à plus tard. Comme je vous l'ai dit, je crains que les défenses magiques de l'Erebor n'aient été mises à bas. J'aimerais que vous le vérifiiez, et au besoin, que vous leviez à nouveau celles qui seraient tombées. Si quelque rejeton maléfique devait revenir ici, autant qu'il ne puisse pas pénétrer facilement dans la montagne. Oh ! Et, bien sûr, lorsque je dis ceci, je pars du principe que l'Erebor était défendu par l'art si complexe qu'est la Magie. Rurik, quant à toi, confrère de la chopine et forgeron de renom, je pense que ta présence auprès du Magicien Blanc ne sera pas négligeable. Si l'Erebor était il y a bien longtemps jugé imprenable, il me semble que ses grandes portes de métal et ses murs ont besoin d'être contrôlés. Aussi, tandis que Tharkûn s'occupera de son domaine, j'aimerais que tu vérifies l'état des lourdes infrastructures de la cité. Si quelque fissure dans nos portes devait par la suite nous coûter la montagne, alors toute notre quête aurait été vaine. Enfin, pour terminer, restent Koo et moi-même. Accompagnés des soldats du Gondor encore en état de combattre, nous irons vider les galeries de la cité de la vermine gobeline qui l'infeste. Cette colocation n'a que trop duré entre Nains et Gobelins, et nous allons y mettre un terme. Koo, tes talents de discrétion et de pistage nous serons fort utiles pour dénicher les dernières créatures répugnantes qui infestent encore ces lieux. Voilà donc en quoi consiste mon plan. Si l'un d'entre vous a une quelconque objection, qu'il en fasse part dès maintenant. Sinon, je pense que nous pouvons d'ores et déjà rejoindre nos tâches respectives. Ah ! Oui. Reste aussi le problème du trône de l'Erebor, dont nous aurons tout le loisir de débattre par la suite. »
Le Nain s'interrompit à nouveau, et regarda longuement ses compagnons. Il sentait leur fatigue autant que la sienne, mais il savait que ce qu'ils ne faisaient pas dès lors risquait de devenir problématique par la suite, et il était bien forcé d'en demander encore un peu à ceux qui avaient déjà tant donné. _________________ «Il y en a bien assez pour tous les deux, que le meilleur des Nains gagne !» |
|  | | Gandalf le Blanc PNJ

Age : 18 Inscrit le : 09 Juin 2006 Messages : 274 Race (dans le jeu) : Istari (Maïar) Alignement (dans le jeu) : Bon
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Dim 17 Fév - 21:37 | |
| Ainsi parla Gimli fils de Gloïn et il fut écouté avec la plus grande attention par le Magicien Blanc, celui qu’il appelait Tharkûn. Ce dernier, tout en propageant la lumière proférée par les Valars, accompagnant par sa pensée le nain Thoredas sur son chemin vers les grottes de Mandos, prêtait une grande importance aux paroles et actes de chacun. Il en tira que tous avaient une grande valeur, un respect des morts aux combats et un honneur qui caractérisait souvent leur race.
« Maître Gimli. »
Sa voix se répercuta sur les parois de la mine et résonna, puissante, claire, affirmée. Sa grande silhouette toute de blanc se tourna vers le Nain à qui il s’adressait, et son visage marqué par la rude bataille était à la fois grave et bienveillant.
« Vos paroles sont dignes d’un guerrier avéré et d’un chef accompli, je ne saurais le contester, maître Nain. Mais regardez autour de vous, et vous verrez une réalité plus triste que celle que vous croyez : les hommes sont fatigués, vos compagnons aussi. Ces soldats ont combattu bien plus qu’ils n’auraient jamais dû et avec bien plus de force qu’ils n’auraient jamais crû. Ils ne peuvent combattre encore… Vous demandez plus qu’ils ne le peuvent. Laissez moi ériger assez de protections magiques comme vous me le demandez, et quant à vous maîtres Nains, sortez et allez quérir l’aide de ceux à qui Erebor revient. Je parle de ceux qui se sont exilés à l’arrivée de Smaug, et vos cousins de Nogrod, de Belegost, de Khazad-Dûm. Beaucoup n’ont pas quitté totalement les Montagnes Grises, s’installant dans des grottes plus précaires, moins profondes. Que le peuple d’Erebor revienne là où il doit être, et il fera naître de lui-même un nouveau Roi sous la Montagne. »
Il s’était voulu le plus clair et concis possible, car le temps n’avait guère joué en leur faveur durant la quête, et il sentait un danger s’approcher… |
|  | | Rurik Nouveau joueur

Age : 136 Inscrit le : 03 Jan 2008 Messages : 17 Race (dans le jeu) : Nain Alignement (dans le jeu) : Bon / Loyal
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Lun 18 Fév - 0:44 | |
| Un sentiment de malaise pris naissance dans les entrailles de Rurik, lorsque ce dernier prit soin de déplacer le corps de son ancien ami, Thoredas. Malgré les chaleureuses paroles qu'il avait tenu, il frissonna, tout en se disant que cela aurait peut être pu être lui, mort, allongé sur la terre dure et froide des mines d'Erebor. Mais point de temps était donné aux sentiments ... Notre quête devait se poursuivre, se terminer, et se conclure, comme nous le rapella avec tant de hardiesse notre ami Gimli. Rurik l'avait su, dès leur première rencontre : ce n'était point un nain ordinaire, pas un de ces guerriers qui se battent uniquement pour le goût du sang noir des gobelins. Ce nain croyait en la renaissance, en l'espoir de la reconstruction d'un royaume nain, en un projet politique. Et cela faisait depuis tant de temps que Rurik attendait qu'un tel nain lui fassent prendre les armes, et qu'enfin, ils agissent au nom de son peuple.
Ecoutant d'une oreille attentive le discours de notre cher Gimli, quelques références à leur court, mais néanmoins déjà bien rempli passé, le faisant sourire. Ce soir où, à l'auberge de Bree, il l'avait rencontré, où il s'était laissé berçé par la douce folie de ces quêtes que tous nains jugeaient insurmontables. Que de chemin parcouru, que de chopines vidées tous ensembles, que de nouveaux amis rencontrés ...
Sa mission, confié par son charismatique, et non moins sympathique ami, lui convint tout à fait. Cela faisant depuis plusieurs semaines qu'il n'avait pu toucher à un marteau de forge, sentir la chaleur étouffante, mais tellement vivifiante du feu sacré des Forges. En parcourant les galeries, il avait pu remarquer quelques endroits dédiés à la forgerie, mais rien de bien comparable à celle de son éternelle royaume. De plus, parcourir les portes enchantées de cette capitale serait des plus plaisant, mais aussi des plus intéressant ... Rurik étant toujours à la recherche d'élément pouvant améliorer son savoir, apporter encore plus de nourriture à son lui intérieur. Il avait mûrit, sur le plan politique et intellectuel ... Il avait changé ...
Alors qu'il se berçait des futures et (im?)probables découvertes, la voix forte de Tharkûn le fit tirer de sa rêverie. Et il est vrai qu'à la mention de la fatigue des corps, la hache de lancer de Rurik se fit plus lourd, son corps, plus ankylosé. Leur mental leurs avaient permis de venir jusqu'ici, jusqu'en ce lieu ... Mais encore combien de temps ?
Il est vrai que je ne me suis point reposé depuis des heures, et que les propos de Gandalf sont véridicts ... Nous sommes aussi fatigués que nos compagnons humains ... Mais Tharkûn ne se reposera pas immédiatement lui aussi ... Je ne vois pas pourquoi ce dernier travaillerait, tandis que nous, nous reposerions sur nos tendres et douces côtes de mailles ... Incongrue ! Un nain qui ne travaillerait pas dans une mine ...
Après les quelques propos de Tharkûn, Rurik décida de prendre la parole ...
" Il est vrai, maître Tharkûn, que la fatigue se fait pesante dans nos esprit, ainsi que dans nos corps. Toutefois, je rejoindrais les propos de mon valeureux ami Gimli. Il est nécessaire de faire des ultimes préparatifs, avant de goûter un repos des plus mérité.
Auriez vous oublier la tenacité de notre peuple, Tharkûn ? Tant que le travail ne sera pas terminé, nous ne nous reposerons point. Se retournant vers Gimli Mon ami, la tâche que tu me confie me va à merveille. Mais je tiens à te prévenir : certaines portes risquent d'être dans un état plus que déplorable ... Du peu que j'ai vu des forges, je ne pense pas pouvoir réaliser toutes les réparations nécessaires sur place ...
Ce que je vous propose, c'est de faire un tour rapide des dégâts matériels, ainsi que des défenses physiques de la Cité ... Je vous ferais un rapide compte rendu, avant de réparer les anciennes forges. J'irais également en personne demander de l'aide, en la Cité de Belegost, afin de trouver les meilleurs forgerons du Royaume Nain ... Qu'en pensez vous ? "
La question du royaume d'Erebor était resté en suspens quelques instants ... Rurik considérait que ce n'était point le plus important ... Pas en ce moment ... |
|  | | Gimli Modérateur

Age : 139 Inscrit le : 10 Oct 2007 Messages : 96 Race (dans le jeu) : Nain Alignement (dans le jeu) : Bon
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Lun 18 Fév - 2:40 | |
| « Humpf... »
Comme tout Nain, Gimli avait horreur d'être contredit. Cependant, il avait une assez grande confiance en le Magicien Blanc pour accorder crédit et estime à ses paroles. Aussi baissa-t-il les yeux quelques instants, avec une légère moue, signe chez lui de réflexion et d'intense débat intérieur. L'idée d'abandonner si tôt le royaume reconquis déplaisait particulièrement au Nain, mais il était plus que vrai qu'il était difficile d'en demander plus aux hommes qui les avaient jusqu'ici accompagnés. Gimli lui-même sentait tous les signes d'une intense fatigue se manifester dans ses membres. Ses mouvements se faisaient plus lents et moins précis, et déjà il luttait contre ses paupières qui tentaient de se refermer sur ses yeux. Mais, malgré son épuisement, il écouta avec une attention redoublée par cette même fatigue le célèbre forgeron lorsque celui-ci prit enfin la parole. Depuis qu'il connaissait Rurik, Gimli n'avait eu de cesse d'essayer d'en apprendre plus sur ses techniques de forge, car la famille du compagnon du fils de Glóin était célèbre pour ses talents de forgeron dans toutes les mines Naines, malgré la popularité d'Hatori Hanzok, dont le travail ne pouvait cependant être égalé. Et, s'il y avait bien une personne dont l'avis ne lui était pas indifférent, il s'agissait sans nul doute de Rurik.
Son intervention le laissa d'autant plus perplexe qu'elle s'inscrivait très exactement dans la suite de la sienne, et était en quasi opposition avec la proposition de Gandalf, malgré certaines similitudes. Gimli réfléchissait. Il ne savait trop par où commencer, et il méditait sur les dires de ses compagnons. La meilleure solution était encore de tenter de concilier les deux points vue, et c'est exactement ce qui fit le Nain.
« Bon... Gandalf, votre sagesse n'est, ma foi, plus à démontrer, et je crois que je pourrais me fier à vos paroles autant qu'à ma hache et mon armure sur un champ de bataille. Il est vrai, oui, je dois le reconnaître, que nous sommes tous exténués. Tout ceci a été bien éprouvant. Oui, je vous ai appelé par votre nom humain, car c'est d'eux dont je vais à présent parler. En vérité, ma première proposition était faussée par des éléments que je n'avais pas pris en compte : une grande majorité de cette expédition est composée d'Hommes, et, malgré leur bravoure tout à fait incommensurable, je crains que leur corps déjà très endurant ne le soit pas autant que celui de nous autres, Nains. Et, vous avez bien raison, ils méritent amplement de se reposer. Ce que nous aussi nous devrions faire, car la fatigue peut s'avérer la pire des ennemies au combat : elle affaiblit votre garde, et diminue votre précision. Aussi, voici ce que je pense être une solution plus modérée : Reposons-nous une nuit ici-même. Cette salle est assez vaste pour tous nous accueillir, et y dresser nos camps. Restaurons-nous, abreuvons-nous, et dormons. Je ne sais si, dehors, il fait jour ou bien nuit, mais je sais que mon corps entier tend à me convaincre que le soleil est déjà passé de l'autre côté de l'horizon. Demain, nous partirons avec vous, Gandalf, tandis que les hommes resteront ici pour assurer la défense de la cité en cas d'ennui. Je pense d'ailleurs qu'ils ne devraient pas trop en avoir, aussi cela leur permettra-t-il de prendre le repos qui leur est nécessaire. Mais, comme je le disais précédemment, il reste encore beaucoup à faire, et vous comme moi et mes compagnons Nains, Gandalf, pouvons encore nous passer de quelque réconfort pourtant bien mérité. Donc, demain, nous partirons ensemble faire les vérifications nécessaires dans la cité. Je pense qu'une journée sera amplement suffisante pour une inspection rapide de l'Erebor, après quoi nous reviendrons au camp, pour prendre une nouvelle nuit de sommeil. Au matin du second jour, nous quitterons le Mont Solitaire, pour chacun nous diriger vers un Royaume Nain et, comme vous l'avez si justement suggéré, aller quérir l'aide de nos cousins. Puisque Rurik l'a proposé, alors il se rendra en Belegost. Moi-même j'irai à Khazad-Dûm, tandis que notre amie Koo se rendra à Nogrod, sa patrie. Puis-je, Gandalf, vous faire confiance pour ériger les dernières barrières de l'Erebor durant notre absence ? Bah ! Quelle question, je le peux évidemment. Il me semble vous avoir entendu évoquer des Nains qui vivraient encore ici-même ? Je pense que vous pourriez tenter de les convaincre, si d'aventure vous les rencontriez. La renommée du Magicien Blanc ne doit pas leur être étrangère ! »
Gimli laissa échapper un rire suivi d'une légère toux. Bien que les circonstances ne s'y prêtent pas, il lui fallait évacuer la tension des heures passées, et quoi de mieux que le rire pour ce faire ? Cependant, il lui restait encore un dernier point à aborder.
« Bien sûr, nous nous servirons pour ces voyages des poneys qui transportaient les vivres depuis le Gondor. Trois bêtes, surtout après ces six longs mois et dans une troupe sédentaire, ne devraient pas manquer. Mais il y a encore une personne que nous n'avons point entendu, et dont l'avis m'est aussi cher que celui de chacun d'entre vous. »
Le Nain pivota sur place pour faire face à Koo, qu'il fixa, la tête légèrement inclinée vers le bas, tout en restant attentif à une éventuelle réaction de ses deux autres compagnons. _________________ «Il y en a bien assez pour tous les deux, que le meilleur des Nains gagne !» |
|  | | Rurik Nouveau joueur

Age : 136 Inscrit le : 03 Jan 2008 Messages : 17 Race (dans le jeu) : Nain Alignement (dans le jeu) : Bon / Loyal
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Lun 18 Fév - 14:33 | |
| Quelques minutes après la courte déclaration de Rurik, le nain eut la preuve de la qualité de l'éloquence de son nouvel ami. Commençant par répondre à Gandafl, Rurik en profita pour regarder les alentours, qu'il n'avait vu que fugacement, tout à l'heure. Quelques soldats humains avaient rejoint la troupe naine ; ils restaient en retrait, attendant avec la patience du militaire les ordres et les décision des nains. Leur adressant un geste de la main, ainsi qu'un sourire, il retourna son attention vers Gimli.
Les mains dans sa barbe, il s'adressa ensuite aux autres, en leur proposant son plan. Hochant la tête, parfois avec un sourire de satisfaction, lorsque Gimli évoquait la supériorité physique, mais néanmoins réelle des nains, Rurik jugeait cette solution comme intermédiaire.
Ainsi, chacun trouverait son compte ... Chacun trouverait une satisfaction. Les hommes se reposeront, ainsi que les nains, avant le lendemain, jour où les défenses seront passés totalement en revue. Une légère moue se fit derrière la barbe de Rurik lorsque que Gimli évoqua le fait que les défenses seraient rapidement visités ... Les portes seront les principales défenses qui seront détaillés, vérifiées ... Les défenses annexes viendront par la suite ... Ne voyant pas d'autre chose à rajouter, Rurik se contenta d'un hochement de tête et d'un regard approbateur envers Gimli.
Regardant ensuite Koo, qui avait encore l'air d'être abbatu par la mort de Thoredas, Rurik se dirigea vers les gardes, et s'adressa à eux, en les regardant de sa haute stature. Il leur demanda d'allumer différentes torches, et de les accrocher aux quatres coins de ce vaste hall ... Ainsi, on n'y verrait bien plus clair.
Une fois cela fait, il se dirigea vers le reste de ses compagnons, toujours en attente d'une hypothétique réponse de Koo ... Elle avait l'air d'être perdu dans ses pensées. |
|  | | Koo Nouveau joueur

Age : 308 Inscrit le : 15 Sep 2006 Messages : 66 Race (dans le jeu) : Naine de Nogrod Alignement (dans le jeu) : Neutre (tendance Mal)
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Sam 23 Fév - 18:44 | |
| Après ces paroles échangées, Koo se leva, sans prononcer un mot. Les propositions successives de ses compagnons avaient laissé la jeune naine dans le doute le plus total, ne sachant pour quelle solution pencher. Aussi vraies qu’étaient les paroles de Gimli sur la nécessité d‘agir au plus vite afin de contrer toute éventuelle menace gobeline, celles de Gandalf étaient plus sages et réfléchies. Et bien que le rôle de Koo, dans le plan échaffaudé par Gimli, ne lui donnait pas le rôle le plus dangereux, elle pensait à ses compagnons fourbus et aux soldats du Gondor, qui en plus d’avoir à porter une lourde armure, avaient fait un long chemin, combattu le dragon et essuyés de lourdes pertes. Ils étaient sûrement bien plus fatigués que la naine, qui elle-même ne tenait déjà presque plus sur ses jambes, sentant la fatigue gagner peu à peu son corps.
La solution de facilité eût été de partir ensemble, maintenant le dragon hors d‘état de nuire, quémander de l’aide, et ainsi laisser l’Erebor sans la moindre défense. Mais ceci n’aurait eu pour seul résultat que de retrouver, à leur retour, la ville infestée de peaux vertes, ruinant alors tous leurs efforts, et cela elle ne pouvait l’accepter après ce qu’ils avaient dû endurer depuis le début de l‘aventure.
Le pouvoir du Magicien Blanc ? Koo avait put constater sa puissance destructrice lors du combat contre Smaug, voyant d’ailleur la défaite de ce dernier, mais elle gardait cependant une certaine réserve vis-à-vis de tous ces artifices. Après tant d’années passées dans les profondeurs de Nogrod, ce pouvoir la dépassait totalement, n‘ayant jamais vu quoi que ce soit de semblable auparavant.
… Et l’on ne peut jamais totalement accorder sa confiance à quelque chose dont on ignore jusqu’à l’origine même.
Soudain elle se décida à prendre la parole, la première fois depuis la fin tragique de Thoredas.
« Le plus logique ne serait-il pas de laisser le gros des troupes ici, comme défense d’Erebor et de n’envoyer que quelques messagers trouver les nains des cités environnantes ? Nous sommes encore assez nombreux pour nous permettre de laisser quelques personnes se charger de cette besogne. Il est, à mon humble avis, inutile de dépêcher nombre de personnes pour un travail bien moins dangereux que celui dont nous avons eu cure jusqu’à présent.
Les cités naines étant parfois hostiles aux étrangers, arriver avec une armée, d’humains qui plus est, n’est pas le plus approprié. Aussi, seuls des Naugrims peuvent espérer convaincre leurs frères de sortir de leur mine ! Puisque Rurik se propose de partir pour Belegost, je peux quant à moi aller quérir de l’aide à Nogrod. Ce ne sera pas chose aisée mais je bénéficierai peut-être d’une écoute plus favorable que celle accordée généralement aux étrangers. Avec les agitations qui ont rythmés la vie de la cité ces dernières années, les habitants préfèrent éviter de se mêler à quelconque aventures.
Les défenses magiques apportées par Gandalf et les quelques centaines de Gondoriens armés dont nous disposons, devraient être amplement suffisants pour assurer la protection de la cité, du moins jusqu’à notre retour des villes naines, ce qui ne devrait nous prendre que quelques jours, semaines tout au plus. Après un repos bien mérité, cela va de soi ! Il faudrait être sacrément téméraire pour reprendre la route de suite et endurer plusieurs semaines de voyage après toutes ces péripéties. »
… Elle laissa le silence planer quelques instants afin de reprendre son souffle, et finit par ajouter…
« Et puis ici, je risquerai plutôt de gêner. Mon expérience à l‘art du combat est plus que limitée. »
Elle laissa échapper un bref sourire et se rassit, attendant la réponse de ses compagnons quant aux suggestions qu’elle venait de leur soumettre. |
|  | | Gimli Modérateur

Age : 139 Inscrit le : 10 Oct 2007 Messages : 96 Race (dans le jeu) : Nain Alignement (dans le jeu) : Bon
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Mer 27 Fév - 15:23 | |
| Gimli écouta attentivement Koo, hochant la tête de temps à autre pour signifier son approbation. Et, de tout ce qu'il put alors entendre, rien ne vint s'opposer à ses propres idées. S'il avait escompté le soutien de la Naine, il ne s'était pas attendu à ce que ses intentions soient si proches des siennes. En effet, la garnison du Gondor et Gandalf seraient amplement suffisants pour défendre l'Erebor. Mais, si les Hommes pouvaient se permettre de rester jusqu'au retour des Nains, car c'était là leur charge et leur devoir, il n'en était peut-être pas de même avec le Magicien Blanc. Ce dernier avait certainement d'autres affaires en cours, et Gimli craignait qu'il ne s'en aille avant le terme de leur aventure, qui, malgré les apparences, était encore loin d'être finie. Cependant, le Nain décida de ne pas aborder le sujet, de crainte de provoquer lui-même ce qu'il ne souhaitait pas voir arriver, et, surtout, afin de mieux se concentrer sur les problèmes en cours, qui avaient un caractère bien plus urgent.
« Eh bien, il me semble que les paroles des notre amie Koo sont plus que censées. Pour ma part, et si personne ne souhaite ajouter quelque chose, je pense que nous pouvons d'ores et déjà installer les camps. »
Quittant quelques instants la petite troupe, il revint rapidement avec ses affaires de voyage, dont deux ou trois couvertures miteuses, qu'il installa rapidement sur le sol. Se saisissant de l'une d'entre elles, il se dirigea vers l'endroit où Rurik avait déplacé le corps de Thoredas puis, arrivé à sa hauteur, la déposa avec précaution sur le Nain. Puis, attrapant une feuille d'herbe à pipe dans une sacoche qu'il gardait à sa ceinture, ainsi que l'une des deux pipes qui y étaient accrochées, il déposa ses propres cadeaux près du feu guerrier, glissant au passage ces quelques mots :
« La hache et l'épée te seront utiles pour ton voyage, mais cette herbe de la Comté, elle, te sera indispensable ! »
Retournant auprès de ses compagnons, il alluma la pipe qui lui restait après y avoir fourré un peu d'herbe. Tirant sur son "morceau de bois taillé", comme se plaisaient à l'appeler certains profanes dans cet art, il alla s'asseoir sur ses couvertures.
« En tout cas, je n'ai plus rien à rajouter. »
Gimli laissa son regard se perdre dans le vide, continuant à fumer sa pipe. _________________ «Il y en a bien assez pour tous les deux, que le meilleur des Nains gagne !» |
|  | | Rurik Nouveau joueur

Age : 136 Inscrit le : 03 Jan 2008 Messages : 17 Race (dans le jeu) : Nain Alignement (dans le jeu) : Bon / Loyal
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Jeu 28 Fév - 17:09 | |
| « Entendu, amis nains … Je n’ai rien de plus à rajouter pour ma part … Je pense que Koo a très bien synthétisé nos pensées. »
Un sourire échangé avec cette dernière, avant de ne sentir la douce et tenace odeur de l’herbe à pipe. Il n’avait même pas remarqué l’absence de ce dernier, partit s’éclipser, afin de procéder à quelques offrandes pour le dernier voyage de Thoredas … Son esprit s’était absenté quelques instants, tentant de synthétiser l’ensemble des événements qui venait de se produire. Enfin du repos … Après toutes ces heures, après avoir parcouru et crapahuté à travers l’ensemble de l’Erebor.
Il n’arrivait pas à le croire. Se délestant de son sac, qu’il rattrapa avant qu’il ne touche le sol, il enleva également son heaume de sa tête, laissant apparaître ses cheveux roux et hirsutes … Ils étaient également sales, et désordonnées … Des cheveux qui avaient passés plusieurs heures sous un casque, avec la transpiration et toutes les saletés de ces mines … Ils étaient encore en bon état.
Il s’accroupit, sentant alors chacun de ses muscles de se tendre, avec souffrance. Il ouvrit son sac, cherchant alors également sa pipe à fumer. Il en sortit également une herbe à fumer, qui n’était pas de la même provenance que celle de Gimli. La sienne avait un goût plus amer, et provoquait une couleur bleue à chaque expiration. En même temps que ses recherches, il n’arrêta pas de penser ; penser à l’ensemble des péripéties qu’il avait connu et vécu.
Que de chemin parcouru en quelques mois … Et dire que je me vois encore, à la table de la réunion des Forgerons de Belegost, en train de pester contre l’incompétence de nos souverains … D’ailleurs, quelques gardes m’avaient fait comprendre qu’il était temps de quitter ma Cité. Heureusement que j’avais eu vent de cette expédition, alors que je me rendais de nouveau à Khazad Dhum. Gimli … Koo … Gandalf … Thoredas … Vous avez changez ma vie, tous autant que vous êtes …
Me relevant, je regardais de nouveau Gimli, avant de le voir perdu dans ses pensées. Ne voulant pas le déranger, Rurik se dirigea vers les soldats gondoriens, leur annonçant les ordres préliminaires. Qu’ils montent le camp dans cette caverne, qu'une dizaine d’hommes monte encore la garde, à tour de rôle, bien entendu, afin d’éviter tout ennui quelconque, mais repos général pour tout le monde … Le capitaine soupira d'aise, tout en remerciant le nain.
Accompagné d’un sourire, je retournais voir mes compagnons. Leur faisant un signe de tête, je les invitais à venir s’asseoir, autour d’un foyer que j'étais en train de monter. Faisant le tour de la caverne, ramassant quelques pierres, afin d'éviter de faire déborder le feu, je finis par demander de l'aide aux Gondoriens ...
Nous allions profiter ensemble d’une bonne soirée, dans un des endroits les plus hospitalier du monde : une mine naine. Alors que je terminais les préparations, invitant mes compagnons d'un signe de la main et de la tête, j'attendis une réaction de leur part ...
« Venez, mes amis … Reposons nous quelques temps autour d'un bon feu que seul les Nains savent faire ! » |
|  | | Gimli Modérateur

Age : 139 Inscrit le : 10 Oct 2007 Messages : 96 Race (dans le jeu) : Nain Alignement (dans le jeu) : Bon
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Jeu 28 Fév - 19:04 | |
| Du porc salé. Une bonne tranche de porc salé, accompagnée d'une honorable pinte de bière, Naine ou Hobbite, le tout dégusté dans un des célèbres smials des petites gens, ou, à défaut, dans une taverne chaude et accueillante. Voilà de quoi rêvait Gimli, tout en fumant sa pipe. Depuis leur départ à l'aventure, ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion de prendre un véritable repas autour d'une table et assis au coin d'un feu, quoiqu'ils n'aient pas manqué d'en faire à la tombée de la nuit. Son regard reflétait une sorte d'hébétude dans laquelle il était plongé, et sa fatigue n'aidait en rien le Nain à en sortir. Les saveurs de ces mets, si savoureux, en provenance de la Comté ou des autres royaumes Nains, et dont il se régalait il y a de cela presque six mois, hantaient l'esprit de Gimli autant que l'aurait fait un fantôme vengeur. Rien de ce qu'il avait mangé jusque là ne se rapprochait de la perfection culinaire -tout du moins pour un Nain- à laquelle il était, peut-être trop, habitué. Et c'était compréhensible. La quête qu'ils avaient entreprise n'avait rien de banale, bien au contraire. Il ne s'agissait pas là d'une simple excursion de quelques aventuriers dans leur pays natal. Non. Il s'agissait bel et bien d'une expédition militaire, et plusieurs centaines de bouches devaient quotidiennement être nourries. Aussi les vivres avaient-ils été partagés et distribués en maigres rations, et ce afin de faire durer les provisions jusqu'au terme du voyage. Et, justement, le voyage semblait se terminer dans cette obscure salle du Mont Solitaire, bien que pour Rurik, Koo, Gandalf et Gimli, il doive se poursuivre encore quelques temps.
Ce fut la voix de Rurik, qui les invitait à venir se reposer autour d'un feu, qui décida finalement Gimli à entamer un jambonneau qu'il avait pris soin de faire emballer et emporter par les Hommes du Gondor avant leur départ de Minas Tirith, et ce en prévision de réjouissances à leur arrivée en Erebor. Se levant brusquement, comme sous l'impulsion magique de son estomac, le Nain se dirigea avec une hâte non dissimulée vers l'un des poneys chargés de sacs remplis de nourriture, avant de se mettre à fouiller énergiquement ces derniers à la recherche de son fameux jambonneau. Soudain, le Nain fit un bond prodigieux en arrière, trébuchant au passage et s'écroulant lourdement sur le sol.
« Malédiction ! »
Là, dans le sac qui aurait dû être plein d'un énorme morceau de viande, dormaient, ni plus, ni moins, une bonne demi-douzaine de rats, repus d'un repas qu'ils n'avaient en rien mérité.
« Par toutes les barbes de mes ancêtres ! Sales petits rongeurs ! Voici ce qui vous en coûtera de voler le dîner d'un Nain ! »
Dégainant sa hache avec une rapidité sans égal, il trancha d'un coup violent et bien ajusté le sac en son milieu, manquant de peu d'éventrer le pauvre poney, mais séparant en deux parties bien distinctes une bonne partie de la famille rat qui, visiblement, si elle avait pu rentrer dans le sac et se repaître avec joie du feu jambonneau, n'avait pu s'en extraire.
Ne prenant pas la peine de poursuivre les quelques survivants au massacre, qui avaient fui sans demander leur reste, Gimli rangea sa hache et, fouillant un autre sac, en sortit quelques saucissons et du pain, d'allure bien moins impressionnante que le festin d'origine, mais qui ne manqueraient pas de satisfaire la petite troupe.
Revenant s'asseoir auprès de l'endroit choisi par Rurik pour allumer son feu, et ramassant au passage la pipe qu'il avait malencontreusement laissé tomber au cours de son altercation avec les rats, il posa avec contentement les denrées ainsi sauvées de l'appétit ravageur des rongeurs sur le sol de pierre de la mine.
« Voilà qui devrait satisfaire nos besaces, ma foi fort mises à l'épreuve depuis quelques temps ! »
Joignant le geste à la parole, il se mit en devoir de découper une part de saucisson, puis, après l'avoir insérée entre deux tranches de pain, en proposa à ses compagnons.
Alors qu'il s'empressait d'avaler un peu de vin contenu dans une petite outre elle aussi accrochée à sa ceinture, afin d'accompagner le saucisson, et malgré la relative chaleur apportée par l'alcool, il sentit un frisson lui parcourir tout le corps, s'insinuant jusque dans ses os, sa moelle, comme s'il avait été trempé dans une eau glaciale alors qu'il sortait tout juste des forges. Manquant de renverser sa gourde, il agrémenta ses bruits de mastication d'un "Brrrrrr !" fort éloquent. Sans plus s'interroger sur la provenance de ce froid soudain, il avala une nouvelle gorgée de vin, sans pour autant réussir à chasser cette désagréable impression.
« Et bien, amis, ne serait-il pas temps d'allumer ce feu ? J'ai cru un instant me retrouver sur le Col de Caradhras, et, d'ailleurs, si les murs de l'Erebor ne me persuadaient pas de l'inverse, je m'y croirais encore ! » « J'aiderais volontier celui qui décidera de mettre en fuite cet air glacial; je ne tiens pas à terminer congelé. » _________________ «Il y en a bien assez pour tous les deux, que le meilleur des Nains gagne !» |
|  | | Gandalf le Blanc PNJ

Age : 18 Inscrit le : 09 Juin 2006 Messages : 274 Race (dans le jeu) : Istari (Maïar) Alignement (dans le jeu) : Bon
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Jeu 28 Fév - 20:25 | |
| Après l'effort venait le réconfort... Rurik avait aménagé un petit endroit pour les compagnons de la quête, et Gimli l'avait suivi avec un fort enthousiasme non dissimulé. La perspective d'un instant de répit ne rebutait absolument pas le Magicien Blanc, et cela lui donnait même un léger sourire après tant d'évènements et la tragique mort du Nain Thoredas.
Pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'être préoccupé... Quelque chose approchait lentement de la compagnie, quelque chose de mauvais. Ce n'était certes pas le Dragon Smaug qui revenait, mais ça ne semblait malheureusement pas moins dangereux... A croire qu'ils étaient maudits, tant ils étaient accablés en cette journée de malheurs que la demi-libération d'Erebor ne parvenait pas encore, dans l'esprit du Magicien, à compenser. Et ça n'allait pas en s'améliorant...
Gimli fut soudainement prit d'un frisson qui surprit Gandalf, et tandis qu'il proposait innocemment et non sans plaisanterie d'allumer un feu, le Magicien Blanc s'avéra être encore plus soucieux.
« Veuillez m'excuser, maîtres Nains... Commencez à festoyer sans moi, il me faut prendre un instant de solitude. »
Des paroles bien énigmatiques, pour un personnage lui-même enigmatique, comme l'avait si bien reconnu Koo. Soucieux de montrer un certain réconfort, il leur adressa un semblant de sourire et s'en alla bien vite. Lui qui s'était, fatigué, approché de l'endroit improvisé par Rurik, s'en éloigna avec une nouvelle énergie insufflée en lui. C'est armé de ce regain de force qu'il sortit de la caverne où si peu auparavant, Smaug s'était acculé pour affronter les compagnons de la quête.
Le froid gagnait un peu plus la mine... Le mal s'approchait... Gandalf, levant avec hâte son bâton, le fit taper sur le sol, en laissant échapper un étrange halo de lumière d'un blanc quelque peu argenté et bleuté à la fois. Cette lumière bienveillante et protectrice se propagea avec célérité autour de lui comme un cercle dont le Magicien en était le centre, la source. Ainsi était levé une première barrière magique, fatiguant encore plus le corps du vieillard qui s'en était pourtant fixé le devoir. C'était bien peu pour retenir ce qui approchait...
Mais tandis que les Nains et les Hommes s'affairaient dans cette cavité de la mine, le Magicien Blanc levait d'autres protections pour tenir aussi loin qu'il le pouvait le mal de ceux qui avaient déjà tant souffert, dans leurs corps et dans leurs âmes... certains au prix de leur vie... |
|  | | Koo Nouveau joueur

Age : 308 Inscrit le : 15 Sep 2006 Messages : 66 Race (dans le jeu) : Naine de Nogrod Alignement (dans le jeu) : Neutre (tendance Mal)
 | Sujet: Re: La fin d'une vie, la fin d'une quête Lun 3 Mar - 17:32 | |
| Alors que tous s'affairaient au camp, Koo était restée en retrait. Ressassant l'ensemble de la conversation, elle s'aperçut avec effroi qu'elle avait omit de mentionner un léger problème, dans son empressement ce petit détail lui était complètement sortit de l'esprit. Rentrer en Nogrod lui poserait plus de soucis que prévu. S'étant enfuie telle une fugitive de sa cité natale, elle ne pouvait prévoir les réactions de ses frères nains. Plusieurs mois d'absence injustifiée, une échappé nocturne à la barbe des gardes et la totalité de ses affaires embarquées, pouvaient faire croire aux habitants les choses les plus extravagantes. Leur réaction pourraient aller de la joie débordante de revoir leur soeur revenir saine et sauve jusqu'à la défection la plus totale.
C'est dans l'ignorance de ce facteur qu'elle s'était inconsciemment engagée à retourner sur le lieu de son « crime ». La joie de revoir sa cité s'était entièrement évanouie et avait laissé place à une pesante angoisse.
Comment allait-on l'accueillir après tout ce temps passé sans donner la moindre nouvelle ? Comment ses frères allaient réagir en la voyant ressurgir de nulle part ? Allaient-ils l'écouter, être convaincu de son incroyable récit et accepter de la suivre dans l'inconnu ?
Depuis la mort de Telchar, elle n'avait plus vraiment quelqu'un sur qui compter.
....
Si ! Il restait encore une dernière personne. Après de longues années à travailler comme bonne au palais royal, elle s'était liée d'amitié avec une autre servante, Mara. Elle seule pouvait convaincre les autres nains de la véracité de son histoire. Mara est une naine douce et compréhensive, si jamais l'accueil de ses frères n'était pas celui escompté, Koo pourrait certainement compter sur le soutien de son amie.
C'est avec cette pensée rassurante que la jeune femme sortit de ses rêveries.
A quelques mètres de là, le feu allumé projettait sur les parois de la mine de rougeoyantes et crépitantes lueurs. Rurik et Gimli s'y affairaient déjà autour. Mais elle ne vit aucune trace de Gandalf. Après un rapide regard vers le campement des Gondoriens, elle commença à se poser des questions.
En interrogeant l'un des soldats, celui-ci lui répondit avoir aperçut le Magicien Blanc se diriger vers un recoin sombre de la mine.
Soudain, une vive lumière vint briser les ténèbres. Cet éclat bleuté, tout en perçant la noirceur de leur abri d'infortune, avertit par la même occasion de l'endroit où se trouvait le magicien. Après cette lumière, une réconfortante chaleur vint caresser le visage de la jeune femme. Native d'une contrée bien plus septentrionale que ne l'est Erebor, Koo n'avait ressentit que plus tardivement la morsure du froid.
Cette chaleur bienfaitrice acheva de rassurer la jeune naine quant à la sûreté de la mine. Le pouvoir de Gandalf avait permis de se débarrasser du plus vieil ennemi de la race Naugrim, maintenant, plus rien ne pouvait les inquiéter. Et c'est tout naturellement qu'elle se dirigea vers le feu où siégeaient fièrement ses compagnons, sans se soucier outre-mesure des raisons qui poussaient l'Istari à déployer autant de magie. Bien plus qu'il n'en faut en réalité pour repousser des créatures aussi chétives que les Gobelins.
Répondant avec un sourire à l'invitation de Rurik, Koo s'assit entre lui et Gimli, qui dévorait avec appétit un porc salé plus que mérité.
....
Cependant, un mauvais pressentiment persistait, le froid qui avait envahit la mine n'était pas habituel. Les Nains ont appris à vivre avec les conditions extrêmes du monde souterrain, risques d'effondrements, éboulements, mauvais voisinage avec les Gobelins, tous ces désagréments étaient habituels, mais ce froid glacial, lui, ne l'était pas. Il apportait des profondeurs de la montagne une odeur sinistre, comme un avertissement perpétué par quelqu'un, ou quelque chose, mettant en garde les aventuriers sur le territoire qu'ils venaient de fouler.
Une malédiction laissée par un Smaug revanchard ou lugubre menace que la présence du dragon, aujourd'hui partit, maintenait en respect.
Malgré cela, elle ne pouvait se résoudre à en avertir ses compagnons, d'une part pour ne pas semer le trouble à la fin de cette journée plus qu'éprouvante et d'autre part pour ne pas gâcher le seul moment de repos qu'ils s'étaient permis de s'offrir depuis maintenant plusieurs mois.
Après tout, il ne s'agissait peut-être que d'un simple petit caprice de la nature, désirant ardemment purifier l'air nauséabond que la si longue présence du dragon avait contribué à imprégner dans les moindres recoins de la mine.
Koo décida alors de chasser ces mauvaises idées de son esprit et de participer à son tour au festin, comme si de rien n'était, tout en guettant du coin de l'oeil, le retour de Gandalf parmi eux. |
|  | | | La fin d'une vie, la fin d'une quête | |
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