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Fincalad Elfe du Gondolin/Maître du Jeu

Age : 32 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 82 Race (dans le jeu) : elfe
| Sujet: Par les Sept Portes Mar 3 Avr - 13:52 | |
| (provenance: vers le Tumladen)
Fincalad resta longtemps ainsi, sa chevelure d’argent soulevée par le vent, dans un silencieux hommage au roi Fingolfin, mort en affrontant Morgoth, vaincu par un Destin trop lourd. Les aigles ne le dérangèrent point, car peut-être l’avaient ils reconnus après tous ces siècles ? Les Oiseaux de Manwë étaient bénis d’une grande longévité, presque égale à celle des elfes, et grande était leur mémoire. Enfin il se leva et redescendit par où il était venu, car il n’existait qu’un seul chemin menant aux portes de Gondolin.
Il s’avança dans le tunnel d’accès où chantaient les eaux, et il lui sembla que les mille cascades qui jaillissaient de la roche murmuraient les sept noms du Royaume Caché :
Gondobar, la Résidence de Pierre ; Gondrimbar, la Résidence du peuple de Gondolin ; Gondolin, le Rocher des eaux qui Chantent ; Gondost, la Forteresse de Pierre ; Gwarethminas, la Tour de Garde ; Thurigardh, le Lieu secret ; Lothladen, la Fleur dans la Plaine.
Débouchant de ce premier tunnel dans un ravin immense et ténébreux, Fincalad poursuivit sa route sur une sente étroite et pénétra dans une faille obscure. Il marchait sans hésiter, bien que le lieu parut abandonné. Comme la Cité Cachée avait sept noms, sept étaient les portes qui défendaient son accès. Fincalad arriva devant la première des portes, la Porte de Bois, et c’était là une puissante arche encadrée de hauts piliers. Alors un faisceau de lumière éclaira sa silhouette, car l’écho de ses pas avait éveillé la vigilance des gardiens de la Première Porte, et une troupe en armes vint à sa rencontre.
« Ne bougez pas ! », dit une voix, « ou vous périrez, que vous fussiez ennemis ou amis ! ».
La voix autoritaire s’était exprimée en quenya, la langue des noldors, mais c’était un parler archaïque, car les habitants de Gondolin longtemps s’étaient isolés du reste des peuples de la Terre du Milieu. Et Fincalad reconnut la voix d’Elemmakil, le Gardien de la Première Porte. Il resta longtemps sans rien dire, trop ému pour parler, et la lumière des lampes faisait dansait des lueurs argentées dans sa chevelure. D’une voix nouée par l’émotion, il répondit enfin :
« Ne me reconnais tu pas, Elemmakil ? Je suis passé par l’obscurité et la lumière, et pourtant je me souviens du son de ta voix… Je suis Fincalad, de la Maison de la Fleur d’Or ! » _________________
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|  | | turgon Roi de Fingolfin et Gondolin / Maitre de jeu

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| Sujet: Re: Par les Sept Portes Dim 8 Avr - 11:33 | |
| elemmakil parut reagir a ses paroles et surtout a cette surgissant d'un passé tres lointain. des souvenirs se disputerent dans sa tete sous forme de flashs pour voir s'assembler le visage de l'elfe present devant lui.
fincalad, je te reconnais. ma memoire est infaillible mais pourtant il me semble deceler quelquechose en toi de changer, comme ci ton apparence etait la meme tout en etant differente. cependant, je puis dire que mon coeur est empli de joie a ta vue.
elemmakil se tourna vers la petite troupe et fit signe de se mettre au repos et donne un ordre a un des soldats qui s'en retourne de suite vers la porte.
fincalad mon cher, la cité cachée est fermée sur ordre de sa seigneurie turgon, fils de fingolfin et seigneur des noldors. sa seigneurie n'est pas encore rentrer dans la cité mais apparement il serait sur le retour. j'en viens donc a cette question que je me dois de poser meme aux notre. qu'est ce qui t'amene devant cette porte? pourquoi revenir apres tout ce temps?
elemmakil en posant cette question sent un pincement dans son coeur, car ce n'est pas une question qu'il aime poser au peuple de turgon car la presence de noldor devant cette porte est evidente. de plus le retour de fincalad est chose heureuse meme si cela fait fort longtemps qu'il a quitter la cité bienheureuse. _________________ la sagesse n'exclut pas les actes actes de bravoures |
|  | | Fincalad Elfe du Gondolin/Maître du Jeu

Age : 32 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 82 Race (dans le jeu) : elfe
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Jeu 12 Avr - 11:46 | |
| Fincalad écouta Elemmakil ; ayant lui-même été autrefois l’un des protecteurs de Gondolin, il s’était attendu à semblable accueil. Sa voix résonna devant les portes :
« Je fus arraché aux Terres du Milieu par les flèches assassines des orcs, il y’a de cela de nombreuses années… Mais les Valars m’ont accordé de pouvoir reprendre forme de chair pour arpenter de nouveau ces terres que je chéris entre toutes. Bien que je n’ai plus d'épée aujourd’hui, je suis venu pour proposer mes services au seigneur Turgon, si il veut bien m’accueillir. Je n’ai rien d’autre à offrir, si ce n’est ma vie ».
Il attendit avec une certaine angoisse la réponse des gardes : la nouvelle de sa mort avait dû leur parvenir, bien des siècles auparavant, et il était possible qu’ils croient en une nouvelle ruse de l’Ennemi. _________________
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|  | | turgon Roi de Fingolfin et Gondolin / Maitre de jeu

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| Sujet: Re: Par les Sept Portes Jeu 12 Avr - 17:50 | |
| a la surprise de fincalad, elemmakil sourit a ses paroles et fit signe a un garde qui s'approcha de la porte et quelques secondes seulement apres la première porte de gondolin s'ouvrit devant fincalad qui était sans voix car cela n'était aucunement la procédure.
avant de te bander les yeux, je voulais te montrer que bon accueil te serais fait. pourquoi te ferais je confiance? en dehors du fait que je te connaisse bien et que je crois en ton histoire. un fait important est a mettre en évidence. le seigneur turgon avait predit depuis longtemps maintenant ton retour devant ces portes et avait dis que je serais celui qui te ferais accueille. voit ton peuple ne t'as jamais oublier et ton seigneur non plus qui a toujours un oeil sur ses sujets car il est sage et bienveillant. si tu le permet maintenant, nous allons te faire passez les sept portes.
il lui adressa ses derniers mots en lui présentant un bandeau pour lui cacher les yeux. tel était la loi de turgon. _________________ la sagesse n'exclut pas les actes actes de bravoures |
|  | | Fincalad Elfe du Gondolin/Maître du Jeu

Age : 32 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 82 Race (dans le jeu) : elfe
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Sam 14 Avr - 18:06 | |
| Fincalad s’inclina, devant Elemmakil, car en vérité il avait toujours approuvé la politique de son seigneur Turgon, car c’est ainsi que de si nombreux Noldors vivaient cachés au regard de Morgoth, loin de sa noire malice.
« Passe ce bandeau sur mes yeux, mon frère, car il est doux d’être ainsi reçu par les siens. Mon regard sera voilé, mes mes pas se souviennent de ce chemin que j’ai arpenté de si nombreuses fois au service des nôtres, et tandis que mes semelles heurteront le pavement,mon esprit fera revivre pour moi les splendeurs de Gondolin. Déjà, les senteurs des belles Niphredil me parviennent, et il me semble que c’était hier encore que je parcourais ces lieux en ta compagnie »
Il se laissa bander les yeux, et des larmes coulèrent sur ses joues, car il avait cru ne jamais revoir les blanches murailles de Gondolin, le Joyau d’Arda.
Son cœur était ému, ému par la joie de retrouver sa patrie bien-aimée, ému par la joie de retrouver bientôt son seigneur qui dans sa grande clairvoyance avait su prédire son retour. _________________
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|  | | turgon Roi de Fingolfin et Gondolin / Maitre de jeu

Inscrit le : 10 Oct 2005 Messages : 657 Race (dans le jeu) : elfe Alignement (dans le jeu) : bien
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Dim 15 Avr - 18:20 | |
| elemmakil rompit le silence qui les accompagnaient depuis le debut de leur marche vers une cité de gondolin qui n'avait rien perdue de sa splendeur passée.
mon ami, je dois dire que ton arrivée tombe assez bien. car depuis le reveille des noldors et le retour en grace de notre seigneur turgon, celui-ci n'a que tres peu passer de temps en sa cité cherie alors qu'il souffre tellement quand il en est eloigner. et pourtant hier dans la journée j'ai reçu un message provenant de fondcomb me disant que notre seigneur faisait route vers gondolin. la reouverture des portes lui a amener beaucoup en joie et tristesse et il s'en revient prendre des forces. il est accompagner de la fameuse garde du palais commander par le capitaine lewathlin.
il arreta son discours quelques seconde pour apprecier le leger vent qui venait frotter delicatement son visage et qui amenait des odeurs si paradisiaques qui refletaient les bienfaits de la cité cachées. il regardit fincalad qui faisait de meme et sourit en le voyant faire.
mon ami, nous voila arrivés a la seconde porte, ton voyage sera des plus doux et te seras de plus en plus heureux au fur et à mesure que tu te rapprocheras de la belle cité de gondolin. cela reveilleras tout tes souvenirs j'en suis certains. _________________ la sagesse n'exclut pas les actes actes de bravoures |
|  | | Fincalad Elfe du Gondolin/Maître du Jeu

Age : 32 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 82 Race (dans le jeu) : elfe
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Sam 26 Mai - 21:59 | |
| Ainsi Fincalad s'avança, les yeux bandés, et bientôt lui parvinrent les échos d'une douce musique, répercutée par les falaises environnantes: le son des cascades d'argent de Gondolin, un son cristallin plus pur que les échos de mille clochettes d'argent, car la Cité Cachée avait été bénie par la main du Seigneur des Eaux, Ulmo. Se mêlant au murmure des eaux, des notes si légères qu'elles semblaient issues des fragments de rêves composaient une douce musique; et dans cette harmonie des chants se faisaient entendre. Les belles mains des Eldars pinçaient des harpes d'argent que Fincalad, un bandeau sur les yeux, ne pouvait contempler. Mais ce que ses yeux ne voyaient point, sa pensée n'avait nulle peine à reconstruire les images issues de ses souvenirs qu'il croyait à jamais perdus.
Car nombreuses avaient été les années passées dans les Jardins de La Fleur du Rêve, dans les Cavernes de Mandos, et le passage des années effaçait dans un paisible languir les souvenirs de la Terre du Milieu. Mais Fincalad, s'il avait oublié en ces lieux enchanteurs certains souvenirs de sa vie passée, avait néanmoins gardé en son coeur une mortelle angoisse, angoisse qui était la sienne au moment de son trépas, et son esprit était demeuré déchiré. Et maintenant, comme portés par les notes éthérées de cette musique enchanteresse, il lui semblait que les souvenirs renaissaient dans son esprit, comme embellis par son séjour dans les Terres Bienheureuses.
Des paroles accompagnaient le chant des eaux et le murmure des harpes d'argent, et Fincalad se sentit frémir, bouleversé jusqu'au plus profond de son être. Et voici quel était le chant qu'il entendit ce jour là, et qui faisait étrangement écho à ses pensées, comme si la nouvelle de son arrivée avait été connue des ménestrels de Gondolin; et les paroles étaient en Quenya ancien, car à Gondolin le véritable langage des noldors était toujours parlé comme en Tirion la Belle:
"Ai! telpie pendar nier rossenen, Yéni únótime ve míri Earon! Yéni ve linte nahtar avánier nu halle aldar lisse-coimassava i malinorni Lothladenesse nu laurie, yassen lilinir i filici ar vilya lilta entas lirinen.
Man erca órenyo ettuncuva?
An sí mapuva Ulmo ciryalma ve sindi-falma; Varda mentuva i Elen-estel i en tulya me Andúne pella, ninqui hrestannar or menel cúna, menel rácina. Nan merin minya lóte niphredil an sire cenin Endor teldave.
Namárie! Autalme Valinórenna, Endórello autar! Namárie!"
"Ah! Comme l'argent tombent les larmes dans la pluie, de longues années comme d'innombrables joyaux de la Mer! De longues années ont passé comme de rapides miettes de doux lembas sous les hauts arbres, sous les arbres d'or de la Fleur dans la Plaine, dans lesquels les oiseaux chantent et l'air danse dans leurs chansons.
Qui va enlever l'épine de mon coeur?
Pour l'instant Ulmo saisit notre bateau comme un vague grise écumante; Varda enverra l'Etoile de l'Espoir qui va nous guider sur les cieux fléchissants et brisés au-delà le l'Ouest, vers les falaises blanches. Mais je veux une fleur de Niphredil, parce que aujourd'hui je vois la Terre-du-Milieu pour la dernière fois.
Adieu! Nous partons pour Valinor. Nous quittons le Terre-du-Milieu! Adieu!"
Transporté par la musique, ému jusqu'au plus profond de son âme, Fincalad, sous la conduite de la garde des elfes, franchit une à une les portes de Lothladen, la Fleur dans la Plaine, la cité du Royaume Caché. _________________
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|  | | turgon Roi de Fingolfin et Gondolin / Maitre de jeu

Inscrit le : 10 Oct 2005 Messages : 657 Race (dans le jeu) : elfe Alignement (dans le jeu) : bien
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Lun 28 Mai - 18:25 | |
| alors que fincalad traverser ce qu'il reconnut comme la septième porte, car le parfum des doux jardins qui fleurissaient toute l'année selon la bénédiction d'Ulmo était venus a lui pour l'entourer et le transporter et cela, il le savait, n'était possible qu'après le passage de la dernière porte, l'agitation se faisait de plus en plus tumultueuse autour de lui mais il ne pouvait rien voir car toujours les yeux bandés. la musique cependant ne cessez de le bercer dans ce bonheur qui était le retour dans sa patrie, la bienheureuse gondolin.
fincalad commença a regarder dans tout les sens car il sentait des elfes se remuer autour de lui. cependant il n'y voyait toujours pas quand soudain il sentit quelque chose se rapprocher de lui en même temps que des ordres étaient donnés. d'un coup le bandeau fut enlevé, laissant dabord entrevoir elemmakil qui lui sourit et lui montra ce qu'il attendait, soit la magnificence de gondolin et l'ombre d'un instant le temps s'arrêta autour de fincalad qui apprécia la vision de rêve qui s'offrait a lui, enfin. puis, il s'aperçut que des gens s'agitaient autour de lui sans lui preter grand intérêt. il se tourna et posa un regard interogateur a son ami.
oui, en fait...........
ils ont passés la sixieme porte capitaine.
elemmakil se tourna vers le guerrier elfe et lui donna des instructions qu'il s'empressa d'aller exécuter. le regard de fincalad se fit un peu plus inquiet devant cette dernière nouvelle.
mon ami, notre cité n'est pas en péril. loin de la. cette agitation est pour le retour de notre seigneur, turgon roi des noldors. il s'en revient de fondcomb avec sa garde rapprochée. quel jour heureux que celui-ci, car te revoila toi que l'on croyez perdu a jamais et de pres te suis le retour de turgon qui était depuis trop longtemps partit aidez les peuples de la terre du milieu. ce jour est grand, ce jour est beau.
le visage de fincalad se détendit et un sourire vint se ficher au niveau de ses lèvres qu'il garder fermer et il repris sa contemplation silencieuse de ce paysage qu'il avait fini par penser n'existant que dans ses pensées les plus heureuses. et au travers de son silence se détacha au trefond de lui meme un seul et unique mot. *turgon* _________________ la sagesse n'exclut pas les actes actes de bravoures |
|  | | Fincalad Elfe du Gondolin/Maître du Jeu

Age : 32 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 82 Race (dans le jeu) : elfe
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Mar 29 Mai - 10:52 | |
| Son bandeau retiré des yeux, Fincalad enfin contempla la Fleur dans la Plaine qui hantait ses rêves. Devant lui, la verte contrée de Tumladen déployait ses replis, semblables à quelques verte couverture jetée au cœur de l’Echoriath, les Montagnes Encerclantes. Et c’était là une grande merveille, le Don d’Ulmo pour les noldors, car en cette vallée était le siège d’un éternel printemps, alors qu’au-delà des Montagnes Encerclanntes le froid, le roc et la glace régnaient en maîtres. Un chaud soleil drapait d’or la verte contrée, et semblait embraser les sommets des Crissaegrims, là où étaient les aires des grands aigles, faisant luire la neige comme des gouttelettes d’or tombées du soleil. Quelques nuages de nacres étaient suspendus dans un ciel à l’azur éclatant, presque éblouissant ; et se détachant sur ces nuages, les silhouettes de trois grands aigles tournoyaient en descendant vers la Cité Cachée. Trois grands aigles de Manwë qui venaient saluer de leurs cris perçants le retour du seigneur Turgon.
Puis Fincalad contempla le joyau de cette vallée enchantée, serti comme dans un écrin au sein des plaines fertiles. Odolinde portait bien son nom, le « Rocher des Eaux qui Chantent », car mille fontaines jaillissaient de la pierre et s’écoulaient avec des échos sonores, comme les voix même de la montagne. Et il semblait parfois qu’il y avait des voix dans ces eaux, car on disait que les enfants d’Ulmo aimaient prodiguer leurs conseils aux Noldors de Gondolin, et que parfois ceux qui s’endormaient au pied d’une fontaine avaient des rêves emplis de visions merveilleuses, de jardins au-delà de la Grande Mer, et de la musique de Valinor.
La cité se dressait sur la colline de Amon Gwareth, comme un souvenir de Tirion la Belle, dans les Terres Eternelles. Des colonnades de marbres, de porphyre et de jaspe se dressaient ici et là, comme autant d’hommages à la gloire des Valars ; la cité était toute en courbes élégantes et gracieuses. Là ou l’art des Hommes produisait des citadelles à l’aspect massif, Gondolin semblait avoir été façonnée en dentelle de pierre ; des arcades ou poussaient des rosiers grimpant, dont le parfum embaumait de mille fragrances suaves l’air ambiant, étaient visibles où que porte le regard. De multiples jardins habillaient la pierre, arbres aux feuilles d’or et d’argent, fleurs délicates habillant de mille couleurs la cité. Un parfum pourtant dominait tous les autres, celui de la blanche Niphredil, « l’Etoile de la Terre », fleur chérie entre toutes par les Eldars. Et se mêlant au chant des eaux et à celui des Eldars qui habitaient la Fleur dans la Plaine, les pépiements joyeux de milles passereaux emplissaient l’air d’une gaieté et d’une joie toujours renouvelée. Ainsi se dressait Gondolin, haute et blanche au dessus de la plaine, la plus belle cité des Terres du Milieu.
Fincalad fut conduit devant la grande tour blanche qui se dressait au cœur de la cité, la Tour du Roi, qui se dressait au milieu des fontaines chantantes et jaillissait des irisations couleurs arc-en-ciel de la brume d’eau soulevée. Au pied de la tour se dressaient un arbre d’or et un arbre d’argent, deux arbres que Turgon lui-même avait sculpté avec un si grand art qu’ils avaient tous deux l’apparence de la vie. Glingal, l’Arbre d’Or, était l’image de Laurelin, l’arbre d’or de Valinor, et Belthil, l’Arbre d’Argent, celle de Telperion. Là les elfes attendirent la venue de leur seigneur, qui bientôt s’avança parmi eux. Alors tous s’agenouillèrent dans un silencieux hommage, et Fincalad avec les autres. Et ses yeux contemplaient la majestueuse silhouette qui s’avançait, Turgon, roi de tous les Noldors. _________________
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|  | | turgon Roi de Fingolfin et Gondolin / Maitre de jeu

Inscrit le : 10 Oct 2005 Messages : 657 Race (dans le jeu) : elfe Alignement (dans le jeu) : bien
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Mar 29 Mai - 13:22 | |
| turgon s'avançait lentement vêtit de vêtements nobles ne laissant aucun doute sur sa stature, mais cependant ceux-ci étaient léger laissant libre ses mouvements pour le combat. cela donnait une douce harmonie entre la noblesse et la guerre. pas de couronne ni rien de sertie autour de sa tete mais un joyaux, fierté de gondolin, était pendu a son cou fièrement exposé par son propriétaire comme le bien le plus précieux de la cité car cela lui venait directement d'Ulmo et représenter la souveraineté sur la cité cachée.
turgon dégager naturellement un air de grandeur et de modestie qui s'ajoutaient a sa taille imposante, même pour un elfe. fincalad n'avait que tres peu vu turgon durant sa précédente vie dans la cité mais pourtant l'image du seigneur des noldors était graver a jamais dans son esprit comme chez tous les sujets de turgon. la sagesse de cet elfe était réfléchie dans l'eau des fontaines qui l'entouraient a présent.
derrière lui se présentaient 9 elfes aux allures différentes chacun mais en gardant une certaine noblesse. en effet, ils n'étaient point vêtus de la même manière et pourtant faisaient partis du même corps d'armés. car malgré le fait qu'ils soient bien vêtus, il ne faisait aucun doute que c'était des guerriers. ce régiment ne pouvait a ses détails n'être que la garde spéciale de turgon et les meilleurs guerriers de gondolin. a leur tete lewathlin, capitaine de la garde, et vieil ami de turgon qui ne faisait qu'admirer a nouveaux les arbres auprès desquels turgon venait de s'arrêter.
turgon venait en effet de s'arrêter devant les deux arbres et commença a se prosterner devant eux, suivi par sa garde puis par le reste des elfes auprès d'eux qui restèrent en admiration devant ce bienfait de leur seigneur. certains disent qu'Ulmo lui même vient se détendre auprès de ses arbres se rappelant des arbres de valinor. turgon se releva au bout de quelques minutes et la garde fit de même comme si on leur en avait donner l'ordre mais aucun mot ne fut prononcer car turgon n'avait point le besoin de le faire, spécialement en sa cité. puis le regard de fincalad croisa celui de turgon est la douceur des yeux de turgon troubla celui-ci qui semblait ressentir une insistance du seigneur. turgon fixa fincalad car il lui sembla important d'acceuillir un nouvel, ancien habitant de la cité. _________________ la sagesse n'exclut pas les actes actes de bravoures |
|  | | Fincalad Elfe du Gondolin/Maître du Jeu

Age : 32 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 82 Race (dans le jeu) : elfe
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Mar 29 Mai - 22:54 | |
| Fincalad observa l’avancée du seigneur des Noldors. Turgon dégageait une aura de majesté, il semblait être le cœur vivant de Gondolin, son âme et son esprit. Fincalad était lui-même issu d’une noble lignée de Gondolin, et appartenait à la Maison de la Fleur d’Or. Il descendait de Finarfin, et cela l’apparentait de manière lointaine à Turgon. Son lignage aurait fait de lui l’un des princes de la cité, si malgré une ascendance majoritairement noldo et vanyar, son lignage n’eut pas été mélangé à celui des elfes sindar. Son héritage sindarin était visible à sa chevelure d’argent, trait qu’aucun noldo ou vanyar ne pouvait posséder, et ainsi son métissage ne pouvait être dissimulé. De fait, la Maison de la Fleur d’Or, sans être vraiment tombée en disgrâce, était devenue l’une des maisons mineures de Gondolin. Ceci, et le fait que près d’un tiers des noldors des Terres du Milieu vivaient à Gondolin, expliquait qu’il n’ait pas souvent rencontré Turgon dans son existence antérieure, sauf à l’occasion de cérémonies formelles. Et encore tous deux n’avaient ils jamais engagé de réelle conversation. Si tous les elfes de Gondolin connaissaient l’apparence de Turgon, en revanche un noble mineur sans réelle renommée n’aurait eu aucune chance d’être reconnu parmi la foule des Eldars… Mais Fincalad était le seul habitant de Gondolin à posséder une chevelure argentée, ce trait physique étant d’ailleurs rare même au sein du peuple sindar : seuls Celeborn et Thingol partageaient ce caractère physique.
Le regard de Fincalad se porta sur le pendentif de Turgon, dont il se murmurait en Gondolin que c’était là le don d’Ulmo en personne. Et, en vérité, Turgon semblait en effet béni par les Valars. De Fingolfin, il avait hérité la noblesse et le maintien. Ses yeux brillaient comme des étoiles, et ceux qui posaient leur regard sur le roi de Gondolin voyaient en lui l’incarnation d’un héros des Jours Anciens.
Les regards des deux eldars se croisèrent, et Fincalad fut frappé par la sagesse qui se dégageait de ce regard, et il eut l’impression que son âme était mise à nu par ce regard. Lisant une invitation dans l’insistance avec laquelle Turgon le dévisageait, Fincalad s’avança, puis mit genou à terre devant son seigneur. Il hésita avant de parler, car il lui avait semblé que Turgon, par ce bref échange de regard, avait déjà tout appris de lui et de son Destin ; il n’avait pas manifesté la moindre surprise en le voyant, bien que Elemmakil lui eut confirmé en chemin que tous en Gondolin l’avaient cru mort. Oui, certainement, Turgon qui semblait incarner toute la grandeur de la race des noldors, savait déjà tout de lui. Néanmoins il prononça ces quelques mots en haut quenya :
« yanen Nuruhuinë, yanen Calarima Endorenna utùlien. Ar utùvienyes, Heru ninya ! Alcar i noldoranen ! Elen síla lúmenn' omentielvo ! »
(Par l’Ombre de la Mort, par la Lumière Brillante je suis revenu en Terre-du-Milieu. Et je l’ai retrouvé, mon Seigneur ! Gloire au roi des Noldors ! Une étoile brille sur l’heure de notre rencontre !) _________________
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|  | | turgon Roi de Fingolfin et Gondolin / Maitre de jeu

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| Sujet: Re: Par les Sept Portes Lun 4 Juin - 12:20 | |
| turgon tendit sa main, sourire aux levres comme remerciement de ses quelques mots en son attention. le seigneur des noldors n'ignorait rien de la destinée de fincalad alors que ce dernier ne savait que faire une fois revenu en gondolin. il savait qu'il devait revenir car son coeur lui en intimer l'ordre, et que les souvenirs bienheureux d'un passé miroitant etait a present son seul guide.
*relève toi, fincalad, tu est de mes parents, aussi éloigner que cela puisse être. ta chevelure argentée n'est pas un mauvais sort qui te destine à être médit des autres de ton peuple, bien au contraire. cela est signe de grand destin comme il fut le cas pour celeborn et thingol. de grands eldars parmi les eldars.*
fincalad releva la tête et ne vit pointe les lèvres montrer autre mouvement que celui du doux sourire qui ne voulait pas disparaitre de ce visage si tranquille et bienfaiteur. pourtant il était clair que turgon venait de lui parler mais il semblait clair que lui seul l'avait entendu ce qui le troubla quelques secondes. les rumeurs dont il avait eu mention à son époque bien heureuse en gondolin étaient alors vraies. turgon a bien le don de télépathie développer par de rares eldars, un don troublant qui lui venait du fait qu'il était parmi les eldars les plus sages et les plus proches des valars. que lui valait cet honneur? avait il reçu d'autres don de son amitié avec Ulmo? les rumeurs étaient elles toutes vraies?
relève toi fincalad à la chevelure argentée de la maison de la fleur d'or. tes pas t'ont ramenés chez toi et vers moi, car la concordance de nos deux arrivées n'est pas fruit du hasard crois moi. devant tous soit fier de ton rang et de ton essence car nulle noldor en gondolin ne vaut mieux qu'un autre. nous sommes tous égaux et sous la protection du seigneur des eaux a travers la confiance qu'il me porte. alors fincalad je t'en prie vient prendre place a mes cotés car nous avons a parler de ton absence et de ton futur car malgres mes pouvoirs il y a certaines choses que je ne puis totalement devinées. _________________ la sagesse n'exclut pas les actes actes de bravoures |
|  | | Fincalad Elfe du Gondolin/Maître du Jeu

Age : 32 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 82 Race (dans le jeu) : elfe
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Mer 6 Juin - 22:36 | |
| Sans que les lèvres de Turgon n’esquissent le moindre mouvement, les paroles du roi des noldors résonnèrent dans l’esprit de Fincalad, les mots s’insinuant dans ses pensées :
*relève toi, fincalad, tu est de mes parents, aussi éloigner que cela puisse être. ta chevelure argentée n'est pas un mauvais sort qui te destine à être médit des autres de ton peuple, bien au contraire. cela est signe de grand destin comme il fut le cas pour celeborn et thingol. de grands eldars parmi les eldars.*
Fincalad, dans sa première existence, avait souvent entendu parler des pouvoirs supposés de Turgon. Si lui-même était né en Gondolin, sa mère faisait partie des Eldars nés en Tirion la Belle, sur les rivages bienheureux d’Aman. Et souvent dans sa petite enfance elle lui avait conté les merveilles de la Première Cité des noldors, elle l’avait abreuvé avec les récits des temps anciens. Alors qu’il était jeune encore, il avait croisé lors d’une cérémonie le puissant Fingolfin, le plus puissant des Eldars ayant foulé de ses pas les Terres du Milieu… Il lui avait paru, à ses yeux d’Eldar, environné d’une éblouissante lumière, presque semblable en cela aux Puissances qui demeuraient de l’autre coté de la Grande Mer. La mort de Fingolfin avait été tragique et superbe, car sa gloire et sa puissance étaient telles qu’ils avait semé la peur dans le cœur de Morgoth, le Noir Ennemi du Monde, exploit que nulle autre créature, mortelle ou immortelle, n’avait pu accomplir.
En contemplant le visage de Turgon, penché au-dessus de lui, et en entendant ses paroles résonner dans son esprit, il se rendait compte que les rumeurs selon lesquelles Turgon avait hérité la noblesse et le pouvir de Fingolfin n’étaient point erronées. Et, en vérité, en cet instant son seigneur lui parut semblable aux seigneurs des vanyars, les plus beaux des elfes, qui avaient profité de la proximité des Valars pour croître en puissance et en beauté. Il sentit son cœur étreint d’une émotion puissante qui le privait de l’usage de la parole ; et cette émotion était comme l’écho du languir qu’il avait ressenti dans les Cavernes de Mandos, lorsque tout son esprit était tourné vers les Terres du Milieu. Et il lui semblait que la soif qu’il avait ressentie, ce désir d’agir, de soulager le destin d’Arda du Fléau Ténébreux qui pesait sur elle, allaient pouvoir être apaisés grâce à son seigneur. Cette impression lui fut confirmée par les propos de Turgon, laissant sous entendre que leur arrivée à tous deux en cet instant dans la belle cité de Gondolin n’était point fortuite.
« Mon seigneur », dit-il d’une voix claire, « je demeure votre vassal fidèle. Je répondrais à toutes vos questions, et continuerait à vous servir jusqu’à mon dernier souffle ».
Sur un geste de Turgon l’invitant à se relever, il se redressa et emboita le pas au roi des Noldors, qui se dirigea vers la Tour Blanche, la Tour du Roi. _________________
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|  | | turgon Roi de Fingolfin et Gondolin / Maitre de jeu

Inscrit le : 10 Oct 2005 Messages : 657 Race (dans le jeu) : elfe Alignement (dans le jeu) : bien
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Jeu 7 Juin - 21:37 | |
| ce jour, étape d'une vie est d'une grande importance pour toi comme pour moi car du pays bienheureux tu est de retour. et ils ne t'ont pas fait partir sans rien laissez imprégner en toi. tu a retrouver sans mal le chemin des sept portes et de la cité des eaux qu'est gondolin. Ulmo m'a bénis de son soutien et son amitié. mais toi tu a reçu l'aval des valars, et du fond des cavernes de mandos ton esprit restez diriger vers ton peuple et sans le savoir ta destinée se forgeait ainsi que ta nouvelle vie.
turgon se retourna legerement de la tete vers fincalad qui marchait derriere lui aux cotés de lewathlin.
tu va rentrer dans l'histoire, jeune elfe. tu le sais. dans l'histoire de gondolin, des noldors et des eldars. ton nom sera connu a present fincalad aux cheveux d'argent.
fincalad fut surpris et troubler par les dernieres paroles du seigneur turgon qui venait d'un coup de lui mettre un teerible poid sur les epaules. et le pire fut la tranquilité avec laquelle il lui dit ses mots et d'un geste turgon lui demanda de se mettre à sa hauteur.
maintenant dis moi. raconte moi.
les deux noldors sur le point de franchir les portes de la tour blanche qui semblait dominer tout son environnement et fincalad etait emerveiller devant cette tour qu'il n'avait jusqu'alors jamais approcher de si pres. turgon restez tres calme et souriant devant fincalad. _________________ la sagesse n'exclut pas les actes actes de bravoures |
|  | | Fincalad Elfe du Gondolin/Maître du Jeu

Age : 32 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 82 Race (dans le jeu) : elfe
| Sujet: Re: Par les Sept Portes Mar 12 Juin - 11:32 | |
| Les deux elfes pénétrèrent dans la Tour du Roi, le cœur vivant de Gondolin, comme Turgon était l’âme même de cette cité bénie. De hauts piliers blancs soutenaient un plafond en ogive, et ces piliers étaient sculptés à la semblance d’arbres qui jamais n’avaient eu leurs pareils dans la Terre du Milieu, car ils représentaient des pousses des jardins de Yavanna dans les Terres Immortelles. Les piliers s’élevaient comme de la vivante pierre, et l’entrelac des branches formait le plafond de cette haute salle. Une riche lumière tombait par de hautes fenêtres en ogive dans la pièce comme une fine pluie d’or. Là où les rayons de lumière rencontraient des lampes de verres suspendues aux branches de pierre par des chaine d’argent, un halo irisé naissait comme lorsque le soleil rencontre la brume ; et ainsi des arc-en-ciels multicolores prenaient naissance ici et là, donnant une atmosphère de paisible quiétude irréelle à ce lieu, comme si le visiteur arpentait vivant le rêve de quelque fantastique créature.
Et c’était bien le cas, réalisa soudain Fincalad, émerveillé devant tant de beauté, car Gondolin était née du rêve de Turgon d’offrir un Havre pour les noldors. L’architecture de cette cité était née de la pensée de Tugon, et les meilleurs artisans des Noldors avaient donné réalité au rêve du roi des Eldars.
Le sol de nacre était façonné et gravé d’arabesques sinueuses incrustées d’or, et Fincalad eut l’impression de s’avancer sur une mer de nuages, comme si par quelque magie secrète il lui avait été donné d’arpenter les cieux à la semblance des Grands Aigles de Manwë.
Il se sentait troublé par la perspicacité de Turgon, l’aisance avec laquelle il pouvait lire dans ses pensées, et les paroles du Roi des Noldors avaient éveillé chez lui un curieux sentiment. Mais le regard qu’il posait sur lui était empli de sagesse, le regard non dénué de tristesse d’un être qui avait contemplé tant de choses depuis l’origine des temps… Le regard d’un être également qui contrairement à tant d’Eldars accablés par les labeurs de la Terre du Milieu n’avait rien perdu de son éternelle jeunesse, et qui restait empli d’une terrible majesté. Fincalad avait toujours servi avec loyauté Gondolin et son Roi lors de sa première existence, par la loyauté que lui avait inculqué sa mère.
Mais en cet instant, comme une révélation soudaine, il se rendait compte comme son seigneur était digne d’être servi, et il comprit que le Destin de Gondolin, et celui de tous les Noldors, était lié à celui de Turgon, les fils des destinées des Eldars enchevêtrés dans une Toile au dessein compliqué.
Ses yeux se perdirent dans le vague, tandis qu’il répondait à la question de Turgon, et comme si il contemplait d’autres rivages que ceux de la Terre du Milieu, un reflet dansa dans ses prunelles en même tant que s’élevait sa claire voix :
« Lorsque les flèches des orcs se sont abattues sur moi, je n’ai eu de pensées que pour les fuyards, ces pauvres enfants et femmes des Hommes livrés à la cruauté des sbires infâmes de l’Ennemi Noir du monde. Je ne savais point si ma résistance leur avait permis d’échapper à un Destin pire que la mort, et mon âme fut emplie d’un terrible chagrin lorsque s’abattirent sur moi les Ailes Noires de la Mort ».
Son souffle s’était fait saccadé, comme si en cet instant il revivait cette épreuve, puis sa voix reprit comme un murmure emporté par le vent :
« Je ne sais combien de temps j’errai dans l’obscurité, mais soudain une grande Lueur apparut à l’Ouest, et il me sembla que des chants, des rires et de la musique parvenaient à mes oreilles… Et sans que j’en aie vraiment la conscience, je me déplaçais vers ces sons joyeux et m’éveillais dans un corps de chair. J’étais allongé sur une herbe plus soyeuse que de la soie, et de douces fragrances s’imposèrent à mes sens. Il y avait là de nombreuses fleurs, comme si Yavanna en personne les avait disposées là, et les jardins dans lesqels je me trouvais baignaient dans une lumière rose et dorée, semblable à celle qui naît de l’aurore. Toute douleur avait disparu, et je compris aussitôt que je me trouvais dans les Cavernes de Mandos, le Havre au-delà des mers réservé à ceux de notre race qui s’en vont de la Terre du Milieu. Et des visages joyeux s’approchèrent de moi, et ils avaient la beauté de ceux des aimés que la vie exila trop tôt. Je reconnu celui de ma mère, morte des années plus tôt lorsqu’elle avait succombé au poison des orcs lorsqu’elle avait voulu rendre visite à sa parenté dans les bois de Doriath. Et il y avait également d’autres elfes que je ne connaissais pas, et qui m’accueillirent avec d’aimables paroles, et m’invitèrent à les suivre près de la source aux eaux merveilleuses qui cascadait près de rochers semblables à des joyaux. Et lorsque je me fus désaltéré, je me joignis à leurs danses. Je ne sais combien de temps je demeurais avec eux, dans la joie simple d’une existence dépourvue de la moindre souffrance… »
Fincalad s’était arrêté de parler, comme pesant ses paroles. Son regard rencontra celui de Turgon, et il poursuivit son récit :
« Mais bientôt, une ombre pesa sur mon cœur, et je cessai de participer aux chants et aux danses, et me mettais à arpenter seul les Jardins de la Fleur du Rêve. Car mon cœur de nouveau s’était tourné vers les Terres du Milieu, et mon âme était emplie de tristesse à l’idée des tourments qui étaient infligés par Morgoth et ses esclaves à ceux qui demeuraient encore là-bas ; une profonde compassion m’agitait, et je songeais avec inquiétude aux Enfants des Hommes, livrés à la merci du courroux et de la haine des Ainurs déchus, et à ceux de mon peuple liés par le serment de Féanor à un Terrible Destin. Souvent des compagnons vinrent me trouver, essayant par leur bonté de me tirer de mes sombres pensées, mais mon cœur et mon regard demeuraient tournés vers les Terres du Milieu… Enfin ma mère vint me trouver, et elle si belle avec sa chevelure dorée, comme une vivante fille de l’Aurore ! Elle me prit par la main et me conduisit auprès d’un trône ou siégeait une majestueuse et inquiétante silhouette. Là, je m’agenouillais devant Mandos, le seigneur de ce lieu. Ses yeux insondables comme l’abîme qui entoure toutes choses me contemplèrent un long moment. Puis, sans qu’une parole n’ait été prononcée, je sus que l’entrevue était terminée. Je ne connus nulle crainte, car dans ces Jardins la peur est bannie, mais je fus troublé par ce regard et ce silence, car on dit que Mandos n’a plus prononcé de parole depuis qu’il a prononcé la Prophétie du Nord, lorsque notre peuple s’est de sa propre volonté exilé des Rivages Bienheureux pour se lier au serment de Féanor. Et bientôt je regagnais ma solitude, et le temps s’écoula, et j’étais toujours enchaîné à ma tristesse et à mon languir des Terres du Milieu ».
Tout en devisant, les deux elfes avaient accomplis quelques pas dans l’immense salle, et Fincalad passa sa main sur l’un des piliers, dont la surface était sculptée à la semblance de l’écorce.
« Mais bientôt, je fus appelé, et je fus saisi d’une révérencieuse crainte lorsqu’on me conduisit en dehors des Cavernes de Mandos. Ma mère se tenait sur le coté de mon chemin, et son visage était empli de joie, comme tous en ce lieu, et elle déposa un baiser sur mon front, me disant : ú-'eveditham io anann Manadh, Fincalad. Nai tiruvantel ar varyuvantel i Valar tielyanna nu vilya ! (Nous ne nous rencontrerons plus avant la Fin, Fincalad. Puissent les Valars te protéger sur ton chemin sous le ciel !). Et alors je quittais les Cavernes pour me retrouver à l’air libre, et là je fus conduis au pied du Trône de Manwë. Le regard sans âge du roi des Valars se posa sur moi, et mon âme était comme nue devant ce regard. Et manwë prit la parole, et sa voix était comme un vent puissant sans pour autant être terrifiante, emprunte comme elle l’était de sagesse et de majesté : « Fincalad, les Valars n’ignorent point les fléaux et les tourments qui affligent la Terre du Milieu, et notre cœur saigne à l’idée que ces épreuves que traversent les peuples chéris par Illuvatar sont infligées par l’un d’entre nous, qui fut le plus Grand. Mais nous ne pouvons affronter maintenant Melkor, car lorsque se lèvera notre ost pour l’affrontement, les Terres du Milieu en seront à jamais changées et bien des choses qui sont disparaîtront ». Alors la belle Varda, la reine des Valars, dont je songeais en contemplant ses yeux sans nuls autres pareils qu’elle était l’Allumeuse d’Etoiles, celle dont nous autres Eldars chérissons le nom entre tous, prit la parole de sa douce voix, et cette voix était un véritable enchantement : « Mais il ne sera pas dit que nous laisserons notre Création éternellement souillée par les maléfices de Melkor, ni que nous resteront indifférents aux suppliques des Enfants d’Illuvatar. De nombreux tourments vont s’abattre encore sur la terre du Milieu. Des messagers ont déjà été envoyés, les istaris, pour ranimer la Flamme d’Anon dans le cœur des Elfes et des Hommes. Parce que ton cœur est empli de compassion et que tes tourments n’ont d’autre source que ton souci d’alléger ceux des peuples des terres du Milieu, il te sera accordé de retourner dans les Terres Mortelles pour y accomplir ton Destin Inachevé. Quel sera ton Destin là-bas, il en sera à toi de le découvrir et de le forger, car il ne nous est pas permis de t’en parler ». Et ainsi je fus congédié, puis conduit en Alqualondë parmi les Teleris, et là l’une de leurs Blanches Nefs à la semblance d’un cygne me conduisit aux Havres demeurre de Cirdan. Et là je fus accueilli par lui, et c’est lui qui me donna ses vêtements gris et cet arc, car il me dit que le Maître des Eaux lui avait annoncé ma venue. Alors je me suis mis en quête de Gondolin, et c’est ainsi que je me suis présenté devant la première des Sept Portes ».
La lueur qui s’était allumée dans le regard de Fincalad, lorsqu’il avait évoqué son existence par delà les Rivages du Jours, s’était éteinte, et de nouveau sa voix se réduisit à un murmure :
« Et il me semble maintenant que tout ceci n’était qu’un rêve, à mesure que je respire l’air de la Terre du Milieu, et déjà le souvenir des lieux s’estompe dans mon esprit ». _________________
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