Morrigane Agarwen Reine du Rhûn

Age : 18 Inscrit le : 17 Sep 2006 Messages : 110 Race (dans le jeu) : Humaine Alignement (dans le jeu) : Neutre
 | Sujet: Départ en grande pompe Mer 30 Avr - 0:13 | |
| La capitale était en effervescence.
Montée sur son cheval, enveloppée d'une grande cape pourpre, la reine patientait dans la cour du palais, tandis que son escorte s'apprêtait à partir. Dans l'air froid du petit matin, les montures chargées soufflaient des nuages de buée tiède, faisant cliqueter leurs harnais et leurs selles où le nécessaire au voyage était en train d'être fixé.
Morrigane soupira et serra dans sa fine main gantée les rênes de son cheval, tandis que Nébuchad surveillait les préparatifs d'un oeil vigilant.
En désespoir de cause, elle avait décidé de répondre favorablement à la demande de l'empereur de l'Ouest, et de se rendre en personne à Numenor dans les plus brefs délais. Quitte à laisser son royaume à la dérive entre les mains de ses généraux. Les chefs des tribus sauraient peut être sauvegarder les lambeaux de l'empire de la ruine...
La jeune femme souffla un délicat nuage de buée quand un soldat vint la prévenir que tout était prêt. Cinquante gardes l'accompagnaient, plus deux de ses suivantes les plus fidèles.
-Allons-y, lança l'Impératrice depuis l'ombre de sa large capuche.
Elle avait laissé de côté le faste de son habit royal, sans pour autant de départir de la noblesse qui seyait à son rang. Il s'agissait avant tout de sauvegarder la réputation du Rhûn face aux seigneurs de l'Ouest.
Il faisait froid, ce matin là; le ciel morne recouvrait la terre d'un bout à l'autre, les visages tendus, parfois plein d'espoir, se tendaient vers la petite troupe au hasard des rues qui menaient aux portes. De trop rares soldats patrouillaient dans les ruelles désertes, aux volets clos et aux portes barrées. La ville se terrait dans sa peur.
Une fois sortis de la capitale, ils prirent de l'allure et laissèrent bientôt les murailles derrière eux. Malgré sa lourde cape rehaussée de fourrure de loup, Morrigane put bientôt sentir l'aiguillon du froid poinçonner sa peau au travers de l'épaisseur de ses jupes. _________________ Peu importe si l'homme n'a pas d'ailes Tant qu'il entend le vent lui parler
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