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Raya Nouvel arrivant sur les Terres du Milieu

Nombre de messages: 187 Age: 20 Race (dans le jeu): Orientale Alignement (dans le jeu): Neutre Date d'inscription: 20/10/2006
 | Sujet: Retrouvailles cachées Ven 2 Oct - 22:17 | |
| Un an s’était écoulé depuis la disparition de Raya. Personne ne savait ce qu’elle était devenue, pas même Toranur. On ne la cherchait pas, et on devait sans doute la croire morte depuis tout ce temps, mais la vérité était toute autre… La nuit précédant son départ, la jeune femme souffrait de violentes nausées qui se manifestèrent durant le profond sommeil du Numénorien partageant sa couche. Elle passa la quasi-totalité de la nuit aux cabinets et dans la chambre de Layla, sa plus fidèle servante ; cette dernière lui fit boire de nombreuses potions à base de plantes médicinales, mais cela n’apaisa en rien la fatigue croissante de la guerrière, qui comprit rapidement que les symptômes étaient les mêmes que ceux d’une grossesse… et puis elle avait du retard… Diagnostic : enceinte… A la fois ravie et paniquée, elle réfléchit. D’après la servante, deux solutions s’offraient à elle : garder l’enfant et l’élever ou s’en séparer d’une manière affreusement barbare appelée « avortement ». Le souvenir du sortilège de Thuringwethil hanta un instant l’Orientale, qui trancha en faveur de la première solution. Attendre un enfant du serviteur de Sauron était certes imprévu mais c’était un cadeau béni et inespéré pour la jeune femme ; porter un descendant de l’homme si cher à son cœur était sans aucune hésitation le plus grand bonheur qu’on pouvait lui offrir, et elle ne souhaitait en aucun cas sa perte afin de ne plus connaître le pénible sentiment qu’elle avait connu jadis. Et puis, l’enfant d’un homme de guerre reconnu pour sa stratégie et pour ses nombreux titres de noblesse serait attendu et bienvenu dans un sens… Cependant, Layla s’opposa farouchement à la décision de sa maîtresse : selon de nombreux dires, le Maréchal du Mordor ne portait pas les enfants en grand intérêt et ne voyait qu’en eux des futurs guerriers prêts à tout pour la patrie. Vexée et attristée, la future mère décréta qu’elle garderait l’enfant quoiqu’il arrive, et ordonna à la servante d’aller réveiller les amazones pour partir dès maintenant, au beau milieu de la nuit. Son époux lui, partirait à l’aube comme à son habitude ; et puis, partir le plus tôt possible pour sa première grande « mission » pourrait faire bonne figure auprès du maître du Mal... Par ailleurs, l’Orientale n’avait jamais parlé de maternité avec lui, alors valait mieux prendre ses précautions, car les affirmations de la servante pourraient s’avérer justes. Dans un sens, elle fuyait… c’était même de plus en plus certain… Elle entra furtivement dans la chambre et prépara dans le plus grand silence ses affaires : ses armes, quelques robes et une petite sacoche contenant les nécessaire aux premiers soins. La guerrière ne prit pas le temps d’embrasser son mari une dernière fois et s’éclipsa dans la nuit telle une ombre ; une heure après, elle et ses amazones étaient en route pour Dol-Guldur. Layla elle, avait prêté serment à sa maîtresse de rester silencieuse sur les vraies raisons de son départ ; bien que l’épouse du serviteur de Sauron ne lui ai pas dit sa destination, elle se doutait bien qu’elle irait au Rhùn, sa terre natale, car d’après les confidences de l’épouse en fuite, c’était là son seul refuge… En elle-même, la jeune servante était très attachée à sa maîtresse, et se jura de retourner à sa rencontre, à la naissance du bébé. Raya et ses guerrières prirent un chemin assez commun pour se rendre sur les lieux de la « mission », et parla alors de ses intentions après quinze heures de route aux autres femmes, à un croisement ; l’une des routes menait au Rhùn tandis que l’autre prenait la direction de Dol-Guldur. Les autres combattantes admirèrent son instinct maternel et convinrent d’un accord : cinq autres femmes enceintes ou malades qui n’avaient pas renoncés au combat malgré les mesures prises par leur chef iraient avec elle, et les autres iraient sur le champ de bataille afin de défendre l’honneur de la première armée exclusivement féminine du Mordor. L’Orientale n’approuvait pas tout à fait, mais elle ne résista pas longtemps face à la détermination affichée par ses guerrières. Elles passèrent la nuit suivante à la belle étoile dans une clairière isolée, près du chemin où elles étaient auparavant et reprirent leurs route, chaque groupe de son côté. Les dix-sept heures de route pour la future mère et les autres femmes furent éprouvantes, aussi bien par la longueur du parcours que les conditions climatiques défavorables : un vent glacial soufflait violemment dans les zones désertiques de l’Est, ce qui n’était pas très courant. La Guerrière prit la direction de la maison de Kisha dans le petit village de son enfance au Rhùn avec les autres femmes qui l’accompagnaient. La plupart se réfugièrent dans des auberges voisines et là où bon leur semblait, excepté le Mordor. L’épouse de Serviteur de Sauron écoula des jours paisibles au harem, malgré les nausées insupportables des deux premiers mois. Elle était chargée d’accueillir les clients en l’absence de la courtisane et lorsqu’elle s’ennuyait, c'est-à-dire la plupart du temps. Certains clients ne manquaient pas de lui faire remarquer sa beauté mais aussi son ventre, qui s’arrondissait de manière impressionnante. Parfois, elle occupait ses journées en allant au marché, faire quelques commissions pour la courtisane. Par ailleurs, sa « deuxième mère » lui interdit formellement de remanier les armes pendant sa grossesse et les cacha afin de forcer sa protégée à se ménager. De temps à autre, Raya retournait dans le désert, sur les ruines de la demeure de son enfance. En ce lieu, elle se remémorait avec un délice amer son passé : son enfance, mais aussi sa fugue avec Toranur il y a quelques mois… là où leur amour passionné était en ce temps aussi brûlant que le sable sur lequel elle marchait, pieds nus… Que faisait-il en ce moment… ? Pensait-il à elle… ? Ou alors était-il à nouveau sur un champ de bataille… ? La jeune femme ignorait les évènements concernant son époux, mais l’écho de sa prise de l’Angmar et de son couronnement furent assourdissant, ce qui surprit l’épouse en fuite. Elle avait bien évidemment entendu parler des Morts, mais elle ne réalisait pas encore leur importance au sein des Terres du Milieu… « Roi » ; encore un titre de noblesse… mais qui dit « Roi » sous entendait « Reine »… En avait-il trouvé une…? Avait-il remplacé son épouse par une autre femme…? Ce nouveau pouvoir le rendait-il heureux…? Ces questions étaient pour le moment et longtemps encore des énigmes sans réponses… Les mois passèrent sans encombres, jusqu’au jour de l’accouchement, qui commença au cours d’une sombre et froide nuit ; et ce fut une aube grise et moite qui accueillit la descendance du nouveau souverain d’Angmar… L’air était étouffant, quasi irrespirable, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des habitations. La maison close n’y échappa guère, et l’Orientale faillit s’évanouir à maintes reprises pendant l’accouchement, les bouffées de chaleur étant accumulées à la fatigue et à la douleur croissante. Toutefois, ces sensations s’estompèrent rapidement lorsque l’enfant fut né, mais à la surprise de la guerrière et de Kisha (qui l’assistait lors de la naissance), un deuxième enfant arrivait, et les douleurs revinrent de plus belles. Enfin, quelques minutes plus tard, Raya devint la mère de jumeaux, un garçon et une fille. Tandis qu’ils criaient, leur mère s’était assoupie sur sa couche, un sourire aux lèvres : un bonheur sans bornes l’envahissait, et malgré la sueur sur son visage et la fatigue, elle rayonnait de joie. Pendant ce bref laps de temps, la courtisane coupa les cordons ombilicaux des nouveau-nés avant de les envelopper dans du linge propre. Elle apporta ensuite les enfants à sa « fille », et la félicita en posant les bébés endormis sur le ventre de l’ancienne servante de Sauron. Cette dernière embrasse ses enfants avec le sourire et les larmes aux yeux ; elle était si heureuse en cet unique instant, elle se sentait fière et attendrie à la fois. Son seul regret était l’absence de son époux… Que faisait-il en cet instant… ? Où était-il… ? Comment aurait-il agit en découvrant les beaux visages de ses enfants… ? La chair de sa chair… Trois mois s’étaient écoulés depuis la naissance des jumeaux, baptisés Gaïa et Raziel. Un an que Raya était partie… Elle s’occupait d’eux avec amour et attention. La petite Gaïa avait les traits de sa mère et les yeux de son père ; Raziel lui, était le portrait parfait de son père, et la ressemblance était si frappante que cela ne faisait aucun doute qu’il était le fils du Numénorien. Tous deux avaient le regard orageux de ce dernier, et Kisha trouvait cela presque effrayant. Ils n’en restaient pas moins les enfants chéris de la jeune femme, ses amours, la chair de sa chair… celle de l’être aimé… Les nourrissons furent rapidement sevrés du lait maternel par du lait de chèvre ; là, l’épouse du serviteur de Sauron entra dans une profonde réflexion et reprit l’entraînement guerrier tandis que la courtisane s’occupait des enfants… L’Orientale ne pouvait plus continuer à fuir son passé, à fuir son époux… à cacher l’existence des enfants… Toranur ferait sans doute un père formidable, et il devait sans doute aussi rêver d’une vie de famille malgré son côté froid et guerrier, et même si elle ne savait rien de l’enfance de son époux… Une famille, une vraie, devait être soudée par un père et une mère, telle quelle soit, et la situation actuelle ne correspondait pas vraiment à l’idéal de la jeune femme… Si elle continuait ainsi à se terrer au fond de son terrier avec sa progéniture, tel un fennec femelle avec ses petits, ces derniers finiront un jour ou l’autre à se poser des questions sur leur père, et voudront sûrement le rencontrer ; alors mentir à Gaïa et Raziel au fil des années lui semblait impossible et inacceptable, voir lâche…Elle devait faire quelque chose… mais quoi…? Durant de longues journées, entre promenades et entraînements, elle réfléchit, de longues heures, sans aucune solution ne lui vienne à l’esprit. Puis, par une nuit glaciale, allongée dans son lit à la lueur d’une bougie, elle la trouva enfin… en pensant à ce que pouvait faire le serviteur de Sauron en ce moment, dans le froid de l’Angmar ; il devait sûrement avoir trouvé quelqu’un d’autre pour partager sa couche… pour le réchauffer… une autre « reine » si ce n’était pas une fille de joie… Quelle honte pour l’Orientale de penser ainsi ! En effet, cette simple idée la répugnait, mais elle fut encore plus surprise de l’avoir imaginé. Elle avait toujours eu confiance en son mari, mais après une année de séparation imprévue, peut être qu’il avait donné son cœur à une autre femme, et qu’il avait oublié la guerrière qu’il avait connu autrefois, dans une situation plus ou moins tendue… ou alors qu’il s’était complût dans la débauche après la « mort » de sa femme… Il fallait qu’elle se l’avoue, au fond d’elle, Raya était curieuse de découvrir la nouvelle vie de Toranur sans elle, en plus d’être incroyablement jalouse. Les sentiments amoureux étaient toujours aussi forts, et l’absence du Numénorien se faisait de plus en plus cruellement sentir dans son cœur et ses activités ; d’ailleurs, malgré la distance et le silence, elle ne désirait aucun autre homme… son cœur ne cessait de s’enflammer, sans prendre garde aux éventuelles conséquences… C’était décidé : dans deux semaines, après un entraînement guerrier beaucoup plus intensif, elle retournerait voir son époux ! Non, elle n’était pas un « misérable petit fennec puant »… elle allait être maligne mais allait arrêter de se cacher, de fuir lâchement… Le sourire aux lèvres, elle s’endormit, impatiente de passer une nouvelle semaine, déterminante. Au cours de cette semaine, elle apprit à se perfectionner dans le combat à cheval, avec pour principales armes une hache et une épée ; car hormis sa double-faux, elle n’était pas très agile avec les autres armes. Et puis, la grossesse l’avait comme qui (Kisha) dirait « rouillée »… Dans le même temps, l’épouse en fuite parla de son projet à sa mère de substitution, mais fit face à un nouveau problème qu’elle avait mis de coté : la réaction éventuelle du Seigneur de l’Ombre. Légèrement ralentie et démotivée dans ses projets face à cet obstacle, elle ne voyait plus la moindre solution, car agir directement ou dans l’ombre signerait un contrat avec la mort, venant de Sauron elle-même. Désemparée à nouveau et voyant que la limite qu’elle s’était fixée approchait à grand pas, elle commençait à se faire à l’idée qu’elle ne pourrait jamais revoir son bien-aimé et qu’elle devrait élever ses enfants seule,à l’abri des regards ; mais une arrivée surprise de Layla lui redonna courage. Cette dernière la tint aux nouvelles : elle lui affirma que son époux n’avait trouvé aucune autre femme depuis sa disparition mais qu’il devait peut-être fréquenter des filles de joie, car le nouveau souverain était très discret sur sa vie privée, et ne divulguait aucune information à ce sujet. En parlant d’information, d’après les discours officiels, l’homme de guerre était alité suite à une mauvaise chute de cheval, ce qui fit bien rire Raya, car elle se doutait bien que officieusement, il s’agissait d’autre chose, et la servante confirma en effet quelques minutes plus tard : incognito, il serait partit en négociation avec l’épouse du défunt Krell, ancien Empereur de l’Est… et donc du Rhùn ! Alors Toranur était forcément dans les parages… ! La guerrière se sentit défaillir l’espace d’un instant, le temps que son cœur s’arrête quelques secondes et se serre, crispé. Puis, elle souffla un grand coup, et se concerta avec Layla et Kisha. L’occasion était trop belle, il fallait trouver quelque chose, et vite, car d’après les nouvelles, le Numénorien partirait d’ici deux jours pour retourner en Angmar. La courtisane évoqua idée que l’Orientale entre au service du nouveau roi, en tant qu’espionne, ou tueuse à gages, du moins exercer un « métier de l’ombre » pour son compte. Il fallait qu’elle approche son époux discrètement, sans éveiller les soupçons… du moins un strict minimum… et physiquement, sa « fille » ne passait pas inaperçue, et était remarquable de par sa cicatrice sur la joue droite, toujours aussi visible, mais aussi par sa chevelure flamboyante, qui arrivait désormais jusqu’au bas du dos de la jeune femme.
Le déguisement s’imposa dans l’esprit des trois femmes, ainsi qu’une nouvelle identité, radicalement différente. Kisha ressortit de ses placards ses anciens habits, assez épais. Puis, après une séance d’essayage convaincante, le trio féminin esquissa le portrait de la nouvelle Raya en Angmar.
Deux jours s’étaient écoulés, et en cette journée ensoleillée, le souverain d’Angmar devait retourner en son fief d’après les nombreuses rumeurs, tandis qu’un conflit se préparait dans les terres de l’Est. Layla et sa maîtresse étaient sorties, et se trouvaient au marché aux portes du village. L’endroit était bondé, et même très animé. Les deux jeunes femmes s’étaient arrêtées devant le comptoir d’un primeur en plein soleil. Sous l’astre doré, la guerrière étouffait ; quelle idée de devoir supporter une cape de grande envergure à large capuche et une longue robe noire à manche longues! Sans parler des gants de velours recouvrant tout ses bras et le corset de cuir rouge sang lui coupant la respiration… vivement l’Angmar pour la rafraîchir, mais en attendant, elle était dans la peau d’un « personnage » susceptible de l’aider à renouer avec son époux. Le visage de la jeune femme était masqué par la capuche, ne laissant apparaitre seulement ses lèvres, teintées de noir pour l’occasion. Toutefois, sa vision n’était pas masquée. D’ailleurs, son regard était perdu dans l’horizon, survolant le désert visible dès la sortie de la ville. Layla elle, était entrain de négocier quelques légumes avec le marchand, qui se montrait peu enthousiaste à l’idée de vendre moins cher ses produits. La discussion tourna mal, si bien que le marchand refusa de la servir, et commença à ranger son étalage. Raya, énervée par la chaleur et l’attitude du marchand, sortit de sa manche une petite bourse. Elle s’avança devant l’homme et lui tendit la bourse.- Quelques rubis et saphirs devraient suffire pour acheter ce que nous voulons, dit-elle d’un ton froid légèrement enroué. Le regard pétillant, le marchand s’empara de la bourse, et en vérifia le contenu, un sourire aux lèvres. C’étaient en effet des pierres précieuses de grande qualité, que la jeune femme avait gardé en souvenir de son passé, et de son père; elle en avait plein d'autres. Le commerçant déclara alors que les deux jeunes femmes pouvaient prendre tout ce qu’elles souhaitaient, mais regarda la femme vêtue de noir, d’un air suspicieux. Cette dernière se retint tant bien que mal de lui faire baisser le regard avec la manière forte, et tourna le dos au primeur, d’un air dédaigneux. Elle alla s’adosser contre un mur à proximité ; à l’ombre… Ses yeux dorés ne quittaient pas sa servante et le commerçant des yeux, tandis que ses oreilles captaient la musique de saltimbanques, postés à quelques mètres, dans la rue en perpendiculaire. C’était un air à la fois triste et entraînant… La guerrière se perdit dans ses souvenirs heureux avec le serviteur de Sauron un court instant, jusqu’à ce qu’un bruit de sabots claquant sur le sol et d’armures la ramène à la réalité. Layla accourut avec un grand sourire vers sa maîtresse, un panier d’osier remplit de fruits et légumes, qui pouvaient largement suffire à leurs besoins. Elles s’avancèrent vers les bruits de pas militaires, toujours tapies dans l’ombre, puis à une centaines de mètres, elles reconnurent la silhouette de Toranur, juchée sur un cheval. Il avait fière allure, et était entouré de quelques hommes, mais l’ensemble ne constituait pas une armée. Son épouse en fuite sentit un frisson parcourir le long de son échine à la vue de son époux en armure, et sentit les larmes lui monter aux yeux ; il y avait si longtemps qu’elle ne l’avait pas vue... elle était si heureuse de le savoir vivant, en bonne santé… il n’avait pas changé d’un pouce visiblement physiquement, mais qu’en était-il à l’intérieur ? Etrangement, elle paniquait à l’idée qu’il pouvait rester indifférent à leurs retrouvailles et aurait voulu fuir, mais il était trop tard, sa servante lui tenait fermement la main, et commençait à s’avancer vers lui. N’était-ce pas risqué toute cette comédie ? Bien sûr que si, mais c’était là le seul moyen de s’assurer des sentiments du Numénorien après un an de silence.- Je sens que ça va mal finir, déclara Raya dans un murmure tremblant. Je ne serais pas à la hauteur…- Allons Madame, ne perdez pas espoir, la rassura la jeune servante. La voix douce de sa servante la rassura un peu, mais au fond, un sentiment de peur l’envahissait. Au fil des pas, son cœur et sa gorge se serraient… au fil des pas, ses muscles se tendaient, et Layla le sentit, si bien qu’elle lui serra la main un peu plus fortement Enfin, elles arrivèrent près des soldats, la servante tenant toujours la main gantée de l’Orientale. Toutefois, la jeune servante préféra rester en retrait pour le moment ; demander audience au serviteur de Sauron serait risqué, car déplacé, surtout en public. Il fallait attendre qu’une occasion se présente… rapidement du moins, car la jeune mère tremblait comme une feuille frissonnant au contact du vent, et commençait à perdre courage, si près du but… Elle était inquiète, et savait que sa maîtresse devait se poser mille et une questions en ce moment même… |
|  | | Toranur Roi d'Angmar / Maître du Jeu

Nombre de messages: 1012 Age: 20 Race (dans le jeu): Numénorien noir Alignement (dans le jeu): Loyal à Sauron Date d'inscription: 04/12/2006
 | Sujet: Re: Retrouvailles cachées Dim 4 Oct - 15:41 | |
| Toranur avait du quitter précipitamment Dol Guldur, et ce, bien avant que les troupes de l'Est ne fasse mouvement. En effet, grâce à la voie trouvée par Alaryc, les rapports venaient désormais plus facilement à lui, il semblait que les Morts aient levé le blocus autour de l'Angmar pour aller à la recherche de proies plus faciles. Mais ce n'étaient aps ces mouvements, somme toute peu inquiétant, qui avait décidé Toranur à revenir dans son royaume. Non, c'était un rapport d'Isnak faisant état d'agitation dans le nord du royaume. Ces maudits Lassoths avaient jugés bon de se révolter contre la conscription (très fortement impopulaire parmi ce peuple de chasseurs). Or, il semblait que tous les mécontents du royaume avaient jugés le moment opporun pour agir. Le gros de l'armée au loin, l'absence du roi désormais démystifiée et une révolte contre le pouvoir en place, tout les éléments étaient en place pour que la noblesse, dépossédée d'un grand nombre de droits ancestraux à cause de leur collaboration avec les Edains, fasse mouvement. Le semaine datait déjà d'une semaine et Toranur espérait rentrer avant qu'il ne soit trop tard. La perte de l'Angmar serait une catastrophe pour l'avènement du monde nouveau auquel rêvait Toranur, et aussi de sa propre existence, son sombre maître ne pardonnant probablement pas ce nouvel échec...
Aussi, accompagné d'une Sektion de Huskarls, Toranur avait fait route vers l'Angmar à marche forcée, n'épargnant les montures que parce qu'il était difficile de s'en procurer dans ces contrées désertiques du Rhùn. Mais dans sa hâte à partir, Toranur avait négligé un détail d'importance: les Huskarls n'étaient pas d'aussi bon pisteurs que les Kosaks, et la troupe avait légèrement déviée de sa route, arrivant dans ce modeste village rhùnien. Furieux contre le Sargeant, mais aussi contre sa propre stupidité, Toranur avait ordonné une halte, non sans avoir copieusement exprimé son mécontentement.
Aussi, les hommes présents entrèrent-ils les mâchoires serrés, signe de leur gêne d'avoir provoqué par leur négligence la colère de leur seigneur et mis en péril le destin de la Nation (car c'est ce que leur avait fait comprendre Toranur). Arrivé auprès du puits du village, les huit hommes mirent pied à terre et attachèrent leurs montures en rang, devant l'abreuvoir construit à cet usage. Pendant qu'une partie de ses hommes s'activaient à tirer l'eau du puits et écartaient les passants qui ne comprenaient pas pourquoi on leur volait les meilleurs places,et que deux autres partaient renouveler les provisions, le roi d'Angmar ôta son casque et s'épongea le front. La température était intolérable à cette période de l'année, et le port d'une armure n'arrangeait en rien les choses. S'asseyant sur la margelle du puits, Toranur profita de la brise et attendit que ses homems aient terminés pour se remettre en route. Ce contretemps le rendait furieux, malheureusement, il ne pouvait rien faire contre...
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Le Sargeant Freiderich était consterné. Lorsqu'on avait choisi sa Sektion pour escorter son roi, il s'était senti empli d'un grand honneur et s'était promis de s'en rendre digne. Et voilà qu'il avait failli. Par sa négligence, ses hommes s'étaient trompé de chemin et le voyage en serait ralenti. Freiderich le sentait comme une défaillance personnelle et aurait préféré mourrir sur place que de revoir le regard rempli de reproches que son maître lui avait adressé. Aussi, pendant qu'il surveillait le travail de ses hommes, il réfléchissait au moyen de rattraper son erreur en regagnant le temps perdu.
Alors que son regard errait sur la place animée par le marché, il aperçut deux femmes qui observaient sa Sektion. Probablement des indigènes qui n'avaient jamais vu une troupe aussi bien armée et disciplinée. Haussant les épaules, il s'apprêtait à passer à autre chose, lorsqu'il remarqua quelque chose d'étrange. En effet, les deux femmes étaient armées. Certes, très légèrement, sans excès, simplement quelques armes à une main et pas d'armures, mais c'était pour le moins surprenant. D'après ce qu'il avait appris de ses instructeurs avant le départ vers le Rhùn, les femmes de ces contrées n'étaient pas armée, à part dans certaines tribu dites amazones. Or, il se trouvait que, toujours selon ses instructeurs, les amazones étaient d'excellentes pisteuses, capable de trouver un chemin en pleine montagne sous une pluie torrentielle la nuit. Peut être était-ce là la solution... Avisant que son monarque ne faisait pas attention à ce qui se passait autour de lui, le Sargeant se décida à bouger vers elles. Après avoir joué des coudes quelques secondes et avoir insulté une demi douzaine de personnes qui ne s'étaient pas déplacées assez vite à son passage, il se trouva face aux deux femmes. La première avait le visage entièrement caché sous une large capuche noire, et Freiderich se demanda comment elle pouvait tenir par une telle température. Cela le mettait mal à l'aise, aussi préféra-t-il se tourner vers la seconde. Cette dernière était un beau bout de femme, bien que ses cheveux ramenés en arrière et son sourire pincé fissent comprendre qu'il ne valait mieux pas chercher les ennuis en faisant ce genre de remarques. Ce fut à elle que s'adresse Freiderich. "Bonjour mesdemoiselles, chaude journées n'est-ce pas? Dites moi, appartiendrez-vous à la légendaire tribu des Bramanes?" En entendant ce jeune angmarien les confondre avec les brutales Bramane, Layla peina à réprimer un sourire, mais réussit à se contenir. C'était peut être là l'occasion rêvée... Aussi, prenant un air indifférent, répondit-elle: "La température n'est pas importante, mâle, c'est pour ça que vous êtes aussi faibles et stupides vous les hommes. Que nous veux-tu?" Freiderich se sentit insulté par le ton employé par la jeune femme. cependant, il se contint. Même armée, elle restait du sexe opposé et son souverain serait ennuyé qu'un de ses hommes violente une femme sans raison valable. Prenant sur lui, Freiderich dit:"Soit, parlons franchement. Votre talent de pisteuse est parvenu jusqu'à nous et j'aimerais savoir si vous seriez capable de nous mener en Angmar en moins de 10 jours? Mon maître est très généreux et saura vous récompenser pour votre peine."Layla réprima à nouveau un sourire, elle n'avait rien eu à faire et ce jeune fat lui donnait ce qu'elle voulait sur un plateau. aussi, après avoir croisé le regard de sa maîtresse, elle se tourna vers l'Angmarien et répondit: "Ce que vous demandez est trop facile. et si je ne connaissais pas la faiblesse des hommes, je vous dirais de vous débrouiller seul. Cependant, ma compagne et moi n'avons pas de travail pour l'instant. Aussi, nous serons heureuse de conduire ton maître là où il le souhaite."Et, crachant dans sa main, elle la tendit à Freiderich, qui, après un instant d'hésitation, fit de même, scellant l'accord. Tous deux, accompagnés de Raya, se dirigèrent alors vers Toranur qui n'avait pas bougé...
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Pendant l'échange, les deux hommes partis aux provisions étaient revenus et les chevaux s'étaient suffisamment reposés pour repartir. Aussi, la Sektion était presque prête au départ lorsque Freiderich arriva avec ses deux guides. S'inclinant devant son roi, il dit:"Votre Majesté, sachant combien l'urgence est grande, j'ai pris la liberté d'engager ces deux guides. Elles m'ont certifiées pouvoir nous faire rattraper le retard que ma négligence a causé. Dois-je les garder ou les renvoyer?"Toranur jeta un coup d'oeil indifférent aux deux femmes et, bien qu'étonné par l'étrange accoutrement de la plus grande, répondit:"Fais comme tu veux Sargeant. La seule chose que je veux, c'est que nous arrivions en Angmar le plus rapidement possible. D'ailleurs, il est temps de repartir, dis aux hommes de se mettre en selle."Et, se levant d'un mouvement fluide, Toranur mit son casque et se dirigea vers sa monture tandis que les hommes autour de lui se précipitai pour se mettre en ordre de route, Freiderich et les deux femmes, désormais guides, au premier rang. Puis, la troupe parti rapidement...[suite dans voyages de Toranur...] _________________ Les soldats vivent et ne savent pas pourquoi...
La pureté de nos lames exprime mieux notre fidélité que mille paroles mielleuses.
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