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 La Grande Sarabande de Hatori Hanzok

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MetathraïnNombre de messages : 1286
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MessageSujet: La Grande Sarabande de Hatori Hanzok   La Grande Sarabande de Hatori Hanzok EmptyDim 25 Juin 2006 - 12:55
Les aventures et les voyages de Hatori Hanzok nous sont parvenues de manière fragmentaire au travers de divers chants et légendes. Malheureusement, Kazad Dûm est à présent un royaume d'ombres et ce qui était écrit fut perdu ou égaré. Certains se souviennent de ces récits grâce à la tradition orale. Mais les œuvres manuscrites sont incomplètes, en témoigne ce début d'épopée dont il ne demeure que les premiers mots...



Chante la colère, déesse, du fils des forges , Hanzok, colère funeste qui causa milles douleurs aux naugrims, et précipita chez Mandos maintes âmes fortes de héros. Commence là où les nains , peuple issu des enclumes de Aulë, virent leur monarque sombrer dans l'ombre et marcher vers la flamme, au cœur des ténèbres. Pars du jour ou Hanzok quitta ce lieu gagné par les forces du mal.


On connaît le début de ses actes grâces aux archives établies par Thraïn.

Son chemin fut long et sans l'aide des Valars jamais il n'aurait touché tant de rivages colorées. Ses premiers pas vers la liberté les menèrent à affronter six gardes du roi venue l'arrêter. Dans sa lutte il fut épaulé par son jeune apprenti forgeron. Sa lame l'accompagnait et demeurait accroché à son dos. Une lame de fer polie et son bouclier de bois et d'airain furent ses principaux alliées. Bientôt il rencontra dans sa marche le roi Thraïn avec qui il jura de reconquérir la Moria. Mais leur chemin se séparèrent d'abord pour un temps.
Il alla jusqu'aux havres gris et embarqua pour Nargothrond en compagnie d'un elfe. Leur navire était en réalité un vaisseaux de pirates et ils luttèrent contre une nefs elfique. Hanzok fit s'écrouler le mat sur le pont ennemi, donnant la victoire aux pirates par ignorance. Mais leur vrai nature fut bientôt révélée au grand jour et Hanzok parvint à s'enfuir en compagnie de l'elfe. Il échoua le vaisseau dans les baie des lagons menant à Nargothrond. Ainsi il alla chercher l'un de ses amis elfes en ce royaume de forgerons talentueux. Mais sa quête fut vaine et manquant de temps il dut rentrer en direction de Kazad Dûm. Sur son chemin il fut sauver des brigands par un rôdeur. Il parvint sur les cimes des montagnes de la Moria en même temps que les armées de Thraïn s'installèrent dans la vallée pour l'assiéger.
Au matin, Hanzok retrouva le premier compagnon de la communauté des sept nains à laquelle il avait jadis appartenu. Gazzha avait rejoint les guerriers de Thraïn dans le but de revoir Hanzok. Hanzok aux milles ruses élabora un premier plan. Il pénétrèrent dans la Moria par les cheminée des fourneaux des forges naines. A l'intérieur un dompteur de troll allait les aider. Il avait soulevé une révolte interne dans le quartier des forgerons. Il s'agissait de Tagazok un autre membre de la compagnie des sept nains. Celle ci se recomposait peu à peu.

Ensemble ils chargèrent les lignes arrière du traître Algobar. Celui ci avait tenté une sortie désespérée vers le camps retranché des armées de Thraïn. Hanzok et ses compagnons d'armes mirent en pièce les nains renégats. Mais ces armées avaient alors convergé depuis toute le terre du milieu. Les orcs vinrent en nombre et une grande bataille eu lieu.

La compagnie des sept nains quitta la bataille las de ces affrontement inutiles. Hanzok se contenta d'offrir son épée à Thraïn. Puis ils regagnèrent les mines et libérèrent un autre membre de leur compagnie: Alrik le Voleur. Ils allèrent à la tour de Karak Zidil et attendirent les aigles de cette haute tour. Ces derniers les déposèrent près de la comté et ensuite les nains gagnèrent les collines des tours.


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MessageSujet: Re: La Grande Sarabande de Hatori Hanzok   La Grande Sarabande de Hatori Hanzok EmptyMar 27 Juin 2006 - 21:55
C'est à peu près tout ce que l'on connait de Hatori Hanzok. L'archiforgeron de Kazad Dûm réapparut par la suite dans divers lieux de la terre du milieu, du Mordor au Harad, des montagnes bleues aux collines des tours. Cette partie de sa vie n'est pas clairement connue. Ce que l'on peut apprendre nous vient d'une chronique du barde Toil Treans, compagnons d'arme de Hanzok à cette époque. Elle narre de manière très brève et allusive les trois lieux qui marquèrent son passage: la porte noire, le désert du Harad, et les jungles au sud de la terre du milieu. Elle s'achève avec sa prise du pouvoir à Kazad Dûm. On suppose que certaines phrases prononcé à la première personne furent énoncé directement par l'archiforgeron. Mais rien de cela n'est certain. Il convient mieux de découvrir par soi même.


Nous sommes les ténébreux , le peuple inconsolé;
Les princes de Kazad aux gouffres infinis,
Nos montagnes sont mortes et leurs pics argentées
Sombrent dans l'océan de la mélancolie.

J'ai par deux fois franchis les portes obscurs d'un royaume où la pierre et le roc sont consumés. J'errais dans un pays de pierres sèches, traversé d'arbres morts. Une terre dont nul homme ne voudrait, pas même le plus pauvre d'entre nous, et où même les émissaires de l'enfer du Nord disparaissent, dissout en poussière, emportés par les vents brûlants, oubliés, immémorables. En ce lieu seul se dresse le blanc visage de la mort, servante muette des Valars. Et derrière, le néant, plus affreux que les formes vivantes du royaume des mânes déchues. Le vide, l'absence, la séparation d'avec les vivants! L'horreur du voyage sans efforts, vers le pays vide qui n'est pas un pays, mais seulement le vide, l'absence, le néant, où ceux qui furent des hommes ne peuvent plus tourner leur esprit vers la distraction, l'illusion, l'évasion du rêve, l'apparence, où l'âme n'est plus trompée, car il n'est plus d'objets,, plus de tons, plus de couleurs, plus de formes pour distraire, pour divertir l'âme de sa propre contemplation, vilement unie à jamais, rien avec rien.

Face à ce désert noir, j'ai contemplé les arbres du sud de notre monde. J'ai entendu un son de flûte dans la nuit, J'ai vu en plein midi d'immenses ailes écailleuses penchées la haut et ridicules. J'ai goûté la saveur de la chair pourrie. J'ai senti la terre se boursoufler à la tombée du jour, inquiète et absurde. J'ai entendu un rire dans le bruit de ces bêtes étranges: le butor, l'oiseau dément. J'ai vu se tordre des cous gris, s'entortiller des queux de rats, dans l'épaisse lumière de l'aube. J'ai mangé des animaux lisses et mous encore en vie, ayant la forte saveur de saumure des habitants de la mer et mes entrailles se dissolvent à la lumière de l'aube. J'ai flairé la mort dans la rose, la mort dans la rose trémière, dans le pois de senteur, dans la jacinthe, la primevère et le coucou. J'ai vu trompes et cornes, défenses et sabots, en d'étranges endroits. Je me suis couché sur le sol et j'ai disserté sur le ver. Dans l'air folâtré avec le vol de l'épervier, j'ai plongé avec lui, et je me suis tapie avec le roitelet. J'ai tâté la carapace du hanneton, le squame de la vipère, le peau mobile calleuse de l'éléphant et les flancs évasifs du poisson. J'ai humé la putréfaction dans le plat, l'encens dans le marais et le marais dans l'encens. J'ai vu des anneaux de lumière qui descendaient lovés, conduisant à l'horreur du singe.

Nous les avions connus en ces temps incertains ou nous nous contentions de tenir nos biens et nos vies entre nos mains. Des visages nous apparurent basanés et farouches, ceux d'hommes allant nu pieds, armés, aux mouvements silencieux. Foule barbare et chamarrée, ils erraient parmis les grands arbres, sentinelles avancées d'immenses forêts. Ils brillaient des fourreaux, des anneaux d'or, des amulettes, des bracelets, des fers de lances, et des armes aux poignées incrustées de pierreries

Nous sommes les êtres creux aux têtes desséchées,
Les naugrims de pierre aux visages consumés.
Nos bannières de toile effilées en lambeaux
Portent des linceuls pourpres allumées en flambeaux.

Je suis le forgeron, le sombre, l'incommandé,
Seigneur de la Moria, forteresse élancée.
Mon cœur est rouge encor du sang des immortels,
Nos chemins ne s'achèvent, nous sommes éternels.

Par deux fois j'ai vaincu l'ennemi des naugrims
Modulant tour à tour sur le destin des hommes
Le soupir du guerrier et le cri de l'abîme.


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MessageSujet: Re: La Grande Sarabande de Hatori Hanzok   La Grande Sarabande de Hatori Hanzok EmptyVen 30 Juin 2006 - 14:42
D'autres poèmes content le récit de sa guerre en Harad. Hanzok les écrivit lui même, et certains nous sont parvenus grâce aux bonnes attentions de ses proches amis. On notera cependant que la noirceur des ces mots reflète un aspect bien précis de la personnalité de Hatori Hanzok: c'est un guerrier poète, capable de fixer l'horreur et la beauté dans le même temps. Ses jugements sont détachés de tout préjugé, pure et sans noirceur originelle. L'archiforgeron était parfois décrit comme instable, mais il est plus probable que le soleil des jungles du Sud et des désert de la terre de Harad ai porté en son âme un souffle de folie. Son comportement changea grandement après cela. Il raconte dans ce fragment des aventures antérieurs au siège de Kazad Dûm, des souvenirs de jeunesse justifiant ses actes lors de la guerre du Harad.



Nous formons de jeunes guerriers à déverser le feu sur les gens, mais leur chefs leur interdise d'écrire des insultes sur leurs bannières. Pourquoi ? Parce que c'est obscène.
Il est impossible de trouver les mots pour décrire ce qui est nécessaire. A ceux qui ignorent ce que l'horreur représente, l'horreur; l'horreur a un visage. Et il faut se faire une amie de l'horreur. L'horreur, la terreur morale et l'horreur sont vos alliés, il faut qu'elle le soit. Sinon elles sont des ennemis qu'il faut redouter. Ce sont de vrais ennemis.
Je me souviens, lorsque je servais dans les armées de Kazad, il me semble qu'il y a une éternité de cela. C'était lors de la guerre contre le Rhun. On nous avait envoyé, un vingtaine de soldats et moi, dans un village des abords de la mer de Rhun. Nous devions nourrir les villages car les troupes des variags ne nourrissaient même plus leur peuple qui mourraient dans d'innommables famines. Nous avions distribué du blé et de l'orge. Les hommes, les femmes et les enfants s'étaient précipité pour manger. Nous avions quitté le village depuis une heure lorsqu'un vieillard nous a rattrapé. Il était en pleurs et ne put parler. Nous sommes retourné au villages en hâte et là nous avons vu que les orientaux étaient venus. Il avaient coupé les langues, cousus les bouches et découpé les mains pour les punir d'avoir manger la nourriture que nous avions apporté. Puis ils les avaient entassé. Il les avait mis en tas, tous ces petit bras et ces langues; puis je me suis rendu compte comme si j'avais été transpercé d'une flèche de mithril et j'ai pensé le génie de ces gens. Le génie de ces gens!
Le génie, la volonté de faire ça; parfaite, authentique, complète, cristalline, pure, et j'ai compris alors qu'ils étaient plus fort que moi parce qu'ils soutenaient ce geste; ce n'étaient pas des monstres, c'étaient des êtres humains. Ils se battaient avec tout leur cœur. Ils avaient une famille, ils avaient des enfants, ils sont remplis d'amour, mais ils avaient la force; ils avaient la force de faire ça.
Il faut avoir des soldats qui soient moraux et qui soient capables cependant d'utiliser leur primordiale instinct de tuer, sans rien éprouver, sans passion, sans aucun jugement, le moindre jugement. Car c'est par le jugement qu'on est vaincu.
J'ai répandu et semé l'horreur. Mon dernier raid venant des jungles a été le pillage d'un village côtier de petite importance. J'ai épargné les enfants et les femmes un moment. Puis j'ai fait distribué des armes aux enfants en leur offrant de s'entre-tuer. Ils sont à présent morts jusqu'au dernier , tous ces petits visages semés sur le sable comme des galets blanchis, fixant à présent l'espace vide et silencieux qui les entoure.
J'ai observé le vol des oiseaux, ou l'enroulement d'un serpent violet autour de la lame de mon épée. Ses flancs saignent comme les têtes de ces pillards venus de derrière la dune dorée alors que le pourpre glisse le long du métal oxydé.
Cela, c'est l'horreur. Pour faire ce que j'ai fait , j'ai du rompre avec moi même. Tuer ou enfermer une partie de mon âme dans un enfer.


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MessageSujet: Re: La Grande Sarabande de Hatori Hanzok   La Grande Sarabande de Hatori Hanzok EmptyJeu 6 Juil 2006 - 18:25
Le chroniqueur Arkalseus à laissé dans la tradition orale des naugrims, une complainte à propos de la forteresse que Hanzok fit construire pour assurer l'éternité des mines de la Moria. Il s'agit d'un texte à la traduction plus ou moins bonne mais qui décrit avec précision le bastion du Mausolée de Kalhîm aujourd'hui en partie détruit. A cette époque ce n'était plus seulement un ouvrage défensif, mais une cité active et un havre de paix. Les maisons se dressaient verticales et vertigineuses au travers des murs et des parois.
Dans ce récit, l'auteur adopte le point de vue de l'une des nombreuses statues qui siégeaient en de nombreux points de la citadelle.


Nous marchons le long des frontons, ombres et visages de l'ancien temps. La pluie fine caresse nos joues pâles et tristes, puis traverse nos regards épurés. Dans les angles, une bille glisse sur les arrêtes d'un toit cuivré. Lorsque l'agonie de l'héliaste a consumé le sang du firmament, nous nous éveillons dans le vent du soir. Les gargouilles crachent l'océan du ciel sur nos carapaces de pierres et une morve grise balaie la poussière encore sèche aux creux des gouttières.

Nous errons sous l'arche d'un pont, aux coté des porteurs de voûtes de pierre blanche. Des ruisseaux d'encre nous éclaboussent de leurs sourires achéens. Ils sont les miroirs de nos illumination. Les contours célestes d'une haute tour se dessine, sombre, et s'élance vers le ciel en de longues flèches gothiques. La dentelles des pics violets dans les montagnes, recouverte de la nuit et fléchissant les rayons de lune sur ses neiges immortels, sont gagné par la quiétude.

Nous éclipsons les ténèbres, déplaçons les formes sur les murs. Les étoiles sont effacées, détachées de l'ours et tombées dans nos forteresses de granit. Les nuits sont écarlates, les forges jettent leurs lueurs jusqu'aux nuages, et au matin le sommeil embaume nos regards. Certains de nous sont des funambules qui somnolent au milieu des arches; nous traversons les façades et les espaces. Nous plantons des crochets au dessus des abîmes, nos armes percent les brouillards et les vapeurs âcres, tandis que le soleil trace parfois nos silhouettes à l'encre Noire.


Dernière édition par le Ven 21 Juil 2006 - 19:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Grande Sarabande de Hatori Hanzok   La Grande Sarabande de Hatori Hanzok EmptyMer 12 Juil 2006 - 23:06
Les jeunes hobbits s'étaient rassemblée près du feu, assis en cercle autour de leur grand père. Celui ci alluma sa pipe; tira quelques bouffées humides et souffla la fumée bleutée dans l'air de la pièce. Pas un seul ne disait mots. Leur regards fixes étaient posés sur les lèvres du grand père attendant que celles ci s'ouvrent pour conter son histoire. Ou bien ils contemplaient les yeux malicieux du vieil hobbit. Ce dernier mit fin à leur attente. Ses lèvres sèches séparèrent pour laisser entendre les mots merveilleux.

-Ce soir mes enfants, je vais vous compter une bien étrange histoire. Elle est advenue il y a cela plusieurs années, alors que moi même j'était enfant. A cette époque, les elfes veillaient sur nos royaumes. C'est durant ces jours paisibles et calmes que Hatori Hanzok fit sa première apparition. Il traversa la comté en trois jours. Son armée arriva à nos frontière à l'heure où le soleil somnole encore. Ils traversèrent la Comté de jour comme de nuit. Au premières lueurs de l'aube du troisième jour, ils avaient disparus. Certains d'entre nous les avaient beaucoup vus ou même accompagné dans leur marche vers la guerre, et ils retranscirent les spectacles. Malgré la suite des évennements, durant lesquels Hanzok pilla les terres des elfes et massacra même un contingent d'elfes de par trop téméraire, la chanson de veillé ne changea pas et les hobbits conservent de ces scènes, des impressions fugaces et fugitives d'une marche mystique et empreinte d'insouciance.

Il se leva prix une bûche et la jetta dans la braise du feu. Les flamme quelques instants plus tard jettèrent des flammes jaunes et dansantes, lorsque l'ancien eu soufflé sur les tisosn ardents, gonflants ses joues et transformant son visage en une sphère cabossée. Puis il se rassit. A nouveau il tira sur sa pipe et recracha la fumée en des ronds ovales et pâles. Il machonna le bout de son calumet, avalla sa salive et commença:

-« Une longue cohorte se déplace au travers des collines noires. Le ciel est à la limite de la nuit, les silouhettes des marcheurs se dessinant sur le fond bleu marine. Pas un nuage ne couvre la surface lisse au dessus des têtes des voyageurs. Des visages apparaissent, farouches et souriants. Les hommes errent, leurs bras armées, leurs mouvements silencieux. Hanzok ,tel un éclat vermeille, mène cete troupe de ses gestes rares et discrets, mais que chacun d'entre eux lit avec avidité et soumission. Au centre se tiennent les nains. Ils ont une allure indépendante, des regards décidées, et une longue plainte les accompagne, comme mugie par le vent. Du sommet des certains tertres, un nain vient sonner de son cor, épandant le long cri de cette étrange compagnie de guerre. Il nous semble encore entendre leurs voix douces parler de combats, d'expéditions, d'évasions; vanter leurs actions avec mesure, plaisanter sans éclat. Nous revoyons les reflets de la soie et du métal portée par ces épouvantailles de guerres. Et nos mémoires ressentent le parfum d'Orient apporté par ces voyageurs des terres obscurs. Leurs marche fut brève, leurs pas demeurant sans trace, mais des anciens, pas un seul ne les a oublié...»
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MessageSujet: Re: La Grande Sarabande de Hatori Hanzok   La Grande Sarabande de Hatori Hanzok EmptyLun 28 Aoû 2006 - 20:50
Epilogue sur la jeunesse de Hatori Hanzok


7 ème Symphonie




En ces temps il y avait des tribus entières, nuées de sauterelles obscurcissant les pays qu’elles traversaient. Des naugrims de toutes les citées de pierres brisées arrivaient de tous les horizons. A la tête de chaque troupeau, un guide sourd, les yeux plongé dans l’obscur, et rivés sur le sentier de l’or, brandissait sa bannière.
C’est ainsi qu’elles avançaient, se rapprochant du but et leurs voies se rejoignaient. Ils étaient une marche de cantiques vers les portes de Kazad Dûm, guidées par leurs prophètes aveugles, progressant le long des sentiers de vent, chemins qu’Illuvatar donna jadis au peuple du roc. Car il n’est pour eux nul terre, nul océan ni désert, qui puisse accueillir les âmes de cette race déshérité que les enclumes rejetèrent le temps d’une aube bien sombre.
C’est au cours de cette longue marche du peuple naugrim, que naquit Hatori Hanzok, un jour où l’orage et la pluie avaient couvert le ciel d’été. Sa mère a été oublié par les âges nom ne demeure sur aucun épitaphe de granit noir. Son père, Findar Hanzok, était charpentier, chose très rare pour un nain. C’est sans doute cela qui donna à Hatori son amour pour le travail manuel et les conceptions originales dont il fait preuve dans son travail des armes.
Ils venaient de la cité perdu de Tumunzahar, à l’est, cité détruite lors des guerres contres les orcs des montagnes bleus, et appartenaient à la tribu des barbes de feu .
Mais leur longue caravane ne parvint jamais à Kazad Dûm. Ils furent harcelés par leurs ennemis, et c’est dans les terres du Rhûn que s’acheva leur errance. Ils furent fait prisonnier et emmenés en tant qu’esclaves dans des cités de l’Est. Ils servirent comme esclaves.Mais le père de Hatori Hanzok n’était pas seulement un artisan habile, c’était un vétéran de nombreuses guerres. Il avait même était mercenaire dans sa jeunesse. Il parvint à s’enfuir avec son fils et tous deux gagnèrent la cité de Kazad Dûm. Son père vit encore dans un des quartiers de la mine, et les aventures de son fils ont fait de lui l’un des meilleurs conteurs de la Moria.

Hanzok eu une jeunesse aventureuse. Son père voyageait beaucoup et l’emmenait avec lui. Il visita ainsi nombres de régions de la terre du milieu, les cités naines, mais aussi les havres elfiques et les cités des grands royaumes de Numenor. Il appris tôt l’art de la forge grâce à des forgerons renommés que connaissaient son père. Lors de ses voyages il se rendait toujours dans les forges des cités. C’est ainsi qu’il acquis un savoir encyclopédique des techniques ancestrales des maîtres du feu. Il confinait toutes ses nouvelles techniques dans un carnet de cuire rouge qu’il garde toujours sur lui. Il existe d’ailleurs une copie de ce grimoire de connaissances, caché dans le l’une des pierres de la cheminé de son fourneau.
Il fut ensuite initié pendant un temps à la magie des naugrims. C’est une magie secrète, que les nains n’utilisent que très peu. Mais son père, charpentier surdoué, était membre de l’une des sociétés secrète naines car il utilisait cette magie pour fabriquer et enchanté certaines de ses réalisations tels que des jouets ou des coffres de bois. Mais il se désintéressa de cette science hermétique et se reporta sur la forge. Il n’était pas encore adulte que ses œuvres étaient admirés de ses pères et de ses maitres.

Mais Hatori Hanzok était prédestiné à ne jamais s’installer. L’éternel voyage est le sort de ce naugrims au semelles de vent. Il quitta rapidement la mine.


Dernière édition par Epixarkoïs le Dim 26 Sep 2010 - 14:36, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: La Grande Sarabande de Hatori Hanzok   La Grande Sarabande de Hatori Hanzok EmptyVen 19 Oct 2007 - 21:39
Ederlezi



Après la tentative de siège de Cirith Ungol, Hanzok se retira de la vie des terres du milieu en s'isolant. Il vécu en ermite, ne déniant sortir de sa retraite que pour aller se procurer les parchemins nécessaires à sa nouvelle passion: la poésie méditative. Il ne reste que de rares fragments de ses écrits, lesquels ont été dispersés après sa mort puis égarés. Mais dans les archives de la bibliothèque de Minas Tirith subsiste un fragment, qu'un indien apporta un jour sans rien laisser de plus qu'un nom étrange: Epixarkoïs. Malgré le mystère qui demeure sur cet écrit, car nous n'en connaissons ni l'œuvre d'origine, ni le titre, un esprit cultivé sera capable de relever les différentes références à des épisodes de la vie du forgeron. On note ainsi une allusion à son séjour en Mordor, mais aussi sa vision de la mer, un élément qui le fascina toute sa vie. Enfin la présence d'éléments exotiques fait allusion à son long séjour dans les jungles du sud.



J’observe les portes de l’enfer
Les mots brisés en formant l’argile.
Ce lieu est un grand miroir
Plat et infinis comme un océan d’âmes.
Je me suis tapi dans un buisson de mandragore
Contemplant la migration de l’oiseau sauvage.
Au dessus des cornes d’arbres craquelés
Pointe le trône noire où réside le démon.
De grandes colonnes sont dressées sur la route
En mémoire des âmes
Perdues dans le repentir et le pardon.
J’hume la splendeur de la mort
Je respire son odeur de souffre brûlant.
Les images de la folies se dissolvent à mon regard.

Je disserte sur la colonne de fumée émergeant du bois
Je glisse sur une barque au milieu de marais
Surfaces d’algues vertes d’où émergent les vapeurs
Rouges dans les lumières du soir
Dessinant la folle puanteur
Et la nauséabonde folie.
Ether des âmes et des corps
Psychomorphosomatique.


J’arpente le chemin, langue sinueuse
Menant à une grande bouche aux dents grises et émoussé
Une porte de pierres rouillées et de chaînes noircies.
Une frontière de l’enfer
La porte non vers la fin
Mais vers le commencement d’une éternité tragique.
Un bédouin vêtu de fils rouges m’a tendu l’outre de vie
Celle qui contient à la fois ma source
Mon partage et mon apaisement.
J’ai bu la sagesse du désert.


J’ai construit les ruines
Des puits vers le démon
dressant son visage ridé au dessus de l’horizon
Consummant nos illuminations.


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MessageSujet: Re: La Grande Sarabande de Hatori Hanzok   La Grande Sarabande de Hatori Hanzok EmptyMer 24 Oct 2007 - 0:52
The End



La mort de Hanzok survint lors d'événements obscurs dont seuls les anciens se souviennent à présent. On sait cependant, qu'il fut frappé à mort par l'un de ses plus fidèles amis, l'indien Epixarkoïs. Un mercenaire du nom de Béléannèr assista à la scène et survécu au siège de la citadelle Orangé par laquelle le Barde de Guerre entra dans la légende et l'Archiforgeron de Kazad Dûm trouva la fin. Son récit a été conservé dans la légende orale des indigènes des jungles du sud.

Melkisedek est sans doute le conteur contemporain le plus doué et la chanson de geste qu'il a composé à propos de cette histoire figure parmis les classique de la tragédie épique. Chaque soir à la veillé, ses mots résonnent semblable et aussi justes que lors du précédent récit:




"Le feu du soir se déversait sur la jungle en une pluie fine et chaude. Le fleuve se dressait en de longues traînées opaques de vapeurs rouges. Une multitude de guerrier noires se pressaient le longs des douves, d'où émergeaient quelques îlots de pailles et de troncs lancé par les assaillants. Les joncs brûlaient dans une fumée acre et grise qui se mélangeait aux brumes sauvages du fleuve. Quelques idoles de pierre gisaient dans les glaises ocres des berges. Quelques pirogues emplis de cadavres flambaient lentement, glissant au milieu des algues orangâtres. Les oiseaux avaient fui ce lieu d'apocalypse et le silence régnait, brisé parfois par le cri dément d'un singe hurleur.

La cour de la Citadelle Orangée résonnait du silence de la mort. Les assauts de l'ennemi avaient été repoussés plus de dix fois par les deux frères d'armes qui se tenaient à présent seuls sur un monceau de cadavres. À nouveau les cavaliers ennemis jaillirent de la porte principale, des cavaliers de Sauron chevauchant des wargs, créatures hideuses et cruelles. Leur capitaine menait la charge, mais au dernier instant, il se retira, gagnant un coin de la cour.
l'Archiforgeron de Kazad Dûm et le Barde de Guerre se tenaient face à la troupe innombrable. Hatori Hanzok tenait dans sa main son grand marteau des forges, tandis que Epixarkoïs brandissait une des célèbres lames de son compagnon. Lorsque la charge atteignit les deux combattants, le choc n'eut pas lieu: les lames des frères d'armes lacérèrent les gueules et les flancs des wargs dans un tourbillon d'éclairs. Le bruit fut terrible.
En un éclair le nain et l'indien s'accroupirent derrière leurs grands boucliers ronds, résistant au heurts des pattes des montures ennemis. Leur lame percèrent le ventre de plusieurs wargs. Ils se redressèrent et entamèrent une danse de mort au milieu de la mêlé découpant des dizaines de corps. Epixarkoïs fendait les armures aussi aisément que les chaires. Bientôt il n'y eu plus d'ennemis dans la cours en dehors des cadavres, des fuyards et des blessés. Epixarkoïs se tourna pour trouver Hanzok du regard. Celui ci était plus loin en train d'achever de resserrer la sangle de son bouclier. C'est alors que l'indien sentit une lance percer les jointures de son plastron au niveau du reins. La pointe perça ses côtes et son ventre. Il se tourna pour voir le visage d'un sombre cavalier. Il reconnu le capitaine qui avait attendu son heure en retrait du combat et avait chargé le Barde de Guerre alors que ce dernier s'accordait un instant de répit. L'indien décapita d'un revers d'épée le noire porteur de la mort. Il chuta lourdement sur les genoux, faisant résonner son armure de plates.
Son regard devint flou, les images du monde se mirent à danser. Il vit une vague de guerriers reculer en sa direction.
Plantant son épée dans le sol, il se redressa et se mit en garde. Il poussa un hurlement de colère et chargea les silhouettes les plus proches. Sa lame parcourut encore quelques cercles de lumière, effectua un dernier moulinet et percuta un immense bouclier qu'il fendit en deux morceaux égaux. Il redoubla de violence dans ses coups et fendit l'armure de son ennemi au niveau du poitrail, entamant ses chairs profondément. Le sang coula rouge et fluide et le dernier ennemi s'écroula. Epixarkoïs chercha Hatori au milieu du champs d'âmes défuntes, sans le trouver. Il entendit son ennemi se relever en respirant bruyamment. Il se tourna vers lui pour le frapper encore, mais un mot l'arrêta.

-Soleil!


Alors au travers des larmes de rage qui couvrait son regard, l'indien reconnu son compagnon. Il avait frappé ce guerrier invincible de la seule arme qui pouvait le vaincre. Il avait frappé l'ami. Hanzok ne prononça plus d'autres mots de sa voix. Il y eu juste un murmure en réponse aux paroles de Epixarkoïs:

-Pardonne moi...

-Je ne peux t'en vouloir. Tu es mon dernier ami. Et j'ai acheminé tous mes compagnons vers le royaume des ombres, il est normal que l'un d'eux m'y envoie à mon tour. Je ne pouvais mourir de la main d'un ennemi, mais seulement recevoir le châtiment de ma folie de la main de mon ami. A présent je dois marcher vers l'autre monde.

-Je crois que je t'y accompagne.

-Non toi tu resteras pour chanter notre courage et notre gloire. Car nous ne pouvons demeurer que par l'oeuvre des poètes...
Il est difficile de réaliser que jamais plus nous ne partagerons les étoiles
Quand le soir sera dans la quiétude des enfers, sur ton visage surgira le matin
Ton hivers sera l’ombre de mon été et ta lumière, la gloire de ma ténèbre...
...Mais nous sommes toujours ensemble,
Et nos deux voix s’accordent comme le tendresse et l’intensité d’un coucher de soleil.
Ce soir là est mon crépuscule, fin d’une époque brumeuse, pleine d’obscurité
Les ombres se font, le voile se déchire de même que la mer se constitue de métal.
La fusion est soudaine, le voile gris transpercé par la coulée de matière.
Un âge nouveau commence...
...Je suis poussière funeste balayé par les tressauts du vent
Et mon âme s’évapore comme un encens de prière.
Vers le firmament je m’élève enfin en une fumée de nacre tourbillonnante,
Gaz et parfum d’illusion, j’attendrai bientôt la cime cieux:
Je contemplerai le vide et l’or céleste
Et tout sera chaos.



Alors l'Archiforgeron rendit le dernier souffle.
Epixarkoïs se leva, et décrocha le bout de ses orgues de guerre. Il souffla de toute sa puissance, ses tempes tremblant sous l'effort. L'un de ses tympan fut percé par le cri qui jaillit des tuyaux de cuivre. La plainte résonna dans la jongle, et de nos jours résonnent encore parfois à l'heure où le soleil se couche, rappelant la tragédie des deux compagnons.
Les ennemis furent pris de frayeur face à ce cri du démon. Ils levèrent le siège, s'éparpillant dans les grandes forêts aux arbres immémoriaux. Quand à Epixarkoïs, il dressa un immense bûcher en haut de la plus haute tour, là où l'on pouvait dominer la cime des grandes sentinelles vertes qui couvraient les environs. L'indien attendit durant quarante jour avant d'enflammer le bûcher. Il le fit dans le souffle du matin, un des rares jours de grand vent. Le brasier accompagna la course du soleil, et le Zéphyr porta les cendre dans le ciel. Les poussières grises allèrent ensuite se perdre au milieu de la grande forêt vierge."
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La Grande Sarabande de Hatori Hanzok

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