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 La salle du trône et le château

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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mer 30 Mai 2007 - 11:22

Laissant ses mains monter à son visage, elle se saisit des pans de sa capuche pour la faire tomber doucement sur ses épaules. Libérant ainsi ses longs cheveux qui tombèrent en cavalcade autout de ses épaules et de ses reins. Sur son visage, une fine entaille encore sanglante... temoin de son attaque aux gardes avant son entrée dans la salle du trône. Elle s'approcha doucement du trône ... son regard brûlait d'amour mais aussi de haine envers l'être qu'Aragorn tenait en respect par son épée... elle s'adressa tendrement la lui tout en deboutonnant ce manteau affreux .

-" J'ai cru comprendre que nous étions l'ennemi à Abattre, mon amour... malheusement pour certains d'entre eux, ils n'ont vue qu'une femme faible en me regardant ... ils ont eu tord car je fus leur plus belle faucheuse d'âme. Qu'ils brûlent pour leur hérésie... Tues le aussi !! Il ne mérite pas de vivre. Surtout aprés tous ses corps de jeunes femmes violées et sans vie que j'ai trouvé sur mon passage. Ses hommes, à cette langue de vipère, n'ont pas de limites et ne respectent pas notre population !! Fais en un exemple ou je le tue de mon épée pour la mémoire de toutes les Gondoriennes bafouées qui ne reposeront jamais en paix !"

Son manteau tomba pour que sa tenue vert printemps de cavalière scintille doucement. Un éclat de béril tronant à la naissance de sa poitrine et l'une de ses oreilles manquait de ce bijou qu'elle avait perdu dans la bataille pour arriver ici ... ( Tenue cf avatar .)
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Toranur
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mer 30 Mai 2007 - 16:38

[MJ on]

Le général Middrick,nouvellement gouverneur du Gondor et désormais prisonnier d'Aragorn ne savait plus que faire.il n'osait ni bouger,ni parler tellement sa peur était grande mais son esprit fourbe restait encore actif.Il se savait en effet condamné,à plus ou moins long terme,que ce soit par la main d'Aragorn ou de Sauron pour avoir trahi.
Il crut sa chance venue avec l'arrivée de cette mystérieuse inconnue et du dialogue entre Tar Elessar et cette elfe.
Certes,l'épée était toujours présente à la base du cou du général mais Aragorn était moins concentré dessus.
Il y avait donc là une infime chance de s'en sortir.En effet,si le poignard que Middrick gardait dans sa manche pouvait abattre Aragorn en un coup,il pourrait aisément se débarasser de la femme.Middrick était peut être lâche mais il fallait lui reconnaitre qu'il était excellent escrimeur et il le savait.
Si il n'avait voulu tenter le combat contre Aragorn,sa vilenie acceptait amplement l'idée d'abattre une femme.
Mais il fallait faire vite,l'inconnue n'appréciant guère sa compagnie,il fallait réagir avant que le Rodeur ne souhaite le tuer.

Ses réflexes de soldats prenant le dessus,il sortit délicatement sa lame de son fourreau.L'arme était bien graissée et ne fit donc aucun bruit et elle était noire comme la nuit,impossible à détecter dans la pénombre.
Sa tête toujours face contre terre,il sourit malicieusement.
En un instant,son bras se tendit et la lame se dirigea droit sur la colonne vertébrale d'Argorn qu'elle atteignit.Mais le sourire du général disparut bien vite lorsque sa lame se brisa sur un objet plus puissant que son poignard.Aragorn portait il une cotte de maille sous sa cape de vieillard?

[MJ of]




Les soldats vivent mais ne savent pas pourquoi.
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Aragorn
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Jeu 7 Juin 2007 - 13:50

L'Empereur avait observé sans mot l'Impératrice baisser son capuchon, et laisser tomber la cascade ébène des cheveux de son épouse sur ses reins. Elle dégageait toujours la fraicheur de sa première "visite". Aragorn s'en souvenait encore.
Il rentrait tout juste de Campagne, là haut, à Dor Lomin, mais pas contre les Orcs de Morgoth, mais contre les armées du Seigneur de Doriath, Oromë, qui avait pris les terres de Thingol, et ensuite, celle du cousin de l'Empereur, Hador. L'Empereur avait alors déclaré les Elfes comme "Ennemis de l'Empire". L'Impératrice avait alors risqué sa vie, avant que l'Empereur en tombe amoureux.
Aragorn sentait dans le regard de sa femme la haine. La haine envers le Gouverneur qui avait laisser le peuple d'Elendil se faire massacrer, ces femmes violées. Alors qu'il allait avouer à sa femme qu'il ne voulait plus tuer, Middrick tenta d'enfoncer son poignard dans le corp pur de l'Empereur. Celui ci sourit alors, et se placa de telle sorte qu'il puisse voir les yeux de Middrick


Ainsi donc, vous venez de signer votre acte de mort. Le pardon aurait pu vous être accordé si vous m'aviez assuré d'une véritable allégence, et d'une sincère rédemption. Au lieu de cela, vous avez encore voulu attenter à ma vie, comme lors de mon voyage à Carn Dum. Mais malheureusement pour vous, cette chevauchée en Angmar m'a appris de multiples choses. Depuis je porte du mithril. Et maintenant, cette matière, après m'avoir défendu, va vous donner la mort.

L'Empereur, qui avait pourtant parlé d'une voix douce, posée, fit un geste, simple, qui allait enfin le libérer. Il enfonca sa lame dans le cou du Gouverneur, qui mourrait devant l'Empereur... Ainsi était mort l'un des meilleur général de Sauron...
Anarion entra alors en hate. Il annonca alors ce qu'Adrael avait ordonné, l'execution des soixante milles Nùmenoréens. Même s'il savait qu'ils se défendraient, l'Empereur sortit, accompagnée de son Impératrice qu'il savait maintenant prête à retrouver son rang de Princesse Guerrière, et de son dévoué écuyer. Sur le parvis, il pris alors le Cor du Gondor, et souffla avec puissance...


=> Suite "La Bataille Intérieure"
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Gimli
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Ven 9 Nov 2007 - 20:58

Thoredas pénétra d'un pas rapide dans la grandiose Salle du Trône de Minas Tirith.
Il n'observa que très peu de temps les décorations du Grand Hall, ne s'attardant pas devant les magnifiques colonnes soutenant le plafond, à gauche et à droite de la pièce. Pourtant, il ne put s'empêcher d'admirer le trône des Rois du Gondor, fidèle aux descriptions qu'il avait lues.

Mais il s'arracha à cette sublime vision, pour finalement lancer, d'une voix qui se voulait assurée :

« Salutations, ô vous, Rois de Gondor et hommes de Númenor !
Je suis ici à la recherche de soutien, si possible, des vaillants descendants de ce grand peuple, et j'ai entendu dire que Faramir, Capitaine des Défenses de la Cité Blanche, pouvait me recevoir en ce lieu légendaire !
»
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Dim 11 Nov 2007 - 16:34

Thoredas jeta un regard alentour.
Il entendait encore résonner sa propre voix dans la grande salle de marbre [HRP : C'est bien du marbre, non ?] et dans son esprit.
Visiblement, on en l'avait, encore une fois, pas entendu.

Le Nain se demanda si, depuis sa dernière visite, les hommes n'avaient pas perdu de leur ouïe, ou si lui-même n'avait pas gagné, au cours de ses voyages, une voix si faible que même des échos ne suffisaient à amplifier suffisamment pour qu'elle soit entendue.

Et, encore une fois, il se râcla la gorge, espérant ainsi parler plus fort qu'il ne l'avait fait précédemment, puis, d'une voix puissante, mais sans crier, interrogea :

« Dois-je espérer une quelconque réponse, ou suis-je en train de faire la conversation à des fantômes et à des murs ? »

Puis, de nouveau, il attendit.
Il était certes fatigué, aurait aimé se reposer un peu, mais le caractère même de sa quête le forçait à se presser autant que possible. Aussi, ne voulait-il pas se prélasser dans une taverne, y boire, y dormir ou y manger, ne serait-ce que pour reprendre des forces.
Il savait qu'il avait déjà pris du retard, et que cela lui couterait plus tard, et il ne voulait pas faire payer à lui et à d'autres plus qu'ils ne le devaient déjà.
Moins il mettrait de temps à rassembler des alliés, plus il aurait de chances de reprendre le Mont Solitaire.
Et le Gondor, il en était persuadé, pouvait leur apporter une aide non négligeable.
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Alaena
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mer 14 Nov 2007 - 21:27

[Mj on]

Non pas que personne n'ait entendu l'arrivée du nain. La salle d'apparence si silencieuse ne l'était pas tant que ca puisque l'intendant actuel du Gondor, Faramir discutait à voix basse avec un des conseillers du Roi. Or ce conseiller lui annoncait la venue du nain, mais aussi des renseignements tels que le fait qu'il s'appelle Thoredas Barde-de-feu ou encore qu'il était là pour une affaire urgente.

Faramir gérait des affaires toutes aussi urgentes les unes que les autres à longueur de journée, aussi ne s'affola t-il pas pour répondre au nain. Sans le vouloir, il était caché à la vue du nain. Lorsqu'il se dévoila, il répondit avec une voix douce, mais suffisamment puissante pour que le nain l'entende parfaitement.


- Bienvenue en Gondor Thoredas Barde-de-feu. Sachez qu'ici, même les murs ont des oreilles, donc il me parait improbable que vous parliez dans le vide.

Faramir se rapprocha de quelques pas du nain.

- Je suis Faramir, et en quoi puis-je vous être utile?


¤ Assassine ¤

¤ Ame Vengeresse ¤

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Gimli
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Jeu 15 Nov 2007 - 1:01

Thoredas eut un certes très léger, mais toujours trop important aux yeux d'un nain, sursaut lorsque Faramir apparut, pour ainsi dire, de nulle part, prenant la parole comme si de rien n'était.
Oui, les humains avaient le don extraordinaire, quoiqu'agaçant, de se prendre particulièrement au sérieux, et d'ainsi réussir quelque chose dont peu de personnes pouvaient se vanter : surprendre un Nain, et, surtout, le faire tressaillir.
Prenant soudain conscience de son mouvement involontaire, Thoredas fit mine de se gratter le bras, puis se tourna dans la direction d'où venait Faramir.

« Et bien ! Enchanté, Faramir, Capitaine des Défenses de Minas Tirith.
Visiblement, vous connaissez déjà mon nom. Avec tout le boucan que j'ai fait, cela ne m'étonne guère, voyez-vous.

Alors, bonjour, Capitaine de la Ville. »

Alors que Faramir se rapprochait de lui, ce dernier lança à l'adresse du Nain la question qu'il attendait, et à laquelle il répondit presque naturellement :

« Et bien, à vrai-dire, et comme je le dis souvent, la véritable question est plutôt : Que voulez-vous faire pour moi ?
Car, oh, oui ! vous pourriez beaucoup pour moi. Mais, j'arrête là ma philosophie, je ne suis pas ici pour cela.
Je vais être direct avec vous, Faramir, Capitaine des Défenses de Minas Tirith : en premier lieu, je suis venu en Gondor à la recherche d'une information. Ensuite, je recherche de l'aide pour une longue, oui, longue quête.
En vérité, je puis tout vous dire sur celle-ci, mais il me semble plus qu'impoli de ne pas vous laisser m'interroger avant, puisque c'est moi qui suis ici l'invité. Alors, je vous écoute.
Si vous avez des questions, Faramir, Capitaine des Défenses de la Cité Blanche, me concernant moi, je vous en prie, posez-les. Peut-être même irons-nous plus vite que si je vous contais la raison de ma visite au sein de la puissante Cité contre la Montagne.
»

Thoredas eut un petit rire d'auto-satisfaction. Visiblement, il était plus que content de son humour, pour le moins Nain.
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Mitrian
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Ven 23 Nov 2007 - 22:16

[Hrp : à la demande d'Alaena qui a du mal à répondre vite au topic, je prends le flambeau du mjtage pour que tu n'aies pas à attendre trop longtemps. (elle est terrible hein ? quelle flemmarde, je vous jure :p)]

[MJ]

Le nain avait la parole facile. Ce fut une des pensées, bien que non la première, qu'eut Faramir de son interlocuteur, amusé du quasi-discours qu'on lui délivrait. Ce n'était pourtant pas une émotion qu'il afficha sur son visage, Faramir était assez bien instruit et éduqué aux principes de politesse et de respect pour s'en dispenser.

«
Et bien, Thoredas Barde-de-feu, vous tenez bien de votre race l'art de parler clairement des choses essentielles, et d'en venir directement au but. Vous m'en voyez ravi, les longues tergiversations des Hommes commencent à me fatiguer... Aussi j'irai moi aussi droit au but. Thoredas Barde-de-feu, vous demandiez du soutien lorsque vous êtes entré ici, si mon ouïe est bonne. Que voulez-vous exactement, et dans quel but ? J'ose imaginer que cela vous fera résumer votre quête, ce que vous auriez pu d'ores et déjà entamer. Mais je vous en prie, parlez, Thoredas Barde-de-feu, l'Intendant du Gondor vous écoute. »

Aussi Faramir se tut, et executa ce qu'il venait à peine de dire, c'est-à-dire prêter toute son attention au Nain face à lui.
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Gimli
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Sam 24 Nov 2007 - 0:38

Thoredas regarda d'un air dubitatif l'Intendant, cherchant visiblement où se trouvait le piège dans ses paroles. Et, à son front plissé et son absence de réponse durant quelques secondes, quelqu'un d'averti aurait très certainement deviné que le Nain n'avait pas réussi à comprendre les tenants et les aboutissants des propos de Faramir.

Il leva donc un sourcil perplexe, tout en se grattant la barbe, ne sachant visiblement que répondre.

Peinant toujours à résoudre ce qu'il considérait comme une énigme, il reprit finalement la parole, plus pour se donner une consistance que pour véritablement donner une réponse claire, et nette :

« Mmmhh.. et bien, parfait, alors, Intendant du Gondor ! »

Se grattant une nouvelle fois la barbe, il observa encore quelques instants Faramir avant de continuer :

« Alors, allons donc droit au but ! Moquez-vous, si cela vous amuse, car, des moqueries, j'en ai entendues un certain nombre, croyez-moi, depuis que cette grande quête a été lancée !
Et bien, voilà. Mon but -ou plutôt, celui de la personne à qui j'apporte mon aide-, est, ni plus, ni moins, de reprendre le non moins célèbre Erebor ! Oui, Faramir, Intendant du Gondor, vous avez devant vous un Nain du Mont Solitaire, en train de vous parler de la reconquête de son pays ! Aussi suis-je venu demander au Gondor, si la vieille amitié entre Nains et Hommes est toujours de vigueur, d'apporter son aide à cette quête, quelle que soit la forme que celle-ci prendra ! Evidemment, en cas de réussite, votre soutien restera gravé dans la mémoire de nombreux nains, et nous serons ravis d'apporter une aide... pécuniaire à votre peuple ! Et même plus, peut-être, selon le bon vouloir du Roi, lorsqu'il aura repris le trône qui lui revient de droit.
»

« Voilà, vous connaissez l'une des deux raisons qui m'ont poussées à venir ici, Faramir, Intendant du Gondor ! Mais, c'est certain, quelques nains et hommes ne pourraient pas à eux seuls reprendre une telle forteresse, surtout à un dragon... aussi suis-je venu vous demander autre chose. Il s'agit, en fait, d'un renseignement. Je crois, en réalité, que nous avons un ami commun. Cet ami se présente le plus souvent sous le forme d'un vieillard, aux longs cheveux et aux habits gris -bien qu'il semble que le blanc lui convienne mieux dorénavant. Oui, vous l'avez certainement compris, il s'agit du Mithrandir, comme disent les Elfes. Je recherche, ni plus, ni moins, le Mithrandir, car, à vrai-dire, seul lui serait en mesure de venir à bout de notre épineux -c'est le cas de le dire !- problème de dragon. »

Le Nain se tut quelques instants, avant de conclure :

« Alors, Faramir, Intendant du Gondor, qu'en pensez-vous ? Croyez-vous ma proposition honnête ? Me fournirez-vous l'aide que je vous demande, et, si vous en savez plus que moi, des informations sur le Mithrandir, que, il est vrai, j'ai beaucoup de mal à retrouver ? »

Thoredas ne sembla même pas se rendre compte qu'il n'avait absolument pas abordé la quête en elle-même, mais seulement ce qui l'intéressait le plus directement. Cependant, la notoriété de Smaug le Destructeur n'étant plus à prouver, peu de personnes n'auraient pas saisi les allusions du Nain quant à ses "problèmes de dragon".


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Mitrian
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Sam 24 Nov 2007 - 20:04

[MJ]

Visiblement, les paroles prononcées de l'Intendant du Gondor eurent un effet sur le Nain auquel tous deux ne s'attendaient pas. Quant aux paroles de Thoredas qui suivirent, Faramir eut bien des surprises également, et crut l'espace de quelques instants perçevoir une certaine franchise, une brutalité dans les propos du Nain, mais aussi une grande énergie qui l'aurait convaincu et poussé à accepter d'aider le petit être dans ses projets si il n'y réfléchissait pas. Mais il réfléchissait, il se le devait en tant qu'Homme, et surtout en tant qu'Intendant du Gondor lors de l'absence du Roi.

«
Sachez tout d'abord que la moquerie est une bassesse digne des infâmes orcs et gobelins, et qu'il n'est guère convenable d'en user envers un personnage tel que vous, Thoredas Barde-de-feu, car je puis vous le dire en cet instant, je vous respecte. Votre quête est noble et courageuse, elle demandera des sacrifices comme toute grande quête qui se vaut en tant que telle, mais elle aboutira à un but qui soulagera le coeur d'une grande population. Et apaiser les Nains est une chose pour laquelle le Gondor n'en a jamais nié l'importance, parce que votre race est une race puissante, et cette force s'exprime dans vos actes comme dans vos paroles. Aussi je vous respecte et je vous ai écouté avec attention pour saisir chaque bribe de vos paroles. Voici donc ma réponse, qui fait force de réponse du Gondor en ce jour où le Roi est absent :

Le Gondor répondra à l'appel de Thoredas Barde-de-feu, et lui fournira logis et victuailles autant qu'il en souhaitera le temps de son séjour à Minas Tirith. Car vous devriez y rester, Nain, si vous désirez parler à celui que vous appellez de son nom elfique, Mithrandir. Sachez ceci, Thoredas Barde-de-feu, ce n'est pas vous qui devez aller à la rencontre de Mithrandir, mais bien lui qui viendra à vous lorsque vous aurez besoin de son aide. Aussi vous devriez rester ne serait-ce qu'un jour, car avant demain à l'aube, le Cavalier Blanc entrera dans Minas Tirith. Lorsque ceci sera achevé, et que vous aurez fait votre demande auprès du Cavalier Blanc, le Gondor vous fournira des hommes, des armes, des armures, et des victuailles pour autant que vous en voudrez.
»

Le Capitaine des Défenses de Minas Tirith se tut à nouveau, son regard s'était fixé depuis son premier mot sur le Nain, et il l'observait pour analyser la moindre de ses réactions. Si il avait retenu une chose pour l'instant, c'était qu'il pouvait accorder l'aide qui lui était demandée, car ce Nain paraissait volontaire et digne de confiance. Pourtant il ne pouvait accepter la moindre chose de quiconque venu lui demander audience, et ce fut pourquoi il rajouta une simple phrase qui voulait dire beaucoup :

«
Voici ma réponse, Thoredas Barde-de-feu, et j'ose espérer que jamais je n'aurai à la regretter en apprenant que vous avez maltraité les hommes que je vais placer sous votre commandement. »
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Sam 24 Nov 2007 - 23:50

S'il était vrai que la plupart des Nains ne savaient pas dissimuler leurs émotions, il aurait alors aussi été vrai d'affirmer que Thoredas avait tout de même quelques notions en la matière. Et pourtant, ce furent une bonne cinquantaine d'expressions différentes, variations subtiles entre la surprise, la joie, l'angoisse et le bonheur qui défilèrent tour à tour sur le visage désormais euphorique du Nain.
Jamais, au cours de sa vie, tout ne lui avait paru aussi simple d'exécution, aussi rapide, aussi aisé qu'en ce moment-ci.

Il regarda Faramir avec un regard à la fois respectueux, fier et reconnaissant, tel que savaient le faire les gens de la montagne.

Et, par dessus tout, c'était l'aide qu'allait apporter le Gondor à son peuple qui remplissait le cœur du Nain d'une allégresse et d'une reconnaissance sans borne.

Et, ce fut presque, on eût pu le dire, les larmes aux yeux que le nain s'adressa une nouvelle fois à son interlocuteur, ne sachant trop que dire.

« Jamais, Faramir, Intendant du Gondor, l'aide des hommes de Gondor, oui, jamais, je le crie et le déclame, ne sera oubliée par les Nains d'Erebor, ni votre hospitalité envers les exilés que nous sommes ! Par tous les Gobelins et les Orcs de Mordor, je jure, sur ma vie, mon âme, devant vous, Faramir, que si un jour les Nains devaient faillir à cette parole, mon fantôme reviendra les tourmenter et les empêcher de quitter ce monde en paix, jusqu'à ce qu'ils accomplissent ce qu'ils devront désormais aux Exilés de l'Ouest ! Oui, Faramir, Intendant du Gondor, tant qu'il restera en ce pays des Hommes Libres et bons, mon peuple sera l'allié du votre, quelles que soient les difficultés et les épreuves qu'ils traverseront ! Et, je me permets, son fantôme me poursuive à son tour s'il n'était pas d'accord, de parler au nom de mon Roi, le Sans-Couronne sous la Montagne ! »

Thoredas se tut. L'émotion qu'avait provoqué l'annonce de Faramir était palpable, plus que jamais, chez la Nain. Ses yeux étaient grands ouverts, rivés sur le visage de l'Intendant.

« Jamais, ô non, jamais, il ne sera fait de mal à un Homme de Gondor en mon pays, de la main d'un de ceux du Mont Solitaire ! Ceci, je peux vous le garantir, ou faire sauter la tête de celui qui l'osera ! »

Une fois de plus, les yeux du maître-lame fixèrent Faramir, avec une intensité dont il ne semblait lui-même pas avoir conscience, tout obnubilé qu'il était par la déclaration du seigneur.

Il sembla vouloir ajouter quelque chose, mais ses lèvres ne firent que légèrement trembler.
Lui aurait-on présenté un filon de Mithril fraîchement découvert, qu'il n'aurait pas décroché son regard de celui qu'il considérait, vraisemblablement, comme un allié de toujours.

Mais telle était la particularité des Nains. S'ils pouvaient se montrer insensibles à beaucoup de choses considérées comme «très dures à supporter» par d'autres races, certaines autres choses, là considérées comme «fort aimables» par ces mêmes races, avaient le don de provoquer une véritable tempête dans le cœur de Ceux de Sous la Montagne.


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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Dim 25 Nov 2007 - 11:34

[MJ]

« Je saurai m'en souvenir, Thoredas Barde-de-feu, et lorsque le jour viendra où le Gondor aura besoin de l'aide de ses partenaires, de ses alliés, de ses amis, je viendrai personnellement vous trouver. Ainsi est scellé cette promesse, Nain, entre nos deux peuples, entre nos deux races. Et entre nous deux. »

Ce furent les premières phrases qui vinrent immédiatement à l'esprit de Faramir alors qu'il voyait combien Thoredas était ému et particulièrement secoué des paroles qu'ils avaient échangé. Il s'en trouva lui-même troublé, inconscient lorsqu'il avait parlé que cela aurait pu avoir un impact si fort sur le Nain. Mais cela ne lui donna que plus de confiance dans la véracité même de son interlocuteur, qui n'aurait certainement pas pu feinté tout ceci. Faramir sourit avec toute franchise, et son regard se fit un peu plus amical, tout du moins il ne le regardait plus comme un Nain demandant de l'aide, mais comme un être plein de volonté et de courage qui affronterait bien des dangers pour sauver un peuple apeuré en déroute.

«
Sachez que si je n'étais pas tenu par des obligations ici-même, je me serais hâté de préparer mes affaires pour vous accompagner dans votre quête. J'ai une grande affection pour les Nains, feu mon frère en avait aussi, et il en est de même pour Mithrandir. Que le courage dont vous faites preuve aujourd'hui vous guide jusqu'à la réussite de vos ambitions, Thoredas Barde-de-feu, mes pensées solitaires iront vers vous dès lors que vous aurez quitté Minas Tirith. »

On entra alors dans la salle, et Faramir s'en trouva surpris, ayant brièvement oublié où ils étaient et ce qu'ils faisaient officiellement. Une audience à l'Intendant du Gondor. L'homme se remit dans la peau de sa fonction, et regarda le Nain avec davantage de sérieux.

«
Peut-être devriez-vous aller vous abreuver ou vous nourrir dans une auberge, Nain, à moins que vous ne souhaitiez directement vous diriger vers la caserne de l'infanterie décider de qui vous accompagnera. Un garde vous accompagnera pour prouver que vous en avez la permission, et vous avez libre choix sur ceux qui partageront votre quête. Si vous désirez également des archers, vous en avez le droit. »

Alors l'Intendant du Gondor fit un signe à un garde, le désignant comme celui dont il venait tout juste de parler. Celui-ci hocha positivement la tête et s'approcha du Nain, le tout dans le plus grand silence. L'audience approchait de son terme, Thoredas bénéficiait du dernier mot s'il le souhaitait.
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Dim 25 Nov 2007 - 17:19

« Alors ainsi soit-il, Faramir, Intendant du Gondor et Amis des Nains !
Que ce pacte perdure jusqu'à la fin de toutes choses ! Et puissions-nous vous accueillir comme il se le doit, le jour où les rôles seront inversés, et où l'Erebor sera en mesure d'apporter son aide au Gondor !
»

Thoredas avait prononcé ces paroles avec tout la solennité dont un Nain pouvait faire preuve. Et, si la gratitude et la fierté avaient laissé place à l'espoir d'un royaume reconquis, ce fut presque par la force des choses que le flegme traditionnellement associé à ceux de sa race reprit le dessus, lorsqu'entra dans la pièce un quelconque personnage, qui, cependant, venait soudainement de rappeler au Nain l'endroit où il se trouvait, et la raison première de sa visite, tout comme son manque de temps conséquent à celui perdu en route.
C'est avec un regard complice qu'il reprit la parole, la voix désormais emplie d'une assurance et d'une détermination que même un séjour prolongé sur les lointains versants de Caradhras n'aurait pu briser :

« Et c'est avec joie que j'aurais voyagé avec vous, je vous l'assure, tout comme la perspective d'un bon repas et d'une nuit de sommeil -bien méritée, entre nous- presque forcés me procure d'ores et déjà un plaisir immense !
Mais, il est vrai, il faut revenir au sujet de notre conversation, à présent.
Et c'est donc ce que je vais faire.
Bien. Je pense donc suivre dès à présent le garde qui me conduira jusqu'à la caserne. Je préfère que les hommes qui m'accompagneront puissent méditer sur tout ceci durant la nuit.
En effet, ils vont risquer leur vie dans une quête qui ne les concerne pas personnellement, et ce durant une période indéterminée, qui plus est, dirigés par un Nain dont ils ne connaissent pas l'identité, ni même l'existence, d'ailleurs. Il me semble donc juste d'aller me présenter le plus tôt possible à ceux qui repartiront de la Cité Blanche avec moi !

Quant à ce qui concerne les effectifs mêmes des troupes que le Gondor prête à l'Erebor libre, je dois vous avouer que les archers nous seront en effet d'un secours non négligeable... et, si j'ose dire, ils nous seront indispensables. Car, ce ne sont pas des Orcs de Mordor que nous allons affronter, mais bel et bien des Gobelins des montagnes. Et ces derniers, bien que sales et répugnants, sont, il faut l'avouer, plus que doués dans le maniement de l'arc et des armes de jet.
Il est donc plutôt logique que mes souhaits se portent tout d'abord sur un contingent formé, pour la moitié, de fantassins, et pour l'autre moitié, d'archers. Si je n'avais crains d'attaques terrestres, j'aurais d'ailleurs pensé à au moins trois quarts d'archers, mais ce n'est ici pas le cas.
»

Thoredas réfléchit quelques secondes, visiblement prêt à suivre le chemin que lui indiquait le garde, mais se ravisa.

« Question fort embarrassante, je dois l'avouer, mais il me faut savoir quelque chose, une chose sans quoi il me sera assez dur de... "choisir" parmi les vaillants Hommes de l'Ouest. Et cette chose est la suivante, Faramir, Intendant du Gondor : combien, au juste, de soldats le Gondor confiera-t-il exactement aux Nains de l'Erebor ? Car il est vrai qu'il me serait assez dur de savoir où m'arrêter dans mes comptes ! »

Le maître-lame laissa échapper un rire tonitruant, mais reporta aussitôt son attention sur Faramir.

« Quoiqu'il en soit, nous ne vous serons sans doute jamais assez reconnaissants pour l'aide que vous nous apportez...
J'attendrai donc jusqu'à demain l'arrivée du Mithrandir, et partirai avec lui, si bien sûr il souhaite nous accompagner, une fois les troupes prêtes. En effet, je ne peux pas me permettre de perdre plus de temps, car ce même temps, infâme harceleur, me presse déjà de repartir vers le Nord !
»

En effet, cette nuit d'attente lui semblait plus un mal nécessaire qu'un véritable moment de repos.
Mais, se dit-il, il n'y avait certainement aucun de mal à lever le pied de temps à autre, surtout lorsqu'on se préparait à reprendre une forteresse Naine...


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Mitrian
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Ven 30 Nov 2007 - 17:52

[MJ]

Les paroles du Nain furent écoutées avec tout autant d'attention qu'avant, et l'Intendant du Gondor lui indiqua brièvement qu'il pouvait disposer de jusqu'à 500 soldats, archerie et infanterie comprise.
Fort heureusement pour Thoredas il se trouvait en cet instant même encore plus de soldats que ce nombre-là à Minas Tirith du fait d'un mouvement de troupes très récent.
Il n'était donc pas gêné à choisir parmi tant d'hommes ceux qui l'accompagneraient dans sa quête.
Faramir inclina sa tête respectueusement, faisant un signe de salut à celui dont l'audience s'était terminée.
Le garde quant à lui, désigné pour accompagner le Nain, n'attendait plus qu'à accomplir sa mission, et montra poliment la voie.
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Gimli
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Sam 1 Déc 2007 - 23:32

Ainsi, aussi vite qu'elle avait été entamée, son entrevue avec Faramir s'acheva.
Thoredas remercia encore une fois, à la façon Naine, l'Intendant du Gondor, et resta sans voix lorsque ce dernier lui annonça qu'il pourrait choisir jusqu'à 500 hommes.

Il regarda une nouvelle fois celui avec qui il venait de sceller une amitié entre les peuples respectifs de chacun des deux protagonistes.
Lui rendant avec entrain et chaleur son salut, il porta son poing au niveau de son torse et, le frappant avec puissance et détermination, déclara :

« Que votre barbe soit toujours longue, et votre chope toujours pleine ! »

Achevant sa phrase avec un léger rire, il s'en retourna vers l'entrée de la salle de marbre, et, suivant le garde qui lui indiquait l'itinéraire à suivre pour se rendre aux casernes, quitta la Salle du Trône de Minas Tirith, le cœur emplit d'espoir, le crâne chargé de rêves de reconquête.


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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mar 27 Jan 2009 - 8:53

Eldarion avait-il quitté la cité que l'armée du Gondor toute entière rentra au bercail. L'Empereur Aragorn était de retour, avec Herunumen. Si beaucoup aurait voulu qu'il soit jugé, l'Empereur décida qu'aucun jugement ne serait prononcé à son encontre. L'ancien dirigeant de l'Ouistrenesse ne ferait que perdre deux places dans la hiérarchie de l'Empire, pour se retrouver Grand Intendant de l'Empire, Maître des Clés et des Lieux de l'Ouistrenesse, tel était son nouveau grade.
Arrivé au Septième Niveau, l'Empereur se dirigea directement dans la Tour d'Echtelion, et se fit remettre, par le Maître des Lieux l'épée d'Elendil reforgée, Anduril, la flamme de l'Ouest, forgée avec les fragments de Narsil, brisée sous Elendil lors de son affrontement face à l'ennemi des Hommes, Sauron, Seigneur du Mordor et Lieutenant d'Angband, forteresse du Valar Déchu, Melkor le Noir, ennemi des peuples libres de la Terre du Milieu... Puis il donna son premier ordre à Herunumen


Faites annoncer à tous les Hommes le retour d'Aragorn, et qu'un sacre aura bientôt lieu. Envoyez aussi des hommes à la recherche d'Eldarion, et d'Arwen.

Bien Monseigneur, comme vous voudrez

Le Grand Intendant s'inclina, puis laissa l'Empereur seul dans la salle du trône, enfin, seul... avec ses ancêtres...
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Dim 28 Juin 2009 - 17:21

Le vieil homme déambulait dans les grandes salles marbrées du château de Minas Tirith. Il avait en une journée parcouru plus de distance à lui seul que la compagnie de patrouilleurs qui surveillait les alentours de la Cité Blanche ; c'était le témoignage le plus probant de son anxiété. L'Empereur avait disparu.

La vieille Minas Tirith avait perdu de son éclat ancestral, et n'était depuis longtemps plus qu'une ombre qui se cherchait un corps.
A vrai-dire, malgré le retour inattendu d'Aragorn, qui avait chassé de son trône l'usurpateur Herunumen, rien n'était plus comme
avant.
L'Intendant Denethor II méditait. Il avait passé une grande partie de sa vie à maintenir la stabilité de son royaume, puis de l'Empire.


« Et aujourd'hui, à cause de la lubie de quelques fous dangereux, mon œuvre est prête à voler en éclat. »

Il s'était assis sur le siège noir qui faisait office de trône pour ceux de sa Maison, celle des Intendants du royaume du Gondor. Il avait parlé de l'un des airs les plus sombres qu'on lui connaissait. Sa tâche première était de protéger l'intégrité de la nation, et sa gestion par les deux empereurs qui s'étaient succédés à sa tête lui laissait un goût amer d'inachevé et de bâclé.

Plusieurs autres seigneurs avaient été invités à la table de l'Intendant, dressée à quelques pas du trône. C'est devant eux qu'il prit la parole, dans un discours aussi solennel que la situation l'exigeait :


« Messieurs, l'heure est venue de faire notre devoir. »

Il attendit quelques secondes avant de poursuivre. C'était son accroche, et il tenait à ce qu'elle remplisse son rôle. Balayant du regard l'assemblée nobiliaire, il reprit :

« Vous n'êtes pas sans savoir que l'Empereur est parti. Et pour ceux d'entre vous qui l'ignoraient, eh bien, vous voilà informés. Comme la plupart des expéditions qu'il a entreprises, cette nouvelle quête n'a d'autre motivation qu'une lubie personnelle. »

Il s'arrêta à nouveau.
Cette soudaine critique de la politique menée par le Tar avait eu son petit effet au sein du corps noble. Tous s'étaient tus, et écoutaient leur hôte avec une attention renouvelée.

« Nous ne pouvons plus tolérer un tel comportement, surtout de la part de ceux qui sont à la tête notre Etat. Et nous allons y remédier. Je vais y remédier. »

Le ton de Denethor se voulait sombre et menaçant. Il avait besoin de faire planer un spectre inquiétant au dessus de ceux qui seraient peut-être ses vassaux. Il fallait que son message soit clairement perçu par l'ensemble de l'assistance.

« Depuis des années, le Gondor et l'Empire de l'Ouistrenesse ont pris une voie qui ne leur sied en rien. Nous nous sommes égarés dans un mysticisme d'un autre âge, nos dépenses ont été consacrées aux seules guerres personnelles de nos chefs, et nous ne prêtons plus la moindre attention à ce qui importe le plus : notre survie même en tant que nation.
« Le Gondor, messieurs ! Le Gondor. Voilà notre priorité aujourd'hui.
Nous ne pouvons plus nous permettre de laisser les rênes de notre pays aux mains des Numénoréens barbares. Aussi prestigieuse soit leur lignée, elle n'a pas la sagesse requise pour prétendre nous diriger. Du moins, plus aujourd'hui. Ses rois s'exilent par plaisir, et nous laissent, seuls, diriger un royaume dont ils n'ont que faire. Ce royaume, nous devons le reprendre en main ! Tel est notre devoir.
»

Des chuchotements indignés s'élevèrent de la petite masse fragile qui faisait face à Denethor. Soudain, dégainant son épée, il la brandit au dessus de la table en rugissant et, la tenant fermement de ses deux mains, il la planta violemment dans le meuble de bois, qui se fendit en deux sous la puissance du coup. Le ton était donné. A nouveau, plus aucune voix ne vint s'opposer à celle de Denethor. Son visage, qui pendant quelques secondes avait exprimé une rage démentielle, avait retrouvé ses traits calmes et bienveillants.

« Voilà quelles ont été les conséquences des actes de nos rois. Voilà leur comportement. Voilà ce qu'il reste du Gondor, termina-t-il en baissant la voix. Je tirerai cette épée de nos entrailles, reprit-il avec vigueur, au prix de n'importe quel sacrifice, parce qu'il le faut. Le temps des Rois et des quêtes divines est terminé. Celui des Intendants et de la politique du réel est arrivé. »

Il laissa raisonner sa phrase dans les oreilles de chacun des êtres à moitié terrifiés qui avaient été conviés autour de la table désormais brisée. Tous avaient reculé avec horreur en voyant l'Intendant sortir son épée du fourreau dans lequel elle avait presque toujours reposé. Ils étaient habitués à ses mouvements d'humeur, mais pas à une telle violence, surtout chez un vieil homme comme Denethor.
Constatant avec une satisfaction imperceptible que sa mise en scène avait été du plus grand effet, ce dernier tourna les talons et, laissant son arme plantée dans la table comme symbole de sa détermination, se contenta de donner des instructions à son auditoire en traversant la salle du trône.


« Il est fini, le temps où les nobles bavassaient en buvant ! L'effort sera récompensé. La valeur par l'honneur, et le parjure par la mort.
Nous sommes l'Etat, désormais. Réunissez-vous, tous, dans trois jours, ici-même. Que l'on fasse monter un gigantesque banquet. Tous ceux qui ont un rôle quelconque dans cet Empire sont conviés. Et c'est un ordre de l'Intendant du Gondor, qui, en tant que dirigeant effectif du royaume dominant, légitimement, prend pour un temps la tête de l'Empire. Que mon fils en soit informé.

« Je suis le chef le temps d'organiser la succession. Vous exécuterez mes ordres avec célérité ! »

Il était parvenu à la grande porte de la salle du trône lorsqu'il acheva sa phrase. Les gardes qui y étaient postés l'ouvrirent sur son passage, puis la refermèrent immédiatement derrière lui.
Autour de la table, tous étaient abasourdis.
Mais tous se levèrent, dans un silence de mort, et, sans aucune discussion, se mirent en devoir d'accomplir les ordres qui leur avaient été donnés.
Denethor, quant à lui, contemplait la cité depuis le haut des balcons royaux. Il lui semblait être le seul à avoir pleinement conscience des enjeux qui étaient ceux du Gondor en une période aussi cruciale.
Il se devait, par tous les moyens, de la lui faire surmonter.
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Faramir
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mar 30 Juin 2009 - 16:24

Vêtu de son éternelle tenue de Ranger liée à son office, Faramir lisait tranquillement un ouvrage traitant de la succession chez les nains. Il ne savait guère comment le livre était arrivé jusqu'entre ces mains, mais Faramir y voyait comme un signe du destin en ces temps troubles où l'Empereur ne donnait plus de nouvelles et où l'héritier avait disparu. A dire vrai, l'ouvrage n'était guère intéressant Ecrit par un numnorien d'il y a un siècle, le livre ne cessait de vanter les vertus de l'auteur qui par une observation infinie, une écoute patiente, et une longue recherche avait pu livrer au public ce chef d'oeuvre de l'histoire naine. Ces querelles entre sages de Numenor donnaient lieu à de tels monstres d'écritures que le capitaine des Rangers doutaient parfois de leur véracité scientifique. Il aurait bien commencer un autre livre mais le temps qu'il pouvait consacrer à ce loisir étant bref, il n'avait plus le temps d'aller en chercher un autre à la bibliothèque. Il fallait donc se contenter de celui-là...

Alors qu'il tournait une page, un serviteur vint l'interrompre au milieu de sa lecture. Levant un sourcil interrogateur, Faramir reposa son livre et se redressant, demanda:


"Qu'y a-t-il Dangarond?"

"Messire, Monseigneur l'Intendant votre père m'a chargé de vous délivrer un message. Il vous informe qu'il assure désormais le contrôle de l'Empire le temps de trouver la succession et que d'ici trois jours, les princes de l'Empire se réuniront pour un banquet. Voilà ce que m'a chargé de vous dire Monseigneur."


Faramir remercia le serviteur de son père et alla ramasser son livre. Normalement, il aurait du rejoindre ses hommes pour commencer l'entraînement mais une petite voix en lui lui soufflait d'aller voir son père. Non, corrigea mentalement Faramir, d'aller voir l'Intendant du Gondor. Denethor venait de se positionner, et ce, en opposition avec le Grand Intendant de l'Empire actuel, le sombre Herunumen... Le temps était-il venu?

En regagnant sa chambre, petite cellule de capitaine d'une caserne du sixième niveau, Faramir balança longuement. Puis, appelant son lieutenant Berethil, il le chargea de le remplacer. Il avait à faire. Ceignant l'épée, symbole de son rang, Faramir se dirigea ensuite vers le septième niveau et le bureau de l'Intendant du Gondor. Sur son coeur, une lettre lui donnait l'impression de porter un poids énorme. Enfin, après avoir passé un certain nombre de porte gardées, Faramir arriva devant le bureau de son père. Là, il s'y fit annoncer et attendit qu'on veuille bien l'introduire...
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Denethor
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mer 1 Juil 2009 - 12:06

Assis confortablement dans l'un de ses fauteuil favoris, l'Intendant dictait ses lettres d'invitation depuis trois longues heures. Toutes les têtes de l'Empire, aussi petites soient-elles, étaient invitées à ce qui s'annonçait comme de véritables Etats Généraux. Il s'agissait, pour Denethor, de ne pas laisser une réunion d'une telle ampleur dégénérer en semblant de révolution. Il y avait de fortes probabilités pour que, apprenant la nouvelle disparition de l'Empereur, une partie des convives, voire tous, tenteraient de mettre sur la table mille et une réclamations fondées sur des démonstrations ab absurdo. Autonomie et indépendance seraient les maîtres mots des jours qui s'annonçaient, et Denethor souhaitait plus que tout éviter l'amalgame.

Alors qu'il dictait un énième courrier, deux coups secs retentirent, suivis de la voix aux doucereux accents fallacieux de l'un des serviteurs du château.
Il repartit après avoir annoncé à Denethor l'arrivée de son fils. L'Intendant renvoya aussitôt ses nègres, plume à la main, et s'installa lui-même à son bureau pour entamer la rédaction du discours qu'il devrait prononcer quelques heures plus tard. Faisant introduire Faramir, il se leva d'un air surpris contrefait quand ce dernier entra dans la petite pièce close et sans fenêtres. Levant les bras dans un mouvement paternel qui sonnait plus faux que le grincement de joints attaqués par une rouille centenaire, il le serra, puis, le relâchant subitement, lui ordonna se s'asseoir.


« Eh bien, commença-t-il, qu'est-ce qui t'amène ? »

N'attendant pas de réponse spécifique de la part de son désormais fils unique, il poursuivit :

« Comme tu le sais, j'ai décidé de réunir l'ensemble des rapaces qui constituent la tête dirigeante de notre Empire. »

L'Intendant s'arrêta quelques secondes, savourant l'association du possessif et du terme impérial. Un léger sourire éclaira furtivement son visage, avant qu'il ne constate que Faramir l'observait toujours, silencieux.

« Et ce, dans trois jours, poursuivit-il d'un ton sec et sans saveur, comme pour faire oublier son écart. Pour l'occasion, en tant qu'aîné des chefs et Intendant du Gondor, j'ai décidé de prendre la tête de l'Etat. »

Abaissant un regard distant sur son fils, il lança une pique qui, dans la forme qu'elle prenait, semblait être la suite logique de ses propos :

« Ni toi, ni le rat noir de Numénor, n'avez les compétences requises pour diriger une telle structure dans une période aussi difficile. L'expérience et la sagesses priment, et c'est moi qui peux prétendre le plus honnêtement à ces qualités. Je n'attends donc aucune contestation.
« Mais n'aie crainte, j'ai pensé à toi, poursuivit-il sur un ton qui, involontairement ou non, paraissait encore plus faux que ce qu'il avait dit précédemment. Tu seras Capitaine d'Ithilien, et tu peux espérer parvenir au titre de Prince, si ta conduite est aussi exemplaire que l'était celle de ton frère, Boromir, acheva-t-il sur un parlé qui alterna répliques joyeuses et acerbes, quoique toujours expéditives. »

Assis en face de son fils, il le fixa quelques instants, le dévisageant comme s'il le découvrait pour la première fois. Puis, il ajouta avec une intonation totalement neutre :

« Des questions ? »


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Denethor
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Dim 2 Aoû 2009 - 19:11

Quelques jours avant le discours de Denethor sur la Grande Place de Minas Tirith...

Le Palais, d'habitude si calme, était agité d'une légère clameur qui semblait se déplacer d'elle-même dans les couloirs, au fil de vociférations constantes.
C'était en pleine matinée ; les quelques rares rayons de soleil se glissaient à peine à travers les interstices fenêtrées du château, et tout le monde, ou presque, y dormait d'un sommeil profond.
Denethor, lui, terminait la lecture d'une des copies du Testament d'Aragorn qu'il avait faites faire. Il savait, depuis sa rédaction-même, que l'Empereur ne lui confierait probablement pas en mains propres. Aussi avait-il fait suivre les personnes à qui le Tar était susceptible de le remettre. C'était finalement au fils de celui qui deviendrait son successeur, à Faramir, qu'il l'avait donné. Consterné, mais déterminé, l'Intendant avait fait en sorte de s'en procurer un exemplaire ; il avait envoyé un moine copiste s'emparer du précieux document dans les quartiers de son fils , ou plutôt en produire un duplicata, qu'il conservait depuis lors. D'ailleurs, la recherche du testament avait été la partie la plus difficile de la mission du religieux, qui avait été contraint de fouiller la quasi-totalité de la chambre du capitaine avant de mettre la main sur l'objet tant convoité, caché non pas dans un double, mais dans le triple fond d'un renfoncement dissimulé par une armoire murale. Le papier lui-même était simplement posé dans un léger coffret de facture impériale.
Denethor s'était tout d'abord amusé des précautions prises par son fils. Puis il avait oublié, obnubilé qu'il était par ses fonctions.

Il était à nouveau concentré sur le travail qui l'attendait.
C'était sans compter sur l'intervention inopinée d'une troupe de gardes, qui, après avoir frappé à la porte de leur Seigneur, pénétrèrent dans sa chambre, accompagnés d'une fine silhouette encapuchonnée. C'était d'elle que provenaient les cris et les plaintes qui résonnaient dans le château depuis une dizaine de minutes. Denethor jeta un vague coup d'œil par dessus son épaule, indiquant aux soldats qu'ils pouvaient se retirer. Poussant le corps féminin dans l'espace confiné de la chambre de l'Intendant, ils s'exécutèrent. Quelques rires gras retentirent derrière la porte, bientôt remplacés par la respiration saccadée de la jeune femme enfermée dans le bureau du seigneur de Minas Tirith. Les gardes auraient de quoi moudre le grain de leurs racontars.
Pourtant, Denethor n'avait pas quitté ses parchemins. Il avait déplié un rouleau et le consultait, à la recherche d'une information spécifique.
Un nom retint son attention et, satisfait, il quitta son secrétaire, faisant face à son invitée.
Celle-ci lui lança un regard menaçant, déclenchant involontairement le rire du seigneur. S'approchant d'elle, il lui saisit fermement le bras et, découvrant sa manche, provoqua une réaction instinctive chez la jeune femme, qui commença à se débattre violemment. L'Intendant, avec une force rare pour un homme de son âge, releva sa jeune hôte et l'immobilisa.
Alors qu'elle commençait déjà à hurler à et à injurier son tortionnaire, qu'elle semblait considérer comme un pervers notoire, l'Intendant trouva enfin ce qu'il cherchait sur la jeune femme. Son bras gauche était marqué d'un tatouage représentant une toile d'araignée, perçue par la plupart comme une simple recherche esthétique.
Denethor relâcha sa prisonnière, qui alla se réfugier dans un des coins de la pièce, désorientée et apeurée. Du moins était-ce ce qu'elle semblait être.

« Cessez vos simagrées... Camora. »

La simple évocation du nom sembla calmer la jeune femme, qui se redressa et considéra son interlocuteur avec un sérieux et une ataraxie apparente qui offraient un contraste saisissant avec son comportement premier.

« Qu'est-ce que vous me voulez ? , lança-t-elle avec placidité. »

Denethor la dévisagea quelques instants. Elle était plutôt belle, et en un certain sens, elle lui rappelait son épouse. Il se défit rapidement de ces considérations esthétiques, et reprit :

« J'ai une mission pour vous ; pour la Toile. Et je me permettrais d'ajouter que vous avez été particulièrement difficile à trouver. »

La jeune femme esquissa un vague sourire. L'Intendant lui remit une lettre roulée, mais pas cachetée. Libre de la lire, elle devrait toutefois l'apporter à l'un des membres du réseau, un certain Sefir.


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Dolan
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 30 Nov 2009 - 21:43

Dolan marchait à présent à grands pas aux côtés de Denethor toujours aussi maussade. Le jeune homme s’efforçait de ne pas tomber en admiration béate devant la magnifique architecture de la citadelle de Minas Tirith. Les deux hommes se dirigeaient vers la salle du trône… Quand ils en eurent passé les portes, les gardes de la citadelle qui les accompagnaient s’arrêtèrent pour les laisser pénétrer seuls dans cette salle immense mais austère où les plus grandes discussions de l’empire d’Ouistrenesse s’étaient déroulées.

Dolan accordait son pas sur celui de l’Intendant, s’attachant à ne pas le dépasser, de peur de paraître insolent, mais prenant également garde à ne pas avoir l’air de le suivre. Denethor se dirigea tout droit vers le trône de l’Intendant, à la gauche de l’immense trône qui était celui du roi. Le regard du jeune homme s’attarda sur ce magnifique ouvrage d’art, hésitant à jouer la carte de l’audace et aller s’y installer. Il se ravisa finalement, préférant se comporter en hôte respectueux. Il resta donc debout et regarda le vieil homme s’installer sur son trône et le toiser du haut de ses quatre marches.

-Alors, Seigneur Beldorn… Vous n’osez pas prendre la place qui vous revient de droit ? fit l’Intendant en désignant le trône voisin.

La nuance de méchante moquerie dans la voix de Denethor n’avait bien entendu pas échappé à Dolan. Il avait en face de lui un homme fier et courageux, mais tellement accroché à ce pouvoir qui le consumait que si Aragorn lui-même se présentait pour récupérer son trône, il n’était pas certain qu’il le lui laisse de bonne grâce.

-Je ne suis pas ici pour prendre cette place de force, Seigneur Denethor. Mon but n’est pas de vous évincer, loin de là. Mais de vous apporter mon aide en ces temps difficiles. Je viens pour accomplir la tâche à laquelle mon père a failli : unifier le monde des hommes pour mettre fin à la menace qui pèse depuis toujours sur notre tête. Sauron doit être détruit.

Dolan s’interrompit un instant pour voir quel effet avaient ses paroles sur le vieillard acariâtre qui lui servait d’interlocuteur. Il le considérait d’un air las et dubitatif. Mais il semblait légèrement moins maussade qu’auparavant. Il enchaîna :

-C’est un projet ambitieux et je sais que beaucoup ont essayé sans succès. Mais je jure de consacrer ma vie entière à cette fin. Mais pour avoir un jour cette opportunité, nous devons unir les hommes de l’ouest. Et surtout leur redonner espoir. A commencer par les habitants de Minas Tirith. Ce qui s’est déroulé aujourd’hui peut être le commencement d’une nouvelle ère pour la Cité Blanche ! Une ère où les humains ne se cachent plus. Une ère où ils ne sont plus terrorisés par l’ombre du Mordor ! J’ai pu le constater : la morosité et la lassitude a gagné la population. Mais voir les morts se désintégrer devant leurs yeux a ravivé une flamme qu’ils croyaient éteinte depuis bien longtemps. J’ai envie d’entretenir cette flamme, lui donner de quoi devenir de plus en plus puissante. Et bientôt, le Mordor brûlera dans ce feu de joie !

Ce que tentait de faire Dolan était bien plus ambitieux que cela en réalité. Il essayait de redonner espoir à quelqu’un qui n’en avait plu. Quelqu’un qui avait vu son roi s’en aller sans donner de nouvelles. Quelqu’un qui avait déjà vu surgir de nulle part un tyran légitimé par ce même roi avant de le voir revenir… pour repartir une nouvelle fois. Il s’était ainsi forgé l’idée que la lignée d’Aragorn n’était pas plus digne que la sienne pour diriger Minas Tirith.

-Vous tenez de beaux discours, Seigneur Beldorn, je vous le concède,
fit-il d’une voix à la fois lasse et sarcastique. Vous tenez cela de votre père sans doute. Lui aussi était un beau parleur. Plusieurs fois il a parlé de sauver la cité et de vaincre le Mordor. Et il nous a finalement abandonné à notre sort.

-Je n’approuve pas tous les actes de mon père. Je suis seulement persuadé qu’il a toujours agi en ayant les intérêts de la Cité Blanche à cœur. Mais peut-être ses décisions n’étaient pas toujours bien pesées. Souvent influencées par les pensées des elfes qui l’ont trop souvent éloigné de son peuple. Sans doute…

A ces mots, Dolan vit le vieil homme se redresser quelque peu sur son siège et hocher lentement la tête. Le jeune homme avait visé juste en rendant les elfes responsables des maux de Minas Tirith.

-Mais je vous donne ma parole d’honneur. Je ne vous abandonnerais pas. Je suis beaucoup moins proche des elfes que ne l’était mon père. Je pense que nous devons rester leurs amis, mais en temps qu’égaux. Les hommes ont trop longtemps eu ce complexe d’infériorité face à ces nobles premiers nés. Au contraire de Tar Elessar, je ne pense pas que nous leur soyons redevables de quoi que ce soit. Ce sont nos hommes qui protègent du mal leurs forêts ! Leur avis éclairé nous sera toujours des plus utiles. Ils vivent longtemps et ont appris beaucoup, mais nous devons être libre et afin de contre Sauron et ses serviteurs. Arrêtons de nous reposer sur les elfes. Soyons enfin adultes et prenons nos propres décisions !

Dolan s’était laissé emporté par sa propre verve. Son enthousiasme avait été décuplé par le fait qu’il pensait réellement chacun de ses mots.

-Ce sont là tout du moins mes idées et mes espoirs, ajouta-t-il plus calmement.

Un net sourire déformait à présent la bouche de Denethor. Il tentait de le cacher, mais entendre ces paroles lui faisait sans aucun doute énormément plaisir.

-Je dois avouer que votre franchise me plaît, Seigneur Beldorn. Mes sentiments envers les elfes sont aussi mitigés que les vôtres et cela me rassure un peu…

Dolan lui, ne cacha pas son large sourire. Sa bonne humeur naturelle revenait rapidement.

-Faisons front commun Seigneur Denethor ! Montrons notre unité, notre détermination. Nous ne sommes pas ennemis. Nous devons travailler ensemble, pas l’un contre l’autre. La confiance du peuple vous échappait encore jusqu’à maintenant. Elle en sera renforcée par ma présence à vos côtés. Les soldats ne me connaissent pas encore, ils apprendront à me connaître grâce à vous. Ensemble, nous construirons un avenir d’or pour la Cité Blanche !

L’excitation qui le gagnait faisait trembler la voix de Dolan. Jamais auparavant il n’était allé aussi loin dans ses manipulations et ses machinations. Et le pire dans toute cette histoire, c’était bien qu’une partie de l’esprit du jeune homme désirait absolument rendre l’espoir à toute la cité.
Une à une, le jeune homme monta les marches qui menaient vers le trône du roi, sans quitter Denethor du regard. Arrivé en haut des marches, il se tourna franchement vers l’Intendant et reprit la parole.

-Nous devons parler aux gens. Faire un discours commun. Ce sera le premier pas vers notre rêve.

Dolan souriait de toutes ses dents. Un sourire plein d’espoir et de joie.


Dernière édition par Dolan le Sam 5 Déc 2009 - 23:09, édité 1 fois
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Dolan
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Ven 4 Déc 2009 - 18:40

Dolan et Denethor sortirent de la citadelle et se retrouvèrent sur l’esplanade. Une estrade, spécialement conçue pour les discours et les annonces de l’Intendant, avait été montée près des immenses portes blanches. Denethor s’y dirigea et Dolan le suivit, prenant toujours bien garde à ne pas paraître en retard sur le vieillard. La foule qui y était amassée lors du discours de Dolan était toujours présente. Elle était même encore plus nombreuse qu’auparavant. Pendant l’entretien des deux hommes à l’intérieur des murs de la citadelle, de nouvelles personnes étaient arrivées, prévenues par leurs proches que quelque chose d’historique se déroulait en haut de la cité. Le Gondor était à un tournant de son histoire.
Dolan laissa Denethor prendre la parole en premier. Il préférait voir ce que le vieillard avait à dire avant de s’avancer à exprimer ses plans pour la cité. Les manœuvres politiques étaient sans aucun doute l’un des points forts de l’Intendant et le jeune homme voulait à tout prix s’en prévenir.

-Braves gens et courageux soldats de Minas Tirith ! Fiers gondoriens ! Quand j’ai endossé le rôle d’Intendant, voici le serment que j’ai prononcé : j’ai juré de maintenir le Sceptre et la Loi au nom du Roi, et jusqu’au retour du Roi. Depuis le départ de notre bien aimé Aragorn Tar Elessar, je me suis acquitté de ma tâche avec toute la vigueur et la fermeté qui est la mienne. Ainsi, le Gondor est toujours resté fort, contre vents et marées. Minas Tirith résiste toujours à tous les fléaux qui la menace et qui menacent les Terres du Milieu. Nous sommes un peuple rude et prudent car nous voyons tous les jours le danger se profiler à l’horizon. Les montagnes noires que nous voyons d’ici même sont une menace permanente et nous avons su en protéger les Terres du Milieu.

Des applaudissements et des hochements de tête approbatifs animèrent la foule.

-Aujourd’hui est un jour béni par les valars car deux miracles sont advenus. Les morts qui ont si brutalement assiégé notre belle cité ont disparu. Nous ne savons pas si leur disparition est cette fois-ci éternelle mais nous avons frôlé le pire. Nous y sommes habitués, n’est-ce pas ? ajouta-t-il avec un sourire entendu. Le pire nous guette toujours plus ou moins, mais notre peuple ne manque pas de héros et nous en avons encore eu la preuve aujourd’hui. Le Seigneur Beldorn a sauvé la vie de chacun d’entre nous. Et pour cela, nous lui devons le respect. Mais il apparaît que le Seigneur Beldorn serait de la lignée de notre bien aimé Roi. Et cela prouve que notre confiance dans la lignée de Tar Elessar n’était pas mal placée.

Denethor s’interrompit un instant pour permettre à Dolan d’avancer d’un pas et de répondre par quelques saluts aux acclamations de la foule. Le jeune homme gardait un visage souriant, mais ne pouvait s’empêcher de se demander ce que préparait le vieil homme. Il s’agissait là d’un politicien endurcit, persuadé d’agir pour le bien de Minas Tirith mais qui ne céderait jamais son trône de bonne grâce. Que pouvait-il bien préparer ? Dolan ne tarda pas à le découvrir.

-Tar Elessar dont nous attendons toujours le retour. Nous ne devons pas abandonner cet espoir. Je suis persuadé qu’il est toujours bel et bien en vie et défendant secrètement les intérêts du Gondor. Nous devons l’attendre encore et lui garder son trône en dehors de toute compétition.

Je vous avais annoncé il y a quelques temps qu’il me fallait réformer l’Empire d’Ouistrenesse pour qu’il survive. Cela est en marche. Et il m’est apparu que pour en faciliter la gestion et en améliorer la vie de chacun de ses habitants, il était important de leur accorder une plus grande autonomie sous la tutelle d’un chef fort, respecté, et fidèle à la lignée d’Elessar. Le Seigneur Beldorn est d’accord avec moi sur ce point. Et c’est pourquoi nous avons décidé d’un commun accord qu’il se rendrait à Anuminas pour prendre ses nouvelles fonctions. Veuillez faire un triomphe pour le nouveau Comte d’Arnor : le courageux Seigneur Beldorn, vainqueur des créatures de l'au-delà et sauveur de Minas Tirith !

Faisant un pas en arrière, Denethor applaudit des deux mains le jeune homme, incitant la foule à l’imiter. Les habitants de Minas Tirith eurent des réactions partagées. Beaucoup furent déçus de ne pas pouvoir garder ce magnifique héro dans leur cité. Certain crièrent leur joie de le voir ainsi récompensé. D’autres encore semblaient furieux de voir le fils d’Aragorn ainsi écarté du pouvoir.

Dolan, lui, resta pétrifié. Son sourire figé continuait de faire illusion mais intérieurement, il bouillait de rage. Pas à l’encontre de l’Intendant, mais contre lui-même. Le vieillard avait joué ses meilleures cartes pour écarter habilement un éventuel concurrent dont il n’était même pas certain de la légitimité. La population étant acquise à ce rival, il ne pouvait pas s’en débarrasser sans risquer un soulèvement. Le placer sur un trône loin de Minas Tirith, là où il serait trop loin de tout pour pouvoir le déranger, était bien évidemment la solution la plus évidente. De plus, il se débarrassait ainsi du poids encombrant qu’était la gestion de ces territoires éloignés qui le distrayait des affaires plus importantes concernant le Gondor.

Mais lui, comment avait-il pu croire être capable de rivaliser de fourberie politique avec celui qui avait passé la majeure partie de sa vie à s’assurer le pouvoir sur Minas Tirith et le Gondor ? Il lui était tout à fait impossible de contredire Denethor immédiatement. L’incompréhension qui en résulterait ne lui serait pas favorable. Les soldats soutiendraient Denethor et calmeraient rapidement la foule. Après tout ils n’avaient absolument aucune preuve qu’il était bien le fils d’Aragorn comme il le prétendait, et pour cause ! Il fallait à ces hommes plus que quelques paroles bien prononcées : il leur fallait des faits. Et Dolan n’était pas en mesure de leur en donner à l’heure actuelle.
Finalement, Dolan avança à son tour sur le devant de l’estrade et prit la parole, résigné. Après tout, cela était bien plus que tout ce qu’il avait jamais obtenu comme récompense.

-Merci, Seigneur Denethor. Je suis honoré de votre confiance et je ferais tout mon possible pour m’en montrer digne.

Se tournant vers la foule il reprit.

-Je vais donc partir sous peu pour Anuminas pour prendre mes nouvelles fonctions. Dès demain probablement, le bon Seigneur Denethor m’offre l’hospitalité pour cette nuit. J’apporterais au peuple d’Arnor le même espoir que j’ai apporté ici. Chaque homme sur les Terres du Milieu en a besoin. Alors ne perdez pas le votre. Bien que loin de vous, je serais toujours prêt à donner ma vie pour défendre Minas Tirith. Souvenez vous en ! Gardez espoir ! C’est votre bien le plus précieux.

C’est sur ces quelques mots que le jeune homme fit demi tour pour retourner en direction de la citadelle, sous le regard amusé de Denethor qui le suivit. Le supposé Seigneur Beldorn usait des mêmes ruses que lui et cela lui plaisait. Et si le prix qu’il devait payer pour cela était un repas et une chambre dans sa propre maison, cela était bien peu.

Quelque part, Dolan espérait réellement que sa courte allocution aurait un effet positif sur le moral de Minas Tirith. Il avait vécu parmi eux et croisé des gens moroses et anxieux. C'était dans ce terreau que se développaient les germes de la discorde et de la guerre semés par Sauron. Il serait plus difficile au Seigneur des Ténèbres de parvenir à ses fins avec des gondoriens forts et soudés face à ses armées répugnantes.
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Sam 5 Déc 2009 - 10:50

Dans la Cité, un homme avait écouté le discours d'intronisation du nouveau comte d'Arnor. Un homme qui portait un long capuchon. Personne n'avait vu son visage, qui disait-on, avait été à moitié détruit par un incendie. L'Empereur de l'Ouest, parce qu'en réalité, il s'agissait d'Aragorn, observait avec beaucoup de surprise celui qu'on présentait comme issue de sa lignée. Aragorn n'avait jamais enendu parler de ce "Beldorn". Comme ça, il se disait son fils? On allait bien voir...

Depuis plusieurs jours, Aragorn était à Minas Tirith, il avait aussi entreprit de partir pour l'Est, mais cela pouvait encore attendre. Il falai qu'il en apprenne plus sur ce Beldorn, ce fils caché...
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 7 Déc 2009 - 21:52

Cette fois-ci, Dolan ne laissa pas Denethor marcher à son côté. Il marchait devant et l’Intendant le suivait à moins d’un pas derrière lui. Il passa donc sous l’arche des portes de la citadelle sans se retourner. Il entendit le vieil homme claquer dans ses mains et aussitôt, un serviteur en livrée accouru.

-Veuillez préparer la chambre des invités d’honneur pour le Seigneur Beldorn. Et tenez vous à son service. Nous nous verrons pour le dîné, messire Beldorn. J’ai quelques affaires plutôt urgentes à traiter. Le quotidien d’un dirigeant, vous l’apprendrez vite, je suppose… Veuillez m’en excuser.

Dolan sourit de toutes ses dents en se retournant. Pas question de montrer son désappointement et sa colère d’avoir été ainsi joué. Au contraire, il serait tout miel et douceur face à ce vieux patriarche. S’il pensait pousser Dolan à la faute, ses espoirs seraient vains.

-Mais bien entendu, Seigneur Intendant Denethor. Je comprend parfaitement, ne vous en faites pas pour moi, je trouverais à m’occuper d’ici le dîné. Merci encore pour votre confiance, votre compréhension et pour le poste que vous m’offrez gracieusement. Je vous en serais éternellement reconnaissant. Merci enfin pour votre foi en mon père. Je suis heureux de constater qu’il existe encore des hommes pour croire en lui et en tout ce qu’il représente.

Denethor inclina la tête en souriant devant cette avalanche de compliments et de remerciements.

-Juste une chose, mon cheval est dans une écurie en ville. Serait-il possible de le monter aux écuries royales ? Je préférerais l’avoir plus près de moi.

Si Dolan avait gagné quelques galons par ses tours de passe-passe, il était normal que son fidèle destrier en profite également. Le jeune homme était certain qu’il apprécierait au plus haut point le confort des écuries royales.

Denethor acquiesça et donna des ordres dans ce sens avant de s’éclipser. Dolan suivit le très jeune serviteur qui le mena jusqu’à une somptueuse chambre. Encore plus somptueuse que celle qu’il avait partagé avec Elyana à l’Auberge des Charmes. A ce souvenir, son cœur se serra. Aussitôt, il s’empressa de chasser cette pensée parasite, de toute manière inutile.
Un immense lit à baldaquin était au centre de la pièce. Les tentures rouges tranchaient violemment avec le sobre blanc des murs, mais sans donner, comme souvent, cette impression de désordre. De grosses colonnes grises étaient disposées en ligne le long du mur extérieur. Pour la première fois en dehors du royaume elfique de Lothlorien, Dolan se sentit tout petit.

-C’est bien plus de luxe que ce à quoi j’ai été habitué pendant ces dernières années, fit-il à l’attention du serviteur qui se tenait à ses côtés. Cela m’est assez difficile de m’apprêter à dormir dans cet endroit où se trouvent plus de richesses que ce que la majeure partie des habitants de Minas Tirith auront amassé durant toute une vie de labeur… Enfin… J’imagine que je ne peux pas décemment refuser l’hospitalité du Seigneur Denethor, ce serait extrêmement malpoli. Voire vulgaire.

Il appuya son propos d’un regard entendu au garçon qui attendait sagement ses instructions. Ce dernier devait venir de la ville, né de parents modestes. Peut-être raconterait-il ce que le Seigneur Beldorn lui avait confié chez lui. Dolan espérait toujours garder la confiance et l’estime du peuple de Minas Tirith. Pourquoi ne pas le brosser dans le sens du poil tout en gardant cette attitude noble qui impressionne tant les braves gens ?

-Les choses seront bien différentes à Anuminas. Dès que j’y aurais mis les pieds, ajouta-t-il d’un ton volontaire et sûr de lui.

Il demanda ensuite à ce qu’on lui prépare un bain et qu’on lui apporte des habits arborant les couleurs de Minas Tirith. Il était supposé être le fils de Tar Elessar et il comptait bien le rappeler à tout le monde lors du dîné.
Le serviteur fit donc remplir une large baignoire d’eau bouillante, prépara serviettes, savon et brosse, et déposa sur le lit de magnifiques vêtements noirs sur lesquels était brodé l’arbre blanc de Minas Tirith. Puis il s’éclipsa en fermant la porte derrière lui. Dolan entreprit donc de se raser, attendant que la température de l’eau diminue. Ayant prit garde à ne point se couper, il se déshabilla entièrement et pénétra dans l’eau avec plaisir, afin de se débarrasser de la crasse de la journée qui s’était révélée très riche en événements, et somme toute épuisante. Alors qu’il se brossait vigoureusement, il lui sembla entendre un bruit d’étoffe provenant de derrière la porte. Le jeune homme, tous les sens en éveil, reposa lentement la brosse et saisit la garde de Dormegil qu’il avait prit soin de garder à portée.

-Il y a quelqu’un ? demanda-t-il d’une voix forte.

Aucune réponse ne lui parvint, mais le bruissement de tissu se répéta. Dolan se leva et enjamba le rebord de la baignoire. Réflexe pudique, il saisit rapidement une serviette et l’enroula autour de sa taille. Tenant son épée dans une main et retenant les bords de la serviette de l’autre, il se dirigea tout dégoulinant vers la porte qui était entrouverte. Le jeune homme était certain que le serviteur l’avait fermée en sortant. D’un coup de pied, il l’ouvrit en grand et pointa son épée devant lui. Personne ne se trouvait dans le couloir. Regardant d’un côté, puis de l’autre, Dolan reste quelques secondes dans l’encadrement de la porte, scrutant le corridor. Un courant d’air le fit alors frissonner et il décida de retourner à son bain. Il prit bien soin de refermer la porte et s’apprêta à retourner à sa baignoire. Non sans avoir fait un tour minutieux de la chambre, allant même jusqu’à vérifier sous le lit si personne ne s’y dissimulait.

Quelques minutes plus tard, il lui fallait se rendre à l’évidence : il était bel et bien seul dans la pièce. Il secoua la tête en regardant à la fois son épée et le tatouage sur le dos de sa main droite. Ces deux éléments le conduisaient bien souvent à la paranoïa et il en était bien conscient. Il finit de se sécher, sans retourner dans son bain comme il en avait eu l’intention. Il se vêtit des vêtements apportés par le serviteur, portant fièrement l’arbre blanc sur son torse.

Le jeune homme était en train de coiffer ses longs cheveux bruns lorsqu’il entendit le son d’une corne. Dolan savait depuis peu ce que cela signifiait : quelqu’un d’important arrivait à Minas Tirith. Le roublard acheva rapidement sa coiffure et se dirigea à grands pas vers la grande esplanade devant la citadelle. Qui que ce soit qui arrivait, il fallait absolument qu’il soit là. Il marchait dans les couloirs blancs lorsqu’il entendit la corne sonner une seconde fois. Il fronça les yeux. Jamais le sonneur n’avait annoncé deux fois la même arrivée. Une réunion d’importance allait avoir lieu…

Le cœur battant et le sourire aux lèvres, Dolan accéléra encore le pas.
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mar 8 Déc 2009 - 17:58

Tarhandrim se tenait devant la fontaine et essayait de cacher son impatience. Il se tenait fier et droit, et ses yeux gris fixaient la porte du château. Après s'être fait annoncé, il était allé regarder sur l'esplanade la splendide vue avec ses gardes. Lorsqu'il avait entendu le son de la corne, il avait ordonné ses gardes et était allé se planter entre la fontaine et le château.

Il attendait là l'intendant Denethor. Ses gardes s'étaient disposés avec ordre ; dix chevaliers s'étaient alignés derrières lui, quelques un s se postaient plus loin, son porte étendard et Corion, le capitaine de la garde se tenaient à ses côtés, un peu en retrait.

Ainsi, il espérait impressionner, mais il oubliait qu'il était mal vu ici et que cela pouvait être vu comme un affront. Kurdan avait bien fait les choses.
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