Forum RP : Le Seigneur des Anneaux
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 La salle du trône et le château

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Alcibiade
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mer 25 Mai 2011 - 18:03

Alcibiade s'engagea derrière Vakalor, satisfait que leur attente prit fin malgré l'intéressante conversation qu'ils avaient pu avoir. Car l'amiral, bien que d'un tempérament assez calme, bouillonnait intérieurement des idées développées qu'il avait à présent hâte de voir s'accomplir. Ainsi ils furent introduit dans la salle du Trône.

Le marin trouva que Denethor avait pris du poids des âges ces derniers temps. Cependant on sentait encore une certaine fermeté dans son regard enfouie sous les rides de son front. Au centre, l'impératrice siégeait majestueusement. Ils firent les révérences de convenances et Vakalor se lança dans son compte rendu. Quand il eu achevé, avant que les dirigeants ai eu le temps d'ouvrir la bouche, l'amiral, qui se tenait en retrait, s'avança d'un pas et poursuivit les paroles du capitaine de l'Empire de l'Ouest:


"Vos Majesté,
permettez moi de poursuivre les dires du seigneur Vakalor, car le hasard a voulu que nous nous rencontrions et que nos projets convergent dans un certain sens. Ainsi je viens faire front commun avec lui et j'aimerais étendre son projet Sur les années à venir. Laissez moi d'abord vos remettre ceci..."


Il s'arrêta un instant de parler pour tirer de son dos une sacoche de cuir qui contenait des tubes en acier, cacheté à la cire et marqué du sceau de la Flotte Impériale. Délicatement il les déposa sur la table basse installé à la gauche de l'impératrice.


"Vous trouverez ci joints le rapports sur les activités maritimes dans la baie de Belfallas, ainsi que le bilan des opérations dans les ports de Lindon. Si ce derniers est plutôt encourageant, la situation de la baie est elle moins brillante : les pirates d'Umbar écument à nouveaux nos mers et pillent nos marchandises. Il en est même quelques aventureux qui ont poussé leur raids dans des ports mineurs. Ainsi le poste de Taz-caprone a été incendié et sa garnison massacré.


À mesure qu'il parlait, son visage avait prit des traits plus graves, comme s'il exprimait l'inquiétude que suscitait les récents évennements. Il est vrai qu'avec la fragmentation de l'empire du Sud, les évennements avaient prit une tournure inattendue, et à présent que les mers au Nord du Gondor étaient pacifiées, il fallait s'atteler à la reconquête de celles au Sud de l'Empire. Éternel recommencement des choses...


Il nous faut donc réagir au plus vite et j'ai pour cela projeté de faire de l’île de Tol-Fallas, l'une de nos bases avancée. Il faudrait que celle-ci puisse accueillir suffisamment de navires pour une traque efficace. Et pour cela il faudra construire des quais et faire quelques aménagements. C'est pourquoi j'ai dans l'idée de mêler nos projets dans un soucis de réduction des frais : plus nos chantiers seront importants, plus la main d’œuvre et les matériaux seront bon marché. De plus je pourrait mieux préparer mes chantiers en observant les travaux à Osgliath. J'ai donc le sentiment qu'il me faut accompagner le seigneur Vakalor et coopérer avec ses équipes pour entamer nos futurs projets. Bien évidemment, tout cela est sujet à l'approbation de vos Majestés... »


Il s'inclina et fit deux pas en arrière comme le voulait le protocole. Puis il plongea son regard océan dans les yeux du vieil intendant, guettant sa réaction.


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Denethor
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 30 Mai 2011 - 18:28

    Amené à la Salle du Trône et la Dame de Fer depuis la salle secondaire des audiences, celle qui n'accueillait que les petites gens et les petites affaires dont il avait dorénavant la « lourde » charge, Denethor n'émit aucun son depuis qu'un servant du palais était venu le chercher jusqu'à destination. L'homme qu'il recevait alors, préoccupé par une petite bande de voyous qui saccageaient quelques commerces des bas-quartiers – dont le sien –, fut renvoyé sans plus de convenance à sa misère avec la seule promesse d'une future audience supplémentaire si tant est qu'il ait le courage de refaire la queue parmi tous ceux qui, comme lui, n'étaient pas assez importants – ou dont les affaires n'étaient pas assez graves – pour être reçus par l'Impératrice. Il était vêtu d'une tunique d'aristocrate de couleur sombre, en harmonie avec son humeur, brodée de fils d'or pour garder les apparences intactes, lui qui avait œuvré au plus haut sommet de la hiérarchie de l'Empire lors que nul Empereur et nulle Impératrice n'étaient en capacité (ou avait la volonté) de régner. Il était l'Intendant, lui, Denethor, et on le menait comme un chien par la laisse jusqu'à son maître, ou devrait-on dire sa maîtresse vu les circonstances.

    « Votre Grandeur... »

    Jappa l'Intendant en inclinant la tête, parfaitement soumis, alors qu'il était parvenu jusqu'à la Salle du Trône et sentait déjà l'implacable regard de l'Impératrice s'abattre sur lui. En si peu de temps depuis son couronnement et depuis les évènements en Isengard, Thais Laelias avait transformé Denethor en un jouet usé qu'on remarque parfois quand la pitié nous prend et qu'on délaisse bien vite quand on voit qu'il n'y a ni intérêt ni plaisir à l'utiliser.

    « Approchez, Denethor. Face à moi. »

    « Aux pieds, le chien. » aurait été tout aussi efficace et, pour tout dire, plus honnête. Mais que pouvait-il y faire ? Obéissant à l'ordre, Denethor s'avança et prit place, debout, au bas des marches qui s'élevaient jusqu'au Trône et jusqu'à la Dame de Fer.

    « Vous m'avez ordonné de venir, Majesté, et me voici.

    - Je peux le voir de mes yeux, en effet. Je vous remercie, Intendant. »

    Il était devenu rare qu'elle le nomme selon son titre, lui enlevant délibérément toute sensation de pouvoir et d'importance et, lorsque cela se produisait, Denethor n'était pas assez dupe pour ne pas comprendre qu'il y avait là une pointe d'amusement et d'ironie dans sa voix et que le titre, même formulé à haute voix, même si on ne pouvait nier qu'il était bien réel, n'avait aucune valeur à ses yeux. Quant à sa première phrase, elle aurait pu être formulée tout autrement : « Inutile de parler lorsque vous n'avez que des futilités à dire. », voire, en vue d'un gain de temps, ainsi : « Taisez-vous, incapable. »

    « Le Général Vakalor et l'Amiral Alcibiade ont tous deux demandé audience auprès de ma personne, je vous ai fait mander pour y assister. Je tiens à entendre ce qu'ils ont chacun à dire et vous prie de faire respecter le protocole à la lettre. L'Impératrice seule statuera sur leurs demandes, quelles qu'elles soient. Prenez place, donc. »

    Là encore, le sens de ses phrases était limpide et ne s'embarrassait que du minimum de la politesse qui était exigée, même d'une Impératrice envers un Intendant. Le rôle de Denethor ne serait qu'infime et parfaitement inutile, ayant clairement compris que la moindre opinion qu'il pourrait constituer à la suite des dires des deux hauts-gradés n'était pas bonne à être prononcée de vive voix. C'était là toutes les prérogatives laissées à l'Intendant : faire respecter le protocole.

    On introduisit Vakalor et Alcibiade alors que la voix ferme et tranchante de l'Impératrice résonnait encore dans la Salle et Denethor alla prendre place sur le siège réservé à l'Intendant, de peu de marches surélevé sur les escaliers du Trône.

    Vakalor... Contempler l'allure noble et puissante de celui qui fut le plus proche de lui et à qui il commandait lorsqu'il était Régent de l'Empire réveilla en Denethor une gloire passée, se redressant fièrement et rejetant en arrière un pan de sa tunique qui le couvrait jusque-là comme un vieillard frileux, se protégeant du monde qui l'entoure.

    « Dame Thais Laelias, fille de Tar-Elessar, Impératrice de l'Ouistrenesse, est heureuse de vous recevoir en ce jour au cours d'une audience et attend de vous que vous exposiez les raisons de votre venue avec clarté, rigueur et brièveté. Parlez Vakalor, Général du Gondor, Capitaine de l'Empire, Gouverneur d'Osgiliath et de ses possessions, et vous Alcibiade, Amiral de Nùmenor. »

    Quand Vakalor eut terminé, les regards de l'Impératrice et de l'Intendant se tournèrent vers Alcibiade qui prit poliment mais sans invitation la peine de continuer. Les deux hommes venus s'exprimer devant le Trône étaient des soldats et, en l'occurrence, ne connaissaient pas parfaitement le protocole requis dans une telle situation ni ne s'en souciaient plus que cela. À terme, un manquement à la parfaite continuité du protocole ne leur serait pas reproché et la faute serait attribuée à celui qui était supposé y veiller, à savoir Denethor... Celui-ci n'y pouvait pourtant plus rien maintenant que l'Amiral s'exprimait ouvertement. A nouveau, le protocole aurait exigé que Denethor se saisisse des documents de l'Amiral pour les tendre à l'Impératrice qui en feraient la lecture mais Alcibiade devança l'Intendant, n'ayant pas eu le temps de se lever que les documents se trouvaient sur la table basse près du Trône et de l'Impératrice. Les derniers temps passés à n'être considéré que pour une décoration avaient fait perdre à l'Intendant la force de ses muscles et la réactivité de son esprit pourtant encore brillant. S'il ne pouvait pas reprocher aux soldats de faire fi du protocole, il savait qu'il serait blâmé pour ces manquements et s'en prenait déjà intérieurement à lui-même. C'était là comment la boucle se bouclait dans l'idée de l'Impératrice, obligeant Denethor à se sentir si impotent qu'il le devenait.

    Plongé dans ses sombres pensées, l'insistance et la profondeur du regard que l'Amiral portait sur lui le rappela à la réalité et il comprit que les deux hauts-gradés en avaient fini.

    « L'Impératrice vous a entendu et écouté avec soin et s'apprête... »


Un jour, Chuck Norris a perdu son alliance. Depuis, c'est le bordel en Terre du Milieu.
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Thais Lælias
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 30 Mai 2011 - 18:33

    « Inutile de s'embarrasser davantage du protocole, Intendant. Laissons cela aux audiences sans importance ni intérêt, voulez-vous ? »

    Question rhétorique, bien entendu, et un fin sourire se dessina sur les lèvres de l'Impératrice alors qu'elle achevait de couper la parole de Denethor, réussissant à merveille à tourner en ridicule et futilité le rôle qu'elle avait pourtant elle-même donné à l'Intendant... Insulte suprême, certes, mais le plaisir n'en était pas moins présent de voir le visage de Denethor se décomposer lentement pour redevenir celui d'un vieillard blasé et inutile. L'Intendant n'eut pas d'autre choix et volonté que d'acquiescer et de déglutir difficilement l'affront tout juste fait et à peine dissimulé, bien que seuls eux deux aient été au courant de la supercherie. Denethor n'étant donc plus d'aucune utilité, l'Impératrice s'en désintéressa et parcourut d'un regard intéressé les documents donnés par l'Amiral, toujours assise. Après quelques instants de lecture, Thais Laelias reposa les documents sur la table basse et se dressa de toute sa stature, surplombant avec majesté la Salle depuis les plus hautes marches menant au Trône. Elle les descendit une à une et s'approcha des deux hommes, rompant à nouveau avec le protocole dans un ultime pied-de-nez à l'Intendant.

    « Tout d'abord, je tiens à vous féliciter tous deux pour vos travaux et vos réussites, l'un pour son admirable gestion d'une Cité de l'Empire et l'autre pour sa parfaite et courageuse réaction face à la plus grave crise que notre Monde a connu. L'Empire et moi-même vous sommes très reconnaissants, soldats. »

    Achevant ses félicitations, elle se trouvait désormais face à eux deux et leur adressa un regard plein d'encouragement, prouvant qu'elle était parfaitement sincère dans ses dires. Son langage, bien que formel et même militaire, avait aussi quelque chose d'intime pour ces deux hommes qu'elle appréciait pour l'excellence des résultats qu'ils avaient toujours prodigué et pour leur loyauté. Il était de toute façon toujours positif de flatter l'allié ou l'ami qui n'a pas fauté, sans toutefois se répandre et engendrer la vantardise. Maître Tylin, l'architecte, avait fait les frais de cette leçon.

    « Je suis peinée d'apprendre ces nouvelles de Taz-caprone et sa garnison, Amiral, et ne puis accepter que les coupables d'une telle tragédie s'en sortent impunis. Général Vakalor, je ne puis concevoir une bonne défense de l'Empire contre le Mal venu du Mordor sans une excellente défense d'Osgiliath et ses environs, aussi avez-vous mon aval pour toute idée vous venant en tête servant à la fortification de la Cité. Puissiez-vous également accorder à l'Amiral le droit d'observer d'aussi près qu'il le souhaite vos plans et vos réalisations pour qu'il fasse de Tol-Fallas une base avancée digne de ce nom en vue de châtier les méfaits des Corsaires du Sud. Comprenez-moi bien, toutefois, Amiral, je ne souhaite pas déclencher une guerre contre Umbar et contre le Harad, seulement punir ceux qui s'aventurent dans nos mers sans intentions pacifiques. J'entends également que vous usiez des ressources accordées pour protéger nos alliés commerciaux venus par les eaux. »

    L'Impératrice ne les avait pas lâché des yeux tout en donnant ses ordres avec autant de clarté que possible, prêtant soigneusement attention autant aux mots utilisés qu'à la moindre réaction de ses interlocuteurs. Un silence s'imposa sans que les deux hommes n'osent prendre la parole, apparemment conscients que la Dame de Fer n'en avait pas entièrement fini. Une courte réflexion eut lieu dans sa tête avant qu'elle ne tourne sa tête vers un serviteur royal, immédiatement sur le qui-vive.

    « Apportez-moi mon épée. »

    Furent ses simples mots et pourtant ils étaient prononcés avant tant d'intensité dans sa voix qu'ils semblaient vouloir dire infiniment plus. Le serviteur se hâta comme si Sauron était à ses trousses et amena l'épée jusqu'à sa propriétaire, traitant l'objet comme une relique sacrée et la femme comme une Déesse. Sans aucun remerciement, Thais Laelias s'empara de la lame encore dans son fourreau et vit du coin de l'oeil le serviteur s'empresser de reculer de nombreux pas pour ne point la gêner de la moindre manière.

    « Un genou à terre, Amiral. Inclinez votre tête. »

    Et, alors qu'Alcibiade n'avait pas d'autre choix que d'obéir et agissait comme commandé, le bruit aigu de la lame sortant de son fourreau résonna puissamment dans la Salle du Trône, faisant écho à l'intensité solennelle du moment. L'épée vint effleurer l'épaule droite de l'Amiral...

    « Je, Dame Thais Laelias, Impératrice légitime de l'Ouistrenesse... »

    Puis vint l'épaule gauche...

    « ...honore le Seigneur Alcibiade de Nùmenor, Amiral des flottes de l'Ouistrenesse,... »

    Enfin le sommet du crâne, le contact froid de la lame se répercutant en de longs frémissements le long de sa colonne vertébrale...

    « ...du titre de Capitaine de l'Empire, suprême distinction militaire, en récompense pour sa loyauté, sa bravoure et l'excellence des décisions et des actes qu'il a exécuté ou commandé au nom dudit Empire et de son Impératrice. En conséquence de quoi devra-t-on désormais compter parmi les responsabilités du Capitaine Alcibiade la gouvernance de la Cité de Pelargir, fondée par ses ancêtres venus de Nùmenor, et devra-t-on compter parmi ses titres celui de légitime Gouverneur de Pelargir et ses possessions. Puisse le Seigneur Vakalor, Gouverneur d'Osgiliath, Général du Gondor, Capitaine de l'Empire, en être témoin. »

    L'Impératrice rompit alors tout contact de sa lame avec Alcibiade et la rangea dans son fourreau, ce que le même serviteur royal s'empressa de venir rechercher.

    « Car telle est, en ce jour, ma volonté. »

    Acheva de déclarer Thais Laelias, invitant d'un geste l'Amiral à se relever. Un mince sourire satisfait sur les lèvres, elle décréta l'audience sur le point d'être terminée et clôtura ainsi la chose :

    « Si vous n'avez point de question ou d'autre réclamation, considérez l'audience terminée et de votre liberté de disposer dès à présent, messieurs. »



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Alcibiade
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 30 Mai 2011 - 20:44

Alcibiade assista aux faits de l'impératrice, étonné et prit de vitesse par la tournure des évènements. Et lorsqu'il lui fut demandé de mettre un genoux à terre il s'exécuta, quelque peu éberlué. Il ne put s'empêcher de lâcher un sourire timide du bout de ses fines lèvres, qu'il masqua par l'inclinaison de son regard vers le sol. C'était pour lui un honneur qui l'avait prit de court et bien qu'il ne rechercha pas les titres et la richesse, étant né dans le faste d'une grande famille de Numénor, il considéra cette promotion comme une reconnaissance de son travail et de son dévouement. Il y avait en cela une certaine naïveté, mais elle faisait le charme du marin qui était un modèle de fidélité et de droiture que nul n'aurait pu blâmer à juste titre.

Lorsque l'impératrice Thais Laelias eu achevé, l'amiral se releva, ivre d'un sentiment confus qui mêlait la gratitude et la crainte. Car ses nouvelles attributions demanderait toute son attention, et s'il était un marin de renom, il n'avait que peu étudié le problème de gouvernance d'une cité, mais déjà il s'apprêtait à mener à bien sa tache. Il repensa aux paroles que l'impératrice avait formulé et au restrictions émises vis à vis de sa mission.



"Et bien majesté, je m'en tiendrait à vos ordre et il va de soit que je ne prendrait pas l'initiative de déclencher une guerre contre le Harad. Il est évident que seul les pirates sont responsables de tels actions et Umbar, uniquement, sera châtié pour son impudence et sa traitrise... mais avant cela comme je l'ai dit, l'empire doit se donner les moyens de tels opérations et je m'acquitterais de ma tâche avec zèle et attention."


Il avait commencé son discours en réponses aux attente de l'impératrice et s'interrompit quelques secondes avant de formuler les remerciements pour sa nomination.

" Votre altesse me fait trop d'honneur et je tâcherais de me montrer digne de ma tâche. Puisse mon bras être le votre et servir l'Empire de toute ma force, de toute mon âme. Je ne trouverai pas de repos avant que Pelargir et les eaux qui l'environnent n'ai retrouvé leur calme que seul la tempête soufflée par les Valars ne vient troubler. Que le seigneur Vakalor m'en soit témoin, lui qui m'apportera assistance dans ma tâche au vue de ses brillants états de faits.

A présent, je me dois de me retirer pour mener mes affaires à bien. Je vous salue altesses!!"



Il dit cela et, après une longue et gracieuse révérence, sans se retourner recula de quelques pas. Mais il ne quitta pas la salle immédiatement, désirant repartir en compagnie du capitaine Vakalor avec lequel il avait décidé de se rendre à Osgliath.


Dernière édition par Alcibiade le Mar 1 Nov 2011 - 19:45, édité 1 fois
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Vakalor
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 6 Juin 2011 - 8:01

Lorsque Vakalor eut terminé de présenter le projet qu’il était venu soumettre à l’approbation de l’Impératrice, il recula de quelques pas, pour laisser éventuellement Alcibiade poursuivre sur sa requête personnelle, bien qu’à vrai dire, il ignorait pratiquement tout du protocole et ne savait pas si l’Impératrice allait lui répondre immédiatement.

Il fut surpris de voir l’Amiral se porter immédiatement à sa hauteur et exposer à son tour les raisons de sa venue. Alcibiade semblait être sûr de lui et du message dont il était porteur autant que de la façon protocolaire qu’il employait. Vakalor fut attentif à sa façon de procéder, lui qui, en homme d’action et de terrain se savait tout à fait inculte en terme de conventions.

Alcibiade parla sans hésitations aucune et indiqua immédiatement les similitudes des projets qui les avaient poussés, tous deux, à venir demander audience, et manifesta auprès de Thais Laelias et de Denethor la surprise qui avait été la sienne en constatant la présence fortuite du Général des Armées de Gondor dans la même pièce que lui, le même jour et pour les mêmes raisons.

Le début de son intervention était léger et serein mais bien vite, l’Amiral changea de ton afin d’évoquer des choses plus graves auxquelles il avait pu assister. Ainsi, après une brève pause dans son discours, pause pendant laquelle il s’était approché du trône pour déposer sur une petite table basse jouxtant celui-ci des documents d’importance, il reprit l’explication qu’il était en train de fournir aux deux grands dirigeants gondoriens concernant la situation préoccupante en la baie de Belfallas et notamment au poste de Taz-caprone où les pirates d’Umbar avaient, par quelques raids agressifs mis à mal le commerce du Gondor.

Vakalor n’avait pas lâché l’Amiral des yeux durant toute son intervention et au fur et à mesure que celui-ci parlait, il avait vu son visage prendre des traits plus graves, exprimant l'inquiétude que suscitait les récents événements. Il était vrai qu'avec la fragmentation de l'empire du Sud et à présent que les mers au Nord du Gondor avaient été pacifiées, il faudrait s'atteler à la reconquête de celles du Sud de l'Empire. Et c’était ce à quoi l’Amiral voulait parvenir. Un objectif certes noble mais qui demanderait beaucoup de temps et surtout des infrastructures modernes indispensables à un si vaste et difficile projet.

Ainsi, Alcibiade confirma devant l’Impératrice le projet qu’il avait formulé auprès de Vakalor quelques heures avant, en salle d’attente. Il souhaitait mêler son projet à celui du Gouverneur d’Osgiliath et accompagner ce dernier lors de son retour dans la cité du Val d’Anduin afin de s’inspirer des récents et gigantesques travaux réalisés mais également de mettre en commun les techniques employées et les commandes de matériels et de main d’œuvre afin de réduire au maximum les coûts exorbitants inhérents à de tels chantiers.

Lorsqu’Alcibiade eut terminé, Denethor prit la parole pour annoncer que l’Impératrice allait parler et ce fut ce qu’elle fit, non sans avoir préalablement intimé à l’Intendant l’inutilité du lourd protocole que ce dernier s’employait à faire respecter.
La Dame de Fer commença par féliciter les deux hauts gradés pour leurs entreprises et leurs réussites.
Elle parlait d’une voix forte mais claire, autoritaire mais respectueuse. Les deux militaires avaient suffisamment fortement agit par le passé pour la grandeur de l’Empire d’Ouistrenesse pour que les remerciements de Minas Tirith leur soient ainsi réitérés.

Thais Laelias demanda à Vakalor de travailler avec Alcibiade à la réussite des projets de celui-ci et de mettre à profit l’expérience qu’il s’était forgé, lors des titanesques travaux d’aménagement et de fortification d’Osgiliath, pour que la transformation de Tol-Fallas en une base avancée des flottes de Gondor et de Núménor tel que le projetait l’Amiral puisse être opérée dans les meilleurs délais.
Après avoir discouru de la sorte à l’attention de Vakalor, l’Impératrice s’adressa ensuite aux deux hauts gradés pour leur demander que les fonds engagés pour l’accomplissement de leurs projets respectifs soient également utilisés pour la protection quotidienne et régulière de l’Empire, de ses eaux ainsi que des partenaires commerciaux et alliés militaires qui croiseraient sur celles-ci.

Alors que l’intervention de la Dame de Fer touchait à sa fin, Thais Laelias adressa un regard à un serviteur royal qui se tenait au garde à vous non loin de là afin que celui-ci lui apporte son épée.

Elle ordonna à l’Amiral de se mettre à genoux et, au cours d’une brève mais intense cérémonie d’anoblissement, Alcibiade se vit octroyer la gouvernance de la cité de Pelargir, fondée par ses ancêtres núménoréens.
L’Impératrice décréta ensuite la fin d’une audience riche en enseignements et en émotions et enjoint les deux hauts gradés à prendre congé.

Alcibiade, visiblement bouleversé par cet anoblissement aussi soudain que glorieux et inattendu remercia, d’une voix empreinte d’émotion, la Dame de fer pour l’honneur qu’elle lui faisait et la confiance qu’elle manifestait à son égard.

Après une révérence et sans se retourner, il fit quelques pas de recul pour se porter à la hauteur du Général Vakalor. Durant toute la durée de l’intervention impériale, celui-ci s’était tenu dans une immobilité parfaite, digne des plus grands défilés militaires de son temps et ce ne fut que lorsque l’Amiral s’immobilisa à son côté qu’il se tourna légèrement vers lui pour le saluer d’un bref signe de tête et d’un sourire bienveillant.

Il reprit alors la parole pour remercier l’Impératrice et signifier son congé.

- Votre altesse, je tiens à exprimer mes plus vifs remerciements pour l’honneur que vous nous faites, une nouvelle fois, en nous accordant ainsi votre confiance. L’argent de l’Empire sera bien utilisé, croyez-le.

Sa prise de parole s’était avérée simple, courte et concise, telle qu’il avait l’habitude de s’exprimer. Lui, le militaire, le haut gradé habitué à bruyamment vociférer des ordres secs et précis ne savait pas s’exprimer autrement qu’ainsi. Son langage était riche des tournures dont usent ceux qui ont reçu éducation mais il était marqué par la rigueur militaire qui marquait la vie du Général depuis de si nombreuses années.

Il se retourna et amorça son départ de la salle du trône d’un pas ample, puissant et déterminé.

- Intendant..., dit-il simplement en saluant respectueusement Denethor lorsqu’il passa près de lui.

Lorsqu’il sortit de la vaste salle d’apparat, il marcha rapidement vers la sortie du Palais d’Echtelion. Son pas rapide recevait l’écho de celui de l’Amiral qui se hâtait derrière lui et ce ne fut que lorsqu’il parvint enfin sur les terrasses du palais, dans l’immense cour de l’Arbre Blanc, qu’il s’arrêta enfin et laissa l’Amiral le rattraper.
Il se tourna alors vers lui, la mine visiblement fort réjouie et, sans que ce dernier ne s’y attende, le prit dans ses bras puissants. Il lui donna une franche accolade à coups de grandes tapes dans le dos et se détachant de ce dernier aussi soudainement qu’il l’avait embrassé, le regardant dans les yeux, un grand sourire au visage et chacune de ses mains posée sur les épaules de son ami, il lui proposa :

- Alcibiade mon ami ! Félicitations ! Recevoir ainsi la gouvernance d’une telle cité n’est certes pas tâche facile mais cela dénote toute l’estime et toute la confiance que l’Impératrice a pour toi !

Il était manifestement heureux pour l’Amiral et sa simplicité faisait plaisir à voir. Il commença à faire quelques pas sur les vastes terrasses du Palais et amena le tout nouveau gouverneur de Pelargir tout au bout de l’immense esplanade. Là, tout près du petit parapet qui les séparait du bord de l’immense falaise de Minas Tirith, il laissa quelques instants son regard se perdre dans les vastes plaines des Champs du Pelennor. Au loin, sa belle cité d’Osgiliath veillait sur l’Anduin. Le puissant et large fleuve étendait ses eaux tumultueuses à perte de vue et le regard du Capitaine des Armées de Gondor se porta vers le sud.

- Là-bas, c’est Pelargir ! murmura-t-il. Vois-donc comme Osgiliath est belle ainsi fortifiée... Ne dégage-t-elle pas puissance et majesté ? demanda-t-il.
Je rentre immédiatement. Viens avec moi. Je t’accueillerai au palais et t’expliquerai les innovations que nous avons conçues afin que la cité soit plus forte et mieux organisée, qu’en dis-tu ?
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Alcibiade
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 6 Juin 2011 - 15:00

Quand ils eurent enfin quitté la salle, Alcibiade ressenti comme un soulagement. Car une entrevue avec l'impératrice amenait toujours son lots d'inquiétude et nul ne pouvait être certain d'avoir parfaitement rempli ses fonctions et pouvaient ainsi s'attirer les foudres et le courroux de la Dame de Fer. Mais pour l'heure tout s'était bien déroulé et il avait à présent de grande tâches à accomplir qui requéraient tout sa force de travail.

Enfin les deux généraux émergèrent du palais. Vakalor l'avait quelque peu distancé pendant sa rêverie mais il l'attendit sur le seuil. Et lorsque Alcibiade fut parvenu à sa hauteur, il l'étreignit pour le féliciter vivement. L'amiral en fut touché et pendant un moment ne sut que dire, se contentant de sourire, presque naïvement, ému par l'amitié que lui témoignait un aussi grand guerrier.

Alcibiade était d'ailleurs ravi de pouvoir coopérer avec un homme de la trempe de Vakalor. Si les choses tournaient mal, il serait sans doute son meilleur allié et c'était désormais un ami de confiance. Du moins le pensait-il. Il aurait tout loisir de faire plus ample connaissance dans les semaines à venir, mais d'ores et déjà le marin remerciait les Valars d'avoir facilité ainsi leur rencontre, pour le plus grand bien de Nùmenor.


Ils s'approchèrent du parapet pour mieux dominer la plaine alentour. Le temps s'était levé et leur regard portait loin. Et Osgliath brillait comme une étoile perdu sur la plaine. Et désormais sa lumière semblait rendre les ténèbres du Mordor moins pesantes, plus légères et dissipées par l'espérance qu'apportait la puissante cité des rois d'Antan.


"C'est là, seigneur Vakalor, une œuvre remarquable. Et j'espère que j'aurais suffisamment de temps pour en mesurer la qualité et les finesses."


Ils portèrent leur regard plus au sud, vers Pelargir en suivant le fil de l'Anduin. Mais la cité était trop proche et l'air de la mer trop épais pour dévoiler les murs de la citadelle. Le général se montra impatient de passer à l'action et le marin n'en fut que plus satisfait. Ils étaient de la même trempe, impatients de s'atteler à leur devoirs.

"Et bien je dois passer à ma demeure qui est à deux pas d'ici, où mes hommes m'attendent. Nous pouvons nous retrouver devant la grande porte dans deux heures, le temps de faire les préparatifs? Je dois régler quelques affaires sans importance, mais elles exigent d'être rapidement traité. Ainsi je n'en aurais que le cœur plus léger quand nous voyageront vers Osgliath... alors à toute à l'heure!!"


À nouveau l'amiral fit une élégante révérence, mais son visage à présent portait un large sourire et ses yeux pétillaient comme l'embrun sur la vague. De toute évidence le salut était plus ironique, sorte de plaisanterie protocolaire, que le rapprochement soudain des deux hommes rendait superflu et d'autant plus amusant. Puis il tourna les talons, toujours vif et disparu par la porte du septième niveau.




Dernière édition par Alcibiade le Mar 1 Nov 2011 - 19:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Ven 29 Juil 2011 - 17:15

On avait laissé cet homme passer les sept niveaux de la cité pour arriver finalement dans la salle du trône. Sa seule monture avait suffit à ceux qui doutaient de son lignage. Seul un seigneur de la Terre du Milieu avait assez de sagesse, de grâce et de force de caractère pour monter un Méharas. Or, c'est bien sur une telle monture que l'homme était arriver. Les gens de Minas Tirith, la ville la plus cosmopolite de la Terre du Milieu se tournaient pour observer un tel spectacle. Le dernier Meharas qu'ils avaient vu avait quitté la cité dix ans presque jours pour jours. Il avait quitté la cité... monté par un homme qui les avait déçu, qui les avait trahi. Un homme en qui ils avaient placé toute leur confiance, tous leurs espoirs. Un homme qui devait les gouverner à jamais, et qui par deux fois les avait quitté. Oserait-il, aujourd'hui, revenir et faire comme ci rien ne s'était passé?

Durant la route qui l'avait mené de Fornost, Aragorn n'avait cesser de penser à cela. Par plusieurs fois, il avait fait demi-tour, mais Anarion était un précieux conseiller. L'état d'esprit dans lequel se trouvait l'ex-empereur était indescriptible. Il avait abandonné son peuple, sa fille, son empire, pour retrouver son fils, son précieux Eldarion.

Arrivé dans la salle du trône, il la trouva vide. On lui annonça qu'il serait bientôt reçu. Par qui serait-ce? Denethor, l'Intendant à qui il avait donné des pouvoirs que la maison d'Echtelion avait toujours voulu? Ou serait-ce Thais Laelias, la fille que l'Empereur avait toujours considérée comme sienne et qui avait su s'imposer dans l'impitoyable monde de la diplomatie?
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mer 31 Aoû 2011 - 0:50

    Combien de temps ce voyageur devrait-il attendre? La réponse était simple. L'Impératrice, fatiguée par ces journées de protocoles au point qu'elle caressait presque avec tendresse ses souvenirs de batailles, se retirait souvent très tôt, laissant à son Intendant le soin de gérer ses affaires. Néanmoins, pour l'heure, elle se trouvait avec ce dernier, dans ces appartements, loin de toute oreille indiscrète, et nul n'aurait alors pu croire ce qu'il voyait. Les deux personnes les plus puissantes de l'Empire se parlaient non pas comme deux amis, mais comme un maître et son élève.

    "Combien de temps vais-je encore devoir vous traiter ainsi, Denethor? Il n'y a aucune justice dans ce que vous me forcez à vous infliger, aucune!"

    La voix de la Dame de Fer n'était pas triste, mais révoltée. Elle avait suivit les conseils de Denethor en de nombreuses occasions, pour de nombreux sujets. Et le vieil homme avait insisté sur un point: elle devait gouverner, faire oublier au peuple ce qu'il devait à la maison d'Echtelion. Et il n'y avait d'autre moyen, d'après lui, que de lui faire subir ce genre d'humiliations, pour que tous voient combien il était faible en réalité, combien il avait été facile pour l'Impératrice de le mater, lui qui il n'y a pas si longtemps se targuait de faire trembler les autres royaumes, dressait des plans de conquêtes et prévoyait de faire ployer les autres. Hélas…
    Et il restait silencieux, insensible à ce que lui disait Thais. Il resta ainsi, penché sur des cartes, pendant de longs instants.

    "Vous devriez déjà l'avoir compris, Thais… Le monde dans lequel nous autres, hommes et femmes de pouvoir vivons, n'a que faire de la justice, de l'honneur, des idéaux. La vie et la mort même n'ont que peu d'importance. La seule chose qui compte, c'est ce que croit le peuple, et il faut qu'ils vous croient forte, juste et sans pitié pour leurs ennemis. Votre père, je peux le dire maintenant, a régné sur son Empire comme un chef de guerre l'aurait fait. Il a profité de ses richesses, l'a emmené dans maintes guerres, et je crois, est finalement tombé amoureux de sa propre légende, de ce qu'il incarnait. Si l'homme n'était pas un lâche, sa poigne l'était, et j'en tiens pour preuve l'état dans lequel il m'a laissé le pays… Vous ignorez combien j'ai payé pour le maintenir en vie… Je l'ai saigné de ses parasites comme on applique une sangsue pour retirer un excès de sang. Je lui ai offert de nouveaux dirigeants. Je lui ai redonné un semblant d'administration. Un gant de velours, et je me satisfaisais de mes talents… Mais ce qui vaut en tant de paix n'a aucune valeur en tant de guerre. Le peuple peut vous remercier, Thais. Il peut remercier votre poigne de fer. Vous avez pris nombre de décisions difficiles, mais vous avez toujours sut garder un cap clair. Le peuple hais l'indécision. Et indécis, je l'ai été."
    "Vous méritez de vous retirer, désormais. Plus personne ne vois en vous l'homme que vous étiez, vous avez fait en sorte que cela arrive."
    "Si c'était si simple… Mais je tiens encore le Gondor. Je tiens encore nos espions. Je tiens encore nombre d'atouts qui m'obligent à rester et administrer ce patchwork que vous appelez votre Empire pour qu'il ne se désagrège pas… Sur ce point, je crois qu'un héritier rassurerait le peuple, votre altesse."
    "Je ne me sens pas encore prête à porter un enfant… Je… Je sais mener des hommes au combat, je connais chacun de mes chevaliers par son nom, du plus grand au plus obscur, et je ne craint nul ennemi… Mais porter un enfant, ça, je me sais incapable de le faire pour l'heure… Et l'époux que vous m'havez trouvé se trouve à l'autre bout de mes terres, sa frontière sans cesse assiégée par des Orques…"


    Toranur, le Roi d'Angmar. Un homme dans la force de l'âge, une beauté cruelle et hautaine sur son visage encadré de mèches aussi blondes que l'or de son armure. Sa centaine de milliers d'hommes avaient supporté le premier choc avec les armées de Morgoth quand celles-ci avaient attaqué. Ses instructions avaient été d'attendre l'arrivée des armées d'Arnor et de Gondor, afin de limiter ses propres pertes, mais elles avaient été trop lentes à arriver au goût du roi. Sitôt son armée de campagne prête à assurer ses arrières, il avait embourbé les Orques dans une guerre d'embuscades et d'escarmouches, leur faisant subir cinq fois, dix fois, quinze fois ses pertes, sans que la discipline de ses hommes, leur bravoure ou l'ingéniosité de leur chef ne paraisse en mesure d'endiguer le flot de créatures grotesques que Morgoth avait lâché sur eux. Quand, enfin, les Hommes avaient uni leurs forces dans un dernier espoir, ils avaient remporté la victoire sur le champ de bataille, et construit un édifice si imposant qu'il se tiendrait encore debout dans mille ans… Ou du moins était-ce que disaient les bardes.
    Car ce qu'ils ignoraient, c'est que les Orques continuaient d'attaquer. Ils étaient encore actifs, très actifs même, et les meilleurs efforts des défenseurs ne payaient guère. Ils en tuaient, chaque jour. Plusieurs fois par an, des armées plus imposantes avaient attaqué le mur en divers endroits, sans jamais réussir à le franchir, et pour cause, il se dressait à quelques trois cent pieds de hauteur, plus haut qu'aucune échelle et aucune tour de siège ne pourraient jamais porter un assaillant. Mais ils l'attaquaient quand même, et il fallait défendre le mure, les empêcher de saper ses fondations ou construire des échafaudages pour l'escalader. Et ces attaques prélevaient leur coût, à tel point que Thais avaient promulgué une loi qui offrait à tout homme condamné par sa justice le choix entre purger sa peine ou servir le restant de leurs jours sur le Mur. En échange, ils étaient absous de leurs crimes, et étaient nourris et chauffés, ce qui était déjà beaucoup pour des hommes qui seraient autrement montés sur l'échafaud.
    Elle se tira de sa rêverie, se repenchant sur les affaires qui les occupaient.

    "D'ici deux semaines, je vous retirerai votre charge d'Intendant, qui est devenue bien trop lourde pour vos épaules. Vous resterez ici, et deviendrez un de mes conseillers. Votre tâche sera de surveiller mon maître du Trésor, et de continuer vos activités à la tête de mes espions. Voilà un rôle qui vous ira comme un gant, je crois."
    "Comme il vous siéra, altesse."


    Il n'en montrait rien, mais Thais su qu'au fond de lui, son Intendant était soulagé que ces humiliations cessent enfin.

    "Que pensez-vous des projets de Vakalor et Alcibiade? Constuire des quais à Osguiliath, alors que Pelargir contrôle déjà l'embouchure de l'Andin… Qu'espère-t-il faire, au juste? Construire une base arrière pour nos navires? Il n'y a pas de place dans la ville pour un port de guerre, il faudra des années pour le finir, et…"

    Elle fut interrompue par une série de coups discrets sur la porte. Cassea.

    "Entrez!"
    "Pardonnez-moi de déranger votre entretient, mais il y a un homme dans la salle du trône qui prétend être Aragorn… Le cheval correspond, mais je ne m'avancerai pas sur sa réelle identité…"
    "Mais à quoi vous paie-je donc, Cassea, je me le demande!"
    "Moi aussi, votre Altesse. Que dois-je faire?"
    "Denethor, allez à la rencontre de notre hôte. Je vous rejoindrai dès que j'aurai revêtu mon armure."
    "Votre armure? Est-ce vraiment nécessaire, pour un simple voyageur?"
    "Si c'est réellement mon père qui se trouve devant mon trône, je doute que ça soit pour prendre de mes nouvelles. Maintenant que son trône est en sûreté, il revient, alors qu'il m'a abandonné avec son royaume, quand nous avions le plus besoin de lui… S'il veut s'asseoir à nouveau dessus, il devra passer sur mon corps et arracher ma couronne de mes mains…"


    Devant la flamme qui brûlait dans les yeux de Thais alors qu'elle appelait ses écuyers, l'Intendant préféra ne rien répondre. En un sens, elle n'avait pas tord: l'ancien Empereur ne leur avait pas donné de réelles bonnes raisons de croire en lui. Il se dirigea donc vers la salle du trône, que les Gardes d'Argent avaient silencieusement envahie. Tous étaient des vétérans du siège de Minas Tirith, et se souvenaient avoir combattu pour un souverain qui n'étaient même pas présent. Ses Capitaines avaient donné un bien beau spectacle, mais en vain… Et Thais leur avait redonné leur honneur, avait lavé dans le sang des Orques l'humiliation de leur défaite ce jour là. Ils fixaient donc Aragorn d'un air soupçonneux, et se raidirent quand l'Intendant fit son entrée, plus droit qu'il ne se tenait dans la journée, plus ferme aussi.

    "On me dit que vous êtes Aragorn. Je ne demande qu'à vous croire, mais qu'apportez-vous comme preuve de votre identité, et qu'êtes-vous venu faire ici? Si vous désirez voir l'Impératrice, il vous faudra attendre encore quelques instants, son Altesse ne tenait pas à apparaître devant un homme qui pourrait être son père sans soigner sa mise."

    Oh non, c'était le moins qu'on puisse dire…



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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 5 Sep 2011 - 10:41

Insensible à la lutte de pouvoir qui allait se dérouler, le palais continuait de bruire des milles et unes activités des myriades de serviteurs et fonctionnaires qui permettaient à l'Empire d'être ce qu'il était: un gigantesque organisme qui vivait pour servir l'Impératrice.
C'est ainsi que dans l'aire réservée aux messagers un cavalier fit irruption, portant les armes de l'Angmar. sans mettre pied à terre, il sortit d'une boîte d'acier le précieux message cacheté et le tendit à un écuyer qui s'était approché en courant en lui hurlant:

"Message prioritaire du souverain Toranur d'Angmar pour l'Impératrice."

Ceci accomplit, il s'occupa enfin de sa monture et de lui même, ce qui fut relativement difficile. Il avait du tenir un rythme d'enfer et ses muscles de fessiers n'étaient plus guère habitués à la marche au sol après des semaines de chevauchée.
Mais quittons la vie de cet insignifiant militaire Angmarien pour admirer le modèle d'efficacité de la société gondorienne.

Le pli en main, l'écuyer s'empressa de courir vers un fonctionnaire grisonnant attablé dans un petit réduit proche des écuries. Le jeune homme s'inclina et déposa respectueusement le message sur la table en répétant les paroles du messagers. Le scribe étudia le cachet et les couleurs des fils qui fermaient le message et les compara à une liste usée par l'utilisation intensive et approuva le caractère d'urgence du pli. Le code utilisé était le bon. Il tendit donc le papier à un page derrière lui qui courut dans le Palais. Là, il se dirigea, sur de lui et à toute allure, dans un nouveau bureau où se tenait de vieux sages grisonnants. Ce bureau était circulaire et percé d'une dizaine de portes qui s'ouvraient et se fermaient en permanence. Le page déposa le parchemin sur la table des messages prioritaires. Cette table, contrairement à celles de messages moins urgents, étaient quasiment vide et il ne fallut que peu de temps pour qu'un serviteur d'âge mur récupère le parchemin et ne l'amène à un héraut. Ce dernier décacheta la lettre et lut la date, le lieu d'envoi et le destinataire de la lettre. Aussitôt qu'il eut accompli cela, il recacheta la lettre et prit une clochette d'or qu'il agita.
Un jeune coursier apparut et récupéra le message tandis que le héraut lui annonçait:


"A porter à l'Impératrice immédiatement"

Le coursier s'empressa de courir dans les vastes couloirs du Palais jusqu'aux appartements de l'Impératrice où il remit le message à un serviteur Impérial, élite des serviteurs. Ce dernier lut le nouveau sceau apposé par le héraut et vint voir son supérieur en lui demandant humblement si l'Impératrice était disposée à lire une lettre personnelle à caractère prioritaire de son fiancé. Le doyen des serviteurs Impériaux hésita. En règle générale, il préférait passer par l'Intendant Denethor, mais ce dernier était occupé par un visiteur d'importance à ce qu'il paraissait. Il se décida finalement à demander respectueusement son avis à l'Impératrice. Prenant le parchemin, il entra dans la pièce où Thaïs se préparait en vue de voir son père. Après les salutations d'usage, il déclara:

"Sa Majesté, un pli vient d'arriver ce matin du souverain Toranur d'Angmar. Désire-t-elle le consulter maintenant?"

Message de Toranur:

Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 5 Sep 2011 - 20:02

    Quand le serviteur supérieur, plus haut gradé d'une hiérarchie tentaculaire dont l'Empire avait hérité à mesure qu'il grandissait et que ses protocoles se surchargeaient entra dans la pièce, il trouva l'Impératrice parfaitement réveillée, entourée de deux écuyers issus de la haute noblesse qui peinaient malgré l'habitude à l'équiper de son armure. Sans doute avaient-ils étaient tirés brutalement de leur sommeil, leurs cheveux étant à peine en ordre et leurs yeux encore bouffis. Il hésita un instant, avant d'avancer dans la lumière.

    "Votre Majesté, un pli vient d'arriver ce matin de la part du souverain Toranur d'Angmar. Désirez-vous le consulter maintenant?"

    Le regard que Thais lui lança était sans équivoque, aussi entreprit-il de commencer précipitamment la lecture, avant qu'elle ne puisse lui demander s'il avait pénétré dans ses appartements à une heure aussi tardive dans le seul but de lui poser une question aussi idiote. Et elle écouta la lecture, tandis qu'on l'équipait pour la guerre. Elle avait déjà revêtu un gambison matelassé par dessus des braies et de hautes bottes de cuir, ainsi qu'un haubert en mailles d'acier, qui lui tombait jusqu'en dessous des genoux. Et ses deux écuyers étaient en train de l'aider à revêtir son plastron. Viendraient ensuite les spalières et les plaques destinées à protéger ses bras et ses jambes. Au total, elle portait près de trente kilos d'acier sur ses épaules, et pourtant se mouvait dedans avec une aisance que n'aurait pas laissé soupçonner sa stature commune: nulle femme n'aurait pu bouger confortablement dans cette protection, sans parler de se battre avec. Mais elle n'était pas n'importe quelle femme: elle était une des rares semi-elfes au monde, et fille e Dunedain, descendant en ligne directe des Numénoriens.
    La lettre, cependant, lui donna matière à penser, tandis qu'on bouclait pour elle les sangles et les lanières qui maintiendraient sa carapace en place. La situation dans le Nord, préoccupante? Elle le savait bien. Elle devait maintenir quarante mille soldats sur ce damné mur, sans que la terre autour d'eux ne puisse leur offrir autre chose que des sapins. Et on ne pouvait nourrir une armée avec du venaison très longtemps: une armée est un gouffre à nourriture sans nom, et tant que les Orques continueraient de se fracasser sur le rempart, la garde serait un gouffre à équipements aussi. Et même si elle envoyait des criminels servir sur le mur, ils ne comblaient pas les pertes, et ne pouvaient remplacer des hommes aguerris. Toranur avait raison, il fallait trouver une solution qui perdure par delà même son Empire et le Royaume d'Angmar.
    Peut-être devait-elle tourner son regard vers l'Est? Demander l'aide des Orientaux… De ce qu'elle savait, le fils de Krell n'était qu'un enfant de six ans, et le pays été dirigé par le Porteruine… Sefir le Danseur de Mort. Sefir le Scorpion. L'homme s'était fait connaître pour la première fois sous le règne de son père, qui lui avait confié la tâche d'embusquer les Orques en Lorien, puis de surveiller les seigneurs de Dol Amroth. Avant peu, il tirait les ficelles dans l'ombre, s'était illustré en défendant les remparts de Minas Tirith et avait rameuté douze mille hommes sur les Champs du Pelennor, transformant la retraite de Toranur en percée désespérée. De tels actes lui avaient valu d'être fait Chevalier de l'Ordre de l'Arbre Blanc et Capitaine de l'Empire. Il avait même reçu le commandement de la Porte de Minas Tirith qu'il avait défendu avec tant d'acharnement. Certains racontaient même que l'Empereur aurait accepté d'être le parrain de son fils à naître... Puis il avait disparu.
    Mais avant cela, elle avait eut le temps de le connaître un peu. C'était un homme qui revenait souvent à la Cour, faire ses rapports sur ce qui se passait dans le Sud, et souvent elle le croisait dans les couloirs, lui demandait une histoire. Elle n'était alors qu'une enfant, et lui un étranger venu d'ailleurs, avec un visage encadré de cheveux noirs, des yeux d'un vert intense et un sourire presque permanent sur ses lèvres. Et il avait de nombreuses histoire à raconter. Elle avait cependant découvert plus tard que tout ceci n'était qu'un vernis de civilisation sur une bête sauvage. Elle l'avait vu se battre sur les murs de la ville, et plus tard devant la porte, elle l'avait vu entamer sa sarabande mortelle. Et quand il avait fuit la ville, il était venu la voir, dans son armure cabossée, couverte d'un millier de rayures qui étaient autant de coups, les cheveux poisseux du sang qui coulait d'une blessure à la tempe et de celui de ses ennemis, tout ce sang qui semblait le recouvrir d'une seconde peau, et coulait lentement jusqu'au sol. Il lui avait promit de revenir, promit qu'il ne l'abandonnait pas, et l'avait enjoint de se dissimuler dans la Citadelle, ce château à l'intérieur d'un château, dans lequel la famille impériale pouvait se réfugier et tenir encore plusieurs semaines: creusée au coeur de la montagne, on ne pouvait y accéder que par une galerie souterraine, qui prenait des tournants trop étroits pour qu'on y manoeuvre un bélier, et qui débouchait sur une douve sèche qu'un pont-levis enjambais. Quiconque parvenait jusque là devait encore traverser le fossé sous le tir des meurtrières, et abattre trois portes. Autant dire qu'on y était en sécurité tant qu'on avait des provisions: c'était une dernière défense, conçue pour donner du temps à une armée de secours. C'était la dernière fois qu'elle l'avait vu: on ne l'avait pas autorisée à le visiter aux Maisons de Guérison…
    Et il était réapparu à l'Est, plus féroce que jamais, et y avait gagné son nouveau surnom: le Porteruine. Où qu'il aille, la mort semblait dans son sillage: il avait perdu sa femme, son commandant, son Impératrice, ses enfants,… Et maintenant il était à la tête de huit cent mille guerriers parmi les plus terribles qu'Arda ait connus. Il avait envoyé des hommes contre Morgoth, mais très peu: la majeure partie de sa Horde était en train de combattre Sauron et le Mordor, et ils l'avaient fait avec succès, parvenant même à repousser l'ennemi jusque dans ses terres et au delà, avant de se reculer, mettant entre eux et les Orques la barrière protectrice des étendues arides de Rhûn, y détruisant de nombreux puits de sorte qu'aucune armée ne trouve assez d'eau pour passer. Il pouvait envoyer des hommes sur le Mur. Ne serait-ce que ses criminels. Elle lui enverrait un courrier à ce propos, même si la présence d'hommes de Sefir sur le Mur ne plairait pas: les deux hommes se détestaient cordialement, et s'ils pouvaient mettre leurs différents de côté un temps et se montrer courtois, Thais savait que leur haine serait impossible à étouffer.
    Elle se tourna à nouveau vers le serviteur, tandis qu'on allait lui chercher son épée.

    "Envoyez une réponse à Toranur, à Carn Dûm, en le remerciant de sa venue. Prévenez aussi les nobles d'Arnor, ou ceux qui commandent leurs garnisons en leur absence, ils doivent accorder l'hospitalité au souverain d'Angmar. Et ils devront me tenir au courant de sa progression. Non, pas de casque."

    Elle était maintenant parée pour la guerre. Elle vérifia une dernière fois que ses gantelets étaient bien ajustés avant de se diriger vers la salle du trône à grandes enjambées, sans accorder plus d'attention au serviteurs ou aux écuyers…



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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Jeu 8 Sep 2011 - 18:53

Le cavalier avait filé ventre à terre du Mur jusqu'à Minas Tirith. Il avait tué trois chevaux sous lui pour apporter la triste nouvelle. En réalité, il fuyait le Mur autant qu'il exécutait sa mission. Il ne comptait pas faire le chemin du retour. La situation là-bas était devenue désespérée. Sans le comte Beldorn pour les mener et les soutenir, comment résisteraient-ils aux hordes de Morgoth ? Cela était trop. Une fois le message transmis, il retournerait à la ferme de ses parents et terminerait ses jours loin de ce maudit Mur et de la guerre sans fin qui s'y déroulait.

Il franchit les portes de la Cité Blanche comme n'importe quel parfait inconnu. Sans s'arrêter il grimpa rapidement les étages le séparant de la citadelle. Il se dirigea vers l'esplanade réservée aux messager et y croisa sans y faire attention le porteur du pli angmarien. A vrai dire, il ne faisait pas attention à grand chose. Il avait la tête baissée et manqua de renverser un commis ou un écuyer par deux fois.

Le messager se rendit directement au bureau du scribe grisonnant qui recevait et redistribuait le courrier impérial.

-Un message pour l'impératrice Thais Laelias,
marmonna-t-il. Très haute importance. Très haute confidentialité. Des nouvelles du Mur.

Sa voix était morne et le découragement y était presque palpable. Il posa sur la table le pli fermé par le sceau du général des hoplites d'Arnor. Il avait presque jeté la lettre, comme si s'en débarrasser allègerait son fardeau.
Sans un mot de plus, il fit demi-tour et retourna se fondre dans la masse des habitants de Minas Tirith.

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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 19 Sep 2011 - 21:58

    Si la salle du trône avait un temps été froide et silencieuse, il n'en était plus rien aujourd'hui. Les bannières des grandes maisons de l'Empire de l'Ouest pendaient des murs et des poutres au plafond. Entre les colonnes de marbre blanc et noir, la fine fleur de la noblesse impériale s'était assemblée, vêtue de ses armures de guerre. Il y avait là les Asmaral, assemblés autour de leur épée d'or sur fond d'azur, les Neikan portant leur corbeau noir sur argent, quelques représentants des Fiermer du long des côtes, avec leur espadon d'azur sur fond ondée d'argent et d'or, des Lockhart du Lamedon sous leur marteau sanglant,… Et, au fond de l'immense hall, au dessus du trône de marbre blanc, s'étalait l'arbre d'or sur fond d'argent, surmonté de sept étoiles et d'une couronne. Une des règles premières de l'héraldique interdisait de superposer or et argent de la sorte, mais la famille impériale faisait les lois, et Thais estimait pour sa part que seul ces deux métaux étaient dignes de représenter sa famille.
    Elle était elle aussi vêtue en guerre, sauf pour une cape d'étoffe blanche si fine qu'elle en était vaporeuse. Assise sur son trône, elle contemplait l'assemblée, attendant patiemment que les portes du hall se referme sur les derniers arrivants pour prendre la parole. La semaine avait été riche en événements, entre le retour d'Aragorn et la disparition du Comte Beldorn, son supposé bâtard. Elle se laissa aller à s'inquiéter pour Toranur, qui aurait déjà du franchir les frontières du royaume, mais dont on n'avait plus de nouvelles depuis qu'il avait repoussé l'invitation d'une maison d'Arnor ayant son fief près des Monts Brumeux. Elle avait finit par s'attacher à l'homme sans vraiment le connaître, et espérait que rien de fâcheux ne lui soit arrivé. La perte d'un deuxième héros serait un coup critique au moral de son armée sur le Mur… Mais si tarder ne ressemblait pas au Maréchal, partir sans une solide escorte et sans préparer son voyage n'était pas non plus dans ses habitudes. "Il est en sécurité" se répétait-elle. Il fallait qu'il le soit.
    Elle fut tirée de sa rêverie par la voix forte de l'Intendant, assit dans son fauteuil habituel à la gauche du trône réclamant le silence. Le fauteuil à droite était réservé au Général de Gondor, mais Vakalor n'avait pas répondu à l'appel. Ce pour quoi elle ne lui en voulait qu'à moitié, l'homme avait déjà beaucoup fait pour l'Empire, et elle avait de toute façon besoin de lui pour défendre l'Anduin contre Mordor. Lentement, elle se leva, captant l'attention par ce simple geste. Nul n'ignorait combien elle aimait le silence, que sa voix claire, cristalline, mais ferme emplissait presque naturellement.

    "Mes Seigneurs, Mes Dames… Vous commencez pour certains à être coutumiers de ce genre d'assemblées. Elles se sont multipliées sous mon règne, et souvent ont été le prélude de batailles. Je ne vais pas vous mentir, c'est ce vers quoi nous nous dirigeons, mais je pense que vous le saviez déjà…"

    Une vague de hochements de tête parcouru la noblesse impériale. On appelait rarement les bannières à se rassembler pour une autre raison que la guerre. Et nul ne doutait vraiment qu'il ne faille sous peu marcher vers le Nord…

    "Je sais que certaines de vos maisons ont été durement saignées par le récent conflit. À elles, je demande seulement de se tenir prêtes à défendre leurs terres et l'Empire, mais leurs lames seront les bienvenues dans mon host si venir est leur souhait. Nous marchons à nouveau vers le Nord, pour défendre l'Empire, et porter secours au Comte Beldorn, fait prisonnier par l'ennemi. Je n'ai nul besoin de vous rappeler combien cet homme a fait preuve de courage durant la guerre et sur le Mur, certains d'entre vous l'ont même côtoyé dans plusieurs batailles. S'il n'a été que capturé, alors c'est notre devoir de lui porter secours. S'il est mort, c'est notre devoir de le venger, et de frapper les Orques en plein coeur de leur territoire, leur porter un coup tel qu'ils craindront plus nos lames et le sort que nous leur réservons que les fouets de leur maître!"
    "Qu'ils Marchent À Leur Mort!!!"


    Le cri fut repris par une vingtaine de voix. Chaque maison de l'Empire avait sa devise. Et celle des Asmaral était on ne peut plus explicite: Qu'ils Marchent À Leur Mort. Et la réputation de l'homme dans la fin de sa cinquantaine qui venait de le pousser n'était plus à faire, pas plus que celle de ses fils ou de ses frères: pendant trois cent ans, les Asmaral avaient fourni des contingents d'officiers, de Chevaliers et de Gardes d'Honneurs à la couronne de Gondor, et Lorindo avait été un des plus brillants généraux de son temps, encore que l'âge l'ait finalement rattrapé.
    En quelques instants, le silence de la Grande Salle s'était mué en une éruption de cris de guerre, et il fallut quelques instants pour que le calme ne revienne.

    "Il y aura un temps pour décider des détails de l'ordre de bataille. Il nous faudra du temps pour rejoindre le Mur, autant dire que ces arrangements de dernière minute sont le cadet de nos préoccupations pour l'instant. J'ai d'autres nouvelles à vous annoncer. Le Tar est revenu."

    Cette fois, un murmure d'étonnement parcouru la salle, et elle leva à nouveau la main, obtenant un silence précaire.

    "Il est revenu, pour me confirmer à la tête de l'Empire. Son errance l'a épuisé, et il a préféré éviter l'épreuve de cette assemblée. Il demeure ici, à Minas Tirith, là où il peut trouver le calme et la tranquillité dont il a besoin pour se ressourcer. Pour preuve de ma légitimité à la tête de l'Empire, il a fait mienne Anduril…"

    En disant ces mots, elle tira la longue épée de son fourreau et la tint levée, laissant l'assemblée contempler les reflets rougeoyants courant sur son plat et le fil d'argent que paraissait être son tranchant, affûté comme il l'était. Et Thais savoura son heure de triomphe: avec le symbole ultime de royauté entre ses mains, il ne se trouverait plus personne pour insinuer que son frère Eldarion ou son père devrait régner à sa place. Ce qu'ils ignoraient, c'est que le Tar n'avait lâché son épée que devant la menace d'être percé de lances et de flèches: seul, au milieu du hall, il faisait une cible facile pour la Garde d'Argent. Et maintenant, il était enfermé dans une partie reculée de la Citadelle, confortablement installé, mais surveillé sans arrêt, sans possibilité de communiquer avec l'extérieur.
    Et pendant ce temps, la Dame de Fer avait refermé sa poigne sur les rênes de l'Ouistrenesse… Et cette poigne tenait maintenant l'épée légendaire des rois de Numénor. Et à dire vrai, elle-même ne savait pas ce qui était le plus satisfaisant: partir de nouveau à la guerre aux côtés de son promis, ou le son que firent les trois cent meilleures épées de l'Empire quand elles jaillirent hors de leurs fourreaux pour lui prêter serment.
    Le lendemain, ils franchissaient les Portes de Mina Tirith suivis par soixante mille hommes, et marchaient vers le Nord.



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Vakalor
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 28 Mai 2012 - 14:32

Le capitaine de la porte était un homme trapu et ronchon. Un semblant de barbe sombre et clairsemée cachait assez mal sa face vérolée et ses traits de primate. Un âne dans toute sa splendeur, mais un âne zélé et consciencieux, comme doivent parfois l’être les bons soldats.

- On passe pas ! s’entêtait-il pour la seconde fois. Ce matin-là, le simien faisait du zèle et l’escorte du Général s’en trouvait invraisemblablement retardée. – Sa Majesté l’Impératrice reçoit personne ! L’est avec tous ses seigneurs ! V’pouvez pas passer !

Toute entrée dans la Cité des Rois était obligatoirement contrôlée et vérifiée, et les accès à la citadelle avaient effectivement été interdits. Ce n’était pas tous les jours que la Dame de Fer de l’Ouistrenesse convoquait tous ses vassaux et bannerets. Depuis qu’ils avaient appris la chose, les gens du peuple s’inquiétaient de tout cela et redoutaient qu’une nouvelle guerre ne soit en préparation. Le Général Vakalor, lui, était dans la confidence et savait tout cela exact et imminent. Du Mur parvenaient chaque jour des nouvelles plus sombres encore que celles des jours précédents. On disait Toranur en route depuis de longues semaines déjà et alors que le Roi d’Angmar n’avait toujours pas rallié Minas Tirith chacun redoutait qu’un malheur lui soit arrivé. On disait également que le Comte d’Arnor avait été tué dans le Nord. Vakalor ne savait pas exactement ce qui était exact et ce qui ne l’était pas mais ce dont il était sûr, c’est que les frontières de l’Empire s’agitaient chaque jour de nouvelles rumeurs souvent inquiétantes. De plus, et si une chose semblait certaine, c’est que les tout derniers rapports des services de renseignements impériaux qu’il avait eu en sa possession étaient alarmants. Il se disait qu’Orthanc était tombée aux mains des orcs des Monts Brumeux et qu’Angrenost était désormais tenue par les forces de l’Ombre. A seulement considérer le simple aspect stratégique de la position stratégique d’Isengard pour l’Empire, il fallait à tout prix que le Gondor reprenne là-bas la main. Il le fallait, c’était une évidence, il avait beau ne pas être, et de très loin, un politicien, il n’en demeurait pas moins que l’évidence était là, pleine et entière : Isengard ne saurait demeurer entre des mains étrangères à l’Empire !

Pour cette raison et pour toutes celles qui, négatives et inquiétantes, étaient connues de lui, il avait était convoqué, au même titre que les autres bannerets du Gondor, par Thais Laelias en personne. La Dame de Fer avait une grande confiance en ses talents militaires et elle avait appris à compter sur lui autant que Denethor, l’ancien Intendant du Gondor, l’avait fait en son temps. Il était de ces Généraux d’exception qui avaient si grandement contribué à la grandeur de l’Empire qu’après avoir été maintes fois décorés, ils avaient été ensuite dotés de terre et anoblis par l’Empire pour services rendus. Ainsi Vakalor était-il devenu, il y avait cinq ans de cela, le nouveau Gouverneur d’Osgiliath. Et ainsi cherchait-il à pénétrer dans le palais d’Echtelion afin de se joindre aux seigneurs du Gondor convoqués comme lui. Mais ce matin-là, un Capitaine de Porte aussi têtu qu’une vieille bourrique semblait prendre un malin plaisir à prendre les instructions qu’il avait reçues, tellement à cœur, qu’il persistait à refuser à la délégation d’Osgiliath l’accès au palais malgré les explications réitérées du chef d’escorte du Général Vakalor...

Commençant à s’agacer de la chose, le Lion Rouge se porta alors en tête de colonne afin de comprendre ce qui bloquait de la sorte.

- Coloas ! rugit-il en apercevant le Capitaine de Porte qui, accompagné d’un dizaine d’hommes, leur barrait le passage. – Je ne te connaissais pas d’une intrépidité telle que tu refuserais jusqu’à un Général l’entrée que ce dernier sollicite ! Les yeux sombres du Lion dardaient sur le pauvre bougre des éclairs d’un agacement non feint.
Lorsqu’il comprit subitement l’erreur qu’il commettait, le brave soldat se raidit maladroitement et, balbutiant des ordres mêlant colère et embarras, ordonna à ces hommes de relever leurs piques afin de laisser passer la petite troupe.

- C’bien ma veine, grommelait-il, v’là qu’l’aut’ jour j’m’oppose à la v’nue d’un gars qui s’dit l’Tar en personne, et v’là qu’maint’nant c’t à un général que j’me frotte !

*Aragorn !? Ici, à Minas Tirith ? C’est impossible !* Vakalor n’en croyait pas ses oreilles. Se pouvait-il que le Tar soit enfin de retour ?

Vakalor se précipita vers l’entrée du palais. Il arrivait en retard, mais il arrivait tout de même pour répondre à la convocation impériale.
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mar 29 Mai 2012 - 14:48

Et dire que le Tar disait: "Avoir un ami dans les cuisines peut vous sauver la vie..."

Jamais cette phrase n'avait eu autant de sens qu'en ces moments sinistres. Et pourtant... Depuis plusieurs semaines, Aragorn était enfermé dans la tour d'Echtelion. Il avait entrepris de parler avec Thais, de l'informer de sa méfiance vis à vis de Toranur, tout en la légitimant sur le trône. Alors que ce n'était pas dans les coutumes Gondoriennes, Aragorn avait vu le règne de sa fille. Il voulait l'aider...
Au lieu de cela, Thais Aelias, Impératrice des Hommes de l'Ouest, avait purement, et simplement, enfermé son père. Si son retour avait été confirmé, elle n'avait laissé à personne la possibilité de le voir. De plus, Anduril lui avait été confisquée. L'Empereur de l'Ouest était prisonnier dans son propre palais, otage de sa propre fille...

Anarion connaissait la Citadelle comme sa poche. Lorsque l'Empereur était encore sur le trône, c'était lui qui était chargé de sa sécurité. Il était en quelque sorte Chancellier du Palais. Et l'un de ses seuls amis demeurait au palais. Il s'agissait d'Isorn, Chef cuisinier sous Tar Elessar, qui, s'il avait perdu son titre, restait en cuisine comme simple commis. Isorn était un vieux monsieur, bourru, la bedaine bien pleine, le visage joufflu, les joues rouges. Sous l'Empereur, on l'entendait souvent hurler sur les commis, lançant ses marmites à travers les cuisines, faisant tout pour s'assurer que l'Empereur dine toujours les recettes les plus exquises que le vieux cuisinier connaissait.

Lorsque la rumeur d'un rassemblement de tous les dignitaires de l'Empire à Minas Tirith, Anarion s'était pressé pour demander à Isorn l'accès au Palais. Il avait depuis quelques jours, élaboré une stratégie afin de libérer l'Empereur. Mais pour cela, il aurait besoin d'un Capitaine tout au moins, d'un Général tout au plus.

Il était caché derrière une tenture, lorsque Vakalor se hata vers la salle du Conseil. Anarion l'attrapa pour le bras, lui mit sa main sur la bouche. Puis, il chuchota à l'oreille du Général, qui gravit ses premiers échelons grâce à Aragorn lui-même


Etes-vous fidèle à l'Empire, ou à l'Empereur?
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Ven 8 Juin 2012 - 9:06

Le Lion Rouge avait débarqué au palais d’Echtelion avec énormément de retard par rapport à ce qu’il avait prévu. Foutu Coloas ! Le Général connaissait bien se clampin qu’il avait brièvement côtoyé lors de ses années de caserne et quand, jeune gradé, Vakalor grimpait les échelons militaires du Gondor avec la toute précocité que lui procuraient ses nombreux hauts faits d’armes dans cette période de troubles. Coloas était, lors de leur première rencontre, plus haut placé que lui dans la hiérarchie militaire de ce qui deviendrait l’Empire… Mais son penchant pour la boisson et sa capacité à découcher pour aller culbuter la donzelle, la nuit venue dans les maisons de passe de Minas Tirith avaient contribué à le faire végéter sur son statut et même une fois rétrograder alors que Vakalor, lui, poursuivait son ascension.
Le bougre de Coloas n’avait visiblement pas changé, ni dans le comportement ni dans sa plastique adipeuse et c’était en voyant sa face rougie par l’avinement soutenu durant tant d’années que le Capitaine de l’Empire avait reconnu l’individu. Celui-ci avait certes alors concédé le passage à son supérieur mais il n’en avait pas fallu plus pour que Vakalor se voit alourdi d’un retard de plusieurs dizaines de minutes.

Alors qu’il se hâtait vers la salle du trône afin de tenter de retrouver l’Impératrice, le Gouverneur d’Osgiliath fut soudain agrippé par le bras et tiré vers l’ombre portée d’une des vastes enfilades de colonnes qui encadraient la partie centrale de la grande salle qu’il avait emprunté. Après un bref moment de surprise, il fut tenté de résister mais il se ravisa instantanément lorsqu’il entraperçut un visage qui lui parut alors familier. Il ne savait dire exactement qui cela pouvait bien être mais se laissa guider dans la discrète contre allée que formait la colonnade.

Sans d’avantage donner d’explication à cela, l’homme qui venait de l’attirer à l’abri des regards lui asséna une question des plus directes et dont le Général se méfia immédiatement de ce qu’elle contenait de piège et de danger...

« Êtes-vous fidèle à l'Empire, ou à l'Empereur ? »

Un instant de doute, quant à la réponse qu’il pouvait bien donner à cela, l’étreignit fortement. Mais alors qu’il était prêt à décocher son poing dans la figure de l’inconnu, son esprit de patriote le ramena à de plus nobles intentions.

- Quelle différence ? interrogea-t-il l’anonyme... – L’Empire peut-il avoir des intérêts divergents de ceux de l’Empereur ? Il ne comprenait pas réellement ce que l’énigmatique personnage comptait recueillir comme informations. Il avait l’air d’avoir connaissance de choses dont lui-même ignorait l’existence, et c’est les certitudes qu’il crut lire sur le visage du jeune homme qui donnèrent à penser au Général qu’il valait peut-être mieux l’écouter un peu plus plutôt que de lui ouvrir les tripes sur le champs. Vakalor était un homme de taille normale mais d’une carrure conséquente que les années passées sur les champs de batailles n’avaient contribué qu’à fortifier plus encore. Il lui aurait sans doute été facile de passer l’énigmatique personnage par le fil de l’épée, mais il préféra laisser Noiregriffe au fourreau plutôt que de la tirer au clair pour exécuter le perdreau dans l’instant. – Tu sembles me connaître, lui lança-t-il, mais il n’en va pas de même pour moi... Qui crois-tu pouvoir être pour interpeller ainsi un Général de l’Empire ?Son regard s’était durci et foudroyait maintenant l’inconnu lorsqu’il reprit :
- Sache qu’il n’y a pas plus patriote que moi ! Tu crois me connaître... Si c’est le cas tu n’en douteras donc pas un instant ! J’ai combattu aux côtés de l’Empereur ! C’est un homme remarquable et que j’ai admiré aussi profondément qu’a été profonde ma tristesse lorsqu’il dut se résoudre à s’éloigner du trône ! Il aurait, je pense, magistralement dirigé le Gondor s’il y était resté ! C’est lui qui m’a fait Chevalier de l’Ordre de l’Arbre Blanc et je l’estime encore pour cela aussi...

Un instant il se tut, pensif puis résolu.

- L’Empire est ma patrie, celle que je défends, que j’ai toujours défendue et que je défendrais encore... Mais l’Empereur... Comment ? On dit qu’il est revenu... Que pouvez-vous m’en dire ? Et pourquoi aurais-je à choisir entre lui et l’Empire ?
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mar 19 Juin 2012 - 20:08

HRP: Désolé pour le retard, un peu de mal avec cette histoire...

Général Vakalor, vous êtes le dernier espoir de l'Empire!

Patriote disait-il être, alors c'est sur la carte du patriotisme que jouerait Anarion. La difference de taille était là. Anarion pouvait maitriser le rugueux général, et le maintenait toujours. Atteignant quasiment le metre quatre-vingt dix, Anarion n'était pas comme ces colosses surdimentionnés que l'on trouvait dans les camps d'entrainements ou dans les pays de l'Est. Non, Anarion était un Dunadain, un vrai descendant des Edains. Et sa de sa force se dégageait une certaine noblesse. Sa parenté avec l'Empereur était évidante, et pour cause. Troisième dans l'ordre de succession au trône, pendant le règne d'Aragorn, derrière Eldarion, porté disparu, Thais Aelias, nouvelle Imperatrice, l'Ecuyer du Roi était le frère ainé d'Halbarad Dunadan, Capitaine de la Compagnie Grise et premier Prince du Rohan, lorsque celui-ci se trouva sans chef et que l'Empire le mit sous son protectorat. Mais lui avait renoncé à tous les honneurs. Il avait juré que lorsqu'Aragorn retrouverait sa Couronne, il ne le quitterait pas. Il serait son principal soutien, son confident. Ainsi, alors que cela lui fut demandé maintes fois, il n'exerça jamais la charge d'Intendant. Son seul poste de prestige fut celui de Capitaine des Chevaliers de la Justice, une unité d'élite recrutée dans tout l'Empire et qui comptaient parmi les plus grands guerriers de la Terre du Milieu. Ainsi, Anarion n'était pas ce qu'on pouvait appeler un patriote. Car il avait quitté son poste aussi souvent qu'Aragorn avait deserté son trône. Non, Anarion était loyal. Une loyauté à toute épreuve. A ses yeux, sa vue comptait moins que celle de l'Empereur. Aragorn, la meilleure chose qu'il soit arrivé aux Dunedains, selon Anarion.

Général, j'ignore si mon nom vous sera familier. Vous étiez capitaine lorsque j'ai quitté Minas Tirith la dernière fois. L'Empereur plaçait d'immenses espoirs en vous. Je suis Anarion, l'Ecuyer de Tar Elessar. Et vos informations sont vraies, bien qu'incompletes. Thais Aelias, la propre fille de l'Empereur le garde prisonnier. Officiellement, elle veut qu'il prenne du repos. Officieusement...

Anarion pris un temps de repos. La raison était évidente. Mais pouvait-il en informer Vakalor? Et pourquoi etait-ce en lui que l'Empereur avait confiance. Lorsqu'il avait annoncé à son ecuyer qu'il se rendrait au palais, il dit à Anarion que s'il devait lui arriver malheur, Vakalor serait le seul espoir d'Anarion, quelque soit ses projets.

Officieusement, l'Empereur désapprouve l'alliance de l'Empire et de l'Angmar. Thais veut faire de Toranur le maitre absolu des hommes. Mais la fille de l'Empereur n'est plus elle même. Le roi d'Angmar aura certainement usé de quelques potions et autres sortilèges pour envouter Thais. Dans tous les cas, l'heure est grave, vous l'avez compris. Vous devez faire un choix. Aidez moi à libérer l'Empereur, et vous serez considéré comme un traitre par Thais. Ignorez moi, ou enfermez moi, et c'est l'Empereur que vous aurez trahi. Je suis désolé de vous mettre dans l'embarrat ainsi, mais c'est l'Empereur lui-même qui m'a demandé de vous accorder sa confiance, et par la même, ma confiance... Qu'en dites vous Vakalor, êtes-vous fidèle à l'Empire, ou à l'Empereur?
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mar 26 Juin 2012 - 15:09

[ HRP : Pourquoi dis-tu avoir du mal avec cette histoire ? Tu ne veux plus RP sur ce que nous étions convenus ? Tu veux qu'on réaiguille le RP ou changer de sujet ? Mp-moi si besoin ! ]

Le Lion Rouge avait été abordé par un mystérieux inconnu qui l’avait assailli de questions pressantes et singulières. Lorsqu’il révéla enfin son nom au Général, celui-ci se vit frappé par l’évidence soudaine de la ressemblance de ce jeune homme avec l’ancien Empereur. *Anarion ! Comment ne l’ai-je pas reconnu tout de suite ?* Cela faisait de longues années que les deux hommes s’étaient croisés pour la dernière fois mais il semblait à Vakalor qu’ils s’étaient vus la veille tant le jeune homme avait peu changé.

« Vous êtes le dernier espoir de l’Empire », lui avait-il asséné. Vakalor trouvait cela tout à fait incongru mais il le laissa poursuivre afin que le fils d’Aragorn livre enfin tout ce qui semblait constituer ses craintes et justifier tant de mystère.

L’héritier du Tar lui révéla que son Impératrice de sœur retenait Aragorn prisonnier. Etait-ce réellement possible ? Le gouverneur d’Osgiliath ne pouvait le croire. *Quel intérêt Thais Laelias aurait-elle à retenir ainsi captif son propre père ?* Vakalor ne comprenait pas. Il était un homme d’armes, un combattant. Et même avec les progrès accomplis depuis qu’il avait à sa charge la gouvernance d’Osgiliath, il était loin d’être à l’aise dans toutes les magouilles politiques que l’enfer du pouvoir pouvait générer. Il avait toujours été un homme de terrain, un des meilleurs, il avait été le bras armé de Denethor mais s’était toujours refusé à se laisser entraîner sur les terrains glissants des joutes administratives et politiques.

Anarion expliqua alors que l’Empereur sur le retour n’avait pas exprimé sa désapprobation quant aux récents rapprochements entre l’Empire de l’Ouest et l’Angmar. Thais Laelias aurait peut-être eu vent de cela et aurait fait enfermer Aragorn afin qu’il ne s’oppose pas au projet et au mariage entre la Dame de Fer de l’Ouistrenesse et le Roi Toranur. Anarion évoqua même la possibilité que l’Impératrice soit sous l’emprise d’un sortilège maléfique qui la contraindrait dans un aveuglement irréfléchi, concernant le souverain du royaume du nord.

Vakalor n’était pas un farfelu. Il savait la magie possible pour l’avoir de ses yeux vu à l’œuvre. Mais il doutait toujours de chaque évocation d’un occultisme quelconque. Le Général était un pragmatique, un homme aux pieds sur terre qui se refusait à se laisser bercer par des considérations théologiques quelles qu’elles soient… Son visage se rembrunit dans une moue dubitative. D’un autre côté, il avait si souvent combattu l’Angmar et ses forces militaires (parfois non humaines), qu’il s’était toujours montré très circonspect quant au rapprochement qu’avaient opéré Thais Laelias et Toranur… Il n’était jamais parvenu à faire entièrement confiance à Toranur et ne se maîtrisait à l’idée de tenter de lui passer sa lame dans l’estomac que par la grâce d’une obéissance absolue envers l’Empire. Si les dirigeants du Gondor avaient estimé qu’Agmar était digne de confiance, il ne lui appartenait pas d’en juger ni d’affirmer l’inverse.

– Voilà ce que je vous propose, Anarion, lui dit-il finalement. – J’ai pour Aragorn un infini respect doublé d’une reconnaissance sans borne. Et je le connais suffisamment pour pouvoir dire qu’il n’a jamais souhaité rien d’autre que la félicité pour son peuple et la grandeur et la paix pour son Empire… Aussi, voilà : l’Impératrice me mande en Isengard où les forces de l’Ombre ont fait main basse sur Orthanc. Je me dois de conduire les armées de l’Ouest dans la reconquête d’Angrenost… mais j’ai un très bon ami, presqu’un frère, un bon soldat en qui j’ai toute confiance… Oh, certes il n’aime rien de mieux que courir après les filles et son joli minois a toujours été pour lui une arme plus efficace que n’importe quelle lame mais il m’est redevable et fidèle, et n’est pas maladroit avec une épée… Dès avant mon départ pour Isengard je l’entretiendrais de tout ceci et lui demanderais de venir vous trouver afin de voir ce que nous pouvons faire pour notre si cher Empereur… Cela pourrait-il aller ?

Le Général dévisagea le visage anxieux d’Anarion en espérant que ce pourrait lui convenir…

– Où et comment peut-il vous retrouver désormais ?
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Sam 30 Juin 2012 - 15:52

HRP: C'est pas le RP en lui même, c'est mon manque d'inspi, mais ca va aller!


Vous ne comprenez pas, général, le temps n'est pas une richesse dont nous bénéficions. Chaque seconde que l'Empereur passe dans sa cellule peut être la dernière. Qui sait si le sombre bras armé de Sauron, car je considère toujours Toranur, fils de la Bouche de notre Noir Ennemi, comme étant aux ordres de la Tour Sombre, qui sait si cet homme qui se dit Roi d'Angmar, une terre autrefois gouvernés par nos ancetres, n'a pas engagé un assassin qui pourrait mettre fin aux jours d'Aragorn. Toranur a plus de facilités à pénétrer ce palais que le propre écuyer de l'Empereur. Je ne suis considéré ici que comme une ombre. Vous l'aurez compris, libérons dès maintenant Aragorn, puis fuyons, fuyons vers l'Arnor. Là, les nobles sont toujours fidèles envers leur suzerain.

L'Ecuyer impérial relacha le Général, le Lion Rouge. Oui, il avait toujours l'apparence d'un homme dans la force de l'âge. Une trentaine d'année, voila l'âge que paraissait avoir le cousin d'Aragorn. Mais en réalité, voila près de soixante ans qu'il avait cette apparence. Quatre vingt quatorze ans, voila l'age réel d'Anarion.
Il observa de son oeil percant le général Gondorien. Il temps manquait en effet à Anarion, et il fallait profiter de l'absence de l'Impératrice, et de tous les plus hauts gradés de l'armée, tous présent à la foire de Bree, pour faire évader l'Empereur.


Nous avons besoin de vous, de votre renommée, de votre statut pour avoir accès à la cellule de notre bien aimé Aragorn. C'est vous, et uniquement vous, qui avez le pouvoir de faire libérer l'Empereur. Nous n'avons pas un instant à perdre, nous devons y aller, et à l'instant même!
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Vakalor
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mar 3 Juil 2012 - 11:44

Les étourdissantes hauteurs de la grande salle à colonnade qui accueillait la conversation discrète d’Anarion et Vakalor répercutaient en de petites poignées d’échos feutrés les chuchotements inquiets du tête-à-tête des deux hommes. Le Général n’avait pas de temps à perdre. Les minutes lui étaient comptées. Là-bas, en Isengard, grandissait la menace du Mal et de ses serviteurs retranchés dans la Tour d’obsidienne. Ici, Anarion semblait sûr de son fait et de la captivité de l’ancien Empereur. Or, le Lion Rouge ne pouvait être à deux endroits à la fois. Il lui fallait prendre une décision rapide et qui ne mettrait en péril aucune des deux charges d’importance qui étaient les siennes… Il pensait déléguer la mission visant à tirer Aragorn de son emprisonnement dans la Cité Blanche à un de ses hommes de confiance mais Anarion s’était récrié qu’il était absolument impossible qu’il en aille ainsi sous peine que la libération de l’ancien Empereur ne se transforme en échec total. Il ne restait dès lors que peu de latitude au Général pour prendre sa décision. Lui qui détestait ne pas maîtriser les choses se sentit glisser tout droit vers un abîme d’incertitude et de danger. Mais pas un danger comme celui qu’il côtoyait fréquemment sur les champs de batailles, non. Un danger plus pernicieux, plus sournois. Incontrôlable et indécelable. Un danger impalpable et immense. Celui de se retrouver plonger subitement dans les abysses des trames politiques qu’il détestait tant, qu’il craignait, aussi.
*Te voilà dans une situation intenable, Aeron !* s’en vint-il à penser subitement. *Gaffe à pas glisser, le risque est sévère !*

– Ecoutez, Anarion, lui dit-il finalement, – La seule chose que je peux vous proposer c’est d’agir immédiatement ! A l’instant même ! Je ne vois aucune autre solution valable. Mais alors ce sera avec vous que j’agirai, car je n’ai aucune information sur le lieu où est détenu l’Empereur… Est-il sous chaîne, dans les profondeurs d’une geôle quelconque ? Ou bien sa fille le retient-elle dans un appartement luxueux ou une chambre somptueuse mais verrouillée ? Je ne sais pas où il peut être… Avez-vous des informations à ce sujet ? Quelques regards furtifs d’Anarion alentour suffirent à lui faire baisser d’un ton. Il était manifeste que ce dernier craignait que les deux hommes soient repérés. Peut-être proposerait-il de s’éloigner un peu afin de mettre en commun toutes les informations dont il disposait et d’échafauder un plan rapide pour tirer Aragorn du guêpier dans lequel il se trouvait ?
– En tous cas, je n’ai que peu de temps. Mes hommes et moi partons à l’aube pour Orthanc. Je ne peux différer le départ j’en suis navré… Nous disposons d’une dizaine d’heure tout au plus ! Si nous parvenons à nos fins, vous et Aragorn pourrez ensuite profiter du convoi de l’armée que je mènerai par delà le Rohan et jusqu’en Isengard pour rallier depuis là-bas l’Arnor discrètement. Les fourgons de vivres et de matériels sont déjà partis mais en chevauchant discrètement sous une armure et un casque de la Garde Etoilée, ma garde personnelle à Osgiliath, vous devriez pouvoir les rejoindre sans encombre et profiter d’une halte pour vous hisser discrètement dans un des chariots. Une fois à l’intérieur, il vous sera plus simple de voyager sans être vus. Et lorsque nous atteindrons Angrenost, il vous suffira de vous faufiler hors du chariot et de récupérer vos chevaux afin de rallier Fornost ou Annúminas… Qu’en pensez-vous ?

Il ne restait plus maintenant à Anarion qu’à dire tout ce qu’il savait, à dire ce qu’il pensait du plan de Vakalor ou éventuellement proposer autre chose. Mais le temps pressait.
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Sam 6 Sep 2014 - 22:09

[FLASHBACK]


La bannière du Rohan flottait au vent sur les champs du pelennor. Devant l’expédition, qui accompagnait le roi Eothain, se dressait la magnifique cité blanche de Minas Tirith, tel un diamant contre une paroie rocheuse qui illumine les alentours de son aura immaculée. Lyra, la jeune fille du Roi, était très impressionnée par cet imposante structure de pierre.  Elle n'avait jamais quitté le rohan si ce n'est pour la fête de la fédération elfique. Mais le gondor et sa capitale, seraient pour elle une première en matière de royaume humain non rattaché aux rohirrims. Le cor du Rohan se mit à résonner jusqu'au immenses portes de la ville pour signaler l'arrivée du cortège. Le Seigneur de la marche et quelques hommes de sa garde étaient maintenant annoncés à leurs amis et alliés du Gondor.


Dans le dédale que pouvaient former les différent niveaux de la cité blanche, les chevaux des hommes de la marche ne passaient pas inaperçus. Cela était du au bruit de claquement de leurs sabots sur les pavés du sol mais aussi à leur fière allure et aux étendards que les cavaliers portaient hauts. Eothain essayait de ne pas trop le montrer mais était très excité par la visite de cette impressionnante forteresse et, comme sa fille qui chevauchait avec lui, il ne savait pas ou poser son regard tant sa curiosité était sollicitée de toutes parts. L'interminable tour d'echtelion d'un coté, les divers bâtiments et sculptures de l'autre. Plus que quelques minutes et ils arriveraient enfin à la citadelle ou se trouvait la salle du palais ou l'attendais l'Empereur de l'ouest Aragorn dit Elessar Telcontar.
Ce fut une agréable surprise d'apprendre par un messager du Gondor, que le Tar l'avait invité à venir à Minas Tirith pour y être reçu. Lui qui n'avait jamais eu l'occasion d'y aller, était heureux de s'y rendre et en temps de paix, après la victoire des hommes du Rohan et des fidèles à Aragorn sur les hommes de Thais. Ce serait certainement une visite diplomatique et l'occasion d'établir des liens solides avec les hommes de l'empire, et cela ne pouvait être une mauvaise chose que d'être reçu par une personne aussi importante qu'Aragorn.



Alors que le Roi du Rohan posait le pied à terre pour ensuite aider sa fille à descendre, un des gardes approcha pour s'adresser à ces invités et leur signaler que l'empereur avait été prévenu de leur présence. Il attendait donc son homologue dans la grande salle qui se trouvait devant eux : le palais. Eothain fit signe à ses hommes de rester ici et de s'occuper des chevaux en attendant son retour. Puis il adressa un regard à sa fille en souriant comme pour l'avertir que le moment était venu. Il avait prévenu sa fille bien avant qu'il devait rencontrer aragorn et qu'elle l'accompagnerait mais qu'elle devrait s'abstenir de parler pendant leur entretien. Ce qui ne risquait guerre d'arriver étant donné que la jeune fille était plutôt timide.

Après que le garde leur ait ouvert la porte qui donnait sur le palais, le roi et sa fille avancèrent silencieusement dans le grand hall de marbre. Leur bruits de pas résonnaient sur les voutes et les colonnes et en regardant au bout de la pièce, ils aperçurent le Tar Elessar qui attendait debout près de son trône. Eothain lâcha la main de sa fille délicatement et cette dernière fit une révérence à l'empereur. Le seigneur de la marche prit alors la paroles en saluant aussi son hôte :

" Tar Elessar ! C'est un honneur d'être accueilli en votre si belle demeure ! Permettez moi de vous présenter ma fille : Lyra. J'espère que sa présence parmi nous ne vous fait pas offense. "



" Pour le seigneur et la terre ! "


Dernière édition par Eothain le Mer 5 Nov 2014 - 9:19, édité 1 fois
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Aragorn
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Dim 7 Sep 2014 - 19:27

L'Empereur de l'Ouest avait, aussitôt son retour au pouvoir officialisé, demandé à rencontrer le Roi du Rohan. Il avait donc envoyé une mission diplomatique afin d'inviter Eothain, roi des Rohirimmes, à une rencontre officielle au sein de la capitale de l'Empire. Aragorn était redevable envers Eothain, pour l'aide que les Rohirimmes lui avait apporté durant la Guerre Fratricide. En effet, Eothain s'était rangé aux cotés des légitimistes, ceux qui avaient pris parti pour Aragorn et Eldarion. Et Aragorn sentait qu'il devait remercier et récompenser le Rohan et son roi pour cet appui, sans lequel l'Empire serait probablement encore en guerre, ou pire, toujours aux mains de Thais Laelias.

La mission diplomatique du Rohan fit son entrée dans la salle du trône. Elle n'était composée que du Roi et, à la grande surprise d'Aragorn, de la princesse du Rohan. Aragorn répondit à la répondit à la révérence de la jeune femme, puis salua à son tour le Roi du Rohan.


C'est le Gondor et l'Empire qui sont honnoré de votre venue, Seigneur de la Marche. la présence de votre fille n'est en aucune façon une offence, c'est plutôt un plaisir que le Rohan accepte de partager avec nous son plus beau joyau.

Il ponctua sa phrase d'un sourire et d'un nouveau salut de tête vers la jeune femme. Puis il s'adressa à nouveau au Roi.

Roi Eothain, je me rends compte que je ne vous ai pas remercié pour l'aide que vous m'avez apporté lors de la guerre contre ma fille. Je souhaitais donc réparer cette erreur, et, en quelque sorte, récompenser le Rohan pour votre appui.
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 8 Sep 2014 - 17:28

Ainsi, Aragorn avait convié le roi du Rohan en son royaume pour le remercier d'être entré en guerre aux cotés des hommes du Gondor pour combattre les troupes de Thais. Si, avec le recul, le choix de les épauler dans ce conflit et d'engager la vie d'un bon millier de cavalier semblait être une bonne décision, Eothain se souvenait bien de l'hésitation qu'il avait pu éprouver à cette idée le jour où un émissaire de l'empire était venu demander au Rohan d'entrer en guerre et d’honorer les alliances passées. Il tenais à être honnête avec Aragorn et c'est pourquoi il lui dit en souriant de manière un peu gênée mais au moins sincère.

_

" Je dois vous avouez que lorsque votre amiral Alcibiade est venu implorer notre aide, j'étais plus que réticent à engager la vie de mes hommes pour un conflit intérieur d'un autre royaume. Mais peu après, j'ai pris la mesure de la menace que représentait votre fille et j'ai donc changé d'avis. Vous pouvez être fiers, vos hommes ont combattu avec courage et fierté "

_

Eothain se revoyait sur le champ de bataille du tertre brun. Chevaucher aux cotés de ses hommes et de ceux d'Alcibiade pour attaquer les troupes de l'impératrice afin de l'attirer dans un piège. Il revoyait les charges, entendait le bruit des volées de flèches et de lances qui frôlaient leurs oreilles. Une scène tout aussi effrayante qu'intense en émotion car les batailles ne sont jamais une partie de plaisir mais il s'agit là d'une expérience incroyable pour se découvrir en tant qu'homme et en tant que chef de guerre.


" Pour le seigneur et la terre ! "
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mar 16 Sep 2014 - 0:24

Aragorn avait écouté avec attention les propos d'Eothain. En effet, Alcibiade avait fait part de ce qu'il pensait être des hésitations du roi de Rohan, et Aragorn avait compris cela. Bien souvent, lui n'avait pas eu ces hésitations, même si cela devait coûter de nombreuses vies à son peuple. Et à présent, il le regrettait. Combien de morts inutiles, pour des traités, des alliances à présent perdues?

Votre franchise et votre honneteté vous honore, roi Eothain. Le Rohan peut se targuer d'avoir pour roi un homme très sage, malgré sa relative jeunesse et inexpérience

Aragorn marqua un temps d'arret, puis précisa sa pensée

Ne prenez pas ma dernière phrase pour une offense, car ça n'en est pas une, bien au contraire. Vous êtes un roi sage, Eothain du Rohan, et nombres de seigneurs souhaiteraient vous avoir comme conseiller.

Aragorn avait fait amener une table et trois chaises. Il invita alors les deux membres de la famille royale de Rohan à prendre place. Puis il se tourna vers la princesse et lui proposa

Princesse Lyra, souhaiteriez vous découvrir les jardins de Minas Tirith et contempler la pureté des champs du Pelennor depuis le haut de la tour d'Echtelion?

HRP: Désolé, c'est très court...
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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Mar 16 Sep 2014 - 10:54

" Rassurez vous, je suis nullement offensé de vos propos. J'ai exercé une régence pendant quelques années mais devenir Roi change le poids et la portée de vos décisions. Je ne prétends pas avoir encore acquis tout ce qu'il faut pour être un bon souverain. J'essaie simplement de préserver mon peuple de la guerre comme je leur ai promis le premier jour ou il m'ont fait confiance pour les diriger. "

Après tout, Aragorn avait raison. Comparé à lui, Eothain était très jeune et n'avait pas le dixième de son expérience à la tête du Gondor et de tout l'empire de l'ouest. Cependant il appréciait d'être apprécié par ses homologues comme Aragorn et Galadriel lui avaient signifié. Puis le souverain changea de sujet en s'adressant à Lyra par le titre de princesse. Ce titre la n'existait pas au Rohan car on utilisait souvent le nom de Demoiselle du Rohan mais ce n'était pas, là non plus, une faute diplomatique surtout pour une enfant. Lyra afficha un sourire et répondit au Tar
.
" J'en serais ravie ! La vue doit être impressionnante ! "

En effet, la vue depuis la très haute tour d'ecthelion ne souffrait d'aucune comparaison en terre du milieu. Il y avait bien Dunharrow au Rohan qui offrait un beau panorama sur la vallée du snowbourne, mais rien de comparable à l'époustouflant point de vue que devait offrir cette jetée. Eothain était d'ailleurs aussi impatient que sa fille de pouvoir contempler avec vertige les contrebas de la cité blanche.


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MessageSujet: Re: La salle du trône et le château   Lun 22 Sep 2014 - 19:17

Un page amena deux parchemins à Aragorn, où le sceau de l'Empire était déja apposé. D'où il était, Eothain ne pouvait savoir de quoi il s'agissait. L'Empereur s'assit, et proposa une nouvelle fois à son hôte de faire de même. Des gens de la maison royale apportèrent un excellent cru de Dol Amroth dans un pichet d'argent, aux armoiries personnelles de l'Aragorn, un aigle aux ailes déployées avec sept étoiles, ainsi que deux coupes. Aragorn servit personnellement Eothain, chose rare et contraire à l'étiquette, mais qui prouvait qu'Aragorn considérait plus Eothain comme un ami que comme un "collègue". En effet, le service était normalement chose des domestiques du palais. Mais l'Empereur aimait ces petites choses rares. A présent, les souverains allaient parler comme tels.

Eothain, je suppose que vous n'êtes pas sans savoir quel est le réel statut du Rohan. Il y a plusieurs années, le Rohan a été mis sous protection de l'Empire, officiellement, par un protectorat. Par celui-ci, l'Empereur de l'Ouistrenesse, en l'occurence, moi, a le pouvoir, avec l'accord des trois maréchaux de la Marche, de faire et défaire les rois de la Marche

L'Empereur fit une pause, puis pris une lampée. Il sourit et repris

Vous avez prouvé que cet accord n'a plus raison d'être. Vous régnez d'une façon sage, et vous savez que je serai toujours un ami du Rohan. Mais le Rohan est aujourd'hui capable de se gérer seul. Je rends par la présente le protectorat de l'Empire sur le Rohan caduc.

Aragorn pris le premier parchemin qui reprenait les points que comprenait le protectorat, et rendait officiellement et sans aucune concession l'indépendance pleine et entière du Rohan, et remettait tous les pleins pouvoirs à ce pays et à son souverain.


Dernière édition par Aragorn le Mar 7 Oct 2014 - 0:24, édité 1 fois
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