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 ~ La marche des Edains ~

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HandirNombre de messages : 189
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Handir
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MessageSujet: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyDim 26 Nov 2006 - 13:13
L'heure était plutôt matinale et bien rares étaient les rayons de soleil qui réusissaient à percer le nuage de noirceur stagnant au-dessus de Carn-Dûm. L'armée de Bréthil avait tenu le camp à l'extrémité est des collines qui marquaient la frontière septentrionale entre l'Arnor et le Forodwaith. Soucieux de leur avenir dans la bataille qui s'annonçait, les Haladins avaient passés une journée entière à renforcer leurs armes et à en améliorer le tranchant. Handir, lui, s'était tenu un long temps loin du campement, scruptant la plaine rocailleuse qui s'étendait devant ses yeux de jade et la citadelle de Carn-Dûm encastrée dans les parois montagneuses de l'Angmar. Handir savait pertinament quelle genre de mal avait perdurer à l'intérieur de ces murs et il savait aussi combien le malheur ne se détruisait que par un même malheur. Soupirant au souvenir qu'il eut des armées libres lors de la bataille des larmes innombrables, le souverain de Bréthil privota sur ses talons dans un mouvement ample de cape et rejoignit son camp pour lui aussi se préparer à la destiné qui les attendrait tous ici-même.

Quand il s'engouffra dans la tante royale, Handir trouva le troisième capitaine de Bréthil vêtu de son armure miroitante d'argent et incrustée de fins filaments dorés. Ehol, tel était son nom. Ehol était un homme d'une quarantaine d'année au visage meurtris par de multiples cicatrices qu'il avait reçu à Thargélion, là-même où Haldir, père d'Handir, avait trouvé la mort. Il possedait une très longue chevelure brune qu'il avait déjà prit le soin de coiffer de la broche en forme de feuille de chêne, deuxième armoirie des Haladins, et avait également des yeux d'une merveilleuse teinte noisette. Le sourire aux lèvres, le capitaine se courba à la vue de son roi et lui désigna ses armes et son armure soigneusement disposées sur une table improvisée. Ainsi, Handir revêtit une épaisse armure fondu dans le métal le plus dur qu'il soit en Bréthil. L'armure était noircis par la nature même du métal et sur le plastron on pu distinguer le soleil renaissant, sculpté avec une minutie prodigieuse et sertie d'une émeraude aussi grosse qu'une chataigne. Le souverain des Haladins se saisit ensuite d'une ceinture en cuire noire qu'il noua autour de sa taille avant de prendre Alwine dans sa main gauche. Alwine, l'épée des rois de Bréthil, ne ressemblait à aucune autre épée sur Arda. Fusion entre l'épée traditionnelle des hommes et celle des elfes, sa lame mesurait 1m90 et se courbait une fois arrivé au 2/3 de la lame à la manière des épées elfiques. La poignée était en argent massif et possédait une garde cruciforme, à la manière des épées humaines, à ceci prêt qu'elle était beaucoup plus courte. Elle se terminait enfin par un pommeau sphérique et tailladée d'inscriptions comme " Courage ", " Honneur " ou encore " Fierté ".

Mais alors qu'Handir terminait ses préparatifs, le quatrième capitaine de Bréthil entra en toute hâte dans la tante.

- Mon roi, nous avons capturé un éclaireur orc, dit-il d'une voix saccadée par sa respiration haletante.

Ne laissant aucun rictus s'exprimer sur son visage, Handir se dépêcha d'enfiler ses gants de velours noir et de ranger Alwine dans son fourreau avant de sortir de la tante. Suivant les pas de son capitaine, il arriva finalement devant l'orc et lui lança un regard plus que méprisant. Bizarrement, Handir ne dit rien et ne prononça aucune sentance, il avait une idée précise derrière la tête et il savait dors et déjà comment allait finir cet orc. Ce-dernier l'avait pourtant insulter de tous les noms et avait même essayer de lui cracher dessus, quand un des gardes qui le surveillait lui avait quasiement décroché la machoir d'un seul coup de poing. Mais le souverain de Bréthil semblait s'être endurcis à sa vue, comme si tous ses démons avaient ressurgit en un même instant.

- Que l'armée se mette en route, mon aïeux se présente au sud, annonça-t-il à Ehol en pointant son doigt vers le sud où une nuée d'argent s'était éveillée au milieu de la poussière.

L'armée d'Hador, roi des Edains, était arrivé sans encombre et à l'heure précisemment prévue. Les Edains de la maison d'Haleth et d'Hador était enfin réunit dans un seul et unique but, réduire à néant les plans des seigneurs noirs soutenant Sauron dans cette guerre. C'est ainsi qu'à la première lueur de la mi-journée, les deux armées se joignèrent sur la plaine roccailleuse qui faisait face à Carn-Dûm et n'en constituèrent plus qu'une seule, celle placée sous l'étendard des Edains. Positionné loin de la citadelle afin d'éviter l'assaut d'éventuelles pièces d'artillerie, cette armée était constitué de 25.000 Edains et de 20.000 Numénoréens dispositionnés à l'arrière garde. Handir, lui, était monté sur une magnifique monture au poil grisâtre et c'est avec un sourire certain, qu'il accueillit avec distinction son aïeux et roi. L'un à côté de l'autre, les deux Edains relataient toute la beauté de la plus vieille maison des Hommes et dans plus d'un récit il fut conté la beauté des souverains de Dor-Lomin et de Bréthil lors de cette bataille.

Voyant que tout était prêt, Handir le Noir, tel qu'il serait nommé après cette bataille, fit un signe de la tête à son plus proche capitaine et celui-ci donna immédiatement l'ordre qu'on apporte le prisonnier orc. Lorsque celui-ci fut enfin attaché à la monture du souverain de Bréthil par une corde dès plus résistante, ce-dernier prit congé de son aïeux et s'avança seul au milieu de la plaine en direction de Carn-Dûm. Après quelques minutes de course, Handir arriva à distance raisonnable de la citadelle ( assez raisonnable pour ne pas prendre un jet de flèche en tout cas ). L'orc, lui, était allongé sur le sol, les bras liés et tendus en avant, et le corps déchiqueté de toute part après avoir été traîné sur le sol comme une bête. Quand Handir arrêta enfin sa monture, il en descendit puis il dénoua la corde qui était accrochée à la scelle de sa monture et continuait jusqu'au bras sanguinolant de la créature. Lorsque enfin, il s'arrêta à quelques centimètres de l'orc, Handir le regarda avec un tel dégoût qu'on raconte qu'en cet instant, il fut encore plus cruelle que Melkor lui-même. Et en effet, c'est ce qui se produisit.. saisissant l'orc par la corde qui était attaché à son cou, Handir le releva et sortit Alwine de son fourreau. Il la plaça ensuite sous le cou de cet être de malheur et il lui trancha aussi langoureusement que possible cette chair noircis par des années de cruauté. Quand il eut finit de trancher le cou, la tête de l'orc tomba sur le sol et des cris s'élevèrent alors des hautes murailles de la citadelle. Une constellation de points jaune s'illumina au-dessus d'elles et Handir su que les orc de l'Angmar n'avait rien manqué de ce spectacle. Emplis d'une rage sans nom, le souverain de Bréthil essuya la lame de son épée sur un bout de tissu qu'il jeta ensuite sur le sol. Il remonta ensuite sur le dos de sa monture et cria ceci:

- Vous qui me regardez de haut, regardez comme les hommes étripent ceux de votre espèce ! Sortez de votre antre et venez affronter la fureur des Edains car ainsi il en sera de cette journée ! Vous qui me regardez de haut, vous serez bientôt renvoyez dans les profondeurs du monde et plus bas que jamais vous regarderez vos terres être saccagées par la volonté d'un seul peuple !

Sur ces quelques paroles, Handir fit pivoter sa monture et il rejoignit au galop les rangs de son armée. Tel un écrin d'or dans cette immensité de noirceur, la chevelure de l'Haladin voletait à la moindre brise autour de cette broche qu'il portait lui aussi comme tous les Haladins le jour de guerre venu. Retrouvant sa place auprès d'Hador, il eut à peine le temps de battre des cils qu'un aigle majestueux descendit avec une rapidité fulgurente sur lui et se déposa sur son épaule.

- Carathir, murmura-t-il en souriant à sa venue.

Apercevant alors la lettre qui était attachée à sa patte et respirant le doux parfum qui en émanait, Handir accentua encore un peu plus son sourire en comprenant que sa bien-aimée lui avait répondu. Dépliant soigneusement la lettre entre ses doigts habiles, l'Haladin lut la lettre plusieurs fois sans jamais se lasser des paroles si chères à son coeur qui y étaient inscrites. Collant la lettre contre son torse, Handir ferma ses yeux et il adressa une prière à sa dulcinée restée en Bréthil. Quand il l'eut finit, il embrassa le doux papier et le glissa sous son armure à l'endroit même où son coeur battait à tout rompre. Il serra ensuite les reines de sa monture et fila au devant de l'armée pour y faire son discours et raviver plus que jamais la fierté de son peuple.

- L'heure est venu pour nous de tirer la hache et l'épée non pas pour notre salut, non pas pour notre gloire, non pas pour notre fierté mais bien pour nos familles restées dans nos pays respectifs. Le fer sera croisé une nouvelle fois pour tous ceux qui sont chères à nos coeurs et pour tous ceux dont l'espoir s'est éteint. Nous nous batterons pour que le renouveau soit assuré et qu'une lueur soit redonnée. Nous nous batterons pour que la paix résonne à nouveau autour de nous et pour que notre descendance puisse grandir loin des atrocités du noir ennemi du monde. Alors en avant Edains et Numénoréens, en avant pour notre victoire !

Sur ces paroles, tous les 45.000 hommes crièrent à la gloire des Hommes et ainsi débuta la bataille de la plaine de Carn-Dûm..


Roi de Bréthil & Souverain des Haladins
~ La marche des Edains ~ Handir
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HadorNombre de messages : 564
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Hador
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyDim 26 Nov 2006 - 18:22
Hador se tenait au côté d'Handir. Il riait dans cette situation terrible. Les cris des soldats faisaient trembler la plaine. Hador riait de plus en plus et soudain il se leva sur ces etriers et lança

POUR VALINOOOOOOOOR !!!!!!!!!!!!!


Et les soldats se turent.

Hador lança a Handir, Je sens qu'encore une fois je vais participer à la mélée. Laissez parler aux hommes à mon tour.

Hador fit quelques chevauchées en avant et leva l'épée de Khazad-Dum l'une des ses armes fétiches.


Amrun em Beleriand, Amrun em Beleriand.
Je suis venu sur cette terre il y a 110 ans. Que de batailles, que de sang, mais que de victoires. Criez et riez braves soldats, car demain nous pleurerons. Il n'est pas de bataille qui soit gaie, même dans la vistoire la plus totale. Mais il existe une mort qui soit bonne, celle du combattant qui disparait dans l'honneur.

Eux les soldats des trois maisons des Edains. D'Hador, d'Haleth et de Beor. De Beleriand ils viennent. Tremblez démons, des gorges de Drengist aux plaines de Rhun. Rien ne subsistera lorsque sur leurs fieres montures passeront votre pays. De la cendre et du sang remplira la terre. Priez vos idoles et cachez vos femmes. Rien ne resiste au peuple qui n'a pas a craindre la fureure des seigneur d'Aman. Craignez ceux qui sont les bénis des seigneurs de l'Ouest.
Les Edains sont sur vos terres et leurs rois vont les lancer sur vos maisons. Pardonnez à vos ennemis et embrassez vos enfants car vous allez mourir.

Que les airs de Sulimo-Manwe nous guide à travers la plaine et que les lames des enfants des Edains trouvent le coeur de nos ennemis. Que nos morts rejoignent au plus vite les caves de Mandos pour vivre éternellement au Panthéon de nos ancêtres.

De Beleriand nous venons, pour la gloire des Valars nous combattons. Nous sommes les Edains et contre nos ennemis nous serons victorieux.


L'ame des soldats fur alors révéillées et leur exitation fue accrue.


~ La marche des Edains ~ Bannirehador5bp3la
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Sauron le sombreNombre de messages : 314
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Sauron le sombre
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyLun 27 Nov 2006 - 9:42
Ce fut alors qu'un vieil homme s'approcha difficilement sur sa canne.Lorsqu'il ne fut plus qu'à quelques aps de l'armée,il se redressa difficilement et toisant les fiers guerriers il lança:

"Ah,que de beaux et courageux guerriers,venus ici tuer des femmes et des enfants,des vieillards et bruler et conquérir une terre qui ne leur revient d'aucun droit.
Mais sachez le,votre guerre est injuste.Ces terres sont les notres et nous ne laisserons personne ne nous les prendre.Vous nous accuser d'impiété et de maux mais nous n'aspirons qu'à vivre.Mais vous,vous avez tuer notre jeunesse dans vos guerres incessantes,alors ne vous attendez à aucune mesure de notre part.Je vous le prédis,cette guerre sera votre malheur.Vous ne rentrerez pas dans un village sans que tout les habitants ne vous tombent dessus les armes à la main.Les hiboux comme moi,des femmes belles comme le jour levant et des enfants adorables.Vous gouterez au sang mais celui ci sera votre ruine.Voici la preuve de otre détermination.


Le vieil homme alluma alors son briquet et enflamma ses vetements.
Sous les yeux horrifiés des soldats,le vieil homme se coucha au sol,hurlant de douleur mais ses cris étaient aussi destinés aux hommes qui le regardaient sans bouger.
Enfin,le vieillard eut un dernier spasme et dans un dernier mouvement cria:

"Ceci sera votre ruine,votre ruine..."

Et il mourrut.C'est alors qu'apparut une centaine d'hommes et de femmes armés avec un équipement hétéroclite et se tint face à l'armée.


L'échiquier est en place, les pièces avancent...
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MessageSujet: La veille de la bataille des plaines de Carn Dûm   ~ La marche des Edains ~ EmptyLun 27 Nov 2006 - 13:24
Turendil arriva à la tombée de la nuit au camp des Haladins. Sa monture était fourbue, et lui-même avait du mal à se tenir sur sa selle après une telle chevauchée. Depuis Menegroth, il s’était dirigé vers le sud pour quitter la protection de l’Anneau de Melian. Ensuite, il avait obliqué vers l’est afin de longer la frontière sud de l’Estolad, puis il avait pénétré au Pays des Sept Rivières, l’Ossiriand. Franchissant les Montagnes Bleues par le Col de Nogrod, il avait affronté les solitudes désolées et septentrionales des Terres du Milieu, poussant sa monture jusqu’à Carn Dûm… Néanmoins, à l’approche du camp il se tint droit et fier sur son destrier. Des gardes le hélèrent en ces termes :

« Holà ! Qui s’avance dans les ténèbres ? »

Turendil se rapprocha de la lueur des torches, afin que celles-ci puissent éclairer son visage.

« Mon nom est Turendil. Je viens prêter mon épée au gens du Peuple de Haleth ! », dit-il d’une voix claire.

Les gardes le dévisagèrent un instant, et voilà comment il leur apparut : il avait le visage jeune mais les traits tirés par la fatigue. Sa chevelure noire tombait en cascades d’ébène sur ses larges épaules, et son regard gris les dévisageait tour à tour. Il semblait appartenir au peuple des Haladins, de par son apparence physique, mais il avait le port altier des gens nobles nés, et il s’était exprimé avec un accent sindarin. Son manteau de voyage, de facture elfique, semblait ondoyer à la lueur des torches, comme s’il cherchait à dissimuler son porteur aux regards. Une épée à la garde finement ouvragée était passée dans un riche fourreau de cuir attaché dans son dos.

Les gardes se regardèrent, incertains de la conduite à tenir, puis finalement le laissèrent passer. Visiblement, si son apparence était peu commune, il paraissait clair qu’il n’appartenait pas aux troupes de l’ennemi.

Turendil mena son cheval par la bride, et se mêla à l’activité du camp militaire. Autour d’un grand feu, des hommes s’étaient rassemblés, et chantaient d’une voix mélancolique dans la langue de leur peuple. Alors qu’il restait à l’écart, les voix lui parurent rauques en comparaison des chants elfiques ; pourtant ces mêmes voix avaient une force et une beauté pleine de mélancolie, qui remuaient l’héritage humain de Turendil jusqu’au plus profond de son être. C’étaient les chants des labeurs et des tristesses des Atani depuis leur arrivée dans les Terres du Milieu, et de leur courage indomptable face aux malédictions de l’Ennemi Noir.

Turendil sentit les larmes lui monter aux yeux. Sans réfléchir, il se joignit au chant, sa voix claire se mêlant aux voix des vétérans. Les yeux clos, il se laissa porter par la mélopée, un chant guerrier et mélancolique qu’il avait déjà entendu à Menegroth, lorsque étaient chantés les exploits et les peines du héros Hurin, et le chagrin de la bataille de Nirnaeth Arnoediad, les Larmes Innombrables.

Avec vigueur, il reprit les dernières strophes, celles-là mêmes qu’avait chanté Hurin avant d’être capturé par les sbires de Morgoth :


Auta i lomë ! La nuit va finir !
Aurë, entuluyva ! Le jour reviendra !


Puis son chant se termina. Le silence s’était fait autour du feu, et les hommes présents le dévisageaient. Gêné d’être le centre de leur attention, il se retira dans la pénombre et s’allongea à même le sol. Il sombra rapidement dans un sommeil sans rêves.

(Direction : la Marche des Edains)
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyLun 27 Nov 2006 - 13:41
(Provenance : la veille de la bataille des plaines de Carn Dûm)

Turendil se tenait au milieu de l’armée des Edains. Un homme dans la force de l’âge l’avait réveillé en grommelant. Bien que n’ayant aucune habitude des armées, il déduisit de ce visage bourru et défiguré par une longue estafilade qu’il s’agissait là d’un vétéran, un homme rude qui réveillait ceux que la tension n’avait pas empêché de dormir. Le charme de la veillée près du feu était rompu :

Turendil découvrait des hommes sales, grelottant de froid, fatigués. Lui-même dû casser une croûte de glace pour pouvoir effectuer ses ablutions matinales. Les allures étaient maussades, comme si la boue et le froid des plaines de Carn Dûm s’était infiltré pendant la nuit jusqu’au cœur des hommes. Puis le signal du départ fut donné, et l’armée se mit en route jusqu’à la moitié du jour. La faible soleil septentrionale ne parvenait pas à réchauffer le couer des hommes. Soudain, un frémissement et un murmure parcoururent l’armée. Turendil grimpa sur son cheval pour voir de quoi il en retournait :

Un cavalier à l’allure splendide revenait au galop vers l’armée, tandis que des murmures montaient autour de Turendil :

« le roi Handir ! le roi Handir ! »

Debout sur ces étriers, le roi harangua ses hommes et réussit ce que la soleil n’avait pu accomplir : le cœur des hommes s’enflamma, et tel un torrent rugissant, une clameur s’éleva. Turindel se surprit à brandir son épée Celebmacar qui jeta un reflet argenté dans la soleil, et hurla avec les autres :

« Handir ! Handir roi de Brethil ! »

Alors, un être tout aussi formidable s’avança : si Handir incarnait merveilleusement le roi combattant, tels les héros d’antan, celui qui s’avança respirait la sagesse : un vieillard puissant, que les années ne semblaient pas avoir affaibli, s’exprima dans le silence respectueux de l’armée des Edains.

A ce moment, Turendil sut qu’il était près à donner sa vie pour de tels hommes.
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HandirNombre de messages : 189
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Handir
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyLun 27 Nov 2006 - 16:14

Alors qu'Handir gardait fixement son regard déposé sur les portes de Carn-Dûm, il tordit ses lèvres d'un rictus amusé lorsqu'il vit son aïeux prendre un malin plaisir à brandir de nouveau son épée luminescente. Abaissant son regard à la fin de son discours, comme pour lui faire honneur de sa dévotion, l'Haladin leva à son tour son épée en l'air comme l'avait fait bon nombre de soldats présent sur les lieux. Mais l'ardeur ressentit fut de bien courte durée.. en effet, un vieillard enveloppé dans un manteau à capuchon s'avança jusqu'au devant de l'armée et s'exclama à l'intention des 45.000 hommes présent. Qui était-il ? Cela Handir ne le su jamais. Il fut néanmoins étonné d'entendre un discours pitoresque et valonné d'usurpations de la part d'un homme qui n'avait jamais vu un seul Edain de toute son existence. Comme frappé de folie, il se coucha ensuite au sol et mit feu à son propre corps en lançant d'ultimes propos d'une rare compréhension. L'armée n'avait pas bougé d'un seul poil, Handir non plus d'ailleurs. Il savait quelle genre de magie avait eu lieu en ces terres et combien les âmes humaines avaient été corrompus. Jamais il n'aurait accepté qu'un seul de ses hommes soient tué par la fourberie de ces gens. Aussi étaient-ils tous restés stoïques en apercevant dans le regard du vieillard toute la malédiction du noir ennemi du monde.

Quand finalement le corps du vieillard fut entièrement calciné, si bien que les flammes ne purent plus être ravivé par une quelconque combustible, Handir avança sur sa monture au devant de l'armée des Edains et regarda de ses yeux de jade chacun des protagonistes présent. Des armures disparates, des épées émoussés par le temps, et des mines presque aussi affreuses que celles qu'arboraient les orcs. Comment ces hommes et ces femmes avaient put en arriver là ? Comment le peu de fierté qu'ils possédaient avait basculé dans la folie la plus assouvie ? En dicernant les murs de la citadelle de Carn-Dûm, Handir trouva toutes les réponses aux nombreuses questions qu'il se posait.

Levant alors sa main gauche en fermant son poids, Handir donna l'ordre aux 4.600 archers présent dans les rangs de tendre leurs arcs avec pour première ligne d'archers, les fières rangers de la garde de Bréthil et en seconde celle de la garde royale d'Hador. La centaine d'hommes et de femmes présents seraient très facilement abattus au moindre faux pas agencé à l'encontre des Edains. Toutefois, Handir était noble de coeur et c'est avec une douceur presque légendaire qu'il s'empara de la parole et leur dit ceci:

- Prêt de 5.000 de mes hommes sont prêt à vous tuer sur le champ.. il vous suffira d'un seul faux mouvement et vous serez tous abattus en étant considérer comme des ennemis. L'homme décedé sous vos yeux parlait vrai.. mais sans doute faisait-il allusion aux hordes d'hommes barbares qui parcourent ce monde car en aucun cas il ne pouvait désigner ceux qui se tiennent derrière moi. Jamais les Edains n'ont mis les pieds en ces terres, jamais vous ne nous avez aperçut en vos lieux et jamais nous n'avons brûlés une seule cité qui ne fut celle des serviteurs de Melkor. Plus d'une folie il vous a été inculquée et notemment celle de mettre votre vie en danger, en vous présentant ici-même. Aucun village de l'Angmar sera détruit, et l'honneur d'aucunes de vos femmes ou de vos enfants ne sera atteint par un seul membre de cette armée. Si vous êtes véritablement de la race des hommes et qu'il subsiste encore une once d'humanité en vous alors je vous somme de reprendre le cours de votre vie car la bataille qui s'annonce ne vous regarde en rien. Mais si par le fruit du hasard et de la perversion, vous serviez l'ennemi, alors vous serez tués aussi bien que le furent ceux de notre race qui se joignirent aux armées de Melkor lors de Nirnaeth Arnoediad. Ainsi en est-il de ma parole.. partez.. ou rejoignez les caves de Mandos où vous serez tourmentés pour vos erreurs passées.

Les 4.600 archers se tenaient prêt à tirer à la moindre tentative d'approche, au moindre mouvement suspect de l'un d'eux. Leurs âmes étaient depuis trop longtemps corrompus et à jamais seul, ils resteraient. Pour l'heure, ils devaient partir, tel était le choix qui leur était imposé car jamais au grand jamais ils ne savaient qui étaient les Edains du Bélériand, tout simplement pour ne jamais les avoir vu.


Roi de Bréthil & Souverain des Haladins
~ La marche des Edains ~ Handir
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMar 28 Nov 2006 - 2:03
[Mode MJ On] Tandis que le Seigneur Handir prononçait ses quelques mots, les murailles de Carn-Dûn se recouvrirent peut à peut de femmes, d’enfants, de vieillards et d’infirmes.
Ils étaient tous habillés d’un blanc pur, plus pur que l’écume des mers et que la rosée du matin.
Puis, en quelques instants, la ville fut comme illuminée par une pâle lueur.
Le ciel restait sombre et ombrageux, mais des reflets argentés émanaient de la citadelle comme par enchantement.
Quelques chants s’élevèrent bientôt dans les cieux et les voix pures de jeunes enfants vinrent résonner aux oreilles des souverains ci-présent.
Alors, dans un éclat resplendissant, apparut un homme très âgé.
Les habitants s’inclinèrent à sa venue et l’on passa même des bouquets de fleurs autour de son buste centenaire.
Soutenu par quelques femmes, le patriarche de la forteresse monta sur une large pierre au dessus des remparts.
L’homme pointa ses mains noueuses vers les cieux et, le visage emplit de félicité et rayonnant d’un halot, s’exclama d’un ton candide et immaculé :


Ecoutez, fils, la leçon d’un père !
Appliquez-vous à connaître ce qu’est l’intelligence.
Oui, c’est une bonne doctrine que je vais vous transmettre, ne répudiez pas mon enseignement.
Moi aussi, j’ai été un bon fils pour mon père, et ma mère me chérissait comme un fils unique.
Mon père m’enseigna en ses termes :
Que ton cœur garde mes paroles ; garde mes préceptes et tu vivras.
Acquiers la sagesse, acquiers l’intelligence.
N’oublie pas mes propos et ne t’en détourne pas.
N’abandonne pas la sagesse et elle te gardera, aime-là et elle te préservera.
Principe de la sagesse : acquiers la sagesse et, aux prix de tout ce que tu as acquis, acquiers l’intelligence.
Etreins-là et elle t’élèvera, elle t’ennoblira si tu l’embrasses.
Elle placera sur ta tête une couronne gracieuse, elle te gratifiera d’un diadème de splendeur !
»

Les assiégés tendirent leurs bras vers l’horizon et chantèrent quelques phrases dans un langage ayant quelques ressemblances avec le Basique.
Puis, quand le silence fut revenu, le doyen dit, tout en montrant l’Ouest, la demeure des Valars :


N’est-ce pas la Sagesse qui appelle ? Et l’intelligence qui donne de la voix ?
Au sommet des hauteurs qui dominent la route, à la croisée des chemins, elle se dresse ; près des portes qui ouvrent sur la cité, sur les lieux de passage, elle crie :

« C’est vous, braves gens, que j’appelle ; ma voix s’adresse à vous, les hommes, les Edains.
Niais, apprenez la prudence,
Insensés, apprenez le bon sens.
Ecoutez, c’est capital ce que je vais dire ;
et la parole de mes lèvres est la droiture même.
Oui, ma bouche profère vérité
Car la méchanceté est abominable à mes lèvres.
Toutes les paroles de ma bouche sont justes,
En elles, rien de retors ni de pervers.
Toutes sont franches pour qui sait comprendre
Et simples pour qui a découvert la connaissance.
Acceptez ma discipline et non l’argent,
la connaissance plutôt que l’or de choix. »

Oui, voici ce que dirait la sagesse !
Car la sagesse est meilleure que le corail et, puisse Eru-Iluvatar en être témoin, rien n’est plus désirable !
»

Un autre chant vint ponctuer le discours du doyen ; un discours qui emplis d’incompréhension les cœurs de certains attaquants.
Un doute commença progressivement à se graver dans leurs esprits : attaquaient-ils le bon endroit ? Ne feraient-ils pas mieux de combattre de vrais soldats, orcs qui plus est, et non des innocents ne pouvant se défendre ?
[Mode MJ Off]
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HandirNombre de messages : 189
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Handir
Pas encore de rang... mais ça arrive !
MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMar 28 Nov 2006 - 10:21
Handir trônait fièrement sur sa monture aux côtés de son illustre aïeux Hador Lorindòl, quand il releva ses yeux émeraudes vers les murailles de Carn-Dûm. Une nuée d'hommes, de femmes et d'enfants s'éleva sur ces-dernières comme une inutilité de plus usée par l'ennemi pour tromper la vigilence des Edains. Toutefois, le roi des Edains, le souverain de Bréthil et les 45.000 Edains et Numénoréens présent commençaient à s'appatienter en voyant ses pauvres gens utiliser des paroles dont la véracité laissait plus qu'à désirer. Un des piquiers de l'armée leva même sa lance vers le ciel et cria " Est-ce là, la peur des souverains de l'Angmar ? Nous rabattre des discours tissés d'une sagesse à peine plus discernable que celle que possède l'armée d'orc qui sommeille derrière ces murailles ? ". A ces dires, les innombrables bataillons de piquiers du roi frappèrent le sol de leurs lances et toute l'armée suivit de même par le lourd bruissement de leurs armures d'argent. L'armée des Edains était venu pour mener sa guerre contre les armées de l'Angmar et leurs alliés, si ces-derniers s'obstinaient à proférer des discours qui ne semblaient troubler pas plus les hommes ici présent que le léger vent qui traversait la scène.

Fatigué par ces balivernes, Handir se pencha à l'oreille d'Hador et lui dit ceci:

- L'Angmar a si peur de notre armée, qu'il retarde la fin prévu de son existence. Quelle plus triste ironie que de voir des orcs souillés par la peur.. ça en est presque pathétique.

C'est alors que l'Haladin s'éclipsa de nouveau au devant de son armée et partit au galop vers l'endroit même où gisait le corps de l'orc qu'il avait décapité quelques temps plutôt. Une fois sur les lieux, le vent cessa de faire osciller sa longue chevelure dorée, comme l'annonce d'un malheur à venir, puis le souverain des Haladins détâcha sa magnifique cape avant de décrocher la broche qui retenait le tissu soutenant son pauvre bras droit. Le bras meurtris par Melkor lui-même retomba le long du corps d'Handir comme s'il n'était plus habité par la vie. Noir, aussi noir que l'était les murs de cette citadelle, tel était la teinte qu'avait prit son bras droit. Ici et là, on pouvait apercevoir des bouts de peau calcinés au plus haut degré se détacher progressivement pour laisser un flot de sang se mêler à la noirceur de l'objet. La noirceur du bras s'arrêtait à l'épaule du roi de Bréthil dans un enchevêtrement de racines devenues grisâtres. Seul quelques Haladins étaient au courant de cette douleur continuelle, qu'avait hérité Handir depuis la bataille d'Amon Obel, et c'est avec une grande clameur que l'armée acceuilla la nouvelle et frappa encore plus fort que jamais sur leurs heaumes. Les 5.000 Haladins présent dans les rangs crièrent encore plus fort que tous les autres hommes et ainsi fut aggrandit la volonté des Edains et des Numénoréens de venger les milliers d'hommes qui avaient trouvé la mort par ces immondices.

Souriant au cris de guerre de l'armée, Handir releva son visage devenu plus ferme et ainsi prit-il la parole:

- Qu'il est drôle de parler de sagesse en ces lieux et surtout d'en entendre parler de la part d'hommes qui vivent à l'intérieur même de Carn-Dûm, citadelle du Roi Sorcier, sbire de Sauron. Si la sagesse que vous pronnez soutient ceci, dit-il en désignant son bras droit, alors c'est que votre heure est également venue. Vos paroles sont peut-être justes à vos yeux mais elles ne le sont que trop peu aux miens. Nous ne sommes pas venu chercher la richesse et la gloire, ni même de longs discours, nous sommes venus anéantir l'armée qui se tient derrière ces murs mais sûrement l'Angmar vient-elle de comprendre que c'était une erreur d'envoyer bon nombre de ses hommes dans le sud.. ma sagesse me dicte de vous laisser une chance de quitter cette citadelle sains et saufs, ajouta-t-il à la seule attention de ces hommes, si vous êtes aussi sages que vous le dîtes alors quitter ces murs et quitter ces lieux, le cas échéant vous serez considérer comme des ennemis et vous serez abattus vous aussi.

Sur ces mots, Handir fit pivoter sa monture et il reprit le chemin inverse qu'il avait fait jusque là quand il se retourna une ultime fois pour dire ceci:

- Loin de moi vos discours qui proneraient le fait que cette terre vous appartient et que nous n'avons nullement le droit de vous en chasser. Si cette terre est la votre et que vous l'aimez alors battez-vous pour elle.. si vous n'en avez la force alors mourrez en marthyre. Pour finir, je suis de la maison d'Haleth, celle-même qui quitta Estolad et mena mon peuple en des terres éloignés.. vous voyez.. il y a bien une sagesse qui dicte aux hommes la volonté de chercher d'autres terres plus aptes à leur épanouissement. Si elle n'est pas la votre, il ne sert plus de parler, agissez ou mourrez comme le furent ceux qui servirent Ulfang !

Finalement Handir sortit Alwine de son fourreau et cria ces phrases aux orcs qui se cachaient dans les ruelles de la citadelle:

- Vous ne faîtes même plus honneur à votre souverain en vous cachant comme les vils que vous êtes, pauvre de vous et de votre race maudite. Il était un temps où les orcs engendraient autre chose que des rires...

Sur ces bonnes paroles, Handir rejoignit le flanc d'Hador en gardant Alwine à sa main. Il ne servait plus à rien de parler pour les hommes de Carn-Dûm car de toute manière les Edains n'étaient plus prompt à les écouter; s'ils étaient aussi sages qu'ils le pronaient alors ils devaient quitter les lieux sous peu, auquel cas ils seraient tués comme le furent les hommes d'Ulfang lors de Nirnaeth arnoediad.


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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMar 28 Nov 2006 - 10:38
Turendil se tenait aux cotés des Edains. Il n'avait pas manqué la harangue du vieillard sur les remparts et, comme les autres membres de l'armée, avait écouté le flot de paroles avec délectation. Cette voix recelait un Pouvoir, il s'en rendait compte, car elle provoquait une sensation similaire à la soif chez celui qui l'avait écoutée.

Il se rappela les chants des bardes de Menegroth, et songea:

"Morgoth fut le plus beau des Ainurs et ses paroles étaient comme un Nectar, dit-on. C'est certainement là une noire sorcellerie qui est à l'oeuvre, cherchant à empoisonner nos coeurs et affaiblirs nos bras"

Il regarda autour de lui: certains des hommes avaient le visage baigné de larmes, d'autres secouaient la tête, comme sortant d'un mauvais rêve. Turendil lui même n'était plus très sur de ses sentiments. La cause pour laquelle il était prêt à se battre quelques minutes plus tôt était-elle juste? L'Ennemi Noir était déjà parvenu à dresser les Enfants des Hommes les uns contre les autres lors de la bataille des Larmes Innombrables, et ce n'était pas la moindre de ses trahisons.

Mais les paroles du roi Handir lui firent retrouver ses esprits:

Se dressant sur ses étriers, il déclama dans la langue des Hommes:

...Melkor azaggara Avalōiyada...
(...Melkor faisait la guerre aux Valar..).
...Ēruhīnim dubdam Ugru-dalad...
(...et les Enfants d'Eru tombèrent sous l'ombre...)
Agannālō burōda nēnud...
(...L'ombre de la mort pèse lourdement sur nous...)


Puis Turendil brandit Celebmacar, l'épée d'argent, et le soleil l'embrasa d'une lueur aveuglante. Il poursuivit en Sindarin, chantant des morceaux du lai d'Hurin:

Naur an edraith ammen! Naur dan i ngaurhoth!
(...Du feu pour notre salut! Du feu contre la meute de loups-garous!...)
Lacho calad! Drego morn!
(...Flambe le Jour ! Fuie la Nuit !)
Tôl acharn!
(...La vengeance vient !)
Gurth an Glamhoth!
(...Mort à la horde glapissante!)


Les dernières paroles de son chant furent reprises par des milliers de gorges.
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMar 28 Nov 2006 - 22:27
HRP / Handir, affirmez qu’aucun Edain n’est sensible aux paroles du vieil homme est très poussé. Un doute s’insinue dans leur esprit, même si cela ne touche qu’une partie encore peut significative de l’armée. \ HRP

[Mode MJ On] L’assemblée de gueux et de miséreux que formait la population accumulée sur les murailles parut déconcertée en entendant les paroles du Seigneur assiègent.
Le Patriarche s’écria alors avec une pointe de colère dans la voix :


C’est un vaurien, un malfaiteur, celui qui marche la fausseté à la bouche !
Il cligne de l’œil, appelle du pied,
fait signe des doigts.
La perversité au cœur
il manigance le mal en tout temps,
il suscite des querelles.
C’est pourquoi sa ruine sera brutale, soudain il sera brisé, sans remède !
»

Des « oh ! » d’indignation parcoururent le rang des Halladins, et certains hommes se murmurèrent quelques paroles a voix basses.
Le vieillard, d’un ton cette fois plus doux, s’exclama :


« Seigneur Handir, pourquoi parlez-vous de troupes d’Angmar s’étant trouvé dans le sud ? Vous faites probablement allusion aux orcs qui habitaient ses lieux autrefois, des créatures putrides qui nous ont massacrés par centaine. Peut-être sont-ils partis au sud, ou même au nord, ou même ailleurs, mais qu’importe ! Car, mes amis, je vous le dis : mon nom est Balan, et je suis le chef de ma propre maison…la Maison de Bëor. »

Cette fois, des soldats attaquant la citadelle hurlèrent au quiproquo et des disputes se formèrent comme une traînée de poudre.
Balan abaissa sa main d’un signe impérieux et un long silence se fit.
Il dit ensuite :


« Oseriez-vous tuer vos frères et cousins ? Car Méfiez-vous !
Dame Folie est tapageuse,
niaise et n’y entendant rien.
Elle s’assied à la porte de sa maison
sur un siège, sur les hauteurs de la ville
pour interpeller les passants
qui vont droit leur chemin :

« Y a-t-il un homme simple ? Qu’il vienne par ici ! »

A qui est dénué de sens, elle dit :

« Les eaux dérobées sont douces et les mets clandestins, délicieux ! »

Or il ne sait pas que là se trouvent les Ombres,
ceux qu’elle invite, au fond du séjour des morts !
»

Une clameur d’incompréhension résonna dans la vallée et, peut après, un officier vint interpeler Hador et son subordonné Handir :

Messeigneurs, certains de nos soldats ont jetés leurs armes a terre et, je cite, « refusent de combattre des membres de leur grande famille ». Ils affirment que leur vrai ennemi n’est pas ici. Ainsi, quels sont vos ordres ? » [Mode MJ Off]
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HandirNombre de messages : 189
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMar 28 Nov 2006 - 23:54
HJ: personellement voilà comment je vais réagir à ton post ( desolé Hador pour ce HJ mais je suis un peu obligé ) tu me dis que c'est très poussé de ma part de dire que les Edains sont insensibles aux paroles de l'homme mais excuse moi quelqu'un qui parle du haut de Carn-Dûm n'a pas plus de valeur qu'un orc aux yeux des hommes. Ulfang était bien un homme ? Pourtant ça n'a pas empêché les Edains de se battre contre lui et ses hommes ?

Mais si moi je pousse un peu trop loin la froideur de mes hommes toi dans ton post tu les commandes carrément et tu les fais même abandonner le combat.

Quand vous avez envahis le Rhovanion aucune personne vous a fait ce que tu es entrain de nous faire endurer. Vous avez prit la Lorien et le Rhovanion en quelques très bons posts et basta pourquoi nous ici on en aurait pas le droit de faire la même chose ? On dirait que vous êtes imbattables jusqu'à controler les armées des autres.. c'est franchement pas croyable ? Pourquoi je viens jouer alors si au final c'est toi qui controle les 45.000 hommes ? Je crois que je sers plus à rien alors ?

J'aurais très bien put faire comme vous et dire voilà j'ai 45.000 hommes il y en a grand max 10.000 à Carn-Dûm et voilà hop on rentre dans citadelle c'est règlé, j'ai nettoyé la ville, mais non j'ai fait un post pour que vous puissiez controler votre armée et qu'il y est un beau combat mais au lieu de ça on nous sort que des mecs de la maison de Beör sont ici.. la maison de Beör est en Estolad et n'a jamais quitté le Bélériand et pour tout dire elle fait partit de la guilde des Edains.. elle est donc même au sein de l'armée dont Hador est le roi et qui est réunis ici-même.. alors je vois pas comment ils sont arrivés sur la muraille tout d'un coup ?

Je pense avoir été honnête avec vous en ne pillant pas la cité comme j'aurais très bien put le faire vu le nombre d'hommes que j'avais sous la main et je ne pense pas avoir été mauvais joueur en agissant aussi rudement que vous aves sortit des PNJ de votre besace. Carn-Dûm controlé par des humains de la maison de Beör et Hador qui n'en est même pas au courant.. alors qu'elle est placée sous sa tutelle.

Je vous le dis très franchement j'ai perdu une très grande envie de poster sur ce forum en subissant cette injustice incroyable. Tous les royaumes du bien peuvent tomber sous votre joug sans aucun soucis mais quand vous êtes pris de cours et qu'on a le moyen de vous mettre à terre et ben on ne le peut pas, j'ai 45.000 hommes contre moins de 10.000 orcs mais je ne peux pas gagner parce que tout le monde sait que depuis la nuit des temps la maison de Beör à quitté le Bélériand sans le dire à son roi légitime et s'est installé dans la demeure du Roi Sorcier à Carn-Dûm où il y a encore entre 5.000 et 10.000 orcs encore stationné.

Je me suis donné du mal pour faire mes posts et je suis profondément blessé que les choses se passent comme elles sont entrain de se passer car c'est une injustice monstre de nous empêcher de vous battre alors qu'avec Hador ça fait 1 semaine et demi qu'on a tout préparer ( jusqu'à dresser une carte de l'armée pour la bataille ). Je trouve ça ignoble de rabaisser les gens comme vous le faîtes et de les empêcher de faire avancer la trame de l'aventure.

Je suis desolé si mon post parait cru mais je me sens extrêmement attristé par tout ça et mon envie est quasiement nul. :HJ


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HadorNombre de messages : 564
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMar 28 Nov 2006 - 23:57
HRP : merci Handir mais le HRP c'est par MP, ne gache pas ton excellent RP par des colères mêmes justifiées.

SAROUMANE édite ton post STP c'est moi le chef de la maison de Beor en attendant que je le donne a un autre joueur. La maison de Beor ne peut se trouver a Carn Dum puisqu'elle est dans mon armée devant ta citadelle. Attention au PNJ incohérents


Hador s'avança en sa qualité de roi des Edains et chefs incontesté des armées ici présente. Il fit un signe amical de la main a Handir lui faisant comprendre que s'il était trop vieux pour faire guerre, il était encore le meilleur des diplomates.

Hador s'adressa au vieil hérault

Nos ordres ? Nous ne donnons pas d'ordre à d'autres hommes !En revanche voici mes questions.
Qui est votre maitre ?
Ne me répondez pas qu'il n'y en a pas en ces terres, car je suis à présent le maitre de ce pays. Je protégerais chaque enfant de cette terre avec mon épée.
Donnez moi le sceptre de l'Angmar et les clé de la forteresse de Carn-Dum et je rendrais la grandeur de l'Angmar à son peuple.
Vous connaissez ma personne, tous les hommes de la Terre du Milieu connaissent la sagesse d'Hador de Balar.
Je jure devant les Valar qu'aucun mal ne vous sera fait si vous me faites confiance. Faites ce que je vous dit et tout ira pour le mieux pour les enfants d'Angmar.
Mais en échange je veux les têtes des lieutenants humains des orcs. Car il ne peut y avoir de domination d'une race sur une autre sans colaborateurs.

Hador attendit une réponse


~ La marche des Edains ~ Bannirehador5bp3la
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CurunirNombre de messages : 688
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMer 29 Nov 2006 - 2:21
HRP / Mais enfin, Handir, calmez-vous !^^ Si j’avais su que vous le preniez aussi mal, je ne l’aurais pas dit de cette manière. Je suis vraiment désolé que ma remarque vous ait blessé, car ce n’était vraiment pas le but. Mille excuses, donc. Sachez cependant que je suis MJ et est donc le droit et même le devoir d’intervenir en postant ce genre de texte et que je peux à ma guise contrôler une partie de votre armée du moment que cela reste dans le plausible. Comme vous l’avez si justement affirmé, tout est préparé depuis longtemps. Je ne veux en aucun cas vous empêcher de prendre l’Angmar, ni vous, ni Hador, mais espérais simplement faire durer le suspense en entamant un RP qui était jusque-là fort intéressant.
Hador, je sais parfaitement que c’est vous le chef de cette peuplade puisque vous incarnez le Roi des Edains. Tout ceci est mesuré, pesé et calculé. Vous verrez par la suite ce qui arrive à ceux qui se prétendent de la maison de Beor et que, finalement, tout devient cohérent… Bon RP ! \ HRP

[Mode MJ On] Le patriarche ne répondit pas en premier lieux.
Il semblait comme embarrassé et s’agitait de plus en plus.
Puis, levant cette fois le poing, il proclama tandis que la plèbe suivait d’un œil avide ses moindres gestes :


Oui…Oh oui, nous vous connaissons, Hador, Roi des Edains et par conséquent suzerain de mes gens ! Mais nous fûmes abandonnés par vous tous…Ah, que ce jour soit maudit ! Les elfes ne nous portèrent pas secours quand nous en avions besoin et ils ne nous réservèrent pas le même accueil que la première fois que nous franchîmes le Nord Glacé pour rejoindre le Beleriand. Nous fûmes la première Maison des Edains, et la resteront à jamais ! Vous êtes les bienvenues sur ces terres, mes frères, mais ne tuez pas de vos semblables. Allez plutôt combattre les orcs, ils méritent le trépas ! »

La lumière émanant du vieille homme sembla s’estomper peut à peut tandis que Hador vit comme un flash traverser son esprit.
Il se retrouva alors dans un jardin au mille fleurs, dont les sources ne s’épuisaient jamais et où la soleil
(HRP / Dans les œuvres de Tolkien, le soleil est féminin et la lune est masculin. \ HRP) inondait de gigantesques prairies.
Une voix de femme, douce comme le miel, résonna à ses tympans :


Elen síla lúmenna omentielvo, Hador. Que Eru-Iluvatar vous éclair de sa lumière divine, qu’il fasse que votre esprit ne soit point trompé par les Etres de Galgal... »

Un brin de conversation, entendu il y a bien longtemps de cela, ressurgit tout à coup dans la mémoire du souverain :

…Les hommes de la Maison de Balan ont les cheveux noirs ou marron avec des yeux gris, et sont, de tous les Humains, ceux qui ressemblent le plus aux Noldor et que ceux-ci préfèrent, car ils sont passionnés, habiles de leurs mains. Ils ont l'esprit rapide et la mémoire longue et la pitié leur vient plus facilement que la moquerie... »

La vision disparus et tout vint s’éclaircir dans la mémoire du roi des Edains, la vérité lui fut dévoilée… [Mode MJ Off]
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMer 29 Nov 2006 - 21:40
Les chants des quelques hommes aux cotés de Turendil se turent lorsque le vieillard éleva de nouveau sa Voix, car en vérité grand était la Pouvoir à l'oeuvre. Mais cette fois-ci, les paroles de Balan-le-Traître n'étaient plus destinées à l'ensemble de l'armée, mais il faisait peser toute sa Volonté sur les chefs des Haladins...

Turendil comprit que si les puissants chefs des Haladins succombaient aux artifices nés des fourberies de Morgoth, la bataille serait perdue. C'était aux simples Hommes, dont la moindre valeur leur avait valu d'être négligés par l'ennemi, de venir au secours de leurs chefs.

Turendil éperonna sa monture, quittant les rangs de l'armée, et toujours brandissant son épée elfique, galopa au coté du roi Handir. Splendide était sa chevauchée, car en cet instant, il ne songeait qu'au salut du roi.

"Elbereth", cria t-il, debout sur ses étriers. "en avant Hommes du Roi, le roi a besoin du coeur vaillant de ses hommes!"

Arrivé aux cotés d'Handir, il reprit le chant des elfes et des hommes ayant combattu côtes à côtes à la Bataille des Larmes Innombrables:

"Ēruhīnim dubdam Ugru-dalad!
Agannālō burōda nēnud!
Tôl acharn!
Gurth an Glamhoth!"


Sa monture se cabra, tandis qu'un rayon de soleil tombait sur sa lame dénudée à l'évocation du Nom de la Dame des Valars.

Puis, debout sur ses étriers, se tenant près du Roi, il cria à l'adresse des sombres murailles:

"Le Roi n'est pas seul, Sombres fils de l'Ennemi, et toute lumière n'est pas éteinte! Elbereth Gilthoniel! Lacho calad! Drego morn!"
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Sauron le sombreNombre de messages : 314
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyJeu 30 Nov 2006 - 20:03
HRP:Bon,on va essayer de recoler les pots cassés.J'espère
que vous prendrez plaisir à ce post car j'ai vraiment du me triturer les
méninges pour la trouver.








Le cadavre du vieillard finissait de se consumer alors que
soudain,Handir s’avança vers les murailles de la forteresse qui les toisaient
froidement.
Il se mit alors à discuter en lui même devant ses hommes et
les 100 paysans d’Angmar.Un frisson pacourut les hommes.Leur roi,si
désintéresser et si noblede cœur était il en train de sombrer dans la folie qui
régnait ici.Les hommes étaient mal à l’aise et aucun n’osait
intervenir,d’autant plus qu’il semblait qu’il arriva la même chose à Hador.
Seul un homme,qui d’ailleurs ne portait aucune livrée de
l’armée régulière s’approcha du roi et luii mit la main sur l’épaule pour le
ramener à la raison.
Mais cela n’eut pour effet que de lui faire voir les même
chose que son roi et ils furent bientôt trois à délirer.
L’armée des Haladins vacilaient sous le doute quand
soudain,le roi Handir baissa son vêtement et montra sa blessure.
Devant tant d’horreur et de perversité de la part de
Melkor,les hommes reprirent foi.Leur roi ne pouvait succomber ainsi.Ses hommes
mourraient pour lui plutôt que de le laisser à sa folie.
Les officiers arpentèrent les rangs en vociférant des
vieilles insultes de vétérans qui raniment l’ardeur et le courage et grognard
entama soudain un champ guerrier à la gloire des pères d’Hador.Ce chant fut
repris par une dizaine,puis une centaine et enfin l’armée entière.
Une brise se leva,légère,douce,elle envoya les relents
d’hémoglobine loin de l’armée et les bannières se soulevèrent fièrement dans le
vent.Les hommes frappèrent sur leurs boucliers en cadence avec le chant et soudain la garde royale avança,entourant son roi et Hador ainsi que le fidèle
de leur boucliers et de leur cœur courageux.L’armée se mit en branle et les
fantassins avança pendant que la cavalie baissait les lances.
Les archers tendirent leurs arcs et la forteresse sembla
perdre de son aura devant l’armée des hommes ainsi prête.

Mais la priorité n’était pas ses bouseux qui en gardaient
l’entrée mais le retour à la normale d’Handir et Hador.
Un maréchal s’avança,ami d’Handir il n’avait osé intervenir
et voulait rattrapper son erreur.
Murmurant des paroles douces à l’oreille d’Handir,il posa sa
main sur l’épaule non blessé et attendit une réaction de son roi.
Elle ne fut pas bien longue.Revenant soudain à la
réalité,Handir vit son armée,le visage grave et son ancêtre Hador couché près
de lui.Secouant la tête,il entendit,comme un dernier écho de ses visions.

« Dommage seigneur Handir,dommage.Mais vous vous
apercevrez bientôt que je dispose d’encore d’autres armes pour vaincre votre
résistance …»

Les hommes,le voyant se relever ainsi que l’inconnu,poussèrent
des cris de joies et les cors sonnèrent pour saluer la nouvelle.
Sur la colline,les paysans avaient fuis,laissant la route libre à l’armée.


L'échiquier est en place, les pièces avancent...
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HandirNombre de messages : 189
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Handir
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyVen 1 Déc 2006 - 0:43
Alors qu'Handir se tenait fièrement devant les hautes murailles de l'Angmar, des reinures d'un rouge aussi vif que ne l'était le sang des hommes, se dessinèrent le long de son bras consumé. Soudainement, les yeux du souverain de Bréthil se voilèrent et quiconque se serait trouvé face à lui en pareil instant, l'aurait cru possédé par un démon de l'ancien temps. Ses pupilles devenues presque aussi noir que l'obscurité même du monde et le blanc de ses yeux à présent gris, Handir fronça les sourcils comme si une partie de lui-même tentait de résister à l'irrésistible. Attrapant son bras droit avec une furie telle que sa main gauche en fut rapidement recouverte de sang brûlant, l'Haladin tenta de sauver ce qu'il était.. en vain. Un cris fendit la plaine et engendra un silence pesant au sein des rangs, puis la longue et majestueuse chevelure d'or du roi de Bréthil tomba lourdement sur le sol, après avoir voleté comme un voile de soie au milieu de cette noirceur, et se mêla à la poussière des lieux. Handir n'était plus..

La main gauche aggripée au sol et serrant le semblant de terre qu'elle pouvait contenir, l'Haladin ouvrit sa bouche en recherche d'air mais la vision du mal l'avait envahis et coupé du monde, il demeurait. Ses lèvres d'un rosé affriolant se refermèrent alors et devinrent des réceptacles pour la poussière argileuse de la plaine de l'Angmar. Même son teint, d'habituel opalin, en était ternis, et seul quelques lourdes larmes de sang purent entailler ce visage figé de douleur. L'étreinte de sa main gauche se défit et ses doigts se desserrèrent aussi lentement que ses lèvres s'étaient fermés. La splandeur des hommes s'en était allé et le corps d'Handir jonchait à présent seul au milieu de ces étendues desolées.

Plongé dans des tourments que nul n'aurait pu décrire de ce temps, le souverain de Bréthil sentit son esprit s'égarer progressivement dans les méandres insoupçonnés de son âme. Atteignant le point de non-retour où sa douleur fut si grande que même son esprit y succomba, Handir vit alors ce que personne n'avait vu auparavant. Devant lui, l'obscurité se dissipa et dans un foudroyement de folie, des flammes se dressèrent comme des murs érigés par la nature elle-même. Bréthil était en feu.. tout n'était en effet plus que flammes, même la majestueuse citée d'argent d'Amon Obel était devenu aussi noir que l'ecorce des arbres calcinées. Aucun cris n'émanait plus des lieux, seul des corps recouverts d'une épaisse suie jonchaient ce parterre d'infortune. La vision survola alors la forêt dévastée et s'arrêta sur un corps en particulier, celui de celle qu'il chérissait.. sa longue chevelure dorée était recouverte de quelques mottes de suie et sa peau était devenu aussi blanche que la neige qui habitait les plus haut-sommets de ce monde. Handir aurait voulu crier son malheur, frapper son coeur meurtris et se laisser tomber à côté de sa dulcinée mais prisonnier, il demeurait. Un épais voile noir retomba alors sur la scène et l'esprit du roi de Bréthil bascula de nouveau avant de s'éveiller à une succesion de visions toutes plus chaotiques les unes que les autres.. c'est ainsi qu'il vit les gigantesques plaines de l'Estolad envahis par des hordes d'orc; les méandres du fleuve Sirion virer d'une robe cristalline à un précipité noirâtre; la cité de Dor-Lomin envahit par les flammes; et un immonde champ de corps anéantis devant les portes de l'Angmar..

Pourtant, il y eut un moment où la vision s'interrompit comme si elle ne pouvait mener à terme ses horreurs et ses exactions. Puis un chant d'une incroyable beauté s'éveilla:

" Je veux courrir vers lui, me serrer dans ses bras, en suivant sa voix qui murmure dans la nuit...j'entend son chant d'amour infini
Plus loin que dans mes rêves, je l'emporte avec moi..."


Cette voix, cette douceur, ces effluves qu'Handir semblait de nouveau percevoir.. Siléas..

Alors il sentit une pression s'exercer sur son épaule, puis les démangeaisons engendrées par l'accumulation de poussière dans sa bouche, et finalement la légère brise venir caresser son visage. Voulant réouvrir ses yeux avec toute la volonté du monde, il eut une dernière vision, celle d'un seigneur au regard aussi déstructeur que ne l'était celui de Melkor lui-même et trônant autour de flammes encore plus menaçantes que celles qui avaient ornés ses visions.. Sauron l'observait..

« Dommage seigneur Handir,dommage.Mais vous vous apercevrez bientôt que je dispose d’encore d’autres armes pour vaincre votre résistance …»

C'est à la fin de ces mots prononcés d'une voix rauque mais pourtant si envoutante, qu'Handir retrouva ses esprits et découvrit avec stupeur le regard de son capitaine déposé dans le siens. Toussotant violemment en reprenant conscience de la vie, le roi de Bréthil était parcourut par des frissons qui se stoppèrent bien des temps plus tard, lorsqu'il réussit enfin à se redresser et découvrit le corps de son aïeux étendu à côté du siens. Lançant dès lors un regard interrogateur à son capitaine, ce-dernier lui raconta tout ce qui c'était passé et Handir ne mit que très peu de temps à relier ce qu'il avait enduré à ce qui s'était déroulé. Ceux qui assistèrent à cette scène racontèrent bien des temps plus tard, qu'Handir avait obtenu une nouvelle vie par la grâce des Valars sans jamais savoir que seul l'espoir d'une femme avait sauvé son existence. Handir, lui, repensa longuement au chant de sa bien-aimée et jusqu'à la fin de la bataille, il le hanta.

Avec un courage dont seul les hommes avait le pouvoir de controler, le roi de Bréthil attrapa la main de son capitaine et se redressa sur ses pieds avant d'osciller quelque peu en retrouvant ses sensations. Il se tourna ensuite vers le corps inerte d'Hador et acquiesça d'un hochement de tête comme pour saluer l'honneur de celui qui avait engendré sa mère. Il était de tradition que les rois placés sous la Couronne des Edains ne portent jamais atteinte à l'honneur de leur roi, aussi Handir ne se permit pas de déshonnoré son roi en pensant un seul instant qu'il ait pu basculé dans le trépas. Espoir et confiance il devait avoir en lui, et tôt ou tard, il savait qu'Hador Lorindòl se reléverait lui aussi.

Prenant le commandement de l'armée, Handir leva Alwine aussi haut qu'il le pouvait et les cors retentirent alors comme un appel commun à la guerre. Les chefs de bataillons serrèrent leurs rangs et Handir remonta sur sa monture d'argent avant de galoper vers un homme ( Turendil ) qu'il avait remarqué depuis les prémisses de leur avancé vers les portes de l'Angmar. S'adressant à lui d'une voix douce et fraternelle, Handir lui dit ceci:

- Ton ardeur déborde de ton regard et se déverse sur les hommes comme une bénédiction, chevauche à mes côtés en prenant la garde de la cavalerie sur mon flanc gauche.

Il lui désigna alors le groupe de 4.600 cavaliers positionnés en retrait de l'armée régulière.

- Tu les conduiras à la charge quand je t'en donnerais l'ordre et décimera tout ce qui pourra se trouver devant toi. Il est vrai que je ne te connais point mais ma confiance, j'ai toujours su placer sur les épaules des justes. Fait honneur à notre maison autant que j'ai d'honneur envers toi pour la volonté que tu as transmise aux hommes.

Sur ces quelques mots, le souverain des Haladins déposa sa main gauche sur l'épaule droite de l'individu et lui adressa un sourire qui se voulait confiant en ses capacités. Il fit ensuite un signe à ses capitaines et tous trois galopèrent le long des rangs avant de s'arrêter au devant de l'armée. Si l'apparence d'Handir était lourdement ternie par ce qui lui était arrivé, son coeur avait été purifié de tous soupçons et plus fière que jamais il s'adressa à ses hommes.

- Que serait la vie des rois sans leurs hommes ? Que serait la vie de nos familles sans la bravoure qui habite chacun d'entre vous. Je porte l'épée des rois de Bréthil mais vous êtes ceux qui lui ont donnés son prestige. En chacun de vous sommeil l'espoir de notre peuple et plus que jamais, nous devons prendre les armes pour détruire toutes les formes de malheur qui pourraient de loin comme de prêt atteindre le coeur des notres.


L'armée s'avança alors derrière le trot des trois montures et s'arrêta assez loin des remparts de l'Angmar afin qu'aucune armes de siège ne puissent les atteindre. Handir ferma dès lors ses yeux émeraudes et entama un chant qui résonna dans le coeur de chacun de ses hommes et vint frapper les portes de l'Angmar comme l'annonce de sa fin.

- Tel un mur d'or et d'argent dans cette étendue de flammes et de malheurs
Les Edains s'avancent à la fierté des trois maisons qui on fait sa valeur
Nul ne peut tenter de se dresser contre eux, car le courage est leur force
Et si les elfes ont hérité de la lumière des arbres sacrées eux en sont l'écorce.

Tel un mur d'or et d'argent dans cette étendue de souffrances et de tourments
Les Edains se dressent devant les portes du mal comme les étoiles au firmament
En eux résonnent les prières et les chants de ceux qui s'en sont allé
Et fières ils seront de pourfendre ceux dont l'âme est emplis de vacuité.


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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyVen 1 Déc 2006 - 13:44
Turendil se tenait à proximité d'Handir lorsque celui-ci fut atteint par le sombre maléfice tombé des murs de Carn-Dûm sur le souverain des Haladins. Il se précipita pour porter secours au roi mais, si grande que fut sa célérité, il avait été devancé par le capitaine d'Handir.

Celui-ci sauta de son cheval et s'agenouilla près du corps inerte du roi de Brethil. Derrière Turendil, une sourde plainte d'angoisse montait des rangs de l'armée. Il sembla au jeune guerrier qu'une ombre descendait sur le soleil, et qu'un vent froid balayait la plaine, soulevant des volutes de poussières et de scories. L'éclat de son épée elfique semblait s'être terni, et il lutta contre un sentiment de découragement qui menaçait de le submerger.... Bien que les deux souverains aient été la cible principale du sortilège, les hommes de moindre statut n'étaient pas épargnés par ce poison de l'âme qui s'insinuait dans leur esprit.

Il sembla à Turendil que les accents d'une harpe se faisaient entendre et, avec horreur, il se vit agenouillé devant Idrel, sa mère adoptive, un poignard ensanglanté s'échappant de ses mains devenues sans forces... Une fleur écarlate s'épanouissait sur la poitrine d'Idrel, tandis que ses lèvres prenaient un aspect violacé. Dagdhagethil se tenait debout près de lui, une harpe d'argent entre les mains, et avec un sourire moqueur, déclara:

"Turendil le Mal-Né, tu es de la même engeance que ton père: tu apportes le malheur à ceux qui t'aiment, et la vilennie est pour toi comme un manteau!"

Puis, aussi soudainement que cela avait commencé, ce cauchemar disparut, laissant un grand trouble dans l'esprit de Turendil. Retrouvant peu à peu ses esprits, il s'aperçut que le roi Handir chevauchait vers lui, et lui adressa la parole en ces termes:

Ton ardeur déborde de ton regard et se déverse sur les hommes comme une bénédiction, chevauche à mes côtés en prenant la garde de la cavalerie sur mon flanc gauche.

Il lui désigna alors le groupe de 4.600 cavaliers positionnés en retrait de l'armée régulière.

- Tu les conduiras à la charge quand je t'en donnerais l'ordre et décimera tout ce qui pourra se trouver devant toi. Il est vrai que je ne te connais point mais ma confiance, j'ai toujours su placer sur les épaules des justes. Fait honneur à notre maison autant que j'ai d'honneur envers toi pour la volonté que tu as transmise aux hommes
.


Turendil inclina la tête, étourdi par l'immense honneur qui lui était fait. Comment pouvait-il accomplir une telle tâche, lui qui n'avait jamais participé à une véritable bataille? Cependant le roi semblait lire dans son coeur, et il lui posa la main sur l'épaule dans une étreinte fraternelle. Ce geste de confiance d'un homme à un autre homme raviva son ardeur. Il plaça son poing sur le coeur, et répondit au roi:

"Il en sera fait selon votre volonté, ô puissant souverain des Haladins! Je succomberais plutôt que de ternir l'immense honneur qui m'échoit. Puise ma lame ne point vous faillir!"

Il suivit au trop celui qu'il considérait désormais comme on roi, essayant de se montrer digne du roi-guerrier avec qui il chevauchait. Il écouta avec recueillement le chant du roi, et les larmes coulèrent sur ses joues. Il ne chercha point à les dissimuler car en cet instant, pour la première fois depuis de nombreuses années, il se sentait à sa place. L'ombre que Dagdhagethil, sa némésis, avait jeté sur son coeur, était balayée par la lumière du roi Handir.

Lorsque le chant prit fin, Turendil se tint aux coté gauche du roi, comme il le lui avait été ordonné, et attendit les ordres.
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Sauron le sombreNombre de messages : 314
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyLun 4 Déc 2006 - 9:36
HRP:J'attendais une réponse d'Hador mais comme elle n vient pas,je vais faire avancer un peu le RP.

La citadelle semba perdre peu peu de sa prestance alors que les Edains marchaient sur elle.
S'arrétant à bonne distance,les hommes se virent encourager une fois encore par leurs souverains et n'attendaient plus qu'un mot pour aller au combat mourrir pour leurs idéaux.
Cependant,la citadelle face à eux semblait s'animer.Prenant sans doute conscience que la menace était sérieuse ou ayant reçu des instructions,le seigneur de la ville organisait sa défense.
Orcs et soldats mettaient aux points les terribles machines de guerre sur les créneaux ou encore montaient flèches et armes aux points stratégiques de la forteresse pour ne pas tomber à court de munitions.
Les habitants aussi ne restaient aps inactifs.Même à cette distance les Edains pouvait les voir s'agiter,amenant vivre et matière première au donjon,abaffaiblissant des maisons pour pouvoir bloquer l'accès de certaines ruelles le moment venu ou bien encore monter pots de fleur et caillasse sur les remparts pour pouvoir le lancer sur l'ennemi.
La citadelle ne contenait que 3 000 soldats et pas plus de 10 000 civils mais pourtant,au vu de l'activité qui s'y déployait,on aurait dit que c'étaient des milliers d'êtres et non d'hommes qui s'affairaient sur les remparts.
Enfin,les deux armées se tenaient face à face.L'une belle,grandiose et magnifique dans sa puissance face à l'horreur qui était nommé citadelle et était le premier obstacle à la conquête de l'Angmar.

HRP:Pas besoin d'aller sur le forum de bataille.Je vous propose de le régler au RP car nous savons déjà qui va ganer cette bataille.Very Happy


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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyLun 4 Déc 2006 - 14:28
HRP : Ok désolé pour la petite absence mais dégroupage de Neuf a été fait

Hador savait qu'il prendrait vite la ville de Carn-Dum. La seule question était de savoir combien d'hommes y laisseraient leurs vies.
Hador avait sous la main les hommes d'Aragorn. Si les Edains devaient occuper la ville, ils devraient le faire sans l'aide d'Aragorn afin d'assurer le control total sur la région. Dans ce cas il faudrait bien 10.000 hommes pour garder ses hautes murailles. Il fallait donc que peu d'Edain décèdent durant la bataille au sein des rues.

Hador lança a Handir.

Faites attaquer les Numénoréens. Laissez nos hommes en arrières. Lorsque la cité se sera rendues nous entrerons a notre tour.


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HandirNombre de messages : 189
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMar 5 Déc 2006 - 0:25
Handir observa attentivement les défenses de la citadelle se mettre en place sous l'impulsion de milliers d'orc prêt à faire tomber l'armée des Edains et des Numénoréens. Venant prendre conseil auprès de son aïeux qui comme il l'avait espérer, avait retrouvé ses esprits et se tenait à nouveau fièrement sur sa monture, le roi de Bréthil écouta avec attention son plan et y acquiesça presque aussi instinctivement qu'il était venu à l'idée d'Hador Lorindòl. C'est donc en hochant de la tête pour lui faire voeu de son allégeance, qu'Handir prit ensuite le chemin de l'arrière-garde pour y préparer les 20.000 Numénoréens à l'assaut de la citadelle. Descendant de sa monture, et marchant au milieu des rangs essentiellement composé de d'épéistes, le souverain des Haladins conditionna chaque homme à la bataille sans-merci qui allait se livrer aux portes de Carn-Dûm.

- Mes cousins de la lignée de Numénor, mes frères de sang, puissiez-vous faire briller votre noble étandard sur le toit de Carn-Dûm ce soir. Combattez pour l'honneur de vos frères restés au pays et qui font front face au bras droit de Melkor. Ne leur permettez pas de contez plus d'ennemi contre eux en détruisant toute forme d'horreur ici-même. L'heure approche où les hommes s'allieront une dernière fois et détruiront toute espoir de conquête pour le Noir Ennemi du monde alors honnorez votre patrie comme vous aimez vos femmes et vos enfants. Faites preuve de courage car nombreux seront les chants à venir qui conteront votre victoire !

En réponse, les 20.000 Numénoréens soulèverent leurs boucliers et entamèrent leur chant de guerre à la gloire de leur roi Aragorn et des Hommes de la terre du milieu. Le sourire aux lèvres, Handir prit Alwine dans sa main gauche et s'avança au devant de l'armée de l'empereur de l'Ouistrenesse. Mais arrivé à hauteur de l'armée de Bréthil, ses deux capitaines se joignirent à lui accompagné des 2.000 rangers comme s'ils auraient été prit d'une honte sans nom de ne pas participer à la bataille à côté de leur roi.

- Mon roi, nous ne pouvons vous regarder partir au combat sans que nous ne puissions prendre part au combat. Nous mourrions de honte de ne pas vous avoir protéger jusqu'à la mort et ainsi en est-il de la volonté de votre garde de rangers.


Répondant d'un sourire amusé à ses deux compagnons d'armes, Handit fit "fusionner" les 2.000 Haladins armés d'arc au rang de la lignée de Numénor afin que les larges boucliers de ces-derniers puissent les protéger des projectiles tout en leur permettant d'user de leur dons de dextérité et de précision. Ainsi, les 22.000 hommes marchèrent autour de quatre bélier de bois habillement dissimulés par le fait que toute l'armée de Numénor avait disposé leur bouclier au-dessus d'eux pour former une véritable carapace que trop peu de flèches sauraient atteindre.Quand le bombardement en provenance de la citadelle débuta, les deux capitaines d'Handir se serrèrent sur ses flancs et le protégèrent de leurs boucliers pendant que celui-ci donnait courage et volonté à ses hommes en prononçant ces quelques mots:

- N'ayez crainte mes frères ! Avançons sans peur vers les portes du mal pour l'y déloger et le vaincre par nos épées ! La victoire est proche mes frères ! Avançons vers elle !

Alors les rangs se serrèrent encore un peu plus malgré les pertes engendrés et c'est non sans encombre que l'armée arriva aux portes de Carn-Dûm. Dès lors, les quatre béliers furent poussés vers l'avant des rangs et ainsi débuta le siège des portes de l'ancienne citadelle du Roi-Sorcier. Pour donner un plus grand champ d'action aux porteurs de bélier, les 2.000 Haladins reculèrent vers l'arrière des rangs et bandèrent leurs arcs avant de propulser un nombre incalculable de volées vers les murailles, une fois les boucliers retirés de leur champ de vision. Entre chaque volée de flèches, les Numénoréens replaçaient leurs boucliers afin d'éviter le plus grand nombre de pertes et les ôtaient dès que les Haladins étaient prêt à tirer. Bien évidemment, Handir n'était pas aussi arriéré que les miliers d'orc qui se tenaient devant et au-dessus de lui, aussi changea-t-il à plusieurs reprises la cadence de volée afin que les orcs ne se tiennent jamais prêt à tirer lorsque les Haladins étaient à découvert.

Les portes s'apprêtaient à céder sous la masse argenté formé par les lignées de Numénor et de Bréthil réunies.

HJ: je te laisse décidez du nombre de pertes en fonction du rp Sauron Wink :HJ


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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMar 5 Déc 2006 - 0:42
Turendil assista à l'avancée de l'armée numenoréenne, emmenée par le roi-combattant Handir. La plaine de cendres et de rocailles semblait trembler sous le martèlement des bottes des soldats.

Le jeune guerrier exhala un long soupir; il brulait de l'envie de se précipiter au combat en braillant des chants guerriers... Mais les paroles d'Handir étaient encore très présentes à son esprit et, bien que ce fut là sa première bataille, il savait que la victoire ou la défaite dépendaient en partie de la discipline des guerriers.

Il se dressa sur ses étriers, guettant les premiers affrontements. Derrière lui, les cavaliers sous sa charge semblaient partager ses pensées. Lorsque les rangers Haladins vinrent se ranger au coté des fantassins numenoréens, un cavalier vient se placer aux cotés de Turendil. C'était un homme trapu, au regard farouche et à la barbe brousailleuse. D'une voix rauque, il demanda:

"Qu'attendons nous pour charger ? Allons nous rester là alors que le Roi affronte le danger avec une armée qui n'est pas la sienne ?"

Turendil le regarda dans les yeux et répondit:

"Le Roi attend le moment propice pour nous ordonner de charger; lorsque un guerrier agit, il faut que les yeux, le bouclier et la main qui tient l'épée restent chacun à leur place. Prend patience, mon ami, car nous auront notre part de combat, et le Roi sait qu'il peut compter sur la vaillance de ses fidèles compagnons, et il sait ce qu'il fait. Il n'en est pas à sa première bataille!"

Son cheval piaffa d'impatience. L'air était lourd. Au fond de lui, Turendil se demandait que l maléfice allait encore jaillir de la citadelle maudite.
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMar 5 Déc 2006 - 21:57
L'émissaire d'Harad qui avait l'habitude de suivre Hador pour lui donner des missives venant d'Harad, vit son faucon et le siffla.
Le rapace descendit en piqué, se posa sur l'épaule de son maître qui tendit le message au Lord Hador des Edains.

Citation :
Hador, mon ami

Je m'apprête à rapidement partir vers le sud pour nettoyer Dor Bozisha de ces traîtres de Touaregs.

Seulement, une étrange rumeur à été propagé sur mes terres. Un assassin qui s'appellerait probablement " Revan " à abattus le Lord Hobbit Nrylos, et la rumeur court que je serais le commanditer. Je suis outré, d'autant plus qu'on me porte parole, que ce serait un émissaire du Cygne d'Argent de Dol Amroth qui porterait cette nouvelle.
J'ai refusé l'établissement d'un dock en Umbar à Sefir, le Prince de ce royaume, anciennement à mes services. Je lui ai accordé qu'il installe son bâtiment en Harondor, non loin de celui de Gondor.

Vu cette acte de traître et de fourbe, je m'attends à tout de la part de Lamemort, Sefir Lamemort... J'en ai donc prévenus Aragorn, sans réponses aucunes, je me tourne vers le second maître de l'Ouest. Car au Sud, nul puissance, outre militaire ne pourra régler ce compromis.
Et j'admets que la diplomatie sera un meilleur moyen.

Nous t'attendons en Harad, tu es le bienvenue...

Tulkor


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J'ai été Prince de Khand, Roi de Harad & d'Umbar, Intendant d'Harondor et Roi des Singes.
Aujourd'hui, je ne suis plus rien.
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMer 6 Déc 2006 - 22:09
HRP:pertes angmar:150 pertes edains:3 000

Le pourquoi de cet écart.il n'y a pas d'un côt les chiffres de la police et de l'autre ceux des syndicats mais ceux du simulateur que j'ai fait.
Tes hommes sont à découverts et se mettent à tirer qu'au dernier moment.De plus,aucun n'a d'échelles,ce qui occuperaient une partie des défenseurs.
Eux,à l'inverse,ce sont mis à tirer dès que ton armée a été à portée de tir,possèdent des machines de guerre et sont lourdement retranchés drerrière des créneaux.
Mais je dirais que dans un sens c'est normal car c'est ton premier siège,aussi,apprends bien de chacun des posts pour ne pas refaire les même erreurs ou trouver des ripostes appropriés aux techniques de l'ennemi.De plus,l'Angmar a pour armée des humains et non des orcs.Seuls la venue du roi Sorcier ou de Sauron donnent un supplément d'orc au pays qui dit se fier essentiellement à ses propres ressources.


La fièrre armée Edaines et de Numenor se tenait devant la citadelle.Sur l'ordre d'Handir,elle se mit en marche,ordonné et pleine d'entrain.
Les mètres séparant la citadelle d'eux se réduisit quand soudain,des sifflements dans l'air fit lever la tête à certains et c'est ainsi que débuta le chaos de la bataille.
En effet,les terribles catapultes sur les tours s'étaient mise à tirer en cadence,dirigés par les mains expertes de leurs ingénieurs.
Nombreux furent les roches à dériver loin du champ de bataille mais celles qui firent mouche disloquèrent les rangs.Les hommes rentrèrent la tête et continuèrent d'avancer au pas de course.Si ils arrivaient aux remparts,ils pourraient être sauvés.Et puis Handir était là,au milieu d'eux,ils devaient avancer,pour l'honneur.

Mais bientôt,aux pierres vinrent s'ajouter les flèches.Décocher sans interruptions du haut des remparts,elles se heurtèrent au mur de bouliers.
Mais leur arction,conjointe avec celle des catapultes,tuait les hommes,projetant du sang et de cervelle sur les voisins qui tout en hurlant leur peur et leur rage,continuaient d'avancer.

Enfin,les remparts se dressèrent devant eux et les rangs s'ouvrirent pour faire place aux béliers.
Les hommes esperèrent un répit,mais il n'en fut rien.
Le tir de couverture des archers fut efficace mais les ennemis présents dans les tours pouvaient continuer tirer dissimulés par les meurtrières et les archers sur les remparts,délaissant leurs arcs,saisirent pierre et chaudrons pour déverser un déluge de projectiles sur l'armée en dessous grâce aux machicoulis.
Les hommes hurlaient mais restaient à leur place. A côté d'Handir,deux hommes s'effondrèrent à ses côtés et le roi put contempler encore une fois toute l'ineptie de la guerre.
Ces hommes auraient put être heureux avec leurs femmes.Ils auraient pu donner de beaux enfants et rire le soir avec leurs amis.Mais non,une fatalité cruelle venait de les priver de ce bonheur en leur arrachant la vie.
Mais le roi ne put s'apesantir davantage sur le sujet car de sombres craquements indiquèrent la faiblesse de la porte.
Mais cela cachait en réalité un ingénieux système.Une pourtre de bois étaient attachés à la manière d'un bélier derrière la porte,et,à chaque coup donné sur la porte,la poutre exercé un contrepoins sur la porte qui conservaient ainsi ses gonds et donnaient un tempa précieux aux défenseurs.

Mais soudain,la voix gutturale des homems d'Angmar résonna sur les remparts et une substance noire et visqueuse se déversa sur les hommes près des béliers.
Un vétaran hurla alors:

"De l'huile,reculer,reculer!!!"

Mais trop tard,quelques archers courageux,ou inconscients d'Angmar,se penchèrent aux créneaux.Les rangers en abatirent un certain nombre mais ils ne purent empecher une flèche enflammée de s'envoler.
Cette flèche fonça droit à terre dans une flque d'huile.Et aussitôt,ce fut l'enfer.Les hommes proches de la flaque commencèrent à s'enflammer à cause de l'huile versée sur eux et cela se propagea à son tour sur les voisins.
Les hommes ainsi touchés se mirent à courir en tous sens,bousculant leurs camarades,hurlant leur souffrance et leur agonie,donnant un gtrand coup au moral de leurs amis.

Les défenseurs de la forteresse ne s'arrétèrent pas là et continuèrent leur harcèlement sur les hommes restés en bas des remparts.Les corps commencèrent à être si nombreux qu'il fallait à certains endroits les déplacer pour pouvoir avancer.
Le seul point positif de l'assaut fut le grand craquement à un grand coup du bélier.
La porte,faute de soins appropriés,étaient pourries et ils n'étaient qu'une question de minutes pour qu'elle cède.

A cette vue,les défenseurs prirent un visage plus dur encore.
Il fallait qu'il résiste au premier assault.Si ils arrivaient à repousser l'ennemi pour la journée,ils pourraient espérer l'arrivée de renforts des vilels voisines,et même de Sauron.Mais si ils ne résistaient pas...Il n'y avait pas besoin de mots pour qu'ils imaginent tous les vices qu'on pourrait leur faire,vivant dans une paranoia complète à cause de la propagande du pays.


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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMer 6 Déc 2006 - 22:59
HRP : Je laisse Handir diriger la bataille. Je rapelle aux MJ du mal que les défensseurs de Carn-Dum ne sont pas des soldats et que la ville devra vite se rendre.

Et puis Saroumane et Sauron vous ne dites pas la même chose. Ce serait mieux qu'il n'y ai qu'un seul MJ du mal, car sinon nous on y comprend plus rien LOL

Je laisse continuer le RP


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Dernière édition par le Jeu 7 Déc 2006 - 7:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ~ La marche des Edains ~   ~ La marche des Edains ~ EmptyMer 6 Déc 2006 - 23:02
HJ: je rejoind Hador dans l'idée.. ce siège à assez duré :HJ

Alors qu'Handir apercevait ses hommes tombés et seulement très peu atteindre leur cible, ses deux capitaines tombèrent sous le poids des flèches alors qu'une de ces-dernières vint se blottir dans son épaule droite. Blessé en apparence, le roi de Bréthil resta un long temps à regarder dans le vide où les cadavres des siens s'accumulaient à vu d'oeil. Et ce qui aurait put provoquer tant de remords au plus profond de lui-même engendra une hargne sans nom. Brisant la flèche qui était enfoncée dans son épaule calcinée par le mal, Handir prit un regard aussi noir que l'obscurité même de la nuit et son bras droit se vit de nouveau rénuré par son sang brulant. On raconta bien des temps plus tard, qu'à cet instant la fureur de Melkor s'était éveillée en lui et qu'il s'en était alors servit à son propre profit pour ainsi déloger les portes de l'Angmar dont il avait rapidement compris la faiblesse. Rangeant Alwine dans son fourreau, Handir prit la place de l'un de ses compagnons à l'arrière d'un des quatre bélier et donna l'ordre à ce que deux des béliers soient montés sur les épaules des porteurs pendant que les deux autres resteraient à hauteur du sol. Ainsi, en concentrant les coups au-dessus mais également en-dessous de la poutre centrale, et ce bien au centre des portes, ces-dernières lacheraient rapidement au vu de leur état plus que pitoyables.

Pendant ce temps, les fières Haladins avaient eu le temps de remarquer la disposition des archers et c'est donc sans aucune difficulté qu'il préparèrent des nouvelles volées de flèches dont la pointe fuit enduit dans l'huile et les flammes que l'ennemi leur avait envoyé comme providence. Tirant une dizaine de volées enflammées de cette manière tout en se dissimulant sous les boucliers entre chaque volée, ils réussirent à mieux atteindre les gardes qui se tenaient au plus haut des murs. Et si nombreuses étaient les flèches qui pourfendaient les orcs, innombrables étaient celles qui passaient outre la muraille et venaient se loger sur les toits des chaumières, débutant l'incendie du premier quartier de la citadelle.

- Resserez les rangs mes frères ! Embrasez votre hargne pour abattre ceux qui tuent et brulent les notres ! Les portes vont céder mes frères ! Les portes vont céder !

Tel furent les paroles d'Handir le Noir, dont le bras droit avait reprit vie et dont la force donnait une ampleur colossale à chaque coups de bélier. En voyant ce bras bouger, chaque homme vit en ce signe, le renouveau de l'espoir. Celui-même qui leur dictait qu'aussi mauvaise pouvait être la situation, la victoire se tiendrait quelques pas plus loin. Les craquements secouèrent alors les oreilles de chaque homme présent, signe que les portes d'Angmar allaient lacher.. les gardes de chaque épées portées par les hommes furent alors serrer par des mains prêtent à détruite la race maudite des orcs et tous ceux qui se feraient leurs alliés.


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