Forum RP : Le Seigneur des Anneaux
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 Les portes de la ville

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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Sam 6 Déc 2008 - 23:51

Alatáriël sentait qu'Elessar était épuisé.Et si l'idée de se rendre dans une auberge d'humains ne la réjouissait pas du tout, elle savait que si elle continuait la chevauchée, sa quête serait fatale pour son cheval comme pour elle.
Elle arriva devant les gardes,légèrement chancelante et un peu perdue,elle ignorait où elle était,depuis combien de temps elle chevauchait et si un jour elle trouverait qui elle cherchait.Alors,en regardant les gardes,elle fit de son possible pour cacher sa haine ,elle ne prit pas la peine de faire faire retomber la capuche qui lui masquait entièrement le visage, et articula:


"Veuillez m'escusez, je me nomme Alatáriël Mithrandír et je recherche une auberge pour séjourner...."


Plus elle réstait debout,plus elle avait l'impression que le sol s'écroulait sous elle...Elle s'agrippa à la crinière de son cheval et jeta un regard triste au vide derière elle.

*Je ne retrouverai jamais ces assassins!!*

Elle regarda les gardes à nouveau et se dit que si elle restait debout encore un peu se serait les dernières personnes qu'elle verrait...
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Gandalf le Blanc
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Mar 9 Déc 2008 - 19:18

MJ

L'arrivée de l'elfe rendirent les gardes sceptiques, et même soucieux. Bien que du fait qu'elle soit elfe, ils n'en savaient rien, elle semblait étrangement sale et fatiguée pour une voyageuse normale... Une fugitive ? Une errante, mendiante peut-être ? C'était bien trop facile de se présenter et de demander l'adresse d'une bonne auberge, pour ne pas y aller dès que les portes soient ouvertes. Elle aurait libre champ pour vagabonder, pour voler, qui sait... pour agresser. Après tout, elle n'avait même pas pris le soin de dévoiler son visage toujours encapuchonné. Elle cherchait à se cacher, visiblement. Et elle semblait plutôt... mal en point. Quant à son cheval, il ne paraissait pas bien sain non plus. Au pays des seigneurs de chevaux, voilà qui était plutôt mal vu. Tant de raisons qui poussèrent les soldats à se méfier, et plus encore :

" Y'a pas d'auberge ici. Y'a rien ici. T'as dû te tromper. Déguerpis. "

Même si leurs épées restaient bien au chaud dans leur fourreau, et qu'ils ne pensaient même pas à se préparer à la dégainer au cas où (tout le monde n'était pas si agressif tout de même...), leurs mots étaient fermes et sans équivoque. Aussi, concentrés sur les éventuels gestes d'attaque de l'étranger, ils n'eurent pas la vision d'un homme marchant avec difficulté qui s'approchait de la porte, un âne chargé lourdement de plusieurs paquets dont les formes et les couleurs étaient pour le moins énigmatiques.

" Et bien, et bien... Je t'avais pourtant dit que tu ne réussirais pas. Ces gardes-là sont bien trop prudents ! Mais bonjour, messieurs. Je suis avec cette femme, qui n'est autre que mon aide, ce que je ne vous cache apprécier... Pouvons-nous rentrer, maintenant ? Elle a eu la preuve qu'elle attendait en se présentant seule à vous : vous ne laissez pas n'importe qui entrer. "

Une nouvelle fois sceptiques, les gardes affichaient pourtant une expression différente qu'il y a quelques minutes sur leur visage. De toute évidence, cet homme-là ne leur était pas inconnu, et bénéficiait sans nul doute de l'autorisation d'entrée dans la cité. Aussi l'un des deux soldats se contenta de murmurer un " N'essayes pas encore de nous roubler, vieillard... Nous le saurons bien assez tôt. " tandis que l'autre s'écarta et ordonna qu'on ouvre les portes. Le vieillard, lui, n'eut qu'un léger ricanement et entra paisiblement dans la cité, toujours en boitant et accompagné de son âne, délaissant complètement sa prétendue "aide" devant les portes désormais ouvertes.
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Sam 13 Déc 2008 - 11:54

La jeune elfe resta surprise de cette apparition, mais elle fut assez contente que veillard l'ai secouru.Elle lança un sourire ironique aux gardes dessous sa capuche et elle tira Elessar vers la cité.

*Maudits gardes!!!*


Elle chercha du regard le vieux qui l'avait aidée.Elle lui couru après.

_Merci,merci beaucoup je.....

Elle s'arreta brusquement.

_Mais...Je suis à Edoras!!

Elle chercha le vieux du regard mais il était déjà parti...Alors elle laissa tomber sa capuche et se retourna vers les gardes.Elle éclata de rire puis continua à avancer dans la cité.
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Dim 21 Déc 2008 - 19:05

[hrp]Désolé pour le double post...[/hrp]

La jeune elfe était au porte, ou du moins, juste avant.Elle était encore dans la cité mais elle pouvait voir tout ceux qui se rendaient aux portes.Elessar avait posé sa tête sur l'épaule d'Alatáriël.Il avait retrouvé sa belle couleur blanche et semblait être parfaitement en forme.Sa maitresse tant qu'à elle,soupirait.L'aube devrait se levait dans un peu moins d'une heure, et même si elle savait pertinemment qu'elle était trop en avance, elle s'impatientait.Les gardes tant qu'à eux la regardait avec la même méfiance qu'il n'en avait eu quelques heures auparavent.Alatáriël avait été surprise de les voir mais elle avait fait mine de ne pas les remarquer.
Le temps semblait avoir été figé.La jeune elfe tripotait nerveusement le pendentif de sa mère sans savoir ce qui la mettait dans cet état.Elle repensa aux événements de la nuit.Tout était allé très vite...Elle tremblait encore en se souvenant des cris de la femmes,et le malaise revint quand à ce que lui avait dit le médecin...
Elle attrapa la crinière d'Elessar.Elle avait l'impression que quelque chose d'important allait se passer.Elle ignorait quoi, elle ignorait si c'était bien ou mal mais ça allait se passer.
Elle resta un moment comme ça.Le ciel s'éclairait un peu, bientot, se serait l'aube....


_Bientôt Elessar, murmura-t'elle en elfe,bientôt...
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Gandalf le Blanc
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Dim 21 Déc 2008 - 19:49

[hrp: y'a pas de problème, tu as bien fait ^^]

MJ

L'aube se leva enfin, et le soleil commença à se montrer, dispensant le ciel des premiers rayons de lumière de cette nouvelle journée. Malgré tout, malgré les morts et les Morts, le soleil chaque jour se levait à nouveau... Et le ciel retrouvait sa splendeur. La vie à Edoras débutait lentement, les matinaux étaient avant tout les soldats chargés de la protection de la cité, et les commerçants qui préparaient leurs échoppes pour les ventes à venir.

Quelques uns aimaient simplement à regarder le soleil pointer le bout de son nez, mais c'était un plaisir qui se perdait, hélas, car la vie était devenue plus dure à supporter en l'absence de tant de proches, en des temps si difficiles... Sauf pour le médecin, qui accompagné du même âne que la veille et chargé pareillement que la veille, marchait vers les portes en arborant un visage réjoui et reposé.

Passant près d'Alatàriel, il sourit plus grandement encore.

" Bonjour ! "

Et il continua son chemin... Jusqu'aux portes, que les gardes ouvrirent non sans se hâter, content que le vieil homme s'en aille. De toute évidence, le médecin s'était embrouillé avec eux... Quand et comment, ça c'était leur histoire. Il n'en perdait pas son sourire pour autant, d'ailleurs il semblait que son enthousiasme ne le quitterait pas de la journée... Avant de sortir enfin de la cité, il ne se retourna qu'une fois pour déclarer à l'intention d'Alatàriel :

" Alors, vous venez ? Vous aviez des questions, non ? J'ai des réponses. "

L'un des gardes afficha non plus de la satisfaction, mais une soudaine irritation, et regarda le vieillard avec rancoeur, murmurant pour lui-même :

" J'en étais sûr... « vous venez » hein ? Vieux sénile... Tu ne la connaissais pas en réalité... Je finirai par t'avoir, oh que oui... "
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Dim 21 Déc 2008 - 20:49

Alatáriël voyait bien que sa couverture "d'aide" venait de disparaitre.Mais elle sourit quand même.Passant devant les gardes elle fit tomber sa capuche d'un geste vif, dévoilant son visage d'elfe.Elle sourit encore plus à leur expression,de toute évidence ils ne s'en doutaient pas.

_Où allons nous?Et qui êtes vous?

C'étaient deux des nombreuses questions qu'elle voulait lui poser mais c'était aussi à son gout les deux plus importante.
Elle attendit qu'il lui réponde calmement,toute sa nervosité avait disparu mais elle tenait encore le pendentif dans l'une de ses mains.La jeune elfe ne put s'empecher de soupirer une fois qu'elle eut bien les deux pieds hors de la cité


*Plus d'humains!!*

Son regard s'assombrit à cette pensée;elle jeta un regard au vieu.S'il était un humain il n'était pas un humain normal à ses yeux.Elle sourit de nouveau, lacha son pendentif et regarda l'homme attendant juste sa réponse.
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Gandalf le Blanc
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Lun 22 Déc 2008 - 12:26

MJ

" Où allons-nous ? Je suis enchanté de voir que vous vous intégrez de bon coeur à mon voyage. "

Le vieillard rit encore, décidément il était d'une humeur plus que joviale.

" Bien, bien... Qui suis-je ? Commençons par cela. Mon nom est Tadoc Caryran. Ce n'est pas très courant, n'est-ce pas ? J'aime à penser qu'il y a quelques consonances elfiques dans mon nom... Oh bien sûr, je ne suis qu'humain. Il est bien rare de croiser un demi-elfe, n'est-ce pas ? D'ailleurs, je n'en ai jamais vu de ma vie... Et je suis vieux. J'ai vu de nombreuses choses, certaines merveilleuses, d'autres... Disons qu'il m'a été donné de voir les deux facettes de la vie. "

Son sourire se perdit, un instant, et il se contenta de marcher. L'âne suivait le rythme de son maître, et Alatàriel, bien qu'elle fut plus jeune et vigoureuse, était bien obligée de s'adapter au rythme plus lent du médecin... Le vieillard secoua la tête, chassant d'obscures pensées de son esprit.

" Je doute toutefois que c'est ce que vous vouliez savoir en me demandant qui je suis. Vous voulez comprendre ce qui m'a poussé à vous aider hier, comment fut-ce possible que nos routes se croisent dans de telles conditions cette nuit, et pourquoi... pourquoi j'ai eu besoin de vous. "

Tadoc s'éclaircit la gorge et but un peu d'eau d'une gourde contenue dans un sac porté par l'âne.

" Ah oui, vous voulez aussi savoir où nous allons... Je n'aime guère les humains, vous savez. Aussi ma route va souvent dans le sens contraire de la leur. Là où je vais, et où j'espère que vous m'accompagneriez pour que je puisse répondre à toutes vos questions, ce sont les Collines du Fer. A l'Est des Montagnes Grises, le territoire... des Nains. "

Le vieillard guetta avec la plus grande attention la réaction d'Alatàriel. Bien qu'il ne connaisse toujours pas son nom, il savait ce qui était évident... C'était une Elfe. Et qu'une Elfe n'éprouve aucun ressentiment à l'égard des Nains, cela n'était pas évident...
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Lun 22 Déc 2008 - 13:30

Les Nains... Alatáriël fronça les sourcils en entendant le vieu.Mais elle finit par lui sourire de nouveau, un sourire figé et froid, mais un sourire.Enfin, si c'était là où il allait, elle irait aussi.Et de toute façon, elle préférait mille fois se rendre chez les Nains que demeurer chez les Hommes.

_Soit.....Je vous accompagnerai...

Elle fut elle même étonnée par le son de sa voix, bien qu'elle n'eut jamais rencontré de nains, il lui semblait qu'elle n'en avait aucune envie.Sa nervosité avait réaparu et elle recommença tripoter son pendentif.
Elle jeta un coup d'oeil à la cité
derrière elle.


*Allons, tu viens de séjourner chez des Humains.Tu peux mettre tes conviction et ton orgueil de côté et te rendre chez les nains!!*

Cette pensée la fit frémir un instant, mais Alatáriël avait des questions et elle aurait des réponses.Tadoc continuait de guetter une réaction.La jeune elfe regarda un instant le soleil matinal.Elle sourit, mais c'était un vrai sourire, un sourire sans importance ni raison.

_Vous aviez vu juste quand à certaine de mes questions.Pourquoi m'avez-vous aidé à rentré hier?

Elle posa cette question parce qu'elle voulait commencer par le début, mais surtout, parce qu'elle voulait changer de sujet.Elle regarda Tadoc, se conformant dans ses idées.Un Humain qui n'aimait pas les Humains n'était pas normal.Enfin, au moins il avait des réponses.

{hrp Gandalf : suite dans tes voyages...}
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Evan

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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Mar 18 Aoû 2009 - 23:44

Nous sommes arrivez à Edoras en fin de journée au bout de quelques jours. Le voyage s'était bien passé, et il semblait que nous n'avions pas été suivi.

-J'espère que tu a vu juste Tinwen, dis-je, car dans le cas contraire nous nous exposons à un grand danger.

Elle me regarda en souriant l'air confiante et me dit:

-Tout ira bien tu verra.

Soudain un garde apparu, il nous fit rapidement entrer dans la citée et referma rapidement la porte.

-Bienvenu à Edoras, dit-il, dépêchez vous d'aller vous abriter, la nuit n'est plus très sure en ce moment.
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Sefir
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Sam 22 Aoû 2009 - 17:04

Les gardes des portes virent bientôt passer un étrange cortège. Dix hommes de l'Eored qui montait la garde dans la ville passèrent, menés par un de leur plus renommés capitaines. Au centre de ce cortège, trois prisonniers constituaient l'objet de l'escorte attentive de ses hommes.
Un loup, une femme et un homme assommé. Reprenons les faits, mais résumons un peu. Tinwen avait voulu se porter au secours d'un être inanimé trouvé tout ensanglanté dans les buissons d'un bois tamisé. Son coeur la poussant à l'aider, elle entreprit de le soigner. Las, elle aidait ainsi celui que traquaient ces fiers guerriers qui les firent prisonniers.
Leurs geôliers, agacés, eurent tôt fait d'estourbir d'un grand coup sur le caboche, le Meneur de Loup fantoche, lequel se trouvait dès lors peu en mesure de tenter quoi que ce soit, et encore moins de proférer son émoi devant de tels traitements. Lesquels n'étaient pas encore terminés puisqu'à en juger par les quelques ordres que lança Kylian dans la langue de Rohan, il aurait bientôt droit à un grand seau d'eau glacée pour le réveiller.
Voilà quel fut donc le spectacle auquel Evan pu assister. La belle Tinwen, escortée par dix hommes en armes transportant leurs morts, accompagnée d'un homme à la face ensanglantée, et d'un loup attaché. Le convoi prit rapidement la direction du palais, dans lequel les prisonniers ne tarderaient sans doute pas à être jugés...


[HJ: Si certains veulent poster ici, ils ont jusque demain midi pour le faire, avant que je ne démarre le RP dans le Palais.]



...
......
...
...
Au royaume des Cyclopes aveugles, le Cyclope borgne passe inaperçu!
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Mer 9 Sep 2009 - 15:06


Les trois compagnons se mirent aussitôt en route, sans perdre un instant. Chaque seconde passée en ces lieux les mettaient en danger. Le camp sommeillait profondément. Le désordre régnant dans les rangs du Tyran et la nuit permirent aux trois naugrims de quitter le camp sans se faire repérer. Ils galopèrent ainsi toute la nuit sans faire aucune escale.
Edoras ne se trouvait pas si loin de là puisqu'ils arrivèrent un peu avant que l'aube ne se lève. Trouver la capitale du Rohan ne fut pas bien compliqué au beau milieu de ces vastes plaines. Les portes d'entrée n'étaient gardées que par une simple sentinelle.



- Halte là ! cria t-il à l'adresse des nains. Que viennent faire des Nains sur les terres du Rohan ?

Koo prit la parole et lui répondit calmement.

- Nous venons nous entretenir avec votre roi. L'objet de notre venue est on ne peut plus importante, il en va de la survie de notre peuple.



Ce n'est pas ce dernier argument qui convainquit le garde. L'humain ne devait avoir que faire des peuples Naugrims. Si tant est qu'il sache ce que c'est. Non, c'est davantage le fait que le petit groupe ne constituait pas véritablement une menace pour la cité rohirrim. Il les laissa donc entrer, sans trop rechigner.

Edoras, bien qu'appartenant à des humains, ne ressemblait aucunement à Minas Tirith, seule ville humaine que la jeune femme avait eu l'occasion de visiter au cours de sa vie. On était loin de l'architecture brute et pierreuse de cette dernière. Les maisons de bois, les structures simples, en somme cette allure de petit village incrusté dans le relief, plaisaient davantage aux yeux de la jeune naine. Car correspondant plus au caractère naugrim, au moins pour cette quasi symbiose avec la nature. Par conséquent, Koo s'y sentit bien plus à l'aise que lors de son passage à la bruyante Minas Tirith.
Elle se retourna vers ses deux compagnons restés en retrait.



- La priorité est de parler au roi et de le convaincre d'aider l'Erebor. Eberk, Borgir, partons de suite pour le palais.


Elle serra la petite boucle dans sa poche. Elle n'avait pas oubliée la mission que lui avait confié Ladol. Mais elle passait après l'objectif premier de ce pourquoi ils avaient endurés tant d'épreuves.


Spoiler:
 


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Culgor
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Mer 9 Sep 2009 - 21:51

[HRP : désolé de te quitter d'une manière peu orthodoxe Ismendil... Si quelqu'un veut rejoindre ce RP, ce sera avec plaisir, de même qie si vous proposez de me rejoindre dans votre RP]

Edoras ! Enfin, ils y étaient ! La cité des seigneurs des chevaux se tenait enfin en face des deux cavaliers. Les deux hommes piquèrent leurs montures, qui arrivèrent au galop devant les portes de la ville, unique passage à travers l'enchevêtrement d'épaisses poutres et de pierres taillées à la hâte qui formait l'enceinte extérieur de la ville. Cependant, quoique sommaire, ces défenses étaient solides et seuls des ennemis acharnés et bien armés pouvaient en venir à bout. Et même dans ce cas, il fallait qu'ils soient en grand nombre. Le soleil ne s'était pas encore levé. Culgor et Ismendil ralentirent leurs montures. Le rouquin craignait que les portes soient fermées, surtout en ces temps paraissant quelque peu troublés. Chose plus extraordinaire encore, seul un garde gardait l'entrée de la ville ! Il semblait occupé à questionner trois voyageurs ayant mis pied à terre aux côtés de leurs montures. Ces personnes étaient de fort petite taille, on aurait pu les prendre pour quelques uns de ces marmots traînant sans parents dans le vaste monde, volant, n'hésitant guère à tuer. Cependant, ils étaient trop trapus pour n'être que des enfants. Culgor vit pour la première fois de sa vie des nains. Enfin, les deux cavaliers arrivèrent à leur tour devant les lourdes portes. Alors qu'ils descendaient de leurs montures pour passer sous l'arche de bois, la voix sonore du garde se fit entendre :

"Halte ! Qui va là !" Il examina d'un regard farouche les deux compagnons de route.

"Un mioche qui devrait apprendre un métier auprès d'un maître et un aventurier équipé à la façon des hommes du Gondor ? Déserteur ? Espion indiscret ?" Culgor sentit la colère monter à l'esprit d'Ismendil. Aussi, afin d'éviter incident, répondit-il en hâte :

"Oh ! Je... excusez-nous de nous présenter ainsi armés ! Mon... Enfin... Nos noms sont Culgor, et Ismendil, qui a accepté de me prendre sous sa protection, et... Je... Nous... Nous ne voulons pas de mal aux rohirrims, nos intentions ne sont pas... C'est-à-dire que...


-Je ne comprend rien à ta réponse gamin !
répondit l'homme d'armes. Donc, ton nom c'est Culgor, et le grand à côté c'est Ismendil, c'est ça ?

-Euh, oui, nous...


-Bon alors, que v'nez-vous faire à Edoras ? J'espère qu'vous avez d'bonnes raisons, parce que la tête d'vot' copain, elle me r'vient pas !

-Je... Nous... voyageons ! Nous partons à la découverte du vaste monde... et... Il a semblé que votre ville serait une bonne destination... Enfin, je veux dire que...

-Vous voyagez, hm ? Et qu'est-c'qui m'dit qu'vous avez d'bonnes raisons de voyager ? Hm ?

-Je... C'est juste pour le plaisir de voyager ! Pour... découvrir de nouvelles choses... Enfin, pour moi... Après...


-Mmh... J'vois ! C'pas très clair tout ça, et plutôt suspect ! Hm ! C'que j'sais, c'est que vous allez me suivre au poste de garde ! Et sans opposer la moindre résistance ! Et donnez-moi d'abord vos armes, on n'est jamais trop prudent ! Allez !"

Culgor vit Ismendil porter la main sur la poignée de son épée. Son air était plus froid et dur qu'à l'habitude. Dans ses yeux se lisaient une colère muette. Le soldat pointa sa lance vers le mercenaire. L'affrontement semblait inévitable. L'aventurier tira son épée et se mit en garde. Horrifié, Culgor voulu s'enfuir. Il n'avait encore jamais vu de combat, et celui-ci semblait ne se terminer qu'avec la mort d'un des deux hommes. Il fit un pas en arrière. Un pavé dépassait de la route. Il trébucha. Le sol se rapprocha de lui rapidement avant qu'il n'ai pu s'apercevoir qu'il chutait. Sa tête heurta une pierre à l'arête aiguë. Il perdit connaissance immédiatement. Sous l'arche de l'entrée d'Edoras, étendu sur la route pale, un jeune rouquin était étalé. Une flaque de sang se formait autour de sa tête, tandis que deux hommes commençaient un combat à mort à ses côtés, sans lui prêter la moindre attention.



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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Sam 12 Sep 2009 - 23:25

La jeune femme venait de quitter la citée depuis une dizaine de minutes quand elle tomba pour la troisième fois de sa monture. Cette fois ci au lieu de se relever et de remonter en selle elle ressentit il désir pressant de faire demi tour. Sans même prendre le temps de réfléchir elle s'élança dans la nuit en direction d'Edoras la capitale des chevaux.

Elle se débarrassa de ses chaussure dont l'avaient munis les cavaliers pour le voyage. Elle serait plus a l aise ainsi, au fur et a mesure qu'elle courait elle sentait la peur faire un nœud dans sa poitrine. Ses muscles protestaient mais elle courait. Derrière elle des cris de surprise fusaient, les soldats avaient dus se rendre compte qu'elle n'était pas remontée en selle. Elle entendit également des sabots partir dans plusieurs direction mais elle n'était pas suivie. Le crépuscule la rendait quasiment invisible ce qui n'était pas pour lui déplaire.

De toute évidence personne n'avait pense qu'elle puisse fuir... Et encore moins fuir en direction d'une ville ou elle serait surement reconnue par des soldats. Tandis qu'elle continuait de courir le plus vite et le plus silencieusement possible elle repensa a la dernière fois ou elle avait du courir aussi vite. C'était durant son voyage avec Evan, le ménestrel qu'elle n avait pas revu depuis qu'elle avait rencontré Artelion. La jeune femme voulait accélérer mais sa longue jupe gênait se mouvements. Elle trébucha plusieurs fois s'abimant les mains mais repartait a chaque fois. Soudain elle entendit derrière elle un bruit de poursuite.

Non pas le claquement des sabots d'un cheval mais un bruit plus étouffé. Tinwen entendit un grognement animal qui lui fit pousser un petit cris de frayeur. Un loup ! Elle était suivit par un loup... Elle entendit alors la voix d'Artelion :

- Bonne chance.

C'était étrange que l'homme ai pu s'enfuir, et le fait qu'il ai retrouve un loup était surprenant mais après tout il semblait être capable de beaucoup de choses. Le bruit des foulées du loup s'éloigna et elle se retrouva a nouveau seule. Elle ne savait pas combien de temps elle avait courut mais elle aperçut soudain l'arche de la ville. Elle accéléra l'allure puis ralentit légèrement. Tandis qu'elle continuait d'avancer elle se parla a voix haute.

- Mais pourquoi ai-je fais ça ? Je suis hors la loi maintenant... Mais pourquoi ? Pourquoi ?

Elle passa sous l'arche perdue dans ses pensées mais trébucha sur une masse étrange. Elle regarda ce qui l'avait fait tomber et vit la forme d'une silhouette. Sa première réaction fut de vouloir s'enfuir, la deuxième de vouloir crier et la troisième de vouloir l'aider. Elle décida de tenter de l'aider. Elle observa rapidement la personne étendue là. Un jeune garçon, presque un enfant blessé a la tête. Elle retira le fragment de pierre resté dans le front du gamin puis tenta d'arrêter le flot de sang quand elle entendit un bruit de sabot venant de la route, de l'extérieur de la ville.

[hrp : il devrait survivre mais il va souffrir Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil et il y a de très forts risque d infection ^^ ]



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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Mer 16 Sep 2009 - 22:01

[HRP : désolé du retard tinwen !]

Ténèbres et douleur. Culgor n'était plus que ténèbres et douleur. Il ressentait cette douleur au plus profond de lui même, dans les moindres recoins de son corps, de son âme. Il lui semblait d'être percé de mille épingles rougies au feu, ou même être jeté dans un brasier ardent. Habituellement, il aurait serré les dents peut-être, ce serait jeté au sol plus surement. Mais il ne pouvait pas. Il ne pouvait contrôler son propre corps. Était-ce au moins son corps ? Il l'ignorait. Non, ça ne devait pas être le sien ! Il avait l'étrange impression de s'envoler légèrement, comme une feuille portée sur la brise en automne. Mais pourquoi donc souffrait-il donc à ce point, si ce n'était pas son corps ? Ça y est. Le douleur disparu soudainement. Culgor se laissa choir, profondément. Les ténèbres l'enveloppaient et s'épaississaient davantage, si cela était possible. Il chutait comme une masse, sans pouvoir se raccrocher à quoi que ce soit. Il chutait, mais cela lui importait guère. Il chutait, et c'était tout. Mais soudain, il fut stoppé brutalement. La douleur revint immédiatement, plus forte que jamais. Il était au martyr, la souffrance était insoutenable ! Il ne pouvait le supporter. Aucun mot ne pouvait exprimer un telle douleur. Elle était plus forte que tout ce qu'il aurait pu imaginer. Il ne voulait plus vivre ! Il voulait mourir ! En finir avec son séjour en terre du milieu, mais surtout en finir avec cette douleur insoutenable. La mort ne devait pas être si terrible, puisque personne n'en ai revenu ! Soudain, le ténèbres s'éclaircirent. La lumière meurtrissait son corps comme une pesante masse. Tout était flou autour de lui, tout tournait si rapidement... Il put toutefois apercevoir une frêle silhouette, penchée sur lui. Puis ce fut à nouveau les ténèbres.



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Eberk
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Sam 19 Sep 2009 - 15:44

En entrant dans la ville, le prospecteur jeta un oeil, vers la structure et le placement des maisons. Les Rohirrims étaient de purs guerriers, les demeures très bien positionnés. Proche du château et des portes de la ville. Le soleil était déjà très haut, quand les nains entrèrent finalement dans Edoras. Les villageois les dévisagèrent, aucune habitude de voir des nains dans leur beau pays.

Car l'Edoras et le château d'or de Meduseold, était entouré, des vertes prairies du Riddemerk. Des montagnes avoisinantes, un lieu de joie et de bénédiction.

Mais Eberk se posa la question, comment abordait le roi? Sans pour autant mettre le doute dans son esprit et repartir en Erebor. La précédente mission en Mordor, fut un désastre et le naugrim, gardait en tête. Il ne voulait pas renouveler cet échec et mener sa mission à bien. Quand tirait de son silence, Koo lui dit.


- La priorité est de parler au roi et de le convaincre d'aider l'Erebor. Eberk, Borgir, partons de suite pour le palais.


Eberk comprenait le but de leur mission, mais ne voulait pas en prendre aucunement la tête. Laissant le droit à sa jeune amie de prendre les devants et de faire ses preuves. Elle avait tout pour elle, la force, la combativité et l'ardeur du courage. Le Prospecteur l'aimait pour cela, mais d'étrange sentiment compressaient son coeur et son devoir envers le roi sous la montagne.

-Tout à fait de votre avis, mon ami! Mais je vous laisse le soin de prendre la parole et de nous mener calmement vers le roi. Il rabaissa la tête, repenssant à son ami tombé contre les gobelins, au Mordor. Ainsi soit-il!

Les compagnons gravirent lentement, la colline menant au marche du palais. Des guerriers rohirrims, vêtu de l'armure traditionnel gambadaient dans la cité. Jetant de temps à autre des regards indiscrets vers les naugrims;


"Place ta confiance dans le fer et la pierre car ils ont toujours été les meilleurs amis des nains"

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Tinwen
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Lun 28 Sep 2009 - 17:36

[hrp : t es une mauviette culgor... heureusement que je suis la dis donc... je vais abréger tes souffrances... non ? tu veux vivre ? quel rabat joie celui la...
un petit post alors Smile ]


Tinwen entendit soudain le bruit lointain du galop du cheval. Une bouffée de panique la submergea puis elle reprit ses esprits. Peut lui importait d'être remis en prison. Si elle n'agissait pas ce gamin était condamné.Elle n'avait jamais eu a faire face à ce genre de blessure mais on lui avait appris la procédure permettant de faire cesser le flot de sang. Et la douleur du blessé par la même occasion. Elle n'avait pas ses affaires car elles étaient gardées par un membres de son escorte.

Elle avait cependant sur elle de quoi faire disparaitre la douleur pour un certain temps. Elle fallait juste calmer légèrement le flot de sang. Elle avait besoin d'une compresse. Elle prit la première chose qu'elle trouva, la chemise du garçon. [hrp: Twisted Evil ] Elle s'en servit pour endiguer la cascade de liquide rouge. Elle utilisa sa main libre pour attraper le médaillon qu'elle avait autour du cou et l'ouvrir. A l'intérieur se trouvait une poudre blanchâtre. Elle en prit une pincée et la mis sur la plaie. La poudre se diluerait dans le sang. Elle attendit quelques secondes afin de voir le résultat.

[hrp: je te laisse te reveiller comme un grand culgor Wink ]



Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Lun 28 Sep 2009 - 20:46

[Dis-donc, ça me semble suspect ta poudre blanche... J'ai pas envie d'être arrêté pour trafic de drogue !Very Happy]

Une lumière aveuglante frappa son regard dès qu'il ouvrit les yeux. De fines silhouettes tournaient autour de lui, semblables à de pâles ombres. Tout autour de lui n'était que lumière. Il ne ressentait que faiblement la douleur qui l'assaillait si vivement quelques instants auparavant. C'était donc ça la mort ? Ce n'était pas si terrible. Même plutôt agréable, comparé à ce qu'il venait de vivre. Il demanda :
"Où suis-je ?" Sa voix était faible encore, presque chevrotante. Mais il ne mourrait que pour la première fois, il n'était pas encore habitué à cela ! Toute cette lumière... Une silhouette se pencha brusquement sur lui. Soudainement, tout devint plus clair. Les ombres devinrent brusquement des soldats vêtus de mailles, la lumière laissa place au ciel bleu, et les pavés de la route se firent durement ressentir sous son dos. Il réalisa alors qu'il était étendu dans une rue d'Edoras dans une flaque de sang, et qu'une jeune demoiselle palpait son front. Il entendit une voix grave :
"Il se remet. Nous allons pouvoir le lever et l'emmener dans un meilleurs endroit que cette route. Et interroger par la même occasion une jeune demoiselle fugueuse..." C'était un des soldats qui parlaient. Une barbe rousse rongeait son visage ridé couvert par un capuchon de mailles. Culgor se sentit brusquement soulevé. Deux mains fermes le tenait sous les esselles et deux autres avaient saisi ses jambes. On le chargea sur une des montures des cavaliers, et laissé au soin d'un jeune soldat à la chevelure dorée mais au visage terne et grave. Il remarqua que la jeune demoiselle monta aussi sur un cheval semblant lui appartenir, encadrée de près par les cavaliers rohirrims. L'étrange convoi s'avança ainsi dans la cité de bois, sous le regard surpris des rares passants.



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Alaryc
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Mar 6 Oct 2009 - 22:32

[Mode MJ = ON]


Les cavaliers chevauchaient, entrainant captive et maitre Loup, lorsque la jeune femme chuta de cheval, non pour la première fois. Mais, à la surprise générale, cette dernière se débarrassa de ses chaussures et s’enfuit à toute jambe.
En tête de la petite troupe de gardes, Deoden rageait. La rapidité et l'audace de sa captive l'avait stupéfait. Avant qu'il puisse se retourner, le crépuscule avait caché sa fuite. Profondément enfoui dans son mutisme, il avait sillonné les environs avec ses cavaliers, sans résultat. Pour couronner le tout, le maitre loup, lui aussi, s’était échappé, profitant de la confusion provoquée par la première fuite.

Heuresement, la persévérance et la capacité de détection des cavaliers du Rohan avaient permis à Deoden de localiser la fugitive qui était en réalité
Et voila que la fugueuse prenait la peine de s'arrêter pour soigner un quelquonque personnage... Au détour d'un virage, les rohirrims apercevaient leur proie, dos tourné aux chevaux qui arrivaient à grande galop. Cette fois-ci, c'en était fait de cette petite peste, pire qu'une anguille.

Rapidement, les cavaliers se prirent position et mirent pied à terre. Les fiers guerriers du Rohan attrapèrent la jeune fugueuse et l’emmenèrent à l’écart tandis que Deoden se penchait sur le blessé. Il était mal en point, mais sa vie ne semblait pas en danger si les guérisseurs se penchaient sur son cas. Le plus important était de le transporter d’urgence sur un terrain plus convenable que cette route pavée. En vérité, l’homme saignait beaucoup d’une blessure au crâne, mais il semblait se remettre, du moins de reprendre conscience.


Il se remet. Nous allons pouvoir le lever et l'emmener dans un meilleur endroit que cette route. Et interroger par la même occasion une jeune demoiselle fugueuse..."

La troupe allait repartir quand une forme se déplaça rapidement, très rapidement vers deux gardes qui maintenaient la captive tranquille. Deoden fit un écart et frappa du plat de sa lame la masse difforme qui ne semblait pourtant pas si menaçante. Cette dernière rencontra la chair dure et vive du loup qui venait de bondir. Ce dernier s’effondra tandis que les rohirrims se précipitaient pour le ligoter solidement, l’immobilisant totalement. « Décidemment… » pensa Deoden, tandis que le capitaine de la petite troupe, agacé, ordonnait qu’on se remette immédiatement en marche vers le palais d’or.

Deoden remonta son lourd destrier et d’approcha de la jeune captive qui avait été remise de force en selle, durement encadrée par deux gardes. Le cavalier s’approcha de la fugueuse.


Vous seriez aimable de ne plus nous fausser compagnie, ma demoiselle, ou nous finirions par nous énerver….

Sans attendre de réponse, Deoden reprit sa place dans le cortège qui arrivait dorénavant sous l’arche. Salué par le garde qui tenait la porte, ce dernier héla le capitaine de la troupe :

« Capitaine, l’homme que vous avez là… Le blessé, oui ! Je le reconnais ! C’est le rouquin qui accompagnait celui qui m’a menacé… Il est en prison… Mais son nom… Impossible de m’en rappeler ! » .

Tiens tiens pensa Deoden… Les trois personnages ramassés n’en avaient donc pas finis avec la justice d’Edoras. Le travail du jeune rohirrim se traduirait donc par amener ces fugitifs, suspects et malandrins au Palais d’Or, conformément a la volonté du capitaine, puis il irait chercher le compagnon du blessé en prison, pour que tout ce joli monde soit jugé…
Et c’est ainsi que l’étrange convoi avança lentement, serpentant entre les maisons aux toits de chaume. Le cortège maintenant silencieux arriva enfin en haut de la colline d’Edoras, à quelques encablures des lourdes portes ouvragées du dôme d’or, une femme encadrée, un homme blessé, en travers d’une selle, un loup ligoté et les défunts rohirrims…


[Mode MJ = OFF]
HRP : Je crois avoir compris vos attentes et j'espère avoir réussi à vous conduire à bonne route. M'enfin, ce soir, j'hesite beaucoup, et c'est mon premier MJtage, donc si ce n'est pas bon, dites moi, je peux tout refaire, même si ce n'est pas très professionel Wink HRP
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Dolan
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Jeu 11 Fév 2010 - 19:33

Dolan fit ralentir Ecthelion quand il arriva en vue d’Edoras. Le voyage s’était bien déroulé malgré un vent furieux et glacial qui soufflait à présent sur les grandes plaines du Rohan.

Emmitouflé dans sa pelisse, le jeune homme dirigea sa monture jusqu’aux portes de la ville. Les deux gardes qui étaient en poste à l’entrée tentaient tant bien que mal de se tenir droit, mais ils ne pouvaient s’empêcher de se recroqueviller sur eux-mêmes pour atténuer les effets du vent. Leur mine maussade en disait long sur l’efficacité de cette technique.

-Halte ! hurla l’une des sentinelles afin de couvrir le bruit assourdissant d’une rafale soudaine. Que venez-vous faire à Edoras ?

Afin de faciliter la conversation, Dolan descendit de son cheval et s’approcha de l’homme qui lui avait adressé la parole. Affichant un grand sourire malgré les bourrasques, il lui tendit amicalement sa main gantée

-Bonjour messire, comment vous portez-vous ? Pas trop froid ? Le métier de sentinelle se fait dur par ce temps là, n’est-ce pas ? J’espère qu’un bon vin chaud vous attend à la caserne quand vous aurez fini votre quart.

Quant à moi, je ne vais pas vous déranger bien longtemps. J’aimerais m’entretenir avec le roi du Rohan. Pourriez-vous me faire annoncer à lui ? Dites lui que Beldorn, comte d’Arnor, fils d’Aragorn Tar Elessar désire le voir. Ce sera rapide à priori, l’affaire de quelques minutes. Je ne veux en aucun cas bouleverser son emploi du temps qui doit probablement être chargé, mais il m’a semblé de la plus élémentaire diplomatie de m’arrêter en chemin afin de le saluer.


Le jeune homme fit une pause dans son petit discours afin de laisser le temps à son interlocuteur de bien intégrer ce qu’il venait d’entendre.

-Faites moi prévenir si et quand le roi aura un peu de temps à me consacrer. On pourra me trouver à la taverne sur l’avenue principale, où je prendrais une chambre. Je vais passer la nuit à Edoras et je repartirais sans doute demain dans la matinée si le temps s’y prête. C’est une longue route jusqu’à Anuminas et j’espère y parvenir rapidement afin de prendre en main toutes les affaires qui m’y attendent. Mais je ne dois pas négliger mes voisins et c’est pourquoi je prends tout de même le temps de faire halte dans les capitales de contrées que je traverse. C’est quelque chose d’extrêmement important. C’est ainsi que l’on évite les guerres. Beaucoup trop de guerres démarrent sur un simple stupide malentendu. Ou bien par une rancune irrésolue à cause d’un manque de communication. Les choses peuvent vite dégénérées si on ne se parle pas. Je crois qu’il ne faut jamais hésiter à jouer cartes sur table plutôt que d’emmagasiner la colère jusqu’à n’en plus pouvoir. C’est ainsi que naissent les tyrans et les monstres. Ces gens sont frustrés ! Eru, dans sa grande sagesse, nous a doté du don de parole. Nous devons l’utiliser intelligemment. Ainsi, nous serons forts et nous n’aurons plus jamais rien à craindre des forces ténébreuses qui nous menacent. Je viens de Minas Tirith, je sais donc de quoi je parle. Là-bas, chaque jour de noires montagnes nous rappellent que nous marchons sur un fil, qu’une épée est prête à s’abattre sur nos têtes ! Mais la vie continue malgré tout, comme elle le doit…

Si Dolan aimait la solitude des voyages, il aimait également beaucoup parler. Et ce n’était pas le vent qui allait le perturber dans une conversation. Le pauvre garde était ensevelit par le moulin à paroles du comte d’Arnor. Le voyant entrouvrir et refermer plusieurs fois la bouche pour tenter de placer un mot, le jeune homme se tu pour l’écouter.

-Oui, vous disiez ?

-Je ferais passer le message, Seigneur Beldorn. Vous pouvez passer.

-Merci beaucoup, fit Dolan d'un ton enjoué. Bon, je vais vite me mettre à l'abri. Bon courage et merci encore, vous faites un travail extraordinaire, ne l'oubliez pas ! Et quand vous aurez terminé votre service, n'hésitez pas à me rejoindre à la taverne. Je vous offrirais le vin chaud que vous méritez. A bientôt !

Après une dernière tape sur l'épaule des gardes, Dolan passa les grandes portes en bois et se dirigea vers les écuries. Il était frigorifié, mais il n'était pas question pour autant de laisser Ecthelion à l'extérieur par ce temps pendant que lui-même se restaurerait bien au chaud à la taverne.
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Culgor
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Mar 16 Mar 2010 - 21:26

[HRP : Je me permets de faire comme si on avait validé un achat, j'éditerai si besoin... Juste pas envie de louper le TGV à destination de l'Arnor ! Wink ]

Culgor mena sa nouvelle monture par la bride vers le bas de la cité. Celle-ci le suivait docilement, adaptant son pas au sien. Les rohirrims élevaient bien leurs montures, malgré l'amour exagéré qu'ils leur portaient. L'adolescent faisait confiance en l'endurance de ce jeune cheval. Il était certes plus court sur ses jambes que bien des montures de guerriers rohirrims, mais était au moins d'un bon caractère semblait-il, et adapté à sa taille sûrement.

Il avait déjà fait la majeure partie du trajet en allant acheter cette brave monture, aussi arriva-t-il rapidement aux portes de la cité. Une peur irraisonnée saisit son ventre. Derrière les lourds battants de bois s'étendait le vaste monde. Il avait beau avoir lu plus de livres que bien des personnes, ces terres ne lui demeuraient pas moins inconnues. Qui sait ce qu'il vivrait, jusqu'où il irait ? Seuls les Valar pourraient le savoir.

Tout cela était bien loin de ses habitudes, chevaucher aux côtés d'un grand seigneur, voyager sur des miles et des miles, ignorant le parcours du lendemain. Tant d'inconnues pouvaient le frapper. Mais cela était si excitant... L'aventure d'un voyage est une expérience surprenante. Peut-être aurait-il à dormir à la belle étoile, peut-être fréquenterait-il de belles auberges. Tant de voies se dessinaient à ses pieds. Mais laquelle choisir ? Il se trouvait dans un labyrinthe de possibilités. Pourtant, lorsqu'il se retournait sur le passé, un seul chemin clair et bien droit s'étendait derrière lui.

Arrivé devant l'entrée de la ville, il s'arrêta. Le comte était-il déjà parti ? Il n'osa pas le demander aux gardes qui, à vrai dire, lui paraissaient effrayants. Il termina d'arnacher sa monture pour faire passer le temps, serrant, desserrant plusieurs fois de suite les mêmes sangles. Voilà qu'en plus il était nerveux. Bah, son futur viendrait tout seul, il n'avait pas à s'en soucier ! Il s'adossa aux remparts et contempla le château d'or illuminé par l'aurore. Les hommes étaient capables d'engendrer des horreurs sans nom. Mais quelles merveilles ils étaient capables d'imaginer ! Il ne se lassait pas du spectacle de se second soleil descendu sur terre.



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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Mar 16 Mar 2010 - 22:51

Dolan avait accepté de passer le reste de la nuit au Palais d’Or. Il n’avait aucune envie de ressortir dans le froid nocturne pour aller dormir dans un lit médiocre. D’autant plus que la suite qu’on lui proposa s’avéra somptueuse. Le jeune homme n’aurait jamais cru les rohirrims capables d’un tel raffinement. Il était certain qu’ils étaient des hôtes excellents. A peine déshabillé, il ne fallut pas bien longtemps pour que le sommeil gagne le comte d’Arnor.

Dolan se réveilla brusquement, alors même que les premiers rayons du soleil illuminaient les prairies du Rohan. Le jeune homme se leva d’un bond, le cœur battant. Il venait d’être tiré d’un cauchemar ou son visage si beau et noble se déformait sous l’effet d’une malédiction pour devenir à la fois bestial et fantomatique. Fébrilement, il se souleva toutes ses couvertures, à la recherche de Dormegil. Il était certain de s’être endormi en en tenant la poignée dans sa main. Mais à son réveil, elle avait disparu.

-Que Valinor brûle si on me l’a dérobée, grogna-t-il entre ses dents, fou de rage.

C'était la première fois que Dolan employait un juron aussi sacrilège. Et c'était probablement la première fois également qu'il l'entendait. Il était en effet très rare d'entendre ce nom sacré ainsi utilisé. Mais le jeune homme, dans le moment présent, n'en avait cure.
Il retourna même le confortable matelas sur lequel il avait dormi. Ce faisant, il aperçut l’éclat brillant de la garde qui reposait par terre. Laissant tomber tout ce qu’il avait dans les mains, Dolan se précipita dessus et la saisit avec un soupir de soulagement. Il la fit coulisser dans son fourreau en la contemplant d’un regard fiévreux, reprenant peu à peu son souffle. Elle avait simplement dû tomber pendant la nuit alors que ses muscles se détendaient…

*Béni soit ce cauchemar qui m’a tiré de mon sommeil, qui sait ce qui aurait pu se passer si quelqu’un était entré dans la chambre pendant mon sommeil…*

Dolan possédait encore assez de lucidité pour s’interroger sur son état mental, mais il n’en avait pas vraiment le temps. Il s’habilla rapidement et serra sa ceinture et son fourreau. Puis, il entreprit de mettre de l’ordre dans sa couche, replaçant le matelas, pliant soigneusement les draps. En quelques minutes, la pièce avait retrouvé son aspect calme et apaisant. Sans plus s’attarder dans cet endroit où son bien le plus précieux lui avait glissé des doigts, le jeune homme en sortit. Il croisa un serviteur et l’informa qu’il partait tôt, en direction d’Anuminas. Il le chargea de transmettre ses amitiés au régent Theored avant de s’éclipser. Non, il ne voulait pas manger quelque chose avant de partir. Il mangerait sur la route.

Le comte d’Arnor sortit dans la fraîcheur revigorante du matin. Frottant vigoureusement ses mains pour les réchauffer, il se dirigea vers l’écurie où il avait laissé Ecthelion. Il le trouva encore endormi, le nez dans sa mangeoire. Doucement, Dolan murmura quelques mots à son oreille, tout en caressant son encolure, pour le tirer avec délicatesse de son sommeil. Ecthelion émit un reniflement de mécontentement mais daigna ouvrir les yeux. Il poussa son maître du bout du museau pour le saluer.

-Et oui nous repartons Ecthelion, fit Dolan tout en le sellant. Je crois qu’un grand avenir nous attend. Tu verras, fais moi confiance…

A cette heure matinale, l’étalon n’était disposé à faire confiance à personne. Néanmoins, il suivit Dolan lorsqu’il tira sa bride vers l’extérieur. D’un mouvement souple, le jeune homme grimpa sur sa monture et la dirigea vers les portes de la ville. Il laissa Ecthelion adopter le pas qu’il désirait. Il fallait bien qu’il prenne le temps de se réveiller après tout.

Approchant des portes, Dolan distingua au loin une petite silhouette qui s’affairait à harnacher un poney qui n’en avait plus besoin depuis bien longtemps. Le jeune homme fronça les sourcils. Il avait reconnut le jeune garçon de la veille à la taverne. Il lui avait proposé de l’accompagner. Voilà une chose à laquelle il ne pensait plus du tout ! Il avait complètement oublié ce gamin ! Hâtivement, Dolan se composa un visage souriant alors qu’il se rapprochait de Culgor.

-Bien le bonjour, jeune homme ! fit-il en le saluant de la main. Je ne vous ai pas trouvé à la taverne sur l’avenue principale et j’ai cru que vous aviez décidé de refuser mon offre. J’allais partir sans vous mais vous voilà qui m’attendait ici-même. Vous m’en voyez ravi !

Dolan fit stopper sa monture près du garçon. Ecthelion était à présent bien éveillé. Et il se tenait la tête haute, le port royal, toujours prêt à se faire admirer.

-Je suppose que vous êtes prêt au départ ? Alors ne perdons pas plus de temps, nous avons un long chemin à faire. En route !

Le plaisir du voyage se lisait sur le visage de Dolan qui n'avait besoin d'aucun artifice pour mimer sa soudaine bonne humeur. Surtout que ce qui l'attendait là-bas, à Anuminas, était tout à fait nouveau pour lui. Une multitude de possibilités s'offrirait bientôt à lui.
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Culgor
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Mer 17 Mar 2010 - 15:30

La monture de Culgor était fin prête à présent. Alors qu'il était tout entier captivé par la beauté rayonnante du château d'or, il n'aperçut pas le cavalier qui s'était arrêté devant lui. L'édifice étincelait dans le soleil levant. A combien de lieues pouvait-on encore l'apercevoir ? Il l'ignorait. Ses pensées changèrent de sens. Seul un certain Sherlog, fils de Ölms, aurait put le deviner, peut-être. Étinceler... Cela lui rappelait le nom elfique de la guérisseuse. La reverrait-il un jour, cette charmante demoiselle ? Tous les chemins mènent certes à Minas-Tirith, mais le monde est si vaste, et il faudrait qu'une coïncidence pour qu'ils se retrouvent...

"Bien le bonjour, jeune homme ! fit-il en le saluant de la main. Je ne vous ai pas trouvé à la taverne sur l’avenue principale et j’ai cru que vous aviez décidé de refuser mon offre. J’allais partir sans vous mais vous voilà qui m’attendait ici-même. Vous m’en voyez ravi !"


L'adolescent sursauta en entendant la voix grave du cavalier. Il retira immédiatement les mains de ses poches, au cas où les choses devraient mal tourner. Mais il se détendit en reconnaissant le comte d'Arnor, plus souriant que jamais. Rapidement, il racheta sa conduite par une courbette précipitée. Mais l'homme ne fit pas attention à sa confusion et lança joyeusement :

"Je suppose que vous êtes prêt au départ ? Alors ne perdons pas plus de temps, nous avons un long chemin à faire. En route !"


Comment pouvait-il être d'aussi bonne humeur, alors que la charge de comte était effroyablement lourde ? Bon, d'après son récit, il ne l'était que depuis très récemment. Mais n'avait-il pas d'appréhension par rapport aux terres qu'il aurait à gouverner ? En tout cas, il n'en laissait rien paraître. Culgor se remémora les discours de Denethor que son maître emmenait écouter. Les deux hommes, malgré leur écart d'âge et de physionomie, avaient quelques points communs, ne put s'empêcher de penser le rouquin.

Il glissa un pied dans un étrier et monta prestement sur sa monture. Il ne pouvait faire attendre ce grand homme, dont les intérêts s'étendaient sur des dizaines, peut-être même des centaines de lieues : l'Arnor. Son enthousiasme gagna l'adolescent, qui éperonna son cheval à la suite du comte. Les gardes les laissèrent passer sans problèmes. Pourquoi chercherait-on à retenir deux cavaliers dont l'un devait être de haut rang et l'autre inoffensif ? Une fois les lourdes portes derrière eux, Culgor prit enfin la parole :

"Eh bien voilà, Edoras est derrière nous ! Mais dites moi, seigneur, si cela ne vous dérange pas de répondre, êtes-vous déjà allés en Orient ou chez les seigneurs nains d'Erebor ?"


Il n'avait pas oublié le conseil secret et comptait bien s'informait. La guerre s'abattait disait-on sur ces régions, et elle était sûrement accompagnée de son funeste lot de morts et de blessés. Il se remémora les paroles de son mentor, qui était à présent loin derrière lui, à Minas-Tirith. Un jour qu'il s'émerveillait devant l'habileté des guérisseurs de la cité blanche sur un soldat blessé au combat, et qu'il condamnait à haute voix la guerre, le vieil homme avait répondu : "La guerre est la meilleure école du chirurgien." Devrait-il suivre ces préceptes, lui qui désirait accéder à ce statut de guérisseur ? Sûrement. Aussi avait-il décidé de s'informer sur les guerres qui secouaient les terres du milieu.



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Eowulf de Snehdras



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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Mer 21 Juil 2010 - 12:37

[Daerlund (PNJ) arrive à Edoras tandis qu'Ewoulf est demeuré à Snehdras]



L’aube était claire encore lorsque les trois cavaliers, fatigués par les longues heures de route à un rythme soutenu, s’arrêtèrent devant les portes de la capitale du Rohan.
Deux d’entre eux n’y étaient jamais venus et ils contemplaient en silence cette cité d’Edoras dont on leur avait tant et tant parlé. Un silence empreint de respect mêlé de crainte et d'admiration.
Daerlund sourit en se remémorant sa réaction la première fois où il était venu en ces lieux pour accompagner Eowulf.
Lui aussi était demeuré un court instant la bouche en cul de poule.

Lors de sa visite à Snehdras, l’adolescent calme et timide qu’était Theodred lui avait parlé en mots enthousiastes de sa ville natale, l’invitant à y venir et ce plus d’une fois.
A cette époque, Daerlund était déjà un jeune homme réfléchit qui venait de fêter sa vingt et unième année. Bien que peu enclin à laisser son imagination vagabonder, il n’en n’avait pas moins idéalisé la capitale du Rohan. Et surtout, le palais de Medulsed.
De sa large main il frappa le cavalier à sa droite entre les épaules, le déséquilibrant sur sa selle car l’autre ne s’y attendait vraiment pas.

C’est beau n’est ce pas ? Et encore, vous n’avez pas encore vu l’intérieur.

Il se saisit de la hampe qui portait l’étendard aux armes de Snehdras et le déplia. Les deux chevaux tissés en fils d’argent qui se faisaient face en un possible affrontement sur fond de soie noire prirent le vent du matin quand la pièce de tissus de cinq pieds de long voleta comme une sombre chevelure.
Certes, afficher avec fierté les armes de Snehdras lorsque l’on savait à quelle disgrâce elle était réduite n’était peut-être pas une riche idée mais le gentil géant n’avait pas honte de ses origines.
C’était même plutôt le contraire…

Il tendit au cavalier à qui il venait d’asséner une bourrade le faucon qu’il portait au poing droit et s’avança vers la porte, hélant les gardes avec la gentillesse et l'entrain d'un : "Gardes ! vous avez de la visite!"

Theodred devait être sur le départ, la route était longue et surtout périlleuse pour se rendre jusqu’en cette partie de l’Eriador. En un sens il espérait arriver trop tard : Theodred et son escorte étant déjà partis ils ne pourraient lui remettre la requête d’Eowulf. Mais il savait par avance la déception qui serait celle de son vieil ami et il se prit à souhaiter que le fils de Theoden fut encore à Edoras.
Que le garde qui s'en vint lui répondre reconnu ou non l’étendard de Snehdras, il n’en demanda pas moins à Daerlund ce qui les amenaient en ces lieux.

" Le bonjour à vous qui gardez la porte de la grande cité du Rohan. Je suis Daerlund, premier capitaine de Snehdras. Nous sommes venus à Edoras pour remettre au régent un message de la part du seigneur Eowulf. "

Il avait hésité un instant sur le mot régent. Cela lui semblait si…étrange, de parler de Theodred dont il gardait plutôt un bon souvenir en utilisant un mot aussi impersonnel. Mais ainsi allaient les choses, passait le temps et les souvenirs.

Il se tourna sur sa lourde selle et tirant d’une fonte un parchemin qui portait le sceau de Snehdras il le montra aux gardes.

"Je précise que nous venons en paix".

Bah, autant le faire savoir.


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Eothain
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Jeu 22 Juil 2010 - 19:14

Snehdras ? Eowulf ? Seigneur Eowulf ? Tous ces mots n'évoquaient rien au garde à qui Daerlund parlait et quand bien même il aurait compris ce charabia, quelque chose ne lui présageait rien de bon dans toute cette histoire. Cet homme, prétendument appelé Daerlund, était monstrueusement grand... C'était bien la première fois qu'il voyait un géant, croyant tout de suite que c'était là une race qui lui était inconnue. Peut-être Snehdras était-il le pays des géants ? Eowulf le Roi des géants ?

« Hum... Et bien... Attendez là, je vous prie. »

Se grattant la tête et fronçant les sourcils, le garde s'en alla d'un pas lent et presque hésitant. Était-ce bien nécessaire ? Après tout... Non, décidément, le garde ne resterait pas sans savoir. Reprenant une attitude déterminée, il s'éloigna rapidement et ne revint que quelques minutes plus tard, la mine visiblement réjouie. Le fardeau de ne pas savoir lui avait certainement été retiré...

« Bienvenue, Rohirrim de Snehdras ! Bienvenue à Edoras ! »

Et il finit de s'approcher du géant Daerlung en affichant clairement un sourire sympathique.

« L'on m'a dit que la visite de gens de vot'coin est rare, j'espère donc vous faire bon accueil. Toutefois, pour tout confort et pour votre sécurité lorsque vous rentrerez dans la Cité même d'Edoras, je vous prie de vous éloigner de la route principale et de prendre quelques rues adjacentes pour vous rendre là où vous devez vous rendre. C'est-à-dire au Palais, je crois... »

Le soldat en était presque grotesque tant il était exagérément poli. Il fallait bien avouer qu'il n'était pas seulement question de recevoir des invités aux rares apparitions...

---------------------------------------- Flashback de quelques minutes plus tôt -----------------------

Arrivant à la salle des gardes toute proche de la Porte Principale d'Edoras, le soldat chercha du regard le premier compagnon disponible, de préférence un supérieur hiérarchique. Il ne trouva que des hommes de même grade que lui, hélas, mais pensa malgré tout qu'ils pourraient répondre à sa question.

« Les gars, y'a un géant et deux hommes avec lui aux Portes... Il m'a dit qu'ils venaient de... de... Senédra, je crois. Vous savez où ça se situe ?

- ... Senédra ?

- T'en as d'autres des comme ça ? J'en sais rien !

- ... Vous êtes stupides. Snehdras. Ils viennent de Snehdras.

- De... ?

- De Snehdras ! Vous le faites exprès... Près de la Trouée du Rohan, plus loin que le Gouffre. Un peu en altitude, un coin pas bien accueillant.

- A... Attendez. Ils ont mauvaise réputation, non ?

- Ah ça oui, pour sûr. Ce sont des assassins. Et des bons.

- Ah... »

Bien qu'homme d'armes ayant de la bouteille dans le métier, le soldat était fort influençable et prit peur devant cette réputation morbide des Rohirrim de Snehdras. Il se promit de leur réserver un accueil digne d'un grand Seigneur une fois revenu aux Portes...

---------------------------------------- Fin du Flashback -----------------------

Le soldat leur lança un grand sourire avant d'expliquer pourquoi il leur donnait de telles indications.

« C'est que le Régent Theored se rend hors d'Edoras et qu'il est accompagné par quelques cavaliers. Aussi, il est plus prudent de leur faire toute la place requise pour les laisser passer... Je doute qu'il ne trouve opportun que vous ne le stoppiez pour lui transmettre le message. Peut-être devriez-vous simplement aller le remettre à un chevalier au Palais et les mots de votre Seigneur attendront le retour du Régent... »

Ceci dit, le garde se décala et fit une pitoyable courbette pour les inviter à finalement entrer dans la Cité.

Si Daerlung avait été assez attentif et s'il se montrait intelligent, il remarquerait que le soldat avait bien dit Theored et non Theodred, signifiant que peut-être Snehdras n'était guère au courant de qui régnait alors sur le Rohan... Peut-être...

« Oh et n'oubliez pas de remettre vos chevaux aux palefreniers de l'écurie de votre choix ! Vous ne pourrez les emmener dans les petites rues d'Edoras ! Je vous prie... Messieurs... »
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MessageSujet: Re: Les portes de la ville   Jeu 22 Juil 2010 - 20:12

L’homme avait semblé hésiter. Il devait être nouveau à Edoras. D’accord, Snehdras était à près de deux jours à cheval de la capitale du Rohan, mais il devait quand même en avoir entendu parler…
Ou bien cela voulait-il dire que le pouvoir en place avait tout simplement pris le parti de les ignorer ?
Et puis cette manière qu’il avait de le regarder de haut en bas et de bas en haut comme…
Pour un peu il aurait juré qu'il lui faisait peur...

Le géant blond se remémora que ce n’était pas la première fois, et il y avait fort à parier que ce ne serait pas la dernière, que sa haute stature lui attirait des coups d’œil stupéfaits. Bon, ce n’était pas bien méchant après tout. A cheval même, il paraissait encore plus grand.
Et puis à cheval on ne voyait pas non plus qu’il boitait bas d’une vilaine blessure qui, il y avait quelques années de cela avait bien failli le priver de sa jambe droite.
Et de sa vie par là même.

Daerlund fronça les sourcils et se retourna vers ses deux compagnons de route. Eux n’ayant rien entendu car ils étaient pour l’instant trop loin, il leur fit signe d’approcher, ce qu’il firent sans perdre un instant.
Ils arrivèrent juste pour la dernière phrase qui leur demandait de remettre leurs chevaux à un palefrenier pour éviter de les emmener dans les petites rues d’Edoras. Passer par ailleurs que la rue principale, sachant qu’ils étaient de Snehdras, ne les dérangeait pas plus que cela.
Ils mirent pied à terre et saisirent leurs montures par les rennes.
Mais le géant était lui toujours en selle. Il les fustigea du regard et ils s'arrêtèrent, hésitants.

"Pardonne moi de te poser cette question mais le régent s’en va tu m’as dis, c’est bien cela ? Le régent, c’est bien le fils de feu le roi Theoden, ThéoDred ? "

Il insista bien sur le D du nom. Il avait cru comprendre Theored. OU alors c'était encore du à cette manière différente de parler le Rohirrim de gens du Sud?

A y réfléchir maintenant, lors de la conversation qu’il avait eue avec son espion, celui-ci avait parlé de Theored. Il s’était dit avoir mal compris l’accent du sud du Rohan de cet homme.
Là, encore TheoRed, cela faisait beaucoup de coincidences…

Si c’était bien une méprise qu’ils avaient commise, ce Theored, c’était qui ? Le régent oui mais encore ?

Encore que si ce n’était pas Theodred, voilà qui le déchargeait définitivement de sa mission. Eowulf lui avait bien dit de remettre le message à THEODRED et pas à Theored. ..

L’affaire tournant ainsi lui allait plutôt bien.
Ce fut du haut de sa monture qu’il attendit la réponse du garde.
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