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 Le palais d'or de Medusel

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Alaryc
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mer 14 Oct 2009 - 18:48

Mode MJ= ON

L'attitude du jeune homme surprit Deoden, qui s'attendait à trouver quelqu'un conscient des actes de son compagnon.

Il attendit patiemment que Culgor se taise et reprit


-Sire, vous devez surement savoir que, voyageur ou non, menacer un garde et tirer son sabre au clair devant les portes d'Edoras entraine spontanémment la mise en prison avant un jugement. Votre compagnon devra expier ses fautes. Normalement, n'ayant pas provoqué de bagarre générale ni tuer personne, il se contentera surement de travaux forcés pour le bien du Rohan ou de remplacer un palfrenier durant un certain temps. S'il se comporte bien et qu'il se repentit, il aura même peut-être le droit de récupérer ses affaires. Vous concernant... Deoden marqua une petite pause, comme s'il semblait reflechir je suis désolé d'apprendre que vous êtes rompu de fatigue et affamé, mais je ne peux me dérober à mes obligations. Ayant commencé cette entrevue, nous la finirons puis vous raccompagnerons dans des chambres surveillées, qui vous seront plus agréables que les gêoles reservées aux espions... dit-il en jettant un regard suspicieux aux deux captifs. En attendant, si vous compter voyager, vous avez surement un but, une destination finale, autre qu'Edoras ? Ou êtes vous là uniquement pour visiter nos contrées ? Sachez que les temps ne sont guère cléments pour le Rohan... Je ne vous en dirai plus avant que vous ayez eclairci ce point là. Et que votre amie me raconte sa version des faits, même ceux antérieurs à sa fuite de notre garde...

Deoden laissa sa phrase en suspens, laissant un silence lourd s'installer pesamment sur la petite pièce. La lumière du jour se faisait de plus en plus vive et le rohirrim ne doutait pas que les deux compagnons ne tarderaient pas à tomber de fatigue. Aussi, s'approcha t'il de la porte et demanda à ce qu'on apporte des vivres.

L'interrogatoire continuerait donc jusqu'a ce que Deoden obtienne des réponses suffisantes. Bien entendu, il ne comptait pas abasourdir outre mesure ces deux jeunes gens qu'il jugeait plus amicaux qu'hostiles, mais il ne laisserait nul ennemi se déguiser pour tromper sa garde.

Alors que les deux personnages restaient plongés dans leur mutisme, un homme frappa à la porte. Le capitaine se leva, l'ouvrit et alla récupérer le déjeuner qui avait spécialement été préparé pour les deux compagnons. Deoden s'approcha et posa le plateau sur la table.


-Mangez à votre guise. Je reviendrai dans quelques minutes, le temps que vous compreniez où est votre interêt à me parler... Tâchez de vous mettre d'accord sur ce point. Inutile de préparer une histoire, je sauri si vous me mentez...

Et c'est ainsi que Deoden s'eclipsa, refermant lourdement la porte de la petite salle, où le futur proche de Tinwen et Culgor se jouait...

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Culgor
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Ven 16 Oct 2009 - 19:50

Culgor ne comprenait plus rien. Alors qu'on l'interrogeait militairement comme un espion au service des ennemis du Rohan, voilà qu'on lui servait de quoi manger et boire et qu'on le laissait seul avec la jeune demoiselle, sans garde, la porte refermée mais non verrouillée. Les rohirrims étaient vraiment étranges. Mais il y a des moments pour penser, et d'autres pour passer à l'action. Aussi Culgor attaqua goulument le plateau placé devant lui. Il y avait là un cruchon de lait, plusieurs rayons de miel, des œufs, une belle miche de pain, ainsi que quelques fruits et une soupe épaisse dans laquelle flottaient quelques morceaux de légumes. Un festin de roi quand l'on est affamé et en pleine croissance ! S'il ne mangea pas tout, c'est qu'il n'était pas seul. Certe, la jeune guérisseuse lui tournait le dos, l'ignorant totalement, mais il n'était pas un rustre et savait être poli. La douleur l'élançait toujours, mais elle avait faibli, et devenait à présent supportable.
Une fois son repas terminé, il resta un moment songeur. Que répondre au rohirrim quand il l'interrogerait ? Culgor ignorait s'il userait de torture, mais préférait rester méfiant. Mais il haussa les épaules. Ce soldat un peu trop zélé remarquerait bien à un moment qu'il était totalement stupide de soupconner un jeune de quinze ans d'espionnage ! Qui aurait envie de l'employer ? Un fou ? Il sourit. Une idée venait de l'effleurer. Il saisit son matériel d'écriture, tira une feuille de parchemin, attrapa une plume, de l'encre, et rédigea cette missive :

" Minas Tirith, ce seizième jour de Narbeleth

De Morgoradan à Morocheru, salut,

Nos chevaucheurs d'agneaux sont à présent fin prêts pour la lutte finale. Cent de nos renégats ont réussit à s'infiltrer dans le château d'or et nous avons parvenu à les armer discrètement, tous ont ainsi un arc et des flèches, une bonne épée et une petite cuiller, ainsi qu'un chat de combat. Les taureaux d'assaut sont caché dans les caves du château avec trente lanceurs de fourchettes d'élite. Nous attendons votre signal.
Le Rohan vit ses derniers instants,
Morgoradan

PS : Vous pouvez avoir confiance envers le porteur de cette missive, c'est un redoutable meurtrier rallié à notre cause"

Culgor ne prit pas le soin de coder cette missive. Il n'en avait guère le temps, le rohirrim allait arriver d'un instant à l'autre. Il fit fondre en vitesse de la cire et cacheta le parchemin, puis le glissa dans sa manche. Il rangea en hâte son matériel, puis se rassit, le sourire aux lèvres. Il remarqua que le jeune guérisseuse l'observait. Il se leva et se présenta :
"Je suis Culgor, fils de Ostarndil de Lossarnach, et jusqu'à récemment élève de maître Curufëa de Minas-Tirith. Je tenais à vous remercier de vos soins."



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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Dim 18 Oct 2009 - 22:13

Tinwen avait finit de soigner le garçon et s'était éloignée quand ce dernier avait étouffé un rire et sortit une feuille et une plume d'un petit sac. Elle l'observa tandis qu'il couchait de fines lettres sur son parchemin. Il avait écrit des choses qu'elle ne comprenait pas. Elle n'avait jamais reçut d'enseignement digne de ce nom et ne connaissait que les choses simples sans pour autant en être plus désavantagée que nécessaire. Elle repensa ensuite au soldat. Il était partit après avoir dit d'un ton assuré qu'il faudrait lui raconter leur histoire.
Mais Tinwen était décidée. Elle avait une idée et savait comment réussir son plan. Elle jaugea le garçon, il semblait un peu maigrelet et tentait de se donner un air impressionnant, ni plus ni moins qu'un gamin tentant de se faire plus grand et plus dangereux qu'il ne l'était. D'ailleurs un homme raisonnable se serait rendu compte que la pièce était munie de petites fenêtres dissimulées. Ils étaient observes et les moindres de leurs faits et gestes seraient connus par les dresseurs de chevaux. Le garçon semblait polit, il n'avait mangé que la moitie de ce qui leur avait été servit.
Mais elle ne toucha pas a la nourriture, elle ne parla pas non plus. Elle écouta. Elle écouta longuement mais n'entendit que le grattement de la plume avide de noircir le papier. Elle repensa a son idée, elle voulait revoir celui qu'elle aimait et elle était sure que le soldat qu'elle avait vu était cet homme ! Elle avait également entendu dire qu'il attendait a Fondcombe. Elle devait donc y aller, le seul moyen qu'elle avait trouvé afin de s'y rendre était de s'y faire emmener. Elle soupira.
Si elle ne s'était pas enfuit elle serait en chemin. Elle avait donc choisit le chantage, elle ne parlerait pas et se laisserait dépérir jusqu'à ce que l'on décide qu'elle devait se rendre dans la dernière maison simple de la terre du milieu. La seule chose qu'elle ingurgiterait serait de l'eau, elle ne mangerait plus. Elle ne parlerait plus, elle préférait mourir plutôt que de ne pas le revoir.

[hrp: c est joyeux tout ca hein ^^
et sinon et ben j autorise mon perso a etre tabassé a condition que vous ne le fassiez ni parler ni manger !!! ]

Quand le jeune homme eut finit d'ecrire il vint se planter face a la jeune fille et lui sourit avant de lui dire :

"Je suis Culgor, fils de Ostarndil de Lossarnach, et jusqu'à récemment élève de maître Curufëa de Minas-Tirith. Je tenais à vous remercier de vos soins."

Elle aurait bien voulut lui répondre mais il faudrait alors parler. Elle lui adressa un pauvre sourire afin de s'excuser de ne pas parler. Elle réfléchit, il savait lire sinon il n'aurait pas écrit. Elle fit un signe en direction de la plume et du papier, il lui tendit en la regardant d'un air interrogateur. Elle écrivit quelques mots dessus :

Tinwen Gondor

Cela suffisait il comprendrait surement, il ne semblait pas stupide. Enfin pas trop [hrp: ca c est pour le survivor !]

Ce fut quand elle tendit le parchemin a culgor que le soldat rentra.



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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mer 21 Oct 2009 - 19:36

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Naoden regardait les deux interrogés depuis déjà un bon moment par la petite fenêtre cachée dans le mur. Il bouillonnait depuis que Deoden était sorti et que les deux personnages en avaient profité pour ecrire des mots sur un papier. Le plus jeune avait commencé, appliqué. Celui qui semblait aux yeux de tous un futile gamin devenait un potentiellement danger pour le Rohan du point de vue de Naoden.

Ils continuaient et Deoden ne revenait toujours pas. Prenant ses responsabilités à deux mains, l'aspirant capitaine se dirigea vers la porte cachée derrière une tapisserie qu'il ouvrit rapidement. Il se retrouva face aux deux personnages qui avaient sursautés, la femme tendant le parchemin au jeune homme. Réagissant au quart de tour, le jeune rohirrim se précipita et arracha la feuille, bousculant au passage la femme qui s'ecroula.

Il tint ensuite en respect Culgor qui avait tenté de réagir. Il lut rapidement la feuille et son teint vira couleur cendre. Alors qu'il avait soigneusement rangé le parchemin dans l'étui à message, Naoden releva Tinwen et l'attrapa par le bras, la secouant.


-Cette fois, Deoden ne pourra pas fermer les yeux ! Je te tiens ! Parle, parle, qui sers-tu ? Ah ! Tu finiras pendue !

Pendant ce temps, Culgor s'était rapproché de nouveau, menaçant. C'est dans cette ambiance tendue que la porte principale s'ouvrit à la volée, Deoden entrant en trombe, sabre au clair en ayant entendu les nombreux cris du rohirrim.

La situation se debloquerait très rapidement. Culgor avait son destin entre les mains. Car si Tinwen et Naoden étaient occupés, la porte ouverte par le subalterne du capitaine était restée grande ouevrte... S'il réagissait vite, Culgor pourrait s'en doute s'echapper dans les nombreux couloirs cachés des gardes royaux, avec une chance minime, mais existante, de ne croiser personne et de sortir à l'air libre...

Mais il y avait Tinwen, toujours attrapée par Naoden. La dernière option possible pour les deux captifs restaient la diplomatie et la negociation avec le capitaine, tentant tant bien que mal d'être plus convaincant que son soldat...
Le capitaine s'avança et déclara rapidement.


-Mais que se... Mais Culgor avait déjà réagi, choisissant sa solution...

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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mer 21 Oct 2009 - 21:26

Alors que leur "guide" entrait à son tour dans la salle, Culgor se précipita vers lui. Se méprenant sur ces intentions, celui-ci le menaça de son arme. Le laissant à peine parler, l'adolescent s'exclama :

"Messire rohirrim, j'exige immédiatement des excuses !"


Il fulminait. Qu'on le retienne malgré lui, cela pouvait encore passer, mais qu'on froisse une belle feuille de parchemin... Le rouquin vouait un amour passionné à son matériel, ainsi qu'à tous les livres en général. De plus, ces feuilles n'étaient pas particulièrement bon marché, et exigeaient de longues journées de travail pour donner ce parchemin.

"J'ignore si vous êtes responsable de cet homme, reprit-il, mais il me semble qu'il fasse un peu trop de zèle, au mépris des règles de l'hospitalité, de la politesse et du respect. J'imagine que selon lui, communiquer par écrit parce qu'une demoiselle ne peut parler - bien que je n'en comprenne guère les causes - est une menace pour le pays des seigneurs des chevaux, mais ce n'est guère mon avis, surtout quand cette communication se limite à ce qui semble être son nom, et sa ville d'origine. Est-ce un crime dans les lois de votre pays que de donner son nom ?"

Il chercha quelques instants une phrase pur manifester sa colère. Lui, Culgor, gamin de quinze an visitant une cité afin de s'instruire davantage, lui qui ne connaissait rien aux intrigues politiques, aux espionnages et aux guerres - du moins, ne connaissant que ce qui est inscrit dans les livres-, était soupçonné d'espionnage, d'être un agent ennemi voulant nuire au Rohan ! Cependant, il ne trouva rien de mieux à dire que :

"Je ne suis pas content !"
Mais peut-être cela suffisait-il.



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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mer 21 Oct 2009 - 21:55

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Deoden s'était arrêté dans son mouvement. Non, le sang ne devait pas couler. Le jeune homme s'exprima rapidement et d'un air réellement furieux. Il s'exprima en ces mots :

"Messire rohirrim, j'exige immédiatement des excuses ! "J'ignore si vous êtes responsable de cet homme, reprit-il, mais il me semble qu'il fasse un peu trop de zèle, au mépris des règles de l'hospitalité, de la politesse et du respect. J'imagine que selon lui, communiquer par écrit parce qu'une demoiselle ne peut parler - bien que je n'en comprenne guère les causes - est une menace pour le pays des seigneurs des chevaux, mais ce n'est guère mon avis, surtout quand cette communication se limite à ce qui semble être son nom, et sa ville d'origine. Est-ce un crime dans les lois de votre pays que de donner son nom ?"

Le capitaine regarda toutes les personnes présentes dans la salle et jetta un regard insistant à Naoden, en très mauvaise posture. Ce dernier lâche Tinwen et tendit le parchemin au capitaine.

-Regardez capitaine, cette missive. Vous verrez qu'ils ne sont pas si blancs qu'ils veulent le faire croire...

Deoden baissa les yeux sur la missive et lu rapidement. Il blemit et regarda d'un air froid les deux personnes. Naoden, lui, jubilait. Le capitaine se racla la gorge et reflechit intensémment. C'était ridicule. Questionner ces petites gens était ma foi une vraie perte de temps, d'autant plus qu'ils ne semblaient pas dangeureux... Dans l'esprit de Deoden, une idée germa. Cela devrait suffire...

*Il suffit ! Puisque vous ne semblez pas vouloir vous expliquer, vous serez expulsés du Rohan ! Vous serez conduits à la frontière Nord du Rohan et vous ne devrez pas revenir. Sous peine d'emprisonnement sans jugement... Et j'espère m'être bien fait comprendre ! VOus m'avez causé déjà trop de soucis ! Naoden, va prévenir les gardes. Je veux que trois s'occupent de chacun et les accompagnent jusqu'a derrière la frontière...

Deoden regarda fixement le jeune rouquin, jusqu'a ce que le rouge monte à la tête du jeune homme. C'en était trop. En dehors du Rohan, ils ne causeraient pas le moindre soucis. Et avec un peu de chance, ils trouveraient la route de la Dernière Maison Simple, et là bas, ils feraient ce que bon leur semblerait...

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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Lun 26 Oct 2009 - 21:15

"Il suffit ! Puisque vous ne semblez pas vouloir vous expliquer, vous serez expulsés du Rohan ! Vous serez conduits à la frontière Nord du Rohan et vous ne devrez pas revenir. Sous peine d'emprisonnement sans jugement... Et j'espère m'être bien fait comprendre ! Vous m'avez causé déjà trop de soucis ! Naoden, va prévenir les gardes. Je veux que trois s'occupent de chacun et les accompagnent jusqu'a derrière la frontière..."

Ça y est. Le verdict était tombé. Expulsés du Rohan. Interdiction d'en refranchir les frontières, sous peine d'emprisonnement. Une solution simple. Imparable. Imparable ? Cela restait à prouver. Culgor affronta un moment du regard le cavalier, attendant des précisions. L'homme le soutint longtemps. Il semblait en avoir assez de cette mascarade. Peut-être estimait-il qu'il perdait son temps inutilement... Ils lui avaient causés trop de soucis, selon lui... Et lui leur en avait trop causé de même ! Mais l'adolescent fléchit la tête devant le regard sévère de son interlocuteur. Le dénommé Naoden les quitta avec un regard mauvais. Le rouquin se prit à espérer qu'il ne ferait pas partie du voyage. Le silence s'installa. Culgor s'interrogeait. Peut-être n'avait-il pas suivit assez attentivement la discussion, mais il y avait une chose qu'il ne comprenait pas. Son compagnon, Ismendil, était emprisonné pour avoir tiré l'épée de la ville et avoir agressé un garde. La guérisseuse, cette Tinwen, puisqu'il semblait qu'elle s'appelait ainsi, avait voulut jouer la fille de l'air et avait abandonné son escorte sans aucune raison valable. Elle était expulsée du royaume du Rohan, avec interdiction d'y revenir. Mais lui ? Qu'avait-il donc fait ? Lui aussi était raccompagné à la frontière, lui aussi était menacé d'emprisonnement ! Mais pourquoi ? Et de quel droit ? Et toujours son crâne douloureux, qui lui semblait sur le point d'exploser. Il serra les dents, étouffant un gémissement. Cependant, il ne put empêcher une larme de couler. La douleur était trop forte. Il releva toutefois la tête, et alors que le guerrier Rohirrim allait quitter la salle, Culgor lui demanda, timidement :
"Excusez-moi, mais pour quel motif exactement suis-je expulsé de ce royaume ?"



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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mar 27 Oct 2009 - 21:10

"Excusez-moi, mais pour quel motif exactement suis-je expulsé de ce royaume ?"

Tinwen n'attendit pas la réponse, elle profita de inattention du soldat pour se faufiler vers la sortie. Elle ne pouvait pas être exclue ainsi du royaume des chevaux pour avoir commis "l'erreur" de soigner un garçon qui avait l'air plutôt sympathique et agréable [hrp: ca c'est cadeau culgorounichet^^] . Jamais elle ne regretterait cet acte. Elle avait une solution même si cette dernière lui faisait enfreindre l'accord qu'elle avait passé avec elle-même. Se précipitant sur la porte elle sortit. La jeune femme se mit a courir dans les couloirs, elle entendait les pas lourds et maladroits des soldats et accéléra. Elle connaissait assez de ce lieu pour savoir comment aller ou elle voulait se rendre. Tandis qu'elle rentrait dans une superbe salle les soldats s'arrêtèrent net. Tinwen se précipita le plus proche possible pour rester respectueuse et se jeta a genoux. Relevant rapidement les yeux elle croisa le regard intrigue et irrité du régent du rohan. Elle se remit a fixer le sol tout en parlant de sa voix claire. Les mots suivants sortirent de sa bouche :

- Monseigneur, c'est un honneur de pouvoir vous adresser la parole. Je vous en supplie, acceptez d'écouter ma requête.

Elle regarda le seigneur qui hocha la tête brièvement et elle continua :

- Je suis venue ici très récemment... Et je devais me rendre à Imladris, mais au tout début du voyage j'ai ressentit un très fort besoin de revenir en arrière. Ce que j'ai fais d'ailleurs... Dans l'entrée de cette citée qu'est la votre j'ai croisé la route d'un garçon et je l'ai soigné. Mes gardes m'ont ensuite rattrapée et interrogée mais j'étais trop faible pour répondre. Et maintenant un capitaine veut m'expulser de ce royaume sans que j'en comprenne la raison. Je m'en remets donc a votre clemence et à votre jugement. Je vous prie de bien vouloir accepter que je puisse rester ou au moins revenir dans ce merveilleux royaume etant donne qu'il n'y a pas de raison que je ne puisse pas a mon avis. Je vous en supplie monseigneur.

Elle attendit la reaction du roi qui ne se fit pas attendre.

[hrp: m'sieur le mj vous avez mélangé le parchemin ou je me presente a culgorounichounet et la lettre bizarre qu'il a ecrit ^^c'etait deux papiers différents ^^]



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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mer 28 Oct 2009 - 22:33

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HRP : Oui, et je m'en excuse.

Deoden avait vu Tinwen sortir en courant, mais trop tard. Pendant le même temps, le jeune homme continuait son air offusqué... Le capitaine se tint la tête entre les mains. Il savait pertinemment que ces deux turbulents personnages lui causeraient des soucis. En les exilant, il avait pensé être tranquille, mais voila que ça continuait...

Il fit signe à Culgor de le suivre et marcha en direction de la Salle du Trône pour remettre Culgor au Régent quand il vit que Tinwen y était déjà et parlait. Deoden blêmit. C'était l'ultime affront... Il s'avança dans la lumière, Culgor sur les talons mais fut interdit d'aller plus loin par un coup de main distrait du Régent.


- Je suis venue ici très récemment... Et je devais me rendre à Imladris, mais au tout début du voyage j'ai ressentit un très fort besoin de revenir en arrière. Ce que j'ai fais d'ailleurs... Dans l'entrée de cette citée qu'est la votre j'ai croisé la route d'un garçon et je l'ai soigné. Mes gardes m'ont ensuite rattrapée et interrogée mais j'étais trop faible pour répondre. Et maintenant un capitaine veut m'expulser de ce royaume sans que j'en comprenne la raison. Je m'en remets donc a votre clemence et à votre jugement. Je vous prie de bien vouloir accepter que je puisse rester ou au moins revenir dans ce merveilleux royaume etant donne qu'il n'y a pas de raison que je ne puisse pas a mon avis. Je vous en supplie monseigneur.

Le Régent du Rohan se gratta pensivement la tête. Le Rohan vivait des heures graves, avec l'arrivée de ces émissaires nains, et il n'avait guère le temps pour ces âneries, d'autant plus que Deoden avait toujours servi avec discernement et loyauté. Mais le sire était attendri par ces deux jeunes gens, avides d'aventures. Comment les blâmer de faire quelques bêtises ? Les bannir ? Voila une solution qui semblait bien radicale pensa le Régent, d'autant plus que l'ostrascisme était prononcé très rarement, et pour des fautes beaucoup plus grave.

Le Chef du Rohan se leva doucement du trône autrefois occupé par les fiers descendants directs d'Eorl le Jeune, qui, de part sa bravoure, avait récupéré ces plaines verdoyantes. Il fit signe à Culgor d'avancer, sans Deoden. Décidemment, les jeunes gens fringuants étaient trop rares pour qu'on tue leur fougue dans l'oeuf. Il s'eclaricit la gorge et parla d'une voix douce et réconfortante.


-Mes deux amis. Je crois savoir que vous vous nommez Tinwen et Culgor ? L'homme sourit devant la mine surprise des deux personnages Je ne sais pourquoi le capitaine Deoden veut vous bannir, mais je vous prie de ne pas porter un jugement trop hatif envers lui. Il sert avec dévouement. Mais je crois que sa réaction n'est pas fondée... Bien que vous lui ayez valu quelques ennuis si mes oreilles sont toujours en bon état.. Pour réparer les torts qui vous ont été faits, je vous invite personnellement ! Je vais donner un banquet ce soir, où je recevrai des emissaires nains. Avez vous déjà vu des nains ? Quoi qu'il en soit, vous vous regalerez. Et si vous décidez de quitter ma compagnie, le capitaine Deoden lui même vous escortera jusqu'a votre prochaine étape. Oui, nos ordres sont contradictoires et assez rapides, mais de tels jeunes gens comme vous le méritent bien.
Ne soyez pas honoré par ma proposition. Il se peut que bientôt, nul homme ne puisse encore inviter qui que ce soit dans sa maison sans peur d'être egorgé ! Et puisque nous chevauchons au devant de terribles périls, nous festoyerons !
. Le Régent se tourna cette fois vers Deoden. Deoden, conduits ces deux jeunes gens dans l'allée des invités. Je veux qu'ils se reposent. Ensuite, va quérir les émissaires, dis leur que je les recevrai après le banquet de ce soir. Naturellement, ils sont conviés... L'attitude du régent était surprenante. Homme impossible et intransigeant, voila qu'il se montrait doux et compréhensif. L'homme arpenta la salle du trône avant de se reprendre lui même. Comment avait-il pu être aussi doux et facile ? Voila quelque bizzarerie. Mais il devait se concentrer pour ce soir, où sa nature première reprendrait le contrôle. Un homme de fer, pour une période de grésil. Une poigne de fer pour un royaume prospère. Voila ce qu'on lui avait enseigné, et voila ce qu'il appliquait... Sauf aux jeunes gens pleins de promesses...

Le jeune capitaine s'inclina et emmena les deux voyageurs avec lui. Ils semblaient ravis et étonnés. Après avoir traversé de nombreux couloirs, il s'arrêta devant une porte.

-Veuillez m'excuser... Et... Euh... Pour... le rouge lui monta à la tête puis il se ressaisit. Voici votre suite. Il y a deux lits. Nous nous reverrons ce soir. Reposez vous bien.

Honteux, Deoden sortit en vitesse du palais. Son attitude contradictoire et changeante n'était pas digne d'un garde royal... Quoi qu'il en fut, il devait à présent contacter les nains dans les plus brefs délais...

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Dolan
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Ven 5 Mar 2010 - 18:27

Dolan suivait le soldat qui était venu respectueusement le chercher jusqu'au Palais d'Or. La nuit était presque en train de tomber et cela n'arrangeait rien au froid qui se faisait de plus en plus mordant à mesure que l'obscurité gagnait du terrain.

Le jeune homme tenta bien de faire la conversation à son guide mais ce dernier se bornait à répondre par de brèves onomatopées et les possibilités s'en retrouvaient donc bien limitées. Si bien qu'il finit par abandonner et rejoignait le rohirrim dans son mutisme alors qu'ils gravissaient les dernières marches menant au palais.

Le soldat fit attendre le comte d'Arnor dans une petite pièce simple mais chaude et confortable où le jeune homme put s'asseoir sur un fauteuil dont la toile était brodées aux couleurs du Rohan. Le régent Theored arriverait bientôt.

Theored... Dolan savait peu de choses à son sujet. Simplement qu'il était un soldat avant tout, ce qui était assez peu étonnant. Au Rohan, chaque homme était à la fois paysan et soldat. Les proportions variant en fonction des personnalités et des besoins de chacun. Il avait prit le pouvoir alors que le trône était vaquant. On le disait ferme mais juste. Autoritaire mais animé de bonnes intentions.

Dolan se tenait donc très droit dans son fauteuil. Les militaires appréciaient la raideur, bien qu'ils préfèrent parler de droiture. C'est dans cette position somme toute assez confortable que le jeune homme commença à préparer mentalement la rencontre.
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Ven 5 Mar 2010 - 20:28

Theored était en grande discussion avec le forgeron du palais d'Or lorsqu'on vint le chercher. On lui murmura quelques mots à l'oreille et après s'être excusé auprès du Maitre des Armes, suivi son diplomate. Ainsi, Le Comte d'Arnor était venu à lui, Theored. Voila bien longtemps que le palais n'avait résonné des eclats de voix et de rires des débats. Les Defenseurs des Marche avaient quitté le palais pour vaquer à leurs occupations et tous les jeunes rohirrims, désireux de faire leurs preuves étaient partis dans les longues plaines afin de chasser les potentiels intrus. Theored était seul, mortellement seul. Cette visite lui redonnait de la joie de vivre et surtout de la joie, car froid était le palais en ces nuits.

Alors qu'il arrivait dans la Salle du Trône, la vision vide de la grande pièce le remplit d'effroi. Il s'arrêta et son diplomate se retourna.


"Il fait bien trop froid ici, je le recevrai dans ma chambre, alors degagez moi les meubles et faites moi un grand feu, je vais chercher notre visiteur."

Tandis que l'homme s'executait, Thored se dirigea vers la Salle des Audiences, où attendaient en général les geignards et les paysans en litige. Mais aujourd'hui, elle accueillait un personnage autrement important. Le Régent du Rohan pénétra dans une petite pièce, correctement chauffée et plutôt confortable. Il regarda l'homme qui attendait paisiblement. Nulle trace des âges ne ridait le visage du Comte. Nul abattement ne chevauchait sur ses traits. Un homme respirant la vie, determiné et vivant. Un homme comme Theored aimerait avoir à son service. Lorsqu'il avait vu rentrer le régent, l'homme s'était levé. Il se tenait très droit. Theored lui tendit la main en souriant.

"Heureux de vous recevoir, Comte d'Arnor. Nous discuterons plus amplement dans une autre salle, plus confortable et plus chaude, en attendant, veuillez savoir que je suis heureux de vous recevoir, et surpris de vous voir arriver si promptement. Mais votre réputation vous a précedé Comte. Accompagnez moi."

Les deux hommes repartirent dans de longs couloirs où de nombreux gardes royaux les saluaient rapidement. Au bout d'une dernière coursive, ils arrivèrent devant des portes grandes ouvertes qui donnaient sur un salon luxueux. Theored passait beaucoup de temps, maintenant que les temps étaient relativement calme, dans cette pièce. Les nombreux serviteurs la transformait en de nombreux usages. Salle de reception, Salle à manger, Chambre à coucher... Deux serviteurs se tenaient bien droit, prêt à répondre au moindre désir de leur suzerain. Après avoir invité le Comte d'Arnor à s'assoir, Theored prit lui même place sur son propre fauteuil. Il toussota et regarda le feu qui flambait joyeusement dans l'âtre.

"On m'a dit que vous entamiez une tournée diplomatique. J'espère que nous pourrons trouver de nombreuses solutions aux quelques problèmes en ce qui concerne notre alliance, car il y a toujours des petites choses à modifier. Mais allons, je n'ai que trop parlé..."
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Ven 5 Mar 2010 - 21:40

Le comte d’Arnor se leva prestement lorsque Theored pénétra dans la salle. Il fut assez surpris de l’apparence de l’homme qui commandait aux rohirrims. En effet, ce dernier avait un visage plutôt avenant, presque doux, bien loin des traits rudes auxquels Dolan était habitué. Mal rasé, de grosses cernes soulignant ses yeux, des cheveux longs et désordonnés, il avait vraiment l’apparence d’un général en campagne plus que d’un souverain.
La surprise n’empêcha pas Dolan de sourire amicalement en se présentant.

Après une poignée de main chaleureuse, le régent proposa à Dolan de le suivre dans une pièce plus appropriée à leurs discussions. La pièce en question s’avéra être la propre chambre de Theored. Des serviteurs en livrée se tenaient bien droits, prêts à répondre au moindre désir de leur régent. Dolan se demanda s’il aurait lui aussi des serviteurs à Anuminas. C’était probable. Et cela embêtait beaucoup le jeune comte. Parviendrait-il faire confiance à ces gens pour s’occuper d’affaires qu’il aimait d’ordinaire traiter lui-même ?

Un bon feu flambait dans la cheminée. Le régent indiqua un fauteuil à son invité qui s’empressa de s’asseoir.

"On m'a dit que vous entamiez une tournée diplomatique. J'espère que nous pourrons trouver de nombreuses solutions aux quelques problèmes en ce qui concerne notre alliance, car il y a toujours des petites choses à modifier. Mais allons, je n'ai que trop parlé..."

*Trop parlé ?* pensa Dolan. *Le gaillard a prononcé à peine trois mots… Voici là un vrai militaire !*

-Une tournée diplomatique ? fit le jeune homme en souriant. Je crois que le mot est ici un peu galvaudé. En réalité, je prends à peine mes fonctions et j’ai quitté Minas Tirith il y a peu. Je pense que vous êtes au courant des derniers événements. Dès ma nomination à ce poste qui est resté trop longtemps vacant, je me suis mis en route vers Anuminas.

Et il aurait été très déplacé de ma part de ne pas vous rencontrer alors que mon voyage me faisait passer par votre cité, ne serait-ce que pour me présenter. De plus, je crois qu’il est très important que des voisins se parlent. Je crois savoir que vos relations diplomatiques se font actuellement plutôt avec le Gondor qu’avec l’Arnor, n’est-ce pas ? Mon objectif est de rééquilibrer un peu les forces. Donner à l’Arnor une voix dont elle était privée jusqu’alors. Et je crains que l’Arnor ait justement besoin d’une voix forte dans l’avenir. Vous n’êtes pas sans savoir que les choses bougent de nouveau au royaume d’Angmar. Je ne sais pas exactement ce qui s'y trame mais je dois me tenir prêt à tout.

Mais pour que cette voix soit entendue, et pour qu’elle contribue à amener la paix aux hommes, je me dois de discuter avec mes voisins. J’entends régler tous les problèmes que vous mentionnerez. Dites-moi donc quels sont-ils ?


Malgré les dédales tortueux de son esprit tordu, Dolan aimait que les choses soient d’apparence simples. Pour cela, quoi de mieux que de jouer cartes sur table avec ses potentiels alliés ?
D’après ce qu’il savait, l’Arnor vivait plutôt en autonomie, sans réelle cohésion. Un ensemble de communautés, chacune dirigées par leurs chefs, et vivant côte à côte dans un climat de paix, parfois troublé par un conflit d’intérêt entre deux communautés. Mais le plus souvent, les rôdeurs du nord jouaient le rôle de médiateurs et parvenaient à calmer les esprits. Il ne devrait pas être très difficile d’unir réellement ces gens afin de constituer une véritable nation aux fondations solides. C’était tout du moins l’objectif ambitieux que s’était fixé le comte d’Arnor.

Dolan se surprenait parfois lui-même à prendre ses nouvelles fonctions à cœur. Quand il parvenait à se détacher momentanément de son rôle de Beldorn, il riait tout seul en constatant avec lucidité les actions qu’il avait accomplies. Mais pour l’instant, le jeune homme était totalement imprégné de son personnage. Et rien dans son attitude ne laissait paraître une quelconque schizophrénie ou autre trouble mental.

-Vous avez parlé d'alliance et je vous prends au mot, ajouta Dolan. Il est vrai que l'Arnor fait partie intégrante de l'Empire d'Ouistrenesse et les traités d'alliance devraient en toute logique être discutés à Minas Tirith et en présence de l'Intendant. Cela dit, je pense que pour gagner en efficacité, nous pourrions éventuellement prendre quelques décisions communes sans pour autant en référer à la tutelle de la Cité Blanche. Voici ce que je vous propose. Discutons de librement de tout, prenons les décisions qui s'imposent et nous informerons Minas Tirith des conclusions de notre discussion. Il sera toujours temps. Pour moi, l'important aujourd'hui, c'est que nous réglions tous nos problèmes. Ainsi, quand je repartirais demain matin, ce sera le cœur plus léger.

Confortablement installé dans son fauteuil, Dolan affichait un sourire amical et regardait le régent du Rohan en levant un sourcil interrogatif, attendant la suite avec une certaine impatience.
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Dim 7 Mar 2010 - 19:37

Theored détailla l’homme qui se trouvait en face de lui. Oui, homme volontaire et plein de promesses, mais le Régent se demanda si ce jeune homme « fringuant » avait vraiment participé à des guerres pour la survie, des heures si sombres que seul Sauron savait les apprécier. Oui, ce jeune homme avait quelque chose dans le ventre, mais avait-il vraiment connu le désespoir le plus profond lorsque les forces des ténèbres s’emparaient de tout ce que vous aviez et que la seule lumière que vous aperceviez semblait prête à s’éteindre à chaque battement de votre cœur. Theored écouta avec attention tout ce que lui disait le jeune comte.

Oui, il avait entendu ça, un murmure terrifié des paysans et des éclaireurs. Même ses nobles les plus fougueux avaient reculés devant la hardiesse et l’audace de la troupe angmarienne, sans parler de sa puissance. Les émissaires angmariens, peu désireux de faire des histoires avaient payés les taxes de passage et Theored avait fermé les yeux.


« Oui, j’ai eu vent de l’avènement de Toranur et de sa marche. Il est passé en mes terres il y a quelque jour. Je l’ai laissé passé sans lui causer le moindre tort, puisqu’il semblait peu désireux de s’en prendre à mon peuple. Ecoutez bien ce que je vais vous dire, Comte d’Arnor, car c’est la réalité. Mon peuple est faible, mes rohirrims dispersés. Mon armée est encore assez forte pour défendre ses terres, mais pas défendre les vôtres. Entendons nous bien, car vous semblez décidé à renforcer nos liens entre nos terres respectifs sans passer par Minas Tirith : je ne pourrai vous promettre une chose différente de ma promesse envers la Cité Blanche. Je suis disposé à vous secourir, pas à vous soutenir. Je ne sais ce que vous voulez en évoquant l’Angmar, mais je ne peux répondre positivement à tout signe agressif envers eux tant qu’ils n’en auront pas eu envers nous.. »

Theored s’arrêta pour reprendre son souffle, car sa voix avait trahie une petite émotion qui l’avait rapidement essoufflé. Voila trop longtemps qu’il n’avait pas combattu, son corps se pourrissait doucement, mais irrévocablement. Il fit signe aux serviteurs d’apporter du vin. Quelques instants, le silence s’installa et Theored en profita pour détailler le personnage qui se trouvait face à lui, qui contemplait le feu. Nulle trace sur son visage, ne pouvait permettre de deviner ce qu’il pensait. Le vin arriva et Theored servit une coupe à son hôte puis finit lui-même
rapidement la sienne.


« Cela posé, je suis disposé à travailler avec vous dans bien d’autres domaines. Vous avez raison, les voisins doivent se parler et je ne vous cache pas que l’arrogance de la Cité Blanche jure parfois avec notre rudesse. Mais il faut le comprendre, Minas Tirith gère un Empire qui la dépasse. Mais vous, vous semblez prêt à sacrifier, à concéder pour une entente des plus parfaites. Alors je n’irai pas par quatre chemins, car vous semblez aussi franc que moi : qu’attendez vous de moi ? Mes requêtes seront bien futiles, néanmoins j’aimerai savoir ce que vous comptez bâtir pour votre règne en Arnor.. »

Theored se tut et préféra écouter Dolan. Il n’était pas disposé à tout déballer maintenant. Tout comme au combat, il avait appris à jauger l’adversaire. Il en allait de la même façon. Il attendait de savoir où voulait vraiment en venir le Comte avant de poursuivre la conversation et les doléances. Quel était son but précis et que comptait-il vraiment bâtir ? Quels étaient ses projets face à la marée noire d’Angmar ? Nul ne l’attendait en cet instant, plus impatiemment que Theored.
Le feu crépitait dans l'âtre tandis que la nuit prenait de plus en plus son du sur le ciel autrefois lumineux. La pluie commença à tomber blanche sur les toits de chaume d'Edoras.
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Dim 7 Mar 2010 - 21:32

Quand il entendit la longue réponse de Theored, Dolan ne pu s’empêcher d’y déceler la circonspection et même la méfiance. Il n’avait encore suggéré aucun mouvement de troupes que le régent lui imposait déjà un refus clair et net. Le jeune homme s’empressa de rassurer son interlocuteur. Son sourire se fit moins large et son ton plus sérieux.

-Theored… -vous permettez que j’utilise votre nom ?- je ne vous demanderais aucun soutien militaire pour une quelconque attaque. Je ne vais pas vous le cacher, je suis de nature pacifiste. Je ne suis un guerrier que lorsqu’il le faut. Je n’irais à la guerre que si cela est ma dernière alternative. A bien des égards, le peuple d’Arnor ressemble à celui du Rohan. Il en va de même pour son armée. Elle est dispersée dans ce vaste pays. Mais je pense pouvoir assurer la sécurité de mes frontières sans avoir besoin de votre aide.

Cela dit, s’il s’avérait que nous ayons sous-estimé la menace de l’Angmar et que leurs intentions soient réellement belliqueuses à notre endroit. Si… si les lignes de l’armée d’Arnor ne tenaient pas… J’ai besoin de savoir que je peux compter sur la bienveillance des habitants du Rohan. Les arnoriens fuiront. Et l’un des endroits qui leur semblera le plus sûr sera votre pays. Pouvez-vous me promettre que vous accueillerez tous les réfugiés qui viendront quémander votre aide ?


Toute trace de sourire avait à présent disparu du visage de Dolan. Ses yeux sombres fixaient Theored d’un regard d’acier.

-En échange de cela, recevez dès à présent ma promesse que ce sera une armée affaiblie et clairsemée qui se présentera à vos frontières lorsqu’elle aura traversé mon pays. Car jamais je ne poserais les armes devant les hommes qui auront osé poser un pied sur mes terres et attaquer mon peuple. Et même vaincu, je continuerais à les combattre jusqu’au bout. Ce que je dis n’est pas négligeable, car après avoir traversé et ravagé l’Arnor, c’est vers le Rohan qu’ils se dirigeront…

Le ton qu’employait Dolan était sans équivoque. On pouvait y sentir le ressentiment, presque la haine à l’égard de ces éventuels envahisseurs. La même haine que le jeune homme avait si souvent observé dans les paroles des nombreux gondoriens qui avaient perdu un frère, un père, un ami, dans les batailles contre l’Ennemi.
A son tour, Dolan fit une courte pause pour reprendre son souffle. Son regard se détourna de Theored pour aller se perdre dans les flammes vives de la cheminée.

-Je ne suis pas devenu comte pour faire de la figuration ou bien pour soulager la conscience de Denethor ! Je veux que les arnoriens se sentent enfin fiers d’appartenir à ce pays qui est le leur. Et je veux qu’ils soient heureux de l’habiter. Je veux qu’ils s’y sentent en sécurité. Le chemin est encore long, j’en suis conscient, mais je suis déterminé.

Mais je ne veux pas que l’Arnor grandisse en force au détriment des pays l’entourant. C’est pourquoi je suis venu vous voir. La première raison de ma visite était simplement de me présenter, discuter, constater de mes yeux où est-ce que nous en étions au niveau diplomatique, bref prendre un premier contact. Mais déjà, cette visite est encore plus intéressante que ce à quoi je m’attendais, et je vous en remercie.

Pour le moment, j’aimerais simplement que vous accédiez à la requête que je vous ai faite. Et que vous soyez toujours aussi ouverts à mes diplomates ou à moi-même dans l’avenir. J’aurais également une dernière question. Que pensez-vous de Saroumane ? Il est votre voisin direct, et le miens également. Je dois avouer que j’hésite à m’arrêter sur mon chemin pour discuter brièvement avec lui comme je le fais avec vous. Beaucoup de choses sont dites à son sujet, et j’aimerais être plus éclairé avant de prendre ma décision.


Tout en parlant, Dolan s’était redressé dans son siège. Son regard s’était à nouveau adoucit. Son visage ne semblait pas fait pour se crisper.

[i]*Et dire que je comptais seulement le saluer*
songea le jeune homme. *Je ne suis pas certain d’apprécier ce nouveau titre. *
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Lun 15 Mar 2010 - 22:29

Son interlocuteur ne manquait pas de malice et d'éloquence, il était évident mais pas inutile de l'avouer. Ses paroles étaient astucieuses et sauraient convaincre même de fortes têtes. Theored aimait sa droiture et son franc-parler, ne pouvant écouter sans ressentir une certaine colère les discours qui s'éternisaient en palabres inutiles. Le temps était précieux, il l'avait toujours été et le serait à jamais. Le temps, précisément, était au centre de tout...
Combien de temps avant que le royaume d'Angmar ne soit réellement belliqueux ? Combien de temps tiendraient les défenses de l'Arnor face à ce mal ? En combien de temps, enfin, l'armée du Rohan parviendrait-elle à se réunir en un même point, en une même frontière pour faire front à l'envahisseur ? Le Régent était avant tout un soldat et en tant que fin stratège, toute entente avec un royaume pouvant freiner l'expansion d'un ennemi était la bienvenue. Affaiblie, affamée, désorganisée, une armée pouvait aisément être vaincue. Les Cavaliers du Rohan n'en feraient qu'une bouchée.

Pour autant, c'était sans encore penser à l'Isengard et Saroumane. Et que dire, justement, du Magicien ? Theored, comme beaucoup de Rohirrim, n'aimaient guère accorder d'importance à la " magie " qui lui paraissait illusoire. Force était de constater que Saroumane avait déjà prouvé combien il était puissant par le passé. La récente attaque de Dunlendings lui revint en tête et il se rappela qu'un soldat répondant au nom de Roadan avait été convoqué pour le lendemain matin. Le Régent exigeait des réponses que Roadan devrait lui fournir avec la plus grande clarté. Mais l'heure n'était pas à s'évader vers d'autres pensées que celles du temps présent et de la conversation présente.


« Je n'ai guère à vous apprendre du Magicien que ce qui est déjà connu de tous. L'Isengard est on-ne-peut-plus neutre et commerce avec qui bon lui semble. Jamais encore je ne me suis adressé à Saroumane personnellement et je me garde bien de le faire. Sa magie, dit-on, est dans sa voix : écoutez-le ne serait-ce qu'un instant et vous succomberez à tous ses désirs. S'il vous demandait de lui céder le trône de l'Arnor, nul doute que vous le feriez. »

Ses sombres paroles terminées, Theored reprit un vague sourire sur son visage fatigué.

« Sachez tout de même que j'ai de forts doutes que l'Isengard refuse ce que vous demandez au Rohan. Quand bien même cette contrée voit son commerce fleurir à merveille, ils ne rechigneront pas à vous porter secours et rentrer en guerre si l'Angmar vient à être trop belliqueux. Et si votre peuple cherche refuge, il pourrait le trouver dans les terres de Saroumane. Je vous recommande de vous entretenir avec lui si vous désirez en être certain. Prenez garde, toutefois, et ne baissez jamais votre vigilance face au Magicien. »

Selon lui, jamais il ne se révèlerait assez prudent lorsqu'il était question de Saroumane. Les mises en garde étaient pourtant assez nombreuses pour qu'il n'aborde pas davantage le sujet. Il lui restait encore à régler la question du Rohan et de la politique qu'il adopterait face à un éventuel échec de l'Arnor à retenir les forces de l'Angmar. Ce scénario était aussi sombre que tragique, il était toutefois envisageable.

La guerre réservait assez de surprises, de peines et de morts pour que tout soit toujours possible. Theored en était parfaitement conscient. Qu'importe que cela soit bon ou mauvais.


« Le Rohan sera prêt à vous aider et si d'aventure, vous échouez, vous y trouverez refuge. »

Le Régent n'aimait pas se répéter, aussi ne redit-il pas qu'il était présentement hors de question que le Rohan s'allie pour porter une attaque avant que l'Angmar n'ait entamé un quelconque assaut. Le message était déjà clairement passé, le Comte d'Arnor semblait assez intelligent pour l'avoir compris.

« Vos projets sont louables, Comte d'Arnor, je souhaite aux Arnoriens de le comprendre comme je le comprends. »

L'insistance de Theored pour appeler Dolan " Comte d'Arnor " n'était pas sans importance. Il n'appréciait guère la convivialité amicale entre régents et refusait à être appelé par son prénom. Il était Régent du Rohan et aussi autoritaire que respectable. Sans être ferme et impoli, il espérait que Dolan comprenne cela en ne le dénommant que " Comte d'Arnor ".
Son regard s'était quelque peu durci mais rien n'indiquait qu'il était irrité.


« Désirez-vous traiter d'autres sujets ? Goûter un peu plus de vin ? »

Il fit un bref signe de la main à un serviteur qui s'avança avec le breuvage vers Dolan, prêt à le resservir si celui-ci en exprimait le désir.
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mar 16 Mar 2010 - 19:36

Quand Theored mentionna la magie de Saroumane, Dolan oublia bien vite toute idée de passer rendre une petite visite à l’istar. Il n’avait jamais aimé la magie. Elle représentait une inconnue trop importante et le jeune homme aimait se sentir capable de contrôler n’importe quelle situation de bout en bout. Il faudrait donc éviter de rencontrer Saroumane, surtout s’en tenir éloigné. Bien sûr il pouvait s’agir que de rumeurs mais le comte d’Arnor n’était pas assez sûr de lui pour aller tenter le diable. Un messager ferait bien l’affaire pour l’Isengard…
Malgré tout, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine curiosité à propos de ce pouvoir qu’il pensait par moments lui-même toucher du bout des doigts.

Mais Dolan garda un visage sombre jusqu’à ce que Theored prononce les paroles libératrices qu’il attendait.

« Le Rohan sera prêt à vous aider et si d'aventure, vous échouez, vous y trouverez refuge. »

Le comte d’Arnor n’en attendait pas plus. Après tout, cela n’était qu’un premier contact, et il serait toujours temps de revenir à la charge accompagné de vrais diplomates si le besoin s’en faisait sentir.

« Vos projets sont louables, Comte d'Arnor, je souhaite aux Arnoriens de le comprendre comme je le comprends. »

Dolan ne manqua pas de souligner l’emploi appuyé de son titre. Peut-être était-il allé un peu trop vite en besogne en appelant le régent par son nom. Allez savoir… les soldats peuvent être protocolaires au possible jusqu’à leur dernier souffle. Il eut un sourire d’excuse, espérant que cela suffirait à faire comprendre au régent qu’il avait compris le message. Il n’était évidemment pas question qu’il s’excuse verbalement pour si peu. Il était comte d’Arnor après tout !

-C’était là tout ce dont je voulais vous parler pour l’instant, confirma Dolan. Je reviendrais probablement vers vous dans l’avenir car je compte maintenir un lien fort entre nos deux pays. Peut-être un renforcement des échanges commerciaux entre le Rohan et l’Arnor pourra être discuté, mais il est encore trop tôt je pense. Je dois avant tout me rendre à Anuminas pour prendre l’ensemble de mes fonctions. Mais sachez que j’ai eu grand plaisir à parler avec vous, et j’espère sincèrement que ce ne sera pas notre dernière discussion.

Je prendrais bien une goutte de ce délicieux vin, fit-il à l’attention du serviteur qu’il remercia lorsqu’il fut servit.

Il leva alors son verre en direction de Theored.

-A l’avenir de nos pays, régent. Puisse-t-il être plus lumineux que les jours que nous traversons.

Le jeune homme but son verre d’une gorgée et réprima avec succès une grimace. Le vin avait un goût vraiment atroce. Les rohirrims n’avaient jamais été doués pour cet art.
Reposant avec douceur son verre sur la petite table, Dolan se leva.

-Permettez moi de prendre congé à présent, régent. Une longue route m’attend demain.
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mar 16 Mar 2010 - 22:01

Le serviteur ne manqua pas de servir le Régent une fois le verre de Dolan rempli. Theored avait deviné, grâce à l'aperçu de la personnalité de son interlocuteur, que celui-ci allait vouloir "trinquer" en l'honneur de cette discussion qui, sans être fructueuse, avait abouti à un commencement d'accord.

-A l’avenir de nos pays, régent. Puisse-t-il être plus lumineux que les jours que nous traversons.

Le soldat leva donc son verre mais ne prononça pas de mots, pas même une brève phrase, en réponse. Des palabres, toujours des palabres.

-Permettez moi de prendre congé à présent, régent. Une longue route m’attend demain.

Theored se mit debout, se tenant aussi droit que possible tel qu'il était en son habitude. Il avait aussi posé son verre et tendit sa main droite, libre, vers Dolan. Les deux hommes se saluèrent respectueusement. La poignée de main ainsi échangée fut un nouvel aperçu pour le Régent de qui était véritablement le Comte d'Arnor : elle était ferme, l'acte était maîtrisé et assuré. De toute évidence, Dolan était un homme droit et sûr de lui, maîtrisant du mieux qu'il le pouvait la situation qui se présentait à lui. Et il le faisait bien.
Le Rohirrim eut un sourire sincère, chose qui ne lui arrivait que rarement ces derniers temps, prononçant les dernières paroles de l'entretien. En tant qu'hôte, elles lui revenaient de droit.


« Que les Dieux vous protègent. »

Et ce fut la fin.

Dolan fut raccompagné à la sortie de la pièce par un serviteur et, aux côtés d'un garde, on lui indiqua une pièce où dormir s'il acceptait de passer la nuit au Palais Royal. Son titre lui donnait droit à une superbe suite meublée, digne d'un souverain (ce qu'il était).
Quant à Theored, il s'approcha d'un pas las vers l'envoûtant feu qui réchauffait la salle. Il avait récupéré son verre de vin et en but une gorgée, ayant comme simple intention de se perdre dans ses pensées. Il en fut toutefois empêché par la bien mauvaise qualité du breuvage... Réprimant un léger dégoût, le Régent se rappela que le vin du Rohan n'avait jamais été réputé pour être le meilleur, quand bien même celui-là se trouvait être l'un des meilleurs produits sur les terres des Seigneurs des Chevaux. Theored n'avait de toute façon aucune envie de se soûler et il jeta le reste de sa boisson dans le feu. Les flammes résistèrent aisément au choc du breuvage contre le bois brûlant.


* Que les Dieux vous protègent * se répéta-t-il intérieurement, riant de lui-même. La soirée avait été la même que tant d'autres à bien des égards et pourtant, il pressentait que la situation avait changé et qu'elle changerait encore.

Droit comme un pique, les mains liées dans le dos, le Régent resta à penser en regardant le feu.


* Une légende, rien de plus. *

Il alla s'endormir une fois les dernières affaires réglées et comme à son habitude, il se réveilla peu avant l'aube. Sa vie avait été faite de combats, de morts et de victoires, et en cela son sommeil avait à jamais été altérée.

Un homme vint lui annoncer que Roadan, le soldat qu'il avait convoqué la veille, s'était présenté devant les portes du Palais d'Or. Le Régent demanda à ce qu'on l'amène devant lui, dans la salle du trône. Lorsque Roadan y fut mené, il trouva le Roi habillé de son armure et se tenant près du siège royal sans pour autant y être assis.


« Soldats... Bonjour. J'apprécie votre ponctualité. »

Alduin l'accompagnait effectivement mais il laissa au jeune soldat, tout nouvellement sergent, de répondre en premier.
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mer 17 Mar 2010 - 18:36

[Précèdent topic : La Caserne]

La rue escarpée qu’Alduin et Roadan arpentaient désormais était la rue principale d’Edoras, si celle-ci était si abrupte c’était certainement du fait qu’elle menait des portes de la ville jusqu’au sommet de la capitale, une place forte en hauteur où siégeait majestueusement le Château d’Or ou comme on le surnomme, le palais de Meduseld. Roadan étant tout de même un Rohirrim plutôt cultivé -ce qui était effectivement assez rare parmi ses compatriotes- savait que ce fut Eorl, le premier Roi du Rohan, qui donna ce surnom de Meduseld au château du fait de l’or ornant le toit et les portes de ce sublime édifice. D’ailleurs, le jour se levait rapidement, Roadan ne s’était pas réveillé depuis plus d’un quart d’heure que d’intenses rayons lumineux frappaient déjà le toit du Palais d’Or, le faisant rayonner de mille feux dans la vallée surplombée des impressionnantes Montagnes Blanches. Malgré l’heure matinale, la population de la capitale du Riddermark semblait déjà sur pieds, prête à aller en besogne. Ici et là chacun s’adonnait à une tâche qu’il répétait assurément quotidiennement, une femme étendait son linge à la fenêtre de sa maison, une autre en ramenait du lavoir de la ville, un jeune garçon quant à lui poussait un chariot rempli de petit bois pour le feu... Alors qu’ils passaient devant une bâtisse à l’aspect plus que miteux, la porte grinça, manquant de se détacher de ses gonds pour laisser apparaître un vieillard tout de blanc vêtu, portant un sac à dos où pendait une faucille.

* Un homme des champs très certainement... * pensa alors Roadan à la vue de l’objet tranchant.

Alduin marchait toujours rapidement bien que prestement, il est vrai que ce vieux soldat à la cicatrice sur le front avait un certain charisme, il n’était pas très grand pour un Rohirrim mais imposant, à la fois par son physique très athlétique, même pour un homme de son âge, mais aussi de part l’expression de son visage. Cet homme inspirait le respect en quelque sorte, sa large balafre et sa figure placide lui donnaient un aspect sérieux et le bleu azur de ses yeux n’était pas étranger à la considération qu’il incitait... En effet quiconque le regardait droit dans les yeux ou ne serait-ce que croisait son regard, s’en détachait rapidement, celui-ci semblant vous transpercer jusqu’à la moelle, découvrant ainsi par la même occasion le moindre de vos secrets. Sans inspirer la peur, le vieil ami d’Ilan Meduseld réussissait à dominer quiconque. Roadan était probablement le seul à pouvoir discuter librement avec Alduin sans ne ressentir aucune gêne, ce dernier le connaissant depuis toujours, il le considérait quelque peu comme son petit frère, veillant sur lui à chaque instant depuis sa naissance.

Le jeune Rohirrim scrutait à présent le haut de l’allée, il pouvait percevoir le scintillement du château d’Edoras à travers les bâtisses qui s’élevaient autour d’eux. Le Palais d’Or n’était plus très loin... Au détour de la grande rue et alors que le bâtiment ciblé n’était plus qu’à une cinquantaine de mètres, Alduin brisa le silence qui s’éternisait maintenant depuis le départ de la caserne.

" Bon, écoute-moi Roadan. Le Régent nous attend, je vais t’accompagner auprès de lui, je pense qu’il n’y verra aucun inconvénient... Cependant je dois te prévenir que c’est un homme plutôt... direct, franc, alors n’y va pas par quatre chemins s’il te pose des questions, il percevra chacun de tes mensonges alors sois sincère... Ensuite, tu dois savoir qu’avant tout c’est un soldat, il aime donc les protocoles mais en tant que soldat toi aussi, tu sais de quoi je parle. Enfin, tu n’auras pas ton arme dans la salle du trône, alors ne t’emporte pas si les Gardes Royaux que tu apprécies tant veulent te désarmer à tout prix ! "

Le jeune Cavalier de la Marche avait écouté attentivement ce qu’Alduin venait de lui dire, chacun des mots sortant de sa bouche se gravant à tout jamais dans la mémoire du sergent.

" Très bien Alduin, je ne m’y opposerai donc pas... Je ne vois cependant pas pourquoi je lui mentirais, je ne sais même pas quoi lui dire à propos de Mǽrost, il ne mérite pas que l’on prononce son nom en ce lieu… Ce traître à son sang... " répondit Roadan qui acheva ses paroles avec un ton d’amertume dans la voix, peut-être même de haine.

" Ton cœur parlera, c’est tout ce qui importe Roadan. " répliqua sagement le vieux soldat, après quelques secondes de malaise.

La façade du château apparaissait à présent entièrement aux yeux de Roadan et d’Alduin. Un grand muret séparait la rue du palais, un escalier de pierre aux larges marches menant à celui-ci. Les deux soldats se détournèrent donc de la route principale pour prendre l’escalier conduisant à l’entrée du Palais d’Or de Meduseld, montant rapidement les marches, le métal de leurs armures claquant à chaque pas qu’ils faisaient sur la pierre grise. L’entrée du palais était magnifique, et peu de personnes la voyaient de près comme le faisaient à ce moment là les deux Rohirrim. Il y avait trois arches entourées par deux immenses piliers tenant la bâtisse, celle du centre étant plus haute que les autres et laissant découvrir la majestueuse porte d’entrée. Tout était fait de bois et d’or sur la surface du palais, l’ouvrage était d’une qualité exceptionnelle comme il était rare d’en voir au Rohan. Au sommet du mur de bois et d’or, un drapeau vert orné d’un cheval blanc flottait au dessus du blason du Riddermark qui était lui aussi peint de couleur or. Le soleil se levant, le spectacle était divin, l’or brillant de tout son éclat au contact du soleil. Quatre soldats en armes étaient postés devant l’entrée, deux sous la première arche et deux justes devant la porte d’entrée du château, et au vu de leur équipement il s’agissait de Gardes Royaux. Cependant l’arrivée des deux soldats n’était pas passée inaperçue, en effet un des Gardes Royaux avait vraisemblablement averti son supérieur qui apparut tantôt par la magistrale porte d’entrée. Il ne portait pas de casque comme les autres Gardes Royaux, ce qui permettait assez aisément de voir son visage. Des cheveux blonds caressaient son dos et une barbe bien taillée lui pendait aux joues, il s’avança vers Roadan et Alduin.

" Bonjour messires, je suis le capitaine Frilic, lequel d’entre vous se nomme Roadan ? lança-t-il en regardant les deux hommes, Dwyf, va prévenir Theored que le dénommé Roadan s’est présenté au palais, vite. "

Le soldat répondant au nom de Dwyf s’exécuta sur le champ. Roadan quant à lui fit un pas en avant qui parut assuré, mais en réalité le sergent ne l’était pas du tout, il n’aimait guère l’idée de devoir être désarmé et questionné sans pouvoir dire un seul mot.

" Je suis Roadan Meduseld, fils d’Ilan Meduseld, et voici Alduin Haric. Je pense que vous connaissez la raison de notre venue capitaine... " rétorqua tout de même Roadan, quelque peu troublé.

" Bien évidemment, Meduseld. Meduseld ? Humm..., répondit Frilic avec interrogation et surprise, Cependant je dois prendre vos armes messieurs, nulle ne doit passer cette porte. "

Les deux soldats s’exécutèrent donc, Alduin avec plus de conviction que Roadan qui ne faisait que retarder le moment de sa confrontation avec le Régent du Rohan, Theored. Quelques instants plus tard, le Garde Royal revint lançant un simple « Sire Theored est prêt, capitaine. » qui obligea donc les trois hommes à franchir la porte sur invitation de Frilic. Ils entrèrent ainsi dans le Palais d’Or, se dirigeant directement vers la salle du trône où Theored les attendait. Au fond de celle-ci s’élevait une estrade de trois marches sur laquelle se tenait le trône, droit et fier, fait entièrement d’or et de tissus de notable facture. Derrière ce fauteuil de Roi étaient pendues trois immenses tapisseries, chacune portant l’emblème des trois Maréchaux de la Marche de l’armée de Rohirrim. L’allée était grande et de chaque côté de celle-ci s’élevaient des piliers de bois sculptés et agrémentés d’or, des tapisseries gigantesques de batailles épiques recouvrant les murs, et au milieu de la pièce un feu était allumé afin de réchauffer l’air frais du matin. Le Régent du Rohan se tenait à côté du trône, quelque peu dans la pénombre de la pièce, uniquement éclairée par son côté Est et l’âtre de son feu. Roadan fut stupéfait à la vue de cette pièce.



" Soldats... Bonjour. J'apprécie votre ponctualité. " lança Theored à la vue des trois hommes, alors que Frilic se retirait.

S’avançant, Roadan fut le premier à parler au Régent, s’inclinant sur ses paroles.

" Monseigneur, mes salutations. Je me nomme Roadan Meduseld, je suis fils d’Ilan Meduseld, le meilleur forgeron du Riddermark, pour vous servir. La ponctualité est de mise chez les soldats, sire, nous sommes toujours levés à l’aube. "

Alduin restait en retrait par rapport à Roadan, ne disant pas mot et observant la situation avec vive attention.




« Devant eux se dressaient les montagnes du sud, couronnées de blanc et striées de noir. Les herbages se déroulaient jusqu'aux collines assemblées à leur pied et montaient dans de nombreuses vallées qui, vagues et obscures, n'étant pas encore touchées par la lumière de l'aurore, se glissaient jusqu'au cœur des grandes montagnes. »
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mer 17 Mar 2010 - 22:29

Les paroles de Roadan donnèrent à Theored une brève réjouissance, affichant un sourire sur son visage. Cette même face habituée à être si dure et autoritaire exprimait alors une certaine satisfaction. Nul doute que Roadan pouvait aisément comprendre qu'il avait fait mouche et prononcé les bonnes paroles. De même, il l'ignorait peut-être mais le Régent apprécia de constater que les deux soldats s'étaient présentés à lui en armure. De vrais guerriers, voilà ce qu'ils donnaient l'impression d'être et ce que le Régent voulait des membres de son armée. Lui-même revêtit son armure peu avant l'aube car il n'était pas sans ignorer le planning des convocations et des doléances du jour, or il s'agissait pour la quasi-totalité de la matinée de soldats. Se présenter comme l'un des leurs renforçait et prouvait la cohésion qu'il espérait créer dans les corps militaires. Theored n'avait rien d'un noble, d'un commerçant ou d'un paysan. C'était un homme d'armes, voilà tout.

Il n'accorda au commencement de l'entretien qu'une brève attention à Alduin par ces quelques mots :

« Soldat Alduin. Comment allez-vous ?

- A merveille Sire, je vous remercie de vous en inquiéter. Comment se porte votre Seigneurerie ?

- Bien, très bien. »

Pouvait-il seulement dire le contraire, ou ne serait-ce que le prétendre ?
Son sourire s'effaça et il prit place sur le trône. Bien qu'assis, il était tout de même surélevé par rapport au convoqué Roadan de par les quelques marches qui menaient au siège royal. La hiérarchie n'était nullement remise en cause, le protocole était suivi à la lettre car telle était la volonté du Régent.

« Sergent Roadan Meduseld. Fils d'Ilan Meduseld. Je connais la réputation de votre père. Un excellent artisan, un homme dont la sympathie n'est par ailleurs plus à prouver... L'épée de feu Roi Eodred était de sa fabrication, je le crois. Fils de forgeron, vous êtes devenu soldat à vos vingt ans. Vous excellez dans l'art de la cavalerie et avez participé à la riposte contre une attaque aussi soudaine qu'insensée des Dunlendings il y a de cela moins d'un jour.
Ma question sera simple, Soldat : l'homme qui vous a pris à part, celui-là même qui différait des Dunlendings par sa grande habileté dans l'art de la guerre, vous a-t-il parlé ? En ce cas, qu'a-t-il dit et qui est-il ? S'il n'a point énoncé de mots, qu'avez-vous à m'apprendre sur lui ? Car l'on n'apprend bien plus d'un homme en le combattant qu'en ayant quelque échange verbal, je le crois. »


Theored se tut et n'accorda aucune autre parole ou même un regard à Alduin, dont il se désintéressa purement et simplement tant que Roadan n'aurait pas répondu. La salle replongea dans le silence, telle que le Sergent, promu la veille, l'avait trouvé. Force était de constater pour ce dernier que le Régent le fixait avec la plus grande attention et l'intensité de son regard n'était pas sans rappeler le ressentiment que provoquait celui d'Alduin. Un grand respect et une crainte certaine.
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mar 23 Mar 2010 - 21:14

Le Régent du Rohan eut un léger sourire après la brève présentation de Roadan, chose étonnement rare pour cet homme, certainement plus habitué à trancher des têtes Orques que de s’adonner aux joies de la vie en émettant quelques boutades. Theored reluqua par la suite l’équipement des deux soldats entrés depuis peu de temps dans la salle du trône, probablement en était-il heureux car il ne trouva rien à reprocher ni à Roadan ni à Alduin qui étaient droits et fiers dans leurs armures scintillantes à la lumière de ce nouveau matin.

Alduin et Theored échangèrent ensuite quelques mots, le Régent du Riddermark cherchant simplement à se montrer poli auprès du vieux soldat, à qui en réalité il ne prêtait guère attention depuis son arrivée et à qui de toute manière il ne parlerai plus énormément au cours de leur débat car seul Roadan avait été convoqué par Theored pour s’expliquer. Après ces quelques mots d’amabilité auprès d’Alduin un changement total dans l’attitude du dirigeant d’Edoras apparut lorsque celui-ci prit place sur le trône d’or au tissu flamboyant d’un rouge sang que le jeune Rohirrim connaissait parfaitement... sa sœur, Léoma, étant tisserande pour la « famille royale » et malgré que cela ne fasse que très peu de temps, le Régent lui demanda au premier jour de tisser une nouvelle étoffe pour le vieux trône du Rohan qui commençait sérieusement à se détériorer -une négligence de ses prédécesseurs. Ainsi Léoma tissa une nouvelle toile pour décorer ce magnifique objet, symbole absolu du pouvoir pour tout chef qui se respecte, et que Roadan put admirer une fois achevée, le frère et la sœur étant très proches et partageant absolument tout... A cette pensée Roadan se sentit un peu mal-à-l’aise dans sa lourde armure d’acier et de cuir.

* Léoma... Voilà trois jours que je ne t’ai point vue, cela me manque mais je le ferai dès que je le pourrai... * pensa le Rohirrim, soudain nostalgique des merveilleux moments passés avec sa sœur aînée lors de son enfance.

Le Régent du Rohan, Theored, reprit la parole aussitôt qu’il fut installé sur son trône rouge et or à l’aspect désormais éclatant reflétant bien la nature profonde de cet homme, un chef d’état voué au combat et qui a fait de sa vie une bataille. Cet homme avait assurément défié la mort plus d’une fois.

" Sergent Roadan Meduseld. Fils d'Ilan Meduseld. Je connais la réputation de votre père. Un excellent artisan, un homme dont la sympathie n'est par ailleurs plus à prouver... L'épée de feu du Roi Eodred était de sa fabrication, je le crois. Fils de forgeron, vous êtes devenu soldat à vos vingt ans. Vous excellez dans l'art de la cavalerie et avez participé à la riposte contre une attaque aussi soudaine qu'insensée des Dunlendings il y a de cela moins d'un jour.
Ma question sera simple, Soldat : l'homme qui vous a pris à part, celui-là même qui différait des Dunlendings par sa grande habileté dans l'art de la guerre, vous a-t-il parlé ? En ce cas, qu'a-t-il dit et qui est-il ? S'il n'a point énoncé de mots, qu'avez-vous à m'apprendre sur lui ? Car l'on n'apprend bien plus d'un homme en le combattant qu'en ayant quelque échange verbal, je le crois. "


Theored avait lancé ces quelques mots avec conviction, insistant particulièrement sur les paroles concernant les Dunlendings, le regard constamment plongé dans celui de Roadan qui se sentit soudain beaucoup moins puissant devant les yeux pénétrants de cet homme de guerre, provoquant chez quiconque un respect à l’égard de ce Régent. Roadan écouta donc avec attention les élocutions de l’homme assis sur le trône, s’empressant simplement de répondre.

" Je vous remercie, monseigneur. En effet, l’épée de feu fut forgée par mon père en des temps bien plus anciens, je ne sais d’ailleurs pas ce qu’il est advenu de cette magnifique lame, le savez-vous sire ? " répondit Roadan, les yeux rivés sur l’épée du Régent qui pendait à son flanc gauche. Son père forgeron lui avait en effet raconté que cette lame était faite d’un étrange acier rouge, chose extrêmement insolite.

Après quelques secondes de pause, le jeune sergent reprit la parole, brisant le silence qui s’était installé dans la pièce.

" Sire, les Dunlendings étaient en effet menés par un bien étrange homme, du moins qui n’était pas de leurs... Lorsqu’il apparut au travers du nuage de poussière, fonçant sur moi, je... je ne l’ai pas reconnu. Cela vous laisse donc imaginer que je le connais... mais je n’en suis pas fier, monseigneur. Ce... cet... " enchaîna donc le Rohirrim, hésitant parfois, mais toujours d’un ton clair. Il reprit.

" Cet homme, c’est mon frère. Je vous prie de m’excuser, monseigneur, Mǽrost déshonore ma famille, que ce soit pour mon père et la réputation qu’il a acquise au cours de sa vie... pour ma sœur fraîchement au service de votre seigneurie... ou pour ma mère qui l’a mit au monde... Je suis tout autant peiné par le fait qu’il ternisse l’image du Rohan, notre si beau Royaume... Mon « frère » si je peux l’appeler ainsi n’est qu’un traître à son sang... Pardonnez-moi ces viles paroles en ce lieu votre majesté, mais je le trouverai... je le ferai souffrir comme il a fait souffrir sa famille, et je le tuerai pour qu’il paye enfin, le laissant ensuite pourrir dans le plus minable des cachots, ou devant la foule de son propre peuple. Vous comprenez, je ne peux... je ne peux plus tolérer cette idée, monseigneur. " acheva le jeune Rohirrim, la haine s’emparant un peu plus de lui à chacun de ses mots.

Le sergent avait de nouveau glacé la salle du trône, Theored le regardant toujours fixement et Alduin étant encore posté en retrait, ne faisant pas un geste.




« Devant eux se dressaient les montagnes du sud, couronnées de blanc et striées de noir. Les herbages se déroulaient jusqu'aux collines assemblées à leur pied et montaient dans de nombreuses vallées qui, vagues et obscures, n'étant pas encore touchées par la lumière de l'aurore, se glissaient jusqu'au cœur des grandes montagnes. »
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mer 31 Mar 2010 - 12:29

Que l'homme dont il était question dans nombre de ses pensées depuis la veille soit le frère du sergent Roadan n'était point un fait auquel le Régent s'attendait et ce dernier prit grand soin de réfléchir avant de parler. Homme d'action, il n'en était pas moins prudent et intelligent, vif d'esprit sur des sujets qui auraient pu prendre quelque écervelé à défaut.
S'il n'avait pas répondu à Roadan lorsque celui-ci se préoccupa du sort de l'épée du précédent Roi du Rohan, la raison était fort simple et découlait entièrement du caractère du Régent : il avait posé une question, il attendait qu'on lui réponde. Que Roadan ait préféré s'inquiéter de l'épée plutôt que de donner immédiatement une réponse sur l'inconnu de la veille ne fut pas du goût de Theored et cela se vit dans son regard qui se durcit un peu plus. Alduin avait perçu ce sentiment dans l'attitude du Régent et montra une certaine inquiétude sur son visage alors qu'il regarda Roadan, ne le quittant dès lors plus des yeux. Mieux valait fixer un ami plutôt que d'affronter davantage le regard glacé du Régent.

" Vous comprenez, je ne peux... je ne peux plus tolérer cette idée, monseigneur. "

Le ressentiment de Roadan était clair, ses paroles étaient pleines de colère et de haine. C'était là des sentiments utiles sur un champ de bataille, de ces sentiments qui faisaient lever le bras d'un homme et abattre sa lame alors même que l'épuisement l'avait atteint jusqu'aux os de son squelette. Bien que malvenus dans un lieu aussi officiel que la salle du trône, le Régent n'exprima aucune objection lors du temps de parole du soldat. Il en voyait l'utilité, le rôle que Roadan devrait tenir dans tout cela et le but que ce dernier se devrait d'accomplir. Tel que le sergent l'avait clairement énoncé, l'idée d'un traître à la nation du Rohan qu'il régentait n'était pas tolérable.

« Cet homme, ce Maérost, n'est pas qu'un déshonneur, Sergent. C'est une menace. Les menaces doivent être étouffées dans l'oeuf, écrasées et clouées au piloris avant que l'on ne soit obligés de compter les morts causées par leurs faits. L'attaque d'hier était peut-être de son invention, peut-être des Dunlendings eux-mêmes auxquels il s'est rallié et qu'il a ensuite commandé, peut-être de l'Isengard et son maître Saroumane qui depuis trop longtemps inquiète notre pays. Il est possible que votre frère soit un allié du Magicien ou un servant. Qu'importe son statut et son rang, je vous ordonne de le poursuivre et de l'abattre. »

Des mots d'un rêve pas si lointain revinrent à l'esprit de Roadan qui les entendit en cet instant comme s'ils étaient prononcés tout près de son oreille.

" Oui... Tu ne seras pas seul, Roadan. Demain, le Régent de Rohan, Theored, te convoquera, afin que tu mènes la chasse contre ton propre frère. "

Était-il possible que Roadan ait fait un rêve prémonitoire ? Son sommeil lui aurait-il permis d'apercevoir quelques grandes lignes de son futur ? Si tel était le cas, devait-il accomplir tout ce dont il fut question durant ce songe ? Qu'adviendrait-il s'il refusait ? Pareilles interrogations devaient certainement assaillir l'esprit du sergent, mais cela Theored l'ignorait et il continua d'ordonner avec la même voix dure, implacable.

« Je vous autorise à mener dans cette chasse à l'homme les soldats depuis peu sous votre commandement. »

" Il te laissera prendre tes hommes, mais ça ne suffira pas. "

Le Régent ne perdit rien du tranchant de sa voix alors qu'il s'adressait à Alduin qui, conscient d'être interpellé du regard par le Régent, fit un pas en avant et se mit au garde-à-vous, prêt à recevoir des ordres.

« Soldat Alduin.

- Oui, Sire.

- Vous l'accompagnerez également.

- Bien, Sire. Occire un ennemi de la nation est un honneur. »

" Alduin te suivra sans poser de questions [...] "

Le vieux soldat recula, ayant saisi que le Régent en avait dès à présent fini avec lui puisque ce dernier avait déjà reporté son attention sur Roadan.

« Il m'a été rapporté que le dénommé Maérost avait fui vers l'Est lorsque j'ai mené à la charge les cavaliers pour vous secourir et vous épauler dans le combat. Sa destination finale est inconnue, il vous incombera de retrouver sa route. Peut-être vos instincts vous guideront-ils vers lui, puisque vous n'en êtes pas moins son frère... »

Ses dernières paroles étaient lourdes de sens, libre à Roadan de les interpréter comme il le sentait. Le Régent n'était pas là pour tout lui expliquer et ce ne serait point la première fois qu'il devrait faire preuve de pareille autonomie. Le chemin que le sergent et sa troupe prendraient serait entièrement de sa décision. Aussi, bien qu'il était un soldat et donc toujours soumis aux ordres, il allait devoir faire preuve d'une grande capacité de réflexion. Libre à lui, à nouveau, de s'interroger sur le rêve qui pouvait commencer à lui paraître ô combien réel et de ce qu'il lui restait à entreprendre. Libre à lui, enfin, de répondre au Régent, avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir...
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Ven 9 Avr 2010 - 21:14

[HRP : Je m'excuse du retard ma biche, je suis impardonnable, je me fouetterai. Shit]

Le Régent du Riddermark, Theored, n’avait pas semblé apprécier l’allusion du sergent Meduseld à l’épée de Feu forgée par son père, le Rohirrim ne saurait donc jamais ce qu’il est advenu de cette sublime lame... elle avait surement disparu tout simplement. Theored fronçait les sourcils et Roadan sentit Alduin se tendre quelque part derrière lui, la tension était palpable.

Cependant la haine dans les paroles de Roadan ne semblait pas avoir affecté le Régent qui ne dit pas mot après les paroles acerbes du sergent. Cela paraissait même lui plaire à vrai dire, une vive étincelle flamboyant à nouveau dans ses yeux. Il reprit ainsi la parole après cette attentive écoute.

" Cet homme, ce Maérost, n'est pas qu'un déshonneur, Sergent. C'est une menace. Les menaces doivent être étouffées dans l'œuf, écrasées et clouées au pilori avant que l'on ne soit obligé de compter les morts causées par leurs faits. L'attaque d'hier était peut-être de son invention, peut-être des Dunlendings eux-mêmes auxquels il s'est rallié et qu'il a ensuite commandés, peut-être de l'Isengard et son maître Saroumane qui depuis trop longtemps inquiète notre pays. Il est possible que votre frère soit un allié du Magicien ou un servant. Qu'importe son statut et son rang, je vous ordonne de le poursuivre et de l'abattre. "


Roadan sembla se souvenir que justement il lui avait été prédit que durant cette rencontre avec le Régent, ce dernier lui sommerait d’abattre son propre frère. L’esprit de Roadan se troubla, il ne savait plus quoi penser à présent... Ses pensées s’embrouillèrent un instant. Ce rêve, n’en était-il donc pas un ? Etait-ce vraiment le fruit de son imagination et donc une coïncidence, ou bien cette... prémonition, lui avait-elle été envoyée par les Valar eux-mêmes ? Il ne voulait le croire, du moins il ne le pouvait, les Valar n’étaient pas ce que l’on trouvait de plus crédible parmi les Rohirrim, de plus personne dans le Royaume du Riddermark n’avait réellement un jour cru aux contes & histoires que l’on raconte aux enfants avant qu’ils n’aillent s’aliter. Seuls quelques illuminés ont un jour rapporté -de leurs voyages en pays Elfiques notamment, bien à l’Ouest de cette terre pour la plupart des Royaumes- que ces Valar étaient le fondement même de notre existence, que sans eux nous ne serions que poussière, ou même rien, et que les Elfes en faisaient leurs Dieux. Des Dieux ? Difficile à supposer pour tout bon Rohirrim qui se respecte, certainement le peuple le plus terre-à-terre de la Terre du Milieu, hormis les Nains peut-être qui vivent justement sous cette même terre...

* Humm... Je n’ai de Dieu que mon épée et mon bouclier, le reste ne me sauvera point la vie. *
s’empressa de penser Roadan dont les croyances en quelconque divinité étaient aussi plates qu’une bonne table réalisée par le meilleur menuisier de la Terre du Milieu.

La « prémonition » ne tarda pas à confirmer son statut, le Régent Theored autorisant le sergent à emmener ses propres soldats -qu’il pouvait recenser au nombre de dix- dans cette chasse à l’homme qui s’annonçait gigantesquement longue et éprouvante. Mais comme l’avait dit le vieillard dans le rêve de Roadan quelques heures auparavant, dix soldats ne suffiraient pas à débusquer Maérost, Alduin s’avança donc à hauteur de Roadan afin d’échanger quelques mots avec l’homme le plus influent du Rohan, celui-ci ordonnant au vieux soldat de n’abandonner son jeune compagnon sous aucun prétexte, le sort de la nation se jouait peut-être à ce niveau là, qui pouvait le prédire ou même le prétendre ? Roadan fut soulagé de savoir qu’il aurait au moins cette épaule familière sur laquelle s’appuyer en cas de coup dur, les liens d’amitié entre Alduin et lui-même semblaient se renforcer de jour en jour.

Le Régent poursuivit ses paroles, mais cette fois-ci à l’encontre du sergent Meduseld, dont la joie de voir cette aventure se continuer avec Alduin n’était pas tout à fait visible sur les traits de son visage.

" Il m'a été rapporté que le dénommé Maérost avait fui vers l'Est lorsque j'ai mené à la charge les cavaliers pour vous secourir et vous épauler dans le combat. Sa destination finale est inconnue, il vous incombera de retrouver sa route. Peut-être vos instincts vous guideront-ils vers lui, puisque vous n'en êtes pas moins son frère... "

* Il n’est que mon frère de sang, je n’ai plus de frère depuis le départ de Maérost... Mais j’aurais aimé avoir un frère comme Alduin, oui, je l’aurais souhaité... * pensa tristement le jeune Rohirrim, dont le visage se durcit après la dernière phrase du Régent.

La salle du trône était à présent entièrement illuminée par les faisceaux dorés du magnifique soleil qui luisait au dehors, les pâles matins d’hiver avaient laissé place à un printemps ô combien verdoyant bien que le vent soufflasse particulièrement fort en cette période de l’année dans le Riddermark. Des dorures que nul n’aurait soupçonnées apparaissaient à présent au grand jour, des finitions d’une extrême précision, dignes d’un orfèvre de très grande renommée. Les tentures qui pendaient derrière le trône resplendissaient à cet instant de toutes leurs couleurs, vives et chatoyantes comme des fleurs à peine sorties de leurs bourgeons. Le trône, justement, entièrement fait du précieux métal jaune, était désormais étincelant au milieu de la vaste pièce, quiconque aurait franchi les portes de la salle -non sans mal il est vrai- se serait trouvé ébloui par la splendeur de cette œuvre. La salle du trône était resplendissante, et Roadan était subjugué par l’émotion, tant par cette beauté architecturale que par les mots qu’il échangeait avec Theored. Le jeune Rohirrim en était chamboulé. Il entreprit tout de même de répondre au Régent, n’ayant pas parlé depuis un bon moment mais ne sachant pas toutefois que lui dire. En effet bien que le rêve eut semblé réel, Roadan n'en restait pas moins un homme du Rohan, et il était donc partagé entre la réalité des faits -du trop grand nombre de coïncidences- et sa nature profonde qui lui demandait de ne pas tomber dans de telles sorcelleries. Il tenta quelques mots...

" Monseigneur, je vous remercie de me prêter cette confiance. Je me dois d’accepter votre requête, pour le bien de notre belle nation autant que pour mon bien personnel -et celui de ma famille-. Je... Je vous annonce donc, votre altesse, que je prendrai en chasse Maérost, je le poursuivrai, le traquerai jusque dans le plus profond des abysses de cette bonne terre et l’occirai comme le plus crasseux des porcs que nos aïeux aient jamais abattu. Je prête serment en ce jour de n’obéir qu’à cet ordre jusqu’à ce qu’il soit accompli ou bien que la mort ne m’en empêche, je vous le promets messire, à vous et à ce que vous représentez... et que je ne veux pas voir disparaitre. Ainsi je pense partir vers l’Est, peut-être vers la Cité Blanche, je ne le sais encore point... "

Roadan se retourna vers Alduin qui s’était à nouveau reculé sans que le jeune Rohirrim ne le remarque, le vieux soldat était soucieux comme Roadan ne l’avait jamais vu. Il continua tout de même son discours.

" Je ne sais donc pas où ni quand cette quête aboutira, sire, mais bien qu’elle s’annonce interminable au vu de l‘étendue des Terres du Milieu cette chasse m’enchante. C’est toujours un honneur de servir le Rohan. Sur ce, je vous prie de bien vouloir m’autoriser à me retirer afin de préparer mon départ, monseigneur, sauf si sa seigneurie a encore besoin de mes services... "
acheva-t-il non sans peine, la fierté l'envahissant toutefois.

Les dernières paroles de Roadan étaient simples, mais l’émotion qu’il avait mit dans ses mots les rendait beaux, magiques. Un sourire oublié depuis le début de l’entrevue s’esquissa sur le visage du sergent. Il attendait donc les dernières élocutions de son supérieur avant d'aller réunir les préparatifs et quérir ses hommes. Le départ était proche.




« Devant eux se dressaient les montagnes du sud, couronnées de blanc et striées de noir. Les herbages se déroulaient jusqu'aux collines assemblées à leur pied et montaient dans de nombreuses vallées qui, vagues et obscures, n'étant pas encore touchées par la lumière de l'aurore, se glissaient jusqu'au cœur des grandes montagnes. »
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Dim 11 Avr 2010 - 15:37

Le Régent écouta Roadan et bien que certaines de ses paroles lui plurent et d'autres non, il ne montra ni courroux ni satisfaction. Tel un soldat de haut rang forgé dans l'acier le plus dur qui soit, il était impassible, droit, autoritaire. Ce n'est que lorsque le Sergent montra une bribe de ce qui semblait être de la fierté que Theored vit en lui la force de la jeunesse et l'insouciance qui allait souvent de paire avec elle. Un sourire vint se glisser sur les lèvres de Roadan, ce qu'il ne manqua pas de constater. Fronçant les sourcils, se levant et se redressant de toute sa taille, le Régent prononça les derniers mots de l'entretien :

« Ne soyez pas trop prompt à sourire, Sergent, vous pourriez aisément être déçu. La mort vous guettera à chaque instant. Une chasse, Sergent, c'est un champ de bataille plus vaste que tout ce que vous auriez pu connaître par le passé. Prenez garde à vous et à vos soldats, vous êtes les fils du Rohan.

Revenir avec moins d'hommes que lorsque vous partirez, voilà une défaite. Ne l'oubliez pas. Rentrez victorieux et vous serez honorés. »


Roadan était un homme certainement intelligent, il comprendrait seul ce qui l'attendait s'il ne revenait pas sans avoir occis Maérost. Les mots prononcés par Theored étaient durs, ils étaient frappants comme il avait voulu qu'ils le soient.

« Rompez. »

Finit-il par ordonner et Roadan et Alduin quittèrent la salle du trône du Palais d'Or de Meduseld. Ce n'est qu'en franchissant les portes que le vieux soldat se détendit enfin, s'adressant au Sergent :

« Tu t'en es bien sorti, Roadan, crois-moi. Theored fut plus clément qu'à l'accoutumée, sans doute apprécie-t-il ta franchise. A moins qu'il ne fut simplement satisfait de nous voir arriver vêtus de nos armures... ce qui était, ma foi, mon idée... »

Et Alduin se mit à rire, donnant une tape amicale dans le dos de Roadan pour l'inviter à se détendre lui aussi. Le vieil homme n'était pas sénile, il avait compris tout seul que Roadan avait réagi au quart-de-tour lorsqu'il était question de Maérost et il se doutait que le Sergent n'allait peut-être pas passer directement à autre chose... Les choses du passé sont sujet de bien des peines, bien des tracas et misères du présent... Alduin en savait quelque chose.

« A vous de décider par où nous allons, Sergent. »

Acheva-t-il avec le même sourire alors qu'ils n'étaient plus très loin de la sortie du Palais d'Or. Alduin était encore soucieux de l'impression qu'il avait donné au Régent de lui-même, bien que cela il se garda de le dire clairement.

Quant au Régent, justement, il était encore debout et droit comme un pic devant le trône, regardant avec un air sombre les portes désormais fermées de la salle. Un soupir lui vint finalement et il parla à voix forte, alors qu'il semblait seul.

« Approches, Kylian, j'ai à te parler.

- Oui, Sire. »

Et Kylian, Commandant des forces armées du Rohan, sortit d'une petite pièce qui jouxtait la salle du trône et qui permettait de voir et entendre ce qu'il s'y tramait sans être repéré. Une vieille tradition royale que Theored n'avait pas voulu bannir, croyant qu'il y verrait parfois quelque utilité. Cela s'était avéré vrai.

« Tu l'accompagneras jusqu'à Minas Tirith. J'ai un message que tu dois transmettre à Denethor et j'espère qu'il l'entendra comme il se doit. J'ai confiance en toi pour représenter le Rohan et pour protéger le Sergent Roadan et ses hommes.

- Lorsque ma tâche sera achevée, dois-je revenir sur le champ ici Sire ?

- ... »

Theored garda le silence et descendit lentement les quelques marches qui surélevaient le trône. Les mains dans le dos, son armure brillant de mille petits feux de par les rayons du soleil, il donnait une impression d'infinie puissance et Kylian en fut plus fier encore de son Régent. Ce dernier s'approcha et, arrivé à un bras de distance avec le Commandant, lui mit une main sur l'épaule droite.

« Prenez garde à vous, Commandant.

- Bien, Sire. »

Et ils se comprirent sans davantage de paroles, ce qui était une habitude assurément militaire.

« Viens, je vais t'expliquer le message que tu transmettras. »

Et ils s'en furent dans une pièce adjacente mais non celle où Kylian se trouvait auparavant et Theored détailla précisément ce qu'il voulait être entendu dans la salle du trône de Minas Tirith. Kylian fut aussi surpris qu'obéissant.
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Mer 21 Avr 2010 - 15:18

Il sembla alors que le sourire de Roadan fut perçu par le Régent, celui-ci fronça légèrement les sourcils tout en se relevant lentement de son trône en or massif. Cette attitude laissait à penser que la fin de l’entretien était des plus proches, et malgré tout Roadan ne s’en était pas si mal sorti que cela au vu des évènements qui l’avaient mené jusqu’ici, au Palais d’Or de Meduseld, jadis le château des grands Rois du Riddermark. Theored conclut ainsi l’entrevue par quelques mots qui touchèrent directement le cœur de Roadan, un frisson le fit tressaillir de tout son corps à l’une de ces phrases... « Revenir avec moins d'hommes que lorsque vous partirez, voilà une défaite ». Pour Roadan, cela était tout à fait inconcevable que des hommes tombent au combat, du moins sous ses ordres et dans une mission lui étant confiée, il n’arrivait pas à l’imaginer et espérait ne jamais devoir être confronté à pareille situation. Son sourire s’effaça quelque peu et il tenta un dernier discours...

« - Sire Theored, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne point vous décevoir, vous et notre nation toute entière. Je ramènerai la tête sanglante de Mǽrost à Edoras, et vous pourrez par vous-même apprécier notre belle victoire. Sur ce monseigneur, je me retire de ce pas afin de quérir mes Rohirrim et de préparer notre départ. Ce fut un honneur. Que les... les Valar protègent votre seigneurie.

- Rompez. »


* Les Valar... les Valar... dois-je finalement croire à ces fichues convictions elfiques ? Je n’en sais trop rien... *
pensa-t-il alors qu’il se répétait ses dernières paroles à l’encontre du Régent.

Roadan et Alduin traversèrent donc la salle du trône dans le sens contraire qu’ils le firent quelques minutes auparavant, avant la rencontre avec Theored. Le jeune sergent n’avait pas remarqué que la pièce était à présent extrêmement lumineuse, il avait apparemment été un peu trop absorbé par sa discussion avec l’homme le plus puissant du Rohan. Roadan leva donc la tête et il fut ébloui par l’éclat des dorures au plafond, des finitions d’une infinie finesse peintes sur le bois. La lourde porte de la salle s’ouvrit à leur approche, puis fut refermée aussitôt qu’ils l’eurent franchie par deux gardes postés à son seuil. Au même instant à sa droite Alduin soufflait enfin, il avait eu peur pour son jeune ami et paraissait maintenant soulagé, du moins pour l’instant...

« - Tu t'en es bien sorti, Roadan, crois-moi. Theored fut plus clément qu'à l'accoutumée, sans doute apprécie-t-il ta franchise. A moins qu'il ne fût simplement satisfait de nous voir arriver vêtus de nos armures... ce qui était, ma foi, mon idée... dit Alduin qui riait tout en donnant une tape amicale au sergent, ce qui parut le calmer lui aussi.


- Il est vrai mon cher Alduin que sur ce coup-là tu as été particulièrement prévoyant et si j’ose dire... ingénieux, je pense que le Régent n’aurait pas apprécié de me voir en tenue civile, mais tu sembles le cerner beaucoup mieux que moi... Alors je tiens à te remercier vieux crouton, on forme une belle équipe ! Ahah ! »
répliqua Roadan qui éclata de rire à son tour, le mot crouton n’était pas celui qu’Alduin préférait voir être utilisé à son égard mais ce dernier se mit tout de même à rire de plus belle avec son complice et désormais acolyte de voyage qu’était Roadan -et ceci pour un bon moment-.

Les deux soldats traversaient à présent le petit couloir qui séparait la salle du trône de l’extérieur du palais. Alduin et Roadan calmèrent leurs rires alors qu’ils arrivaient devant la porte d’entrée du château d’Or, fermée et plutôt bien gardée par la Garde Royale de Meduseld.

« - A vous de décider par où nous allons, Sergent, reprit le vieil Alduin qui malgré son sourire avait un semblant d’inquiétude dans la voix.

- Oh Alduin ne m’appelle pas Sergent, toi au moins je te l’autorise, on se connait depuis tellement longtemps mon ami... Nous irons à Minas Tirith, notre voyage commencera par la Cité Blanche. Prépare-toi au plus vite mon vieux, nous partirons peu après le déjeuner. » rétorqua le jeune sergent dont l’annonce de ce voyage motivait de plus en plus.

Lorsqu’ils furent à l’extérieur du Palais d’Or, Frilic, le capitaine de la Garde Royale attendait leur retour. Il fut cependant surpris par la mine enjouée des deux soldats, la confrontation semblait bien s’être déroulée, chose souvent rare lorsque Theored convoquait lui-même quelqu’un au Palais. Frilic leur tendit donc leurs armes respectives, tout en les interrogeant sur leurs réactions même si la réponse lui importait peu.

« - Tenez messires, j’ai prit soin de vos petits jouets. Votre entrevue s’est-elle bien passée ? Le Régent Theored n’est pas toujours au plus tendre avec ses invités, vous savez.

- Je vous remercie mon capitaine
, répliqua simplement Alduin en laissant le soin à Roadan de répondre si cela l’enchantait.

- Pour tout vous dire capitaine, le seigneur Theored n’est pas des plus doux, mais il a semblé nous apprécier, ou du moins supporter notre simple présence. Quant à ma lame, je vous béni d’en avoir prit soin, soldat... répondit Roadan à son tour, alors qu’il dégainait sa lame de son fourreau afin d’en vérifier l’état.

- Il est de mon devoir d’y veiller. Bon voyage messires, que la gloire des plus grands Seigneurs Chevaux vous accompagne.

- Elle sera nécessaire, seigneur Frilic... »
conclut Roadan qui après avoir attaché son épée à sa taille faisait un signe de tête à Alduin pour lui annoncer leur départ du Palais d’Or.


Le vent à l’extérieur s’était très largement calmé, la bannière du Rohan au dessus de la tête de Roadan ne battait désormais plus sous les coups du vent qui un peu plus tôt la faisait claquer tel un fouet dans le plus sombre des cachots. Au loin les Montagnes Blanches étaient très nettement visibles, un peu de poudre blanche décorant constamment leur sommet et rappelant au sergent que l’hiver venait à peine de s’éclipser... Soudain Roadan sentit une main l’effleurer dans son dos alors qu’Alduin descendait les marches du château de Meduseld, très certainement en direction de sa demeure. Le sergent n’eut pas besoin de se retourner pour comprendre de qui il s’agissait...

* Léoma ? *

Cependant il se retourna tout de même et put découvrir sa sœur aînée, rayonnante de joie alors qu’ils ne s’étaient plus revus depuis quelques jours à présent. Léoma se blottît contre lui sans la moindre hésitation, ce qui surprit tout d’abord le Rohirrim qui ne refusa pas néanmoins de la serrer dans ses bras.
Léoma était bien plus petite que Roadan, et moins large bien évidemment, cependant les mêmes cheveux blonds venaient caresser son échine et les mêmes yeux d’un vert pâle brillaient dans leurs orbites. Et bien que celle-ci soit plutôt frêle, Léoma respirait la force et le courage dignes du peuple du Rohan. L’air de famille était bien visible entre le frère et la soeur. Elle portait une tunique de couleur crème qui avait l’allure d’une simple robe, par-dessus laquelle un voile de couleur tabac cachait sa gorge et la protégeait de la fraîcheur encore présente du matin. Léoma était tisserande depuis quelques mois pour la « famille royale » et avait déjà su démontrer à la cour son talent hors norme qui lui valait d’être aussitôt à la tête d’une petite équipe de trois autres tisserandes. Toute la famille était fière de Léoma... Elle se libéra un petit peu de l’emprise de son frère et prit la parole.

« - Roadan ! Je suis si heureuse de te voir... Mais qu’à tu fais à ton visage ? T’es-tu encore battu ?

- Et bien euh... Léoma je dois dire que je n’avais pas le choix, mes soldats m’ont manqué de respect... Ah, oui, j’ai été nommé Sergent si les parents ne te l’ont pas encore raconté...
réfuta Roadan qui fut plus que surpris par la remarque de sa sœur, il avait en effet oublié la bastonnade de la veille et les contusions qui avaient apparemment fait surface sur son visage... après tout il n’avait pas eu l’occasion de se voir par le biais de quelconque magie depuis cette altercation.

- Oh, c’est magnifique petit frère, je suis fière de toi ! Mais cela ne te donne pas le droit de frapper tes sous-fifres pour autant... Et que faisais-tu chez Theored ? se surprit Léoma dont le sublime sourire aurait fait succomber n’importe quel homme, hormis son propre frère bien sur.

- Je... je dois partir Léoma.

- Partir ? Roadan, je ne comprends pas...

- Ecoute. La bataille d’hier, contre les Hommes du Pays de Dun, c’est Mǽrost qui en était le responsable... et je dois le traquer.

- Mais... Mǽrost ? Aujourd’hui ? Non !
s’exclama Léoma qui ne pouvait aligner plus de deux mots par phrase, apparemment attristée par cette annonce soudaine.

- Je suis désolé ma chère sœur, je dois te laisser, mon départ est prochain et je dois m’y préparer... Si... si l’on ne se revoit pas d’ici là, sache que je t’aime Léoma.

- ... »


Léoma était en pleurs, des perles brillant au coin de ses yeux tombaient de plus en plus rapidement sur les dalles du parvis du Palais de Meduseld. Roadan prit sa sœur dans ses bras quelques instant, avant de se détourner, de descendre les marches du Palais puis de s’éloigner dans l’une des allées d’Edoras sous les yeux larmoyants de sa sœur aînée.


[Suite dans Obscures Ruelles]




« Devant eux se dressaient les montagnes du sud, couronnées de blanc et striées de noir. Les herbages se déroulaient jusqu'aux collines assemblées à leur pied et montaient dans de nombreuses vallées qui, vagues et obscures, n'étant pas encore touchées par la lumière de l'aurore, se glissaient jusqu'au cœur des grandes montagnes. »
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MessageSujet: Re: Le palais d'or de Medusel   Ven 13 Mai 2011 - 14:08

    « Mon Seigneur ! Mon Seigneur ! Les Orques ! Les Orques du Mordor ! Nous sommes attaqués ! »

    ----------------------------------------
    Ce même jour, de bon matin...

    Les rayons du soleil levant baignaient la chambre à coucher d'une douce lumière orangée, extirpant l'homme allongé sur le lit d'un sommeil parsemé de rêves plus inquiétants les uns que les autres. S'il y avait toujours une nuit avant l'aube, il n'était jamais garanti que l'aube se lèverait après les affres de la nuit et chaque lever de soleil était une bénédiction assez importante pour en remercier les Dieux, ou qui que ce fut qui soit à l'origine du seul miracle quotidien au monde. Ses yeux s'ouvrirent avec peine, conscient comme il l'était qu'ils auraient encore, aujourd'hui comme hier, aujourd'hui comme demain, à constater des méfaits, attester des horreurs, parcourir des rapports, fouiller des cartes, être effrayants pour ceux-là et rassurants pour ceux-ci, sans rien perdre de la prestance et la dignité qu'on attend des yeux d'un Roi. Enfin, d'un Régent. Car Theored n'avait jamais revendiqué être le possesseur direct, légitime par son sang, du trône du Rohan. Il n'en était que le Régent, l'homme qui par la force et la confiance de son armée avait marché sur Edoras et son Palais d'Or pour donner au pays qu'il aimait tant une autorité assez forte pour qu'on y pense à deux fois avant de le menacer. Mais à quoi cela avait-il servi, finalement... C'était là un autre sujet de préoccupation, un sujet abordé aussi souvent que n'importe quel homme ou femme ou enfant du pays montant sur un cheval. Il reviendrait sur la table tôt ou tard dans la journée... Pour l'heure, Theored tourna sa tête vers sa gauche et contempla un instant la beauté offerte à ses yeux. Qu'elle était douce et noble, simple et innocente, la femme qui dormait à ses côtés. Tournant tout son corps sur le côté, Theored resta là à la regarder, paisible, sans peur jusqu'à l'insistance de son regard et le désir qui montait en lui ne suffisent à l'extirper, elle aussi, de ses songes. Elle ouvrit ses yeux d'un beau vert pâle et les posa sur cet homme si souriant. Ils firent l'amour avec douceur et passion, sublimant leur sens tout juste en éveil jusqu'à l'extase, puis ils s'allongèrent sur le dos, tous les deux nus et déjà épuisés, l'un contre l'autre. Ils s'avouèrent encore leur amour avec une timidité enfantine, murmurant ces quelques mots comme s'ils n'appartenaient qu'à eux. Le silence s'imposa un instant, interrompu par le seul bruit de leurs respirations à l'unisson, jusqu'au moment où il n'était plus possible de prétendre être seuls au monde.

    « Ma tendre épouse me fera-t-elle l'honneur et le privilège d'être à mes côtés durant les audiences matinales ?

    - Mon charmant époux n'est-il pas encore rassasié ?

    - Il sait qu'il n'est point de fin au plus merveilleux délice de ce monde.

    - Tout du moins se refuse-t-il de croire le contraire...

    - Oh, percé à jour... Mais ma demande tient toujours.

    - Oui, tendre époux, je serai à tes côtés ! »

    Finit-elle par lui susurrer à l'oreille avant d'y déposer un baiser. Mais, déjà, le cauchemar recommençait.

    -------------------------------------------
    Durant les audiences matinales...

    « L'Isengard n'est plus, Mon Régent, l'heure est venue ! Voilà trop longtemps qu'ils ont revendiqué la possession de nos terres et nous narguent avec les résultats de leur production agricole due à l'utilisation de NOS ressources ! Nous sommes forcés d'acheter des produits qui nous reviennent de pleins droits ! Mais l'Isengard a été punie par le destin, Mon Seigneur, punie par la volonté des Dieux pour les fautes de son peuple et de son maître à la barbe blanche et les idées noires.

    - Tu es fou d'en appeler aux Dieux, Fendras ! Il n'y a point d'autre justice que celle de l'Empire de la Dame de Fer dans le monde libre ! L'Isengard est peut-être décimée mais le pays est dorénavant pleine et entière possession de l'Empire et cela comprend nos terres ! Que crois-tu qu'il arrivera lorsque nous les revendiquerons devant la Dame de Fer ? Nous subirons le même sort que ce fou de Saroumane !

    - Toujours aussi trouillard, Hearas, aussi lâche dès lors qu'il faut faire preuve de force ! Peut-être aurais-tu dû suivre l'exemple du blanc vieillard et disparaître ?

    - Assez ! Réglons cela à l'épée, maintenant ! »

    Le bruit des lames glissant hors de leur fourreau résonna dans la salle du trône, chose qui n'était plus tellement rare depuis quelques temps... Les deux hommes étaient prêts à en découdre, peut-être même jusqu'à la mort, mais il en allait souvent ainsi durant les audiences dès lors qu'il s'agissait d'injustices ou d'honneur. Les Rohirrim avaient toujours eu le sang chaud, causant parfois leur victoire, parfois leur perte. Pour l'heure, il en était déjà trop pour le Régent qui ne tolérait pas que la violence soit exprimée devant les yeux de son épouse.

    « ASSEZ ! Silence et calme, ou vous finirez aux cachots ! »

    Ces simples mots suffirent pour que les épées glissent de nouveau au sein de leurs fourreaux, tandis que les deux hommes se jetaient un dernier regard en chiens de faïences avant de se plier à des excuses en bonne et due forme envers le Régent et envers sa femme.

    « L'heure n'est pas à la zizanie et la lutte fratricide, mes frères, mais à l'union. Nous récupérons nos terres volées par notre voisin l'Isengard lorsque je porterai moi-même notre demande devant Thais Laelias. Mais pas maintenant. Nous n'avons pas assez de poids pour que nos exigences aient une quelconque valeur. Aussi devons-nous prouver notre valeur, prouver notre courage et notre force.

    - Comment le ferons-nous, Theored ?

    - Il n'est point de plus efficace moyen que...

    - Mon Seigneur ! Mon Seigneur ! Les Orques ! Les Orques du Mordor ! Nous sommes attaqués ! »

    Un soldat d'une trentaine d'années entra en trombe dans la salle du trône, laissant entrevoir qu'il avait déjà causé une grande agitation dans les couloirs avant de parvenir jusque-là et de prononcer un tel présage de malheurs. Il était désarmé, donc inoffensif, et semblait plus effrayé que fou. La garde royale se précipita pour l'arrêter et le maîtriser, l'empêchant de s'approcher plus près.

    « Attendez ! Laissez-le parler ! Présentes-toi et expliques-nous clairement tes paroles.

    - Merci, Mon Seigneur... Mon nom est Thédolm de la maison Beold. Mon père et moi servons fidèlement au sein de votre armée et faisons chacun partie d'une éored. Il y a quelques jours, notre Capitaine a reçu des informations sur des attaques perpétrées par des Orques à l'est et nous nous y sommes rendus. Le nombre de ces monstres nous est apparu confus et incertain, aussi la quasi-totalité de nos effectifs avait été engagé. Nous avons pu décimer un certain nombre d'entre eux et croyions avoir réclamé vengeance mais ils étaient bien plus nombreux que cela... Notre éored a été prise dans une dure bataille et bien de mes frères sont morts, notre Capitaine aussi... Mon Seigneur, je suis ici devant vous sur l'ordre de mon Sergent qui vous demande votre aide. J'ai prévenu gens et villages sur mon chemin mais nous ignorions, lorsque j'ai été dépêché jusqu'à vous, quelle était leur destination finale et leur but...

    - Toutes mes condoléances, Thédolm de la maison Beold... Je ne puis tolérer de telles exactions, surtout venant de ces monstres.

    - Merci, Mon Seigneur. Je dois aussi vous prévenir que beaucoup sur mon chemin ont déclaré haut et fort que de telles horreurs n'étaient pas du fait des Orques mais des hommes de l'Empire...

    - Des Orientaux ?

    - Non, Mon Seigneur... De l'Empire de Dame Thais Laelias... J'ai essayé de les en dissuader, leur racontant ce que j'ai vu de mes yeux, mais ils n'en démordaient pas.

    - ... Nous aurions dû l'avoir prévu... Sauron est aussi fourbe qu'il est peureux et a préféré ordonner que ses créatures assaillent le royaume coincé entre deux grands Empires, sachant parfaitement la réaction que cela engendrerait. Bien, soldat Thédolm, je vais prendre les mesures qui s'imposent. Vous pouvez vous retirer, prenez un peu de repos et repartez rejoindre votre éored.

    - Merci, Mon Seigneur... »

    Les regards emplis de doutes et de craintes s'attardèrent sans raison sur le soldat alors qu'il quittait la salle du trône, puis tous se tournèrent vers le Régent, y compris sa femme, de loin la plus perturbée par ces dernières nouvelles.

    « Le peuple doit savoir que nous agissons pour lui. Faites envoyer des hérauts dans les cités et les villages disant que des Orques sont parvenus sur nos terres depuis les plaines de Dagorlad et qu'ils ont été exterminés par nos courageux soldats. Si ces monstres se dirigent vers le Nord et la Lothlorien, qu'ils soient décimés jusqu'au dernier. S'ils se dirigent vers l'Isengard... Je veux qu'ils soient encadrés et empêchés de faire le moindre méfait, mais laissez-les atteindre leur destination... Dans le même temps, envoyez quatre éored de plus en Est-Emnet, tuez les créatures qui y sont encore, si tant est qu'il y en ait qui soient restés pour parfaire la destruction des premiers, et réaffirmez nos frontières. Faites doubler la présence de soldats en Edoras ainsi que sur les routes de tout le pays, je veux que le peuple se sente en parfaite sécurité. Que les lois sur le vol, le banditisme et le meurtre soient un exemple sans équivoque de ce qu'il en coûtera de semer la terreur, je veux que tout méfait de moyenne ou grande envergure soit puni par la peine de mort. Que l'on donne aux voyous sans ambition un choix simple d'avenir : les cachots ou l'armée. Faites parvenir des messages à nos garnisons, que nos hommes soient prêts à rentrer en action dès le premier ordre donné. Je vais alerter nos alliés elfiques de cette menace, par respect pour l'ancien Traité. Nous nous préparerons ensemble pour la guerre, s'il le faut. »

    Les ordres étant donnés, les hommes présents comprirent leurs rôles respectifs et quittèrent la salle du trône en quatrième vitesse, conscients de la gravité de la situation. Inutile de dire que l'épouse du Régent érigeait avec grand mal une barrière mentale contre l'angoisse qui la submergeaient et menaçaient de la noyer. Theored le comprit vite et posa sur elle ses mains avec autant de douceur que de fermeté, autant pour la rassurer que pour lui certifier qu'il n'y avait rien à craindre.

    « Ne t'inquiètes pas, ma douce, nul ne devra souffrir plus longtemps de ces chiens du Mordor. Puis-je te demander de mener les audiences en mon nom ?

    - O... Oui, mais... Tes paroles sur l'Isengard... De les laisser aller jusque là-bas... Est-ce bien vrai ?

    - Il n'y a rien de plus réel. Les temps durs demandent souvent de durs décisions, il en est ainsi. Mais j'ai l'impression que les créatures n'ont pas de but précis... Et s'en prendre à l'Isengard, hélas, est bien plus difficile pour eux que de s'en prendre à nous. Nous ne sommes pas possession de l'Empire... Ils apprendront pourtant ce qu'il en coûte de nous faire un tel affront. »

    Ce n'était pas tant ses mots que son regard et la conviction et la puissance qui s'en dégageait qui la rassura. Un baiser plus tard, le Régent avait quitté la salle du trône et on annonçait au suivant dans la liste des audiences de cet obscure matin que la Régente Léoma était prête à le recevoir.
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Le palais d'or de Medusel
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