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 Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.

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Le danseur de motsNombre de messages : 409
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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyJeu 5 Juil 2007 - 11:27
D'un commun accord, les joueurs font ce qui apparaît comme une pause scénaristique...Mais le lecteur assidu comprendra vite qu'il n'est pas tout à fait question de cela. Disons que l'on va assister à un petit solo de guitare de la part du danseur de mots. Oh pardon, un solo de mandoline !

Vingt et unième strophe : Genèse des sensations.

Ils sont là, figés dans leurs attitudes tels des statues de pierre. Dérisoires éléments de la forêt des ents. Cailloux au milieu du chemin, prêts à sombrer au premier passage d’ogre. Poussières qui dansent sans savoir où stagner. Les amoureux sont ainsi qu’ils sont souvent perdus. Entre leurs sentiments et celui de l’aimé, noisette compressée qui refuse de s’ouvrir tant il est préférable de ne rien exposer. Alors celui qui risque est aussi le pendu. Acceptant de tomber avec la corde au cou. Espérant que celle-ci se décide à casser.
Egard Cairn ne mesure pas le danger de l’instant. Il vit comme il écrit, en prenant tous les risques et tant pis s’il échoue. Sauf que, moi, le narrateur, je puis vous l’assurer, il aime. A en crever. Tellement persuadé qu’il ne peut en être autrement, il avance sans aucune limite. Mais qu’espère –t-il ? Rattraper le temps perdu ? N’a-t-il pas encore compris que c’était peine perdue ? Et comble pour lui, inutile ! Car elle ne doute pas.
Pourtant, le problème est autre et réel. Moi, le narrateur, qui les ai observés avec tant de joie, je crois avoir compris. Mais je ne dirai rien. Sauf à exorciser les craintes et aviver le feu.
Quel écrin magnifique que cette forêt sombre, peuplée de géants acariâtres pour les tenir au chaud. Ne sont-ils pas magnifiques dans leur nid dérisoire ? On dirait le ventre de la terre, une mère pour l’amour. Il nous faut faire l’effort de comprendre leur âme. Des gens à fleur de peau, des êtres sensitifs. A mille lieues de ces brutes combattantes, plus éloignées encore de ces gens raffinés qui font souvent de même en croyant faire le bien. Guérisseuse et artiste sont à l’écoute d’un monde qui n’a pas de place pour eux. Sans logis, sans passé, ils soignent les blessures sans jamais se soigner, esprit du monde, ils sont le parfum des champs, ce qui disparaît en premier, ce qui dessine les premiers contours. L’aveugle comme le sourd les perçoivent également. La sueur et le sang vrillent leur existence. Essence d’esprit, ils se sont enivrés l’un l’autre. A ne plus savoir quoi faire.
Faut-il souffrir autant pour profiter de la communauté des cœurs ? Parce qu’il faut admettre qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils souffrent. Pour eux, suivre le vent n’est rien, cela fait partie d’eux. Et ce que tous les autres verraient comme une douleur immense, ils le perçoivent comme ce qui est. « Je suis ainsi », pourraient-ils dire. A ceci prêt que dans leur bouche, ces mots ne signifieraient pas « supportez le caprice », non…ce qui les constitue est cette résignation à suivre le cours d’eau.
Parfois, ils souffrent, terriblement. De solitude, d’abandon, d’incompréhension ou même de jalousie. Peut-on demander à la fée de se donner à un unique rêveur ? Le danseur de mots doit-il réserver ses ellipses à la seule femme qui compte ? C’est bien tout le dilemme. Renoncer pour se donner vraiment. Le parfum mis en fiole a-t-il le même pouvoir que lorsqu’il courre par delà les vallées ?
En quelques mots, Egard a basculé leur relation au cœur de la tempête. Vibrant de par le sentiment, il a entraîné la réponse de ces mêmes sentiments. Le rêve a pris fin, la vie reprend ses droits. On pourrait dire aussi que la femme est passée dessus, assumant pour eux deux une réalité nécessaire. Je préfère croire qu’ils ont entamé un autre rêve, peut-être la suite d’un tout qui reste à composer.
La sensation est le premier pas vers le sentiment, affirmer que les parfums s’uniront est une alchimie millénaire. Deux êtres se sont donnés l’un à l’autre par les mots. Nous entrons cependant dans la phase suivante. Les molécules doivent se recomposer, pour créer un parfum nouveau, équation qui ne peut se résumer à la simple addition.

J’avais oublié de capter ton odeur,
pièce manquante, j’en ai peur,
A ce qu’il semble,
je tremble.


Pour imaginer l’inflexion, il faut se représenter leur envie commune. Espérer avec eux.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyVen 6 Juil 2007 - 22:27
Vingt deuxième strophe : Vertige des sentiments.

Rêver que tu comprends tout de moi,
Sans prétendre être tout pour toi,


L’enfant perçoit des bribes de l’extérieur mais il faut tant de temps pour qu’il comprenne. La vie d’un chat pour dénommer les choses mais celle d’un cheval pour découvrir leur sens. Celle d’un jeune homme pour apprendre le poids des sentiments. Egard a déjà eu affaire à certaines qui lui ont ouvert le chemin. Pour autant, puisqu’il doit franchir le cap du lien ultime, il doit se mettre à la compréhension des sentiments de Louve.
Pour bien des hommes, ce serait tâche impossible. Non tant pas que louve soit une femme complexe, il n’en sait fichtre rien pour le moment. Seulement, il faut le dire, les hommes ont bien du mal à s’analyser eux-mêmes alors tenter de comprendre une femme…
Ils ne voient le plus souvent qu’une chose dont on dispose. Pour ne pas dire plus mais mon éthique de narrateur m’interdit de nommer ce qui gît au fond de la plupart d’entre eux. Et leur attention se limite à la capacité qu’ils ont ou pas de disposer du dévidoir alors qu’elles ont autre chose en elles, croyez moi. Ne me faites pour autant pas dire que les femmes sont dénuées de pulsions, d’envies et de désirs. Contentons nous de dire qu’elles ont de l’homme de leur vie une image bien plus…romantique…on peut même dire idyllique.
De ces différences, des millions de couples ont abouti à l’incompréhension totale. Mélanger le sexe et les sentiments doit se faire. Mais dans l’ordre. Je me dois de pointer pour toi, lecteur assidu, le fait qu’il a bien dit vouloir ne pas gâcher le premier moment. Ses sentiments priment donc sur les sensations. Peut-être a-t-il atteint l’âge de raison de l’homme. Et sachant qu’il aura tout le loisir de lui montrer son amour, de lui donner ce qu’elle mérite, de lui prendre aussi…sachant que le temps sera éternel, il ne veut rien presser.
Pour autant, ne croyez pas qu’il a tout calculé. Les bardes, les artistes, savent exprimer ce que nous avons tous en nous mais ils le font mieux, avec talent et finesse. Acceptons cette supériorité là puisque pour le reste, ce sont souvent des caractériels. Louve sera-t-elle heureuse de constater les centaines de défauts de son homme ?
Pas ces énormités qui font de vous un être attachant. Non ! Ces petits détails quotidiens qui minent tous les couples. Que de force faut-il aux sentiments pour rester jeunes et frais dans ce cloaque de l’habitude, des années passées à quémander aux ents le droit de rester là encore.

Te regarder quand je le veux,
Aussi longtemps que restent ouverts mes yeux,
T’imaginer autour de moi
Serrant le doigt…


Ce qu’il y a de beau dans sa demande, c’est qu’elle est immaculée. Il a le cœur aussi pur qu’elle. Voilà pourquoi il a pu mettre sur la scène tous ses sentiments en un si court moment. Voilà pourquoi la réponse fut tout aussi honnête. Ces deux là sont faits l’un pour l’autre, ils s’aiment depuis la nuit des temps, la lune et le soleil, l’eau et la terre, l’une et l’autre. Là, je confesse que j’aurais dû écrire l’un et l’autre mais vois-tu, j’aime bien brouiller les pistes. Et si je n’ai pas son talent, mon héros m’inspire parfois. Et pousse sur mon parchemin des idées que je n’ai pas forcément le talent d’exploiter à leur terme. Comme lui, je m’essaye à l’expression de mes sentiments de narrateur. Sans atteindre l’état de vertige qui est le leur…hélas…
Bref, ils ont atteint un état de confiance tel, en si peu de temps, que l’on peut parler de passion. Sauf qu’il n’est pas question des passions orageuses des tant de romans noirs. Ce serait si vrai d’écrire un bonheur simple. Mais j’ai peur que tu le comprennes comme un bonheur mièvre.
Il s’aiment. Cela doit te suffire. Ivres ils sont de découvrir en eux ce sentiment.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyMar 10 Juil 2007 - 17:57
Vingt troisième strophe : Le sens des mots

Les sensations, les sentiments. Je veux bien. Mais il faut enfin se pencher sur le sens des mots. Qui doit être commun à tous sinon le langage n’a plus de raison d’être.
Si la femme a plusieurs pétales, comme la fleur, le mari est une abeille dont le dard ne sert qu’une fois. Le danseur de mots s’est repris car il a compris qu’il fallait être clair. En disant qu’il la voulait pour femme, elle aurait pu n’y voir que l’expression maligne du désir. C’est bien plus que cela. Le mot épouse lui a-t-il fait peur ? Ou préférait-il se donner en tant que mari ? Celui qui sera fidèle, celui qui construira le nid, le protecteur, tout ce que l’homme se doit d’incarner. Même si elle refuse cette image a priori. Aucun des deux n’y échappera. Toutes les petites filles croient au prince charmant. Quand les petits garçons s’imaginent l’être… Avec la vertu du preux chevalier en guise de vernis.

Mon dard tue le vilain,
Mon art tient dans ma main
et ce qu’elle fait de l’arme.
Le tout…sans charme.


C’est une chose étonnante que cette assurance que nous avons de devoir franchir le cap un jour. Nous entrons dans le rite marital sans en peser le poids. Mais la vie nous pousse. Comme si c’était elle qui donnait leur sens aux sons formant les mots. Une sorte de catalyseur. Lui, pas plus qu’elle, ne mesurent l’importance de ce moment. D’une certaine manière, ce qu’ils comprennent le mieux, c’est la peur qu’elle éprouve. Qu’il devra bien soigner, apaiser. Il devra trouver les mots. De vrais mots, pas des fanfreluches de scène. S’il oublie les arabesques, il a une chance de se voir ouvrir son cœur pour toujours. Mais il doit prendre garde. Le danseur de mots est sur le fil. Autant elle ne doit pas jouer avec son âme de poète, autant lui ne peut surtout pas mésestimer la femme.
L’un comme l’autre a ses peurs. Mais les uns en sortent renforcés quand les autres la fuient.

L’oiseau sur ton épaule
a chanté au matin.
Effrayé par ta main,
Il a fui dans le saule.


Danseur de mots, donne un nouveau sens à la peur.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyMer 11 Juil 2007 - 16:11
Vingt quatrième strophe : Les regards.

Plus que les mots, les yeux sont le vrai révélateur de notre âme. Certains peuvent tromper. Car les âmes qui les animent sont noires. Les yeux d’une personne sont la seule chose qui ne prend pas l’âge. Bleu outre mer ils sont, bleu outre mer ils restent. A l’inverse des cheveux que l’on peut maquiller, les pupilles ne se transforment pas. Certes, les femmes savent marquer leurs contours mais cela ne change rien à ce qu’ils sont.
L’on pourrait comprendre d’ailleurs qu’une société des artifices parvienne par on ne sait quelle magie à modifier la couleur. Mais en ce cas, les gens seraient eux-mêmes transformés, marionnettes d’un théâtre dont ils sont inconscients.
Nos deux oiseaux sont trop purs pour imaginer tel subterfuge. Et s’ils ont encore du mal à se regarder des heures les yeux dans les yeux, c’est par timidité, une sorte de pudeur des sentiments.

Ton regard ne trahit pas
et jette l’appât
dans le vert.
Aucun pas de travers.


Il serait tentant de décrire leurs yeux dès maintenant. Mais le narrateur a ses ordres. Pas d’exagération dans l’immédiat. Beaucoup a été dit déjà. Il faut laisser le temps aux personnages de vivre leurs émois. Et aux lecteurs celui d’imaginer la suite.

L’océan donne son sel,
sorti des deux opales.
Tu es belle.
Je suis pâle.


Lance toi Egard, il faut vivre.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyMer 11 Juil 2007 - 16:18
Reprise (autrement dit, la parenthèse se ferme, après ce post, Louve reprendra son tour)

- Je suis là...

Il la serre dans ses bras, ne sachant que dire d'autre que ces banalités que seule l'importance de l'instant magnifie, aux yeux de ceux pour qui les mots ont le sens que leurs coeurs souhaitent. Entre sensations et sentiments, ses lèvres ne peuvent dire qu'une chose. A en avoir le vertige. C'est la genèse.

- Je t'aime Louve.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyLun 16 Juil 2007 - 21:41
Louve ferma les yeux, pour enfouir sa tête au creu de son épaule... Respirant à plein poumon cette odeur dont elle aurait déjà du mal à se passer, elle cherchait au fond d'elle la force, les mots qui lui permetrait d'expliquer à ce coeur fragile cette crainte qui la rongeait...

"En es tu sûre, Egard?"

Elle releva la tête pour capter son regard. Sa voix était mal assurée, mais maintenant qu'elle avait commencé à percer l'abcès, il fallait en retirer tout le pus pour enrailler efficacement l'infection...

"Tu sais, je ne suis pas cette fée que tu attends.... Je ne suis que Louve... après du temps passé à mes coté, lorsque toute illusions se sera envolée, es tu certain de vouloir continuer à partager ta vie avec la mienne?"

Elle avait vraiment du mal à déchiffrer ce coeur qui lui était encore inconnu dans une certaine mesure...

"C'est là que se situe ma crainte..."


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyMar 17 Juil 2007 - 10:34
( HJ : je ne comptais pas répondre ce matin, mais il semble que les instants qui viennent de leur vie peuvent se dérouler selon le mode rapide dialogue)

Il comprit de suite ce qui la retenait. Et s'il ne s'attendait pas à une telle chose, il en était rassuré dans l'instant.

- Dans mon monde, la vie et la scène ne font qu'un, je t'aime telle que tu es. Je suis sûr de moi...

Il respira profondément avant d'ajouter.

-...et plus encore de toi. Je te l'ai dit je crois. Ton sang est mêlé au mien, je perçois ce que tu perçois, je ne sais trop comment.

Il relança alors.

- Veux-tu m'épouser ?

Ils étaient là, dans le creux d'un terrier sans attraits, perdus dans Fangorn comme ces êtres égarés dans l'infini des possibilités de la vie. Il n'avait pas eu le temps d'en dire plus, ni mieux. L'instant dictait la nécessité. (HJ : c'est le cas de le dire, bises à la louve)


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyMar 17 Juil 2007 - 12:23
*J'ai peur que tu ne t'emballe mon ami... Mais ai je le droit de repousser le premier élan de spontaneïté que je vois naitre en toi...?*

La pensée était toujours aussi embrouillée, et plein de doutes l'esprit de notre jeune Louve... Mais repousser par deux fois ce qui pourrait être la meilleur chose qu'il ne lui soit jamais arrivé lui semblait impossible.... Après un long silence, où elle se contenta de le regarder sans le moindre geste, elle fini par répondre...

"Si c'est vraiment ce que tu souhaites... Devenir ta femme sera pour moi le plus grand des bonheurs sur cette terre..."

Un très léger sourire se dessina sur ses lèvres, alors qu'elle posait un baiser sur l'une de ses mains... Faisait elle une bétise? Elle préferai ne pas le croire. Puisqu'il était sûre de lui, elle lui faisait confiance.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyVen 20 Juil 2007 - 10:35
Il ne perçut pas le soupçon de réticence de la dame, énivré qu'il était par la situation de bonheur absolu, quand bien même celui-ci était-il précipité.
Jamais le danseur de mots n'avait été aussi pressent. Qui aurait pu le savoir d'ailleurs...

Un long moment ils restèrent là. Les ondes passaient entre eux comme les abeilles d'une fleur à l'autre, naturellement, infiniment. Puis la forêt fut prise à son tour d'un étrange phénomène. Qui d'abord ne s'observa même pas. Ensuite seulement, le danseur de mots se détourna de sa fée pour regarder.
Les arbres frémissaient, ils en vinrent à secouer toutes leurs branches comme une excitation irrépressible. L'un d'entre eux, qu'il ne connaissait pas mais qui était là depuis toujours dans sa clairière se déplaça et vint lentement se mettre face à eux.

- Vous devrez rendre compte de vote décision devant le conseil des sages, dit l'ent.

La phrase lui avait bien pris 5 minutes. Et elle ne semblait pas être achevée...

- ...je vous félicite et vais dans l'instant commencer les tresses d'éternité.

Ainsi les ents les espionnaient-ils depuis le début... Celui qui avait parlé devait donc le faire au nom de la forêt elle-même. Ils ne furent en aucun cas offusqués par cette irruption. Sachant que le lieu était ainsi, que tous leurs faits et gestes étaient visibles par les êtres au sang vert de sève. Quant à la tresse, aucun des deux ne sut de quoi il était question. Egard, trop aveuglé par son amour, en était resté au seul oui. Mais moi, narrateur de cette histoire, je sais comme toi que l'un des deux avait le cerveau plus froid. Etait-ce le signe de la raison ou celui du malheur ?


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Dernière édition par Le danseur de mots le Sam 9 Aoû 2008 - 18:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyVen 20 Juil 2007 - 16:53
C'est d'un regard quelque peu absent que Louve dévisagea l'ent qui s'approchait... Elle avait perdu le repère de ses yeux, et pensait perdre pied à présent... La promesse de serment qu'elle venait de faire la troublait plus qu'elle ne l'aurait pensé... Pour tout dire, elle avait toujours était étrangère à ce concept. Elle avait bien vu de nombreuse famille, passé du temps avec quelques unes d'entre elles...

Mais jamais elle n'avait pensé qu'un jour, elle en aurait une à elle, bien à elle... Alors que l'ent finissait enfin sa phrase parlant de tresses d'éternité, Louve porta la main à son ventre... Un voile de tristesse passa devant ses yeux l'espace d'un instant. Une famille oui... Mais qui serait destinée à périr avec eux. Car d'enfants... Elle n'en porterai pas. La cicatrice qui lui barrait le ventre depuis quelques années à présent en était le témoin muet... Mais l'heure n'était pas aux gérémiades. Un pâle sourire se dessina sur ses lèvres, alors que l'ent s'éloignait dans les profondeurs de la forêt... Bientôt, la fée perdrait ses ailes à jamais, rejoignant la douceur d'une tannière pour la protéger...

"Les ents sont des êtres bien étranges... Il me faudra du temps avant de me faire à de si particuliers voisins..."

Dit elle d'un air songeur.

"Que veux t'il dire par: des tresses d'éternité?"


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptySam 21 Juil 2007 - 9:29
Egard sentait une bien étrange sensation lui parcourir le ventre. Comme tous les êtres connectés à leur "auditoire", il avait une sorte de don pour sentir les choses. En l'occurrence, le soupçon de réticence de sa douce, s'il ne savait en définir l'origine, le chiffonnait au point de le rendre un peu mal à l'aise. Pour autant, il fit tout ce qui était en son pouvoir pour ne rien montrer. Et la présence de l'ent, comme ses propos abscons l'aidèrent.

- Je ne sais pas de quoi il parle Louve, sans doute un rituel entique. Ce qui...ce qui me préoccupe, c'est plutôt le conseil. Ordinairement,

Il prit le temps de formuler sa phrase afin que chaque mot soit le plus juste. Entre temps, l'ent avait disparu en direction de la clairière où, à chaque fois qu'il avait dû s'entretenir avec ce dit conseil, il l'avait fait. Désormais, la place occupée par l'ent restait vide dans sa clairière à lui, comme si un mort venait de quitter le cimetière après y avoir reposé durant des siècles, laissant un trou gigantesque dans le lieu et les mémoires.

- on y rend des comptes. Ou l'on y prête serment. Peut-être nous chasseront-ils ? Je ne saurais dire.

Une pensée le retint au moment de lui avouer qu'il était le plus heureux en ces lieux. car il se dit que c'eut été l'oublier elle. Le danseur de mots, pris entre ses sentiments et son amour, s'en tint à cette formule des crocus. "Préfère le silence qui fait croire à ta bêtise aux paroles qui le démontrent."

Il n'y aurait plus de retour en arrière. Leur destin était commun à présent. Combien de temps les blessures de la vie et de ce monde les épargneraient-ils ?


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyMar 24 Juil 2007 - 14:23
"Le conseil..?"

Il lui fallut un moment pour comprendre de quoi il voulait parler... La journée d'hier lui semblait maintenant... Si loin! Comme si cela faisait à présent des années qu'elle était arrivée! Mais non... Elle était arrivée la veille simplement. Et voilà qu'aujourd'hui... Elle venait de répondre oui à une demande en mariage. Mais qu'est ce qui lui avait prit?

Le loup qui sommeillait en elle, la bète féroce, farouche de liberté et ivre de vent des plaines hurlait à la mort... Son coeur se serrait à ses plaintes lugubres qui résonnaient dans tout son être... Elle se releva doucement, et alla se réfugier dans les bras du Danseur, le serrant contre elle sans aucune explication, mais avec une force presque desespérée... Qu'il se taise bon sang! Que le loup cesse de hurler!

Alors que ses yeux se remplissaient de larmes, elle laissa échapper un soupire de souffrance... C'est alors que, venu de nulle part, une petite voix s'éleva en elle... Elle lui parlait ainsi:

*Allons Louve, ne soit pas bête... De quoi as tu donc peur?

Je... J'ai peur de ne pas y arriver... J'ai peur de ne pas pouvoir rester, peur de vouloir retrouver ma liberté que je lui sacrifie...

Sornettes. Egard sait ce qu'est la liberté... Et il y tien autant que toi. Qui te fait penser au mariage comme à une chaine que l'on porte au pied? Prend le comme un cadeau. Comme l'assurance de ses sentiments pour toi, et des tiens pour lui... Rien ne va changer, Louve. Tu resteras à jamais aussi libre que tu l'as été... Tu viens juste de choisir celui qui partagera cette liberté avec toi...

...

Imagine deux ruisseaux, que la nature sépare, et qu'un jour elle unit pour n'en faire plus qu'un... Voilà votre destinée commune, Louve... Vivre unis à jamais...*


Les doutes de la jeune guerisseuses s'étaient calmés... Alors qu'elle se dégageait doucement de ses bras tout en essuyant une larme du coin de son oeil, elle lui offrit un sourire apaisé, d'une douceur sans pareil...

"Egard... Je t'aime."


Guerisseuse.

Ne vous fiez pas aux aparences, elles sont parfois trompeuses....
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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyVen 3 Aoû 2007 - 12:09
Deux jours passèrent ainsi, les amoureux avaient fait leur ce destin commun et ne virent pas les heures passer malgré le froid persistant. Au matin du troisième jour, ils furent doucement secoués dans leur sommeil par l’ent qui les avait abordés trois matins plus tôt. Ce dernier secoua légèrement son congénère qui constituait une partie du terrier de sorte que celui-ci soit en prise à une sorte de frissonnement. Immanquablement, les tourtereaux furent éveillés. Et lorsqu’ils comprirent enfin que ce phénomène était tout sauf normal, ils sortirent pour tenter de comprendre qui chatouillait ainsi leur matin calme.
Face à eux, l’ent magnifique, comme s’il était allé chez le coiffeur, non, comment dire, comme s’il s’était fait tailler les branches afin de revivre, les attendait, avec des petites choses dans l’une de ses « mains ».
Egard parvint vite à localiser ses yeux mais il sembla au début que ce ne fut pas le cas de Louve. C’est à la voix qu’elle parvint finalement à le voir.

- Bonjour les bourgeonnants. Commença-t-il par dire. Et ce fut le début d’un très long monologue.
En tant que témoin primordial de votre décision, et selon les lois qui régissent Fangörn, je suis le lien entre vous et le conseil. Vous m’avez fait un honneur immense en décidant de votre union devant moi. A jamais je suis votre gardien. Et cela fait si longtemps qu’il n’y en a plus eu dans notre monde entique…
Il sembla réfléchir quelque peu, ce qui prit bien 10 minutes du temps des hommes et poursuivit.
Le conseil est informé de l’évolution de votre vie, comme c’est la règle et je dois vous dire que votre empressement a questionné tous les ents. Nous avons fini par conclure que la nature a son rythme propre et que nous ne devions pas avoir d’a priori. Ainsi, vous êtes d’ores et déjà unis. Ces ornements que vous devrez porter d’ici à la cérémonie sont le signe ancestral de votre union à venir, les anneaux vivants, à votre taille de tête, qui font de vous femme et mari de la forêt. Je dois dire que j’ai eu bien du mal à les ajuster à vote petitesse. Mes branches engourdies ont souffert pour tresser de si petites choses. Sans l’aide des écureuils, j’y serais encore. Enfin…

L’ent les déposa sur le corps des amants encore en tenue de nuit. Les couronnes s’ajustèrent d’elles-mêmes à la taille de chaque crâne. Du lierre vivant, piqué de fleurs blanches duveteuses, inconnues d’Egard. Si l’effet fut presque banal dans les cheveux verts du barde, il n’en fut pas de même dans la toison noire de Louve. L’ent regarda longuement le lierre s’enfouir en elle. Et les fleurs qui se couchaient en ses cheveux semblaient sourire d’un tel contraste de couleurs.

- Comme vous dormez allongés, les couronnes vont un peu souffrir. J’ai préféré en faire des vivantes, vous sentirez des petits déplacements des plantes si vous y prêtez attention mais cela devrait aller. Attention, vous ne devez jamais les enlever. La coutume l’exige. Et dans trois jours, au moment de la présentation à la forêt, vous devrez être habillés de vert, avec une offrande au conseil des officiants.

Tandis que les plantes poursuivaient leur implantation dans les crinières, les futurs époux restaient perplexes. Il faudrait se plier à tout ce protocole. Egard, qui avait une fois évoqué le problème des ents et de la disparition des dames ents, avait une certaine compréhension de ce que cela devait représenter à leurs yeux. Mais qu’en était-il de Louve ? Le bonheur l’emportait cependant, il n’eut été question de se poser des problèmes là où il n’y en avait pas. Dans un premier temps, il fallait continuer de recevoir les instructions du « gardien des bourgeonnants ».

- Présentez vous dans la clairière des palabres dans trois jours avec vos offrandes et respectez les consignes vestimentaires, n’oubliez pas que vous êtes au pays des êtres de sève, la sève est nourricière mais peut devenir poison pour qui ne sait la boire.

Il prit alors les oiseaux dans sa branche et les leva aussi haut qu’il pouvait. Louve eut un instant de déséquilibre qui plut à egard, lui permettant de la voir s’accrocher à lui comme on s’agrippe à son dernier espoir de vie. Mais bien vite, tous deux se stabilisèrent et purent voir de haut la forêt.

- C’est le rituel que nous avons choisi pour vous. « La présentation des pousses ». Comme vous êtes légers comme une plume, c’est accessible et il a paru que c’était approprié. Certains ont argumenté votre non appartenance à notre espèce mais le bonheur de revivre une union l’a emporté sur les considérations réglementaires. Et puis, nous avons tant espéré avec le danseur que nous ne pouvions rejeter son union. Aimée du danseur, prends la mesure de Fangörn toi qui ne la connaît pas. Elle regorge de mystères qui pourraient te donner de l’aide dans ton métier de jardinière des hommes.

A ce moment, l’ent hésita à demander le secret de ces cheveux si fins, quoi que leur agencement le choquait plutôt. Amoureux des parterres méticuleusement entretenus, il avait du mal à concevoir que de telles beautés soient laissées en friche. Dans le même temps, il leur trouvait une beauté sauvage. Tout à sa réflexion sur le conflit esthétique, il oublia durant plusieurs minutes que les moineaux prenaient le frais en haut de sa main…ce n’était pas pour leur déplaire tant le spectacle était bluffant. Pour la première fois, Egard voyait la forêt du dessus. Et distinguait à certains endroits des traces de mouvement entique. Mais quand même, il finissait par faire froid là haut…
En libérant le couple de sa prison en altitude, il poursuivit.

- Vous devez savoir que vous êtes les premiers depuis…ah je ne sais pas compter selon vos codes, disons qu’en nombre d’hivers, cela fait plus de 120 que nous n’avons pas eu d’union à célébrer. Aussi…

Il se tut. Ni Louve ni Egard n’osèrent reprendre la parole. Car il avait dit au départ qu’il leur faudrait l’écouter sans l’interrompre. Tous deux savaient qu’il faudrait attendre qu’il leur donne la parole. Les codes entiques étaient d’une clarté de source sur ce point. Dans le même temps, Louve commença de se demander ce qu’elle pouvait bien apporter comme offrande. Ses cheveux la tiraillaient inhabituellement, comme si les lierres tentaient de remettre de l’ordre dans un massif de fleurs laissé à l’abandon. Egard, quant à lui, avait une sensation semblable mais tentait de retenir un sourire tant cela frôlait les chatouillis. Allaient-ils devenir des…arbres ?

- Il vous faudra manger des mousses de chêne, sinon les fleurs vont dépérir. A la fin du mariage, les couronnes vous quitteront pour prendre pied dans le terrier. Il vous faudra le délaisser car on ne peut jamais revenir sur le lieu de la décision. Il devient le sanctuaire de l’union. C’est la coutume.

Ce qui signifiait qu’à chaque parterre de fleurs qu’Egard avait croisé depuis ces deux ans correspondait une union passée.

- Quand le temps sera venu, vous devrez dire ce que vous comptez faire ensuite. Mais ce sera après la noce et après le voyage. Tout cela vous devez dès à présent y penser. Mais n’oubliez pas. Trois jours à partir de maintenant, une offrande et de la mousse de chêne deux fois par jour, de préférence de la mousse fraîche, c’est plus âcre mais il faut le faire.

A ce moment, Egard dut briser le protocole.

- Attendez, nous ne pouvons pas manger cela, ce serait inutile !

L’ent parut interloqué puis finit par être agité de petits soubresauts alors qu’il entamait un rire qui allait durer une bonne partie de la matinée…

- Mais qui vous parle de les manger, finit-il par lâcher. Il faudra mettre la mousse dans vos racines du dessus. Pardon, vos cheveux ! C’est pourtant évident.

La suite de la conversation consista en une description précise du déroulement des mariages entiques. Par chance, l’ent avait affaire à deux être intelligents car se mettre en tête tout le processus relevait de l’exploit. Le soleil avait entamé sa course descendante lorsque tout fut dit sur ce point. L’estomac de Louve criait famine et des bruits disgracieux se faisaient entendre par instants. Notre ent restait trop concentré sur son rôle de gardien pour y prêter attention mais Egard avait des œillades de désapprobation envers ce ventre discourtois, ce à quoi Louve répondait par des sourires emplis de malice qui faisaient craquer notre homme.
Ainsi passa la journée. Quand l’ent, finalement, disparut, déclarant qu’il viendrait les chercher pour la présentation au conseil, nos amoureux se jetèrent sur les quelques provisions en stock, puis, une fois lavés et habillés, en prenant grand soin de leur toison herbue, ils partirent à la chasse à la mousse.

C’est que cette responsabilité, pour amusante qu’elle soit, représentait à leurs yeux une tâche essentielle. A aucun moment il n’avait été question de remettre en cause ce « devoir ».
De la mousse, ils en trouvèrent. Mais comment savoir si c’était la meilleure ? après un rapide conciliabule, décision fut prise d’en récolter de plusieurs sortes, de faire un test sur Egard et de voir ce qui serait le plus apprécié par les nouveaux occupants.
Sans s’en rendre compte, ils devenaient de vrais habitants du lieu, pénétrant le cœur des savoirs entiques, leurs rites et certaines de ces choses qui font de vous des étrangers assimilés au monde qui vous accueille. Leur ardeur n’était pas sans rappeler celle des elfes sylvains. Et les yeux des ents qui les espionnaient gentiment purent le constater. Devenaient-ils des hommes sylvains ?
Une chose est sûre, ils finirent par trouver ce qui semblait la meilleure. Louve, aux talents évidents en matière de biologie, décida que celle prise au pied d’un jeune chêne était de loin la meilleure. Elle s’en mit dans les cheveux. Et ainsi passa le premier jour de leur vie de futurs mariés.
Quand enfin, allongés dans leur couche, ils purent prendre le temps de se repasser le fil de la journée sous leurs yeux ébahis, Egard finit par souffler.

- Ben dis donc, si c’est tous les jours comme ça…


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyMar 4 Déc 2007 - 21:57
La première pensée qui lui vint en se réveillant fut de demander à Louve si cela l’avait gratté aussi. Parce que…des lierres dans les cheveux, ce n’est quand même pas banal. A moins d’être un elfe ou un arbre, voire un ent. Mais surtout, au moment de se lever, Egard sentit un horrible tiraillement dans sa chevelure. Cela ne le lâchait pas, au point qu’il dut rester allongé, tentant de démêler l’affaire, vainement il faut bien le dire. Et si Louve avait répondu à son premier mot, elle semblait assez peu disposée à se lever aussi vite. Elle n’était pas du matin, il ne le savait pas encore. Mais les couronnes s’étaient malicieusement unies durant la nuit à ce qu’il lui semblait et lui avait…une urgence qui relevait de la première priorité.
Développant des trésors de bravoure et de diplomatie, il finit par obtenir d’elle les mouvements nécessaires à une tentative de solution. C’était sans compter sur la volonté propre de la nature, qui comme par magie, finit par se délier d’elle-même. Sans comprendre qu’il y avait là une intention manifeste de ne pas séparer les amants, notre homme sortit aussi vite que possible pour ce que l’on imagine. Et revint soulagé, enfin capable de s’émerveiller de ce spectacle simple.
Telle la fée qu’il imaginait dans certains de ses rêves d’ermite, Louve, blanche et noire dans la couche, à demie éveillée, était parée de lianes vivantes qui semblaient lui dire de se lever, de se faire belle, de sourire, de le regarder l’admirer…La guérisseuse, pourtant, restait impassible. Comme si elle avait abusé de la boisson ou du tabac hobbit.
Le menu de la journée était pourtant copieux, il faudrait préparer la cérémonie. Ecrire sur commande ne se fait pas aussi facilement que l’on croît. Et elle, que ferait-elle ? Certes, il lui faisait confiance. Louve saurait. Mais entre temps, le résultat ne serait que le fruit des efforts ! La vie à deux, cela ne s’improvise pas. Egard se retrouvait confronté à son rythme de femme, le rythme de son caractère, celui de son âge. Bref, un être différent de lui. Cela ne le choquait pas, tout au plus était-il surpris. Et s’y faisait, comme on se fait aux bourrasques d’une tempête que l’on croise à sa première sortie en mer.

- Qu’est-ce que ça me gratte !?!

La bête manifestait enfin un geste d’humeur. Egard n’eut pas le temps de se demander si le lever était le résultat de sa volonté ou de celle des lierres qui la coiffaient. Elle embrayait déjà.

- C’est bien beau la nature mais c’est encombrant, surtout au réveil.

La blancheur de sa peau explosait dans les lumières du matin. Ses formes rondes aussi, à moins que ses yeux d’homme amoureux ne déformassent les traits de son corps. Une, indivisible, entière et granitique, la femme décidée, l’âme d’une maîtresse de maison ou d’une meneuse de troupes, se levait. A moins que les éléments ne l’aient poussée à faire le geste…Pour tout dire, Louve semblait contrariée. Excusez….Déphasée. Le printemps était venu trop tôt, le gel menaçait encore.
Plus tard, habillée et nourrie, elle consentit à passer du grommelage au langage.

- Que vas-tu offrir aux Ents, Danseur de mots ?

Celui-ci hésita un peu, comme si l’évidence ne l’était plus. Une autre idée lui aurait plu davantage à ce point de réflexion. Mais d’autre idée, il n’en avait pas.

- Un artiste ne sait que se donner en spectacle. Le plus aisé serait un poème…Mais j’ai tellement peur de décevoir…

C’était pour elle un concept inconnu. On sauvait ou le blessé mourrait, il n’y avait pas de déception.

-…je ferai peut-être quelque chose de plus fugace. A vrai dire, je n’en sais rien.

Comme souvent, l’inspiration lui manquait. Etrangement, le malheur fait naître les plus belles lignes et le bonheur éteint la flamme. Ajouté à cela la peur de décevoir ses amis en un jour solennel, Egard se figeait lentement comme le gras au fond de la marmite. La beauté de Louve n’arrangeait rien. Aux yeux d’autres hommes, une petite femme musclée, sans charme particulier. Des cheveux longs en bataille, un talent de soignante assez courant…Ainsi l’auraient perçue les autres. Lui, du haut de sa douleur, de son exil, de ses souffrances, avait vu autre chose.
Sachant la peine des Ents à trouver femme, il mesurait le poids des responsabilités. La charge émotionnelle serait grande, comme un transfert des fluides naturels de la forêt sur le couple humain. Ne pas décevoir. Apporter la joie sans la fêlure de l’émotion. Bien sûr, les Ents ne seraient pas jaloux. Ils ne montreraient rien. Un public exigeant, dans un contexte d’apocalypse. Plus il y pensait, plus la peur l’étreignait. Comment traduire tout son bonheur sans paraître indécent ? Le pire serait qu’ils ne montrent rien. La larme devrait couler de leurs feuilles. Dans tous les cas. Mais qu’est-ce qui l’assurait que cette eau ne serait que la preuve du partage du bonheur ? Egard se sentait coincé. Condamné à les décevoir.

Tout le jour se déroula avec cette boule au ventre. Stress des veilles de cérémonie. Du temps des crocus, il supportait sans s’en rendre compte.
Ils s’occupèrent avec rigueur de créer des vêtements aux couleurs de Fangörn. Lierre, feuilles déterrées du cimetière hivernal. Lichen et mousses, herbe. Il ne serait pas question de danser avec des armures si fragiles mais est-ce qu’on danse avec un Ent ?
Finalement, ce n’est pas tant les choses qui posent problème, la technique s’affranchit de tout. Mais les émotions, les mots. Quand on ne sait pas quoi dire, quoi écrire, étouffé de bonheur puéril. Il pensa à plusieurs reprises que le bonheur est silencieux comme le bébé dort. La faim le fait hurler, le froid aussi, l’absence de la mère…Le danseur condamné au silence. C’était un début. Pas de mots. Alors de la musique ? Des gestes ? Il poursuivait son défrichement. – Si j’avais été un ent, comment aurai-je partagé ma joie ? Est-ce qu’ils attendent cela de moi ? Seraient-ils déçus que je singe les hommes-arbres ?
Des questions, des questions. Cela n’en finissait pas. Et le plus agaçant, c’est que Louve semblait vivre cela avec le plus grand naturel. Cette femme était déconcertante, s’arrêtant à des détails de démangeaisons mais ne ciblant aucunement l’essentiel…Esprit aigue, résolument différent.
A la fin de la journée, notre homme avait le sentiment de vivre dans une forêt couvrant toute la terre, comme perdu à jamais dans sa propre destinée.

- Je n’ai pas faim…

- Moi non plus…

Avec ça, il était bien avancé. Egard tentait de témoigner de sa difficulté. Mais Louve, à nouveau nue en plein terrier, au moment de se mettre sous les fourrures, laissait rebondir ses rondeurs avec une insolence irritante. C’en fut trop pour Egard qui sentit le désir monter. Pour la première fois, le fantasme n’était plus la présence.

- Je….

Rouge comme un coquelicot, notre homme n’osait plus s’approcher d’elle. C’est que…avouer son désir n’est pas chose facile. Et puis, il n’était pas question pour lui de s’égarer la veille de son mariage sylvestre. Il se demanda si Louve avait compris. Car elle semblait prendre un malin plaisir à le fixer de ses yeux d’aigle.
La proie était traquée, le fruit mûr tomberait très vite. Ayant développé des trésors d’intelligence pour éviter de montrer son émoi, il se retrouvait sous la peau de worg, nu comme elle, attendant la suite sans bouger.
Dans un geste du bras, elle se heurta à la réalité de son homme.

- Je suis désolé Louve, c’est stupide.

- Mais qu’y a-t-il de mal à ça Egard ?

Oui, c’étaient bien deux êtres très différents. La lune et le soleil. Les terrains qui nous affolent ne sont jamais ceux qui perturbent les autres. En cet instant, il ne pensait plus du tout au lendemain. Il avait honte de ce qu’il éprouvait pour la femme qu’il aimait. Peur de la décevoir. De se décevoir.

- Est-ce qu’on mérite toujours ce que l’on a ?

- MMMMMMMMMmmmmmmmmmmmmmm

Louve avait entamé un réponse mais les tresses avaient retrouvé leur promiscuité nocturne et déjà, se chargeaient de souder les amoureux.

- J’ai bien peur que ton cas ne s’arrange pas Egard. La nature nous condamne à demeurer collés.

Elle se mit dans ses bras de telle façon qu’ils ne pouvaient pas être plus prêts. Le supplice dura un long moment…


[hj : pardon ma louve, cela a été si long...mais je ne savais plus comment....]


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyDim 27 Avr 2008 - 20:11
La journée de mariage fut pour le danseur de mots un véritable cauchemar. Jamais il n’aurait imaginé vivre un tel supplice. Entre les ents si attentifs à vivre dans leur sève l’union de deux êtres vivants et Louve qui rayonnait de bonheur, innocemment, lui avait le sentiment de ne jamais avoir su trouver sa place. Honte à son incapacité de se mouvoir sur le théâtre de sa vie. Comédien de naissance, il avait caché très au fonds ses propres sentiments. Les larmes en guise de rimes avaient donné le change. Jusqu’à ébranler les grands chênes dans leur solidité millénaire. Louve elle-même n’avait pas décelé son mal être. Egard avait honte d’être heureux, dernier crocus en vie à l’entrée de l’été.

« Peut-on imaginer ce qu’est la solitude au bout de notre plume ? Ecrire, écrire encore et toujours. Ne jamais décevoir les yeux qui nous attendent, mot après mot, ces yeux noirs des animaux nocturnes malins tant ils sont roux, ces yeux rouges d’une passion que seules les femmes enferment en elles. La peur. La peur de vieillir. De ne plus savoir quoi dire. Crainte omniprésente de perdre l’intensité des yeux qui aiment. Je t’ai aimé ma louve, je t’aime encore au fonds de moi, je t’aimerai toute ma vie mais toi, le pourras-tu ? C’est difficile d’accepter le bonheur quand il vient tout à coup. Il suffit d’un oubli, un endormissement fugace…Le regard qui s’éteint juste le temps d’un souffle. La vie brûle les poumons de ceux qui respirent fort. Louve, aime moi encore aujourd’hui, accepte mes silences, ils ne sont que respect. Tu étais la trouée dans cette forêt noire, le soleil en hiver, l’épice dans le miel. Je n’ai pas connu ton corps, juste effleuré ton cœur. As-tu encore l’envie d’entourer l’oisillon ? J’ai peur de ce que nous allons faire comme tous les autres amants depuis le premier jour sur terre. Si la réalité se trouvait en deçà de ce que furent mes rêves, je saurais m’en contenter. Mais toi ? Les renards et les loups sont-ils comme les worgs ? Ont-ils en eux le gramme d’humanité ?
Je me tais, par amour pour ce que tu es. Les regards ne se captivent pas, les êtres doivent aimer en liberté, cette liberté que je t’ai donnée de ne pas t’attacher si tu ne voulais pas. Garder en moi le mirage de la réalité fut des plus confortables. Chanter aux ents l’absence de la lune suffisait à ma vie. En faisant irruption dans ma vie de reclus, tu as tout chamboulé. Louve, parle moi si tu veux encore de moi malgré les années qui passent, les blessures qui paraissent du fait de notre usure. Louve, écoute la complainte de l’arbre déraciné.
Mes amis ont pleuré de leurs feuilles, fécondé la terre de mes silences. Je suis un arbre. Ecorce de métal, sève de feu, racines profondes et feuilles fragiles. J’ai besoin d’une graine pour exister demain, et puis le jour d’après. La terre a besoin de pluie, le soleil existe par la lune. Louve, garde moi en toi comme je te garde si fort dans ce corps que tu as déjà sauvé une fois. Ne sois pas qu’une passade.
J’ai tombé la couronne par les mots du rituel. Ses racines ont permis à l‘orée de fleurir. Tant de sourires. Les larmes de l’enfant coulaient à l’intérieur comme un torrent d’automne. Mais personne ne les vit. C’était mieux ainsi. L’éclipse permet l’oubli. Juste essuyer les bords de la rivière en crue à l’abri des regards.
Plus tard, j’ai bien senti les feuilles qui me séchaient les joues. Le vert a percé le tissu de tes habits de fête. Noisettes provocantes, montagnes impétueuses, branches jamais taillées qui couvraient le terreau. Précieux bosquet…
Tu m’as réveillé plusieurs fois du même geste d’amour, la main sur mon visage, nos yeux enchevêtrés. Tourbillon infini. J’aurais aimé avoir le souvenir précis des mots que tu m’as dits. Mais ils se sont perdus, envolés comme le reste dans cette ivresse qui jamais plus ne me traversera. Je le sais. Louve, tu es la seule. Pardonne moi de n’avoir pas été là. Je rêvais. Reprends moi dans la vraie vie, fais moi quitter ce monde de la fausse vérité. Va chercher le rêveur, qu’il goûte un peu de la réalité au lieu de se morfondre dans le pays des songes.
Louve, tu es ce que je ne suis pas. »

C’est ainsi cher lecteur.
Peux-tu imaginer un instant ce que vit l’écrivain ? Egard a peur, mais il vit. Lui ne sait pas le vrai poids de la vie. Seule Louve peut l’ouvrir au réel. En a-t-elle conscience ?

Je suis le vent dans tes cheveux,
la lumière dans tes yeux…

, avait-elle dit…

Nos âmes s’aiment mais nos corps ne le sauront jamais…
, aurait-il cru

Je me suis demandé si ce que je disais pouvait garder la même valeur à tes yeux si je le répétais souvent.
, certes, il le craint !

Eternellement, l’homme se donne en faisant mine de prendre.
, de cela, il est sûr…

J'ai l'impression de te connaître depuis toujours...
, prophétique pensée de femme ?

J’ai l’impression que c’est de l’amour…
, hésitante déclaration de l’homme

Je ne perds jamais espoir
Juste parfois le courage…


Louve…il t’attend…éperdument.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptySam 5 Juil 2008 - 21:28
Les cendres refroidies
non dénuées de vie
attendent leur heure...
...Bonheur...malheur...


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptySam 5 Juil 2008 - 21:28
Quatre sphères
observent
la mort
du corps


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyDim 6 Juil 2008 - 18:59
Le roseau
gelé
meurt au pied du bouleau
gainé


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyLun 7 Juil 2008 - 22:24
Puiser
l'énergie
au fruit
épuisé.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyMar 8 Juil 2008 - 21:02
Larmes de glace
percent le sol.
La neige passe,
Elle ferme le col.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyVen 11 Juil 2008 - 12:11
Abandonné.
fleur fanée
avant d'être née
peut-elle bouger ?


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyVen 11 Juil 2008 - 17:33
La plume
colle
et l'écume
vole.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyVen 11 Juil 2008 - 20:04
Le bourgeon glacé
vit le froid
comme le verger.
Le destin et la proie...


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptySam 26 Juil 2008 - 21:14
Fleur séchée
par le gel.
Momifiée,
Eternelle.


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MessageSujet: Re: Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn.   Le terrier du danseur de mots, orée de la forêt de Fangorn. - Page 4 EmptyDim 27 Juil 2008 - 9:49
Désespoir.
Dans le noir,
je n'entends
que le vent.


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