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 Une histoire tracée dans le sang à la pointe d'une épée...

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Sefir
Le Porteruine

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MessageSujet: Une histoire tracée dans le sang à la pointe d'une épée...   Mer 23 Mai 2007 - 16:58

LIVRE I: Des Sables de Harad...



Notre histoire commence il y a de cela vingt sept ans, dans un campement de nomades, au milieu du désert de Harad. Les tentes arrondies, faites de peaux tannées tendues sur des perches de bois usées par l'usage, étaient disposées en cercle, et entourée d'une mince palissade qui interdisait néanmoins l'entrée du campement aux petits prédateurs du Désert. Dans une de ces tentes, les cris et les halètements qui s'entendaient et qui avaient rassemblé une bonne partie de la troupe devant la porte était ceux de Jasmina, accouchant de son premier enfant.
L'opération fut rude, mais c'est triomphalement que Liklos, un homme originaire de Dol Amroth, sortit de la tente, tenant à bout de bras son fils. Le teint de sa peau était à mis chemin entre la blancheur originelle de son père, qui avait néanmoins bronzé au point de se faire passer pour un Haradrim, et celle de sa mère, native de cette région désertique. Ses yeux étaient d'un vert émeraude.

Il est vrai que son père, halé par les années passées dans les sables, n'avait plus grand chose à voir avec le fier chevalier cuirassé qui était arrivé dix années plus tôt. Comme tant d'autres, en cette époque ou Gondor et Harad se disputaient le contrôle de la région, il avait quitté son pays, pensant mener une guerre telle qu'on lui avait toujours montré à travers les histoires. Sa première bataille, il la livré à l'âge de vingt-trois ans. Elle se termina en débâcle totale.
Les hommes de Gondor, ignorant tout du combat en zone aride, avaient tenté de marcher à travers le désert, négligeant de ne voyager que de points d'eau en points d'eau. Ils laissèrent de nombreux hommes sur leur chemin, terrassés par la soif. L'armée de Harad n'affronta pas une fière troupe, mais fondit sur des hommes démoralisés qui se rendaient bien souvent, ou ne tenaient pas longtemps.
Liklos, lui, se battit avec acharnement jusqu'à ce qu'un coup de massue ne vienne l'assommer. Il fut laissé pour mort. Quand il revint à lui, il lui apparut qu'il était le seul survivant. Errant dans le désert, laissant derrière lui son armure, et ne gardant que son épée, il fut recueilli par la petite troupe, avec laquelle il vécut depuis.

De son union avec Jasmina naquit Almandar. Il avait hérité de son père des cheveux raides, noirs comme le jais, et ses iris émeraude; gardant de sa mère la forme des yeux typique aux gens du désert, ainsi qu'un aspect typique: teint mat, etc. Au vu de la manière dont son père avait réussit son intégration dans la petite communauté, rien ne semblait lui interdire un avenir heureux. Mais le destin en avait décidé autrement. Alors qu'il n'avait que trois ans, et que leur communauté s'était arrêtée dans un oasis, une bande de pilleurs les attaqua. Lui et sa mère étaient partis dans le petit paradis que sont ces zones de verdure.
Ils n'entendirent de cris que sur le chemin du retour, et quand ils étaient proches, ils virent Liklos sortir de fourrés, tomber dans les bras de Jasmina...une flèche plantée entre les omoplates et tenant encore son épée dans sa main. Il mourut dans les bras de celle qui l'avait déjà sauvé une fois...
Le campement était délabré. Si les assaillants ne s'étaient pas donné la peine d'y mettre le feu, ils avaient scrupuleusement pillé tout ce qui pouvait l'être. Almandar se retrouvait donc orphelin, sa mère, veuve; et tout deux étaient réduits à deux créatures condamnées à errer... Les larmes que sa mère versa, depuis ce jour, et l'absence de ce père dont il n'avait que quelques vagues souvenirs marquèrent profondément le jeune garçon.
Ils survécurent comme ils purent, durant deux ans, vivant des fruits qu'il cueillaient et des rares animaux qu'ils parvenaient à chasser. Mais, de chagrin, le coeur de Jasmina cessa de battre. Paniqué, ne sachant que faire, il agrippa la lame de Gondor, quand bien même elle lui sembla peser des tonnes, et partit, aveuglé par ses larmes, par sa haine de tout, par son incompréhension. Il sortit de l'oasis, avançant sans but dans la fournaise de Harad, pendant des heures. Dix, en fait, avant qu'il ne s'effondre, épuisé par ses larmes et la soif. Quand il revint à lui, deux jours s'étaient écoulés, et il avait devant ses yeux le visage d'un vieil homme du Harad.

Pourquoi ce vieil homme fit-il d'un être perdu comme lui son protégé? Nul ne le sait... Néanmoins, la conscience du jeune homme était en lambeaux, il ne se souvenait plus que de quelques images, son nom lui échappait. Son protecteur lui en trouva un autre. "Sef", le désert, et "-ir", ce qui signifiait "le fils de" en ancien langage du Sud. C'est ainsi qu'à cinq ans, il adopta un nom qui ne le quitterait plus. Sefir, le Fils du Désert...
Très tôt, Azoc, comme se nommait son sauveur, fit exécuter à son élève des exercices d'étirement, d'assouplissements, chaque matin tandis qu'ils rejoignaient les terres plus vivables des steppes de Khand. Là, commença réellement la formation de celui qu'on surnommerait plus tard "Le Scorpion". Il devait courir à côté de son maître, qui, juché sur son cheval, lui menait un petit trot dur à suivre... Il s'écroulait en général après une vingtaine de minutes de ce train, épuisé.
Docile, il ne pensait pas à l'utilité de ce genre de choses... Il les faisait, juste pour ne pas être abandonné. En général, après un frugal repas, il attaquait d'autres exercices, comme des pompes, ou soulever des rochers, sauter le plus haut possible,... pendant trois ou quatre heures. Ensuite, il avait le droit de se reposer.
Cinq années d'un tel régime en firent quelqu'un de plus musclé et plus fort que la moyenne, mais aussi un peu plus petit. Quand ils passaient dans un village, son maître lui achetait des vêtements plus adaptés à sa taille, et, si il était satisfait du travail que son élève avait fournit, une couronne, pour qu'il s'offre quelque chose. Sefir n'achetait jamais rien. Il glissait sa pièce dans une petite bourse. Pourquoi? Il ne savait pas...
Car, durant ces cinq ans, les exercices varièrent assez rapidement, puisqu'il appris à se battre à mains nues dès qu'il eut six ans. Pied, poings, genoux, coudes,... il appris que tout pouvait devenir arme. Et, sous la tutelle d'un professeur exigeant, apprit à se méfier d'un adversaire en apparence droitier ou gaucher... Azoc lui montrait comment frapper, avant de le laisser attaquer, parant ses coups, n'y répondant pas durant la première année. Il laissait à son élève le soin de trouver une façon de personnaliser son style...
Après, et pendant deux ans, l'élève eut à se méfier d'éventuelles contre-attaques du maître. Bien entendu, les débuts furent durs, très durs, et plus d'un soir il alla se coucher avec des bleus. Mais il progressait, car il avait toujours quelqu'un de plus fort que lui à affronter, quels que fussent ses progrès. Ce rythme dura ainsi jusqu'à ses dix ans.

Durant leur existence nomade, et même si l'accent fut porté sur son éducation physique principalement, il n'en apparaissait pas moins qu'Azoc était pour "un esprit sain dans un corps sain". Après qu'il eut finit ses entraînements, son maître l'entretenait de l'histoire de la Terre du Milieu, de ses légendes,... Il lui apprit à lire et écrire les langues de Harad, de Gondor et de Rohan, ainsi que quelques mots du parler orque. Il disait qu'avec ces mots, il serait à même de savoir ce que de telles créatures préparaient... Mais, jamais il ne porta l'accent dessus.
Le dixième anniversaire de Sefir passa. Les exercices portant sur l'endurance se relâchèrent un peu, mais c'était uniquement pour permettre à l'intéressé d'apprendre le maniement de la dague, au moyen de courts bouts de bois. Là, Azoc se montra impitoyable, combattant comme si il affrontait véritablement un adversaire... Chaque soir, son protégé allait se coucher, souffrant un martyr qui recommencerait le lendemain... Néanmoins, cette vie à la dure lui apprit à ne pas se plaindre, et à continuer, quoi qu'il arrive. Et, surtout, il avait pour motivation de cesser de recevoir les coups, et de pouvoir en donner lui aussi.
Treize ans. Un âge important puisqu'une fois le maniement des armes à lame courte connu, il apprit à mélanger des coups portés avec son corps et avec l'acier (encore symbolisé par du bois). Il sentait qu'il avait un retard sur son maître, qui visiblement avait commencé sa formation bien avant lui. Et, une fois les rudiments de cet art maîtrisé, le même calvaire qu'il avait subit en apprenant à se servir d'une dague recommença, à ceci près qu'il tenait maintenant un bout de bois plus long dans sa main. Et, ensuite, il lui fallut apprendre, comme pour la dague, à mélanger ses coups. Puis, à sa battre avec épée dans une main et courte lame dans l'autre...

Tout ceci l'amena à l'âge de quinze ans, toujours aussi curieux. Chaque fois qu'il pensait avoir tout appris, on lui montrait quelque chose de nouveau. Alors qu'ils s'arrêtaient dans un village, son maître décida pour une fois d'y stationner une nuit entière, dans une auberge. Peut-être estimait-il que la personne studieuse qu'était Sefir avait gagné une soirée sans entraînement? Peut-être...
Toujours est-il que, dans la salle commune et alors que son maître avait déjà rejoint son lit, le jeune homme attira le regard d'une autre voyageuse de Khand, de son âge ou à peu près. Mignonne, elle attira aussi le regard de l'adolescent. Leur histoire n'eut pas une très longue vie. Si ils partagèrent leur couche, la formation de Sefir imposait qu'il reparte le lendemain. Comme si il était au courant, Azoc lui déclara qu'il était devenu adulte, sans faire d'autre allusion.
Et leur train de vie repris. Sefir reçut de son maître une courte et courbe dague, tranchante et meurtrière, ainsi que l'épée qui appartenu à son père. Avec malice, son maître lui apprit qu'il n'avait encore parcouru que la moitié du chemin...mais que la suite irait plus vite.
Et, en effet, après le combat au contact, on inculqua au futur assassin qu'était le jeune homme aux yeux verts comment se battre à distance. Sarbacane, dards qui n'étaient guère qu'une pointe équilibrée pour le lancer, dagues de jet... Tout passa entre ses mains, tout lui fut appris, durant deux ans. Bien entendus, les autres acquis n'étaient pas oubliés, et étaient régulièrement retravaillés. Il commençait à comprendre que son précepteur ne lui apprenait pas tout ça dans le seul but d'en faire un homme responsable, capable de se défendre, mais bel et bien une machine à tuer... Cependant, jamais il n'osa demander la vérité à Azoc. Jusqu'ici, attendre les révélations de son maître, et poser des questions en rapport direct avec ce qu'il apprenait lui avait bien réussit, et il décida donc de continuer sur la même voie.

L'âge de vingt ans arriva. Il avait apprit tout ce que son maître vieillissant connaissait, potions et poisons y comprit. Sentant la mort arriver, ce dernier lui révéla les dernières choses que Sefir auraient à savoir. Ce qu'il était devenu. Ce qu'il devrait faire. Il lui remit une lettre, écrite de sa main, qui comportait suffisamment d'informations sur lui pour l'identifier, ainsi qu'un anneau qui garantirait sa bonne foi.
Puis, il s'éteignit, doucement. Sans avoir appris à son élève d'où il venait. Pieusement, Sefir le veilla toute une nuit, avant de charger le corps sur son cheval, et de l'emmener dans la palmeraie la plus proche, qui lui donna un sentiment de déjà-vu... Haussant les épaules, il entra dans une tente abandonnée depuis des lustres, déplaça sans douceur les ossements qui s'y trouvaient, y posa son maître, et y amena de la palme séchée, avant de mettre le feu.
Puis, il s'éloigna, à travers le désert, vers Umbar...



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MessageSujet: Re: Une histoire tracée dans le sang à la pointe d'une épée...   Lun 3 Sep 2007 - 10:05

L'épopée de Sefir fut toujours constellée de sang. Le sang de ceux qu'il tua avec son maître, bien sûr. Puis plus tard le sang des Nains qu'il affronta pour le Harad, et encore après celui des Orques de Mordor. Certains de ces meurtres pouvaient trouver une justification. Notamment quand il s'agissait de défendre son pays. Les autres étaient son travail, il avait toujours pu vivre avec. Mais il restait Kachari.
Les habitants mécontentaient un seigneur local. Ils avaient refusé de payer les impôts, sûrs de leurs fortification qu'ils étaient, et s'étaient permis de menacer et chasser ses émissaires. Le suzerain ne pouvait envoyer ses troupes... Elles auraient pu se joindre à la révolte, ce qui lui aurait amené encore plus de problème. Il décida donc d'envoyer un jeune homme récemment entré à son service en tant qu'Hasharîn. Il aurait pour mission de mater définitivement les rebelles.
Zélé, son envoyé rassembla une cinquantaine de mercenaires ramassés par monts et par vaux en dix jours. Une nuit, ils lancèrent l'assaut. Tous étaient masqués, et tout se passa comme l'avait prévu Sefir. Tandis que lui et le tiers de ses forces se présentaient à une entrée peu fortifiée, le gros des forces attaqua la porte principale, moins garnie. Désorientés, les villageois virent leurs défenses enfoncées, et de cinq cent, ils tombèrent vite à quatre cent. La majorité des hommes en état de combattre étaient morts. Vingt mercenaires étaient tombés. On rassembla tout les survivants sur la place principale, et dans les rues adjacentes. Les hommes, les vieillards et les enfants furent attachés, tandis que l'Hasharîn permettait à ses hommes de se servir sur les femmes... Lui-même en choisit une... Il ne connaissait pas son nom, mais il s'en moquait. Une fois qu'il en eu terminé avec elle, il la ramena sur la place, comme le firent ses hommes.
Il n'avait pas retiré son masque, à aucun moment. Les enfants furent libérés. On les rassembla dans une grange, en attendant le jour. Les autres... Il avait prévu de les laisser aussi en vie, mais un des plus vigoureux gaillards se détacha, et bondit sur lui. Il entendit sa compagne de couche crier: "Mon frère, non!" depuis le bâtiment dans lequel elle était parquée. Le jeune homme manqua son attaque. Mais il avait arraché le masque. Son visage découvert, il ne restait plus qu'une seule solution à Sefir. Après s'être assuré qu'on avait pu le reconnaître de loin, il exécuta l'inopportun trublion. Puis, ordonna à ses hommes de tuer tous ceux qui se trouvaient sur la place. Il prit par au massacre, se délecta de la vision de flots rouges coulant dans les rues. Nul ne fut pris en pitié. Nul vieil homme, nulle femme, personne.
Seules en réchappèrent quelques enfants et les jeunes filles: Sefir avait fait passer sa troupe à cheval sur eux... Trois cent morts, une centaine de rescapés, sans compter les tués lors de la bataille. La troupe partit. Se dispersa. Et Sefir de revenir au palais, ayant accomplit sa mission. Sa dernière pour le seigneur, car il décida de reprendre la route. Il se dirigea vers Umbar. Là où il trouverai un Roi à servir, et non pas un seigneur de bas étage. Il aspirait à de plus hauts crimes... Mais il trouva à Umbar un climat beaucoup moins va-t-en guerre que dans la campagne.

Le Roi de Harad, Tulkor, un Variag venu de Khand, prônait une politique défensive et pacifiste, allant même jusqu'à la neutralité, qui ne contribua guère à l'établissement de bons rapports entre Sefir et son nouveau maître. Le premier était plus partisan d'un retour aux origines, aux "véritables valeurs" de Harad. La guerre, qui avait de tout temps forgé des frontières maintenant fixées par de solides murailles... Murailles qui auraient tôt ou tard un effet désastreux sur le commerce terrestre, de part le faible nombre de portes comparé à leur gigantisme. Non, les deux hommes n'étaient pas fait pour s'entendre. Et ne s'entendirent pas. Là où Ashâk, l'Hasharîn au service de Tulkor, suivait aveuglément les ordres qu'il recevait, il était d'autres commandants qui n'en faisaient pas de même. D'autres qui partageaient certaines des opinions du jeune homme. Parmi eux était Jaryak, le meneur des Mumakil. Habile mahûd, il ne se distinguait guère par son sens de la diplomatie et du tact. Là encore, Sefir et lui devinrent bientôt ennemis. De manière générale, la situation des chefs de l'état-major de Harad se résumait ainsi: d'un côté les Tulkoriens, parmi lesquels on trouvait Ashâk, Sên, et Krator; et les anti-Tulkoriens, représentés par Jaryak et Sefir. Mais, si les deux camps étaient à couteaux tirés, les minoritaires l'étaient aussi, ce qui évidemment contribua à l'éclatement des dirigeants.
Après la rencontre de Maya, une Elfe dont il tomba sous le charme, Sefir ne fut plus que l'ombre de l'impitoyable guerrier qu'il était. Il introduisit secrètement cette voyageuse dans les archives de Harad, pour qu'elle y trouve ce qu'elle cherchait. Tout ceci aurait pu être sans conséquences, car ils s'y étaient pris précautionneusement, et nul n'était au courant de leur venue. Mais, plus tard, dans une taverne, Jayak provoqua un esclandre en insultant Maya, ce qu'évidemment notre Hasharîn prit fort mal. L'égitation était sur le point de tourner en rixe quand Tulkor fit son entrée...et demanda des explications. Sefir senti venir la catastrophe quand son amie pris le ton qu'elle adoptait en disant la vérité. Et, effectivement, catastrophe il y eut: bien qu'elle n'ai pas eu de mauvaises attentions en le faisant, elle venait de dévoiler au roi leur intrusion dans sa salle des archives. Sommé de donner des explications, Sefir préféra prendre la poudre d'escampette, entraînant la voyageuse elfique avec lui. Seul Tulkor réussit à les rattraper. S'ensuivit un court dialogue durant lequel le souverain de Harad déclara pardonner à Sefir. Celui-ci accepta les excuses. L'homme les avait accepté. Pas l'Hasharîn. Banni du Harad pour une durée de un mois, il eu le temps de penser à la meilleure manière de mettre en oeuvre sa vengeance. La rancune tenace, il l'avait. Il se dirigea vers l'endroit où il savait que des représentants d'un peuple lui aussi rancunnier se trouvaient. Il alla vers Hatori Hanzok, le responsable des attaques durant lesquelles il avait risqué sa vie pour celui qui le chassait.
Après une courte période d'emprisonnement, il leur fut permit de vagabonder à leur guise dans la forteresse établie par les Nains et leurs alliés indigènes. Sefir proposa son plan à son geôlier, qui décida d'y réfléchir... Mais rien ne se fit, et les deux compagnons furent libérés en échange de leur promesse de ne révéler à quiconque l'existence de la forteresse. Durant ce laps de temps, les sentiments de l'Hasharîn pour celle qui avait provoqué sa chute se révélèrent réciproques. Ils se dirigèrent vers le Gondor, vers un nouveau seigneur. Car tel est le but de l'existence de l'Hasharîn: servir un Seigneur. Et quand il devient Seigneur, il veut plus...

Leurs débuts en Harad furent assez difficile, jusqu'au couronnement d'Aragorn en tant qu'Empereur. Sefir était alors affecté à la défense de l'Ithilien...qui était alors le secteur le plus calme de tout Gondor! Il occupait ses quinze mille hommes comme il le pouvait, construisant des ouvrages défensifs en vue d'une hypothétique attaque de Mordor. Rien ne se passant, et étant loin de sa bien-aimée, il ne pu venir voir la fuite de celle-ci avec leur fils. Il fut appelé en Numénor, et c'est seulement là qu'il reçut un courrier lui annonçant les retrouvailles de sa bien-aimée avec un de ses anciens ennemis. Sa fureur fut grande, mais quand il arriva avec son escorte, seule restait son amour...
Il la ramena en Gondor. Là, il ne pu rester longtemps à son chevet: le Rohan était attaqué, au Gouffre de Helm. Aragorn manquait d'hommes, puisqu'il l'envoya au front avec une armée, et surtout la Garde Royale. La bataille fut rude, et au cours de ses duels, Sefir fut assez gravement blessé par un gigantesque Huruk-Hai. Les deux virent leur sang couler. Mais malgré des faits d'armes héroïques des troupes coalisées des Hommes de l'Ouest, la victoire était celle de Mordor. Sefir fut séparé du reste de ses troupes, et ramené en sûreté par la dernière personne de la part de qui il se serait attendu à un tel geste. Jaryak. Celui-ci s'était fait bannir peu après l'Hashrîn, et avait entamé un périple vers le Nord qui l'avait amené à devenir roi du Rhovanion. Allié de Gondor, il sauvait un de ses chefs. Et se donna même la peine de prévenir Maya.
Une fois remis de ses blessures, Sefir revint en Gondor, où il reçut en récompense un nouveau fief: Dol Amroth. S'y installant, il entreprit de fortifier la cité qu'avait servit son père, la dotant d'une nouvelle flotte de guerre et de commerce. Mais, tandis qu'il concentrait ses efforts sur la cité, il oublia le monde extérieur. Car pour une fois dans sa vie, il possédait un havre de paix. Cela dura jusqu'à ce qu'il fut appelé à Minas Tirith. Y arrivant, il découvrit que son Empereur n'était plus. Tar Elessar était mort, voilà ce que disait les gens. Où? Dans le nord... Il tenta de monter une expédition punitive pour retrouver son corps, mais n'en eu pas le temps, à cause de l'assaut de la Cité. Il y avait passé un mois, et s'inquiétait pour sa femme et son fils. Mais pour l'heure, il devait défendre jusqu'à la mort la capitale de celui à qui il avait prêté allégeance.
Il se battit comme toujours en première ligne. Galvanisant ses troupes, il fit tenir pied-à-pied deux cent hommes contre plusieurs milliers d'Orientaux, une fois que la Porte de Minas eut été fracassée. La flamme de l'Ouest brillait dans les yeux de ses hommes, qui ne pouvaient néanmoins que reculer. Les archers brisaient leur arc, avant de se jeter épée au clair dans la mêlée. Et Sefir vit mourir un de ses hommes. Jerik... Un commandant de vaisseau ayant commis une grave erreur: juger lui-même un de ses hommes digne de la peine de mort, et qui aurait dû subir le même sort si Sefir ne l'avait pas tiré des geôles. Lui offrant une seconde chance. Jerik paya sa dette en se faisant empaler à la place de son maître.
Il ne pu même pas venger son lieutenant, ce dernier s'en chargeant dans son dernier souffle. Et la poussée des Orientaux le fit reculer jusqu'à la porte du Second Niveau. Il ne restait plus guère de commandants aux forces Gondoriennes, si ce n'était le Seigneur de Dol Amroth, et Vakalor de Cair Andros. Ils se préparèrent à mourir au combat, ignorant que l'issue de la bataille se jouait au dessus d'eux. Middrick, félon Intendant, déposa les armes. Les comportements face à cette nouvelle furent divers. Dominait néanmoins l'hébétement. Des hommes étaient morts pour rien. Et c'est à cette heure que les plus courageux se levèrent. Sefir rassembla un demi-millier d'hommes pour fuir la Cité Blanche, et y revenir plus après. Leur plan faillit échouer, et sans la maladresse des Orques, il l'aurait fait. Ils fuirent par les catacombes, se dirigeant vers le Nord, vers la Lothlorien. Leur séjour chez les Elfes fut bref. Un message fut envoyé, à Dol Amroth, afin qu'un navire fut envoyé vers les côtes de l'Arnor. La petite troupe embarqua, sans trop d'encombres. Pour le Mordor, les fuyards étaient quelques nobles sans intérêt.
Le tactique de Sefir fut simple: passant en coup de vent à Dol Amroth, il rassembla ses huit mille hommes, et marcha vers Osgiliath. La Cité était entièrement aux mains de Gondor, et gardée par une troupe de Gardes de la Citadelle. Ces derniers semblaient plus disposés à charger dans le tas qu'à suivre Sefir, lequel se résolut donc à mettre seul son plan à exécution. Des renforts d'Arnor arrivèrent, portant le nombre total de troupes à douze mille. Et c'est avec un nombre ridicule au vu de la marée d'Orque qu'ils affronteraient que Sefir prit son ennemi à revers, bloquant sa retraite prévue grâce à des ponts sur l'Anduin. La bataille fut rude, et si trois mille de ses hommes en moururent, chacun emporta trois Orques avec lui. Mais, pour la seconde fois, Sefir fut mis hors de combat par un adversaire à sa taille. Toranur, Maréchal de Mordor. Leur duel s'acheva sur un bras cassé pour l'Hasharîn, et une large entaille au cou pour son ennemi. Séparés par le remous de la bataille, les deux survécurent. Les troupes du Cygne se formèrent en carré, permettant aux hommes de l'Oeil de s'enfuir.
C'est ainsi que Sefir fut mené aux Maisons de Guérisons, sans trop savoir de quoi était fait son avenir. En effet, Tulkor semblait décidé à prendre sa revanche sur les rumeurs que son ex-Hasharîn avait fait circuler sur lui...



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