Forum RP : Le Seigneur des Anneaux
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 Osgiliath, morne plaine...

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MessageSujet: Osgiliath, morne plaine...   Dim 10 Juin 2007 - 0:40

Le jour flamboyait sur la cité d'Osgiliath, sur cet avant-poste qui avait un jour été une ville mais qui n'était plus aujourd'hui qu'un champ de ruines utilisé par les deux camps comme un levier qui permettrait de faire sauter les défenses de l'autre. Un levier qui, visiblement, avait été favorable au Mordor pour cette fois-ci. Alyssia ne saurait dire, car elle venait d'arriver en la cité abandonnée, dans la petite escouade de Gardes de la Citadelle qui avait été dépêchée au loin pour enquêter sur de sombres affaires dans une petite bourgade, affaires qui étaient remontées jusqu'à Minas Tirith en raison de leur caractère sordide.

Et voilà qu'à peine l'affaire réglée, ils avaient appris que la cité royale était plongée dans le trouble, assiégée par les orcs ! Alyssia se rappelait distinctement du moment où ils l'avaient appris...Une escouade de Gardes de la Citadelle, envoyés au bout du Gondor, coupés du monde en quelque sorte, apprenant presque par hasard que Minas Tirith risquait de tomber. Tous, ils s'étaient regardés, d'abord totalement incrédules...Et puis les rapports sur des mouvements massifs d'orcs leur étaient revenus à l'esprit. L'activité du Mordor avait-elle donc été tournée entièrement dans ce sens ? Et puis la colère avait pris le dessus...Tous, ils avaient été pris de l'envie soudaine d'aller chasser de l'orc. Mais ce serait bien là une décision inutile, ils le savaient. Alors l'escouade s'était rassemblée autour du chef sur cette mission, et avait décidé de s'approcher de Minas Tirith pour se tenir à disposition. Et quel meilleur poste de garde qu'Osgiliath ?

Le voyage avait été tranquille, trop tranquille. Personne n'avait parlé, chacun se murant dans le silence pour ne pas avoir à évoquer les avenirs possibles, pour éviter une énumération d'éventualités toutes plus inquiétantes les unes que les autres. Alyssia avait fait ce travail mentalement, pourtant. On lui avait notamment appris en Numenor à ne pas rejeter une éventualité juste parce qu'elle lui déplaisait. Et force était d'admettre que la victoire du Gondor n'apparaissait pas comme un évènement à forte probabilité.

Et tout cela s'était terminé par l'établissement à Osgiliath, où d'autres escouades désoeuvrées s'étaient également regroupées. En fin de compte, ils formaient un groupe peu nombreux mais dont les membres se connaissaient presque tous. Leur point commun le plus flagrant étant qu'ils ne savaient pas quoi faire : ils étaient enfermés au-dehors de la cité qu'ils voulaient défendre, séparés d'elle par une bagatelle : des centaines milliers d'orcs.

Tous ces souvenirs s'entrechoquaient dans la tête de la jeune femme, alors qu'elle observait le rayonnement du soleil depuis le haut des murailles. Soudain, des bruits de pas se firent entendre dans l'escalier qui montait vers sa position. Instinctivement, Alyssia se retourna, l'épée sortie du fourreau. Heureusement, celui qui montait faisait partie de son escouade.

" Serais-tu sur les nerfs, Alyssia ?

Elle se contenta de hausser les épaules. On aurait pu reconnaître son interlocuteur à cette question vide de sens, et qui pourtant, d'après le ton employé, impliquait que la réponse se devait de dépasser ce vide formel. Le chef de l'escouade, un homme fiable.

" Hé bien...Je ne sais pas, Monsieur. J'ai envie de tuer ces créatures immondes qui osent souiller les Champs de Pelenor, comme tout le monde. Mais je sais bien que cela serait un suicide inutile. Rester ici est logique, mais ça ne m'empêchera pas d'éprouver de la crainte...Le Mordor a déclenché une telle rage sur Minas Tirith...Et puis, je me dis aussi que la Cité doit se défendre d'elle-même, en quelque sorte. Je suis de Numenor, on m'a appris la grandeur de mon pays, son mérite qui ne lui était dû qu'à la volonté de ses habitants...Le Gondor a ce même mérite, il suffit que les Gondoriens s'en rendent compte. En étant cynique, cette épreuve sera une façon pour le Gondor de réaliser son accomplissement...Mais je doute que venant d'une Numénorienne, ce genre de paroles rassure les autres Gardes. "

Alyssia sourit à son interlocuteur. Il était souvent vu comme un homme très intelligent, voire un possible capitaine, et c'est pourquoi elle avait toujours grand plaisir à discuter avec lui. Les paroles de la jeune femme étaient empreintes de cynisme, et prononcées d'un ton amer, mais elle savait que cet homme-là comprendrait les messages derrière les mots et le ton. Il se tourna lui aussi vers Minas Tirith, et observa le silence. Un silence qui semblait envelopper Osgiliath, alors qu'au loin, Minas Tirith brûlait...
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Dim 10 Juin 2007 - 10:52

[MJ on]

L'officier nommé Beronthil contempla la ville en contrebas puis plus loin,les flammes qui s'élevaient de Minas Tirith.Il était un de ces hommes fiers et intrépides,qui savent ou sont leur limites et ont le devoir chevillés au cors.Il était un de ces sous officiers dont un seul mot suffisait à entrainer ses hommes dans la tourmente,un homme dont le seul exemple redonnait courage aux plus lâches et dont la droiture impressionait jusqu'au plus haut gradé.Mais lui se considérait juste comme un homme du Gondor,ni plus ni moins.Personne ne connaissait vraiment son histoire avant son engagement,mais il était probable qu'il n'était pas le paysan venu d'Arnor qu'il disait être.n dénotait plutôt chez lui une certaine noblesse des traits et du maintien inhabituel chez des gens du peuple.C'était sans doute pourquoi lui et Alyssia s'entendait si bien,se reconnaissant l'un en l'autre du même rang et du même milieu.

Mais ce n'était pas à ça que pensait Beronthil en cet instant.Sans se tourner vers Alyssia,il lui répondit:

"Tes paroles sont pleines de bon sens mais inhabituel pour une jeune femme."


Se tournant vers elle en souriant,il ajouta plein de malice mais sans moquerie:

"Remarque,tu es quelqu'un d'inhabituel."

Mais son visage redevint sombre et regardant la vallée en contrebas,il demanda:

"As tu jamais pensé que l'Empire pouvait s'être trompé?Que notre idéologie fondé sur la lutte contre Sauron n'est que mensonge et qu'en réalité,ce sommes nous les fauteurs de mal?"

Sa voix avait pris un accent grave comme lorsqu'il annonçait à ses hommes qu'ils devaient quitter la sureté des positions pour courir sus à l'ennemi.
Autour d'eux,il n'y avait personne,juste eux deux pour entendre ces paroles de trahison à l'Empire.Qu'allait faire Alyssia,donnait raison à son officier ou le tuer sur le champ pour traitrise?

[MJ of]




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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Lun 11 Juin 2007 - 0:40

Alyssia haussa les épaules. Elle connaissait bien ces doutes, qui l'avaient suivie depuis fort longtemps. Depuis que sa mère lui avait annoncé plus ou moins clairement qu'elle ne la considèrait plus comme une Numénorienne, en fait. Façon subtile, d'ailleurs, de lui annoncer qu'elle n'était plus sa fille non plus. A ces pensées, Alyssia remit en place une mèche de cheveux imaginaire, dans un geste inutile puisque les cheveux en question étaient attachés bien serrés en une sorte de queue de cheval à l'arrière de son crâne.

Elle soupira, mais ne répondit pas immédiatement. Toutes ces pensées s'entremêlaient, lui faisaient perdre pied au milieu des diverses conjectures. Et si le Mordor gagnait ? Et si Minas Tirith tombait ? Que deviendrait-elle ? Question terrible, s'il en était. Tout homme était amené un jour à se poser ce genre de questions, mais pour Alyssia, en ce jour précis, l'avenir se déclinait en teintes sombres, quels que soient ses choix. Devant elle, elle voyait se dérouler diverses pistes, qui ne présageaient rien de bon...Comme si faire le bien devenait quelque chose d'étrange.

La jeune femme remit machinalement en place son épaulière droite, qu'elle avait mal serrée, et regarda alors l'officier, un sourire triste au visage.

" Je ne m'attendais pas à ce que ce genre de réflexions viennent de toi, Beronthil. Ou plutôt, que tu le penses mais ne le dise pas. Remarque, tu n'as pas non plus grand chose d'habituel, pour un soldat. "

Elle avait évité la queston pour un temps, mais Beronthil commençait à connaître les réponses détournées de la Numénorienne. Elle répondrait lentement, à son rythme.

" Cela dit, rien de ce que tu dénotes n'est à oublier...Nos instincts d'humains nous poussent à suivre un meneur charismatique tel qu'Elessar, mais cela n'empêche pas que le meneur se trompe, et s'il se trompe, tout un peuple peut plonger dans les Ténèbres. J'y ai pensé, oh oui. J'y ai pensé souvent. Chaque fois que je m'endors, chaque fois que je contemple les murs blancs de Minas Tirith qui brillent au soleil, chaque fois que mon regard se tourne vers Barad-Dur...Je me demande si je ne me laisse pas entraîner par un bel emballage, vide de sens. Et malgré tout ça...L'arbre du Gondor orne encore mon bouclier. "

Elle désigna - bien que ce ne fut pas la peine - son bouclier de Garde de la Citadelle, fit une courte pause, puis reprit.

" J'espère ne pas m'être trompé. J'espère pouvoir continuer à oeuvrer pour la paix de la Terre du Milieu. Je ressens en le Mordor trop d'animosité pour que le bien puisse en ressortir...Ce qui ne veut pas forcément dire que l'Empire d'Ouistrenesse est sur la bonne voie. Disons que je crois sage de s'opposer au mal qui ne cache pas son nom...Morgoth, Sauron, ce sont deux sorciers maléfiques qui ne se cachent point. Et si d'aventure nous remportions la victoire, crois-moi Beronthil, je serai parmi les premiers à réclamer à Elessar de ne pas devenir un despote comme eux. Tout comme je serais parmi les premiers à m'opposer à lui s'il s'aventurait sur les chemins du mal. Actuellement, je le crois encore bon, au sens où il a à coeur de protéger son peuple plutôt que de gagner en puissance. Mais sans doute le jour viendra-t-il où l'ancien Aragorn devenu la Pierre Elfique recherchera ce pouvoir qu'il croyait ne pas vouloir. Mais ce jour n'est point encore venu : aujourd'hui, il doit faire face à une puissance bien plus grande que la sienne, ce qui le contraint à l'humilité...C'est pourquoi ma loyauté envers lui reste pleine et entière. Jusqu'à ce qu'il trahisse ma Lame. "

Tout dénotait dans ses propos une réflexion poussée, que ce soit le ton devenu très sérieux, ou l'enchaînement facile des phrases que l'on avait tournées et retournées en esprit. Alyssia sourit alors plus franchement à Beonthil.

" Et toi ? Penses-tu qu'Elessar nous ment ? "
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Lun 11 Juin 2007 - 13:29

(MJ on)

Breonthil sourit aux paroles pleines de sagesses de la jeune femme.Voilà pourquoi il l'appréciait tant.elle n'était pas un de ces gens simples tirés des champs pour la guerre et qui ne pense plus qu'au menu du lendemain et s'arrète à l'instant présent ni un des ces grands penseurs venus de Numenor vous faire la morale comme nombre d'officiers supérieurs.Elle était resté simple et nigmatique,cachant sa force de caractère et de pensée derrière l'armure du soldat:

"Non,je ne le penses pas.J'ai pourtant combattu de longues années dans l'armée de 'lOuest et j'ai vu un orgueil et une cruauté pire que chez les orcs au sein de nos meneurs,mais il y a quelquechose malgré tout que nous partageons tous en commun et qui nous différencie du Mordor,c'est la foi en l'idéal du Gondor plus qu'en celui du chef.Je penses comme toi."

Il 'arréta un instant,continuant de regarder délibéremment la plaine en contrebas avant d'ajouter:

"Si je te fais aprt de mes doutes aujourd'hui,c'est que je vais prendre une décision difficile mais que j'estimes nécessaire.Je vais partir du Gondor.Cette bataille est perdue et un groupe de combat comme le notre ne pourra rien changer.Cependant,je sais que nous pouvons encore mener une lutte sans pitié au seigneur des Ténèbres.connais tu le seigneur Sefir de Dol Amroth?Il a refusé la reddition de la cité et a fui avec une poignée d'hommes pour organiser la lutte de l'extérieur,laissant ce message aux hmmes derrière lui:Ceux qui veulent me rejoindre,qu'ils viennent au Harad.Et j'ai l'intention de le rejoindre car il est de mon devoir de combattre le Mordor et de libérer ma patrie."

Se tournant vers la jeune femme,il lui demanda:

"M'accompagneras tu?"

(MJ of)

HRP:Bac oblige,je vais devoir m'arréter dans le Mjtage pendant une semaine.Si tu e souhaites,tu peux demander à un autre MJ de prendre la relève ou bien tu peux continuer le RP seule comme t l'entends.Bonne semaine.




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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Lun 11 Juin 2007 - 21:24

Le Harad...Alyssia y avait fait quelques mauvaises rencontres. Une petite moue se fit jour sur son visage, qu'elle y réfléchissait. Le Harad, cette terre qu'elle avait toujours considèrée comme une terre hostile, malgré les changements qui pouvaient s'y produire. Quant au Seigneur Sefir, elle ne le connaissait pas. Son regard virevolta un moment, avant de se poser sur Beronthir, qui put admirer un air d'indécision furtif sur le visage de la Numénorienne, avant que son esprit ne reprenne de la force.

" Le Harad...J'y ai décidément trop de mauvais souvenirs. Je...J'ai du mal à leur faire confiance, à ces Suderons. Peut-être est-ce mon éducation de Numénorienne qui reprend le dessus, mais je n'arrive pas à me détacher de l'idée que ces gens-là me planteraient un couteau dans le dos à la moindre occasion. C'est bête, comme préjugé, mais je n'arrive pas à leur faire confiance...Avec tout ce que j'ai pu lire sur eux, tous ces rapports qui notaient une ènième traîtrise des Haradrims...Cela dit, il est compréhensible d'aller vers eux. "

Un long moment passa, durant lequel le silence se fit entre les deux Gardes. Beronthir connaissait sans doute assez Alyssia pour ne pas vouloir interrompre son processus de pensée, ou peut-être essayait-il de voir la décision qu'elle allait prendre. Remettant une mèche en arrière, Alyssia se retourna furtivement vers Minas Tirith, observant encore une fois la désolation de loin, avant de se retourner vers l'officier.

" Vas-y, Beronthir. Emène les hommes valides, ceux qui se sentent prêts à combattre...Qui veulent aller en Harad. Moi, je resterai ici avec ceux qui le désirent, et nous tiendrons Osgiliath. Quoi que je ne pense pas que les hordes du Mordor s'attaquent à cette ruine. Et si j'en vois l'occasion, j'irai alerter les autres royaumes...Comme le Rohan. "

Un moment, Beronthir put sentir le flottement qui provoquait un certain vague-à-l'âme chez Alyssia, qui réfléchissait à ce qu'elle allait dire, à la façon dont elle pouvait le présenter. Elle eut un pâle sourire, comme pour adoucir ses propos. Puis elle soupira, avant de continuer.

" Et...Si d'aventure cela ne suffisait pas...Je pourrais toujours aller chercher l'aide des Retranchés de Numénor. "

Elle avait souvent des paroles assez rudes pour ses ex-compatriotes, les traîtant comme c'était le cas ici de planqués à mots couverts. Le terme de Retranchés apparaissait quand Alyssia s'efforçait de garder les remarques trop acides pour elle. Elle tourna alors le visage vers la plaine, et y vit une silhouette à cheval. Un homme, sans nul doute. Alyssia fronça les sourciles dans une attitude perplexe : que voulait-il donc, ce voyageur ? Etait-il un espion de Sauron envoyé pour jauger Osgiliath ? Instinctivement, Beronthir et elle s'étaient reculés derrière un mur, pour ne pas être repérés. Elle lui signifia lentement qu'elle allait voir ce que cet homme pouvait vouloir, et exécuta cela.

Elle descendit donc les escaliers des murailles, se dirigeant sans trop de bruit vers l'entrée qui se trouvait non loin de son poste d'observation. A la vue de son déplacement, un silence relatif tomba sur le camp de fortune qui avait été aménagé en Osgiliath, provoqué par ce réflexe bien spécifique des Gardes de la Citadelle, habitués aux longues heures à Osgiliath à attendre les éventuels éclaireurs orcs, qui communiquaient beaucoup par leurs attitudes. Ils comprirent que quelqu'un risquait d'entrer dans la cité en ruines, et qu'Alyssia désirait s'assurer que la personne en question ne causerait pas de troubles. Subrepticement, ils se retirèrent derrière des coins de murs, ou plus simplement dans l'ombre, alors que la jeune Numénorienne s'arrêtait juste à côté de l'entrée. Qui que cela soit, elle était prête à le recevoir avec du bon acier de Numénor...
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Dolan
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Mer 13 Juin 2007 - 16:38

Dolan avait accéléré l’allure. Avec l’arrivée impromptue des cavaliers du Rohan, il avait failli se retrouvé pris entre le marteau et l’enclume. Il sourit. Heureusement qu’il avait eu cette idée. Le Rohan était arrivé bien trop rapidement pour que Dolan ai le temps de se faire un nom et gagner l’estime de certain d’entre eux, ce qui était nécessaire pour ensuite convaincre les gens de Minas Tirith de sa bravoure et de sa noblesse.

Cependant, il ne savoura pas longtemps sa bonne fortune. Car au fur et à mesure que les ruines d’Osguilliath se rapprochaient, il eut un mauvais pressentiment. Il lui avait semblé distinguer un mouvement furtif dans les murailles à moitié détruites, mais il n’aurait pu le jurer. Et si la ville n’était pas vide ? Si des orcs s’y trouvaient ? Il avait bien entendu pris en compte ce risque, mais l’avait alors estimé quasi-nul étant donné le nombre d’orcs se trouvant aux pieds de la cité blanche. Il n’était pas dans les habitudes du Mordor de protéger ses arrières, il n’en avait pas le besoin. Dolan tenta de se rassurer. Il s’était sans doute trompé. Dans le doute, il se redressa sur sa selle, réajusta son riche manteau et dégagea le pommeau de son épée orné d’une émeraude.

Il espérait pouvoir attendre tranquillement la fin de la bataille dont l’issue ne faisait plus guère de doute maintenant que le Rohan était arrivé. Si tout se passait bien, il pourrait rentrer à Minas Tirith les poches pleines dès que le roi Elessar et les seigneurs des chevaux en auraient fini avec les orcs. Et là encore, la situation risquait d’être intéressante avec les orientaux qui réclameront sans aucun doute réparation étant donné qu’ils s’étaient presque tous fait tailler en pièce. Dans ces situations, il suffisait souvent de prendre partie pour l’un des protagonistes pour s’assurer sa reconnaissance. Mais encore fallait-il parier sur le bon cheval. Alors qu’il pensait à ses plans à venir, un sourire satisfait se dessinait sur son visage. Ce sourire s’effaça bientôt quand il approcha des portes d’Osguilliath.

La bonne nouvelle, c’était qu’aucune flèche n’avait encore été tirée contre lui. Dolan imita la position des militaires lorsqu’ils sont sur le qui-vive. Mais pour une fois, il était réellement aux aguets. Il fit ralentir son cheval et pénétra au pas dans la cité en ruines.
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Mer 13 Juin 2007 - 22:38

Attendre...Encore un peu. Alyssia se plongea dans cet état quasi-méditatif qui représentait en quelque sorte l'extrême limite de la concentration, juste avant de passer à l'acte. Les archers s'étaient préparés à cribler l'importun de flèches, mais ne l'avaient pas fait : elle en déduisait qu'il ne semblait pas belliqueux. Toutefois, l'habit ne fait pas le moine, Alyssia le savait très bien.

Attendre...Jusqu'à voir la tête du cheval passer la porte. C'était le signal que ses mucles devaient se bander, que son cerveau devait passer au mode "action", laisser parler ses instincts plutôt que de perdre du temps à réfléchir, au moins le temps de l'appréhension du sujet. Elle vit se profiler la silhouette de l'homme en ombres sur le montant opposé de la porte, et jaillit à ce moment-là, vive comme la foudre, et brandissant sa longue épée à deux mains droit devant elle. La lame alla se placer juste sous la gorge de Dolan, et Alyssia fit alors un signe de tête après lequel deux Gardes de la Citadelle sortirent de la pénombre pour tenir le cheval. C'est à ce moment-là qu'Alyssia relâcha légèrement la pression de sa lame sur la gorge de l'intrus.

" Osgiliath te salue, étranger. Tu vas descendre de ton cheval, lentement, sans gestes brusques. A la moindre incartade, je tranche ta gorge comme si tu étais une simple volaille. Si tu te comportes bien, je n'ai pas de raison de le faire, et je préfère l'éviter. "

Pas d'hésitation dans sa voix, qui sonnait étrangement dure, comme si elle résonnait avec le froid de l'acier numénorien. Un acier dont Dolan pouvait apprécier la qualité, et la beauté, de très près. Un acier qui semblait trouver son prolongement naturel dans le corps recouvert de l'armure des Gardes de la Citadelle de la jeune numénorienne, dans ses yeux bleus fixés sur le regard de l'intrus, et dans son visage aux traits légèrement tirés, témoins des hésitations et des doutes des derniers jours. Mais son bras ne tremblerait pas, lui, comme s'il était géré par une partie bien distincte de son esprit. Tout autour, les Gardes reprenaient leurs places, comme s'ils n'étaient pas gênés d'avoir eu à se cacher. Il faut dire que les nombreuses périodes de veille en Osgiliath les y avaient formés.

Toutes ces pensées avaient effleuré Alyssia, sans qu'elle s'y accroche. Pour l'instant, son attention était braquée sur l'homme qui venait de faire son entrée. Un habillement de riche, une posture d'aventurier, cela dénotait sans doute une certaine réussite. Peut-être était-il de ces aventuriers qui avaient un jour trouvé un trésor et, une fois riches, parcouraient le monde pour faire admirer leur fortune ?
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Jeu 14 Juin 2007 - 18:13

A peine Dolan eut-il passé le porche servant d’entrée à la ville, que son cheval fut saisi par des mains expertes et la lame d’une épée vint se placer doucement, mais fermement sous son menton. Le jeune homme osait à peine respirer, de peur que la peau de son cou ne vienne effleurer l’acier affûté. La panique faillit le submerger jusqu’à ce qu’il distingue ses agresseurs. Ce n’était pas des orcs. Ni des elfes. Il devait donc y avoir moyen de négocier. Dolan reconnut l’uniforme des Gardes de la Citadelle. Que fichaient-ils donc ici alors que la bataille faisait rage aux abords de la Cité Blanche ? Ils étaient bien capables de mettre son plan à l’eau.

Par prudence, Dolan écarta la main de son épée d’un geste ostensiblement voyant, pour bien montrer qu’il ne désirait pas se battre. Il aurait d’ailleurs été stupide de combattre, ces gens semblaient connaître leur métier. Le jeune homme porta alors son regard sur le soldat qui portait le menaçait de son arme et ses yeux s’arrondirent de surprise. Il s’agissait d’une femme. Plutôt jolie d’ailleurs.


-Osguilliath te salue, étranger. Tu vas descendre de ton cheval, lentement, sans gestes brusques. A la moindre incartade, je tranche ta gorge comme si tu étais une simple volaille. Si tu te comportes bien, je n'ai pas de raison de le faire, et je préfère l'éviter, dit la jeune femme d’un ton qui n’admettait pas de réplique.

Dolan hocha prudemment la tête et entreprit de mettre pied à terre. Derrière le sourire timide qu’il affichait, son cerveau fonctionnait à toute allure. Comment allait-il se sortir de ce mauvais pas ? Cette situation était nouvelle pour lui. Jamais il n’avait été aussi sérieusement menacé par une arme dont il avait pu admirer la parfaite facture, manié par une personne qui, aussi séduisante soit-elle, n’hésiterait pas à mettre ses menaces à exécution. Cependant, il savait que c’était elle qu’il devait convaincre. Les autres se rangeraient à son jugement. Mais il ne devait pas non plus ignorer le garde qui se trouvait juste derrière la jeune femme et qui par sa posture et son uniforme semblait son supérieur.
Quand il eut les deux pieds au sol, le jeune homme se tint bien droit, carra ses épaules, arbora une expression fière et dit d’une voix forte, en regardant alternativement la jeune femme et son supérieur :

-Je rends son salut à Osguilliath. Ainsi qu’aux Gardes de la Citadelle qui sont les plus fervents défenseurs de la liberté.

Dolan laissa sa phrase en suspens, faisant mine de reprendre son souffle après sa chevauchée, en réalité jaugeant discrètement l’impact de sa déclaration sur ses interlocuteurs. Pas de réaction notable. Le jeune homme jugea qu’il était sur la bonne voix et continua donc sur le même ton.

-Je me nomme Gaerlin et je viens de la lointaine cité de Lond Daer. Je désirais me rendre à la Cité Blanche pour observer ses merveilles. Pour voir si tout ce que l’on m’en a raconté est vrai. Hélas, j’ai l’impression que je la vois aujourd’hui sous son plus mauvais jour. J’aimerais pouvoir intervenir, mais seul, je ne peux que me faire massacrer. Non sans emporter dans ma tombe plusieurs de ces satanés orcs, mais je n’aurais alors pas la certitude d’avoir servi à quelque chose dans cette bataille.

Dolan avait laissé sa voix s’emporter sur la fin de sa phrase. On pouvait y sentir toute la colère que pouvait ressentir un réel seigneur de l’ouest envers les orcs, et son désespoir de ne rien pouvoir faire. Ses poings s’étaient serrés et ses membres tremblaient d’une manière très convaincante.
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Sam 16 Juin 2007 - 19:19

[MJ on]

Beronthil s’avança et fit signe à Alyssia d’abaisser son arme. De toute manière, l’étranger ne pourrait rien faire tant qu’il serait entouré de Gardes de la Citadelle prêts à le transformer en pelote d’épingles au moindre mouvement suspect.

-Il est rare que les gens de Lond Daer viennent se heurter aux difficultés liées à la présence des armées de Sauron de manière volontaire, dit-il d’un ton rude. La guerre ne vous atteint pas dans votre port ! Et c’est le Gondor qui vous protège ! Les marins vivent à aux frais de nos vies. Que faites-vous si loin de votre chaude demeure ?

Ce n’était pas dans les habitudes du capitaine des Gardes de la Citadelle de parler de manière si agressive. Mais voir roder un homme, de toute apparence issu de la noblesse et venant d’un pays ne connaissant pas les rigueurs de la guerre, dans les terres qu’il devait défendre, l’énervait quelque peu.

Les yeux de Dolan flamboyèrent.

-Vous avez tort, Garde de la Citadelle. La guerre a toujours été le lot quotidien de Lond Daer. Les pirates écument les mers et attaquent nos bateaux mais nous tenons bon. Et c’est grâce aux vies de nos marins que vos alliés du Rohan reçoivent nos marchandises et peuvent vous venir en aide quand vos forces faiblissent. Mon père était le plus grand marin de Lond Daer et vous n’avez pas le droit d’insulter sa mémoire. Quand à ce que je viens faire ici, je l'ai déja expliqué.

Le jeune homme avait haussé le ton. Il était fier et semblait blessé dans son orgueil par les paroles emportées de Beronthil. Il ne semblait pas menaçant, mais ses poings étaient serrés et on sentait qu’il se retenait de porter sa main à la garde de son épée. Il savait qu’il ne pouvait rien faire contre tant de guerriers aguerris.

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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Dim 17 Juin 2007 - 12:54

Alyssia avait abaissé son arme et laissé Beronthir s'avancer, mais la tournure de la discussion commençait à l'inquiéter. Elle se replaça donc au milieu des deux hommes, semblant vouloir couper court à ce qui se disait. Son regard alla vers Beronthir, et sa voix se fit calme, posée, afin d'éviter au Capitaine de faire une erreur qu'il regretterait par la suite.

" Capitaine Beronthir, laissez...Nous savons tous les deux que la valeur d'un sacrifice n'est jamais bien estimée, à part par le sacrifié et par ceux de ses amis qui sont assez sincères pour le regretter. "

Elle voulait s'occuper de Dolan elle-même, car visiblement Beronthir était un peu sur les nerfs. Ainsi, Alyssia se retourna vers cet étranger qui avait vu Minas Tirith de près. Ses yeux se plissèrent, et le ton était moins amène que celui dont elle avait usé pour Beronthir, mais restait tout de même courtois.

" Vous avez vu la Cité Blanche, hein ? Avez-vous une idée des troupes en présence ? Des chances de l'emporter pour les armées de l'Ouistrenesse ? Je crois pouvoir m'avancer sur le fait qu'Osgiliath n'enverra pas sa garnison attaquer les orcs de Sauron si c'est là une attaque inutile qui ne donne pas de chances supplémentaires à Minas Tirith. Bien qu'il soit dans le coeur de chacun des Gardes de la Citadelle ici présents, le désir de donner sa vie pour la Cité des Rois ne doit pas obscurcir notre jugement...Je vous demanderai donc de nous donner de bonnes informations, Gaerlin de Lond Daer. "

La venue de ce bonhomme faisait renaître en elle l'espoir de repousser les orcs. C'était un espoir fou, bien sûr, mais la folie faisait partie intégrante de la charge de Garde de la Citadelle : combattre à Osgiliath dans des conditions qui pouvaient parfois ressembler à du un contre cent, garder Minas Tirith contre les hordes de Sauron qui déferleraient régulièrement, et garder espoir malgré tout. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Alyssia laissa involontairement glisser son regard vers la Cité Blanche, au loin. Mais elle réprima le soupir qui lui venait : pas question de se laisser aller à de la mélancolie. D'abord, il fallait assez d'informations pour juger.

Son regard alla furtivement vers Beronthir : peut-être n'apprécierait-il pas qu'elle entretienne l'espoir d'aller délivrer Minas Tirith chez les hommes, alors qu'il voulait descendre au Harad, mais pour la Numénorienne, il s'agissait là d'une question de loyauté : si Elessar était encore en vie, son allégeance à lui gardait toute sa force, et elle se sentait obligée par ce lien d'aller défendre Minas Tirith.
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Dolan
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Dim 17 Juin 2007 - 15:35

Dolan se tourna vers Alyssia et son visage se détendit. Comme il l’avait espéré, elle essayait de calmer le jeu. Si cela n’avait pas été le cas, la situation aurait pu dégénérer…

-Quand j’ai découvert la cité assiégée, dit-il, j’y ai découvert plus d’orcs que je n’en avais jamais vu dans toute ma vie. Ils avaient pénétrés dans les deux premiers niveaux de la ville. Mais les défenseurs semblaient encore tenir bon. Ils s’étaient rassemblés autour d’un grand homme tenant dans ses mains une épée dont je pouvais voir le scintillement de l’autre côté de la vallée. Probablement l’un de leurs capitaines. Les orcs qui croisaient leur chemin tombaient comme des mouches, mais il y en avait toujours pour grimper sur les cadavres de leurs compagnons et se dresser à nouveau contre les hommes de la citée blanche. Sans aide, ils ne tiendront pas longtemps, je le crains. Mais à l’extérieur, des combats se déroulaient aussi. Des orientaux se défendaient tant bien que mal face à la repoussante marée qui les entourait. Mais eux aussi faiblissaient. A présent, il ne doit plus en rester un seul debout. Je crains, mademoiselle, que la cité ne tombe avant la nuit.

Par ces paroles, Dolan espérait toucher la sensibilité des Gardes de la Citadelle. Savoir leur citée sur le point de tomber ne devrait pas les laisser indifférents. Peut-être prendraient-ils la décision de tenter de la secourir dans un ultime assaut ridicule et sans espoir. C’était bien le genre des soldats ça, se sacrifier pour un grand idéal. Il avait volontairement omis de préciser l’arrivée des cavaliers du Rohan afin de donner un tournant plus dramatique à la situation. De plus, s’il avait été au courant de leur présence et qu’il désirait réellement aider à cette bataille, pourquoi aurait-il fuit jusqu’à Osguilliath au lieu de chevaucher avec eux sus aux orcs ? Non, mieux valait que ces gens ignorent la présence d’alliés.
Dolan allait continuer dans le même registre lorsqu’au loin retentit le son qu’il aurait aimé ne pas entendre immédiatement. Le cor du Rohan résonnait dans la vallée. Le jeune homme força son visage à s’éclaircir d’un sourire à l’entente de ce son. Avant que ses compagnons n’aient le temps de dire quoi que ce soit, il reprit la parole avec une excitation qui n’était pas entièrement feinte.

-Le Rohan ! Les cavaliers du Rohan sont arrivés ! L’espoir n’est donc pas mort. Je ne sais point de quelle force ils disposent, mais voilà qui peux faire changer le cours de la bataille, ne pensez-vous pas ?
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Dim 17 Juin 2007 - 20:25

Les bruits de combat se faisait encore entendre au loin , Revan était sur son cheval , couvert de sang sèche partout sur le corps, l'Haradrim devait attendre que le combat s'arrête avant d'entrer dans Minas Tirith , Il avait le risque que soit Raya ou Loubard perdre la vie , mais ceci était impossible que Revan réussisse a entrer sans être toucher ou même perdre la vie.

Il se dirigea alors vers les ruines de Osgiliath, les croyants abandonner, il décida d'aller là-bas quelques jours le temps que la bataille finisse et question de s'entraîner encore un peu.

Les ruines la ville semblait déserte, L'Haradrim se rendit alors dans un endroit tranquille, croyant que personne ne viendrait le déranger, il débarqua de son cheval péniblement puis s'accota sur le mur et ferma les yeux... Alors il sentit une présence, il se leva puis des gardes du Gondor pointèrent leur armes vers lui en disant

- On ne bouge plus !

* Et merde...*
* Tue-les , on s'en fou , tu pourra les mangers si tu veux..*
* Je suis peut-être un assassin mais pas un cannibale en passant et de tout façon , je crois que je devrais faire plutôt la paix dans l'état que je suis..*
*Pff...*


HRP : Je laisse le choix de qui veux me répondre. Je veux juste RP un peu avec quelqun .
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Dim 17 Juin 2007 - 23:07

Alyssia se mordit la lèvre inférieure, puis referma sa bouche en un trait fin qui barrait désormais son visage. Pendant une demi-seconde, elle avait luté contre le désir de courir à Minas Tirith, d'aller étriper tous les orcs qu'elle trouverait sur son chemin. Pendant une demi-seconde qui lui avait paru une éternité, elle avait totalement marché dans le chemin tracé par Dolan. Malheureusement pour lui, Alyssia reprit le contrôle, et se mit à respirer plus calmement, reconsidèrant les choses.

Le Rohan arrivait, bon point pour Minas Tirith. Mais elle ne savait rien des forces en présence, et donc le fait que le Rohan arrive pouvait surtout être un facteur qui pousserait les Gondoriens présents à faire le mauvais choix en leur âme et conscience...Ce danger grandissait, elle le sentait, et un regard furtif à Beronthir lui apprit que lui aussi devait le pressentir. Toutefois, Dolan était son prisonnier, et elle entendait bien garder la main dessus le temps de comprendre ce qu'il voulait, aussi continua-t-elle de l'interroger. Tout d'abord, son ton se fit sévère, comme si elle le tançait de l'arrivée du Rohan.

" Certes, le Rohan est arrivé. Ne nous affolons pas toutefois. La stratégie est affaire de données claires, d'informations précises, pas de on dit ou de croyances. La stratégie est en bien des points comme la philosophie, puisqu'il s'agit de savoir et non de croire. Je crois que le Rohan pourrait renverser la tendance, mais dans le cas présent je ne sais pas si leurs forces suffiront...Les Seigneurs des Chevaux ont une fâcheuse tendance à faire ce qu'on n'attend pas d'eux, en positif comme en négatif. Cela ne nous apprend pas de plus la situation de la Cité Blanche...Vous disiez que les orcs avaient déjà investi deux niveaux, ce qui veut dire qu'ils ont réussi à enfoncer les principaux corps de garde. Autrement dit, les forces de l'Ouistrenesse en présence affrontent sans aucun doute une part nettement moins importante des armées de Sauron que celle qui était partie à l'assaut au départ, mais sont tout aussi sûrement diminuées. "

Dans son esprit, Alyssia tentait de visualiser la situation. Elle avait une idée assez claire des forces du Gondor, ce qui l'ennuyait était l'imprécision quant aux armées du Mordor. Sauron avait-il déchaîné sa fureur en envoyant toutes ses troupes ? Avait-il attaqué Minas Tirith en guise de diversion ? Voulait-il tester les défenses de la ville ? Ces questions étaient sans réponse, malheureusement.

C'est alors que Revan fut intercepté. Alyssia put l'entendre, et d'un geste de la main intima le silence à Dolan. Il faisait ce qu'il voulait après, elle préfèrait s'assurer de ce qui se passait plus loin. Peu de temps après, les Gardes amenèrent Revan sur la place, et Alyssia se sentit tout-à-coup lasse. Lasse de voir ces étrangers débarquer les uns après les autres, comme si Osgiliath devenait la destination touristique rêvée. Lasse de devoir les interroger en gardant tous ses sens et son esprit en alerte, de devoir se comporter de façon paranoïaque. C'était nécessaire, mais sûrement pas agréable.

Foudroyant le Haradrim du regard, Alyssia laissa échapper un petit soupir avant de se tourner vers lui, laissant Beronthir s'occuper de Dolan. Elle s'approcha du Haradrim et pointa un doigt accusateur en sa direction.

" Je pose les questions, tu y réponds, et tu restes en vie, c'est très simple. Là-haut, sur la muraille, les archers d'Osgiliath n'attendent qu'un geste offensif de ta part pour te transpercer de tellement de flèches qu'en mille ans on n'arriverait pas à les dénombrer. Alors je te conseille de coopérer, Haradrim. "

Son ton était légèrement agressif, sans pour autant que cette agressivité soie dirigée contre Revan en particulier...C'était plutôt au monde que la Numénorienne en voulait, ainsi qu'à tous les Dieux passés et à venir.

" Qui est-tu ? Que fais-tu en Osgiliath ? "

Les yeux d'Alyssia se plissèrent à nouveau, alors qu'elle détaillait le Haradrim. Il était couvert de sang, comme s'il sortait d'une grande bagarre. Une escouade d'orcs en vadrouille ? Ou bien peut-être des éclaireurs pour une seconde attaque d'envergure de Sauron ? Ces pensées la terrifiaient et en même temps l'emplissaient de cynisme...Pour peu, elle commençait à se dire que les Numénoriens noirs, ses frères en quelque sorte, avaient eux fait le bon choix. Devait-elle donc remettre en cause son allégeance même à Elessar, et par-delà lui aux ennemis de Sauron ?

C'est pendant que la jeune Numénorienne pensait à cela qu'un cri terrible se fit entendre. Un cri empli de toute la haine du monde, chargé d'une signification si lourde qu'il parut un fardeau à ceux qui l'entendirent en Osgiliath...Et elle leva les yeux. Alyssia vit le monstre s'élever dans le ciel depuis Minas Tirith, visible à travers la porte. Un monstre impressionnant, effrayant et fascinant à la fois, à tel point qu'elle en eut le souffle coupé. Et puis une pensée se fit jour en son esprit...

*Un dragon...Sauron ?*

Ce satané espoir qui ne faisait que gagner en force dans son esprit. Sauron, vaincu ? Cet être qui se proclamait un Dieu, au sujet duquel on entendait des rumeurs horribles, qui en faisaient un monstre doté d'une intelligence à nulle pareille et d'une puissance inégalable, avait-il été tué ? Un frisson parcourut sa colonne vertébrale, mais Alyssia se força à repsirer plus calmement, observant à la dérobée la réaction de Beronthir...
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Lun 18 Juin 2007 - 5:57

Revan suivra les gardes du Gondor jusqu'a devant leur chef , L' Haradrim marchait comme si il ne leur fesait pas peur , il s'en foutais un peu disons-le car il était tout sauf menaçant . Revan , ayant son épée du gondor trouver quelques heures plus tôt encore dans ça main la laissa tomber sur le sol. Les Archers semblait bien le garder à l'oeil .

L'Assassin leva la tête puis regarda Alyssia dans les yeux quelques instants, laissa montrer son visage qui était couvert de sang d'orc . Il dit alors d'un ton neutre et calme sans faire attention au cri que les soldats avait entendu.

- Je n'ai pas vraiment de nom.. Certain m'appelle Revan.

Ce mot fis sursauter l'un des gardes qui dit en regardant l'Haradrim

- Toi. Tu est l'Assassin qui allait parfois a Minas et selon certain tu aurait tuer le chef des petits hobbits..

-Je remplis seulement mes contrats..

L'Haradrim regarda dans les yeux sans arrêt , comme si il la surveillait

* Tu la trouver de ton goût Revan ou tu imagine comment tu va la tuer ? *
* Pas de tes affaires.*

L'Haradrim cracha alors du sang d'orc et enchaîna

-Je cherchais quelqu’un en Minas Tirith , J'y ai vu l'attaque , J'ai essayer d'entrer mais j'ai seulement réussi a découper une trentaine d'orc.. Si seulement Toranur était dans ce groupe..

- Je suis neutre , laissez-moi me reposer et je promet de disparaître le plus tôt possible. Sans causer aucun problème. Madame..

* Depuis quand tu est poli ? *
* Depuis que je veux pas frôler la mort et me faire soigner encore pas une sorcière qui envahie mon esprit par la suite..*
* J'aime ton humour, Messiah *

Revan ne bougea pas d'un poil restant calme et regardant la soldate dans les yeux en attendant une décision.
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Mar 19 Juin 2007 - 19:59

Dolan fixait la jeune garde du regard, épiant l’expression de son visage qui signifierait qu’il avait atteint son but. Il crut y être parvenu quand il la sentit prête à se lancer à l’assaut de la marée d’orcs qui l’attendait. Malheureusement, elle reprit vite ses esprits et tenta de réfléchir raisonnablement. Ses sourcils se froncèrent et elle parla d’une voix assez agressive à Dolan, réfléchissant, semblait-il à haute voix. Dolan se félicita alors qu’Alyssia n’ai pas complètement marché dans son histoire. Il aurait été réellement dommage qu’une telle beauté meurt de si brusque manière.

Au moment où le jeune homme ouvrait la bouche pour faire un compliment à la jeune femme, des gardes arrivèrent, entourant un homme d’assez grande taille, enveloppé d’un manteau blanc à capuche maculé de poussière et de sang d’orc. Un sourire se dessina sur le visage de Dolan quand il vit Alyssia exposer sa vision de la discussion qui allait suivre. Quel caractère ! Mais le jeune homme reporta rapidement son regard sur le nouvel arrivant. Qui était-il ? Et que voulait-il ? Et dire qu’il pensait être seul à aller à Osguilliath ! Au pire, il avait pensé y rencontrer quelques paysans terrorisés, se cachant des orcs. Et voilà que la cité en ruine était en train de devenir le dernier salon où l’on cause. Mais Dolan voulait connaître les raisons qui poussaient cet homme à venir à Osguilliath. Il avait besoin de connaître tous les paramètres s’il tenait à sauver sa peau.

Mais au moment où l’homme à la capuche allait répondre, un long hurlement si fit entendre dans le ciel. Dolan hésita. Un instant de trop. Il aurait voulut ne pas tenir compte de ce hurlement et se jeter dans la ruelle encombrée de débris qui était non loin de là. Car bien entendu, tout le monde avait levé la tête lorsque ce cri avait déchiré leurs tympans. Mais la curiosité fut trop grande et le jeune homme leva aussi la tête. De plus, rien ne disait qu’il parviendrait à semer les gardes dans une cité en ruine qu’il ne connaissait pas. Il camoufla son mouvement en direction de la rue par un recroquevillent sur lui-même, comme s’il était apeuré par la silhouette du monstre qui survolait la ville. Ce qui était d’ailleurs le cas quand il reconnut, ou plutôt crut reconnaître, le monstre en question. Quand il se fut éloigné, Dolan se releva, et tenta de raisonner calmement. Une seule personne pouvait chevaucher un tel monstre. Et il se dirigeait en direction du Mordor. Conclusion, il avait été vaincu. Bonne nouvelle. Il est toujours plus facile de négocier avec les hommes plutôt qu’avec les orcs. Puis son esprit pessimiste reprit le dessus. Les orcs qui restaient… Sans leur maître, ils allaient fuir. Et où traverser l’Anduin en hâte sinon par Osguilliath ? Il allait mentionner ses craintes lorsque l’étrange homme décida de répondre à Alyssia.

Un assassin, donc… Et plutôt doué dans sa profession puisque sa renommé était venue aux oreilles des gardes. Ou bien alors c’était un imposteur, comme Dolan. Cependant, le jeune homme n’avait jamais vu d’intérêt particulier à se faire passer pour un assassin ou un voleur. Néanmoins, à chaque situation sa solution. Il ne fallait donc pas négliger cette possibilité. Par contre, sa mise en scène était quelque peu exagérée. Se couvrir de sang ainsi, et cracher du sang d’orc. Dolan frissonna à l’idée d’avoir cette substance nauséabonde dans la bouche. Et ses derniers doutes sur la véracité des dires de Revan s’évanouirent.

-Je suis neutre, laissez-moi me reposer et je promets de disparaître le plus tôt possible. Sans causer aucun problème. Madame…

*Et voilà les promesses*, songea Dolan. Comme s’il avait l’intention de les tenir. Et il se permettait de donner du « Madame » à la jolie garde ! Le jeune homme vit que Revan fixait Alyssia de son regard bleu et froid. Mauvaise stratégie, estima-t-il. Les yeux de cet homme n’étaient pas faits pour convaincre, mais pour contraindre. Chose délicate dans la situation où il se trouvait.
Ne pouvant plus attendre, Dolan décida d’intervenir. Aucun de ses compagnons n’avait donc comprit le risque qu’il couraient ?

-Hum, fit-il. Excusez moi d’intervenir dans votre interrogatoire, mademoiselle, mais il me semble qu’il y a plus urgent à l’instant présent. Si je ne me trompe pas, la chose qui nous a survolé se dirigeait vers le Mordor. Autrement dit, elle fuyait.

Dolan n’osait prononcer le nom de Sauron. Non qu’il fut superstitieux, mais ses entrailles se nouaient à chacune de ses évocations.

-Je crains que ses troupes fuient à leur tour. Sans leur maître, elles ne se battront pas. Pour fuir, ont-il d’autre possibilité que de traverser le fleuve à Osguilliath ?

En posant une telle question, il montrait qu’il ne connaissait pas très bien la région, accréditant ainsi la thèse de son origine étrangère.

-Je suggère que vous liez les poings et les pieds de cet homme et que nous nous mettions en un endroit où nous pourrions accueillir dans les meilleures conditions les fuyards. Vous pourrez éclaircir l’histoire de ce personnage plus tard.

Pas question de suggérer la fuite, il ne tenait pas à passer pour un froussard. Il appuya sa dernière phrase d’un sourire qui était presque sincère. Il était réellement heureux du dénouement de la bataille. Il ne restait plus qu'à espérer qu'il ne lui vienne pas à l'idée de lier les membres de Dolan également, malgré son apparente envie de combattre les orcs.
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Mer 20 Juin 2007 - 11:41

Dans un silence beaucoup moisn respecté qu'auparavant, Sefir et son avant-garde de Chevaliers arrivèrent sur les lieux d'une grande discussion... Il fut étonné de voir que les Gardes semblaient obéir à...une femme? Il haussa les épaules. Depuis ses aventures avec Maya, il savait bien qu'une femme était tout à fait capable de faits de guerre...
Il mit pied à terre dans un léger bruit métallique, sans pour autant parler, et, sans se soucier d'interrompre ou non une discussion, se dirigea vers Alyssia. Derrière, on entendait le son rythmé des bottes de cuir de son armée marteler le sol.
Il salua la jeune femme comme on salue un officier, sans grande révérence, mais avec politesse.

-Pardonnez mon intrusion, mais j'ai besoin de quelques renseignements de toute urgence. De un, qui commande ici? De deux, quelles forces sont dans la cité? De trois, il me faut faire passer mon armée rapidement, et donc montrer un pont...

Il se figea un instant, puis, retira son haume décoré de dorures, finement gravé, et surmonté d'un panache noir. Il ressemblait à un seigneur.

-Et, j'en oublie même de me présenter, pardonnez mon impolitesse...

Peut-être ses bannières parlaient-elle pour lui, mais il tenait à faire les choses dans les règles...même si ce n'était guère le moment...

-Je suis Sefir de Dol Amroth, Gouverneur du Gondor et commandant en chef des troupes de la cité, que vous voyez derrière moi... Peut-être certains d'entre vous ont-ils eut vent de mon appel. Peut-être aussi des rumeurs me traitant de traître ayant abandonné son pays... Mais je suis là, et je compte bien tenir ma parole!

Dans ses moments, la flamme qui s'allumait dans ses yeux ne laissait aucun doute quand à la conviction qu'il avait de ses propres actes... Il attendit, casque sous le bras, qu'on réponde à ses questions...

-Dame de Gondor, si vous voulez savoir quelle sera ma stratégie, je vous demanderai un entretien privé... Je n'ai nul confiance en les étrangers (son regard se porta sur Dolan) et par expérience je sais que les Assassins du Harad peuvent trahir même leurs frères...(cette fois, il regardait Revan...)

Derrière lui, la longue colonne de ses hommes s'était transformée en une formation en ligne, prête à tout... Et Sefir, calme, attendait...



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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Mer 20 Juin 2007 - 15:44

Quelques heures après que Maya ait envoyé sa lettre de Dol Amroth, l'oiseau s'était posé près de Sefir, avec le papier attaché à la patte.

Citation :
Sefir,

A peine suis-je arrivée dans ton royaume que déjà tu brilles par ton absence. Combien de temps encore passeront nous à nous fuir? Je sais que tu ne connais pas la raison de ma fuite soudaine, et puisque tu sembles si décidé à me laisser seule, je te dois une certaine part de vérité. Le reste, la seconde chose que je devrais te dire, je garde espoir de pouvoir te l'annoncer à ton retour. Notre fils a été tué sous mes yeux Sefir. Voilà pourquoi tu ne m'as plus vue depuis des mois. Aurais-tu mis un terme à ta promesse de ne plus tuer si je te l'avais dit avant? Non, j'en doute, puisqu'un jour tu m'as dit que c'était dans ta nature. Mais tu m'as menti une fois de plus et je ne l'accepte pas. Alors je compte partir rapidement de ton royaume puisque tu as décidé de mourir à la bataille...Sache juste que rien en mon coeur n'a changé te concernant. Tâche de te souvenir de moi un jour, si jamais la lumière atteint de nouveau le tien. Un coeur froid est un coeur mort Sefir...

Maya.
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Mer 20 Juin 2007 - 16:02

Étonné de la lettre, Sefir attrapa l'oiseau d'un geste vif, et en détacha le morceau de papier. Il posa le volatile sur son destrier, avant d'ouvrir la lettre...
Son visage afficha différentes expressions en un temps record. D'abord de la joie, puis du soucis... Avant d'afficher la souffrance. Son casque tomba au sol. La douleur d'un père qui a perdu son fils se lisait sur son visage. Continuant sa lecture, sans se soucier des larmes qu'il versait devant d'autres, digne et silencieux, il acheva la lettre...
Il lui fallait prendre des décisions, et rapidement. Son souhait le plus cher était de rentrer chez lui, voir sa bien aimée... Mais il y avait une autre partie de lui qui le tiraillait, incarnée par ce casque tombé face au ciel dans l'herbe, et qui le dévisageait de son absence de regard. L'honneur, et le devoir.
Déchiré, il lui fallait pourtant choisir. Entre l'honneur et l'amour. Le combat ou la douceur. La honte ou l'honneur... Fixant toujours son casque, il fit signe à Thane de s'approcher.

-Galope jusqu'à Dol Amroth, et voit Maya. Dis lui que je reviendrai dès que j'en aurait terminé ici. Dis lui que je ne vit que pour la retrouver, et que je vivrai encore. Mon heure n'est pas venu, cela se voit dans le ciel...

Il donna l'accolade à Thane, avant de lui ordonner:

-Maintenant, va! Cours! Vole! Et transmet mon message! Et si elle se trouble, assures-là de ma santé...et de la bonne marche de mon esprit...

Il hésita.

-Et dis-lui que je ne m'exposerai pas...

C'était à moitié un mensonge, Sefir irait au combat de toute façon. Mais il prendrai ses précautions, cette fois... Se penchant, il ramassa son casque, le tenant par les garde-joues, et appliqua son front contre le métal froid. Le contact lui fit du bien, apaisant la chaleur de son crâne. Mais pas la rage de son coeur.
Lentement, il se releva, et coiffa le heaume sur sa tête. Ses yeux brillaient d'une colère énorme, à la manière de ces hommes du nord qu'on nomme Berserkers, et qui entrent dans une folie meurtrière...
Il se forçait cependant à se contrôler. Tant que le combat ne débuterait pas, il devait réfléchir. Les hommes de Gonor effecuaient une sortie. Bien. Mais il devait soit se joindre à eux, soit continuer sur son plan...
Il regarda Thane s'éloigner au grand galop, avant de se tourner vers la comapgnie de Gardes de la Cour de la Fontaine.

-Madame et messieurs... Il faut faire un choix. J'ai avec moi près de 10 000 soldats en armes. Nous avons deux options: soit nous chargeons l'ennemi tout de suite, avec la garnison d'Osgiliath, soit nous passons l'Anduin et l'attendons de l'autre côté du fleuve, là où les Orques sont occupés à jeter des ponts au travers... Vos avis sur la question?

Il était clair qu'il ne s'adressait de cette voix assurée, mais en même temlps fragile, qu'aux Gondoriens, et qu'il se passait bien de l'avis de Dolan. En revanche, celui de Revan pouvait être intéressant, pour peu qu'il explique ses raisons d'être ici...



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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Jeu 21 Juin 2007 - 11:29

Alyssia manqua de flanquer un coup de poing au nouvel arrivant, ne serait-ce que parce qu'Osgiliath n'était pas un salon de thé, et qu'elle aurait bien aimé pouvoir terminer un interrogatoire avant de passer au suivant. Avec un regard légèrement torve à Dolan, elle décida avant tout d'expédier son cas.

" Oui, ce doit être le prétendu Dieu Sauron...Cet être malfaisant a-t-il donc trouvé une résistance inopinée face à lui ? Ne vous inquiétez pas, je saurai m'occuper de mes affaires, pour l'instant vous restez notre captif, malgré votre bonne volonté évidente. "

Puis elle se tourna vers Sefir, et lui rendit enfin son salut, d'une rapide révérence. Il était de toute évidence d'ascendance noble. Et l'évocation de son nom rappela immédiatement à Alyssia sa discussion avec le Capitaine Beronthir. Sans qu'elle veuille paraître méfiante, les yeux de la jeune Numénorienne se firent perçants, alors qu'elle dévisageait ce Sefir en qui Beronthir semblait placer tous ses espoirs. Et à nouveau, ses réflexions à propos de l'espoir l'assaillirent, mais elle les repoussa : ça n'était pas le moment de se laisser gamberger.

Son regard glissa vers le Capitaine, qui semblait surpris que celui qu'il voulait rejoindre en Dol Amroth se retrouve ici, en Osgiliath. Enfin, les choses étaient ce qu'elles étaient, et il fallait désormais agir vite pour assurer à Minas Tirith sa liberté. Mais d'abord, établir les rapports hiérarchiques. S'inclinant à nouveau, Alyssia désigna Beronthir du regard.

" Point ne suis responsable des troupes stationnées céant. Messire Beronthir, Capitaine de la Garde de la Citadelle, en a la charge. Cela dit, nous sommes libres d'exprimer nos propres opinions, puisque cela nous différencie bien de nos ennemis, qui s'appuient sur l'acceptation massive du commandement d'un seul, sans contre-pouvoirs. "

Elle espèrait ainsi faire passer en douceur le fait qu'elle donne son avis sur la stratégie à suivre...Il était souvent difficile pour un supérieur de voir un de ses subordonnés donner son avis sur ce genre de situations, mais Alyssia s'estimait être en droit de le faire, puisque Beronthir semblait à présent un peu hésitant. Son ton se fit conciliant, elle adoptait l'attitude de la conseillère avisée plutôt que de la jeune louve cherchant à venir arracher la place de son officier.

" Quant à la stratégie...Charger une armée en déroute me paraîtrait hasardeux, pour la bonne et simple raison que s'ils fuient, ils ne s'arrêteront pas pour combattre, ils piétineront. N'oublions pas l'idiotie légendaire des orcs de ce point de vue-là...Car ici cela pourrait les pousser à renverser nos troupes dans leur fuite désordonnée. Quant à traverser l'Anduin, si vous dites qu'ils jettent des ponts sur le fleuve, il serait effectivement utile d'attendre de l'autre côté. Notre problème réside en une question : que voulons-nous ? Désirons-nous massacrer les orcs jusqu'au dernier, ou bien assurer la sécurité de Minas Tirith ? Dans le deuxième cas, il faudrait plutôt essayer de se rapprocher de la Cité Blanche, afin d'apporter de l'aide pour " nettoyer " la ville des dernières troupes d'orcs qui y grouilleraient encore. Cela dit, Sire, je ne pense pas que ni moi ni Beronthir ne pouvons vous imposer de décision quant à votre armée. Il me semble plus juste que vous décidiez vous-même, sachant que la garnison d'Osgiliath n'est pas très fournie et que nous formons une unité certes bien entraînée et soudée mais peu dissuasive, du fait de ce nombre réduit. "

Son regard se fixa sur Sefir, alors qu'elle essayait d'analyser les réactions du Seigneur de Dol Amroth. Et puis une question se fit jour en son esprit, une question à laquelle Sefir saurait sans doute répondre, au vu des informations dont il semblait disposer.

" Excusez-moi si cela n'a rien à voir, Sire, mais sait-on qui dirige l'armée du Mordor ? Il est étrange qu'un général orc ordonne ainsi la retraite, et il l'est encore plus qu'il pense à faire jeter des ponts sur l'Anduin par ses sapeurs plutôt que d'essayer de passer par Osgiliath, où de nombreuses pertes seraient infligées à une armée en déroute...Sauron a-t-il donc un autre chef d'état-major ? "
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Jeu 21 Juin 2007 - 11:51

Le regard de Sefir se tourna vers la jeune femme. Il avait rapidement analysé la situation...une garnison réduite dans la ville en ruines, un groupe sans chef véritable, sans personne pour donner les ordres...

-J'était à Minas Tirith quand l'assaut fut lancé. Je combattit lors en majorité des Orientaux portant la bannière de Krell, le Roi-Dieu de Rhûn... Néanmoins, je ne pense pas qu'il soit celui qui dirigeait l'armée entière, car il y avait aussi nombre de Numénoriens Noirs, et certains portaient les armoiries de Toranur.

Il resta un instant silencieux. Puis, avança, dégaina, et traca de sa lame quelques figures dans le sol... Il les contempla.

-Pour en revenir à la décision à prendre, voici ce que je propose. Les effectifs derrière moi ne sont pas la totalité de mes forces, j'ai fait revenir d'Ithilien la moitié des effectifs stationnés... Je ne crois pas que le Mordor attaquerait alors que tant d'Orques se trouvent ici. Je compte les attendre, et quand ils seront sur le point de franchir les ponts, avancer, former une ligne de bataille avec les Phalanges, et leur tirer dessus sans relâche. Ils n'ont que deux ponts. Il est possible de les coller sur place suffisamment longtemps pour que leurs arrières soit affaiblis par l'action conjointe du Rohan et de la Cité Blanche. Si jamais ils menaçaient de nous déborder, la cavalerie chargerait le front de façon transversale... Voilà ce que je comptait faire. Un renfort imprévu d'Osgiliath serait le bienvenue... Quand à l'intérieur de Minas Tirith, ils se sont rebellés, et je connais assez bien l'homme qui a du prendre la tête de cette rébellion pour vous dire que la Cité est vide d'Orques...

Il observa une pause, fixant Alissya. Il n'avait cure du rang des personnes... Lui-même ne devait sa condition qu'à la bonté d'Aragorn...pour lui, mieux valait être d'un rang moyen tel qu'elle avec de la volonté et du caractère qu'un haut gradé pleurnichard...

-Comme vous l'avez dit, le risque que nous courrons est de voir les Orques piétiner et nous jeter dans le fleuve... C'est pourquoi je suggère un assaut frontal...

Toutes ses explications s'étaient adjointes de traits dans le sol. Il ne démordrait pas de son plan de bataille, et y irait de toute façon, renforts ou pas renforts...

-Mais si vous ne souhaitez pas venir, assurez-nous un repli confortable dans la Cité... Je devrais sans doute avoir à me replier...

Il guettait lui aussi les réactions sur le visage de ses interlocuteurs...

-Mais vous ne vous êtes point présentée...



...
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Jeu 21 Juin 2007 - 16:41

[MJ on]

Le Capitaine Beronthir ne savait vraiment plus que faire. Les choses prenaient une tournure dont il n’avait pas l’habitude et qu’il n’avait pas prévue. Pour tout dire, il n’était pas loin de se sentir dépassé. Mais on ne devient pas Capitaine des Gardes de la Citadelle sans posséder quelques ressources intellectuelles. Et Beronthir était bien décidé à le montrer. Mais il voulait laisser parler Alyssia. Car lui-même commençait à être âgé. Ses articulations commençaient à l’élancer par moment, ses membres se faisaient lourds. Bientôt, les Gardes de la Citadelle auraient besoin d’un nouveau capitaine. En effet, aujourd’hui plus que jamais, Beronthir sentait peser le poids des années. Même le Seigneur Sefir de Dol Amroth ne lui avait accordé qu’un bref regard. Cet homme qu’il respectait et qu’il comptait rejoindre en Harad. Pourtant, dans la hiérarchie, il était censé être son égal. Au moins. Il était temps qu’il reprenne en main la situation avant qu’elle ne lui échappe complètement.

-C’est moi qui commande cet escadron, Seigneur Sefir, dit-il d’une voix grave. Soyez le bienvenu en ces terres que vous avez fuies, voici quelques temps. Votre plan d’attaque me parait bien réfléchi. Cependant, les Gardes de la Citadelle doivent en premier lieu protéger Minas Tirith. Maintenant que nous avons des alliés dans les champs du Pelenor, avec l’arrivée des Rohirrims, nous devons nous rendre à la citadelle et tout faire pour en éliminer jusqu’au dernier orc. Non que je ne fasse pas confiance à votre ami qui aurait pris la tête de la rébellion à l’intérieur de la cité, mais même un excellent chef de guerre ne peut rien faire s’il ne possède pas de troupes dignes de ce nom sous ses ordres.

Les yeux du vieux capitaine ne cillaient pas en fixant Sefir du regard. Il le dominait de sa grande taille et ses sourcils broussailleux s’étaient froncés. Puis il se tourna vers Alyssia et les autres gardes.

-Préparez-vous à partir pour Minas Tirith. Laissez assez de gardes ici pour surveiller les prisonniers. Nous les garderons captifs jusqu’à ce que la bataille soit terminée. Nous les relâcherons ensuite puisque nous n’avons pas de réelle raison de les garder. Si ce sont des espions de l’ennemi, ils pourront retourner voir leur maître pour se faire exécuter si cela leur chante.

Sur ces derniers mots, son regard dur s’était porté sur Dolan et Revan. Il ne donna pas plus de précision, habitué à ce que ses ordres soient exécutés d’une manière où d’une autres par ses soldats. Lui-même s'appréta à rejoindre son cheval pour mener ses hommes.

[MJ off]
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Jeu 21 Juin 2007 - 16:53

Sefir, dominé de la tête et des épaules par le Capitaine, n'en menait pas très large... Néanmoins, il resta confiant.

-Veuillez m'excuser de ma méprise, Capitaine... J'ai simplement pris la personne la plus énergique pour le chef, ici... Je m'en excuse...

Ses paroles prononcées, il se détourna, rengainant sa lame, puis, se jeta sur sa monture. Sur un geste de son bras, la colonne se remit en marche, entrant dans la Cité, et passant le dernier pont...


[suite dans les Champs du Pelennor]



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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Jeu 21 Juin 2007 - 17:10

Dolan prit de pleine volée le regard que lui lança Alyssia. Ainsi, il restait captif. Bon, il ne voulait que montrer sa bonne volonté et cela avait semble-t-il payé. Le jeune homme répondit par un petit sourire désolé, mais fit mine de comprendre la décision. Puis il s’intéressa à ce prétendu seigneur de Dol Amroth.

Le nouvel arrivant, Sefir, lui parut au premier abord, encore plus antipathique que Revan. Ce qui n’était pas peu dire. Ses cheveux noirs, sa peau légèrement brunie, sa cicatrice qui le défigurait… Tout contribuait à cette mauvaise impression. Même le ton de sa voix était exécrable. Et quand il vit le regard qu’il coulait sur la jeune Garde de la Citadelle, Dolan résista à l’envie de grincer des dents. L’homme était très imbu de lui-même et semblait dédaigner l’apparente décadence des Gardes de la Citadelle. Qu’il passe plusieurs jours dans une cité morte, sans pouvoir rien faire pour changer le cours d’une immense bataille se déroulant non loin d’ici ! On verrait s’il serait toujours le même homme après une telle épreuve ! De plus, Sefir avait clairement annoncé que l’avis de Dolan lui importait peu… compte tenu de son origine étrangère ! Voilà qui avait le don d’agacer le fils de marin qu’il était !

Dolan sourit intérieurement. Voilà qu’il s’immergeait totalement dans son rôle ! Au point de croire lui-même à son histoire. Il se demanda un instant s’il n’était pas légèrement fou. Puis il réfléchit et se dit que cela valait peut-être mieux pour lui. S’il croyait réellement à son histoire, qui pourrait donc douter de ses paroles ?

Retournant à la conversation qui se déroulait devant lui, Dolan sourit en voyant le vieux capitaine Beronthir remettre à sa place le Seigneur Sefir de Dol Amroth. Il ne l’avait pas volé ! Puis il comprit qu’il allait bel et bien rester prisonnier des Gardes de la Citadelle. Tant mieux ! Voilà une excellente raison de ne pas risquer sa vie sur le champ de bataille. Cependant, il lui fallait opposer un minimum de résistance pour que chacun croit en son courage.

Quand Beronthir eut tourné les talons, il prit le risque de faire quelques pas pour se placer juste derrière lui. Comme prévu, les gardes ne le retinrent pas, il n’était pas dangereux. Dolan se déplaçait en mimant la démarche chaloupée des marins mettant rarement pied sur la terre ferme.

-Capitaine ! dit-il d’une voix forte. Je veux me battre pour Minas Tirith. Je ne suis pas un espion de Sauron, croyez-moi. En me retenant ici, vous vous privez d’un bon guerrier.

Dolan espéra ne pas être allé trop loin. Cependant, il savait qu’il serait difficile à Beronthir de revenir sur sa décision sous le regard scrutateur de Sefir… Ce dernier d'ailleurs semblait ébranlé par la tirade du Capitaine. Et après un bref salut, il tourna les talons.
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Jeu 21 Juin 2007 - 19:21

Alyssia sourit à Beronthir, et claqua un garde-à-vous tout-à-fait réglementaire, répondant au quart de tours aux ordres du Capitaine.

" Mon Capitaine, je vais aller prévenir les archers qui sont dissimulés ça et là, je pense que nous pourrons partir dans une petite demi-heure. "

La jeune Numénorienne ne perdit pas de temps, et voulut partir immédiatement chercher quelques archers parmi ceux qui composaient la majorité de la garnison d'Osgiliath. Toutefois, elle sentit que Dolan ressentait une sorte d'amertume à être écarté dé la bagarre. Et pourtant, il n'avait pas vraiment le choix. Voulant éviter à ceux qui resteraient en garnison à Osgiliath de devoir les calmer, Alyssia s'approcha des deux prisonniers, sourire conciliant au visage.

" Vous avez entendu les ordres du Capitaine. Si vous voulez un conseil, ce serait de ne pas essayer de fuir. Même si nous ne laissons ici qu'un dixième de nos forces, ceux qui restent sont pour la plupart des rôdeurs de l'Ithilien, très entraînés, et surtout qui connaissent Osgiliath comme leur poche, contrairement à vous. Il serait inutile d'essayer de vous opposer à eux par la force, alors que si vous vous laissez faire tranquillement, vous serez relâché à la fin de la bataille, et chacun pourra aller sur son chemin tranquillement, sans qu'il y aie mort d'homme. "

La sévérité de ses paroles se reflètait un peu dans son regard, bleu d'acier, même si elle était adoucie par une expression de sincère inquiétude. Alyssia n'aimerait pas avoir la mort d'un innocent sur sa conscience, cela concernant notamment Dolan qui, sous ses dehors un peu vantards et présomptueux, ne lui semblait pas être quelqu'un de mauvais.

Cela fait, elle alla chercher assez d'hommes pour que Beronthir dispose d'une escouade prête au combat, puis les Gardes de la Citadelle s'apprêtèrent à partir vers Minas Tirith. Ce n'est qu'une fois sur son cheval que la jeune Numénorienne repensa aux paroles de Sefir. Elle avait posé sa question sur le commandement des troupes du Mordor de façon totalement innocente, n'imaginant pas tomber sur une telle révélation. Toranur ? En entendant ce nom, elle avait frissoné un moment. Puis elle avait voulu charger avec Sefir. Un Numénorien Noir, l'un de ceux qu'elle considèrait comme les pires de ceux de sa race, de par leur traîtrise. La haine l'habitait alors qu'elle pensait à lui, mais cette part iraisonnée était calmée de justesse par la part d'elle qui voulait continuer à réfléchir posément : elle aurait toujours le temps d'aller combattre Toranur, alors que Minas Tirith n'attendrait pas. Et pourtant, l'envie d'aller se battre avec ce traître se faisait si forte...

Fermant les yeux, la jeune femme se mit à respirer profondément, tentant d'oublier ses envies de tuer. Il n'était pas question de se laisser aller maintenant, et il fallait absolument garder l'esprit clair si elle voulait survivre à la bataille dans Minas Tirith, qui ne s'annonçait pas forcément facile, malgré ce que de nombreux soldats semblaient croire. Après quelques minutes, lorsqu'elle fut plus calme, elle vit Beronthir descendre, et prendre la tête des troupes. S'avançant derrière lui, en compagnie du chef des archers, Alyssia prit la tête des épéistes, comme elle le faisait en général, et les Gardes de la Citadelle avancèrent à une allure raisonnable vers la Cité Blanche...
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MessageSujet: Re: Osgiliath, morne plaine...   Jeu 21 Juin 2007 - 23:20

Revan restait muet , ne fesant que écouter la conversation et observer comment les hommes avait toujours la bonne facon de rendre ca compliquer, chacun voulant passer pour des héros sur le combat et mourir comme les autres, pitoyable l'Haradrim se disait car il n'avait rien a faire ici sauf peut-être tenter de retrouver Toranur. Le dénommé Sefir semblait n'avoir aucune confiance en Revan , L'Haradrim se tourna vers lui puis lui répondit

- J'ai été un homme de confiance de Krell , Monsieur. Et je reste de mon côté , je ne pense pas seulement qu'a la gloire et mettre des vie inutilement en danger comme vous le faite en se moment.Je ne vie peut-être pas dans votre style de vie , mais je déteste le Mordor autant que vous.

Revan regarda Alyssia qui semblait vouloir faire peur a L'Haradrim il lui dit avec un sourire en coin de lèvre.

-J'ai déja vu pire , mais si vous préférez me garder captif plûtot que je vous aide a tuer Toranur et ses lâches , bien c'est votre choix.

Revan regarda Dolan qui semblait vouloir aller se battre lui-aussi , il lui dit alors en le fixant dans les yeux

- Reste avec moi , Je te promet de te raconter de belle histoire à propos des étrangers comme toi..

* Tu redevien le même.. L'amour à finalement quitté ton esprit , Tu redevien le seul et unique Revan.*

* J'ai seulement le goût de voir Toranur me supplier de l'achever après que je lui ai fait subir la mort la plus douloureuse possible *

* Bonne idée, J'ai hâte de voir ca. Commence par sortir d'ici , parceque si tu reste attacher , bien Toranur sera mort d'ici là.*

* Je crois que j'ai un fragment d'épée planté dans ma main.. Ca va être utile.*

Revan regardait le sol désormais , perdu dans ces pensée , Il se contre-foutait de la guerre , l'envie de tuer était ca seule préoccupation et perdre son temps-ici et recevoir des fausses promesses de Numénoriens ne fesait que l'ennuyer.
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