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 A la frontière avec la Trouée du Rohan

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MessageSujet: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Mar 6 Mai 2008 - 15:59

La patrouille de chevaucheurs dont Grub faisait partie parcourait la Trouée du Rohan.Cette patrouille composée d'un trentaine de cavaliers Ouargues avait de nombreuses missions : surveiller la population locale, inspecter les travaux des fortifications, contrôler les caravanes marchandes et empêcher les cavaliers Rohirrims de pénétrer les terres de l'Isengard. Dans ce groupe, Grub servait d'éclaireur et ce jour-là, Grub avait repéré les traces d'un groupe de cavaliers venant du Rohan. Une dizaine de soldats apparemment. A ce moment il vit une volée de Crébains auquel il transmis le message à transmettre à son chef de patrouille. Ceci lui permit donc de continuer à suivre les traces des cavaliers et endant de nombreuses heures il avança sans pour autant rattraper le groupe qu'il pistait. Lorsque la nuit tomba, il savait qu'il pouvait attendre le reste de son groupe avant de rattraper ses "proies". Il se disait également que cette découverte pouvait lui permettre de bénéficier de la promotion qu'il attendait depuis deux ans. Il s'arrêta donc, donna quelques morceaux de viande à sa monture affalée et dégaina son épée. En attendant les autres patrouilleurs il s'entraîna.

- Cette nuit nous rattraperons ces cavaliers et je pourrais enfin déchainer ma rage sur ces chiens du Rohan. Cela fait trop longtemps que nous n'avons croisé aucun d'entre eux, annonça le Gobelin à son Ouargue. La bête répondit par un grognement féroce.

Plus tard dans la nuit le reste de la troupe arriva. Le chef descendit de sa monture et frappa violemment le Grub, l'éclaireur aurait du attendre le groupe avant de continuer. Son rôle n'est pas de tomber dans une embuscade tendue par les Rohirrims. Le chef Ourouk-Haï cria ensuite quelques ordres et la patrouille entière repartit ensuite aidée par la nuit noire des terres de Saroumane. Deux heures plus tard les cavaliers aperçurent au loin un feu de camp et les cavaliers qui se reposaient autour. La patrouille se déploya pour encercler les Rohirrims puis la charge advint et la réaction des cavaliers du Rohan se fit attendre...

[HRP: Un MJ peut faire les Rohirrims s'il vous plait?/]
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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Mer 7 Mai 2008 - 10:36

[MJ on]

En guise de rohirrims,la troupe poursuivie était un ramassis de brigands et de voleurs qui,profitant de la panique insulflée par les Morts,pillaient et rançonnaient sans scrupules,se permettant même désormais de parcourir librement les terres du sorcier,ce que dans leur vie antérieure,il n'aurait jamais osé.

Inconscient du danger qui s'approchait à grand pas derrière eux,ils galopaient joyeusement dans la lande,respirant à plein poumons l'air frais du soir tombant. Soudain,leur chef,un homme patibulaire à l'air féroce,grogna quelque chose et les cavaliers s'arrétèrent.A l'horizon se dressait un mince monticule qui permettrait à la dizaine d'hommes de camper relativement en sécurité.En quelques inutes,les bandits l'attinrent et commencèrent leur préparatifs pour la nuit.S'ils n'étaient pas des soldats et donc manquaient de discipline,ils s'affairèrent rapidement en riant et plaisantant allègrement.Cependant,ils n'osèrent pas faire de feu,craignant d'attirer l'attention des soldats d'Isengard.
Après avoir mangé joyeusement,ils se couchèrent,sauf un qui monta la garde et qui devait être relevé quatre fois au cours de la nuit...

[MJ off]




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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Mer 7 Mai 2008 - 11:52

La patrouille de cavaliers Ouargues avançait rapidement, la nuit noire et silencieuse masquait leur approche. Le feu était en réalité une illusion dûe à la magie du Multicolore, seuls ses serviteurs le voyaient. Il ne révélait aucune forme et ne provoquait aucune ombre. Mais les serviteurs du Mal voyaient nettement dans la nuit les cavaliers poursuivis, dormant tranquillement sans crainte du danger. En s'approchant Grub s'aperçut que ces cavaliers n'étaient en fait que des pillards qui avaient du voler leurs chevaux et profité de la panique récente. Ils étaient sur les terres du magicien, ils avaient donc passé la frontière et ce sans se faire attraper par les patrouilles locales. Malheureusement pour eux, ce temps de répit en terre mauvaise était révolu, ils avaient été vu par un insignifiant éclaireur de la main blanche et leur heure avait sonné. Une fois arrivés à 150 mètres du camp, les patrouilleurs aperçurent le garde qui semblait les avoir désormais repérés.En effet il alertait déjà ses compagnons. Mais ils n'auraient pas le temps de réagir les Ouargues attirés par l'odeur de chair fraîche accéléraient le rythme et quelques secondes plus tard les pillards subissaient les charge. Grub qui se trouvait en première ligne tua deux malheureux, indécis devant la menace imminente tandis que les autres pillards étaient déchiquetés par les montures carnivores. Il laissa également son animal se repaître après être descendu et avoir commencé à fouiller les cadavres.

Lorsque les rares rayons du matin atteignirent la troupe, le camp des pillards avait été vidé de ses richesses, de ses vivres et de ses armes. Les restes humains brûlés sur le sommet de la colline et les monture emmenées pour servir de nourriture. Grub semblait inquiet, il interrogea son chef:

- Chef, ce n'est pas la première bande pillards que nous rencontrons, ils s'aventurent de plus en plus sur les terres du maître.Il semble qu'ils ne craignent plus de s'aventurer sur le territoire d'un magicien Nous devrions en informer les généraux à Orthanc.gargouilla Grub.
L'Ourouk-Haï ne répondit pas.

Grub reprit donc sa place d'éclaireur et partit en avant du groupe. Il sentait tout de même qu'un évènement important venait se se produire dans les territoires proches. Le fait que les derniers jours aient été plus sombre prouvait que son maître était inquiet. Mais le Gobelin ne savait ni de quoi il s'agissait, ni de de quel lieu il était question. Son souci actuel étant de servir au mieux le magicien en attendant une réaffectation plus digne de ses capacités...
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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Ven 9 Mai 2008 - 11:50

[MJ on]

Le capitaine ourouk répondit d'un grognement à Grub.De quoi se mêlait donc ce gobelin?Il eut envie de le frapper mais il se dit que valait mieux pas.Même s'ils étaient rassasiées,les orcs pouvaient avoir des comportements bizarres après manger et l'officier n'avait pas envie qu'ils lui tombent dessus.Sa mince marge d'intelligence lui permit de comprendre cela'c'est pourquoi il était le boss.Remontant en selle,il ordonna le départ,vers où?Seul lui le savait,et encore,on pouvait raisonnablement se poser des questions?
Toujours est-il qu'une fois le terrain nettoyé,les orcs suivirent leur chef sans discuter vers leur prochaine destination,destination qu'il n'atteindrait jamais...

Alors qu'une aube grisâtre s'était levé depuis un moment,Grub,qui était en avant du groupe,put ditinguer dans la plaine une lueur verte qui étrangement,semblait se déplacer et à une vitesse surhumaine.Pour le moment,cette lueur ne semblait pas venir vers lui,mais peut être valait-il mieux prévenir le boss.Mystérieusement,cette lueur lui donnait la chair de poule.Il fallait prendre une décision et rapidement.

[MJ off]




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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Ven 9 Mai 2008 - 15:35

Grub apercevait une leur verte inquiétante. L'effroi s'emparait de lui. Il percevait une sorte d'effroi malsain provenant de cette lueur, bien qu'habitué à la peur provoquée par le magicien. Mû par l'emprise de son maître, Grub décida de se rapprocher de cette étrange lumière avant d'en faire le rapport à son chef. Ainsi, malgré l'envie de repartir instinctive du Gobelin, il avança vers la lueur. Mais à peine quelques mètres plus loin il fit demi-tour car l'aura putride et perverse de cette lumière surpassa de loin le pouvoir exercé par le magicien sur ses serviteurs. Grub éperonna son Ouargue et accéléra le plus possible en direction de son groupe tandis que ce qui semblait être une marée de morts approchait dans son sillage. Le Gobelin ne se contrôlait plus, naturellement ses membres cravachaient sa monture de son arme afin de la faire aller plus vite. Heureusement il n'avait que peu d'avance sur la patrouille et la rattrapa rapidement. Il hurla dans le langage guttural des Orques:

Une marée verte fonce sur nous!!! Fuyons!!!

Puis sans s'arrêter il continua sa trajectoire, traversant les rangs des cavaliers en direction opposée à celle d'Orthanc, droit sur les Montagnes Blanches. Son espoir était de se cacher dans les roches pour échapper à la fameuse lueur verte. Mais il ne savait pas s'il en aurait le temps...
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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Lun 12 Mai 2008 - 17:50

[MJ on]


Les orcs sont bêtes,les orcs sont lâches mais dans cette situation,la réaction de Grub était la seule sensée.Pourtant,le capitaine ourouk ne comprit pas l'intelligence de sa réaction et l'insultant copieusement,il ordonna à ses hommes de se préparer au combat.
N'ayant pas encore vu la marée verte et ayant très peur de l'ourouk,la patrouille se mit en position de combat.

Idiotie monumentale s'il en fut puisque quelques secondes plus tard,les Morts étaient là.Fonçant à travers les rangs orcs,ils accomplirent un véritable carnage dont nous nous abstiendrons d'en formuler la teneur pour ne pas heurter les âmes sensibles,Grub fut bientôt le seule survivant.Ayant fuit,il s'était suffisamment éloigén des Morts pour que ces derniers ne soient pas intéressés à le poursuivre et était resté suffisamment proche pour oserver le spectacle.

Quand les Morts eurent terminés leur ouvrage,ils s'éloignèrent à la recherche de nouvelles proies,laissant Grub seul.

Cette vision ne pouvait que générer un grand nombre de questions à l'esprit de Grub mais dont il ne pouvait apporter de réponses.En attendant,il restait seule sur la plaine alros que le jour s'était levé complètement désormais.

[MJ off]




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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Mer 14 Mai 2008 - 21:11

Grub se sentait encore terrorisé par la vision qu'il avait eu. Les questions fusaient et seules les réponses restaient introuvables. Mais Grub réussit finalement à se maîtriser un minimum et à penser:

Qu'est-ce que ça pouvait bien être? Une magie très puissante? De nouveaux sortilèges inventés par les ennemis du magicien?

L'hypothèse la plus probable étant encore que Grub ne pourrait rien y comprendre sans le savoir d'un grand magicien. Il lui fallait donc aller parler à son maître. Mais le soleil avait percé à travers les nuages, sortant le monde de la nuit. Le Gobelin supportait de plus en mal cette lueur agressive, symbole du Bien. Il se demanda alors ce qu'il devait faire:

Est-ce que je dois rentrer? Prévenir le magicien?
Non! Tu dois fuir!!
lui répondait son côté le plus lâche.

Ce n'est que le grognement de son Warg qui lui indiqua qu'il devait réagir. En effet, les montures maléfiques toléraient également assez difficilement le Soleil. Grub s'avança donc vers le tas inerte composé de cadavres. Il y pris les armes , récupéra les armures, l'argent et la nourriture restante. La plupart de ce matériel pourrait être revendu en Orthanc. La nourriture lui permettrait de faire le voyage jusqu'à la tour sereinement. Son seul souci étant d'éviter à tout prix cette marée verte. Il décida finalement d'avertir le magicien, en échange il espérait peut-être recevoir une récompense de son maître. Malheureusement la lumière était particulièrement forte, malgré le pouvoir du magicien qui occultait son territoire et Grub préféra se cacher du Soleil, attendant la nuit pour repartir.
Ce n'est que lorsque la lumière baissa qu'il prit son Warg et partit à vive allure vers Orthanc. Bientôt il arriverait en Orthanc et pourrait s'entretenir avec son supérieur...
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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Jeu 28 Oct 2010 - 13:12

[PNJ SHADISTA ASTALOTH suite de la caravane partie de Tharbad pour le Harad - Nous sommes le 10 Avril -20 jours se sont écoulés depuis le départ de Tharbad].



Le convoi progressait trop lentement à son goût. Il n’était évidement pas question de rattraper le retard pris mais si au moins la voie était un peu plus dégagée, ils auraient pu avancer un peu plus vite. Shadista avait déjà émis des doutes sur l’intérêt qu’il y avait à s’encombrer de ces chariots démesurés à six roues et il s’était fait rembarrer. Il était partisan de tout ce qui était léger, mobile, rapide, facilement dissimulable dès que le besoin s’en faisait sentir et tenter de cacher ces mastodontes était tout simplement une hérésie. En un mot comme en cent , il aimait la discrétion.
Il soupira et tourna la tête pour embrasser d’un oeil noir la longue chenille ventrue qui levait assez de poussière pour être repérable à des miles à la ronde.
Il n’aimait pas beaucoup que des décisions soient prises derrière son dos et que certaines informations lui soient cachées. Et puis ce chariot de la dernière minute avait aiguisé sa curiosité plus qu’il ne voulait accepter de l’admettre.
Il vit le traducteur et son aide, un peu à l’écart du convoi, ce qui n’était pas forcément idiot puisque cela leur évitait de manger de la poussière à profusion. Il en déduisit que les deux hommes seraient du voyage tout en espérant qu’ils ne lui crééraient pas une charge supplémentaire.
Autre chose le tracassait également. L’ennui. L’ennui pouvait avoir de fâcheuses conséquences sur le carractère des hommes et il en vint à espérer quelques rencontres fâcheuses avec un ou deux groupes d’orques afin que ses hommes puissent passer dessusleur gourme sans subir trop de pertes.
Mais comment subir une attaque sans la voir venir de très loin dans ces mornes paysages ?
Difficile d’imaginer en voyant ces terres plates comme la main aussi loin que les yeux pouvaient voir qu’elles avaient été avant de vastes et belles forêts que les Numeroréens avaient abattues sans vergogne pendant des années pour en tirer le bois de leurs bateaux. Ils avaient réduits les hommes qui vivaient là à des fugitifs, les blâmant lorsqu’ils rejoignirent les rangs des armées de Sauron.
S’il avait accepté d’engager des hommes de Numéror, il ne les retiendrait pas s’ils voulaient partir. Et si jamais leur destin était de mourir lors de cette aventure, il ne ferait rien pour en contrarier le cours même si dans l’ensemble ils lui faisaient l’effet de braves gens qui ne méritaient en rien de se voir reprocher les fautes de leurs lointains ancêtres. Ses réflexions à leur sujet et au sujet de ce qu’était devenu ce lieu s’arrêtèrent là car il laissait à d’autres le soin de juger les actes des hommes. Il s’estimait juge des siens et arbitre de ceux des hommes dont il avait le commandement ce qui était déjà bien suffisant.
Ils s’arrétèrent comme prévu aux abords d’un village à deux jours de route de la trouée du Rohan et il fit ranger les chariots en cercle pour établir le camp au centre de ce cercle comme ils l’avaient fait à chaque arrêt. Comme chaque fois, chacun y alla de son histoire dans sa langue et pour les oreilles capable de la comprendre. Les meilleurs chasseurs furent de corvée pour agrémenter de gibier frais le repas du soir et quelques aller retours au village fournirent ce qui manquait en boissons.
La nuit serait chaude, le mercenaire le savait. Il avait formellement interdit aux Numéroréens de montrer au village, ne fut-ce que le bout de leur nez et ce sous peine d’avoir droit à une punition exemplaire. La raison en était simple. Lors de la mise à sac de leurs terres, certains hommes de l’Enedwaith s’étaient réfugiés sur la côte pour devenir pêcheur comme leurs voisins de la grande mer mais d’autres s’étaient réfugiés aux pieds des Monts Brumeux et d’après ce qu’il avait pu en juger, les habitants du village ressemblaient étrangement aux premiers occupants de ces lieux.
Il n’avait même pas tenté de demander à tous les autres de ne pas se saouler comme cochons : Il savait que c’était aussi inévitable que le beau temps qui revenait après la pluie. Depuis plus de vingt jours qu’ils n’avaient rien vu d’autre que la poussière, la désespérante insignifiance des lieux traversés par la route Nord Sud et l’ennui d’escorter un convoi aussi lent, ils avaient tous un besoin viscéral de se changer les idées.
Lui-même envisageait d’ailleurs de faire une petite visite à l’auberge en compagnie de Gladomain, aussi brève que possible vu les circonstances, laissant à quelques hommes qui lui semblaient irréprochables, la garde du convoi. Parmi ces hommes se trouvait le traducteur, Brand et deux Suderons dont il avait eu l’occasion de tester le sens de l’organisation et la réactivité.
Comme l’elfe passait à portée de voix il le hélà.

“Je pensais aller au village boire une pinte ou deux pour nettoyer la poussière de la route qui colle à mon gosier. Voulez vous m’accompagner ? Nous n’aurons pas beaucoup de temps “
Du menton il désigna les deux ou trois feux de camp allumés au centre du cercle de chariots autour duquel l’agitation grandissait à lesure que tombaient au sol les contenants vidés de leurs contenus alcoolisés.

“Une heure pas plus. Après le risque de voir les chariots partir en fumée ou les bagarres d’ivrognes dégénérer devient trop grand. Je ne peux pas les blâmer de vouloir prendre un peu de bon temps mais je veux être là quand il faudra y mettre fin”.

Les consignes au départ avaient été claires. Shadista ne comptait pas s’encombrer de trublions et de provocateurs.
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Eowulf de Snehdras



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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Mar 16 Nov 2010 - 8:48

[PNJ SHADISTA ASTALOTH suite de la caravane partie de Tharbad pour le Harad - Nous sommes le 10 Avril -20 jours se sont écoulés depuis le départ de Tharbad].





Que l’elfe n’eut pas entendu ou qu’il trouvât totalement déplacé de boire en compagnie d’un humain dans une taverne pleine d’humains braillards, la chute fut que Shadista se retrouva seul devant une pinte à l’auberge. Encore que seul fut un mot bien inadapté tant l’endroit était rempli d’une foule majoritairement humaine et très majoritairement abrutie par la boisson. Tantôt un ivrogne venait s’asseoir à sa table pour lui parler sous le nez de choses sans le moindre intérêt, tantôt il se trouvait dans l’obligation de repousser d’une bourrade un importun incapable de rester sur ses pieds sans utiliser comme tuteur tout ce qui passait à sa portée.
Il fut même à deux doigts de rosser un jeune crétin que l’excès de boisson rendait non seulement volubile mais aussi particulièrement agressif.
Lui qui pensait passer un bon moment il semblait évident qu’il aurait mieux fait de rester au campement. Sans parler du peu d’attraît qu’avaient les jeunes femmes chargée de pourvoir au repos du guerrier. Celle qui étaient belles –ou pas trop laides – étaient déjà occupées ou bien tellement îvres que le mercenaire n’envisagea pas une seconde de s’offrir les services de l’une d’elles par peur de la voir rendre son trop plein alcoolisé sur ses chausses. Quant aux autres, c’étaient des vraies laiderons pour employer un langage châtié.
N’étant pas bien difficile sur le sexe de qui il payait pour lui rendre le service attendu, il s’enquit de « l’état » des catins de sexe masculin mais on le regarda avec un drôle d’air, comme s’il venait de proférer une hérésie.
Shadista revint donc s’asseoir, regardant sans vraiment le voir le peu divertissant spectacle qu’offraient les clients de la taverne.
Ce fut alors qu’à ses oreilles parvinrent quelques phrases qui lui parurent, sinon intéressantes, du moins digne qu’il les écoutât.
Ainsi ce vieux fou d’intendant avait envoyé des troupes en Isengard ?
Il eut un peu de mal à saisir les raisons de ce déploiement intempestif car non seulement ses informateurs involontaires ne semblaient pas être d’accord entre eux mais le tohut bohut ambiant nuisait grandement à la bonne écoute des mots même si ceux-ci n’étaient aucunement prononcés sous le sceau du mystère.
Ah et il se préparait une bataille à Khazad Dum...Bah ! Hargneux comme étaient les nains en ce bas monde, l’affaire serait rondement menée...

Que d’opportunités allait lui faire perdre la mission qu’il avait acceptée ! Certes, il aurait été bien ingrat de cracher sur ce qu’elle allait lui rapporter mais escorter cette damnée caravane lui coûtait déjà du fait de la lenteur avec laquelle elle progressait. Elle était une proie facile pour des pillards, c’était du moins son avis.
Ce n’était pas pour rien que Tibor l’avait doté d’une escorte qui ressemblait à une petite armée dont les membres, triés sur le volet pour leurs compétences, ne semblaient rien craindre de ce qui faisait peur de manière générale.
Un homme en armure de cuir vint s’affaler sur la table, faisant tomber sa pinte, heureusement vide, sur le sol pavé où elle se fracassa.
Toujours songeur, Shadista saisit l’importun par le col, lui releva la tête et lui écrasa son poing sur le nez avec une violence telle que même avec le bruit qui rêgnait dans l’auberge, ont pu en entendre craquer les os.
Le rossé ne se releva pas de suite et ce ne fut qu’avec l’aide de deux autres saoulards qu’il pu le faire.
C’était à peine si l’air songeur avait disparu sur le visage du mercenaire qui, une fois de plus ne s'était pas fait que des amis mais qui s'en souciat comme d'une guigne.


Il fit signe à une serveuse de lui ramener une autre pinte et se concentra ensuite sur sa courbe de reins lorsqu'elle se mit à ramasser, au sol juste à ses pieds, les morceaux de la précédente.

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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Mar 16 Nov 2010 - 15:06

Gladomain avait décidé de suivre ces inconnus et de les ecorter, eux et leur convois de marchandises. Mais il ne savait pas très bien pourquoi il avait accepté.

Il est vrai qu'il avait besoin de se changer les idées devenues si noires en ces derniers temps... bien qu'il n'éprouvait aucune sympathie pour l'assassin qui accompagnait son ancien ami Shadista et bien que l'attrait bassement matériel de marchandises convoyées dieu sait où, Gladomain avait opté pour l'aventure, lui qui n'était qu'un pauvre hère sans réel but depuis sa rencontre avec la Dame de Lumière...et puis sa rencontre avec son ancien ami Shadista l'avait résolu à le suivre.


Ils étaient partis d'Edoras afin d'escorter ce convoi mais la lenteur des charrettes, la puanteur des hommes l'accompagnant et le grognement intempestif du bétail de trait rendait le voyage assez pénible et il n'était pas rare que lors de leurs fréquentes pauses, Gladomain s'imaginait en esprit voyageant loin de ces contrées si grises et ternes. Son esprit voguait comme la caresse d'un navire sur les eaux courantes d'Ulmö.^

Lors de ces nombreuses rêveries, il voyait les blanches terres de l'Ouest, les hauteurs sacrées des Pelori de Valinor et la lumière perdues de Telperion et Laurelin.

Oui il avait eu la chance d'être un fier Noldor, un Calaquendi, un elfe ayant vu la Lumière.

Il devait être dans ses pensées et n'entendit pas Shadista lui parler. Revenant progressivement à la réalité, il se rendit compte que son ami avait disparu, il demanda aux sentinelles de garde du camp qui lui indiquèrent qu'il s'était rendu à l'auberge du coin.

Gil-Estel Gladomain partit donc à la rencontre de son ami. Il arriva dans l'un des villages alentour, tout était éteint, les villageois les plus sérieux dormaient paisiblement, le seul endroit allumé ne pouvait qu'être la taverne du coin.

En approchant, Gil-Estel sentait les effluves nauséabondes des Hommes, leurs déchets, leurs relents rendaient parfois Gil-Estel malade. Ce n'était pas pour rien que les Elfes délaissaient la ville et les villages. Trop de proximité avec ses êtres les rendaient malades. Oh il y avait bien des Elfes prêts à tendre la main aux hommes, mais la plupart les méprisaient royalement. Les humains n'avaient pas eu le même don d'Iluvatar. Ces pauvres êtres chétifs si éphémères ne passaient que leur vie à chercher le plaisir et non la connaissance...

Enfin, Gil-Estel arriva à la taverne, il poussa la légère porte de bois et vit une salle commune bondée, pleine d'odeur abjecte de viande chaude, de soupe, de tabac et de sueur...Sans compter l'odeur de l'alcool, celle des putains déchainées et des sécretions humaines sur la plupart de leur clients...

Révulsant un dégoût profond nauséeux, il vit son ami empoignant un étranger et il le héla :

" Shadista !!! Je te laisse à peine une heure seul et voilà que tu fais des bêtises ? Que se passe-t-il donc ici ? "


Attendant la réponse de son ami, il pensa intérieurement : " Me voilà dans le monde des Hommes, ou devrais-je dire des Bêtes...?"












Gil Estel Gladomain, elfiquement vôtre !
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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Sam 20 Nov 2010 - 23:21

[PNJ SHADISTA ASTALOTH suite de la caravane partie de Tharbad pour le Harad - Nous sommes le 10 Avril -20 jours se sont écoulés depuis le départ de Tharbad].


Le timbre d’une voix qu’il connaissait lui fit reprendre pied avec la réalité et les sons de l’auberge, cris nasillards et autres beuglements lui écorchèrent les oreilles. Il fronça les sourcils et sortit sournoisement son pied droit de dessous la table, le posa dans l’allée entre sa table et la voisine, récoltant assez rapidement les fruits de ses agissements. Ce fut tout d’abord un ivrogne qui, faisant un vol plané du plus bel effet, tomba sur deux clients occupés à manger et déjà passablement irrités qui l’envoyèrent bouler sans ménagement en direction d’une autre table. La seconde victime fut une serveuse, celle là même à qui le mercenaire venait de commander une nouvelle pinte de la bière clairette mais excellente qui se servait sans cet établissement. Elle trébucha, dansa un instant d’un pied sur l’autre et d’avant en arrière mais la force de l’habitude l’aida à s’en sortir. N’était pas qui le voulait une serveuse d’auberge expérimentée avec une raisonnable espérance de vie.

Son regard noir en amande se posa sur l’elfe planté en face de lui, tandis que son visage affichait une évidente stupeur.
Il n’avait pas rêvé, Gladomain venait de plaisanter...
A la manière dont il venait d’éviter lestement une cruche vide qui traversait la salle de droite à gauche, il ne semblait pas être îvre. D’autant que le seul elfe capable de se prendre de boisson qu’il eut jamais connu était Finrael, l’autre elfe de l’expédition, leur éclaireur resté au camp.

"Comme vous le voyez, je m’occupe l’esprit ". parvint –il à répondre.
Rien à faire. Il n’avait jamais réussi à tutoyer le Noldor, même si lui ne se privait pas de le faire.

"Je pensais que vous n’étiez pas intéressé par mon offre. D’ailleurs, si j’avais su ce que nous allions trouver ici, croyez moi, je ne vous aurai pas demandé de venir. "

D’un mouvement explicite de l’index, il fit signe à Gladomain d’approcher.
D’un mouvement du menton il désigna la table où les deux hommes parlaient sans retenue des évènements qui secouaient les terres du milieu et qui, sans doute aucun, fourniraient du travail aux hommes de sa profession pour les années à venir.

"Ces deux là semblent un peu mois saouls que les autres et leurs propos ma foi ne sont pas si dénués d’intérêt. Vous qui avez l’ouïe fine, écoutez donc ce qu’ils ont à raconter car j’avoue que le chaos sonore qui règne ici m’a empêcher de bien tout entendre.."



Dernière édition par Eowulf de Snehdras le Ven 26 Nov 2010 - 12:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Mar 23 Nov 2010 - 19:49

" Je m'occupe l'esprit " avait dit Shadista. Quelle ironie, l'esprit du vin et du plaisir peut-être mais certainement pas quelque chose de très glorieux en tout cas.

Gil-Estel sourit légèrement à la remarque puérile formulée par son compagnon, on aurait dit que celui-ci cherchait l'approbation de l'elfe en essayant d'imaginer une excuse plausible, mais l'Elfe était rusé, bien plus rusé que ce qu'il laissait entendre et savait très bien que cette excuse était puérile, sans fondement et bassement humaine.

Il ne voulut pas vexer son compagnon et n'entama pas le dialogue sur cette lancée.

Son compagnon continuait de le vouvoyer, alors que Gil-Estel prenait un réel plaisir à le tutoyer. Il est vrai que les Noldor étaient rarement condescendants avec les autres Elfes alors encore moins avec les Humains.

Si Shadista croyait ne serait-ce qu'un instant que le tutoyement était synonyme de camaraderie, il se mettait le doigt dans l'oeil. Tutoyer un humain était le maximum, le vouvoyer bien trop élogieux pour un être si éphémère.

Bref, Gil-Estel vit son ami lui faire signe, assez insolemment d'ailleurs ( avec un index ... comme si j'étais son sub-alterne, pensa Gil-Estel) et s'approcha donc de lui.

" Mon cher ami, il serait temps que tu m'apprennes exactement le but du voyage que l'on a entreprit. Donne moi tous les tenants et aboutissants et je te promets que je te dirais les choses passionnantes dont discutent ces deux énergumènes...choses particulièrement importantes pour notre si misérable, interminable et fastidieuse expédition...et parle moi aussi de l'étranger qui nous accompagne. J'ai hâte d'en savoir plus sur lui. Shadista, tu apprendras, à tes dépends, que fréquenter un Elfe Noldor n'est pas de tout repos et que rien n'est gratuit en ce bas monde, quoique tu aurais pu en penser..."

Il jeta à l'humain un regard moitié amusé, moitié narquois afin de bien lui faire comprendre que Gil-Estel n'était pas un laquais, ou un sous fiffre. Shadistah devrait se plier à ses volontés parfois s'il voulait l'utiliser.

Pour adoucir ses propos, il commanda une pinte de bière à son compagnon et demanda un lait de chèvre adouci au miel à la serveuse pour son compte.




Gil Estel Gladomain, elfiquement vôtre !
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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Mar 30 Nov 2010 - 13:55

[PNJ Shadista Astaloth - suite de la caravane partie de Tharbad pour le Harad - Nous sommes le 10 Avril -20 jours se sont écoulés depuis le départ de Tharbad].




Que l’elfe fasse ce qu’il lui avait demandé en cet instant l’aurait surpris au delà du possible "et lors pris en défaut il ne le fut pas un instant quand au lieu d’espionner leurs voisins de table il s’en vint le questionner sur Desergance et sur le but de la caravane.
Dire qu’il ne fut pas surpris était vrai mais dire qu’il ne fut pas également irrité aurait été un bien vilain mensonge.
Shadista n’aimait pas trop qu’on n’obeit pas aux ordres qu’il avait donnés car il considérait que quiconque prenait cette liberté en un moment calme risquait fort d’agir de même en des temps qui l’étaient moins. Et parfois la désobéisance pouvait avoir de fâcheuses conséquences. Enfin ce n’était pas comme si Gladomain était un imbécile incapable de discernement : il avait vécu assez pour connaître le prix que l’on accordait à ces choses là.
Par contre il failli avaler de travers au discours que l’autre lui tint. Ce fut peut-être le « fréquenter un elfe Noldor n’est pas de tout repos et rien n’est gratuit en ce bas monde, quoique tu aurais pu en penser. « qui lui échauffa le plus la bile.
Ce fut donc tout naturellement qu’il répondit.

« Au cas où cela vous aurait échappé Cher Ami –il insista bien sur ces deux mots en employant un ton ironique- celui qui donne les ordres pour cette expédition, c’est moi. Et la caravane, vous en savez autant que moi puisque vous fûtes comme moi renseigné par son commanditaire. Je pense que vous m’avez mal jugé lors de notre précédente rencontre. Je ne suis pas homme à manger dans la main de quiconque qu’il soit un roi, un Noldor vaniteux ou un marchand d’Isengard aux mains pleines d’or. Je fais ce pour quoi on me paye, je le fais comme bon me semble et autant que faire ce peu, en compagnie de qui m’en semble capable. Nous allons traverser des contrées en guerre, nous aurons forcément des ennuis et pas forcément besoin d’un précieux qui ne veuille pas se salir les mains.

Il n’avait pas haussé le ton pour dire tout cela mais l’éclat plus noir que noir de ses yeux bridés trahissait assez bien son état d’esprit. Il n'était pas un homme au carractère facile que l'on pouvait impunément chatouiller sans avoir à en subir les conséquences.
Si Gladomain voulait partir, il ne le retiendrait pas.

"Quant à cet étranger comme vous l’appelez, Anh Desergance qui fait route avec nous, si vous voulez en savoir plus, je ne saurai trop vous conseiller d’avoir une conversation avec lui."
Ah il le voyait d’ici le monologue de l’elfe face à leur compagnon de route jamais avare de hochements de tête, de mots monosyllabiques et de gestes évasifs supposés être des indications.

"Vous feriez mieux de boire quelque chose de plus fort, la route va être longue."ajouta t-il en conclusion raflant sur la table la pinte de bière que la serveuse venait d’amener et jetant un coup d’oeil goguenard au gobelet de lait


*****


Pendant que les conversations aimables allaient bon train à l’auberge, l’ambiance devenait de plus en plus chaleureuse au camp.
Anh Desergance, d’un calme qui lui donnait l’aspect d’une sombre statue drappée de mystère regardait toute cette agitation avec attention même si, en apparence, il semblait occupé à redresser un carreau d’arbalète tordu. Astaloth ne lui avait fait aucune recommendation – d’ailleurs c’était tout juste s’il lui adressait la parole- il n’avait donc pas à s’occuper de ce qui se passait.
L’elfe Finrael, étonnament peu pris de boisson ce qui était une preuve de son engagement envers les responsabilités qui lui avaient été confiées, sentait venir l’orage et il faisait le tour de ceux qui, le cas échéant , serraient en état de le contenir.
Il sembla hésiter un moment avant de venir lui parler car même s’il n’était pas à proprement parler une âme dédiée aux voies du Bien, il y avait quelque chose dans toute cette noirçeur qui le dérangeait.
Mais il avait eu l’occasion de voir que Desergance n’était pas un maladroit les armes à la main et faisant fi du reste il fini par se présenter devant lui, l’air un peu emprunté.

"Est ce que je peux compter sur vous Messire Desergance si jamais la beuverie tournait à la bagarre ?"

Il répondit par un hochement de tête, la question ne demandant pas plus ample réponse. Il passa sur le Messire qui était un peu excessif et pas forcement bien approprié.

"J’espère qu’Astaloth ne va pas rester trop longtemps à l’auberge car je crains que nous n’ayons sous peu besoin de son aide. En un sens, je les comprend, ce voyage est tellement monotone qu’il y aurait de quoi être îvre chaque soir.

Non il ne plaidait pas pour son compte...

Anh ne répondit pas, regardant par dessus l’épaule de l’elfe un homme du Harad qui entamait une danse grotesque avec une torche dans chaque main. Sa démarche était mal assurée et il menaçait de tomber à chaque pas.
Tant qu’il ne s’approchait pas des chariots, du sien surtout, c’était un moindre mal.

Les chevaux dans leur parc délimité par des cordes tendues entre quatre arbres commençaient à s’agitter eux aussi. C’était surtout l’énergumène avec ses torches qui les rendait nerveux même si l’ambiance générale ne faisait rien pour les rassurer.

Finrael se retourna pour regarder ce qui semblait tant déplaire à leur étrange compagnon et entrevit le danger.
Ce fut donc calmement mais fermement qu’il demanda à l’homme de se calmer et ce fut l’effet contraire qu’il obtint.
L’elfe et le Haradrhim au visage comme taillé à la serpe se firent face. Le premier tendant les mains devant lui pour demander au second qu’il lui donnât ses torches. Pour toute réponse, Finrael vit une torche lui passer au ras du visage, grillant au passage quelqu’uns de ses cheveux d’un blond presqu’argenté.




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MessageSujet: Re: A la frontière avec la Trouée du Rohan   Ven 10 Déc 2010 - 13:59


Gladomain sourcilla malgré son envie de cacher ses émotions lorsqu'il entendit l'autre lui répondre. Ce sacré Shadista n'avait pas changé depuis les années où ils s'étaient rencontrés.

Shadista croyait que tout le monde allait lui obéir au doigt et à l'oeil et ce sans poser de questions. Pour cette fois, Gladomain fit fi de son orgueil et daigna accorder son attention aux deux étrangers qui discutaient au fond de l'auberge. Les deux hommes semblaient assez agités et ne cessaient de jeter des regards en direction de Shadista, qui, malheureusement de dos, ne semblait pas s'en apercevoir. Gladomain joua de cela pour se mettre définitivement sous l'amitié de Shadista.

Il répondit en ces termes à Shadista :

"Très cher Shadista, méprisez autant que vous le voulez les bassesses de vos compagnons de fortune...ces hommes à qui vous donnez des ordres sans les ménager. Mais apprenez à respecter les personnes qui vous sont au moins égales si ce n'est supérieures et encore plus vos amis. Je vous rappelle que si je vous ai accompagnés, c'est uniquement pour protéger votre misérable convoi et votre vie qui me semble déjà plus importante qu'un vulgaire chariot de marchandises. Et, s'il est vrai que j'ignore ce qui peut pousser un être humain vers des buts aussi matériels, je vous garantis que je ne vous accompagne que selon mon bon plaisir. Si vous ne daignez pas m'accorder le crédit de mon amitié, et si vous ne respectez pas mon illustre présence parmi vous, alors j'errerais vers d'autres buts.

Afin que vous preniez conscience de la perte que mon absence représenterait je vais vous confier ce que mes oreilles ont entendues...

Les deux hommes qui surveillent vos faits et gestes derrière vous sont des hommes du Sud. A l'instant, et ce avant que je m'asseois avec vous, ils discutaient de vous en particulier. Depuis que je suis assis à vos côtés, ils ne disent plus rien, ils ont peur que je les entende. Toutefois, j'ai pu saisir quelques infiormations cruciales à votre sujet...

Tout d'abord, ces deux homme sont là pour vous surveiller, je pense, car voilà ce dont j'ai pu entendr parler :"



Gladomain raconta donc ce qu'il avait entendu :

"Bon, maintenant que leur chef est là, il faut que la serveuse retienne suffisamment l'attention de notre cible afin qu'il ne retourne pas de suite à son campement...As tu suffisamment payé la serveuse ?"

"Oui, maître. Elle a reçu suffisamment d'argent pour attirer l'attention de la cible. Elle va lui donner autant d'alcool qui le souhaite, lui faire des avances un peu plus tard et essayer de le retenir."

"Très bien. Qu'en est-il de l'infiltré au camp ?"

"Il est en place, je pense qu'il ne devrait plus tarder à éliminer les deux autres cibles, l'elfe et l'assassin. Et, vu qu'il a distribué de l'alcool au reste de la troupe, il pourra s'emparer du chariot."

"Très bien, notre plan fonctionne à merveille alors. Oh ! Tiens, regarde, cet elfe qui arrive. Tu le connais ? Pourquoi s'assoit-il à la table de la cible ?"

"Non je ne le connais pas. J'espère qu'il n'a pas entendu ce que nous manigançions, sinon il faut retarder la cible à tout prix. Pourvu que l'elfe n'ait rien entendu sinon on ne pourra pas récupérer le chariot..."

"Tais-toi idiot, plus un mot. Parlons d'autre chose."

Gladomain se réjouit intérieurement de la découverte qu'il avait faite. Avec cela, il s'assurait un rôle dans le convoi. Que Shadistah soit plus amène ou sinon il partirait.

Il glissa à son compagnon : "Peut-être devrions nous rentrer dans nos quartiers ? Ou la menace ne vous semble pas assez grande ?"

Il attendit la réaction de Shadista, en épiant discrètement les deux hommes qui devenaient très nerveux...





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