Forum RP : Le Seigneur des Anneaux
Étrangers venu d'ailleurs, prenez part à l'aventure et combattez,... mais surtout venez vous amuser! Rejoignez-nous!



 
AccueilPortailS'enregistrerMembresGroupesConnexion
Soyez les bienvenus sur la Terre du Milieu !
Venez voter sur les top sites !

Partagez | 
 

 Dans la salle du trône

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Karzad
Roi d'Erebor / PNJ

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 47
Date d'inscription : 02/07/2009

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Mar 16 Mar 2010 - 21:50

Karzad laissa partir Thorin sans ajouter un mot. Cette étrange rencontre le laissait perplexe. Elle agitait des sentiments contradictoires dans son esprit. Il était à la fois heureux de rencontrer le fils de son ancien roi et ami, mais il ne savait pas pour autant exactement quoi en penser. Thorin était venu pour lui demander les rennes d’Erebor…
Karzad avait bien entendu trouvé un moyen de retarder le moment où il aurait à prendre une décision, et c’était le mieux qu’il pouvait faire à l’heure actuelle. Mais que ferait-il lorsque Thorin reviendrait de sa mission ? Le roi d’Erebor espérait une issue favorable à cette expédition car elle était vitale pour la survie des nains, mais il redoutait le moment où il serait confronté à un Thorin victorieux.
Plus il y pensait, et moins il se sentait capable de laisser son trône à un jeune nain qui avait pour lui la légitimité du sang quand lui, Karzad le Borgne possédait la légitimité des actes. Le fils de négociant qu’il était accordait bien plus de valeur à cette dernière… En réalité, il se souciait bien trop de l’avenir des nains pour le confier à un inconnu. De plus, son arrivée ajoutait un souci de plus à son fardeau déjà bien chargé. Il ne fallait pas que cela le détourne de sa mission qui restait de protéger et faire prospérer le peuple nain.

Il était encore perdu dans ses pensées quand il entendit une voix résonner dans le silence pesant de la salle du trône.

-Sire, nous revenons du Rohan, comme vous nous l'avez ordonné.

Lentement, Karzad redressa la tête, dans un mouvement empli de lassitude. Il s’agissait de Borgir. Le soldat avait servit sous les ordres de Karzad alors qu’il était commandant. Le chef enthousiaste qu’il était à l’époque s’était prit d’amitié pour ce jeune nain au courage et à la fierté toute naine. Sous l’aile de Karzad, il était devenu un guerrier impressionnant que le roi lui-même aurait rechigné à affronter en duel aujourd’hui. C’était à lui qu’il avait confié la protection de Koo et Eberk pour la mission diplomatique. Il était ainsi certain qu’ils reviendraient sains et saufs.

Malgré les noires pensées qu’il remuait, Karzad parvint à sourire en voyant son ancien protégé s’adresser à lui. Le vocabulaire protocolaire qu’il employait était respectueux mais Karzad y décelait une certaine inquiétude. Oui… il ne devait pas offrir un spectacle très appréciable en ce moment même. Ses sujets avaient besoin de croire en leurs chances de victoire, il devait donc paraître fort et sûr de lui. Prenant une profonde inspiration, le roi se redressa sur son trône.

-Approchez, approchez ! Je suis heureux de vous voir de retour en bonne santé. Mais vous m'avez fait attendre, qu'est-ce qui vous a pris tant de temps ?

Puis dans un rugissement pour se faire entendre par les nains qui se trouvaient de l’autre côté de l’épaisse paroi de pierre il ajouta :

-Faites moi donc un peu plus de lumière ici ! Les orientaux ne nous ont pas encore privé de toutes nos torches !

La vérité était qu’en effet, le stock de torches servant à l’éclairage des sombres couloirs des nains commençait à devenir dangereusement bas. Il avait été recommandé dans toute la cité de prolonger au maximum leur utilisation afin de les économiser au maximum. Cette mesure était en vigueur même dans la majestueuse salle du trône.

Immédiatement, deux serviteurs s’empressèrent de changer les torches qui éclairaient la salle. La plupart étaient en effet totalement consommées et produisaient une lumière à peine suffisante pour y voir à un mètre. La nuit était tombée dehors et la salle n’était plus éclairée par la lumière naturelle qui filtrait à travers les quelques ouvertures astucieusement disposées.
Quand la lumière fut assez vive, Karzad pu constater les tristes mines qu’affichaient Koori et Borgir. Son visage s’assombrit encore un peu plus. Les nouvelles qu’ils apportaient n’étaient assurément pas bonnes.

-Je vous écoute, que disent les seigneurs des chevaux ? demanda-t-il d’un ton maussade.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3744-karzad
La Main Noire
Prophétesse Késilisteavatar

Nombre de messages : 1206
Age : 317
Date d'inscription : 15/09/2006

Feuille de personnage
Race: Naine bien sûr !!
Possessions: Des problèmes d'argent, la foi et un livre religieux format poche
Statut: Personnage décédé(e)
MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Mer 17 Mar 2010 - 19:34


-Parlez au roi tous les deux, je dois aller dormir. Je rencontrerais le roi demain.


La jeune femme n'eut pas le temps de protester pour retenir son ami qu'Eberk s'était déjà éclipsé. Le voyage avait été long et pénible aussi elle n'en rajouta pas. Elle avait remarqué que ces derniers temps Eberk n'affichait plus la même forme qu'autrefois lorsqu'elle l'avait connu ou lors de leur épopée dans les tréfonds de la Moria. Eberk avait donc bien mérité de se reposer après tout ce que la jeune troupe avait enduré. Et cela se voyait sur leurs visages, à tel point que ce fait n'avait pas échappé à l'oeil vif et perçant du roi lorsque l'éclairage fut assez intense pour voir quelque chose correctement.

Koori voulu s'avancer pour faire son rapport, en l'absence d'Eberk, ce devoir lui incombait puisque c'est à eux que la mission fut confiée. Cependant, Borgir lui barra le passage de son bras, poliment. Il tenait à parler personnellement au roi. Il se pencha vers son amie et lui chuchota à l'oreille :



- Laissez-nous seuls je vous prie. Le voyage vous a épuisé vous aussi. N'ayez crainte, je parlerai à votre place. Les nouvelles que nous apportons nous vaudrons le courroux de notre Roi, aussi vaut-il mieux que ce soit moi qui m'en charge. Je le connais depuis assez longtemps pour pouvoir apaiser sa colère. Allez !


Il avait prononcé ces paroles avec un sourire confiant et paternel. La jeune femme ne rétorqua point, préférant lui faire confiance.
Après une révérence respectueuse, la naine se dirigea vers la sortie, à pas de velours, comme si le bruit pouvait ajouter à l'irritation prochaine de Karzad. Lorsque la lourde porte de bois se referma derrière Koori, et que Borgir se retrouva alors seul face à "ses" responsabilités, le roi reprit la parole :



- Je vous écoute, que disent les seigneurs des chevaux ?

- Sire....

Le début était mal engagé, Borgir tremblait de tout son corps, même lui craignait l'effet que pouvait avoir les nouvelles sur son vieux compagnon d'arme. Il hésita avant de reprendre, sur un ton solennel et bien plus angoissé.

- Sire les nouvelles que je vous apporte sont, je le crains, mauvaises. Le Rohan ne répondra pas à notre appel. Le Régent ne mobilisera aucune de ses troupes, pas un seul cavalier ne sera envoyé pour venir en aide à notre peuple. Leur ton était fier et arrogant. Le Rohan nous a vendu à l'Est, j'en ai bien peur, conclut-il en baissant la tête.

Les maigres propositions qu'ils ont daignés faire étaient déraisonnables. La négociation avec l'Ennemi ou la capitulation, la soumission totale et sans conditions de notre cité. Désormais, mon Roi, nous sommes seuls, définitivement seuls. Comme ultime affront, le Régent insiste pour que ce soit vous qui meniez les négociations avec le Rhûn, lui de son côté se contentant benoîtement d'envoyer quelques cavaliers.

Comme si cela pouvait avoir une quelconque incidences, crétins de cavaliers !
se dit-il à lui même mais volontairement assez fort pour que son interlocuteur puisse entendre.


Le silence plana quelques instants, le roi était visiblement dépité, mais étrangement la colère ne se lisait pas sur son visage. Non c'était pire encore, la tristesse et le désespoir. C'était la première fois que ce genre de sentiment put se lire sur le visage dur et confiant du souverain. Le "Rocher" qui guidait le peuple d'Erebor semblait maintenant s'effriter. C'était définitivement le signe que la situation était désespérée. Et Borgir fut assaillit de remords. Car ce n'était pas tout, il restait une dernière chose à lui révéler, la plus effroyable. Si le moral de Karzad avait tenu bon jusque là, nul doute que ce dernier coup serait fatal.



- Malheureusement, ce n'est pas tout, reprit le vieux soldat. Il reste une ultime nouvelle, et je le crains, la plus difficile à avouer. Voilà.... au cours des négociations avec le Rohan, les débats se sont vite enflammés, trop vite. Trop vite pour que je puisse avoir le temps de réagir. C'est ma faute, mon seigneur, entièrement ma faute. Pardonnez moi ! Vous ne pouvez pas imaginer comme je m'en veux...


Alors que le roi semblait être suspendu à ses lèvres, le vieux nain balança d'une traite :

- Le secret de nos nouvelles armes a été révélé.


Voilà, c'était fait, net, concis, rapide et affûté comme une lame de rasoir, le résultat serait sans appel tant l'erreur était immense et la "trahison" intolérable en un moment pareil.


Spoiler:
 


Koori Vījjāyāteshvārā, Kesiliste convertie.
Go Go Kirby Dance Machine ! <('-'< ) ^( '-' )^ v(._.)v (>'-')>

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aragorn
Ancien Empereur de l'Ouest

avatar

Nombre de messages : 1743
Age : 109
Date d'inscription : 18/06/2005

Feuille de personnage
Race: Dunedain
Possessions: Cheval, Nargil, Anneau de Barahir
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Mer 17 Mar 2010 - 20:06

Sire, un homme désire vous rencontrer!

Un des nains qui gardait l'entrée de l'Erebor s'était rendu au coeur de la Montagne, l'air très stressé. Sa barbe rousse tressaillait d'excitation. Dans sa hâte, il en avait même laissé tombé sa hache à l'entrée de la salle du trône. Il portait les couleurs de la cité, et devait osciller entre 90 et 120 ans, autant dire qu'il était dans la force de l'âge. Mais la nouvelle qu'il venait d'annoncer à son Roi l'avait retourné. Etait-ce donc l'arrivé de cet étranger qui le rendait ainsi

Majesté, il se trouve à l'entrée de la salle du trône. D'allure, il ressemble à un homme du Nord, un Dunedain si mes yeux ne me trompent pas. Mais je suis certain qu'il est de noble lignage. En effet, il porte une pierre verte à la cape, mais je ne connais pas cette pierre. Il ne s'agit pas d'un emeraude. Dois-je lui dire d'entrer?

Devant la porte, Aragorn attendait patiemment. Il n'avait pas dévoilé son visage, ni son nom. Il avait juste dit au garde d'avertir le Roi qu'un homme souhaitait le rencontrer, et qu'il venait de loin, donc qu'il aimerait le voir au plus vite. Il était venu en Erebor afin de défendre la cité des Nains, mais n'étant plus Empereur, il n'avait pas de troupe à amener avec lui. Néanmoins, Anarion était allé prévenir la Compagnie Grise de rejoindre l'Empereur à Erebor. Il serait là dans deux jours, trois au plus... mais cela, Karzad l'ignorait...


Song of Aragorn

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t60-aragorn
Karzad
Roi d'Erebor / PNJ

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 47
Date d'inscription : 02/07/2009

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Jeu 18 Mar 2010 - 20:31

[hrp : Pour moi Borgir n’était pas un vieux guerrier, mais plutôt dans la force de l’âge (vers les 40 ans humains)… Sinon ça fait de Karzad un vieillard vu que j’ai indiqué qu’il avait été pendant un temps pris sous son aile.]


Karzad écouta Borgir parler sans l’interrompre. Son visage restait de marbre. C’était la réponse à laquelle il s’attendait de la part de rohirrims tout en espérant ne pas avoir raison. Puis vint la dernière phrase que Borgir semblait avoir même du mal à prononcer.

-Le secret de nos nouvelles armes a été révélé.

La colère de Karzad ne se manifesta pas immédiatement. Il se leva lentement de son trône et fit quelques pas en direction de la petite table où reposaient toujours les deux pintes vides. Il posa ses deux poings fermés sur le bois fendillé et s’appuya dessus, tournant le dos au soldat. Le silence de la salle se fit oppressant et on sentait dans ses gestes toute la tension accumulée ces dernières heures dans le corps massif du roi naugrim. Puis sans que rien ne put y présager, Karzad souleva le plateau de la table et l’envoya valdinguer contre le mur, pintes et pichet compris, en poussant un bref cri de rage. Il plaça ses deux mains sur ses hanches en respirant profondément. Et ce fut tout.

Karzad se retourna et se frotta la barbe, réfléchissant aux implications réelles que pouvait avoir cette fuite. Il avait évacué son trop plein de pression et pouvait à nouveau réfléchir efficacement aux nombreux problèmes du peuple naugrim. C’était ainsi que Karzad avait toujours fonctionné. D’un calme à toute épreuve, il ne lâchait totalement la bride à sa colère que par à-coups afin de garder la tête froide en toute circonstance. Lorsqu’il s’adressa de nouveau à Borgir, sa voix était calme mais une nouvelle ride d’inquiétude était apparue sur son front.

-Merci pour ces informations soldat. Allez vous reposer. Mais tenez vous prêt à recevoir des instructions de ma part très bientôt, je n’en ai pas fini avec vous.

Le ton employé était glacial et Borgir ne connaissait que trop bien cette intonation particulière. Karzad, d’un naturel compréhensif, l’employait très rarement mais ses propres hommes tremblaient à chaque fois qu’ils l’entendaient. Le roi avait bien compris que Borgir s’accusait de n’avoir pas pu contrôler le débit de parole de ses compagnons. Mais il ne semblait pas décidé à révéler qui avait réellement commit l’erreur et en réalité c’était peu important. Karzad n’avait aucune envie de lui soutirer cette information et Borgir en porterait donc seul la responsabilité.

-Ce sera tout pour l’instant, ajouta-t-il tout en faisant signe aux gardes qui étaient entrés précipitamment dans la salle en entendant le fracas de la table contre le mur.

Borgir tourna les talons et sortit sans ajouter un mot. Deux serviteurs vinrent alors nettoyer et ranger le désordre provoqué par la colère du roi. Tout cela se déroulait dans un silence de mort. Personne ne tenait à irriter le roi plus qu’il ne l’était déjà. C’est à ce moment là qu’un nain visiblement essoufflé pénétra dans la salle.
Un homme désirait rencontrer le roi naugrim. Karzad leva un sourcil broussailleux lorsque le nain mentionna la pierre verte que l’humain portait à sa cape.

*Un dunedain du nord… Se pourrait-il que ce soit… non, on le dit mort depuis longtemps, impossible !*

Malgré son scepticisme, Karzad ordonna de le laisser entrer. La journée avait été mauvaise et il aurait été de bon ton de la terminer sur une bonne nouvelle. Or, les bonnes nouvelles étaient aussi rares que le mithril ces jours-ci. Il ne fallait donc négliger aucune occasion.
Il remonta sur son trône pendant que le soldat informait Aragorn qu’il pouvait entrer. Les serviteurs quittèrent la salle en vitesse, ayant terminé leur travail. La salle du trône était à présent de nouveau propre, comme si rien ne s’y était passé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3744-karzad
Aragorn
Ancien Empereur de l'Ouest

avatar

Nombre de messages : 1743
Age : 109
Date d'inscription : 18/06/2005

Feuille de personnage
Race: Dunedain
Possessions: Cheval, Nargil, Anneau de Barahir
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Ven 19 Mar 2010 - 14:29

Le Nain revint chercher Aragorn. Il avait l'air encore plus excité qu'auparavant. Il avait un ton légèrement tremblottant dans la voix. Il lui ouvrit alors la lourde porte de pierre et Aragorn pénétra dans la vaste salle. De l'autre coté, ou bout du petit tapis rouge qui menait de la porte à une petite estrade, un trône était posé. Sur celui-ci, grand et qui inspirait la gloire, Karzad était assis. Un nain assez agé, mais point encore un vieillard. Aragorn avança lentement vers l'estrade, sous le regard du nain qui l'avait mené au roi. Le Rôdeur était décidé, il savait qu'il faisait le meilleur choix. Il était maintenant à deux mêtres du trône, et il s'arreta alors. Il inclina légèrement la tête devant le roi d'Erebor. Il baissa alors sa capuche,puis il parla d'une voix claire

Seigneur Karzad, je vous salue. Je suis Aragorn, fils d'Arathorn. J'étais Empereur de l'Ouistrenesse, règnant sur le Gondor, l'Arnor et Numenor. Aujourd'hui, je suis uniquement Capitaine de la Compagnie Grise. J'étais à Minas Tirith, quand j'ai entendu parler du danger qui menaçait Erebor. J'ai alors décidé de mener ici ma Compagnie, et d'offrir son service à la cause d'Erebor. Acceptez-vous notre service, majesté?

Aragorn sortit son épée, posa le genou à terre, et offrit la lame à Karzad. La coutume, à Numenor, voulait que lorsqu'un souverain acceptait le service militaire d'un capitaine étranger, il échangait son ancienne lame pour une lame du pays qu'il servirait. Et lorsqu'on le révoquait, on lui rendait son ancienne lame, et brisait la lame offerte...

HRP: Je voulais juste savoir, qui joue Karzad?


Song of Aragorn

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t60-aragorn
Karzad
Roi d'Erebor / PNJ

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 47
Date d'inscription : 02/07/2009

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Mer 24 Mar 2010 - 20:59

Karzad ne parvenait pas à croire ce qu’il entendait. Pas plus que ce qu’il voyait d’ailleurs. Aragorn Tar Elessar n’était pas mort. Si les Terres du Milieu avaient besoin d’un signe d’espoir, voilà qui pourrait contenter n’importe qui. Le héro de la liberté, grand défendeur de la Cité Blanche, l’ancien empereur des hommes, se tenait devant lui. Et surtout lui proposait son aide. Peu de temps auparavant, Karzad avait envisagé de contacter le nouveau Comte d’Arnor, ce Beldorn Lame-de-Vie en qui les humains semblaient placer beaucoup d’espoirs depuis qu’il avait vaincu à lui seul plusieurs centaines de morts devant les portes mêmes de Minas Tirith. C’était du moins les informations qui avaient filtrée jusqu’à lui et il n’aurait pas pu en vérifier l’exactitude. Cela restait néanmoins une rumeur très persistante…

Le roi des nains se leva de son siège pour approcher de l’humain agenouillé.

-Toute aide est bienvenue en Erebor, dit-il. Et la votre particulièrement, Seigneur Aragorn. Vous avez pu constater que nous en avions besoin. En toute sincérité, l’espoir commençait à me quitter avant que vous ne pénétriez dans cette pièce. Vous portez votre nom maternel à merveille, Estel.

Karzad, en temps que souverain connaissait les coutumes des autres grands royaumes des Terres du Milieu. Sur un geste du roi, deux serviteurs approchèrent, l’un portant dans ses mains une authentique épée naine, forgée sans doute dans les meilleures forges d’Erebor. Elle n’était ornée d’aucun joyau, l’artisan ayant probablement choisit l’efficacité à la beauté. L’autre serviteur avait les mains vides.
D’un geste aussi cérémonial que son interlocuteur, Karzad saisit la lame qu’Aragorn lui tendait et le déposa dans les mains de ce dernier. Puis il souleva la lame naine. Elle lui sembla d’une légèreté incroyable, à lui qui préférait de loin la lourde hache de combat qui pendait à sa ceinture.
Il posa l’épée dans les mains toujours tendues d’Aragorn.

-C’est avec un grand plaisir et un honneur tout aussi grand que j’accepte votre aide et celle de la Compagnie Grise. Je vais réunir le Conseil de Guerre demain dès l’aube. J’espère vous voir présent à cette occasion. Nous discuterons alors des possibilités qui s’offrent à nous pour nous libérer du siège et renvoyer les orientaux dans leurs lointaines et barbares contrées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3744-karzad
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Jeu 25 Mar 2010 - 10:23

Le voyage d'Esgaroth à Erebor s'était passé sans encombre et Thorin et les cousins avaient ramenés le chariot de vivre. Il avait laissé Dorïn et Dwalïn s'occuper de décharger les tonneaux pendant que lui allait informer le roi que la première partie du plan était une réussite et demander des explosifs pour achever sa mission.

Il arriva devant la salle du trône et s'adressa au garde pour qu'il annonce son arrivé à Karzad.

- Veuillez prévenir le roi que Thorin est revenu d'Esgaroth et qu'il souhaite avoir une audience.

Les nouvelles étaient bonnes et si tout continuait comme ils l'avaient prévus, Esgaroth pourrait se libérer des orientaux et les aider pour la guerre qui s'annonce.
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
Prophétesse Késilisteavatar

Nombre de messages : 1206
Age : 317
Date d'inscription : 15/09/2006

Feuille de personnage
Race: Naine bien sûr !!
Possessions: Des problèmes d'argent, la foi et un livre religieux format poche
Statut: Personnage décédé(e)
MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Jeu 25 Mar 2010 - 19:42

Mode MJ des Nains à Erebor ON


- Veuillez prévenir le roi que Thorin est revenu d'Esgaroth et qu'il souhaite avoir une audience.

Le garde resta immobile et silencieux. On lui avait confié une mission et il entendait bien la mener avec zèle. Le roi lui avait ordonné d'empêcher quiconque de le déranger durant son entrevue avec Aragorn. Lentement, il toisa de toute sa hauteur le nouveau venu, sans broncher et lui répondit sur un ton calme, légèrement hautain :


- Je suis désolé mais le seigneur Karzad reçoit actuellement de la visite. De la plus haute importance. Repassez dans .....

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que l'un des cousins émergea au bout du long couloir et interpella Thorin.

- Thorin ! Nous avons finit de décharger les vivres. Les artificiers nous ont fournis une caisse d'explosifs. Nous n'attendons plus que toi pour partir, rejoins-nous à la taverne quand tu seras prêt !


A peine finit, que Dorïn disparu dans les ténèbres de la galerie.



Mode MJ des Nains à Erebor OFF
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Mar 30 Mar 2010 - 14:27

- Le seigneur Karzad reçoit actuellement de la visite. De la plus haute importance.

Thorin s'interrogea un moment sur le visiteur. Qui le roi pouvait t-il voir pour que la porte de la salle du trône soit fermée aux nains? Mais après tout, cela ne regardait que le roi.

Quand Dorïn arriva pour dire au nain que la cargaison était prête, Thorin décida de rejoindre les cousins à la taverne. Cette mission était importante et il ne pouvait se permettre de la retarder.

Il partit donc à la taverne pour préparer la suite du plan avant de partir pour Esgaroth.

[Suite à la taverne du tonnerre de bière]
Revenir en haut Aller en bas
Aragorn
Ancien Empereur de l'Ouest

avatar

Nombre de messages : 1743
Age : 109
Date d'inscription : 18/06/2005

Feuille de personnage
Race: Dunedain
Possessions: Cheval, Nargil, Anneau de Barahir
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Mer 31 Mar 2010 - 13:58

Aragorn se releva, puis fit quelques gestes afin de tester sa nouvelle lame. En effet, la légèreté était certainement l'une des qualité les plus saisissante de cette nouvelle lame. L'Empereur n'avait jamais eu le loisir ni la possibilité d'avoir une telle lame dans les mains. Alors il releva la tête vers le roi d'Erebor

Il y a environ une décénnie, un nain, fier, venant de la glorieuse Erebor, mena ses armées vers Minas Tirith, sur un fort sanglier. Ce nain se nommait Thrain. Il fut mon ami. D'ailleurs, il fut intronisé à l'Ordre de l'Arbre Blanc, à titre posthume, pour son amitié envers l'Empire. Dans deux jours, Anarion, mon écuyer, ménera ma Compagnie ici et les Dunedains paieront à Erebor l'aide apporté par votre défunt Roi. Mais je crois voir que l'Erebor sait choisir de grands Rois, ô Roi Karzad. C'est avec plaisir que je tiendrais conseil avec vos généraux.

Aragorn mit sa toute nouvelle lame devant son visage, observant ses traits fins, et la finesse de l'ouvrage. Une feuille de papier aurait pu être tranchée par une telle lame. D'un geste brusque, qui aurait pu surprendre les nains, mais non empli d'une quelconque agressivité, il remit son épée au fourreau.

Maintenant, Monseigneur, j'aimerais parler d'une autre raison qui m'amène sur ces terres. Vous êtes entourrés par les Orientaux, et je crois que vous devez certainement entendre des rumeurs venant des terres de l'Est. Avez-vous entendu parler d'Eldarion, mon fils, qui défia le Roi Krell? Car en vérité, mon fils m'a abandonné, et je erre depuis près de deux ans à sa recherche...


Song of Aragorn

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t60-aragorn
Karzad
Roi d'Erebor / PNJ

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 47
Date d'inscription : 02/07/2009

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Mer 31 Mar 2010 - 20:54

Karzad écouta Aragorn décrire les exploits passés du roi Thraïn. Un sourire emplit de nostalgie naquit sous sa barbe.

-Je sais cela, Seigneur Aragorn. Car j’étais alors présent aux côtés de Thraïn, chevauchant également l’une de ces fantastiques montures. J’étais alors capitaine des chevaucheurs de sanglier d’Erebor et je suivais mon roi au combat. Hélas, nos sangliers sont aujourd’hui trop peu nombreux pour nous permettre de former un escadron de cavalerie.

Karzad soupira.

-C’était une époque de guerre mais elle me semblait bien moins trouble que celle que nous traversons actuellement. Je me souviens également avoir combattu aux côtés des humains lors de la grande bataille de Khazad-dùm. J’espère que nos deux peuples ajouteront encore de nombreux exploits à leur amitié.

Le roi borgne hésita un court instant avant de rajouter.

-Le corps de notre défunt roi Thraïn d’Erebor a été mis en pierre aux catacombes. Si vous voulez aller vous recueillir sur la tombe de celui qui fut votre ami, je ferais passer des instructions en ce sens.

C’était là un honneur immense que faisait Karzad à l’empereur déchu. D’ordinaire, les tombes des naugrims, et plus encore celles des rois, n’étaient accessibles qu’à un petit nombre de privilégiés, tous nains. Les catacombes d’Erebor étaient un sanctuaire que rien ne venait jamais troubler. Le roi savait qu’il s’attirerait encore l’animosité des nains les plus extrémistes du royaume mais il n’entendait pas céder à leurs pressions. Les guerres avaient toujours été un terreau fertile pour ces sinistres organisations et le roi avait décidé de s’en tenir à sa ligne de conduite sans faillir, jusqu’à la victoire finale qu’il espérait proche. Quand les orientaux seraient défaits, il n’y aurait plus aucun nain assez fou pour s’opposer à lui.

-Je suis navré, je n’ai pas entendu parler de votre fils Eldarion. Il défia Krell dites-vous ? Pour cela, il a d’hors et déjà gagné ma sympathie. J’espère simplement qu’il ne fut pas aussi marqué que moi-même par sa rencontre…


Sans s’en rendre compte, Karzad avait porté sa main à son œil borgne, rappel impitoyable de sa ferme opposition à l’empereur de l’Est. Son visage, comme sa voix, s’étaient durcis, comme à chaque fois qu’il repensait aux humiliations subies. Son envie d’en découdre avec les orientaux n’en fut que raffermie.

-Les nouvelles de l’est sont difficiles à obtenir pour les nains. Nous avons appris la mort de Krell presque par hasard. Il semblerait que l’empire soit à présent gouverné par l’impératrice dont je n’ai pas retenu le nom et par un général du nom de Torn. Mais le nom d’Eldarion n’apparaît nulle part…

La voix de Karzad n’exprimait aucune satisfaction en énonçant la mort de son ennemi. Il aurait préféré l’abattre lui-même, au combat, dans la plus pure tradition de l’honneur des nains. Le roi reprit :

-A vrai dire, c’est votre cadet qui fait le plus parler de lui actuellement. Ce Beldorn Lame-de-Vie dont personne ne soupçonnait l’existence jusqu’à il y a peu. Les rumeurs qui me sont parvenues sont-elles vraies ? J’ai entendu dire que cet homme avait vaincu les morts devant les portes de la Cité Blanche et que Denethor l’avait nommé comte d’Arnor… Après l’échec de mes négociations avec le Rohan, j’avais envisagé de le contacter discrètement. Dites-moi quel genre d’homme est-il ?

Intérieurement, Karzad ne comprenait pas qu’un homme tel qu’Aragorn ai pu avoir un fils caché. L’infidélité était une chose extrêmement mal perçue chez les naugrims. Le faible nombre de femmes nains n’en était que l’une des explications. Mais le roi ne tenait pas à rentrer dans ce genre de débat. Les hommes avaient toujours eu des mœurs différents de ceux des nains et il était là pour parler de choses autrement plus importantes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3744-karzad
Aragorn
Ancien Empereur de l'Ouest

avatar

Nombre de messages : 1743
Age : 109
Date d'inscription : 18/06/2005

Feuille de personnage
Race: Dunedain
Possessions: Cheval, Nargil, Anneau de Barahir
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Ven 2 Avr 2010 - 13:33

Je serais ravi, majesté, d'avoir l'immense privilège de me recueillir quelques instants sur la tombe de ce grand Roi. Et je connais vos moeurs, Roi Karzad, je connais donc l'honneur que vous me faites. Je ne me permettrais point de juger un Roi, mais je peux vous dire, majesté, que vous avez toute ma sympathie. Vous êtes un grand Roi, Seigneur, et j'espère que tous les Naugrims en sont conscient!

L'Empereur de l'Ouest inclina légèrement la tête, comme pour acquieser ce qu'il venait de dire. Aragorn sentit que ces paroles devraient toucher Karzad. Comme lui, il avait vécu la contestation au sein de son Empire.
Puis le Naugrim lui annonça qu'aucune rumeur conscernant son fils Eldarion n'avait pénétré les lourds murs d'Erebor... au contraire de celles venant de Minas Tirith. Ainsi, les Nains avaient entendu parler Beldorn Lame-de-Vie, son présumé fils adultèrin. Le visage d'Aragorn se fit un peu plus dur, assez mécontent que l'on puisse douter de lui


Seigneur Karzad, j'ai une confidence à vous faire. Je n'ai qu'un fils, un seul. Il se nomme Eldarion. Ce Beldorn... nous n'avons aucun lien de parenté. La seul femme que j'ai aimé se nomme Akasha Idril, plus connue sous le nom d'Arwen Undomiel. Non, cet homme n'est qu'un imposteur. J'étais à Minas Tirith lors de son pseudo-sacre. Nombreux sont mes détracteurs dans l'Ouistrenesse, et c'est par eux, je suppose, que cette rumeur d'adultère se propage aussi vite.
Maintenant Seigneur, demandez l'aide de l'Empire si vous le souhaitez, mais je doute que Denethor, trop attaché à son pouvoir, ne vous accorde une quelconque aide. Aussi, je vous conseille de tenter d'entrer en contact avec son cadet, Faramir. Lui vous aidera. Dites lui que bien des réponses pourraient lui être apportées, ainsi, lui viendra, j'en suis certain.
Maintenant, roi Karzad, j'aimerais que vous m'accompagniez sur la tombe de votre prédécesseur, que nous puissions, ensemble, nous recueillir en l'honneur d'un grand Roi. Le concernant, j'ai une ultime requete. J'aimerais que sur son épitaphe, soit ajouté "Chevalier de l'Ordre Blanc". Vous feriez ainsi grand honneur à l'Empire...


Song of Aragorn

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t60-aragorn
Eberk
Régent de Khazad-Dûm

avatar

Nombre de messages : 369
Age : 28
Date d'inscription : 03/11/2008

Feuille de personnage
Race: Nain
Possessions:
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Ven 23 Avr 2010 - 15:10

Hagloïn suivait son compagnon dans les couloirs de l'Erebor. Les deux amis ne se regardaient pas, ne cherchant aucun moyen de discussions. Lors de l'entretien avec Finra et Ladol, le soldat avait dégénéré. Oubliant les bonnes manières et la façon de parler, envers un membre diplomatique. Eberk tout en gardant une main dans les poils de sa barbe. Avançait vite, laissant son ami derrière. Il repensait à la discussion, souhaitant que cela ne se soit jamais passé.
Mais des nouvelles terribles et dangereuses, furent donné aux naugrims. Ils apprirent que Larki se dirigeait en ce moment vers les terres de l'Est. En direction de Torn, le grand seigneur des orientaux, rien qu'à l'annonce de ce nom. Le prospecteur frissonna de dégout et de peur.

Eberk parcourait les couloirs menant à la salle du roi Karzad. Il se trouvait dans l'urgence, il devait parler au roi et repartir le plus vite possible. Mais il ignorait certainement que la troupe devant les portes des montages. Etait un contingent d'orientaux demandant paix. Les nains arrivèrent dans le couloir, devant l'immense porte de la salle. Deux gardes gardaient précieusement l'entrée. Le Prospecteut avança, quand un raclement retentit derrière lui.

Hagloïn balançait une main vers la gauche, montrant l'entrée d'un autre couloir. Il se dirigeait vers la taverne du tonnerre de Bière. Eberk acquiesça de la tête et se retourna. En approchant les gardes levèrent la main et demandèrent au prospecteur.

-Qui va là? questionne le plus ancien.

Eberk ricana, batifolla de joie, tenant un noeud de son immense barbe. Il reprit d"un ton s'arcastqiue.

-Je suis Eberk, Prospecteur de la Guilde des Explorateurs, au service du roi. Je reviens de mission personnelle, de retour du siège d'orient. Je vous somme de me laisser entrer. Le garde écarquilla les yeux, Eberk reprit. Alors que dites vous? Je peux passer?

Les gardes s'écartèrent, un battant de porte grinça en s'ouvrant. Un courant d'air chaud pénétra dans la pièce, glissant sur le nain. Un immense Halot de lumière éclaira tout l'intérieur. Le Prospecteur entra, au bout de la pièce, sur un siège incrustait d'or. Le roi Karzad regardait un livre, ronchonnant, comme à son habitude. Eberk approcha, le roi releva la tête. Le Prospecteur posa genou au sol et commença à parler.

Mon seigneur, heureux de vous revoir. Il glissa une main vers son coeur. Permettez mon intrusion dans votre humble demeure. Mais je reviens d'Esgaroth.

Le roi sursauta. Lin-chant de naugrims du regard. Ses yeux perçaient la peau du nain, Eberk se sentait tout flasque, presque vidé de toutes forces. La voie tremblante, il continnua.


-Depuis mon retour de Mordor, je me sens drôle, faible et las. Je ne devrais pas mériter votre respect et être banni de la Guilde, pour faute grave. J'ai permis au traître de s'emparer d'une arme et de rejoindre l'ennemi. Il se releva, toujours tête basse. J'en viens à ma déroute vers Esgaroth. Ma lettre poster sur mon bureau, vous annonçant ma requête. Je voulais rejoindre les murailles, retrouver Larki et reprendre notre bien aussi précieux.
Une larme coula sur ça joue. Excusez min ignorance et ma folie, j'aurais pu mettre le peuple en danger et le faire souffrir. Mais un ami dans le camp de l'Est, m'aida et me permit de rejoindre des alliés précieux. Bien que ma confiance ne leur soit pas toute accordé.

En passant sa main sur sa tunique, il se logeant dans sa poche et toucha un morceau de parchemin. Soudain il se rappela la lettre de Finra pour le roi. Il avança en tendant la main.

-J'ai bien compris que les orientaux souhaite lever le siège. Mais une amie me donne cette lettre. Je vous la donne en main propre.

Eberk monta la première de l'estrade, tout en baissant les yeux. Le roi s'empara de la lettre et Eberk Attendit, pendant que le seigneur entreprenait la lecture de cette lettre. Car il lui restait une chose importante à apprendre au roi Karzad.


"Place ta confiance dans le fer et la pierre car ils ont toujours été les meilleurs amis des nains"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3436-eberk
Karzad
Roi d'Erebor / PNJ

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 47
Date d'inscription : 02/07/2009

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Mer 26 Oct 2011 - 12:04

Si la venue d'un elfe n'était pas rare en Erebor, cité proche de la Forêt Noire, territoire des Elfes des Bois, celui-ci n'avait pas l'allure ni les traits de ses lointains cousins forestiers. Aussi, sa visite ne passa pas inaperçue, loin de là. Déjà la rumeur circulait qu'un elfe venu d'au delà des limites occidentales de l'Empire de l'Est avait été aperçu près de la mine. Mais la déception fut grande lorsque le voyageur repartit aussitôt après avoir fait parvenir son message à qui de droit.

Un nain, jeune et véloce, avait servi de messager et parcouru les longs tunnels menant à la salle du trône. Les gardes royaux l'arrêtèrent net, le roi n'était pas disponible. Il se trouvait en cet instant dans ses appartements privés.



- Halte, petit ! Personne n'entre, ordre du roi.

- Je le dois pourtant, un messager des terres de l'ouest apporte un message destiné au roi Karzad. Il a bien précisé que la nouvelle est urgente ! Je dois entrer.

- Les ordres sont formels. Donne ton message au chambellan, il le lui fera parvenir dans les plus brefs délais. En tous les cas cette porte est close et le restera.



Dépité, le nain dut se résoudre à faire marche arrière en direction de la chancellerie. Il entra dans cette vaste pièce illuminée de mille torches et se dirigea vers le chambellan. Sa venue ne passa pas inaperçu, d'autant plus que le haut dignitaire n'était pas seul et recevait une délégation orientale afin de s'entretenir au sujet du nombre de caravanes autorisées pour le commerce extérieur.
La petite dizaine d'hommes présents ici arboraient de riches tenues d'apparat. Finement brodées, elles participaient à cette mascarade que l'on retrouve habituellement dans les plus hautes sphères du pouvoir dès lors que les intérêts de chacun sont en jeu. Bref, la tenue de guerre des notables.

L'on savait bien ici que le but de l'Est était d'assécher les forces vives de la cité naine afin de la réduire à l'état dune petite entité fantoche comme il avait fait avec le Rhovanion et toutes les terres qu'il avait dévorées dans sa faim insatiable. Et ce point de désaccord retombait sur le tapis à chaque fois. Les Nains ne se privaient pas d'enfreindre cette règle par défi et fierté, et les Orientaux envoyait délégation sur délégation pour tenter de les remettre sur le "droit chemin" sans devoir recourir à la force. Force qui avait montré ses limites avec l'Erebor. L'Est retient les leçons, lorsque celles-ci sont dictées dans la douleur.

Le chambellan lut la lettre du messager. Il la parcouru attentivement du regard et la relut deux ou trois fois supplémentaires afin de vérifier encore et encore si rien n'avait été oublié.


- Messieurs, veuillez m'excuser un instant, une petite affaire intérieure sans gravité. Encore ces fanatiques des bas fonds qui recommencent avec leurs revendications religieuses. Je vous laisse avec le Conseiller du commerce, messire Ephaz. Il vous expliquera bien mieux que moi l'intérêt que peuvent avoir nos pays respectifs à doubler le tonnage autorisé de marchandises à l'export.


Il se dirigea alors vers une petite alcôve dérobée dans la pièce donnant sur un petit pupitre avec de quoi écrire. C'était ici que les décisions étaient édictés et mise sur papier, bien qu'à l'habitude c'était un scribe qui tenait ce rôle. Ce fut bref, l'affaire de deux minutes tout au plus. Il se dirigea vers le jeune nain encore essoufflé et lui tendit une nouvelle lettre, en plus du message de l'elfe.


- Voilà. Maintenant files d'ici ! J'espère ne point vous avoir fait trop attendre messires Impériaux, dit-il en se tournant vers ses hôtes de "marque". Petit ordre de routine, punir les criminels, appliquer avec attention les ordres de l'Empire de l'Est, veiller à corriger les voix discordantes, bref le travail monotone d'un chancelier.


Le nain, lui, ne demanda pas son reste et repartit en direction de la salle du trône. Lorsqu'il y arriva, les deux mêmes colosses d'acier se dressaient toujours entre lui et la porte menant au Roi. Mais cette fois-ci, il pourrait entrer. Sans un mot il tendit la lettre du chambellan à l'un des gardes. Celui la lut, ce fut rapide. Puis répondit de sa voix rauque :


- Tu peux entrer, puisque le chancelier en prend sur lui la responsabilité.


Il put ainsi pénétrer pour la première fois de sa vie dans la salle du trône de l'Erebor. Il en fut émerveillé quelques instants avant qu'une voix située à sa droite, dans l'ombre, ne vienne le sortir de sa stupeur :


- Les gardes t'ont laissé entrer ? Comment cela se fait-il ?

- Messire j'ai un message du chambellan me laissant vous transmettre un message urgent, et le voici !
dit-il en tendant l'une après l'autre les deux lettres en sa possession en direction de l'étrange personnage devant lui, qui n'était autre que le Roi, Karzad !

Ce dernier parcouru de son unique oeil la lettre du chancelier puis la posa sur son trône. Il en vint ensuite à la lettre en question.



Spoiler:
 

Une fois cela fait, il se tourna vers le jeune naugrim et lui demanda d'une voix grave, comme touché par ce qu'il venait de lire :


- Peste soit des Elfes ! Où se trouve celui qui t'a apporté de parchemin ?

- Sire, il est repartit sitôt le message en ma possession, sans demander son reste.

- Et ils attendent peut-être recevoir notre royale réponse en agissant de la sorte ?!!
Tonna le souverain en déchirant nerveusement le mot de Galadriel.

Ce ne sont point des manières que cela ! L'Erebor se fiche des Elfes, il se fiche pas mal des maux qui peuvent les tracasser ! Et quand bien même nous en aurions cure il convient de prendre au moins la peine d'envoyer de véritables dignitaires ! Et non un simple vagabond filant tel un voleur une fois sa mission achevée. L'Erebor ne vaut-il désormais pas plus qu'un petit village de paysans aux yeux de ses imbéciles d'Elfes ?! Notre alliance avec l'Est ne concerne que nous, et nous seuls. Nous n'avons aucune leçon à recevoir de ces êtres hautains et vaniteux. L'alignement de l'Erebor est notre fait, il engage la parole sacrée du peuple Nain et rien ne peut la lui faire retirer et certainement pas les plaintes d'une Elfe qui n'a pas bougé ne serait-ce que le petit doigt lorsque nous en avions le plus besoin !

Il s'écoula un instant durant lequel personne ne parla. Karzad se calma et reprit ses esprits après ce coup de colère brusque qui couvait en lui depuis la signature de cet odieux traité. Le jeune Nain lui n'avait osé dire mot, tétanisé qu'on peut l'être dans ce genre de situation.

Je me suis emporté. Bien.... bien. Je.... nous allons leur répondre en usant des manières qui sont les leurs. Il me faut donc quelqu'un pour leur aviser de ma réponse. Et inutile de chercher plus loin, tu me sembles tout désigné pour cela, vu la rapidité avec laquelle tu as transmis ces lettres. Quel est ton nom jeune ami ?

- Pilgrim, Sire.
Répondit ce dernier en même temps qu'il s'inclina à genou devant son souverain.

- Pilgrim ? ..... Pèlerin.... Un nom tout désigné pour la mission que je vais te confier mon jeune ami !

- Ordonnez Sire. Je partirais dans l'heure !

- Tu vas partir vers la Lorien, accompagné de Borgir. Il a de nombreuses fois auparavant mis sa vie à disposition de la Cité, et assurer avec succès la sécurité des messagers que j'ai envoyés jusqu'à présent. Un homme fort et loyal qui te secondera et assurera ta protection dans ce long et pénible voyage que je t'ordonne de mener au nom de l'Erebor. Il te faudra t'en montrer digne, je ne plaisante jamais sur ce qui peut nuire ou améliorer l'image de notre chère mine. Avant cela, je vais te donner ma réponse, cachetée. Personne ne doit l'ouvrir ni la lire hormis la personne à qui cette lettre est destinée, à savoir Galadriel, la reine de la Lorien. Evite donc tout ce qui pourrait t'obliger à la montrer, point de contrôle, tour de garde.... Me suis bien fait comprendre ? Cette mission doit être un succès. Tu portes entre tes mains l'avenir de notre peuple et qui sait peut-être sa survie. Tâche de t'en souvenir, Pilgrim, Hérault de l'Erebor.



Le roi se dirigea vers une petite salle connexe à la salle du trône, et qui n'était autre que les appartements privés du roi, et y disparut quelques minutes. Minutes durant lesquelles Pilgrim en profita pour admirer cette impressionnante salle où se trouvaient alignées les statues en marbre des souverains qui avaient eu le privilège de s'asseoir sur le trône et présider à l'avenir du peuple d'Erebor. Des minutes que le jeune écervelé ne vit pas passer tant il restait bouche bée devant ce spectacle.

Dans la pièce attenante, le roi s'assit et commença d'un trait vif et nerveux, empreint de colère, à rédiger la réponse officielle de la Montagne Solitaire, qui plus que jamais portait bien son nom.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3744-karzad
Karzad
Roi d'Erebor / PNJ

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 47
Date d'inscription : 02/07/2009

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Dim 13 Nov 2011 - 13:56

Famlin conduisit le messager encore trempé au travers de la mine. La salle du trône était située dans les étages inférieures et il fallait traverser une bonne partie de la cité avant de pouvoir y accéder.

Ainsi est faite la nature Naine. Contrairement aux dirigeants humains qui préfèrent loger en hauteur, bien en vue de leur peuple, le plus haut possible comme s'ils voulaient toucher ciel, les rois Nains quant à eux raisonnent pareil..... mais en sens inverse. Pour un Nain le plus important est la Terre, le plus sacré est en son coeur. Plus on s'enfonce dans la mine plus la hiérarchie sociale va en s'élevant. Jusqu'à atteindre les plus "hautes" sphères du pouvoir. Exception faite de 2 strates particulières : les forges et les ateliers d'un côté, leur utilisation nécessite de hautes températures que l'on trouve plus aisément au plus profond de la mine, et les couches très inférieures de la population. A savoir les mendiants, vagabonds, hors-la-loi, parias ou malades, ceux-là étant par nature exclus de la ville et donc de la communauté, ils sont en conséquence de cause également exclus de toute cette organisation sociale stratifiée. Ils se sont installés dans les étages inférieurs car moins soumis aux aléas de la surface et de la situation politique mouvante qui peut y régner.

C'est ainsi qu'après une longue descente vers les abîmes de l'Erebor nos deux Nains se présentèrent devant de lourds battants métalliques, surveillés par 2 gardes tout aussi enveloppés de métal.



- Attendez-moi ici ! siffla simplement Famlin en direction de l'étranger.


Il s'approcha des gardes et leur dit quelques mots à voix basse. Si bas que Voltrek ne put en saisir le sens. Quoi qu'il se soit dit, ce devait être bigrement efficace car les 2 gardes se retirèrent prestement et l'un d'eux entrouvrit la porte.
Famlin s'en retourna alors vers Voltrek.



- Veuillez m'excuser messire mais il faut que vous vous délestiez de vos armes, elles vous serton rendu aussitôt l'audience terminée. Une simple mesure de sécurité rassurez-vous. Voyez-vous, nous avons essuyé 3 tentatives d'assassinat en 1 seule semaine sur la personne du seigneur Karzad. Et ceci va en s'accroissant. Ces attaques sont de plus en plus soudaines, de plus en plus régulières et pire que tout, de plus en plus violentes. Ils ne reculent désormais devant rien. Qui que puissent être ces gens là, ils sont déterminés. Comprenez donc que" le roi se montre extrêmement prudent lorsqu'un étranger vient lui demander audience. Chose qu'il ne peut pourtant refuser, cela fait partie de son devoir. Veuillez les déposer ici....


Aussitôt Famlin présenta une petite caissette en bois pour que Voltrek y place ses armes. Dès que ce fut fait, on lui laissa pénétrer dans la salle. Immense et sombre. Seuls quelques braseros flamboyaient près du trône où se trouvait Karzad, assis et songeur, la mine grave et perturbée. Soudain une voix déchira le silence, une voix brisée et fébrile. Personne ayant connu Karzad n'aurait pu imaginer une seule seconde que cette petite voix puisse être la sienne.


- Vous êtes donc le messager venu de Khazad-Dum ? Quelles nouvelles apportez-vous du sud ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3744-karzad
Eberk
Régent de Khazad-Dûm

avatar

Nombre de messages : 369
Age : 28
Date d'inscription : 03/11/2008

Feuille de personnage
Race: Nain
Possessions:
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Dim 13 Nov 2011 - 15:05

Ainsi Voltrek fut accompagné au fin fond de l'Erebor, afin d'avoir une audience auprès du roi Karzad. Décidément, la grande forteresse de l'Erebor ressemblait à Khazad-Dùm, sauf que la salle du trône se trouvait au plus profond de la montagne.
Voltrek arriva devant la salle, pendant que Falim entra dans la pièce pour prévenir de l'arrivé d'un émissaire venant de la Moria. Le messager espéra qu'il allait être entendu, car sous les Monts Brumeux, tout le monde savait que le régent Eberk Avait longtemps servit le puissant Karzad. Allant de mission en mission, souvent au péril de sa longue vie. Le régent de Khazad-Dùm appréciait beaucoup son ancien seigneur, à cause de la reprise de la moria et la reconstruction qui suivit. Le naugrim avait oublié un objet d'un grande importance. C'est pourquoi Voltrek se trouvait maintenant chez ses confrères.

Il resta un instant devant les grandes portes de la salle, les gardes le fixant dans leur puissante armure. Le naugrim attendait patiemment, quand Falim sorti et demanda à Voltrek de laisser ses armes à l'extérieur. Plus rien n'était sur en ces lieux, le roi avait échappé à plusieurs tentative de meurtre, mais comment un nain pourrais sans prendre à son souverain. Voltrek abandonna sa hache, ses trois couteaux, une fronde et quelque carreau d'arbalète. (Bizarre puisqu'aucune arbalète se trouvé avec lui). La boite en bois fut donné à l'un des gardes et Faim demanda à l'émissaire de rentrer dans la salle du trône.

Voltrek pénétra dans l'immense salle, les jeux de lumières étaient splendides. Ses rayons chahutant les immenses colonnes soutenant la grosse voute de la pièce. En son centre, un siège d'or, dessus un nain rabaissé, ressentant tout l poids du monde pesait sur ses épaules. D'une petite voix il accueillit le messager:

- Vous êtes donc le messager venu de Khazad-Dum ? Quelles nouvelles apportez-vous du sud ?


Le roi avait une voix faible, incertaine, mais avait toujours beaucoup d'autorité. Il préféra allé directement au but dans ses questions. Voltrek salua le souverain de l'Erebor et s'annonça.

-Seigneur, grand roi de l'Erebor. Je me nomme Voltrek. Votre ancien serviteur, le Prospecteur Eberk, maintenant régent de Khazad-Dùm depuis sa reconquête vous salut. Il espère que tout vas pour le mieux en ces temps de troubles et à subir le joug de l'Est.

Voltrek tout en regardant le roi, vit que celui-ci avait une drôle de lumière dans les yeux. Il reprit calmement:

-Il y à maintenant plus de cinq ans, une mission fut confié au régent. Une mission de la plus haute importance, qu'il reçu de votre part. Aujourd'hui, en accepta ses plus plates excuses mon seigneur. Eberk vous offre ceci.


Par chance, l'émissaire avait simplement du déposer ses armes dans le coffret de bois à l'entrée. Il avait toujours son baluchon avec lui, accrochait sur son dos. Il retira son sac de ses épaules, le déposa au sol et en sorti un colis étrange. Le blason du régent Eberk dessiné sur le tissu enveloppant la relique. Voltrek approcha lentement du roi avant de lui tendre.

-Voici mon seigneur! En espérant que cela vous redonne un peu de courage et ravive votre force.


Le moment était venu pour le roi Karzad et les nains de l'Erebor de se levait et de dire stop.


"Place ta confiance dans le fer et la pierre car ils ont toujours été les meilleurs amis des nains"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3436-eberk
Karzad
Roi d'Erebor / PNJ

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 47
Date d'inscription : 02/07/2009

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Dim 13 Nov 2011 - 16:27



    Lorsqu'il entendit le nom d'Eberk, le visage du vieux borgne s'illumina. Certes il ne reprenait pas vie, avachi sur son trône, mais il se redressa et prit une posture qui le rendait plus digne sur son trône.
    Karzad se remémora alors les souvenirs désormais poussiéreux de ce lointain passé. Il lui semblait que c'était hier encore qu'il sommait Eberk d'aller quérir un objet d'une extrême importance dans les confins des terres hostiles. Il y avait réchappé, remportant avec lui l'une des précieuses reliques d'Hatori. C'est à partir de ce jour que le souverain d'Erebor vit en Eberk un sujet vaillant et en qui l'on pouvait placer sa confiance en toute sécurité. Jamais il n'avait fait défaut... du moins jusqu'à ce jour où il prit la décision de prendre la régence de Khazad-Dum. En cela Karzad ne pouvait le lui reprocher. C'était d'ailleurs entièrement mérité. Les rares informations de la Moria qui parvenaient jusqu'au nord du Rhovanion faisaient état d'une situation enviable et prometteuse. Eberk gérait bien son nouveau domaine et lui avait fait retrouver sa splendeur passée. Un exploit digne des plus grands. Une splendeur telle que Karzad en devenait presque jaloux. Lui qui demeurait emmuré ici, cerné par l'Est. Vassal de son ancien ennemi. Humiliation suprême. Et Voltrek le lui avait involontairement rappelé. Oui l'Erebor est désormais sous le joug de l'Est ! Dans sa tombe Krell avait vaincu.

    En fait, les choses s'étaient précipitées depuis que son fidèle serviteur était parti. La contestation gronda plus fort. Vint ensuite ce traité odieux, sa signature forcée. Les réfugiés. Les maladies..... Les morts.
    Puis ce fut le tour des tentatives d'assassinat. Une première, raté et déjouée à temps. Le coupable exécuté aussitôt, le régicide est puni de mort. On avait cru à un cas isolé, un déséquilibré. Un désespéré peut-être. le siège, avec son lot de misère, avait fait tant de victimes. Un individu ayant tout perdu avait pu prendre Karzad pour l'unique responsable. Longtemps la version officielle s'était bornée à un dernier élan traditionaliste. Le cri du coeur blessé. Ca faisait bien pour l'iconographie officielle. Mais vint une seconde, puis une troisième, et encore une autre. Rapidement elles se succédèrent à un rythme macabre et inquiétant. Les méthodes étaient extrêmement violentes. L'un des forcené avait dérobé un peu de poudre que les artificiers gardent jalousement. Aulë seul sait comment ce fut possible mais cela ne changea pas que quelques jours après le vol, une terrible explosion survenait à l'entrée de la salle du trône. C'est suite à cet évènement que les portes furent remplacées et leur épaisseur surévaluée. Le métal se substituant au bois. Mais rien ne semblait arrêter cet élan de folie meurtrière.
    D'autres attaques survinrent. Dans ses appartements, la nuit, ce qui fit placer par Karzad des garder supplémentaires aux portes de sa chambre. Dans les rues aussi, qu'il ne pouvait plus emprunter. Un fou avait tenté de le poignarder en hurlant des slogans dans une langue inconnue. Le poison. Une cuisinière avait été écartelée pour avoir mis du cyanure dans l'un des repas du roi. Un serviteur, un musicien et même l'ancien chambellan. Tous possédés par ce mal inconnu. Leur mort avait été rapide, violente pour ceux qui n'eurent pas la chance de se faire arrêter vivant. Enfin, le seigneur de Guerre Jarlin s'était levé en plein Conseil, avait dégainé son arme et s'apprêtait à en user sur la personne du roi avant que le maréchal ne le stoppe d'un coup de hache dans le crâne. Et ce ne sont là que les plus connus d'une liste si longue qu'il faudrait des jours entiers pour l'énumérer en intégralité. Sinistre réalité que celle de l'Erebor aujourd'hui. Mais cela Karzad le garda pour lui. Hors de question que son ancien ami ne soit mis au fait de cette situation.

    Finalement se trouvait là 2 situations diamétralement opposées. La première, incarnée par Voltrek, représentait une cité nouvelle, confiante dans l'avenir, un avenir qu'elle avait devant elle. Une cité bien gérée et gouvernée avec brio. De l'autre, l'Erebor, dont Karzad était le symptôme vivant. Une cité fragile et au calme précaire. Soumise, humiliée. Le roi lui-même était physiquement menacé jusque dans ses propres appartements. Contesté par son peuple, la pire chose pour un souverain.

    Il s'écoula de longues minutes avant que le vieux roi presque déchu ne revienne à la réalité. Ici, dans cette salle sombre et froide. Où l'humidité gouttait à même les murs. Oui, triste réalité que celle-là.



    -Voici mon seigneur! En espérant que cela vous redonne un peu de courage et ravive votre force.


    Le roi se saisit de la magnifique oeuvre forgée et sentit aussitôt ses forces se raviver en lui. La simple possession de cet ancien artéfact légendaire lui redonnait la confiance qui lui avait si longtemps fait défaut. Car l'objet en question n'était pas n'importe quelle épée comme les Nains savent en forger. Elle fut faite il y des lunes par l'archiforgeron Hatori Hanzok, l'un des meilleurs dans son domaine, pour ne pas dire LE meilleur. On lui prêtait des qualités magiques, c'était désormais chose certaine. Entre ses mains l'épée brillait de mille feux. Avec elle entre ses doigts, c'est le courage de Karzad qui brillait à son tour.

    Il sentit une nouvelle force, indescriptible, l'envahir. Ses noires pensées s'envolèrent comme autant de mauvais rêves. Sa vision ténébreuse et pessimiste s'estompait. Il se vit alors, brandissant ce nouvel espoir devant son peuple, appelant à l'unité des Nains et se faire répondre en retour par d'innombrables hourra. Avec elle, nulle contestation de son autorité n'était possible.

    Ragaillardit, il répondit à l'émissaire de son ancien ami :



    - Cher ami venu de Khazad Dum, sachez que votre présent me rend cette force qui m'a jadis fait défaut. Je vous en serai éternellement gré. Je sais à présent que je peux avoir confiance en vous, que vos paroles ne seront pas traîtresses.


    Le vieux roi fatigué mais rayonnant d'une nouvelle aura, se leva. Debout, il paraissait de suite plus imposant qu'enfoncé dans son trône de pierre. Il accrocha l'épée à sa ceinture et se retourna vers l'émissaire du sud :


    - Voltrek, suivez moi dans la pièce attenante, ce sont mes appartements, nous y seront plus à l'aise pour parler. J'ai a vous entretenir de choses importantes. Depuis l'émergence des fous furieux qui souhaitent ma mort, ici, plus rien n'est sûr. Les murs ont des oreilles. Chaque passant peut se transformer d'un instant à l'autre en machine de mort. Les gardes également. Ils ont réussi à infiltrer les plus hauts rangs de l'armée. Seuls quelques fidèles et la Garde Royale reste à mes côtés. Je vis ainsi reclus dans mes logements. Sans avoir le droit de marcher dans ma propre cité !! Vous imaginez le comble ? Mais trêve de lamentations, venez ici, j'ai à vous entretenir.


    Le roi passa devant, et tourna quelques instants le dos à son visiteur, chose rarissime ces derniers temps et signe que la confiance régnait entre les 2 hommes. Il invita Voltrek à le suivre, lâchant au passage une question.


    - Au fait mon ami, comment va ce bon vieux Eberk ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3744-karzad
Eberk
Régent de Khazad-Dûm

avatar

Nombre de messages : 369
Age : 28
Date d'inscription : 03/11/2008

Feuille de personnage
Race: Nain
Possessions:
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Dim 13 Nov 2011 - 17:06

Le roi s'empara de l'artefact offert par Voltrek. La magie ancienne glissant dans les membres fatigués de Karzad. En empoignant la lame, le roi sembla trouver une nouvelle énergie. Une nouvelle force bien plus anciennes que les fils d'Aulë. Voltrek esquissa un large sourire de contentement en voyant le renouveau du roi. Enfin, l'Erebor allait peut-être retrouver sa gloire d'antan cette arme nouvelle. UN cadeau offert par le régent de Khazad-Dùm.

Le roi était brave et fier, le borgne avait mené son royaume du main de maître depuis de nombreuses années. Sans demander aucune aide extérieur, gérant sa citée comme il se doit. Bien qu'aujourd'hui subissant le joug de l'Est, tout avait changé. En entrant dans la salle quelques instants auparavant, Voltrek trouva un roi borgne déchut, avachit sur le trône. Ressassant les méfaits dont il fut la victime. Les tentatives d'assassinats, un vrai danger dans les montagnes. Malgré la bonté du roi, rien ne permettait de tels actes de cruautés. Tous devait périr pour essayait de lever la main sur un monarque.

Puis le roi reprit la parole, remercia comme il se doit l'émissaire de la Moria. Il avait retrouver une nouvelle jeunesse, force nouvelle. En entendant le nom de son ancien ami Eberk, il se réjouit d'apprendre que la forteresse dont il avait la régence fleurissait comme il faut. Accueillant très souvent les réfugiés, suite à la construction du mur. Malheureusement, Khazad-Dùm ne pouvait accueillir tout le monde, se voyant parfois obligé de refuser les fuyants. Même Eberk sens voulait, souvent, trop même. Lui qui aimait servir son peuple, voir l'ancienne gloire des nains reprendre une splendeur depuis longtemps perdus Un long travail de reconstruction, un devoir en soit. Mais la place manquer, et l'erebor ne pouvait recevoir les refus, à cause de l’alliance passée avec l'est. Aucun peuple naugrim ne doit subir cela, Voltrek était indigné, bien que la longue muraille de lEsgaroth fut détruite. Rien ne changeait pour l'Erebor.

Voltrek accepta la proposition du roi de le suivre dans ses appartements, un sourire illumina son visage. Bien que le roi s'enfermait dans ses locaux, avec l'artefact à son ceinturon, ses paroles devenaient maintenant foi. Comme toujours, un seul assassin ne pourrais plus se faire face au roi, sous peine de trouver une mort encore plus rapide que maintenant. Si le régent Eberk, apprenait que la mission était un succès, il en serait certainement ravi pour son frère d'arme.
L'émissaire entra dans la chambre royale, suivit par le roi, puis il demanda:


- Au fait mon ami, comment va ce bon vieux Eberk ?


Voltrek chercha les mots de réponse, tout se passait pour le mieux au sud, mais le régent semblait mélancolique de ses aventures d'antan. Une certaine envie de reprendre la route ou de batailler comme un assoiffé.

-Le régent se porte pour le mieux mon seigneur. Depuis sa prise de pouvoir de notre royaume, Khazad-Dùm se porte pour le mieux. La reconstruction avance à un bon train, et nous sommes maintenant capable d'accomplir bien plus encore. Notre cité retrouve son ancienne gloire, tout cela grâce à Eberk.. C'est un grand personnage, digne à suivre. Il vous salut bien d'ailleurs, il aurait bien voulut venir vous saluer. Malheureusement, des affaires plus urgentes le contraint. On raconte que des gobelins en nombre important pullulent dans les Monts Brumeux. Pour quelle raison, personne ne saurait le dire.

Voltrek restait tranquille, ne cherchant nullement à contraindre le roi à agir au plus vite. Cela ne servirais à rien, puisque sa citée avait besoin de lui et de toutes les troupes disponibles. L'émissaire s'installa avec l'accord du roi à la table, déposa son baluchon sur une chaise, avant d'annoncer.

-Il y aurait bien autre chose mon seigneur, le régent vous propose son aide, avec les temps difficiles. Nous pouvons emmener des troupes pour vous aidez. Bien sur, il faut que cela vous plaise. Rien ne permet au régent d'agir sans votre parole, mais comme il est votre ami depuis longtemps. Eberk à vécu longtemps ici, dans votre royaume, suivant vos ordres pour le bien du peuple. Vous êtes comme un père pour lui, un frère. Son aide et amicale, lors de son départ l'est agissait déjà. Le régent ma parlait de son départ de l'Erebor. Vous vous trouviez à la porte avec un messager de Torn. Vous proposant un traitée de paix. Indigné, l'ancien prospecteur quitta la route avec votre aval pour suivre un autre chemin. Maintenant le régent souhaite subvenir à votre besoin, même si pour cela, il doit couter de nombreuses vies naines. L'Erebor doit retrouver sa gloire. Pour les nains et Aulë.

Voltrek marqua une pause, reprenant son souffle après ce long monologue, qui espéra avoir toucher le roi. L'amitié des vieux amis, enfin le pense-t-il devait être forte. Il serait étonnant de voir Karzad refuser la proposition d'un alliée. Voltrek farfouilla dans son baluchon, sortant une besace et une pipe. Décrocha le cordage de la besace et révéla un paquet de feuille de longoulet. Il bourra sa pipe tout en proposant au roi. Poursuivre la discussion tout en parlant de l'avenir des royaumes nains. Quelle moment de paix, Voltrek sourit et attendait les prochaines paroles royales.


"Place ta confiance dans le fer et la pierre car ils ont toujours été les meilleurs amis des nains"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3436-eberk
Karzad
Roi d'Erebor / PNJ

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 47
Date d'inscription : 02/07/2009

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Lun 14 Nov 2011 - 17:28


Le roi avait écouté Voltrek avec beaucoup d'attention. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait put entretenir de discussion avec quelqu'un tant les mesures de sécurité l'empêchaient d'approcher d'inconnus. Ce qui lui fit un bien indéniable. D'autant que Voltrek était l'envoyé de son vieil ami Eberk et était porteur de bonnes nouvelles. Tout se confirmait donc pour le plus méridional des royaumes Nains. Ce baume au coeur n'était pas de refus au vu des derniers évènements. Cela faisait du bien au roi que de savoir qu'il restait encore des gens sur cette Terre pour l'aider et le soutenir. Avec le temps, au fil des trahisons qui s'enchaînaient et se ressemblaient, il avait fini par perdre ce dernier espoir. C'est donc un Karzad apaisé qui prit la feuille de longoulet de Voltrek, et ce avec un plaisir non dissimulé.

Les 2 nains fumèrent ainsi la pipe de longs instants avant que Karzad ne se décide à prendre la parole. Ces moments d'accalmie étaient d'un tel réconfort qu'il aurait souhaité qu'ils ne s'arrêtent jamais. Pour la première fois depuis que les drames s'étaient succédé, le souverain se sentait enfin comme il était jadis. Aimé, en paix, et plus que tout : en sécurité. Mais il fallait bien briser ce silence et répondre à la proposition de Voltek.



- Seigneur Voltrek, vos paroles sont douces à mes oreilles. Elles me font du bien et me rassurent, vous ne savez pas à quel point. Des 2 derniers royaumes Nains qu'il reste en ce bas monde, l'un au moins se porte bien. Et j'en suis ravi. Jaloux, peut-être, je dois bien l'avouer, mais ravi pour Eberk. Ravi de voir qu'il fait un excellent souverain. Je n'en ai pas douté un seul instant.
Vous Voltrek, servez-le, de la manière la plus juste et la plus loyale possible. Car vous ne pouvez imaginer ce qu'est le dur poids du pouvoir, surtout lorsqu'il vacille.



Il prit sa respiration et expulsa une bouffée de fumée. Il tira encore une ou deux fois sur sa pipe avant de reprendre :


- Si la Moria est la proie des Gobelins, il serait très malavisé de ma part de vous ôter une partie de votre puissance militaire pour servir mes intérêts personnels. Certes je suis en position de faiblesse sur mon trône, les prétendants désignés ou non se bousculent pour prendre ma place. Ils rêvent de me voir mort.... ou pire.

Oui, la période que le pouvoir d'Erebor traverse n'est pas la plus belle que cette fière cité ait connu, mais la situation n'est pas si dramatique qu'il faille en arriver jusqu'à mettre une autre cité Naine en danger. En cela je m'y refuse. Ma réponse est définitive. La Moria porte désormais seule le flambeau des Naugrims. Il serait fou de ma part de tenter de vous saper vos forces alors même que vous en avez un besoin urgent. Non, seigneur Voltrek, que Khazad Dum la Grande garde précieusement ses hommes. Ils lui seront bien utiles pour les temps qui s'annoncent pour notre Peuple. Et puis la menace qui me fait ombrage et me poursuit jusque dans mes cauchemars ne peut être vaincue par les armes. C'est un mal qui rôde partout ici, un mal sournois qui se dissimule dans chaque Nain. Il peut se loger dans n'importe lequel de mes fidèles sujets. Ce mal qui me harcèle : c'est le doute. Mon propre doute, et celui de mon peuple. Mon autorité est contestée jusque dans les cercles les plus restreints du pouvoir, moi-même je dois l'avouer, je ne suis plus très sûr de vouloir supporter davantage ce lourd fardeau. Mon âge me fait défaut. Ma volonté est lasse. J'ai accordé à l'Erebor mes plus belles années et toute mon énergie. A l'heure d'aujourd'hui je n'en peux plus.



Il s'arrêta un moment. Ces paroles résonnaient comme un aveux de faiblesse, un cuisant constat d'échec. Karzad semblait dire ici à demi mots qu'il songeait à assurer une passation de pouvoir afin de tenter l'apaisement. Le vieux borgne reprit, mais cette fois-ci sa mine était clairement déconfite. Ce qu'il souhaitait maintenant dire à son interlocuteur semblait le préoccuper au plus haut point.


- Voltrek... je ne sais comment vous le dire.


Il se tut à nouveau, il hésitait. Tout son être tremblait tant ce qu'il avait à dire n'était pas aisé.


- Il y a une chose que vous devez savoir au sujet des derniers évènements ici. Il est lâche de ma part de tout rejeter sur les agitateurs qui s'en prennent à moi. Une part de moi-même les comprend d'une certaine façon. Car il est vrai que je n'ai pas pris la décision la plus profitable pour mon peuple. Maintenant je le sais.

Vous êtes déjà au fait de la levée du siège par l'Est. Eberk était présent lorsque je négociais avec l'envoyé de l'Empire. Mais ce que vous ne savez pas, c'est la teneur du traité que nous avons signé. Voilà.... si Krell avait tant de visées sur notre Montagne ce n'était pas pour rien. Pour une raison qui m'échappe il s'est acharné durant des années à vouloir la posséder. Lui qui jouissait d'un empire bien plus vaste qu'un océan il usait jusqu'à la mort ses troupes pour prendre le contrôle d'une montagne perdue au nord des stériles terres du Rhovanion. Après tant de souffrances nous n'étions pas en mesure d'imposer nos conditions. Je reconnais d'ailleurs ma part de responsabilité et ma faiblesse à cet instant. Oui, j'ai failli à ma mission qui est de protéger l'Erebor de toutes les menaces. Et j'en ai malheureusement laissé passer une. Les termes du contrat étaient odieux, mais je n'était pas en mesure de m'y opposer, et je n'ai pas réagi comme j'aurais dû le faire. J'ai cédé. Je voulais que ce drame se termine le plus vite possible. Et j'ai ainsi donné mon accord à ..... ça.

Ce que vous ne savez pas, c'est que depuis ce funeste jour, l'Erebor fait partie intégrante de l'Empire de l'Est. Nous sommes les obligés de Krell et consorts. Dites à Eberk qu'il a quitté l'Erebor au moment où celle-ci vivait ses derniers sursauts de liberté. Il est parti juste avant d'assister à la chute du Mont Solitaire. Mais moi, j'ai dû rester et regarder ce sinistre spectacle, celui de mon peuple et son honneur bafoués et humiliés. Et j'en paie encore aujourd'hui le prix. Les attaques dont je suis la cible de la part de ces fanatiques venus des abîmes, d'une certaine façon, je les mérite. J'en suis la cause directe. J'en suis l'unique responsable.

Mais ne me jugez pas Voltrek. Je reconnais cette erreur, elle me ronge à chaque minute qui passe. Voyez aujourd'hui dans quelles conditions je suis réduis à vivre ? Trouvez vous qu'il est normal qu'un souverain ne puisse même plus sortir de ses appartements, de crainte de se retrouver avec une dague dans le dos ? Cette situation je la regrette. Mais je ne peux plus rien y faire. Et ce n'est pas la chaleureuse proposition de votre régent qui changera la donne. Je suis promis à une mort violente. Je sais qu'elle viendra. Chaque jour le nombre de mes fidèles s'amenuise, pendant que celui de mes ennemis grandit. Cependant, si je dois finir mes jours tel un lâche, et que l'histoire Naine ne retienne du règne de Karzad le Borgne que ce moment de faiblesse, je préfère accomplir une dernière chose qui me rendra un petit morceau de mon honneur perdu. Quitte à y laisser ma vie, ma dernière action sera noble, elle au moins. Je n'ai pas pu aider l'Erebor comme je le souhaitais, j'aiderai la Moria pour me racheter. Parce que depuis la chute de Nogrod et Belegost, plus qu'avant, les Nains doivent s'entraider jusqu'à la mort, je porterai secours à mes frères du sud. Vous pouvez compter sur l'Erebor seigneur Voltrek, allez quérir le régent Eberk et dites lui que le Mont Solitaire répondra présent. Si les clauses imposées par l'Est m'empêchent de recevoir ici des contingents autres que ceux des orientaux, rien ne stipule que je ne peux envoyer un détachement voler au secours de mes frères Nains.

Je vous envoie mes meilleurs fusiliers, notre armée la plus redoutable, et nul doute qu'elle fera des ravages dans les couloirs de la Moria contre la vermine Peau-Verte. Deux régiments devraient amplement suffire. Je les place sous le commandement du Seigneur de Guerre Zenbhir. Il partira demain dès les premières lueurs de l'aube et vous en serez. Vous le guiderez jusqu'à la Moria. Là-bas il se placera sous l'autorité d'Eberk. Puisse t-il réussir à sauver Khazad Dum du mal qui la ronge.
Ce n'est pas une aide que j'apporte à un confrère, c'est une faveur que je fais à un ami. Eberk a toujours été là pour l'Erebor, aujourd'hui c'est à l'Erebor de lui rendre la pareille.



Le visage du roi s'était quelque peu éclaircit en disant ces derniers mots, il avait quitté sa sombre mine pour arborer un rassurant sourire. Mais il n'en restait pas moins que le roi restait extrêmement préoccupé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3744-karzad
Eberk
Régent de Khazad-Dûm

avatar

Nombre de messages : 369
Age : 28
Date d'inscription : 03/11/2008

Feuille de personnage
Race: Nain
Possessions:
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Lun 14 Nov 2011 - 19:26

Le long monologue du roi borgne inquiétait Voltrek. Lorsqu'il c'était emparé de l'artefact de guerre nain, le roi semblait avoir changé de constance. Retrouvant une certaine envie de se battre, pour sauver le peu de dignité qu'il lui resté. Voir également celui de son peuple, malheureusement, tout ici n'était plus que déchéance, sous le joug de l'Est. Pendant que Voltrek buvait les paroles du roi, le messager ne pouvait que se contenir de cette annonce un peu bizarre. Les naugrims étaient un peuple rude et fier de leur appartenance. Incapable de servir, préférant contrôler leur destin. Mais aujourd'hui tout en Erebor, empêchait le roi d'agir pour son bien.
Voltrek pouvait voir encore un peu plus prononcé le poids du pouvoir sur les épaules de Karzad. Son rôle l'étrangler, le nain semblait vouloir en finir au plus vite. En trouvant la mort sur un champ de bataille, ou certainement se la donner. Afin de faire fermer la grande bouche de tout ses opposants, mais cela ne devait pas être dans le caractère du roi borgne.

Alors que Voltrek tira de longue bouffée sur la pipe, recrachant de large rond de fumée grisonnant venant danser dans les lustres au plafond. Le naugrim commença à regretter d'être venu, bien que l'accueil fut à peu près amicale. Ne sachant vraiment plus quoi faire, Voltrek n'était pas l'un des amis proches du roi. Il ne pouvait donc pas parler au nom du régent du sud. Quelle vilenie de subit un tel joug de la part des hommes de l'Est. Pourquoi Krell terrorise encore les naugrims même dans la tombe. Pourquoi ses troupes restent et demande au petit peuple de les servirent, dans quelle but. L'armée de Krell avait tout dans leur pays, mais l'empire s'étendait à l'horizon, aussi large qu'un océan. Voltrek faillit frappait du poings contre le rebord de la table, mais se retint, lorsque le roi finit son monologue de pardon.

Karzad proposa d'aider la régence d'Eberk. Bien que celui-ci aurait préféré laisser les troupes de on compagnon en Erebor pour aider le royaume. Mais le régent devait savoir, depuis le traitée de paix signée. Le borgne devenait maintenant un serviteur de l'Est si une guerre devait être déclarée. Jamais les troupes des hommes voulaient prendre le contrôle des mines de la Moria. Eberk ne pourrait se voir combattre ses frères, trop de pertes chez les nains eurent lieu par le passé. L'ancien prospecteur ne pouvait pas le subir. Voltrek souffla, lâchant un filet blanc, renifla l'atmosphère très odorante de la chambre du roi avant de lui répondre.

-Seigneur Karzad, vous me voyez très attristé par votre annonce. Rien ne peut être pire que subir les affronts que vous et le royaume subisse actuellement. Cela est impardonnable. Il repensa aux belles paroles du roi, mais préféra préciser. Notre régent, vous adore, l'un de vos fidèles serviteurs et le sera toujours. Il ma toujours dit, que sans vous, Eberk ne serais jamais le nain qu'il est aujourd'hui. Rien ne compte plus dans les jours à venir, que de voir les deux derniers royaumes des nains comme vous le dites. Refleurissement, la guerre n'est que le commencement à la grande débâcle mon seigneur. Mais ne sommes nous pas les dignes fils du puissant Aulë, les enfants de la roche. Dur, bourru, fier et bravache, incapable en général d'être le serviteur de n'importe quel empire se dressant devant nos montagnes. Rien sur terre ne dois permettre aux hommes de nous rabaisser. Moi, Voltrek vous assurent ma solidarité. Un jour, nous viendront avec une troupe de naugrims aguerrit et capable de repousser vos ennemis.

Voltrek ne pouvait pas parler au nom de son régent, mais ses paroles se voulait forte. Il essayait de toucher le cœur et l'âme malade du souverain en face de lui. Le nain ne ressemblait plus à rien, un roi mort debout. Incapable de subvenir au besoin du peuple en subissant les assauts répétitifs d'assassins. Plus le poids de l'est, Voltrek jura pour lui-même.
L'émissaire devait repartir une fois la mission accomplit, rejoindre Khazad-Dùm et prévenir le régent au plus vite. La troupe de l'Erebor l'accompagnera sur le voyage de retour, les risques sur la tout étaient nombreux. Bien que pour l'aller rien d'intéressant ne se produisit. Avant tout autre chose, Voltrek devait s'entretenir avec Eberk à propos des différentes affaires concernant ses alliées. Parler lentement, en essayant de disperser les brides de paroles du borgne, ne pas inquiéter son ancien ami de longue date. Sans nul doute, connaissant l'esprit combatif et la force de l'amitié que possède Eberk. Il n'oserait pas laisser un compagnon dans le besoin et lui apporterait son aide en personne Quitte à se déplacer.

Volterk abandonna cette pensée de sa tête, se repassant sans cesse les paroles presque morbides du roi. L'envie de trouver une mort rapide, pour ne plus avoir à subir le désespoir.

-Seigneur pardonnez mes futurs paroles qui risque d'être insultante pour votre personne, mais cela est pour votre bien.

Hésitant, Voltrek, se caressa la barbe, retira son ceinturon et le déposa sur une petite chaise en bois. Il se dressa fièrement devant le roi et le fixa d'un regard puissant et autoritaire. Une autre personne aurait pu se trouver dans la pièce et désignerais Karazad comme un ahuri devant un tonneau de bière entrain de baver.

-Mon roi, grand seigneur de guerre et puissant monarque des nains. Vous laissez vos montagnes se faire contrôler par un traitée de paix avec l'Est. Cela est insultant pour vous même. Sans nul doute, rien ne m'agace plus que voir un peuple, voir aussi un seigneur comme vous devenir las de son devoir envers les siens. L'Erebor et le grand royaume des nains, Khazad-Dùm et le second, grâce à Eberk. Tout cela n'est que tristesse et la gangrène de la lassitude vous accables. J'accepte vos troupes pour rejoindre mon domaine et voir ce que tripatouille les gobelins à nos frontières.
Il ferma la main et pointa un doigts sur le roi, insultant pour le borgne. Nous réglerons nos affaires, ensuite j'aurais un entretiens avec le régent. Je puis vous assurez, que cela ne restera pas à ce point de nom retour. Tel que je connais votre ami, vous aussi. Eberk ne prendras pas de décisions trop hâtive. Il passera la main et voudra vous rejoindre. Ou les portes de la Moria seront fermée et les naugrims du Sud rejoindrons vos frontières. Nos frères ne tomberont pas, l'est oui. Voltrek souffla un instant avant de reprendre plus calme. Avec votre permissions, je repart de ce pas avec vos hommes. Mais nous reviendrons soyez en certains mon seigneur, ainsi la parole de Voltrek et sur et votre ami également. Nous devons rester allié, malgré les difficultés actuelles que vous traversez.

Voltrek tira sur la pipe, la tension venait de s'emparer de lui. Craignant de subir l'une des colères légendaires du roi et de trouver la mort. Ce qui serait normal vous la gravité des paroles que le nain osa prononcer contre le roi. Mais il le fallait, Karzad était puissant et sa vaillance tomber en ruine. L'émissaire retourner récupérer son ceinturon et rattrapa son baluchon, avant de partir il attendait une réponse du roi.


"Place ta confiance dans le fer et la pierre car ils ont toujours été les meilleurs amis des nains"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3436-eberk
Karzad
Roi d'Erebor / PNJ

avatar

Nombre de messages : 30
Age : 47
Date d'inscription : 02/07/2009

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Mar 15 Nov 2011 - 7:45

Karzad, qui autrefois aurait très mal pris les paroles de l'émissaire, qui outrepassait ses droits, était si affaibli aujourd'hui qu'il ne put répondre de suite. Il réfléchit quelques instants, n'osant regarder Voltrek en face. Il se savait indigne de la couronne du royaume qu'il ne portait plus qu'occasionnellement, pour le symbole.
Autrefois fier et impétueux, le vieux borgne baissait le regard, incapable de répondre. Il marmonna dans sa barbe puis releva la tête vers son interlocuteur.



- Voltrek, bien que rudes, vos paroles sont justes. Bien sûr que de vieux alliés tels que nous doivent s'entraider, mais ai-je encore le pouvoir de le faire ? Chaque jour l'Est m'envoie des délégations, officiellement pour marchander avec son nouvel associé, en réalité pour contrôler l'application de ses règles tyranniques. Je ne suis pas dupe, je sais que derrière ces pseudo marchands se cachent les milices de Krell. Mais que puis-je y faire ? A la moindre infraction je risque ni plus ni moins de refaire plonger ma pauvre cité dans la guerre. Et cette fois, une nouvelle guerre pourrait être fatale pour l'Erebor. Avant de lever son siège, l'Est a bien prit le soin de vider notre montagne de ses moyens de défense. Sous le prétexte fallacieux de désarmement respectif. Je ne puis vous aider davantage comme je ne puis accepter une alliance nette et officielle. Cela signifierait la mort sans appel de mon peuple.
Je regrette mon ami, vous envoyer ces troupes est la seule chose que je puisse faire pour la Moria. Et refuser votre proposition poliment est la seule réponse que votre régent peut espérer de moi. Désormais, et bien que je répugne à le dire.... nous sommes l'Est.

Mille excuses Voltrek.



Karzad plongea le visage entre ses mains, honteux de ce qu'il était obligé de dire. Mais il ne pouvait en être autrement malheureusement. Il n'osa même pas regarder l'effet sur le visage de l'émissaire que sa réponse avait produite. Il ne le regarda même pas prendre ses affaires et s'en aller. Karzad était devenu faible et enchaîné à sa parole. Elle allait à contre sens de ses principes mais la situation l'exigeait.

Voltrek partit sans même adresser un regard au souverain dépité qui resta ainsi seul dans sa chambre, seul comme il était désormais dans sa cité. Le seul endroit où son autorité faisait encore foi, ses appartements.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t3744-karzad
Thorin II Écu-de-Chêne
Roi sous la montagne

avatar

Nombre de messages : 14
Age : 18
Date d'inscription : 11/09/2016

Feuille de personnage
Race: Nain
Possessions: Orcrist
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   Ven 30 Sep 2016 - 18:22

==Couronnement du roi Thorin II ==







Les préparatifs avaient durée deux semaines entières. La salle du trône était ornée de blasonnements représentant l'ensemble des royaumes nains. Tous semblaient se joindre aux armoiries de la lignée de Durin suspendues au dessus du grand trône. Celui-ci était comme encastré au sein même du sol, comme-ci il avait été sculpté à partir d'un roc massif. Des dorures et autres ornements donnaient à celui-ci un certain prestige prouvant qu'il s'agissait là d'un puissant symbole du pouvoir royale. Au sommet du trône, se trouvait un petit emplacement destiné à l'Arkenstone, le coeur de la montagne. Une pierre d'une beauté inégalable qui donnait à son porteur, et donc au roi sous la montagne, toute la légitimité nécessaire pour gouverner le peuple de Durin.  Un second symbole de pouvoir.

Le jour de gloire débuta.

La grande salle de Thror n'avait pas connu un tel rassemblement depuis des décennies. Au croisement de grandes plate-formes, on pouvait découvrir un petit réceptacle en pierre, de forme cylindrique et de coupe hexagonale, sur lequel reposait la couronne des rois naugrims. Derrière la table se tenait Kili, précédent roi sous la montagne. C'était la première abdication du royaume d'Erebor (hrp : à vérifier) mais Kili savait que son destin n'était pas terminé. Thorin était le roi légitime de naissance, Smaug l'avait privé de son trône et d'autres Nains opportunistes en avaient profité pour réclamer le titre de roi une fois le dragon vaincu. Le pouvoir était revenu à Kili, à vrai dire pour des raisons de circonstances, Fili n'était pas présent et Thorin vivait loin en Ered Luin oublié de tous. Kili était le seul descendant de Durin suffisamment légitime pour prendre le pouvoir. Avec le retour de Thorin, Kili accepta la décision du peuple nain et celle de son oncle sans ressentir une quelconque rancune. Il n'avait jamais été destiné à devenir roi sous la montagne. Selon Thorin, son neveu méritait tout les louanges pour ses années de règne où il avait su mener avec efficacité le peuple d'Erebor.

D'immenses gradins en pierre surplombaient la salle, les gens occupants cette place étaient en majorité des dignitaires venus de Khazad Dûm et des Monts de Fer. Il y avait également la noblesse d'Ered-Luin et l'élite du royaume d'Erebor.

Lorsque l'on fit résonné le grand cor du roi  à travers ce que l'on avait appelé la Désolation de Smaug, un long silence s'abattit sur la salle du trône. On entendit soudain grincer les gonds de la porte à double battant. Entrèrent Thorin Ecu-de-Chêne et Balin nouveau conseiller du roi sous la montagne. Celui-ci était également, tout comme Thorin, un ancien habitant d'Erebor avant l'attaque de Smaug. Il s'était toujours montré être un fidèle partisan de Thorin et il en fut largement récompensé en devenant conseiller mais également intronisant Thorin. « Voici venir, Thorin, fils de Thrain, fils de Thror » avait-il justement annoncé.

Thorin progressa seul d'un pas lent vers son neveu et la couronne, profitant de chaque instant. Il sentait les centaines de regards se poser sur lui. Il était désormais seul, seul à porter sur ses épaules ce fardeau : diriger le peuple d'Erebor. Le silence était pesant et ce n'est que lorsque qu'il fut devant le réceptacle que son prédécesseur prit la parole, brisant le silence :

« Peuple Naugrim ! Aujourd'hui, Aulë nous a envoyé un héritier légitime pour assurer la grandeur du peuple nain : Thorin, fils de Thrain, fils de Thror descendant en branche directe de Durin à travers une lignée royale ayant traversé les trois âges de ce monde ! Longue vie au roi Thorin II ! »

L'ensemble des nains présents dégainèrent leur épée ou leur hache et répétèrent en coeur ces paroles.

Dans une nuée d'applaudissement, le nouveau souverain s'approcha du trône et, sa cape tourbillonnant gracieusement, s'y installa. Deux maîtres nains approchèrent alors s'agenouillant, ils dévoilèrent à Thorin un hommage splendide destiné à marquer son règne à travers les âges. Une grande tablette sculptée où l'on pouvait voir une gravure représentant le nouveau roi sous la montagne. Thorin II resta le visage droit, les traits durs et le regard fixe tourné vers l'avenir.

Le peuple nain acclamèrent leur roi, celui-ci déterminé à défendre coûte que coûte son héritage. Les corbeaux s'envolèrent à nouveau apportant la nouvelle à tout les Peuples Libres, qu'Erebor avait un nouveau roi.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t7310-thorin-ii-roi-sous
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Dans la salle du trône   

Revenir en haut Aller en bas
 
Dans la salle du trône
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Lidia Faith Columbus - J'suis le genre de personne qui va s'enfermer dans la salle de bain, qui va pleurer toutes les larmes de son corps, et en ressortir comme si rien n'était.
» [EVENT] Salle du trône - Groupe 3
» Dans la salle de détente.
» [RP] La salle de classe
» Salle de sport [topic général]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum RP : Le Seigneur des Anneaux :: Les royaumes nains (uniquement RP) :: Royaume d'Erebor :: Cité d'Erebor-
Sauter vers: