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 Nazik-Zaddan

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SefirNombre de messages : 1732
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Sefir
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MessageSujet: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyJeu 15 Jan 2009 - 17:09
La ville de Nazik-Zaddan est une ville côtière bâtie sur une presque-île. Le corps principal de la ville, défendue par de hautes (dix-huit mètres) et épaisses (cinq mètres) murailles, se situe sur cette presque-île. Des tours sont disposées tous les cinquante mètres sur cette enceinte. La croissance de la ville aidant, celle-ci dispose maintenant d'une partie sur le continent, qui représente les deux tiers de la superficie de cette ville de six mille âmes.
La partie continentale est défendue par un mur de douze mètres de haut sur trois de large, comportant des tours tous les cent mètres. Quatre portes donnent accès à la campagne environnante, assurant une circulation aisée entre la ville et son entourage immédiat.
Le port de pèche de la ville est situé entre la presque-île et le continent, de part et d'autre de la chaussée naturelle qui relie le coeur de la ville au continent. Il représente la plus grosse part de l'activité économique de la ville, qui est célèbre pour les poissons exotiques, les coquillages et les algues aux propriétés curatives qu'elle fournit.
D'ailleurs, le visiteur remarquera que les femmes de cette ville sont particulièrement séduisantes du fait de l'utilisation qu'elle font des cataplasmes d'algues (qui coûtent beaucoup moins cher sur place)...

Bienvenue à Nazik-Zaddan.


[L'inspiration pour cette ville vient en partie de la ville de Kajluel dans Reflets d'Acier.]


Nazik-Zaddan Sefir
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MessageSujet: Re: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyVen 16 Jan 2009 - 17:51
Combien de temps Maya était-elle restée inconsciente en Lorien ? L’ancienne elfe avait l’impression que cela faisait des années. Tout ce dont elle se souvenait, c’était d’avoir commis la folie de vouloir rejoindre son bien aimé Sefir au péril de sa vie, et que pour cela, elle avait manqué de mourir. La petite troupe qu’elle avait emmenée avec elle était tombée dans une embuscade et hélas, elle avait été gravement blessée, demeurant transpercée de part en part à cause d’une épée d’orque. Madris et son comparse avaient eu la bonne idée de l’emmener à la cité elfique la plus proche et, fort heureusement, la jeune femme avait pu être sauvée. Mais elle était restée tellement longtemps inconsciente qu’elle n’avait plus aucune notion du temps. Elle se sentait vidée de toute raison de vivre, de continuer sa lutte…Si Madris ne l’avait pas conseillée, elle aurait probablement mis fin à ses jours sous le coup du désespoir. Il ne fallait pas perdre de vue que si elle avait été elfe par le passé, elle n’en restait pas moins une jeune femme têtue qu’il est bien difficile de raisonner…

L’ancienne elfe avait par la suite erré pendant des mois, en solitaire, étant partie un beau matin de la cité de la Lorien sans même prévenir son garde du corps et ami. Elle pensait avoir causé assez d’ennuis, et par conséquent, elle ne pouvait que désirer une solitude pleine et entière. A cette pensée d’ailleurs, elle poussa un long soupir. Que faire désormais qu’elle était seule ? Où aller sans craindre de tomber à nouveau dans une embuscade ? Il ne lui fallut pas moins de quatre mois avant de se décider vraiment, en profitant pour mettre en place une certaine méditation pendant cette petite quête. Elle vécu de la forêt et de ce qu’elle pu trouver, retrouvant ainsi ses vieilles habitudes d’elfe. Dès maintenant, il n’était plus guère utile qu’elle ait sacrifié son immortalité : Au final, elle avait perdu tout ce qui était cher à son cœur, à savoir celui qui aurait pu être son époux et son fils, puisqu’Alanon avait été capturé par des orques et tué pour être le fils du seigneur Sefir. Un frisson parcourut la jeune femme tandis qu’elle se souvenait de tout ce qui avait bien pu lui arriver jusqu’à aujourd’hui. Et à peine eut-elle remis de l’ordre dans son esprit et eut-elle levé les yeux qu’elle pu être stupéfaite devant la vision qui se déroulait sous ses yeux ébahis. Elle était parvenue jusqu’au Harad, ce pays qu’elle avait aimé plus que sa vie et détesté tout autant après avoir si facilement perdu tout ce qui lui avait été donné. Elle se souvenait même s’être demandé quels pouvaient être les buts de dieu en voyant que tout ce qui était donné pouvait être si aisément repris…

Maya poursuivit sa route, pénétrant dans ce pays en sentant à chaque pas son cœur battre un peu plus vite et un peu plus fort. Mais l’ancienne elfe n’était pas au bout de ses peines…Un grand cortège semblait avoir lieu sur la grande place de la ville. Le cœur toujours aussi battant, la jeune femme, piquée au vif dans sa curiosité la plus profonde, s’approcha bien évidemment pour voir qui pouvait bien être mis à l’honneur d’une telle manière, puisque la ville semblait véritablement en liesse…La vision qu’elle eut une fois arrivée devant cette véritable fête l’horrifia encore bien plus que si elle venait de recevoir milles coups d’épée d’orque…

« Sefir… »

Le regard fier, l’allure magnifique et aussi sûre que celle d’un roi, il se tenait sur son cheval, saluant la foule avec un sourire qu’il ne lui avait jamais offert à elle. D’ailleurs, le réflexe qu’elle eut face à tant de prestance fut de regarder son allure personnelle…Ses longs cheveux blonds étaient en bataille, elle avait le visage un peu noirci par la saleté et son vêtement tout décousu laissait aisément entrevoir ses bandages encore frais cachant sa blessure grave qu’elle avait eu quelques temps auparavant. Celle-ci pouvait se rouvrir à tout instant, elle évitait bien évidemment de la laisser à l’air libre…Mais tandis qu’elle remontait son regard d’un bleu magnifique et mystérieux vers Sefir, elle soupira : Ainsi « transformée » en souillon, il ne pourrait jamais la reconnaître, c’était une certitude…Elle continua donc de l’observer, tout simplement, espérant sans doute qu’il la remarquerait…Mais elle finit par se fondre dans la foule en tournant les talons, n’ayant pas la patience ni l’envie de voir son regard se poser sur « l’horreur » qu’elle était devenue. Elle se dirigea vers une fontaine auprès de laquelle elle nettoya son visage et remis en place ses cheveux, avant d’être prise d’une idée aussi soudaine qu’idiote : Il fallait qu’elle entrevoie à nouveau Sefir, même rien qu’une minute. Elle suivit donc à la trace le cortège de ce nouveau seigneur et attendit quelques minutes avant de pénétrer à l’intérieur du palais. Il ne fallait pas qu’elle tombe sur Sefir au hasard comme ça…Elle demanda donc une audience, une entrevue rapide avec « une dame qui ne lui était pas inconnue ». Mais elle dû se rendre à l’évidence : Lorsqu’on la conduisit dans une petite pièce richement décorée pour la faire patienter, elle comprit que Sefir devait être très occupé…D’où la multitude de questions qui venaient de s’offrir à elle, dues notamment au fait que sa blessure lui faisait encore affreusement mal…

« Est-il remarié à présent ? Il ne doit probablement pas manquer de succès auprès de ces dames humaines… »

A cette pensée, Maya mis sa main sur son cœur : Il lui faisait mal aussi bien physiquement que moralement…
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SefirNombre de messages : 1732
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MessageSujet: Re: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyVen 16 Jan 2009 - 18:46
Maya attendit ainsi quelques minutes qui lui parurent une éternité, avant d'entendre des bruits de pas dans un couloir adjacent à la pièce. Sa fine ouïe d'Elfe lui permit de percevoir bientôt des voix, parmi lesquelles elle distingua sans peine celle ce Sefir, lequel semblait passablement agacé.

"...et cette situation est, je vous le rappelle, aussi désagréable pour vous que pour moi, aussi, au plus tôt nous en auront finit, au plus tôt nous serons contentés... Je parlerai au peuple cette après-midi, histoire qu'il cesse de relucter ce palais comme s'il ne l'avait jamais vu... Nous avons besoin de discipline, vous m'entendez? Et au vu de la manière dont vous avez parlé à vos habitants, je doute qu'il y en ai suffisamment en vous pour ces temps! Vous n'avez même pas été capable de préparer ce qui vous a été demandé de faire! Je suis conscient de l'énormité de la tâche, mais avec les ressources dont vous disposez, c'était très nettement faisable!"
"Et donc, qu'allez-vous faire? Évacuer cette ville?"
"Vous feriez mieux de tenir votre langue un peu mieux que votre peuple, ou il vous en coûtera..."


Le ton se Sefir était sans appel, semblable à un couperet. Maya entendit le serviteur qui lui avait indiqué de patienter s'immiscer dans la conversation.

"Mes excuses, Seigneurs... Messire Sefir, pardonnez du temps que..."
"Vous êtes excusé, personne ne savait où j'étais, j'en suis conscient, c'est la cinquième fois depuis quelques minutes qu'on me fait la remarque! Alors dépêchez-vous, j'ai plusieurs milliers de réfugiés aux portes de cette ville!"
"Et bien, il y a là une femme du peuple qui s'est présentée comme 'une dame qui ne vous est pas inconnue' qui a demandé à vous voir..."
"Une 'dame qui ne m'est pas inconnue', vous dites? Où est-elle?"
"Juste là, dans l'antichambre du bureau de...de votre bureau, en fait..."
"De toutes façons, il me faut passer par là pour régler les autres affaires, je la verrai en chemin... Allons-y..."


La porte s'ouvrit alors, laissant passage à Sefir, lequel était suivit du valet et de celui que les habitants de la ville connaissait comme le seigneur des lieux, lequel avait visiblement mécontenté l'assassin.
Ce dernier, bien que son visage n'afficha plus le sourire vainqueur qu'il lançait à la foule quelques minutes auparavant, était encore resplendissant des attributs qu'il s'était vu offrir. Loin de la lumière du jour, tout ce qui sur lui luisait de la chaude couleur de l'or avant un aspect terni, usé. Son port n'était pas aussi altier qu'à la parade, même s'il rectifia bien vite ce défaut, semblant se souvenir de quel était son rôle dans cette affaire.

"Et bien, qui demande à me..."

Sa bouche resta entrouverte, tandis qu'il n'arrivait pas à finir sa phrase. Il resta figé un instant, avant de s'appuyer à un mur, fixant de ses yeux verts l'elfe sale et meurtrie devant lui.

"Vous vous sentez bien, messire?"
"Laissez-nous!!! Tous autant que vous êtes!!!"


Fort prudemment, le valet et le seigneur battirent en retraite, refermant la porte derrière eux. Sefir bougea enfin, remerciant l'intervention du valet, qui lui avait permis de détacher un instant son regard de celle qui se trouvait en face de lui. Malgré les blessures et la saleté, malgré son apparence de vagabonde, il reconnaissait ce visage.
Le visage de quelqu'un qu'il n'espérait plus voir que dans ses rêves. Le visage de quelqu'un qu'il n'espérait plus entendre... Oh, et elle n'avait pas encore parlé... Que se passerait-il quand il entendrait sa voix? LA voix... Celle de l'unique femme qu'il eut jamais aimé...

"Maya..."

Ce fut tout ce que l'assassin fut capable de faire sortir de sa bouche avant de quitter enfin son immobilisme pour se précipiter vers sa bien aimée, la prenant dans ses bras comme au premier jour...


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MessageSujet: Re: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyVen 16 Jan 2009 - 20:20
Maya se doutait bien que Sefir, désormais fringuant seigneur allait être très demandé dès son arrivée. Pourtant, elle avait eut l’idiotie de croire qu’il pourrait lui accorder un bref entretien à elle, qu’il avait dit aimer plus que sa vie, et qui avait été pour un cours moment la mère de son fils. L’ancienne elfe avait par ailleurs tout sacrifié afin de pouvoir vivre à ses côtés : Son immortalité, le peu de famille qui lui restait, sa place au sein des contrées elfiques et enfin la sorte de liberté dont est affublé chaque elfe lorsqu’il vient au monde. Pour lui, elle aurait vaincu milles orques assoiffés de sang et de vengeance, parcourut des centaines de contrées dangereuses, souffert milles tourments si cela lui avait assuré qu’il serait toujours en vie. Elle avait été contrainte de faire certaines choses dont elle n’était pas fière, mais elle ne regrettait rien, parce que dans le fond de son cœur elle savait que c’était pour la bonne cause qu’elle les avait faites. Cela dit, tandis que quelques personnes venaient de pénétrer dans la salle voisine, Maya sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Elle entendait la voix de Sefir, ce qui emplissait tout son corps d’une chaleur dont elle s’était longtemps sentie dépossédée, mais ce qu’elle entendait en revanche la ravissait nettement moins. Plus elle écoutait, moins elle comprenait ce qui se tramait dans les parages, mais elle pensait que tout cela n’annonçait rien de bon…

La jeune femme sursauta légèrement en voyant la porte du bureau dans lequel elle se trouvait s’ouvrir. Elle redoutait plus que tout le moment où Sefir poserait son regard sur elle, et lorsque ce fut le cas, le sang de l’ancienne elfe ne fit qu’un tour. Il ne pu terminer la phrase qu’il venait de commencer, quant à elle aucun son ne se décidait à dépasser ses lèvres. Elle ne ressentait aucune peur, c’était très étrange…Même lorsque son seigneur bien aimé chassa avec pertes et fracas ses sous fifres, elle ne bougea pas d’un pouce, comme si elle était incapable de détacher son regard de Sefir. Elle attendait à ce qu’il parle ou bouge, et elle soupira presque d’aise lorsqu’il le fit, car elle n’aurait jamais osé le toucher de peur qu’il ne la repousse. Il prononça finalement son nom, preuve qu’il se souvenait d’elle et qu’il l’avait reconnue, et finalement il se précipita vers elle pour faire quelque chose qu’elle n’aurait jamais pu espérer : La serrer contre lui.

Le temps semblait s’être arrêté tandis que Maya était blottie contre les bras de Sefir. Elle n’osait pas bouger, ni même parler, de peur qu’il ne puisse s’écarter d’elle à jamais…Mais cela dit, elle finit par lui rendre son étreinte au bout de quelques secondes d’immobilité : Le temps sans doute de réaliser que ce qui se déroulait sous ses yeux brillants et ô combien expressifs était bien réel.

« Sefir…Tu ne m’as pas oubliée… »

Maya était déchirée entre l’envie de lui reprocher de l’avoir si lâchement abandonnée à sa solitude et à ses problèmes, l’envie de fuir très loin cette peur qui lui lacérait les entrailles, et enfin entre l’envie de le serrer contre elle, et de l’embrasser comme la folle elfe amoureuse qu’elle n’avait jamais cessé d’être…Mais elle se contenta en tout premier lieu elle se sépara de lui. Elle lui tourna le dos durant quelques secondes avant de recroiser son regard fièrement, son sourire ayant presque disparu même. Il fallait qu’elle reste un peu distante, du moins pour le moment…Tant qu’elle ne savait pas si Sefir était toujours le même ou bien si le mal l’avait changé immanquablement…

« Dire que te retrouver ne me fais pas peur serait mentir. Cela fait si longtemps que j’ai presque du mal à me souvenir la dernière fois où tu m’aies serrée dans tes bras, où tu m’aies embrassée bien que tu ne l’aies pas fait là maintenant…Je ne sais même pas si l’homme que j’ai en face de moi est bien le seigneur que j’aimais et respectais par le passé, l’homme qui se trouvait être le père de mon fils ! Qui es-tu aujourd’hui ? Qui es-tu pour m’avoir abandonnée, même lorsque j’ai été entre la vie et la mort ? Peut-être n’aurais-je pas dû me réveiller me diras-tu…Mais si d’un côté je voulais mourir pour t’avoir perdu, de l’autre côté mon seul désir fut de te retrouver, quoi qu’il m’en coûte. Et aujourd’hui que je t’ai devant moi, je ne sais pas ce qui me retient d’être aussi loin de toi-même si tu es tout près ! »

Maya soupira. Parler autant la fatiguait, d’autant plus que sa blessure était toujours aussi douloureuse et que son teint ne faisait que pâlir, preuve qu’elle était encore faible. Le voyage l’avait épuisée, tout comme son errance, et ces émotions fortes qu’elle ressentait était pire qu’une punition, puisqu’elle ne savait comment réagir. Elle finit par poser sa douce main tremblante sur la joue puis sur les lèvres de Sefir, comme si elle voulait redécouvrir le corps de celui qu’elle aimait tant tout comme elle désirait le posséder à nouveau…

« T’es-tu marié depuis tout ce temps ? Puisque tu es parti juste avant que nous ne puissions nous marier…Et que fais-tu ici, que complotes-tu ? Peut-être aurais-tu préféré que je fus sourde, mais j’ai entendu que tu voulais vider la ville…Me chasseras-tu moi aussi ? Ne crois pas que je me laisserais faire… »

Maya aurait volontiers rit si elle avait été assez en forme, puisqu’elle ne faisait que le taquiner évidemment…Mais elle était trop épuisée pour cela, et apeurée par la réaction que Sefir pourrait avoir...
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SefirNombre de messages : 1732
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MessageSujet: Re: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyVen 16 Jan 2009 - 23:40
"Et comment aurais-je pu t'oublier, Maya..."

Sefir la tînt encore un instant dans ses bras, avant qu'elle ne se sépare de lui. Il n'avait jamais osé croire réellement à des retrouvailles avec sa bien aimée, mais les rares fois où il s'était laissé aller à les imaginer, il avait conclut qu'il faudrait donner des explications. C'était un moment qu'il redoutait particulièrement. Il se contenta donc d'écouter celle qui, à une journée près, aurait dû être sa femme selon les lois de Gondor.
La première diatribe fut violente. Lorsqu'elle s'arrêta de parler, l'Hasharîn constata que Maya était faible. Il remarqua par une déchirure dans son vêtement un bandage salit par l'usage intensif qui en avait été fait. L'Elfe cessa de parler pour s'approcher de lui, lui caressant la joue en lui parlant tandis qu'il ne réagissait pas, encore sous le coup de l'émotion. Regagnant progressivement ses moyens, il saisit la main de Maya dans les siennes une fois qu'elle eut finit de parler.

"Du calme... Nous allons régler les choses les unes après les autres. Je te promet de tout te raconter, à deux conditions. La première, c'est que tu me suives dans mon bureau, où nous serons plus à l'aise. La deuxième, c'est que tu manges le repas qu'on avait préparé pour moi, pendant que je parlerai..."

Sefir retrouvait progressivement le contrôle de son corps et de son esprit. Loin de vouloir profiter de la faiblesse relative de l'Elfe, il voulait qu'elle aille au mieux. Cela se sentait au ton de sa voix, et à la manière ferme et douce de laquelle il la guidait jusque dans pièce. Cette dernière enfermait un imposant bureau ainsi que plusieurs fauteuils de style oriental, sur lesquels ont pouvait étendre ses jambes tout à son aise. Une table débordait de fruits, tandis que sur une autre avait été disposé un repas délicat.
Au moment où ils allaient franchir la porte de la pièce, le valet frappa à la porte de l'antichambre.

"Messire, le prévôt de la ville voudrait..."
"Je n'y suis pour personne, vous m'entendez! Pour personne! Le prévôt aura son rendez-vous un autre jour, vous n'avez qu'à dire que je me repose du voyage et de la fatigue qu'à engendré le déplacement de la population d'Umbar... Et qu'il se hâte de préparer le terrain alentours, par Uru!"
"Euh... Dois-je renvoyer même les nobles locaux?
"Oui! Et allez-y par les moyens que vous souhaiterez, je m'en moque, vous avez la couverture de la Couronne d'Harad!"


Le valet, habitué à obéir, se retira, fermant les portes derrière lui. Sefir, après avoir assit Maya dans un des canapés proches de la nourriture disposée dans la pièce, tira à lui un fauteuil, sans pour autant s'asseoir dedans.

"Maya... Jamais je n'aurais cru pouvoir prononcer ce nom en ta présence... Je... Je n'osais même pas espérer te revoir ailleurs que dans mes rêves... Et tu te trouves là, devant moi..."

Il s'autorisa une pause.

"Tu veux savoir qui je suis devenu... Je pense qu'il vaut mieux commencer par le tout début. Attends..."

Et, sans plus prononcer une parole, il dégrafa sa cape, qui tomba mollement au sol. Sa main gauche chercha les fermoirs du plastron sur la droite, les faisant sauter. Il déposa la pièce d'armure sur son bureau, avant de retirer la tunique dépourvue de manches qui constituait la dernière pièce d'habillement qu'il portait, dévoilant son torse.
Mince. Sec. Musculeux. Il avait changé. La chair était maintenant plus tendue, plus fermes, il n'y avait là que de l'utile. Et surtout, tout son torse était couvert de minuscules cicatrices, qui formaient presque un maillage blanc sur sa peau. Sur son bras apparaissait l'Œil de Mordor, marqué au fer rouge dans sa chair. Il se tourna vers Maya, révélant la mèche de cheveux d'Elfe qu'il avait en pendentif, et d'une voix lente, reprit la parole.

"Voilà qui je suis pour t'avoir abandonnée... Je suis quelqu'un qu'on a torturé au point de rendre fou... Tu as souffert, je le sais bien... Tu as souffert de ne plus me voir. J'ai ressenti la même souffrance, enfermé sans voir la lumière du jour, rendu fou par des tambours incessants et des tortures... Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais enfermé. Je ne savais pas non plus ce qui se passait dehors..."

Il semblait souffrir à l'idée même d'évoquer ces souvenirs.

"J'ai presque oublié qui j'étais. J'ai oublié ton nom. Mais je ne t'avais pas oublié. C'est toi qui m'a permis de tenir, de ne pas m'oublier complètement. C'est grâce à toi que j'ai pu me souvenir que je n'étais pas un sous-fifre de Sauron..."

Se disant, il avait porté la main à l'unique possession qu'il eut chérie durant cette période.

"J'aurais volé à ton secours si j'avais pu. Mais lorsque la mémoire m'est revenue, je ne savais pas quoi faire. J'ai fui, fui jusqu'ici. Le Harad m'avait vu naître, en tant que personne. Il m'avait vu naître en tant qu'amant. C'est pour ça que j'y suis revenu. Je voulais te retrouver, mais six mois s'étaient écoulés. Tu avais quitté Dol Amroth. Je ne savais pas où commencer mes recherches, des rumeurs courraient sur toi... Impossible de savoir."

Il se tût un instant.

"J'ai rejoint le service de Tulkor, qui avait emploi de moi... Quand j'accomplissais une tâche, je cessais de penser à autre chose, c'était un soulagement... J'ai été lâche, je le sais. Je ne suis pas parti à ta recherche à travers la Terre du Milieu comme j'aurais dû... Je suis impardonnable de ne pas l'avoir fait... Et cependant, comme tu te trouvais au Harad, j'aurais pu chercher jusqu'à mourir dans un fossé sans te revoir..."

Il vint s'asseoir à côté de l'Elfe, et recoiffa doucement une mèche des longs cheveux blonds qui tombaient en cascade dans son dos.

"Maintenant, non, je ne suis pas marié, et je n'ai connu personne depuis que je ne t'ai pas vu... Tu détiens mon coeur, à jamais... Quant à ce que je complote ici, pour résumer, je me fais passer pour un Seigneur afin que Tulkor puisse mettre en application un plan tordu destiné à éliminer la menace d'une armée Orque. J'ai dû évacuer deux villes, et non des moindre,s jusqu'au dernier habitant... Autant dire que je ne vais pas vider celle-là..."

Il eut un petit sourire en regardant l'unique amour de sa vie, ne sachant trop comment agir maintenant. Il laissa filer un moment entre eux, comme du sable glisse entre les doigts, avant de recommencer une nouvelle fois à parler.

"Et tes hommes? Madris, Armelos, et les Gardes Phénix? Ils sont en ville?"


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MessageSujet: Re: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyLun 19 Jan 2009 - 8:08
Maya aurait pu être confuse, détourner son regard du corps de celui qui à l'heure qu'il était aurait dû être son mari, mais l'idée ne lui effleura même pas l'esprit. Elle savait au fond d'elle que si elle cessait de l'écouter, il allait probablement partir encore loin d'elle et ça, c'était quelque chose qu'elle se refusait à admettre. Bien entendu, elle savait que le moment où il partirait viendrait bien trop vite, mais pour l'heure, ce qu'elle désirait c'était comprendre, appréhender cette absence sur laquelle elle n'avait pu mettre de raison jusqu'à aujourd'hui. Ainsi donc, lorsqu'elle entendit de la bouche même de Sefir qu'il avait été torturée par les armées sombres, certainement en Mordor même, elle ne cligna pas des yeux et n'eut aucune réaction particulière. C'était comme si, dans le fond, même cette tragique révélation ne parvenait plus à atteindre ce coeur si souvent meurtri. Elle aurait pourtant tort de se plaindre, étant donné qu'elle n'avait pas souffert en comparaison de son "bien aimé", mais elle ne pouvait s'empêcher de ressentir regrets et colère envers cet homme qui était tout de même parti de son plein gré à la bataille. Il lui avait fait une promesse, il l'avait volontairement rompue, et aujourd'hui elle voyait de ses yeux d'ancienne elfe le résultat plus que tragique. Ce fut pourquoi elle se contenta d'ôter sa main de celles de Sefir, tout en écoutant la fin de son triste récit. A vrai dire, elle ne savait comment réagir...L'ancienne Maya aurait sans conteste serré cet homme tant aimé dans ses bras, comme si elle avait voulu que la peine ressentie soit sienne, mais l'actuelle jeune femme en était bien incapable. C'était comme si quelque chose s'était brisé en elle en même temps qu'elle s'était faite transpercer par cette lame d'orque.

Maya regarda Sefir sourire enfin et cela la rendit toute drôle. Elle eut un très léger sourire en réponse, n'osant pour l'heure répondre à la question qui venait de lui être posée. Elle tourna les talons pour aller se placer près de l'immense porte fenêtre qui s'ouvrait devant elle et qui, malheureusement pour cette femme éprise de liberté, était fermée. Elle prit soudain son inspiration, décidée elle aussi à dire toute la vérité sur ce qui lui était arrivé durant son absence...Et cela, bien qu'elle fut sûre que Sefir regretterait aussitôt qu'elle eut pris cette initiative lorsqu'il aurait entendu de quoi il retournait.

" Pour ma part...J'étais déboussolée et très en colère contre toi lorsque tu as décidé de partir à la bataille, rompant ainsi la promesse que tu m'avais faite. L'image que je voyais de moi dans ma glace me rebutait, je perdais espoir et chaque jour était plus une torture qu'une caresse sur mon corps d'ancienne elfe. J'avais perdu toute raison de vivre, parce que je savais pertinemment que tu ne reviendrais pas...Ou que si tu revenais, tu ne tarderais pas à choisir à nouveau la guerre au lieu de moi. Alors chaque jour, je me faisais du mal...Je ne mangeais pas, jouait avec un couteau en testant le temps durant lequel je résisterais à la douleur...Ils m'avaient pris mon fils et pourtant je n'avais aucune force de le venger. Puis il est arrivé...Thane. Tu l'avais envoyé pour me donner un baiser, et il a été comme le seul rayon de soleil qui a peuplé mes jours durant cette période. Sans réfléchir, je me suis donnée à lui puis je suis sortie de sa vie tout aussi rapidement, non pas par honte de ce que j'avais fais, mais pour lui éviter la souffrance de perdre un être auquel on s'attache...Je ne voulais pas m'attacher à lui, je ne désirais pas non plus qu'il s'attache à moi."

A cet instant, Maya marqua une courte pause dans ses révélations. Elle estimait que peut-être Sefir en avait assez entendu et comptait prendre la porte pour ne plus jamais revenir, mais le silence auquel elle se heurta lui indiqua bien qu'il n'avait pas bougé d'un pouce. Ce fut pourquoi elle soupira légèrement avant de se retourner vers lui, affrontant fièrement son regard exactement comme la première fois qu'il s'était adressé à elle. Puis, elle poursuivit:

" Je voulais te punir Sefir. Prétendre le contraire serait mentir et comme je te dois la vérité, je te la donne, même si je doute qu'à l'heure qu'il est tu ne regrettes pas ma franchise. Cela dit, ce fut la seule fois où l'idée de te faire payer le manquement à ta promesse me traversa l'esprit. Ensuite, je suis partie à ta recherche, accompagnée par Madris et Armelos. Je savais que j'allais vers une mort certaine...Mais peu m'importait. J'aurais foulé milles sentiers de mort pour te retrouver et te serrer contre moi comme à la toute première fois. Mais un orque a transpercé mon coeur et se fut fini. Pendant des mois je n'ai pu entrevoir la lumière du jour, navigant entre la vie et la mort, ne sachant pas si mon existence méritait encore d'être poursuivie sans toi. J'ai douté...J'ai finalement pris le chemin de la lumière, mais en te voyant si triomphant je ne sais si j'ai pris la bonne décision. Après tout, mourir d'une arme est la mort la plus glorieuse qui soit pour un elfe...Bien que je ne fasse plus partie de cette race par ton fait."

Le ton de Maya n'était pas empli de reproches, au contraire. Il était doux, posé, presque suppliant. Dans le fond, elle voulait qu'il lui pardonne, tout simplement ses fautes. Alors elle s'avança vers lui, le pas un peu tremblant du fait qu'elle avait à la fois peur et mal...Elle posa sa main sur sa joue et sans réfléchir, lia fougueusement ses lèvres aux siennes. L'ancienne elfe savait qu'elle avait beaucoup de torts dans l'histoire...Mais elle n'attendait qu'une chose en vérité et il faudrait bien que Sefir la trouve: Qu'il arrête de la laisser de côté.
Enfin, lorsqu'elle fut séparée de lui, elle posa ses mains sur ses deux joues, espérant ne serait-ce qu'un signe, même de colère, qui aurait pu lui indiquer qu'il était touché d'une quelconque façon...

" Tu n'as qu'un mot à dire et je m'en vais si tel est ton souhait..."
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MessageSujet: Re: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyLun 19 Jan 2009 - 21:16
Sefir ne réagit pas. Durant tout le temps que Maya parla, il resta immobile. Il n'eut même pas une réaction quand elle l'embrassa fougueusement, dans un parfum des premiers jours de leur histoire... Il la regarda énoncer de funestes paroles concernant son départ possible... Lentement, il écarta les mains de l'Elfe de ses joues, son regard et son visage se durcissant progressivement. Et, d'un ton allant crescendo, il lui parla ainsi:

"Je savais que j'avais été trahi par quelqu'un lorsque je fut enlevé. Mais par qui? Thane me doit la vie, Amelos est loyal jusqu'à la mort et Madris est presque un fanatique... En revanche, je découvre qu'après avoir été trahi par un de mes lieutenants les plus proches, j'ai aussi été trahi par la seule personne en qui je croyais pouvoir me fier! Trahi! Trahi et encore trahi! Trahi par un Roi, un Intendant, un Lieutenant et maintenant ma femme! Non... Pas par ma femme... Par la seule personne à laquelle je tiennes en ce monde!"

Le visage de Sefir était maintenant déformé par un rictus peu avenant. Il y avait là de la colère, mais l'Hasharîn avait toujours eu la colère belle, terrible, pas cette grimace. On lisait sur sa face autant de peine que de détresse, de douleur et de rage. Il se rapprocha de Maya, entre les larmes et la furie.

"Comment est-ce que tu as pu... J'étais à Minas Tirith sur ordre d'Aragorn pour une affaire d'État, je suis arrivé trop tard et me suis retrouvé coincé dans la ville! Qu'est-ce que tu croyais que je ferais?! Que je fuirais dès le début des combats? Que j'abandonnerai mes hommes? Que je laisserai la capitale de celui qui nous permettait de vivre en seigneur et dame tomber sans rien faire? Mais la ville est tombé, trahie par son Intendant... Je suis revenu à Dol Amroth aussi vite que possible. Je devais rejoindre le front, et j'aurais véritablement préféré te voir avant de continuer... Mais je n'avais pas le temps. J'ai mes torts dans cette affaire, Maya, je le reconnais! Mais qu'est-ce que tu t'imagines? Que tu es la seule à pleurer le départ d'un être aimé?! C'est ça?!"

Il paraissait hors de lui, même si ses gestes demeurait encore mesurés.

"Qu'est-ce que tu t'imagines? À chaque fois que j'ai mené des hommes à la bataille, j'ai emmené des gens comme moi qui laissaient une femme ou une fiancée qu'ils aimaient derrière eux... Certains ne sont jamais revenus que dans un cercueil! Regarde à Dol Amroth! Mille cinq cent femmes n'ont pas vu celui qu'elles aimaient revenir! Parmi elles, nombre n'avaient qu'une vingtaine d'année et pas d'enfants. Est-ce qu'une seule est partie à travers la nature? Non... Bien sûr, il y a eut des pleurs, qui ne pleurerais pas? Moi-même j'ai toujours pleuré les hommes que j'avais envoyé à la mort."

Son regard de fer se planta dans celui de l'Elfe.

"De simples femmes de Gondor se sont montrées bien plus courageuses que toi. Elles n'ont pas emmené leur enfant dans la nature sur un coup de tête! Et elles n'avaient plus aucun espoir que revienne un jour leur époux. Que tu aies agis comme tu l'as fait après mon enlèvement, je le conçoit. Je ne t'en veux pas. Je te parle d'avant, alors que tu savais pertinemment que j'étais en vie..."

Son ton semblait s'être un peu radoucit.

"Et je t'ai envoyé Thane. Je t'ai envoyé un de mes meilleurs hommes. Un guerrier hors pair et un garde du corps habile. Je t'ai envoyé quelqu'un qui m'était loyal, et tu l'as séduit Tu as corrompu un de mes meilleurs hommes! Alors qu'il te disais que je ferais en sorte de ne pas m'exposer plus que de raison. Alors que tu savais que je reviendrai après le conflit! Tu m'as trahi sans raison..."

Il vit que Maya allait dire quelque chose, et la coupa avant même qu'elle ait pu prononcer un son.

"Oh, je sais ce que tu vas me dire, j'ai pourtant été blessé durant cette bataille... J'ai été blessé derrière la ligne de front! J'ai dû charger. J'avais le choix entre rester sur place et voir la ligne de bataille se déplacer jusqu'à moi, ou la repousser! J'ai choisis la deuxième option, et jamais je n'aurais été blessé si j'avais été face à quelqu'un d'autre que Toranur de Mordor..."

Il se stoppa, dans le silence.

"Je t'avais donné ma parole de revenir et de rester à tes côtés... Et je comptais bien le faire! De nous deux, TU es partie! Tu t'es enfuie avec notre fils, le menant à la mort. Tu t'es abandonnée à Thane, qui s'est enfuit après! Tu as bien plus fuis que moi, Maya! Et non contente de t'en aller, tu m'as aussi trahi!"

Et, sans même qu'il ne se contrôle, sa main s'envola, giflant la joue de l'Elfe avec une violence dont il ne se serait jamais imaginé capable envers elle... Ce fut pour l'assassin comme recevoir un plein sceau d'eau froide sur la tête, le calmant immédiatement.
Il ne s'était pas écoulé plus de quelques secondes entre le moment où sa main avait heurté la joue de l'Elfe, la faisant basculer sur le côté, et celui où il se retrouva à ses côtés, la serrant dans ses bras, des larmes s'écoulant de ses yeux tandis qu'il se lamentait.

"Mais qu'est-ce que j'ai fait...? Mais qu'est-ce que j'ai fait... Oh, Maya, pardonnes moi... Je t'aime... Je t'aime... Comment j'ai pu faire ça... Uru, pardonnez moi, pardonnez moi..."

Les mêmes paroles revenaient en leitmotiv dans un ordre différent, tandis qu'il tenait doucement l'Elfe dans ses bras, pleurant sur son épaule en silence...


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MessageSujet: Re: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyMar 20 Jan 2009 - 8:16
Jamais Maya n'aurait songé à un tel retournement de situation. Au lieu de s'expliquer calmement, Sefir avait pour une fois encore choisi la voix de la colère. Tandis qu'elle avait vidé tout le sac qu'elle gardait dans le tréfonds de son coeur depuis de nombreux mois, son "bien-aimé" l'avait presque coupée en se lançant dans une tirade mélo dramatique qui n'était digne que de lui, cela va sans dire. Le coeur de la jeune femme se brisa en milles morceaux alors qu'il osa la rendre coupable de la mort de leur fils...Certes, elle avait agis uniquement selon sa conscience depuis le début, n'en faisant qu'à sa tête sans jamais véritablement user de raison, mais là, Sefir était devenu brutal dans ses propos, si bien qu'elle n'osa rien rétorquer en vue de lui donner tort. Dans le fond, elle savait qu'une grande part de vérité se cachait sous ses mots, si douloureux et pénibles à entendre soient-ils. Mais là, la punition devenait trop grande...Le flot de paroles accusatrices qu'elle recevait en pleine figure lui prouvait au moins qu'elle avait eu faux sur toute la ligne, puisqu'il n'avait visiblement perçut ses actes que comme ceux d'une gamine capricieuse qui ne possède pas plus de courage qu'un enfant perdu en forêt. Cela dit, d'un côté, elle comprenait cette colère qui semblait lui ronger les sangs, mais d'un autre, elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi il s'attaquait de cette manière à elle. Aucune faute n'est impardonnable si elle est avouée avec le coeur...Et c'était ce que Maya avait fait, elle lui avait confié sa faute, demeurant parfaitement consciente de la gravité de son acte. Elle avait même proposé à cet homme furieux qui se tenait en face d'elle de prendre congé si la vision de son histoire et l'entente de ses paroles étaient trop insupportables pour lui. Mais au lieu de la chasser, il la punit plus encore qu'elle n'aurait pu l'imaginer: Les paroles volaient en éclats sur elle et son coeur était plus malmené de seconde en seconde. Il pouvait se vanter de lui faire ravaler sa faute avec brio! Maya avait honte d'elle...Mais c'était sans nul doute le but ultime de Sefir si elle en croyait son comportement.

Tandis que l'ancienne elfe tentait de mettre de l'ordre dans tout ce qu'elle venait d'ingurgiter comme paroles diverses, quelque chose de bien pire pointa le bout de son nez à l'horizon. Maya n'avait dit mot durant toute la tirade de Sefir, et, comme si ce n'était pas assez qu'elle soit anéantie par celui qui aurait pu devenir son mari, une gifle monumentale et terriblement douloureuse fouetta l'air, claquant dans l'atmosphère déjà pesante comme un fouet de maître enragé face à son esclave désobéissant. Sefir avait atteint la limite de ce que l'elfe était capable de supporter...Les pleurs de la jeune femme se glacèrent littéralement dans ses yeux, et son visage se ferma complètement; C'était comme si une armure invisible avait pris place tout autour de Maya et qu'elle refusait de s'en aller maintenant qu'elle n'était plus en sécurité aux côtés de ce jeune homme visiblement blessé. La jeune femme demeura complètement de glace tandis que Sefir s'était rendu compte de ce qu'il avait fait. Elle ne dit rien, et n'eut aucune réaction alors qu'il prit la peine de la serrer contre lui, les larmes débordant de ses yeux et se déversant sur ses joues. Le flot d'excuses quant à lui ne se fit guère prier pour leur parvenir, et pourtant, là encore, Maya ne dit pas un mot. Elle ne passa même pas ses mains autour du corps de son "bien aimé", comme si le choc avait fait d'elle un corps inerte, sans vie ni désir de continuer la lutte...

Le temps d'un souffle, Maya repoussa Sefir, non pas violemment mais avec douceur, agissant comme un robot sans conscience ni vie. Son regard était vidé de toute émotion, et elle avait plus de ressemblance émotionnelle avec une pierre que jamais. Pourtant, ses magnifiques yeux bleus se posèrent sur Sefir, et ce fut alors clair: Il avait pris sa décision. Pour elle, il avait fais le choix de la rejeter, n'étant pas prêt à écouter la folie qui l'avait prise en s'unissant à Thane et qui pourtant comportait une véritable raison cachée. La mort de son fils l'avait rendue folle...Et comme chaque mère qui doit pleurer la chair de sa chair, elle avait perdu l'esprit. Cela ne constituait pas en soi une excuse et elle en était parfaitement consciente, mais c'était la sienne...Celle du désespoir. Par ailleurs, un mince sourire triste orna ses lèvres tandis qu'elle n'avait pas bougé d'un pouce après avoir repoussé Sefir. C'était comme si tout devenait plus clair...Tout d'un coup.

" Tu as fais ton choix...A moi de faire le mien. Tu as pris ta décision seul, celle de ne pas écouter jusqu'au bout mes raisons. Je comprends...Tu étais mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest...J'ai eu la naïveté de croire que jamais ton amour pour moi ne s'éteindrait...J'avais tort. C'est à toi de pardonner mes fautes, ma naïveté, et toutes les raisons que tu as bien pu trouver pour en arriver là. Je n'aurais pas dû revenir...Pas dû survivre à mes blessures. Je pensais que le fait d'avoir été transpercée de part en part constituait une part de punition...Mais j'étais dans l'erreur..."

A ce moment précis, Maya s'inclina, comme une suivante devant un seigneur. Elle marquait désormais une distance entre eux, distance qui avait été crée par la gifle de Sefir justement. C'était un peu comme si elle devenait sous fifre, et qu'il lui donnait des ordres...Pourtant, cela ne l'empêcha pas de reprendre la parole, toujours en le tutoyant:

" Ne blâme pas Thane. Comme tu l'as dis, c'est moi qui l'ait séduit, je suis seule fautive. Je mérite seule d'être damnée pour mes actes. Je vais me rendre en Mordor aussi...Toute minute pouvant être gagnée pour ta lutte sera bonne à prendre non? Je te souhaite bonne chance Sefir...Puisse-tu devenir le grand seigneur que tu aurais toujours dû être. "

Maya tourna les talons à cet instant précis, sa décision demeurant en quelque sorte sans appel. Ses pas finirent d'ailleurs par la conduire aux écuries, où elle pu récupérer son cheval...Cela dit, au lieu de partir tout de suite à grand galop, elle s'arrêta un instant avec ce qui constituait son dernier "soutien" en ce monde. Elle ôta donc sa cape, dévoilant une robe légère et d'un vert sombre, puis pris une brosse dans ses mains. Elle commença dès lors à brosser la robe sablée de son cheval, sans jamais verser une larme ni se lamenter de quelque manière que ce soit sur ce qui venait de se passer...On aurait presque pu dire qu'elle perdait l'esprit, tout comme lorsqu'elle avait été blessée et brûlante de fièvre, délirante...

" Les temps redeviendront bientôt clément, je l'espère...J'aimerais voir du ciel des horizons plus clairs lorsque je ne serais plus. Tu te souviens du moment où j'avais pris le cheval de mon père? Tu n'étais encore qu'un poney et moi une enfant...Mais j'ai chevauché, bravant les difficultés avec une facilité qui en avait secoué plus d'un...Mais aujourd'hui, la seule chose qui puisse me convenir est me sacrifier en Mordor ou bien m'enfermer dans une communauté religieuse où je ne pourrais plus tenter personne, ni commettre quelque erreur que ce soit..."
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MessageSujet: Re: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyMar 20 Jan 2009 - 23:36
Et elle quitta la pièce. Sefir demeura quelques instants interdit, avant de se précipiter à sa suite en éructant des ordres à la ronde, provoquant une véritable tornade d'agitation sur son passage. Partout où il arrivait, des valets et des soldats se mettaient à courir, cherchant à démêler ce qui était le plus important dans ce que Sefir ordonnait. Préparer les bains? Chercher un médecin? Prévenir l'intendant de possibles funérailles? Ou encore mobiliser l'armée? Chercher la jeune femme avec qui il avait disparu dans son bureau? Alerter la garde? Encercler les écuries? Les cuisines devaient se préparer à mettre tout leur talent au service d'un repas intime? Les soldats devaient répéter la parade mortuaire? Les couturières êtres prévenues? Non, les embaumeurs... Oh, et puis les couturières aussi... Oui, les deux! Et boucler le Palais aussi? Personne n'entre ni ne sort? Non, on sort, mais on n'entre pas. Et ceux qu'on a fait quérir? Ils entrent. Mais comment gérer? Débrouillez-vous!
Ils firent tout cela, dans la panique générale la plus totale et le chaos le plus indescriptible. Il va sans dire que dans le Palais régna un désordre qu'on pourrait sans peine qualifier de capharnaüm dantesque et qui fit que les civils vivant à proximité, vinrent se coller aux grilles de fer, regardant d'un air suspicieux toute cette activité, regardant un triple cordon de gardes se mettre en place aux entrées, les bloquant à toute tentative de pénétration du Palais, pour quelque motif que ce soit à quelque personnalité que ce soit.
Maya quant à elle n'alla guère plus loin que les écuries. Alors qu'elle était occupée à brosser la robe de son cheval, elle entendit des bruits de course tout autour du bâtiment, des cris, des ordres qu'on hurle, le tout accompagné du cliquetis d'armures et d'armes. Sefir ne tarda pas à entrer dans la pièce d'un pas encore mal assuré. Il était seul. Il n'avait pas même pris la peine de rejeter un vêtement sur son torse.

"Ainsi tu souhaites réellement partir... Tu veux réellement me tuer?"

L'ouïe de l'Elfe avait pour une fois dû lui faire défaut. L'homme s'arrêta à trois mètres d'elle.

"Si tu pars en Mordor, tu m'achèves. Si tu disparais de ma vue, tu me tues à petit feu comme tu m'as tué tout le temps que nous avons été séparés..."

L'Hasharîn soupira. Toutes ses paroles, il les avaient prononcé à voix basse, résolue. Il releva ensuite la tête, passa une main dans son dos et en tira sa longue et fidèle dague.

"J'ai posté 300 hommes d'élite autour de l'écurie. Ils ne t'empêcheront pas de partir, ils sont juste là pour s'assurer que nous ne serons pas dérangés. Je t'ai frappé sous l'emprise de la colère, je le reconnais. Oui je suis parti en guerre... Oui, j'ai des torts dans cette affaire comme tu en as."

Il prit une grande inspiration, leva son arme, la pointant vers le coeur de Maya. La lueur du soleil passant par une lucarne accrocha l'acier poli et repoli, souligna la perfection de la pointe et de son fil.

"Je ne vais pas t'obliger à rester ici. Si je le voulais, j'aurais déjà ordonné à mes hommes de te ramener. Tu n'aurais pas fait le poids. Ce n'est pas mon but. Si tu veux réellement t'en aller, alors fais le. Mais avant ça, le veux que tu saches deux choses..."

Il abaissa son arme, la serrant dans son poing.

"Je n'ai jamais cessé de t'aimer, Maya. Tu étais l'étoile qui guidait ma raison lors de ces six mois de tortures quotidiennes et incessantes. Tu étais la raison de ma mort à petit feu, de ma métamorphose. Tu m'as aidé à ne pas devenir fou de douleur. Mais tu as aussi fait de moi un genre de prédateur. Un fou en un sens. Un fou de traque, voilà... Tu as dit que j'étais ton Nord, ton Sud, ton Est et ton Ouest. Tu as dit que j'avais cessé de t'aimer..."

Il releva une fois de plus son arme. D'un habile mouvement de doigts, il inversa le sens de la lame, qui vint reposer à l'emplacement de son coeur. Une perle de sang coula le long de son torse, tant l'arme avait été aiguisée avec soin.

"Tu as tort au moins sur un point. Je t'aime encore, et tu n'as jamais cessé d'être mon seul repère dans ce monde. Maintenant, je te le redis, si tu veux partir, fais le. Mais je te jure qu'à peine auras-tu franchis cette porte que cette lame traversera mon coeur. 'Toute minute gagnée pour la lutte sera bonne à prendre'. Je ne veux pas d'une minute à ce prix. Je ne veux pas d'une demie vie, ni pour moi...ni pour toi. Je vivrai avec toi...ou je ne vivrai pas."

La résolution qu'on entendit dans ses paroles et qu'on lu dans ses yeux ne laissaient transpirer aucun doute. Chaque mot avait été prononcé pour son sens. En chaque mot de son discours il croyait. Et chacun d'eux seraient appliqués. Avec un tintement que seule Maya perçu, une nouvelle goutte de sang perla de la petite coupure, glissa le long de la lame, pour s'écraser dans la poussière couvrant le sol.
L'assassin ne prononça plus rien. Qu'avait-il d'autre à dire? Maintenant que Maya menaçait de s'éloigner une fois de plus de lui, il ne voulait plus supporter à nouveau une solitude qui promettait de durer jusqu'à la fin de ses jours. Il n'y avait plus que deux solutions pour lui. Et il les avait énoncées.
Son regard émeraude planté dans le ciel des yeux de Maya, il attendait la sentence de sa Nemesis qui serait juge et juré. Il s'était réservé le rôle de bourreau. Pour lui comme il avait un temps été bourreau pour elle.


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MessageSujet: Re: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyLun 26 Jan 2009 - 9:40
Un vaste cauchemar...Voilà ce qui se déroulait sous les yeux ébahis d'une ancienne elfe. Maya ne savait plus que faire, quoi dire à cet instant précis, mais ce dont elle était certaine, c'était que le désarroi de Sefir ne la laissait pas indifférente. Elle comprenait désormais pourquoi on employait souvent l'expression "se mourir d'amour pour quelqu'un". Elle ne voulait pas vivre sans lui, il ne voulait pas vivre sans elle...Mais à quoi bon une telle folie alors que de toute évidence l'un comme l'autre se détruisaient mutuellement à petit feu? C'était là où Maya perdait le fil de l'histoire...Certes, elle ne voulait pas de mal à son "bien aimé", mais elle ne pouvait nier que le fait d'avoir couché avec Thane avait toujours eu pour but de punir Sefir pour ses absences répétées. Par conséquent, elle ne voulait pas son mal, mais elle ne voulait pas son bien non plus...A croire qu'elle passait elle aussi par de bien sombres pensées qui devenaient toutes plus indignes d'une elfe que possible. A vrai dire, Maya avait peur...Elle était persécutée par ses propres sentiments, et telle était l'unique raison de son envie de fuite. Elle voulait vivre et mourir en même temps, aimer Sefir et le détruire...Comme si deux personnalités distinctes étaient nées dans son âme et conscience alors que dans le fond, elle restait toujours la même elfe un brin solitaire, déterminée et courageuse. Mais cette facette, encore faudrait-il qu'elle parvienne à la faire sortir de nouveau.

En à peine quelques secondes, la scène changea du tout au tout. Après avoir pointé son arme vers elle, Sefir venait de coller le bout de sa lame contre son propre coeur, faisant saigner son torse saillant tant l'arme était habilement aiguisée. Pendant quelques instants, l'elfe crut que son sang s'était glacé dans tout son corps, et que son coeur s'était tout bonnement arrêté de battre. En quelque sorte, ce fut le cas, mais elle ne s'écroula pas pour autant, et finit par prendre une grande inspiration tout en reprenant le peu d'esprit qu'elle avait encore. Mais durant ces quelques instants durant lesquels elle n'avait vu que le sang couler et n'avait rien remarqué d'autre, quelque chose s'était produit chez la jeune femme. Le manque d'irrigation et d'oxygène dans son corps, même si cela n'avait duré que quelques secondes, finirent par avoir raison d'elle...Et Maya s'écroula littéralement sur le sol, inanimée. Le visage de la jeune elfe se figea, devenant plus calme, dépourvu de toute douleur...Son coeur battait désormais à vitesse régulière...Elle aurait presque donné l'impression d'être plongée dans un sommeil profond si seulement elle ne s'était pas écroulée dos contre terre aussi brusquement...Et d'ailleurs, sa gouvernante ne tarda pas à ouvrir la porte à la volée après le vacarme qu'elle venait d'entendre...

Des cris de terreur se firent entendre à peine Impa eut-elle franchit le pas de la porte. Dieu! Qu'était-il donc arrivé à sa jeune maîtresse? La vieille femme avait parcourut autant de terres qu'il était possible d'en parcourir afin de la retrouver, et maintenant que c'était chose faite, tout ce qu'elle voyait, c'était l'immobilité de Maya sur le sol...

" Mon Dieu! Aidez-moi à l'allonger espèce d'empoté! Ne voyez-vous pas qu'elle est fragile, mourante? Les hommes ne sont donc bons qu'à faire la guerre et rien d'autre? Une femme a besoin de chaleur, de sécurité et d'amour...Pas de cette arme que vous tenez lâchement entre vos doigts de bourreau! "

Impa mit Maya sur un petit lit qui n'était pas très loin et elle grimaça en voyant que sa maîtresse avait de la fièvre. Elle la recouvrit de couvertures et chassa Sefir de la pièce sans aucune douceur, n'ayant cure du fait qu'il était seigneur et que comparé à elle, il était presque un Dieu vivant...Lorsqu'il s'agissait de la jeune femme, qu'importe les risques qu'elle encourait à agir de la sorte...Il fallait qu'elle la sauve, et par conséquent elle la sauverait quoi qu'il lui en coûte!
Plusieurs heures s'écoulèrent entre le moment où Maya avait été allongée et l'instant où elle rouvrit enfin les yeux. Cette fois, son teint avait repris une couleur plus humaine, et un sourire orna son visage tandis qu'elle vit une personne aimable près d'elle...Aussitôt, Impa se hâta et partit chercher Sefir, toujours sur le pas de la porte comme elle l'espérait, l'emmenant près de Maya qui souriait, tout simplement. Elle lui murmura qu'elle les laissait quelques instants seuls, et que s'il y avait un problème, elle ne serait jamais loin...Avant de quitter la pièce en grande hâte. Comme quoi, Impa n'était pas qu'une brute de décoffrage! Mais Maya avait quelque chose de changé...D'où le fait qu'elle pouvait sourire sans peine. Et ce changement se dévoila dès lors qu'elle prit la parole, serrant au passage ses doigts fins et chauds contre la main de Sefir, nettement plus froide.

" Bonjour monseigneur...Votre visage ne m'est pas inconnu, vous aurais-je déjà rencontré? Il semble que je me sois assoupie, je n'ai aucun souvenir de ma venue ici...Où sommes nous donc? Et savez-vous qui je suis? "

Maya aurait pu aisément prétendre qu'elle n'était qu'une âme errante, ou bien un esprit de Dieu...Elle n'en savait rien, elle ne se souvenait plus de rien...
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MessageSujet: Re: Nazik-Zaddan   Nazik-Zaddan EmptyDim 1 Fév 2009 - 10:31
Quand Maya s'effondra, le temps sembla se stopper pour l'Hasharîn. Il lâcha son arme et se précipita auprès de l'Elfe inanimée. Quand la dague tinta d'un son cristallin sur le sol, il était déjà auprès d'elle, hurlant son nom, sans savoir quoi faire. Que n'importe quoi d'autre ait le même malaise, et Sefir se défiait de ne pouvoir le ranimer. Mais sa bien aimée lui faisait perdre tous ses moyens. Il ne fallait plus qu'un élément imprévu pour lui faire perdre tout sens de la suite des événements. L'arrivée d'Impa, la gouvernante, suffit. D'où venait-elle, comment diable était-elle arrivée là et depuis quand arpentait-elle la Terre du Milieu, voilà autant de questions qui nécessiteraient qu'on y apporte une réponse. Mais on verrait à y pourvoir en temps voulu. Pour l'instant, l'important restait de s'occuper de la jeune femme. Et de se soustraire à cette vie de pouvoir qui le consumerait tôt ou tard, emportant Maya dans sa chute.
Laissant la gouvernante s'occuper de l'Elfe qu'il aurait tant voulu pouvoir appeler sa femme, il se retira dans la pièce principale des écuries, au milieu des hennissements des chevaux que cette agitation faisait paniquer. Les yeux fermés, les mains garantissant qu'ils ne verraient rien, il se tînt là quelques instants, avant de prendre sa décision. L'opération devrait être minutée et exécutée dans ses moindres détails, et pour cela, il lui fallait contacter quelques personnes... Quelques ordres lui suffirent.

"Gardes! Qu'on m'amène papyrus, parchemin, ou quelque support qui soit suffisamment léger pour être transporté, ainsi qu'un nécessaire d'écriture!"

Un des hommes se dirigea aussitôt vers le Palais, afin de quérir ce que son Seigneur demandait. Bien que faisant preuve d'un comportement étrange, bien que ne paraissant pas avoir le caractère facile, ce dernier savait néanmoins tenir ses troupes, et la population de la ville. Pour combien de temps encore? C'était là une des pires craintes de l'assassin. Il pouvait jouer ce rôle quelques temps, mais combien exactement, avant que la vérité n'éclate?
Nul ne remarqua les discrets signes de connivence qu'échangea Sefir avec un de ses gardes, qui ne manifesta de son côté pour toute réponse qu'un hochement de tête à peine perceptible. Celui qui se prétendait seigneur commença à faire les cent pas, semblant s'occuper à tracer du bout de sa botte quelques lignes dans le sol, qu'il effaça d'un geste quelques instants plus tard. Nouveau hochement de tête du garde, tout aussi discret que le précédent. Puis l'homme s'éclipsa, sans que nul ne remarque son départ. On voulu signaler cette absence à Sefir dès le moment où on s'en aperçu, mais il fut impossible d'obtenir de lui autre chose que des remarques sarcastiques sur le nombre de gardes ici, et sur la probabilité que l'autre ait été pris d'un besoin urgent. Visiblement, les affaires de l'État n'étaient en ce moment même pas parmi les plus grandes préoccupations de l'assassin.
Enfin, après une durée qui lui avait paru des siècles, ce qu'avait demandé Sefir se trouva devant lui. Il remercia le garde, lui accordant son après midi, et se saisit immédiatement du roseau taillé, à l'aide duquel il inscrivit rapidement quelques lignes sur la surface sèche du papyrus, avant de contempler la suite de symboles obscurs, apparemment satisfait de son travail. Il demanda un aigle pour le transport de la missive. On le lui amena. Avec le ton de celui pour qui la manoeuvre est habituelle, Sefir envoya l'animal porter son précieux message en Lorien, à un vieil ami. Une vieille connaissance dont il allait avoir besoin.
Une heure s'était alors écoulée depuis le malaise de Maya. Une heure pendant laquelle il lui semblait déjà en avoir fait autant que pendant plusieurs fois la même durée. Il tenta d'obtenir des nouvelles de l'état de sa bien aimée, mais la gouvernante ne le laissa pas même pénétrer dans la pièce où était étendue l'elfe au corps de jeune fille.
Dépité, et ne voulant à aucun prix quitter la proximité de la souffrante, il ordonna qu'on lui amène ses vêtements usuels. Ce fut fait , et au même instant, un garde venait l'informer que le déserteur était revenu. Semblerait-il qu'il eut été pris d'un malaise à rester au soleil et soit allé s'hydrater et se reposer. Sefir décréta en s'habillant dans des vêtements simples qu'aucun châtiment plus grave qu'une garde devant ses appartements ne serait prononcé à son encontre. Le retour du déserteur s'accompagna de l'annonce qu'une femme du peuple souhaitait le rencontrer. L'accord fut donné, et bientôt une silhouette qu'on devinait fine, dissimulée sous une cape à capuchon, pénétra dans l'écurie. Dehors, un des gardes, visiblement surpris, tenait entre ses mains un carquois, un arc court et une de ces dagues longues que Sefir et les siens appréciaient particulièrement. Une Hasharîn. Aux côtés du garde se trouvait une silhouette masculine elle aussi encapuchonnée, qui avait dû escorter ici la première personne.
Les deux s'assirent sur un banc des écuries, et entreprirent de discuter vivement, dans une langue sifflante, étrange. Elles ressemblait par les sonorités au vieux parler de Harad, mais les mots n'étaient pas les mêmes. La discussion parût âpre. Cependant, sur la fin, la mystérieuse femme acquiesça, se rendant aux dires de Sefir, et sortit de la pièce, aussitôt suivie par son acolyte, lequel ne prononça pas un mot, laissant celui qui les avait fait venir ici seul avec son anxiété. Bizarrement, avoir accomplit tout ceci parût calmer quelque peu Sefir, qui réclama à boire. Ce fut celui avec qui il avait échangé quelques signes qui, encore légèrement mal assuré dans ses déplacements, se chargea de lui amener une cruche qu'il venait de tirer à un puits. Le gosier de l'assassin accepta avec reconnaissance l'eau fraîche qu'on lui offrait.
Quelques heures passèrent encore sans que dans le Palais ne se manifeste plus d'activité qu'auparavant. Puis on vint annoncer que Maya avait reprit connaissance. Sefir sauta littéralement sur ses pieds, toute trace de lassitude disparue désormais de son corps. Il savait ce qu'il devait faire. Il savait quoi dire à Maya. Ce qu'il avait prévu. Ce qu'ils feraient. Il prêta à peine attention à la vieille gouvernante, qui ne lui glissa que les habituelles consignes de visite à un malade. À peine fut-il dans la pièce qu'il constata que quelque chose avait changé chez son interlocutrice. Son sourire. Un sourire qu'il ne lui avait jamais vu même aux meilleurs temps de leur idylle. Et elle lui demanda où ils se trouvaient, et qui elle était. Aucune trace de mensonge sur son visage. La pauvre venait de perdre la mémoire. Encore qu'après ce qui venait de se passer, peut-être était-ce mieux ainsi...
Elle l'avait appelé "Monseigneur"... Que la gouvernante lui avait-elle dit? Sefir hésita quelques instants, mais se repris bien vite, redoublant de concentration. Il dirait la vérité à Maya, mais progressivement. Mieux valait pour le moment lui trouver une histoire plus facile à accepter que celle qu'ils avaient tout deux vécue. Son esprit fonctionnait à toute allure pour monter une histoire crédible.

"Nous nous trouvons à Nazik-Zaddan, ma Dame. Ce nom ne vous dira peut-être rien, puisqu'il s'agit d'une ville située au sud de la capitale de Harad, Umbar, et qui n'est pas très réputée en dehors du Harad et des quelques villes de l'Ouest avec qui elle fait commerce..."

Voilà pour gagner un peu de temps, baratiner, lâcher des informations sans rapport direct avec la conversation. La phase la plus dangereuse, la plus délicate, venait à présent. Il avait le choix. Se faire passer pour un garde du corps ou un mercenaire engagé pour le voyage serait facile. Mais s'expliquer avec elle et lui dire la vérité deviendrait alors beaucoup plus difficile par la suite. Que faire donc. À moins qu'il ne parvienne à persuader Maya que...
Il s'excusa, fit signe au garde complice d'approcher, et, dans la même langue étrange qu'auparavant, lui glissa quelques mots.

"Que vous connaissiez mon visage ne doit pas vous surprendre, puisque nous faisons route ensemble plusieurs semaines. Vous faisiez partie d'une caravane de marchands qui venait ici, à Nazik-Zaddan... Ce que vous y faisiez, je l'ignore, mais je faisais partie de l'escorte de ce convoi. Vous avez une gouvernante, qui se trouve maintenant ici elle aussi, c'est elle qui s'est occupée de vous."

Il fallait qu'il amène Maya à le croire. Son cerveau se chargerai alors de compléter les blancs, s'inventant une histoire qui colle avec le récit qu'on lui faisait. Il prenait le risque d'altérer quelque peu la personnalité de la jeune femme, mais au vu de l'état de faiblesse dans lequel elle se trouvait, c'était ça ou l'effondrement mental... Il détestait ce qu'il était en train de faire et il se détestait pour le faire. Mais il avait là la chance de repartir de zéro avec elle, de mener une vie loin des jeux de puissance et de pouvoir des politiques...
Dans le même temps, il espérait qu'Impa écoutait attentivement tout ce qui se disait, et surtout qu'elle avait compris les raisons de Sefir. D'autant plus que celui-ci ne cherchait visiblement pas à se donner le beau rôle.

Notre dernier voyage ne s'est pas aussi bien passé que nous ne l'espérions, nous avons été pris dans une embuscade Orque. Le convoi est passé, mais beaucoup de ceux qui avaient la charge de l'escorter y sont restés. Le chef de l'escorte, entre autres. Pour tout vous dire, il n'y a que quelques hommes à avoir survécut. Vous même vous avait été blessée lors de cet affrontement, comme la blessure à votre torse vous le confirmera..."

Il remercia intérieurement la gouvernante d'avoir pris soin de changer les bandages de Maya qui, fort sales, n'auraient pu donner crédit à l'histoire de Sefir. La blessure semblait d'ailleurs s'être légèrement ouverte à nouveau, puisque les bandes de tissus étaient rougies. Il se rendait bien compte que son histoire était assez bancale, mais il espérait que ça passe. Sinon, tant pis, il dévoilerait toute l'histoire.

"Vous ne vous souvenez de rien? Nous avons eut quelques conversations lors de ce voyage... Je me nomme Sêdan, vous m'avez dit vous appeler M...aelian..."

Il avait manqué de peu de prononcer le véritable nom de l'Elfe. Il savait quel pouvoir résidait en ce nom. Le simple fait de s'en souvenir lui avait permis de retrouver ses esprits, il y a de cela une petite éternité. Il fallait éviter que l'Elfe entende quelque nom qui soit trop connoté à ses oreilles.
Il fallait maintenant espérer que son histoire prenne... Sinon...il lui faudrait tout expliquer à Maya, ainsi que les raisons qui l'avaient poussé à ne pas lui dire la vérité tout de suite. Orage en vue. Il espérait ne pas avoir à en arriver là.


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Nazik-Zaddan

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