Nom :Inconnu
Prénom :Falein. Elle se fait appeler Phalène pour plus de commodité, parce que les occidentaux semblent avoir du mal avec la prononciation de son nom.
Âge :une trentaine d'années
Race et Métier:Humaine, fille du Rhûn, de professions diverses. Celles-ci relèvent le plus souvent du vol, de la mendicité, de la prostitution, du meurtre et globalement de la survie en milieu hostile.
Présentation physique :Phalène est un petit bout de femme à la silhouette frêle et délicate, si fine qu'elle semblerait pouvoir se briser comme du verre; elle est blonde, petite, plutôt jolie dans son genre. En fait, si on la décrassait et qu'on lui donnait des vêtements à peu près décents, on s'apercevrait vite qu'elle est franchement belle; mais comme ça n'arrive jamais, on se contente de la trouver plutôt agréable à regarder, et baste.
Elle cache son corps maigrichon sous de vastes jupons en haillons, des assemblages de chiffons qui parodient les robes des grands dames et la font ressembler à une princesse des rues; des bijoux de pacotille couvrent ses doigts et son cou, et elle cache en permanence dans le flot de ses chiffons un couteau de chasse à lame courbe, assurance de sécurité autant qu'outil pratique pour la vie de tous les jours.
Cependant Phalène n'a guère fière allure au quotidien, si l'on s'en tient à ses cheveux clairs raides de crasse, ses hardes crottées, ses bras squelettiques couverts des stigmates d'une vie sans concessions; il y a cependant en elle quelque chose qui fait qu'elle n'est pas une simple mendiante, une simple catin en guenilles. Son regard, sans doute, que ne pourrait occulter toute la misère du monde; un vertige d'azur, une lame dans une nuance de gris, un frisson de glace coquettement rehaussé de l'écrin de ses longs cils. Un regard de biche, d'animal; sauvage, dur, sans fierté mais non dépourvu de force, un regard un peu fou d'animal aux aguets, perpétuellement traqué, sans repos. Bien malin celui qui pourrait y lire la moindre douceur, feinte ou réelle.
Sous ses guenilles, sa peau blanche se marbre de cicatrices cruelles, et elle a sur le visage une marque, stigmate d'une mésaventure qui faillit lui coûter un œil.
Caractère :Phalène, c'est l'histoire d'une fêlure; un gouffre. La haine, aussi, qu'elle porte au fond d'elle à tous les hommes, ce dégoût de l'humanité dont elle ne contemple au quotidien que la face la plus noire.
Elle n'est pas folle, mais pas saine d'esprit pour autant, ayant depuis longtemps glissé vers une paranoïa de tous les instants, une vigilance sans fin, et la certitude que le jour qu'elle vit sera peut être le dernier.
Pas gâtée par la vie, Phalène est franchement difficile d'approche, dès lors qu'il ne s'agit pas de faire le tapin et qu'elle n'a rien à tirer de vous. Elle se montre à l'ordinaire farouche et méfiante, ayant l'habitude d'être confrontée à un monde cruel et sans concessions; elle est dure, désenchantée, sans illusions. Féroce sous ses dehors angéliques, la haine tenace, c'est un animal aux abois qui mord quiconque l'approche.
Elle est fidèle à son nom, fragile, cependant; c'est un cœur piétiné, une épave vivante, comme un rêve jeté dans la fange; un être sans repos, incapable de croire, de faire confiance en qui que ce fût. Peut être parviendrez-vous à débusquer dans ses yeux toute sa peine, cette souffrance quotidienne qui la tourmente, et la lassitude immense de celle qui n'a connu nul repos depuis des années. Peut être qu'elle attirera votre pitié, mais il sera vain, et même dangereux, de lui tendre une main secourable. Qu'on se garde de l'approcher de trop près sans y prendre garde, car dans son univers même les papillons ont des griffes, et celles-ci sont acérées.
Histoire :Phalène garde son passé secret; de toute manière, son histoire est tristement banale dans son horreur et qui s'y intéresserait? Ce n'est que l'histoire d'une chute, d'une lente dégringolade vers le fin fond du gouffre; rien d'autre qu'une triste tragédie ô combien quotidienne, dont l'énumération ne servirait qu'à faire pleurer dans les chaumières, et pour des prunes, en plus.
Phalène garde un souvenir précieux de son enfance; elle avait été heureuse, oui, fille de ceux qui avaient leur demeure au bord de la Celduin. Ses parents, simples pêcheurs Tyrioth, vivaient avec d'autres familles le long de la rivière qui parcoure l'ouest de l'Empire du Rhûn; ils ne manquaient de rien, trouvant leur subsistance dans la rivière et dans les villages alentours, commerçant parfois avec les tribus voisines, sans qu'il n'y ait guère d'autres soucis que le temps qui passe et les poissons qui s'échappaient des filets. Phalène était encore une petite fille quand les cavaliers vinrent pour la première fois. Elle ignorait encore qui ils étaient, mais leur souvenir resta gravé en elle comme une marque au fer rouge, quand elle les vit s'enfuir avec ce qu'ils avaient pu dérober dans le village, prenant avec eux les femmes qui n'avaient pu se cacher.
Phalène avait eu cette fois là l'habileté de se dissimuler; elle était de toute manière trop jeune pour intéresser ceux qui faisaient commerce d'esclaves;
La seconde fois, elle n'eut pas cette chance et c'est elle qu'ils emportèrent la nuit venue. Les cavaliers étaient cette fois arrivés avec des torches et des armes, ce qui ne s'était jamais produit auparavant; ils brûlèrent le village, il tuèrent ceux qu'ils ne pouvaient prendre en s'enfuirent en riant dans l'ombre des vastes plaines. Et Phalène, qui n'avait alors que dix ans, sentit pour la première fois l'aiguillon de la colère et de la haine transpercer son cœur terrifié. Depuis cette nuit de feu et d'enfer, pas une fois elle ne devait pouvoir trouver le moindre repos.
Phalène fut vendue à un riche prince qui avait sa demeure dans les montagnes autour de la capitale; elle le servit longtemps, supportant sans mot dire privations et humiliations, et le fouet, qui ne faisait que semer en son cœur meurtri les graines d'une haine noire et glacée.
Ce qui ne tue pas nous rend plus fort, dit-on; ce n'est pas toujours vrai. Phalène ne sortit pas indemne de ses années où on s'ingénia à arracher d'elle tout ce qu'elle avait encore conservé de l'enfance, allant jusqu'à voler ce qui lui restait d'innocence au creux de ses reins brisés. Le reste de sa vie ne fut qu'une longue et lente déchéance, une fuite en avant vers nulle part.
Il en fut pour attirer son regard, dont cet étranger qui l'enleva à son maître et l'emmena vers le sud, ces contrées au bord du fleuve où on parlait une langue qu'elle ne comprenait qu'à grand peine. Elle l'aima, sans doute, peut être la dernière personne au monde à qui elle fit preuve d'un peu d'affection, qui éveilla dans les décombres de son être autre chose que la haine et le dégoût. C'est lui qui lui donna le nom qu'elle porte à présent, parce que c'était sa façon à lui de prononcer le véritable nom qu'elle avait, et qu'elle en riait, et que c'était un si doux mensonge que son cœur mort n'a jamais pu s'en défaire.
Il l'abandonna sans tarder, sans qu'elle sache pourquoi, laissant au bord de la route, dans une taverne de voyageur, cette fille aux yeux de ciel à qui il avait prononcé des serments, des promesses, ces idioties auxquelles elle avait eu la bêtise de croire. Cela ne fit qu'ajouter un peu à sa colère contre le monde entier, jetant du sel sur des plaies béantes.
Elle erra, dès lors, écorchant ses pieds à la poussière des routes de Gondor, échouant de-ci de-là, sans savoir où ni pourquoi, quêtant sans fin un moyen de tenir jusqu'à l'aube prochaine.
Et les années passant, Phalène n'oublia pas. Ni son visage, ni le nom qu'il avait donné et qu'elle gardait par-devers elle comme un trésor, un poison, ce nom qu'elle haïssait par-dessus tout. De tous les hommes il était celui à qui elle aurait aimé crever les yeux en premier lieu; mais pourtant, elle ne le chercha pas, ne suivant pas ses pas dans la poussière pour accomplir une vengeance incertaine, se contenant de sourire quand un homme lui ressemblait, se contenant de détruire tout ce qui pouvait faire penser à lui.
Informations importantes :elle a une marque au fer rouge à la base du cou, celle des esclaves, et porte l'emblème de son maître sur le poignet.
Vos possessions:son précieux couteau, quelques hardes sans valeur et des bijoux de pacotille; à part ça, rien du tout.
Lien éventuel avec une personne déjà présente :aucun, mais si y'a des volontaires je suis preneuse!
Vos disponibilités pour poster :nombreuses pour le moment.
Comment avez-vous connu Sda ? on va dire que je suis une habituée
big up à ceux qui me reconnaîtront
