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 Chroniques Maritimes: l'amiral Alcibiade

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Alcibiade
Gouverneur de Pelargir, Amiral de l'Empire de l'Ouestavatar

Nombre de messages : 310
Age : 30
Date d'inscription : 18/05/2008

Feuille de personnage
Race: Númenóréen
Possessions: Des cartes de navigation, une pierre de soleil, le cor du Gondor
Statut: Joueur(se) actif(ve)
MessageSujet: Chroniques Maritimes: l'amiral Alcibiade   Ven 28 Jan 2011 - 16:54

" Ô toi le ciel noir et froid, tu portes ton ombre sur nos âmes quand avec toi vient la nuit. Les plaines ne sont alors plus qu'un long plateau où les regards se tournent vers tes lueurs, déchiffrant dans les étoiles le destin funeste des hommes. Car j'ai la conviction profonde que les âmes nobles ne sont point précipitées dans un royaumes d'âmes inégales, mais qu'elles se projettent vers le ciel, perçant le grand voile de l'obscurité, imprégnant une trace immortelle. Il est des groupes d'hommes remarquables qui se lient d'amitié et leur souvenir dans les temps à venir, prend la forme d'étranges constellations, aux symboliques hermétiques pour les néophytes. Ce soir, tandis que le feu réchauffera nos cœur face aux éléments du désert inhospitalier, je vous apprendrais à déchiffrer ces étoiles rassemblées dans la mort et la gloire…

Je me rappelle autrefois, alors que je servais de chamelier dans les caravanes marchandes d'Orient, de la rencontre de deux hommes bien étranges. Je fis la connaissance de Nùménoréens peu recommandables, bien qu'attachants et inoubliables. Ce cas étrange m'inspirera une crainte et un respect sans nom que je conserverais dans mon cœur jusqu'à mon dernier souffle. C'était des esprits qui se voulaient absolument libres, marchant dans des pas encore vierges. Ils étaient l'origine de nouvelles tentatives, intrépides et téméraires, le berceau de nouvelles émotions qui ne souffraient pas la comparaison avec les sentiments communs qu'éprouvent les vivants.
Le premier d'entre eux, celui là était Alcibiade, un être rare dans sa foi en l’Homme. Ce marin, car c'était là sa vocation, me fit le récit improbable de son histoire, une odyssée qui le mena à parcourir la Terre du Milieu dans de nombreux recoins éloignés. Il avait trouvé le moyen de joindre la mer de Rhùn par la voix des fleuves de l'Ouest. Pour cela il avait fait porter son navire au dessus de la terre, une nef de taille réduite, idéale pour la navigation fluviale. Parti d'Amon Hen, il remonta jusqu'aux sources de l'Anduin dans l'Ered Mithrin. Là, le capitaine avait organisé un chantier follement ingénieux, et son navire avait glissé sur des rondins pendant près de douze lieux, franchissant des collines abruptes et glissant de l'Anduin à l'une des trois rivières coulant jusqu'à la mer de Rhùn. J'en tairai le nom, car Alcibiade m'a fait promettre de ne rien dévoiler pour ne pas attiser la convoitise d'une telle possibilité. Et je crois qu'un jour il viendra à nouveau pour porter sa nef blanche dans cette mer grise et agitée. Pour moi la mer n'est que l'espace d'une folie frappant les hommes comme s'ils s'étaient perdu dans un labyrinthe sans autre mur que l'horizon pâle et effacé.
Après plusieurs semaines de navigation, il déboucha sur l'isthme salé, flottant comme jamais un navire n'avait pu le faire auparavant. Mais il est des choses étranges, et à la suite d'une sombre histoire, Alcibiade se trouvait seul sur son navire, dérivant, alors que son équipage avait refusé de pousser plus avant et était demeuré en Esgaroth. Dans la solitude du fleuve, il avait mené son exploration jusqu'au plus profond des mers, et il semble que le Valar Ulmo l'ait puni de son désir d'un monde autre en le faisant échouer sur les côtes plates à l'Est de Rhùn.
Je ne sais combien de temps il passa à errer de cabanes de pêcheur en ports sordides et emplis de solitude, mais lorsque nous le trouvâmes, il semblait avoir une bonne condition physique, bien que son visage fin reflétait une certaine maigreur qui disparut dans les jours suivants. Lorsque nous passâmes avec la caravane, il se joignit à nous, errant en territoire inconnu, couchant dans la poussière froide des plaines arides. Plus tard il apparu comme un homme utile, au sens pratique aiguisé. J'ai longuement conversé avec lui, lors de nos nuits à la belle étoile dans les plaines froides, et il me parla de la mer, des océans et de Nùménor. Il semblait avoir occupé son temps d'une manière originale pour quelqu'un de son rang. Il était sympathique à tout le monde et d'une fidélité sans failles. Mais parlons à présent du second homme, celui par qui tout arriva.

En ce temps là les empires des deux soleils, celui du levant et celui du couchant, menaient une guerre sans merci. Les cimiers blancs des hommes de l'Ouest s'empourpraient au cours d'affrontements avec les fières armées du Rhùn. Les armées de Nùménor étaient menées par de fins stratèges à la rigueur minutieuse, ce qui leur permit de l'emporter sur les armées du tyran oriental Mazaios. Dans les armées de l'Ouest se trouvait un jeune officier, dans mon ignorance j'ignore son grade, mais il s'agissait aussi d'un noble de longue lignée. Il se nommait Aedelias et il me semble encore aujourd'hui entendre sa voix comme une menace lourde de sens. Il était d'une race d'homme pour qui la parole donné compte plus que tout. C'est gens possèdent un sens de l'honneur qui les mènera sans doute à leur perte, mais, auparavant, tous accomplissent de grandes actions qui restent imprégnées dans le sable et l'air des batailles.
Lors de la dernière bataille, nombre d'âmes furent précipitées dans les grottes de Mandos, et ceux qui survécurent étaient harassés par l'affrontement. La plaine n'était plus qu'un bourbier brun traversé de rivières pourpres, et la victoire de Nùménor était presque complète. Seul l'obscure tyran Mazaios était parvenu à fuir avec les restes éparpillés de son armée disloquée.
Au cours des précédentes batailles, notre second personnage, Aedelias, avait maintes fois cherché l'affrontement avec le chef de l'armée adverse. Mais ce dernier était un lâche et il était parvenu à éviter l'affrontement. Une vieille rancune opposait les deux guerriers, et pour Aedelias, il semblait indispensable de mener les choses à leur terme. C'est ainsi que lorsque les cors de la fin des combats résonnèrent, célébrant la gloire des hommes de l'Ouest, le jeune officier, qui avait enfoncé les rangs ennemis à la tête de son régiment, avait dépassé la ligne d'horizon depuis un moment, s'étant juré de rapporter la tête du tyran. C'était pour lui l'occasion de prouver ses compétences et d'effacer l'échec d'une promotion avortée. Ses fantassins l'avaient suivi, dans l'euphorie de la victoire, sans mesurer tout à fait leur acte. Et c'est ainsi que les restes d'un régiment pénétrèrent profondément dans les terres orientales, dépassant la mer fermée, poursuivant un adversaire sans cesse plus proche, et laissant derrière eux des traces de poussière que le vent ne tarda pas à balayer.

Durant des jours ils talonnèrent le tyran et son escorte, persuadés qu'il finirait par faire halte, se croyant à l’abri. Aedelias poussait ses hommes sans cesse plus loin, et peu à peu son armée commença à s'éparpiller, les traînards étant peu à peu abandonnés. Le capitaine motivait ses troupes par promesses des richesses de la capitale dont aucune armée ne leur barrait la route.
Mais sans ravitaillement, la colonne nùménoréenne ne tarda pas à fondre dans la steppe aride. Les cavaliers de Rhûn profitèrent de l'étirement de la troupe pour harceler les groupes isolés, les massacrant sans pitié. Afin de trouver quelques provisions, les soldats se livrèrent au pillage dans les quelques fermes éparses. Finalement, alors que la trace du tyran était perdue, Aedelias réalisa son imprudence et son erreur. Il était déjà trop tard. Des bandes orientales s'étaient assemblées et leur coupaient toute issue. Les hommes de l'ouest se rassemblèrent en un dernier carré afin de vendre chèrement leurs vies. Le combat fut âpre et sans quartier. Le mur de bouclier nùménoréen ne tarda pas à se rompre et uns à uns, les hommes de l'Ouest mordirent la poussière. Pourtant, Aedelias, refusa de se laisser abattre et distribua la mort autour de lui avec une assurance peu commune. L'énergie du désespoir l'animait, et lorsque vint le soir, les orientaux renoncèrent à tuer ce force né à bout de souffle au sommet d'une pile de cadavres.
Aedelias, bien qu'invaincu, était blessé en de multiples parties du corps. Au matin il gisait parmi les corps des morts. Les charognards avaient commencé leur festin. S'éveillant, le capitaine se traîna comme il put en direction de l'Ouest. Il boitilla sur de nombreuses lieux, avant de s'affaisser sous la fatigue. Une nuit passa encore et aux aurores il reprit son errance à travers la steppe. Haut dans le ciel, des vautours planaient, prêts à se repaître de sa carcasse. Ce fut ce signal qui attira notre caravane. Nous trouvâmes Aedelias à demi-mort.
C'est  alors qu'Alcibiade se dévoila : il reconnu le blason de l'officier, ce qui m'indiqua alors qu'il était loin d'être un simple capitaine, chose que je soupçonnait déjà par la qualité des conversations que nous avions tenues précédemment. Il me demanda alors une faveur : celle de soigner cet homme, malgré son origine. Nos lois sont dures et je refusais tout d'abord, n'ayant pas de chameaux disponible pour un tel fardeaux. Mais devant l'insistance du marin, je finis par accepter, à la condition que ce dernier porte une partie de la charge à délester de la monture. Alcibiade me remercia et nous reprîmes notre route.
Au cours des jours suivant, Alcibiade soigna l'officier et ce dernier, d'une puissante condition, ne tarda pas à recouvrer ses forces. Il m'offrit ses armes en remerciement, m'assurant que j'en tirerai un très bon prix. Les deux hommes passaient leur journées à échanger dans une langue qui m'était inconnu. Parfois, Alcibiade m'invitait en langue commune à partager leurs débats, et finalement Aedelias m'apparut comme quelqu'un d’honnête, bien que moins excentrique que le marin.
Notre route ne tarda pas à croiser celle d'une autre personnage haut en couleur : Epixarkoïs le barde,  un homme à la fois apprécié pour son chant et redouté pour la violence de ses emportements. Il se mêla à notre cheminement et écouta avec amusement l'histoire originale de ces hommes de l'Ouest, qu'il traduisit bientôt en une ballade amusante dont vous avez peut être déjà entendu les paroles.

Nous atteignîmes finalement le Rhôvanion. Dans la première ville où nous fîmes halte, j'y revendit l'armure à un forgeron qui m'offrit bien plus que je n'espérais sans avoir même à négocier. Je conservais donc l'épée d'Aedelias et je lui rendit par soucis d'équité. Les Valars m'avaient été favorables et je ne voulais guère abuser de leur bienveillance.
Et ce furent sans doute eux qui inspirèrent mon geste. Bien m'en avait pris car, trois jours plus tard, tandis que nous remontions vers le nord, une troupe de bandit nous assaillit. J'avais engagé quelques mercenaires pour ma protection, mais il s'avérèrent être complices. Alors que je me résignais à mourir, j’assistais à un spectacle sans précédent : Les deux hommes de Nùménor se dressèrent avec force contre les pillards. Alcibiade armé d'une simple trique assomma l'un de leur cavalier. Qu'en a Aedelias, je compris alors sa noblesse. Avec une rapidité hors du commun il enfourcha un chameau, tira son épée et chargea les pillards. La fureur de l'homme les mit bientôt en déroute, et je comptais alors qu'il avait terrassé cinq assaillant. Le barde lui aussi fit preuve de courage et d'habilité. Il avait avec lui un javelot qui sauva la vie d'Alcibiade alors dans une mauvaise passe, son bâton s'étant rompu sous un choc. Face à cette force imprévue, les bandits tournèrent bride en disparurent. Je remerciait les trois hommes, seul la mort de l'un de mes serviteurs étant à déplorer. Nous l’enterrâmes pieusement et reprîmes notre route. Nous nous séparâmes à Esgaroth, les seigneurs de l'Ouest gagnant Dale, tandis que je repartit vers l'Est en compagnie d'Epixarkoïs.

Je n'ai encore jamais recroisé la route de ces deux hommes étranges. Mais des nouvelles me sont parvenu d'Alcibiade récemment. On dit qu'il est amiral des flottes du Gondor. Le barde Epixarkoïs que j'ai revu sur les routes une nouvelle fois, m'a assuré qu'Aedelias est tombé au combat en défendant le Grand Mur. Cette dernière nouvelle m'attriste, et je penserais longtemps à cet homme à qui je dois la vie. J'espère à nouveau croiser la route d'Alcibiade, et, bien que je n'ai plus la force de ma jeunesse, j'aspire à revoir les murs de la Cité Blanche afin d'y rencontrer cet être à l'âme si fine et remarquable, et dont la clarté du regard est lointaine mais néanmoins pleine de malice, vous indiquant qu'il vous comprend mieux que quiconque. "
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