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 Le Livre des Métamorphoses

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Metathraïn
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MessageSujet: Le Livre des Métamorphoses   Sam 15 Oct 2011 - 3:26

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Œ
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Il est écrit dans le grand livre des métamorphoses que le monde est changement, que rien n'est immuable, et que toute chose contient les germes de sa propre évolution. De même que les eaux suivent un cycle, toute forme de matière est une oscillation qui se déforme puis se répète dans le temps.


Les alchimistes, les premiers, en observèrent les lois. Et leur art était parvenu à ce point que l'on nomme transmutation. Ils ne l'appliquaient que sur des matières mortes et leur connaissance se réduisait à modeler les métaux, à dissoudre des substrats oxydés pour les incorporer encore à de vieilles liqueurs au fond de chaudrons noirs. Ils diffractaient les rayons dans des prismes imparfaits, ébouillantaient des moules de liquides en fusion. Leur atmosphère avait un goût de rouille, les ateliers s'imbibaient de vapeurs d'acier, les plafonds étaient noirci par la suie, grenelé de salpêtres impurs. Et derrière les verres noircis de leur lunettes, leurs yeux étaient tout absorbés par les fourneaux où leurs distillations érudites étaient en voix de mutation.

Rien ne régissait cette petite société, et l'anarchie que y régnait sonna sa fin. Quelques ateliers explosèrent. Un autre prit le feu si vite, que ses malheureux occupants eurent tout juste le temps de crier leur détresse avant d'être consumé. Il y avait des erreurs, des abus, de curieuses inconsciences. Mais nul ne songea jamais à définir une limite. Tous avaient l'esprit tourné vers une recherche de la démesure et des lois naturelles.
Et puis, il y avait le mercure. Et ceux qui en usaient avec trop d'avidité, perdaient peu à peu la raison. Il en résultat que la réputation des alchimistes se dégrada. On en vient à en interdire cette science occulte qui ne perdura que dans les régions les plus lointaines, au beau milieu de vallées perdues et de plaines arides. Avec les années, ils déclinèrent, jusqu'à n'être plus qu'une anecdote dans les annales du siècle passé. Des alchimistes ne perdura que de vieux temples au colonnes brisées, et quelques creuset au fond bruni par les flammes et la chaleur des fourneaux.
L'alchimie ne régnaient que sur l'inanimé. La vie était un autre mystère que nul homme n'avait su percer. Elle dépendait de forces supérieur, et si les érudits en avaient entrevues les formes approximatives au travers des pierres philosophales, ils n'étaient parvenus qu'à quelques généralités sans applications pratiques. Et peu à peu, ils tournèrent leur savoir vers la recherche unique des transmutations inertes.


C'est vers cette époque que l'on trouve les premières traces de l'histoire du livre. Nul ne sait comment il apparu. L'ouvrage ne porte pas le nom de son auteur et rien dans nos archives ni dans les recoins les plus obscurs de nos bibliothèque n'en fait mention auparavant. Mais le fait est qu'il se trouva là. Il passa entre les mains des plus grands érudits qui peu à peu l’élucidèrent. Années après années, ils obtinrent les clés de l’œuvre par une recherche minutieuse, en de précises et interminables études, par des coups du hasard et des éclairs de génie. Ils se succédaient, se transmettaient des copies, organisaient de grand colloques pour partager leurs connaissances et débattre des points encore non résolu.

Lorsqu'on feuillette le codex, il apparait rédigé au travers de symboles et de caractères de notre alphabet commun. Mais elle contiennent, et cela dès la première page, d'important symboles, aux lignes sinueuses et entremêlé.

Le livre est un arbre qui établit patiemment son ramage à mesure que les connaissances du lecteur se perfectionnent. Le codex progresse par strates sans cesse plus vastes et elles s'articulent sans que l'on puisse ignorer le plus petit détail. Ainsi, le premier mystère de le métamorphose révèle tous les autres. Non d'une manière directe, mais par pallier, en mêlant les multiples formules qui se succèdent, et qui, les unes après les autres, ouvrent de nouvelles portes de réflexion, tracent des pistes sans horizons où les initiés vagabondent en quête de nouvelles clés.
Chaque clé est un symbole, le nom d'un élément ou d'un alliage. Ces derniers ne relèvent d'aucun alphabet connu, mais sont les fruits de l'écrivain anonyme qui jadis traça ces longues calligraphies hermétiques.

Différentes théories furent formulées dans le but de comprendre ces signes muets. Certains tentèrent de percer le secrets de ces complexes lignes d'encres par la sciences des écritures et les logique graphiques. Cela permit de révéler quelques analogies, mais les « lettres mots » ne livrèrent pas leur secret. Les caractères étaient bien trop complexes, où ne découlait d'aucun des éléments précédents. On en déduisit cependant que chaque strate possédait deux Calligrammes Axiomes qui étaient la conclusion de toutes les expériences et équations proposées et permettait d'aborder la strate suivante.

D'autres, et c'était le plus grand nombre, essayèrent de saisir le mystère au travers de l'astrologie. Ils définirent des proportions, distribuèrent des coefficients, et définirent des tables de calcul. Ils allèrent même jusqu'à supposer que le cosmos tout entier était régi par des valeurs numériques conformes aux intervalles musicaux.
Ils ne concevaient pas un savoir en forme de pyramide inversée, mais comme une sphère en expansion. Cela eu supposé que le livre put être infini ce à quoi l'on répondit par l'existence possible d'une multiplicité de volumes, le codex n'étant que le premier d'entre eux. Mais cela aussi eu impliqué l'existence d'une bibliothèque infinie capable d'accueillir une telle collection. Et comme il n'existait pas un tel édifice, on déclara que seul les siècles à venir et le travail des hommes produirait ce possible savoir sans limites. Il fut rétorqué que logiquement, le monde ne pouvait contenir une copie de sa propre matrice et que par conséquent rien n'était infini.
Pour sortir d'une tel impasse, un savant émis l'hypothèse du synchronisme de la matière, une sorte d'ubiquité des particules élémentaires qui permettait à l'univers de se refléter sans fin en lui même. Ce fut la Théorie des Reflets, du nom de l'expérience qui justifiait cette hypothèse : deux miroirs parallèles, tournés l'un vers l'autre, se renvoyant interminablement leurs images jusqu'à se perdre dans le lointain.
Parmi les hommes qui pensaient ainsi, certains tentèrent d'assimiler les caractères aux représentations des constellations. Ils passèrent de longues années nocturnes à scruter les étoiles, cartographiant les moindres recoins de ciel. On dépêcha des expéditions aux quatre coins de la terre afin que nul astre n'échappe au yeux des astrologues. Mais rien n'en résulta, si ce n'est une connaissance plus profonde de l'espace.


Au final, aucun de ces courants de pensées ne parvint à établir le sens du caractère originelle, celui qui permettait de comprendre tous les autres. On l'avait baptisé Œuvre Prime. Et ce fut finalement un élève sans grande expérience qui perça son mystère, par un pur hasard.
Alors qu'un jour d'études ennuyeuses il s'était affaissé sur son pupitre, la tête renversé sur la page et les yeux mi-clos, l'oblicité de son regard sur le calligramme tortueux lui révéla le secret du premier symbole : les lignes étroites lorsqu'on les fixait en face dressaient un caractère sans queue ni tête. Mais vu de travers, en se penchant au maximum sur le bord de la page, on pouvait lire un mot : Orichalque. Cette simple technique de peinture, nommée anamorphose, fut admise de tous comme solution de l'Œuvre Prime.
Mais elle ne permit point de comprendre les autres symboles. On en fit tout de même une méthode consistant à attaquer les problèmes par des points de vue périphériques et parfois sans relations évidentes.


La solution vint à nouveau d'un néophyte. Ce fut une simple intuition, une idée presque évidente : les calligraphies du livre des métamorphoses étaient elles même changeantes. Ainsi d'une strate de connaissance à l'autre, le caractère évoluait. Il fallait simplement lui appliquer une nouvelle anamorphose. Mais pour en deviner l'inclinaison, on recourut aux proportions définies par les partisans de la pensées harmoniques. Ainsi, on décrypta l'alphabet métamorphique. Il était d'une complexité assommante, et si ses premiers développements étaient abordables, peu à peu les géomètres chargés de la transcriptions des symboles renoncèrent à pousser plus avant. Il fallait des mois entier pour reformer chaque caractère, et, plus le temps passait, plus il fallait des vies entières pour déchiffrer un unique calligramme. Puis se furent des générations. Par chance, le codex délivra un nouveau mystère : bientôt les anamorphoses devinrent régressives, sans toutefois être inverses. Les méthodes de transcriptions ne fonctionnait plus, bien qu'une certaine logique transparue dans les nouvelles écritures.
Les érudits en conclurent que la théorie pyramidale était la plus probable et que le livre n'était pas infinis. Et comme chaque strate révélait deux nouveaux symboles, on déduisit qu'il n'existait pas une unique Œuvre Prime, mais trois, correspondant aux sommets de la pyramide. Et s'il y avait trois principes fondamentaux, il devait donc exister trois codex et non un seul.


Depuis, le mystère de la métamorphose est au point mort. Les hommes ont envoyé vers tous les horizons des caravanes itinérantes à la recherche des codex. De temps à autre, l'une d'elle refait surface à l'horizon, et dépose des caisses entières de vieux grimoires que des scribes avides déchiffrent aussitôt.
Les connaissances accumulées ont permis de synthétiser de nouvelles matières, de fondre de alliages improbables. Il en résulte des substances incroyables dont les propriétés demeurent inconnues : elle ne servent qu'à produire les éléments supérieurs qui eux même en produisent à leur tour. Jusqu'à atteindre le point limite du savoir métamorphique.
Pendant un temps, une communauté d'architectes utilisa les métaux irisés issus de telles expériences pour magnifier les façades des palais et les frontons des temples. Quelques tailleurs en brodèrent des tuniques. Des bijoutiers en firent commerce sans toutefois obtenir le succès escompté. Leurs marchandises multicolores passaient pour de la camelote sans valeur, des pacotilles au prix trop élevé.

On pourrait croire que tout cela fut vain. Mais la recherche du mystère a permis à ces hommes de proposer des idées nouvelles, de penser le monde dans toute son amplitude. Et s'il se sont trompé, c'est pour mieux relever les failles des thèses adverses. Ainsi ils ont admis la valeur de la diversité. Et jamais pareille entreprise n'a motivé tant d'âmes.
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