Soyez les bienvenus sur la Terre du Milieu !
Venez voter sur les top sites !

Partagez
 

 Une caravane dans le déset

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Túrin TurambarNombre de messages : 39
Age : 79
Date d'inscription : 21/12/2008

Feuille de personnage
Race: Humain
Possessions:
Statut:
Túrin Turambar
PNJ

MessageSujet: Une caravane dans le déset   Une caravane dans le déset EmptyVen 13 Jan 2012 - 19:27

Une mer de sable fin et doré s’étalait à perte de vue et se confondait au loin avec l’azur du ciel à hauteur d’horizon, et le vent façonnait, détruisait, déplaçait les dunes éphémères qui se mouvaient avec lenteur au gré des courants de cet air marin venu des côtes éloignées. Dans sa course au zénith, l’astre solaire apparaissait triomphant, imposant sa chaleur écrasante aux immensités arides des contrées les plus au sud des Terres du Milieu. Des millénaires durant, seules les forces régies par la nature avaient contribué à la perpétuation de ce cycle infini et immuable.

La matinée prenait fin quand une ombre, une tâche vaguement distincte à vrai dire, s’éleva du haut d’un monticule de sable et en redescendit aussitôt. S’en suivirent d’autres, plus ou moins identiques, qui venaient à la suite de la première et se précisaient à mesure qu’elles se rapprochaient. On vit bientôt une silhouette d’être humain se découper très nettement ; l’humain était juché sur le dos d’une créature étrange, sans doute jamais observée par les peuplades septentrionales des Terres du Milieu. L’animal en question, qui servait de monture à son cavalier, possédait quelque ressemblance avec le cheval dans sa façon de se déplacer, mais était pourvu d’une bosse proéminente au milieu du dos, et recouvert d’une fourrure de poils beiges de ses pattes jusqu’à la tête qu’il avait d’ailleurs plus arrondie que celle du cheval, tout comme sa paire d’oreille. Le cavalier de cet animal, quant à lui, était tout de blanc vêtu, recouvert d’une tunique légère et flottante, ornés de motifs brodés dont les courbes formaient des entrelacs sans grande signification hormis une utilité purement décoratif. Il avait la tête enveloppé d’un turban du même blanc laiteux, ne laissant ainsi que ses deux yeux scrutateurs à découvert, au milieu d’une face tannée comme noircie par le charbon. Une épée courbe évoquant la forme d’un cimeterre oriental pendait à ses côtés dans un fourreau finement damasquinée, témoignant par là d’une certaine richesse chez cet homme qui menait ainsi sa compagnie à la file indienne à travers les étendues infinies des déserts d’Harad.

C’était en effet toute une caravane de voyageurs nomades, marchands, esclavagistes et autres dresseurs d’animaux exotiques, qui se mouvait à travers le grand désert à destination d’une petite bourgade comme il s’en trouve des dizaines d’autres éparpillées aux quatre coins du pays. Quelque dix de ces cavaliers montés sur leur bête formaient l’épine dorsale du convoi et accompagnaient, devant comme derrière, deux à trois charriots tirés par des paires de mulets. Une poignée d’hommes encore marchaient au côté des chariots, peut-être cinq ou six. Ceux-ci, nus ou habillé d’un simple pagne autour des hanches, avaient le visage déconfit et peinaient à avancer correctement. De temps à autre, un cavalier se détachait de la colonne et s’amusait à frapper ces pauvres hères du plat de son sabre tout en les invectivant de paroles issues d’un langage incompréhensible aux sonorités rudes dans le but de les faire avancer plus rapidement.
Un mulet seul tirait derrière lui une sorte de brancard en feuilles de palmiers séchées et tressées. Un corps d’homme reposait dessus, prêt à basculer à la moindre imprécision du terrain. L’homme en question était lui aussi vêtu d’un pagne tout en lambeaux et son corps entier était recouvert de cicatrices et en grande partie de plaies à peine cicatrisées. Son visage était enfui sous une barbe de plusieurs jours et des mèches éparses collées à son front humide. Son épaule droite était creusée par une plaie à moitié recousue et recouverte d’une sorte de pâte aux effets cicatrisants. L’homme ouvrit péniblement ses yeux. Un visage inconnu se dressait au-dessus de lui et lui souriait.

« Tu es enfin réveillé, le nordique. »

L’homme couché sur la civière ne comprenait pas à quoi il faisait allusion en l’appelant le « nordique ». De plus, il lui était impossible de se redresser tant la blessure à l’épaule le faisait atrocement souffrir. Il regarda à nouveau en direction de celui qui l’avait interpellé. Cet homme-là était nu et son corps entièrement noir. Il était grand et sa musculature extrêmement développée, mais surtout, il ne cessait de sourire en faisant découvrir une rangée de dents éclatantes à chaque fois qu’il parlait. Il s’exprimait d’ailleurs avec un drôle d’accent en employant la langue commune des hommes.

« Ne bouge pas trop, ta blessure va guérir, repose-toi. »

Le nordique n’avait pas la force nécessaire pour répondre quoi que ce soit. Une fièvre brûlante envahit aussitôt sa tête et le contraignit à fermer les yeux à nouveau, et la chaleur écrasante du soleil l’accablait de plus belle, si bien qu’il n’était plus en état de former une seule idée claire dans son esprit.
Un cavalier s’approcha de la civière où l’homme commençait à présent à s’agiter, comme atteint d’un quelconque délire. Ôtant le pan de tissu qui recouvrait sa bouche, il cracha sur le visage du nordique et éperonna aussitôt sa monture pour rejoindre l’avant de la caravane. L’astre solaire avait à présent atteint son point le plus culminant et la traversée du désert semblait ne faire que commencer.


« Qu'ils me haïssent, du moment qu'ils me craignent »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Une caravane dans le déset

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Haïti: un camion plonge dans une rivière, des dizaines de victimes
» ET LA VERITE SORT DU PUIT/SOU MENSONGE DANS GNB CONTRE ATTILA
» Les changements climatiques menacent le tourisme dans les Caraibes
» Le poids de la Digicel dans la fiscalite haitienne
» Double nationalité: Une promesse dans le vent ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Jeu de Rôle - Terre du Milieu :: Une caravane dans le déset N448 :: Les archives :: RPs des Royaumes Humains :: Archives Haradrimes-