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 Le siège de l'Isengard

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Metathraïn
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MessageSujet: Le siège de l'Isengard   Dim 10 Juin 2012 - 18:28

Depuis deux mois cela ne cessait. Le blocus de l'Isengard se faisait sentir dans la faim qui tiraillait les estomacs. Les orcs dévoraient les morts, et les cavaliers félons de Nùménor en étaient à se nourrir de leurs montures. Mais pourtant les assiégés tenaient ferme leur position. Une guerre de fortins s'était instaurée entre les deux camps. Faute de pouvoir prendre positions en Rohan, les armées de Laelias ne parvenaient pas à verrouiller l'anneau d'Orthanc. Par le Nord et les montagnes, en passant par Fangorn, le Mordor se jouait de l'impuissance des Rohirrims à contrôler leurs frontières. Un ravitaillement subsistait donc et même s'il ne parvenait pas à subvenir à tous leurs besoins, il avaient encore des munitions et des vivres pour les derniers jours. Là prochaine caravane arrivait dans une semaine. D'ici là il fallait tenir l’accès par les cols. Ils étaient contrôlé par deux puissants fortins érigés au sommet des passages, dont l'un de ces derniers était tombé sous les ruses de Métathraïn qui, profitant d'une nuit sans lune, avait pris la redoute par surprise. Ses forces y étaient désormais installé et lui même commandait le fortin, délaissant le contrôle de la tour à son second Xantraille, un homme pour le moins étrange.

Son visage était perpétuellement encerclé par son masque d'argent duquel émergeait un souffle puissant et sonore. On sentait dans sa respiration la force froide et sèche qui l’animait. Il était simplement mauvais, ne renonçant devant aucune méthode pour atteindre son but. Placer sa confiance dans un tel homme, c'était signer sa propre perte. On disait de Sauron qu'il s'en méfiait comme de la peste et seul le sorcier noir paraissait exercer un semblant de contrôle. Il était un redoutable guerrier et un escrimeur puissant capable des meilleurs prouesses maritales. Se trouver sur sa route laissait peu de chance de s'en sortir.
La jonction entre les deux forts était assuré par des marches de nuit à travers les collines, par des galléries creusées jadis par les uruks afin de laisser quelques échappatoires, et aujourd'hui l'ironie du sort faisait que les alliés de jadis délaissés par leur maître s'était retourné contre leur ancienne demeure qu'il s'était finalement appropriée.

Celui qui assurait les assaut les plus durs, c'était le capitaine Ozincourt qui par ses sorties incessantes harcelait les patrouilles gondorienne. Son affreux gobelins se repaissait de la chair des vaincus et prenait plaisir à railler l'ennemi de sa vois de crécelle. Mais depuis quelques temps, les forces de sa cavalerie s'amenuisaient, et il devenait bien plus dangereux d'effectuer de tels opérations. Il fallait trouver une solution car, alors sinon il deviendrait impossible de maintenir le pont de ravitaillement. Cependant, Métathraïn faisait les choses comme il le fallait. Il terrorisait les campement de ses adversaires par des meurtres incessants, presque quotidiens. Sous la forme d'un corbeau noir, il se rendait dans les tours ennemis pour en assassiner les sentinelles et ensuite en dépecer les corps de manière à accentuer l'impact de tels actes sur le moral adverse. Il avait même pris la vie de deux jeunes officiers dont les familles pleuraient désormais les cadavres mutilés de leurs fils.

De toute évidence ce qui se jouait dans les murs de l'Isengard c'était peut être le prélude à une guerre plus lourde de conséquences. Le Mordor recouvrait ses forces. Ses armées se rassemblait enfin sur la plaine. Et seul l'alliance de tous les peuples pourrait contenir un tel assaut. Car de par-de-la les montagnes la cavalerie des numénoréens noirs entrainait ses montures pour les manœuvre les plus complexes et ses raids sur le Khand leur permettait d'amasser un précieux butin.
Une nouvelle unité avait prise part dans les rangs de cette Tempête de Mordor : les archers montés, dont l'armement avait était soigneusement forgé. Leur arc étaient forgé d'un alliage de fer et d'étain, et près chaque bataille il devait être replongé dans les flammes pour en redresser la courbure. Mais la force de pénétration de tels armes était redoutable, et le champ d'action permis par leur monture s'étendait sur des lieux à la ronde, faisant de ces derniers une puissant force rapide.

Des émissaires avaient été placés dans la ville et leur influence s'étendait, jour après jour, tissant son emprise terrible. Reprenant un argument historique, il était murmuré que la Chevalerie de Morgul et les Sept Rois Corsaires étaient de lointains descendants des numénoréens qui s'étaient détournés de leur ancienne patrie sous la sorcellerie sournoise de Sauron. Et doucement, il nouaient une alliance, il y avait même eu quelques mariages entre les deux parties et les deux royaumes tiraient profit d'un tel rapprochement, accroissant leur pouvoir ténébreux. De telles actions ne présageaient rien de bon pour les peuples libres, et l'un d'eux aurait sans doute à redouter un coup terrible porté par le peuple déchus de l’île étoilée.


Dernière édition par Métathraïn le Ven 20 Juil 2012 - 18:25, édité 1 fois
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Vakalor
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Lun 18 Juin 2012 - 10:32

Cela faisait maintenant plusieurs jours que l’armée de Gondor chevauchait de la sorte. Aux pavois étoilés d’Osgiliath et porteurs du Lion Rouge aux trois lunes du Gouverneur Vakalor, s’étaient désormais joints ceux, solennels et innombrables des bannerets du Gondor qui claquaient au vent aux côtés de l’Arbre Blanc Couronné de Minas Tirith. Sous les ordres du Général Vakalor, une importante partie de la puissante armée impériale s’étirait bruyamment telle un immense serpent d’argent dans les plaines du Riddermark.
L’armée avait quitté Osgilliath tôt dans le petit matin il y avait de cela presque une semaine et voilà que l’aube blanche qui avait escorté les premières minutes de son périple et plus tard secondée par un ciel rosé puis orangé apparaissait de nouveau comme un rendez-vous immuable et réconfortant. La chevauchée était d’importance et le rythme imposé par le Lion Rouge à l’ost impérial ne laissait aucun doute à qui pouvait le voir passer de la sorte.
Les vastes plaines de l’Ouestfolde s’étiraient paresseusement sous les sabots tonitruants des chevaux au galop engagés dans un long faux plat ascendant qui serpentait vers le nord. Le soleil, rasant dans les premiers instants du jour nouveau, avait fait naître de grandes ombres pourpres sur la route à leur gauche. S’ils avaient pu prendre le temps d’observer les alentours, les soldats du Gondor auraient pu apercevoir les ombres dansantes que les cavaliers et leur monture découpaient sur l’herbe fraîche et grasse des hauts plateaux du Rohan.
Et comme le jour avançait et que les cavaliers progressaient sans faiblir sur la route indistincte menant vers le nord, les ombres brunes rapetissaient à mesure que le soleil montait dans le ciel.
Après un demi jour de progression, alors que le soleil tutoyait le zénith, le voyage était devenu plus agréable et facile pour la grande armée. Mais les montures faiblissaient peu à peu et le Général pensait déjà au moment inévitable où il devrait ordonner une nouvelle halte pour laisser reposer les bêtes sans cesse éperonnées. Seule l’incertitude liée à l’exactitude de l’endroit qui conviendrait le mieux pour cette brève halte à venir rendait préoccupés les traits de son visage barbu.
Il savait qu’il leur fallait se hâter ! Mais il savait également qu’ils parviendraient peut-être à Orthanc avant la fin du jour et il savait aussi qu’ils arriveraient d’autant plus vite à destination avec des chevaux frais et légèrement reposés. Et puis chaque halte ordonnée aux montures permettait d’atténuer entre eux la distance qui séparait désormais son avant-garde des chariots de vivre et de matériel qui cahotaient loin derrière eux, à plus d’une journée de chevauchée. A quelques rares moments, sa pensée se détachait de l’objet ayant causé ce départ précipité pour venir se perdre dans la monotone contemplation du ciel bleu bardé de hauts nuages minces.
Après plusieurs heures de chevauchée supplémentaire sans ralentir sa course, les montures semblaient ne plus pouvoir soutenir le même rythme effréné. Il consentit donc la première halte de la journée alors que le jour commençait à épuiser ces dernières lueurs sur les ultimes hauteurs du massif forestier qui s'étirait à quelques lieues de là à l’Ouest.
Cela faisait de longues heures qu'ils longeaient en direction du nord l’Entalluve et son cours lent et gris qui fendait la plaine sauvage et ses hautes herbes odorantes.
En délaissant légèrement le fleuve du regard pour porter celui-ci un peu plus loin au nord-ouest, le Général du Gondor pouvait entrevoir les douces hauteurs légèrement boisées de l’orée de Fangorn.

*Nous ferons halte là-bas !* pensa-t-il. *L’Entalluve traverse la vieille forêt. Les hommes pourront se délasser à l’ombre des grands arbres et les chevaux se désaltèreront dans la rivière !*

*
* *

Alors que le soir entreprenait d’ensevelir la vallée d’Orthanc sous un sombre manteau qui ébauchait une nuit parsemée d’étoiles, la puissante armée de Gondor opérait la jonction avec celle qui, déjà présente sur place depuis de longues semaines, assiégeait inefficacement l’anneau fortifié d’Angrenost.
Les feux de camps innombrables donnaient au crépuscule des teintes ardentes qui, complices des étoiles, s’opiniâtraient à faire scintiller un ciel à présent enténébré.
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Metathraïn
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Mer 20 Juin 2012 - 19:35

Le soir palissait lentement. La journée s'était déroulé calmement, et il n'y avait pas eu le moindre assaut de la part des hommes de l'Ouest. Habituellement, il tentait quotidiennement, quelques raids pour éprouver les forces enfermé dans l'anneau de pierre entourant l'Isengard. Mais depuis deux jours, rien. C'en était presque à croire que le Gondor commençait à renoncer à récupérer la grande tour d'obsidienne. Mais le Sorcier Noir connaissait ses ennemis, et il savait la détermination de l'impératrice Thais. Aussi, il s'attendait plus à une surprise qu'à une retraite des hommes.

Et alors que l'ombre se faisait, un lieutenant vint trouver Métathraïn. Il lui indiqua que des mouvement de troupes étaient observable depuis le sommet de la tour. Aussi, après une ascension qui lui parut interminable, le magicien impatient émergea sur le la plate forme dominant la vallée. La vue imprenable portait à plusieurs dizaines de lieux et la nuit, on pouvait observer en détail les lignes ennemis grâce aux feux de camps allumés le long de cette dernière. Les fortins de boi et de terre construit par les assiégeants apparaissait comme des masses lumineuses plus importantes.

Le spectacle qui apparut aux yeux de Métathraïn ne fut pas sans lui déplaire: face à lui, une longue colonne s'étirait sur plusieurs milles. C'était de tout évidence une armée de renforts. Le sorcier jubilait: enfin Thais Laelias se décidait à employer les grands moyens. elle avait sans doute crue que la prise de l'Angrenost était le fait d'une horde gobeline sans envergure ayant bénéficié d'une chance outrageuse. La vérité semblait lui être apparu et elle devait désormais savoir, qu'à la tête des armées orcs, un contingent de Numénoréens noirs, ses cousins maudits, menaient la défense de la place d'une main de fer.

Les choses allaient donc se compliquer dans les jours à venir, aussi Métathraïn se décida à tenir un conseil de guerre en présence de tous ses officiers. Des soldats furent envoyés quérir ces derniers, une partie d'entre eux se trouvant dans les forts extérieurs. La nuit se fit doucement, puis la Lune se leva, jetant l'ombre de la tour d'Orthanc sur une importante partie de la vallée. Vers Minuit, les gradés avaient tous gagné l'éperon d'obsidienne et s'était rassemblé dans une grande salle où les flambeaux faisaient danser leurs feux d'une sarabande d’éclats rouges. Au centre, le Maréchal du Mordor avait prit place avec ses frères d'arme, et des cartes avaient été installées sur une grande table, détaillant les positions actuelles des deux armées.

Après que les principaux commandant aient fait leur rapport, le sorcier donna de nouveaux ordres: il fut décidé de renforcer la garde des forts et de mener des raids les nuits prochaines, sur la ligne nord, celle ouvrant l'accès aux montagnes. Il fallait coûte que coûte conserver les positions fortifiées qui en garantissait le passage afin de ne pas tomber dans une situation de famine. De plus, on dépêcha quelques émissaires dans les monts brumeux. Il fallait lever une armée de renforts, et les orcs ne s'étaient pas tous joints à la vague rassemblé puis conduite par Métathraïn.
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Vakalor
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Lun 25 Juin 2012 - 8:18

La nuit étendait encore ses longs doigts enténébrés au-dessus des camps de l’armée de Gondor. Ceux-ci, abondamment rassemblés et éparpillés autour de l’anneau fortifié d’Orthanc, s’éveillaient à peine alors même que l’aube n’était encore qu’un simple futur prochain.
Dans la grande tente du Haut Commandement Impérial, Vakalor et ses Archontes avaient rejoint le général de l’Empire à qui avait été confié la reprise d’Isengard. Ce dernier n’avait apparemment pris que d’inutiles mesures de siège qui, depuis de longues semaines à présent, s’étaient avérées inefficaces et vaines. Autour de la longue table de campagne qui trônait au centre de la vaste tente, l’ambiance était lourde. La nuit avait été studieuse et tendue. Les ambitions tactiques des uns s’opposant aux positions stratégiques des autres. De nombreuses cartes déroulées et lissées avaient été étendues et amoncelées sur le haut bout de la longue tablée, près du siège de bois qu’occupait Vakalor. Elles formaient à présent une habile juxtaposition de traits et de couleurs d’où se dégageaient les grands axes géo-stratégiques des lieux.

Le Général Snagga achevait d’exposer pour la troisième fois l’explication pleine de certitudes des informations en sa possession et des orientations tactiques qu’il avait ordonnées jusqu’à l’arrivée de son homologue d’Osgiliath. Il ne cachait plus désormais l’irritation qui était la sienne du fait de la venue en renfort du Lion Rouge. Celui-ci l’écoutait patiemment, considérant à juste titre que si l’Impératrice lui avait demandé de mener ses troupes alourdies d’un contingent supplémentaire de la garnison de Minas Tirith, c’est que la Dame de Fer de l’Ouistrenesse considérait que l’homme à qui elle avait initialement confié la délicate tâche de la reconquête d’Isengard n’était plus, par l’aveu même de l’ostentatoire inefficacité dont celui-ci avait fait étalage depuis plusieurs semaines, l’homme de la situation.

- Mon plan est basé sur le siège ! matraquait le Général Snagga. - Il me faut plus de temps pour prouver son efficacité ! s’agaçait-il.

- Du temps, vous n’en avez plus ! lui rétorqua Vakalor. - L’impératrice considère que votre temps est écoulé et que vos méthodes n’ont pas suffisamment fait les preuves de leur efficacité ! Vous pouvez bien admettre cela !? Je pense que votre siège est mal conçu *que vos hommes bayent aux corneilles* et que des failles le mettent en échec. Que vous contestiez cela, peu me chaux ! Et je doute que son Altesse Impériale goûte un tant soit peu vos dénégations ! Celles-ci fussent-elles étayées et démontrables, Thais Laelias n’aime guère que sa parole soit contestée ! Voulez-vous contester sa missive et son ordre ? Je ne vous en empêcherais pas ! Mais sachez que dans le meilleur des cas, un refus de votre part et c’est le Mur qui vous attend ! *Et ta brave tronche ne t’y sauvera pas !* Si c’est tenir des positions solides que vous aimez, et bien le Mur est fait pour vous !

Le silence avait fait suite à l’opposition que le Général Vakalor venait de bruyamment opposer à son homologue. Le Lion Rouge désigna un bout de parchemin décacheté qui végétait sur un coin de table, enroulé sur lui-même et sur son contenu. – Vous avez lu par vous-même la missive, Général ! Son altesse vous défait de votre commandement pour le remettre en mes mains. Je regrette que vous y trouviez à redire ! Dois-je considérer ceci comme une trahison !?

Le ton de Vakalor était dur et froid. Le Général était un homme de terrain, un homme d’armes, solide et patriote qui n’entendait pas se laisser retarder par un autre. Tout haut gradé qu’il fût.

– Non Général ! abdiqua finalement le général Snagga. – Je vous remets l’entier commandement des opérations. A genoux, vous autre ! ordonna-t-il d’une voix tonitruante aux cinq archontes qu’il avait commandés jusqu’à l’arrivée de Vakalor. Les archontes s’inclinèrent alors même que le Général Snagga ployait le genou avec eux. Les archontes qui avaient accompagné Vakalor les imitèrent à leur tour et en quelques instants, tous avaient un genou au sol et s’en remettaient au commandement du Gouverneur d’Osgiliath.

La volonté Impériale était obéie et le Général Vakalor prenait officiellement en main l’armée qui devait reconquérir l’Isengard.
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Mar 3 Juil 2012 - 8:26

L’aube pâle blêmissait un ciel chargé de nuages bas et encore tout enténébré dans les longes innombrables d’une nuit interminable.
Le camp s’éveillait avec ardeur mais dans les tentes du Haut-Commandement gondorien les généraux et archontes n’avaient pas fermé l’œil de la nuit. Alors que de l’extérieur montait les tintements caractéristiques des rituels matinaux, l’aurore blafarde avait surpris les généraux de l’Empire comme ceux-ci achevaient de trouver un accord sur les orientations tactiques qu’ils souhaitaient voir exécutées au plus vite.
Après une longue et attentive écoute de l’état des lieux que venait de lui fournir le Général Snagga, Vakalor avait mis l’ensemble des éléments d’importance en parallèle avec les récents renseignements fournis par les tout derniers rapports des espions et éclaireurs de l’Empire.
Il ressortait de ce constat sans équivoque que le siège d’Angrenost devait avoir été mal conçu et que les créatures malfaisantes qui peuplaient l’anneau d’Orthanc recevaient vraisemblablement des ravitaillements en suffisance pour ne pas souffrir de la fin. A ce compte là, le siège pouvait encore durée cent lunes !
Mais autre chose alarmait également le Général Vakalor… Les orcs n’étaient pas suffisamment habiles, éclairés et disciplinés pour supporter un long siège. Leur fougue et leur bestialité n’était que peu compatible avec la discipline que requerrait la résistance à un long siège. Il fallait mettre en œuvre toute une organisation, souvent rigoureuse, que les orcs n’étaient que très peu capables de mettre en œuvre. Aussi, le Lion Rouge en été venu à redouter que les orcs ne soient pas seuls repliés derrière les hauts murs d’enceinte d’Angrenost. D’autres devaient être là aussi, à tirer les ficelles et à ordonner les opérations et les prises de décisions de l’intérieur... Qui pouvaient-ils bien être ? Le Général n’en savait pour l’instant rien du tout mais il espérait bientôt disposer de suffisamment d’éléments pour le savoir... Après tout, il en savait déjà plus long et avait compris plus de choses en quelques heures que le Général Snagga en plusieurs semaines de siège.

*Ces stupides monstruosités ne peuvent pas avoir tenu Snagga à distance sans une aide extérieure ! Impossible !* Le Lion Rouge avait été dur dans le discours qu’il avait servi à son homologue Gondorien. Mais il le fallait. Le Général Snagga devait prendre conscience de la bouffonnerie que représentait maintenant le siège médiocre qu’il conduisait depuis plusieurs… Il fallait que cela cesse et que les choses soient reprises en main. Mais, pour avoir fait ses classes de grand officier avec lui, Vakalor connaissait trop bien Snagga pour concevoir qu’une bande d’orcs abrutis avait pu tenir le siège du Général en respect depuis tout ce temps ! Il y avait forcément une autre explication à tout cela que l’incapacité supposée de Snagga… Ce dernier passait pour compétent et opiniâtre bien que peu créatif en matière de stratégie militaire. Il se contentait bien souvent de réciter ses classes et d’ordonner des mises en place classiques et rigoureuses.
*J’aurai le fin mot de toute cette étrangeté !* s’opiniâtra Vakalor.
La porte de toile s’envola et vint claquer contre la paroi de la tente des généraux lorsque le Lion Rouge sortit à grand fracas. Il n’avait pas dormi mais Vakalor n’en éprouvait pas encore le besoin. L’urgence était ailleurs. Dans les Monts Brumeux. C’était là, qu’était une des clés de cette bataille. L’anneau d’Orthanc et les combattants qui s’y retranchaient recevaient forcément une aide et des ravitaillements extérieurs. Il fallait que cela cesse ! A tout prix et sous peine de voir s’enliser le siège aussi sûrement qu’avait réussi à le laisser s’embourber Snagga.

– Que l’on sangle les chevaux ! hurla-t-il à l’entour. – Je veux deux archontes avec moi et trois avec le Général Snagga ! Les autres restent ici et activent la mise en place des scorpions et des armes de siège. Les balistes à répétition et les trébuchets de campagne doivent être opérationnels à notre retour, c’est compris !? Il sortit Noiregriffe de son baudrier d’épaule et la lame funeste brilla d’une étrange lueur dans la clarté violacée du levant. Kavandril n’avait eu qu’une brève nuit de repos mais il se trouvait déjà à nouveau sellé et harnaché dans l’éventualité d’un départ soudain du Lion Rouge. Celui-ci enfourcha le méhara avec force et gueula à l’attention de ses hommes de confiance. – Eraklin, tu restes ici jusqu’à mon retour… Gower avec lui ! Fraakhen, avec moi !
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Metathraïn
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Mer 11 Juil 2012 - 19:41

Le sorcier franchit l'unique porte d'obsidienne gardant l'entré d'Orthanc. La tour majestueuse scintillait en cette aube où le soleil perçait les grands nuages en course sur le ciel. Et tout le cercle de l'Isengard était scindé de langues blanches, serpents de brumes s'écoulant avant de choir dans les cavernes. Au fond du roc, dans l'ombre des parois brunes, des cuves recueillaient les eaux de pluie. Il avait fallu prêt de deux mois aux orcs pour excaver les anciennes salles jadis aménagées par Saroumane. Mais plutôt que de vouer ces lieux aux travaux du feu et de l'acier, ils avaient installé des citernes pour y recueillir les eaux de pluie.

Le long des précipices plongeant au fond des gouffres, Métathraïn marchait, inspectant le niveau des cuves. Leur élaboration s'était avérée complexe et face à la maladresse des orcs et autres suppôts, les nuéménoréens déchus avaient du façonner eux même de tels objets. Grâce à de la glaise mélangée à du granit concassé, ils étaient parvenus à imperméabiliser le fond de ces puits de fortune. Les jours de grand soleil, on les recouvrait d'une superposition de toile de jute qui tressait alors un labyrinthe verticale où l'air conservait sa fraicheur dans l'ombre de ces draperies crasseuses. Selon les estimations d'un officier, il y avait de quoi tenir près de quarante jours Mais la moindre averse pouvait permettre de reconstituer les précieux stocks. Aussi le Maréchal ne s'inquiétait pas trop à ce sujet, tout en gardant dans un coin de l'esprit l'importance de ce facteur. Il avait d'ailleurs placé une bonne garde pour surveiller ces cuves d'argile séché.

Les averses des jours précédents avaient transformées sous la marche des troupes le sol herbeux du cercle de l'Isengard en un bourbier où chacun s'enlisait lorsqu'une bruine venait mouiller la terre encore humide et élastique. Malgré cela, le sorcier ordonnait chaque nuit que les orcs sortent creuser des tranchées tout autour de l'édifice. Le bois venait à manquer. Depuis longtemps les feux se faisaient rare dans le camps des orcs. Parfois une mission était organisé la nuit pour couper quelques arbres dans la forêt au Nord Est. Mais c'était devenu une tâche sans cesse plus difficile et périlleuse car il fallait s'enfoncer toujours plus loin de la forteresse. Aussi, les rares provisions de bois étaient en partie usées pour réparer les fortins extérieurs ayant subit des assauts trop violents. Les terrassiers s'affairaient chaque nuit à élargir les fossés, et la terre s'empilait sans cesse plus haute sur les redoutes au formes arrondies. Pour solidifier les édifices, on avait recours à du gravier et des branchages que l'on mêlait aux amas d'argile. Les jours de forte chaleur, ces forts bruns et ocres séchaient sous le rayon et les murs irréguliers se craquelaient de milles zébrures. Et dans le même temps, une vapeur nauséabonde fumaient au travers des glaises, et dissipait son parfum de vase dans les vents de montagne. Les orcs toléraient sans difficulté cet inconvénient, mais les numénoréens, aussi courageux soient-ils, avaient du mal à supporter une telle puanteur.

Avec l'aube frémissante, les orcs s'étaient tapis dans dans tranchées creusées afin de les protéger des rayons du soleil qu'ils craignaient. Seuls les uruks et les numénoréens demeuraient sur le rempart. Ils gardaient ainsi le cercle de pierre grise. L'étendue tout autour avait été garnie de nombreux pièges, des chausse-trapes pour l'essentiel. Chaque nuit, les orcs sortaient pour en remplacer quelques uns, en creuser d'autre. Leur vue perçante dans la nuit, leur permettait de telles opérations, et les hommes craignaient de s'aventurer sur ce terrain dangereux lorsque la nuit était venue.
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Lun 10 Sep 2012 - 17:17

Le rugissement des trompes d’airain ébranla la douceur glacée du crépuscule. Les trompettes du Gondor marquaient de leur beuglement caractéristique la fin du premier jour entier depuis l’arrivée sur place du Général Vakalor. Le coucher du soleil trouva ce dernier sous l’épaisse toile de sa grande tente, plié sur une large carte aux bords racornis. La mission de reconnaissance avait été enrichissante et le Général Vakalor estimait avoir désormais si ce n’était toutes, au moins suffisamment de données stratégiques afin de finaliser ses plans d’actions.
A ses côtés autour de la table se tenaient aussi les hommes les plus fidèles au Lion Rouge. Les cinq archontes venus de Minas Tirith avec Vakalor, Metheas, Alforion, Kaorlas, Beramir et Loras, mais aussi les meilleurs amis du Général, le lieutenant Gower, le sergent Eraklin, et l’énigmatique guerrier angmarien Fraakhen. Ne manquaient à l’appel que le Général Snagga et ses propres archontes.

– Quelqu’un a vu le Général Snagga ? demanda posément Vakalor. L’immense Eraklin émit un reniflement retentissant puis se torcha la bouche d’un revers de main.

– Ouais. S’est enfermé dans sa tente au retour de not’ sortie d’cet après-midi. La reconnaissance lui a p’t-être pas plu ! J’lui ai d’mandé d’nous assister pour prendre Orthanc mais l’a refusé d’en entendre seulement parler... L’arrêtait pas de marmonner des choses et d’autres et tout un tas de trucs pendant tout le temps que j’ai passé sous sa tente. L’a été courtois mais froid. Disons glacial... J’crois bien qu’il viendra qu’à contrecœur, ne serait-ce que pour dire qu’il y était. Comptons pas sur lui, m’est avis !

Le Lion Rouge haussa les épaules d’un air résigné. – Eh bien ne comptons plus sur lui ! finit-il par conclure. – Merci Eraklin !

Le Général de l’Empire se tourna alors vers les autres soldats et haut gradés se trouvant autour de la carte et désigna la carte à divers endroits.

– La forteresse est bien encerclée. Metheas, votre phalange est bien positionnée en amont de la forteresse de part et d’autres des berges de l’Isen ? L’archonte aquiesça. – Et vos hommes Alforion ? Ont-ils bien prit place du côté est du mur d’enceinte ?

– Oui, mon général ! Nous finissons d’assembler un nouveau scorpion... Les autres sont prêts ! Le Lion Rouge se redressa visiblement réjouit avant de jeter tour à tour un regard au sergent Eraklin et à l’archonte Kaorlas

– Parfait ! Eraklin, tu apporteras du soutien côté ouest aux hommes de Kaorlas ! Je veux que les tours de siège soient opérationnelles avant la fin de la semaine ! L’immense bonhomme opina du chef.

– Et les hommes du général Snagga ? Doit-on les réquisitionner ? La majorité d’entre eux s’interroge, les autres sont planqués dans leurs tentes... Un ramassis maussade s’il en est, mais des hommes frais et des bras en plus ! Avec votre permission et une aide sérieuse de la part de leur corps d’ingénierie, nous aurons fini bien avant cela !

– Fais pour le mieux avec les volontaires, je me charge des autres !, indiqua Vakalor. – Snagga ne restera pas éternellement reclus dans sa tente ! Ma tente personnelle sera déplacée devant la porte principale de l’enceinte, face à la douve. Vous jetterez une estacade sur l’autre rive de la rivière, en aval de la forteresse ! Melor et Loras seront chargés de la défendre pour prévenir toute tentative de fuite par voie fluviale ! Nous somme venus avec des filets. Qu’ils les donnent à quelques un de leurs hommes. Comme ça nous aurons aussi de quoi nous nourrir en poissons.

– Comptez-vous prendre la place par la famine ? Eraklin semblait intrigué. Aeron Vakalor lui sourit de façon entendue. – C’est en tous cas ce que je veux leur faire croire !
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Metathraïn
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Lun 10 Sep 2012 - 21:55

A l'intérieur de la forteresse, derrière les solides murs de pierre blanche, une agitation avait court depuis quelques minutes: les cavaliers du Mordor étaient sur le départ, et plus d'une quarantaine d'entre eux s'apprêtaient à monter en selle. Ils s'étaient réunis devant la grande porte et Métathraïn observait le visage de tous ces fiers guerriers. Pas l'un d'entre eux ne songerait à fuir, ils avaient une confiance absolu en Sauron et ses sous-fifres, ces sorciers et seigneurs noirs qui gouvernaient les différentes régions du Mordor. Le Maréchal aimait à les voir s'activer en vue de la bataille. Leurs visages devenaient songeurs, et loin de marquer une soif de sang insatiable, ils traduisaient davantage des esprits ardents dressés pour la domination. Ils n'étaient pas plus cruel que certains capitaines du Gondor. Métathraïn savait pertinemment que chaque homme possédait une certaine faiblesse, une démesure enfouie au plus profond de l'âme qui, si elle était éveillée, pouvait révéler des natures d'une violence hors du commun même chez l'homme le plus sage.

Et sous les armures d'acier noircis, sous les heaumes aux faces effrayantes, derrières les blasons aux armoiries étranges, toute une troupe d'êtres tourmentés s'apprêtait à gagner le fort extérieur septentrionale. Le sorcier aimait à les surnommer "Bourrasque Noire" en raison de leur rapidité d'action et de la violence de leur charge. Et là où ils passaient, inévitablement le malheur s’abattait. Il n'était qu'une centaine à Orthanc, mais au pays du Seigneur des ténèbres, prêt de deux milles d'entre avait prit leur quartier dans les fort jalonnant les montagnes. Et lorsque viendrait le moment d'user de leur service, la Terre du Milieu connaitrait de bien sombres jours.

Ozincourt arriva enfin. Ce capitaine téméraire, à la réputation légendaire, même chez les gens libres, était un meneur d'homme sans pareil. Par son éloquence, sa fougue et son panache il menait les troupes vers une mort certaine, sans que la moindre de ces âmes sacrifiées n’émette le moindre doute. C'était d'ailleurs parfois une source d'ennuis, car ses actions nuisaient au commandement. Mais jusque là il n'avait pas commis la moindre erreur. Et il ne se mêlait pas des intrigues hiérarchique, se satisfaisant de son rang. Il suivait toujours l'avis de Métathraïn, du moins en apparence, et les deux officiers se satisfaisaient de cet équilibre, aucun ne venant empiéter sur les plates bandes de l'autre. À Ozincourt la gloire et les hauts faits d'armes. Pour le Sorcier de Cirith Ungol, le mérite stratégique et les grands tours de passe passe.

L’impétueux chevalier mènerait la chevauchée au côté du Maréchal. Cavalier sans pareil, c'était un adversaire redoutable et l'avoir à ses côté serait un gage de sécurité. À son tour, le second de Métathraïn arriva: Xantraille. Il avait fier allure sous son masque de fer rougissant dans le rayon matinal. Il commanderait la forteresse principale en son absence et venait saluer leur départ. Mais le sorcier ne put s'empêcher d'éprouver un doute en croisant le sourire mauvais de cet homme... et si ce menteur profitait de sa faiblesse et ne le laissait rentrer au retour, l'abandonnant devant les murs d'Orthanc?! Le Maréchal chassa ces douloureuses pensées. Après tout, il avait d'autres tours dans son sac. Xantraille le savait, et il redoutait son maitre presque autant que Sauron. Le fouet est sans doute doute le meilleur des maitres songea Métathraïn.

Un ricanement interrompit la sourde contemplations du seigneur noire. Grik, le gnome d'Ozincourt, venait de faire son apparition sur le dos de l'une des montures. Son visage vert et cruel souriait, laissant pointer de petits crocs pointus et jaunis par le temps. Et s'accompagnant de gestes hystériques, il se mit à déverser sa bile cynique mais toujours fondé. Il avait l'art de mettre le doigts sur ce qui n'allait pas, de railler les faibles, de maudire ses ennemis, et il éveillait toujours par ses paroles quelques doutes dans l'esprit de son interlocuteur. Métathraïn ne faisait pas exception, et ce matin-là, ses propos furent particulièrement crues et acides.

"Alors, Maître de la Métamorphose, quelle changement ton esprit saugrenue nous réserve-t-il aujourd'hui? Penses-tu pouvoir ouvrir les montagnes par ta seule parole? Car à présent les gens de l'Ouest ont décidés d'en finir... et mis à part la faim et la fatigue, que nous reste-il au fond de cette souricière?..."

Le sorcier ne répondit rien, se contentant d'ignorer les propos de cette vile créature comme il avait toujours fait. Mais au fond de lui, il n'aurait su que répondre. Sans doute n'y avait-il rien à dire. Bien assis sur sa selle et dans le fond de ses étriers, Ozincourt souriait d'un expressions à demi sournoise. Nul ne savait ce qu'il trouvait à cet être bizarre, ce Grik.

Enfin, ils enfourchèrent tous leur destrier et se mirent en ordre de marche. Puis il franchirent les grandes portes dont les gonds abîmés par les assauts grincèrent bruyamment. Devant eux s'ouvrait le champ de bataille fendus de lignes de tranchées et de pieux en tout points. La colonne de cavaliers longea les murs, puis fouettant les croupes et donnant des éperons, s'élança vers le Nord à bride abattue, afin de gagner le fort septentrionale pour y renforcer les effectifs. Il fallait toujours parcourir cette distance au galop, avant que les gens du Gondor ne repèrent leur manœuvre et ne tente de l'intercepter. Mais en cette heure encore matinale, les cœur étaient encore aux lisères des rêves et du sommeil, et les chevaliers de Métathraïn gagnèrent sans peine les hauteurs du col où se trouvait le fort. Alors qu'il franchissait tout juste le pont levis de bois, les trompettes des fils d'Elros résonnèrent dans la vallée. Les hommes du Gondor étaient sur le pied de guerre, et il fallait s'attendre à des combats dans la journée.
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Ven 28 Sep 2012 - 7:55

La nuit venait d’ensevelir de ses ailes sombres la vallée d’Orthanc lorsque les hommes du Général Vakalor parvinrent non loin du lieu qu’ils convoitaient. Sur le chemin tortueux qui s’échinait à zigzaguer entre les pierres et les rochers des petites sentes rocailleuses, les chevaux stoppèrent net sur l’ordre du Lion Rouge. Le poing en l’air de celui-ci venait d’intimer la halte. Silencieux, les hommes imitèrent le Gouverneur d’Osgiliath lorsque celui-ci mit pied à terre.

– Conduisez les chevaux sous le couvert des arbres ! ordonna Vakalor. – Nous ne devons pas être vus !

Alors que l’on menait les montures par la bride pour avancer le plus discrètement possible jusque sous les frondaisons noires le hululement de quelques chouettes retentit dans la noirceur du sous-bois.

– Sergent Gower, vous restez avec huit hommes pour garder les chevaux ! Le Général parlait à voix basse pour ne pas trahir leur présence. Il désigna silencieusement les cinq archontes qui revenait côte à côte vers le sentier faiblement éclairé par la lune voilée. Puis le Général Snagga. – Vous trois, avec moi ! Les autres avec Eraklin et le Général Snagga. Nous monterons séparément. Nous ne pouvons plus continuer autrement qu’à pieds sous peine de trahir notre présence ! Snagga opina du chef. – Général, compléta Vakalor, je vous confie le commandement de l’aile gauche ! Le fortin est un peu plus haut en suivant cette crète. Vous contournerez par l’aval puis fondrez par la gauche C’est l’entrée principale ! N’attaquez que lorsque nous serons découverts et que l’alerte sera donnée ! Le Général Snagga acquiesça une nouvelle fois, l’air résolu. *Bien, pensa le Lion Rouge, tu as cessé tes bouderies de gamin vexé ! Je peux compter sur toi ! Une belle épine du pied en moins !*

Les deux petits groupes se séparèrent, aussi invisibles et silencieux que possible. Alors que Snagga menait son petit groupe vers le fortin en le contournant par le bas pour l’atteindre par le sud, le groupe répondant aux ordres de Vakalor avança à demi baissé sur une zone pleine d’éboulis afin d’atteindre la petite tour ennemie par la face opposée. Ils emprunteraient un chemin plus difficile d’accès et contourneraient la zone ennemie par l’amont et le nord.

*
* *

Le fortin était en semi veille. Cachés dans la pénombre des sentes rocheuses et broussailleuses les soldats du petit groupe du Général Vakalor bénéficiaient d’une vue plongeante sur le petit bastion de bois. L’activité ennemie était de toute évidence réduite. Quelques sentinelles difformes vaquaient à leur ronde maussade seulement éclairée par la lueur vacillante de quelques torches. De ci de là, montaient les bruits rauques et mat de râles et grognements non humains.

Le Gouverneur d’Osgiliath regarda ses hommes un à un pour leur adresser un petit signal de la tête. Quelques minutes les séparaient maintenant de l’assaut.
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Jeu 4 Oct 2012 - 13:36

Tout du long de la journée, les orcs sous la conduite de Métathraïn avaient travaillé à renforcer le fort contrôlant l’accès Nord de la vallée. Les fossés atteignaient en certains points douze pieds de hauteur, et on les avaient garnis de branches épineuses et d'épieux acérés. Au dessus, un monticule de terre tassé faisait office de rempart, une palissade de troncs épais venant couronner l'ensemble en un long créneaux parcourant l'ensemble du chemin de ronde.

Six tours garnissaient l'ensemble, deux d'entre elles encadrant le pont-levis, tandis que les autres plantaient les angles du forts. Au milieu, légèrement en amont, une seconde redoute de terre et de bois faisaient office de donjon et de second bastion défensif. L'entrée en était gardé par une porte en rondins surmonté d'une large passerelle. C'est là que les munitions étaient entreposée. Une zone d’éboulis situé au Nord du fort, plus haut vers les montagnes, s'était avérée une source précieuse de munitions. Plus d'un assaut avait été repoussé à l'aide de lancés de pierre bien ajustés. Le fracas des rochers dévalant la pente était de plus une arme morale importante qui avait fait tourné les talons aux hommes du Gondor à maintes reprises.

Pendant prêt de quatre heures, Métathraïn était demeuré au sommet de ce donjon grossier, observant les mouvements de troupe plus bas dans la vallée. Sa position était idéale. Mais s'il venait à perdre ce fort, elle deviendrait une écharde douloureuse, car de là, les hommes du Gondor pourraient observer les mouvements de troupe à l'intérieur du cercle de l'Isengard et ainsi calibrer leurs assauts en fonctions de la répartition des troupes orques.

***

Le soir se fit, la montagne devint violette. Le sorcier avait put observer une colonne d'hommes du Gondor contourner Orthanc pour gagner le Nord. Nul doute qu'il venaient pour le fort. Visiblement, un nouveau commandant avait prit la relève, l'ancien général n'ayant jamais compris que le fort était la clé du siège puisque la clé de l'encerclement et de l'isolement... Les choses se corsaient, et les gens de l'Ouest semblaient perdre patience. Ce n'était pas plus mal. Il fallait en finir dans les dix jours, car au delà le manque de ravitaillement provoquerait un sérieux affaiblissement dans l'armée déjà usé par des semaines de siège et d’escarmouches.

Bientôt la nuit fut totale. Les hommes avaient bien choisit leur nuit: sans lune et sans nuages. Seule la faible clarté des étoiles permettait de voir à quelques pas. Bien sur les orcs étaient capables de voir bien plus loin que le sorcier et les gens de son espèce, ce qui dans un sens était un avantage cruciale pour les archers. Aussi, plutôt que d'indiquer trop clairement leur position exact, Métathraïn avait interdit le moindre feux ou flambeau. Le silence baignait la montagne. La garde avait été doublé depuis la veille et l'arrivée des renforts.

L'une des patrouilles effectuait le tour du chemin de ronde, quand quelque chose attira leur attention. Dans le pierrier plus en amont, un rocher roula, en entrainant d'autres dans sa chute, ce qui provoqua un vacarme de galets. Les pierres vinrent frapper le mur du fort. Intriguées, les sentinelles allèrent trouver Métathraïn tout absorbé dans la récitation de quelques versets de Noir Parler.

"Et bien, on dirait que nos ennemis ont décidé de nous prendre à revers. Allez réveiller les troupes, le plus silencieusement possible. Ils seront sur nous dans quelques minutes."

Le Maréchal du Mordor se releva. Il revêtit son heaume, noua la boucle de sa ceinture à laquelle un fourreau reposait. La bataille pour Orthanc allait commencer. Les plans du sorciers faisaient un pas en avant. Le plus délicat serait de se tirer de ce trou à rat lorsque les choses auraient prit la mauvaise tournure escomptée.
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Vakalor
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Lun 22 Oct 2012 - 10:30

La nuit avait maintenant enseveli la montagne et ses flancs rocailleux. En contrebas, les petites lueurs des torches éparses des quelques sentinelles opérant leur ronde passaient sans se hâter d’un bout à l’autre du fortin. Le plan de Vakalor consistait à attaquer le premier. Lui et ses hommes tenteraient de surprendre les créatures du Seigneur des Ténèbres par le nord et une zone difficile d’accès que les éclaireurs avaient repéré dans l’après-midi. La poigne du Lion Rouge se resserra sur le pommeau de Noiregriffe alors que l’assaut était imminent. Lui et ses hommes étaient parvenus, au prix d’une lente et fastidieuse progression précautionneuse parmi les rochers à l’endroit exact indiqué par les hommes du service des renseignements qu’il avait dépêché sur place, durant la journée. En ce lieu précis, les palissades de la petite forteresse épousaient le ventre de la montagne et tout grimpeur habile pouvait ainsi se hisser jusqu’au sommet de la petite muraille de bois qui enserrait le fortin. Certes, il s’agissait-là d’une des faiblesses du petit fort mais c’était également un des endroits de la petite place qui était les plus surveillés. Il faudrait donc mettre à profit les longues minutes d’observation silencieuse qu’ils venaient d’avoir afin de surgir au moment le plus opportun pour eux et le plus délicat pour les gardes et leur vigilance acérée.
Vakalor fit un geste silencieux à l’adresse des soldats qui l’accompagnaient. Puis, alors que la sentinelle gobeline amorçait un demi-tour afin de repartir inspecter le reste de son trajet de ronde, il se lança à l’assaut de la palissade. Derrière lui, les hommes se hâtaient dans ses pas. Malheureusement l’un d’eux tenta un passage trop précipité et son pied fit dégringoler quelques pierres dont la course idiote entraîna en elle de plus gros cailloux dont la chute fit un bruit suffisant pour que la sentinelle qui était dos à eux se retourne et donne l’alerte. Le cri d’alarme qu’elle poussa fut à demi étouffé par la lame de Noiregriffe qui vint embrasser sa gorge épaisse pour en ressortir toute souillée de sang noir et épais. Le garde à la peau verte chut au sol dans un bruit sourd. Le Général était dans la place et une partie de l’opération avait à présent réussi. Lui et ses hommes se précipitaient à présent à grandes enjambées vers l’escalier qui leur permettrait de quitter le chemin de ronde en hauteur de la petite place forte pour en investir le cœur. Dans l’escalier, deux gobelins tentèrent de leur barrer le passage. Le Général Vakalor fit basculer le premier en arrière d’un coup de pied en pleine tête et, alors que celui-ci chutait sur le second et que tous deux s’affalaient lamentablement au bas des marches, le Lion Rouge sauta sur eux afin de les mettre à mort de sa noire lame. La fougue du combat montait en lui comme à chaque combat qu’il livrait. L’adrénaline du champ de bataille faisait revivre cet homme de guerre comme un fauve qui retrouve la liberté après des mois de captivité.

L’alerte avait été donnée et, de toutes parts, jaillissaient maintenant des créatures du Noir Seigneur. Le fortin en était infesté. Alors que le Général avait gagné le centre de la petite cour centrale, quatre de ses hommes avaient eu pour consignes de rester sur les petits remparts de bois et d’arroser de flèches, depuis le chemin de ronde, tous les ennemis que se précipiteraient à la rencontre des hommes ayant rejoint le bas de l’escalier. Deux accès seulement permettaient l’arrivée de renforts et les quatre tireurs s’étaient vus attribuer une porte de pierre à inonder de traits mortels. Deux à deux, ils lacèreraient de leurs flèches tous les ennemis qui prétendraient y pénétrer.

Les premières faces vertes qui parvinrent en courant dans la petite cour se trouvèrent ainsi clouées sur place par la grêle mortelle dispensée par les tireurs du Lion Rouge. Vakalor jubilait. L’ardeur du combat était à présent en lui, le rendant encore plus dangereux pour ses ennemis.

La première bataille pour ce fortin stratégique qui verrouillait l’amont de l’anneau d’Orthanc et en préservait l’approvisionnement avait débuté !
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Jeu 20 Déc 2012 - 20:12

Comme Métathraïn s'y attendait les hommes du Gondor venaient de lancer le premier assaut d'une bataille qui s'annonçait sanglante. L'Ouistrenesse était décidée à en finir, et le siège n'avait que trop duré. Métathrain n'avait jamais espéré tenir la tour d'Orthanc plus de quelques semaines. Pas avec si peu d'hommes, encore moins avec ces soldats aux compétences martiales plus que réduites. Après des mois de siège c'était un miracle que les choses en soient toujours à ce point. Sauron serait satisfait. Car dans le fond, cet assaut n'était qu'une "escarmouche" destinée à tester les défenses de l'adversaire. Le Mordor ne sacrifiait que peu de troupes, le sorcier ayant levé lui même son armée dans les monts brumeux. En définitive, le numénoréen noir pourrait prétendre au poste de premier maréchal à son retour. Du moins, s'il parvenait à s'en sortir. Mais dans le fond ce n'était qu'une formalité et depuis le début il avait établi ce plan de sortit. A présent il s'agissait de faire payer cher aux hommes leur insoumission à Sauron et de prélever un tribut de sang le plus élevé possible.

Les cris d'alerte puis la fureur des combats avait débuté depuis quelques instants, quand Métathraïn s'emparant d'un cor sonna un grand coup. La vallée raisonna de ce son monotone pendant une seconde avant qu'une clameur ne s'empare des environs. Tapis en amont dans les montagnes, une centaine d'orcs avait était placée là au cas où les assaillants tenteraient de passer par dessus. Il fallait être idiot pour ne pas remarquer que l'amont était le point faible du fortin. Le sorcier en avait pleinement conscience, ayant lui même exploité cette faiblesse lors de sa propre prise de la redoute. Une seconde vague de même nombre était prête à faire de même au second signal.

Les orcs coupèrent alors les hommes ayant pénétré l'enceinte de toute retraite. Les impétueux déjà présent allait avoir du fil à retordre. Se penchant au dessus du créneaux de son donjon de pacotille, le sorcier jeta un coup d’œil à la situation. Quelques hommes semblaient s'être emparé d'une des tours. À leur tête un homme se démenait et repoussait les orcs les uns après les autres. Quatre archers l'appuyaient. C'était bien peu.

Métathraïn fit signe à l'un de ses officiers et lui désigna les opportuns. Le capitaine disparut avant de revenir accompagné d'une dizaine d'arbalétriers. Ils déchargèrent leurs armes sur les archers du Gondor. Deux d'entre eux s'écroulèrent. Les trois survivants un peu trop téméraire n'avait plus qu'une option: fuir par dessus le rempart ou se préparer à mourir!

[HRP Désolé d'être un peu brut, mais ton messages respectait peu ma description du fort (ou alors je n'ai pas compris). De plus les orcs sont des créatures de la nuit, donc pas de torches. Enfin, il y a environ milles hommes sur le pied de guerre à l'intérieur, donc Vakalor + 4 archers, c'est un peu léger. Le fortin a résisté à des dizaines d'assauts, donc il ne suffit pas de "sauter" par dessus les palissades (il y a un fossé et on a passé la journée à fortifier et réparer la place, cf messages précédent). Je suis disposé à perdre la bataille, mais avec un peu plus de panache tout de même pirat ]
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MessageSujet: Re: Le siège de l'Isengard   Mar 12 Nov 2013 - 18:24

Métathraïn a écrit:
16 Mai

Après un assaut virulent sur le fortin du Nord durant la nuit, nous avons du reconstruire les fortifications. Hélas, les matières premières sont bien rares, et nous avons du nous contenter essentiellement de terre. J'ai fait modifier la structure du fort. Dorénavant, les quatre tours aux angles, forment des redoutes indépendantes. Le chemin de ronde qui les relie a cependant pâtit des prélèvements dans les palissades auxquels nous avons du consentir.
Nos pertes ont été acceptables, en comparaison de celles infligées à nos ennemis. Mais j'ai perdu trop de soldats. Il me faudra faire venir des renforts d'Orthanc à la faveur de la nuit. J'ai dépêché un messager.


17 Mai

Un convoie de ravitaillement est arrivé la nuit dernière. Deux d'entre eux devraient suivre dans les jours à venir. C'est bien peu en vue des troupes qu'il me faut nourrir. Déjà les orcs mangent leurs morts, quand l'appétit les prends.


18 Mai

Trois cents uruks sont arrivé en renforts à la faveur d'une nuit pluvieuse. Cela porte mes effectifs à neufs cents guerriers. Dans l'autre sens, j'ai fait acheminer une partie des vivres. Aucun convoie n'est arrivé pour le moment.


19 Mai

Nouvelle attaque de nuit. L'obscurité d'un ciel couvert a favorisé leur approche. Ils ont incendié l'une des tours. Mais les pertes ont été réduite de par la faible ampleur de l'escarmouche.


20 Mai

Les convois sont arrivés. L'assaut de la veille les avait dissuadé de s'approcher. Nous pourrons encore tenir quelques semaines. J'ai organisé une mission de nuit à Fangorn pour récupérer du bois afin de reconstruire le fort. Pour faire diversion  et masquer le bruit des haches j'ai fait jouer toute la nuit les tambours de l'Isengard. Dans deux jours  nous récidiverons.


21 Mai

Le Gondor a entamé une étrange manœuvre. Il est sortit de ses retranchement et a déplacé une importante partie de l'armée en amont de la plaine, vers les contreforts de Fangorn.


22 Mai

Ils ont monté des trébuchets sur le flanc de la colline la plus proche. Mauvais présage. Je ne suis pas certains, qu'ils pourront m'atteindre. La portée des trébuchets est trop courte.
De mon côté j'ai fait réparer le fort. Nous avons même ajouter des pièges contre la cavalerie. Le col est truffé de chausse trappe.


23 Mai

Les hommes de l'Ouest ont lancé de grands travaux de terrassement. Leur ingénieur construisent une sorte d'avancée surélevée pour prolonger la colline. Il me faut intervenir.


24 Mai

J'ai ordonné une attaque sur les positions Sud du Gondor. Environ dix milles orcs ont chargé les fortifications ennemi. Ils ont infligé de gros dégâts, mais les hommes de l'Ouest ont tenu malgré tout. Je pense avoir perdu prêt de trois milles guerriers. Les blessés ne feront pas long feu. D'après mes observations, les gondoriens ont renforcé les effectifs Sud.


25 Mai

Nous avons profité de l'allègement des défenses de la colline pour réduire à néant leur projet : j'ai mené moi même un assaut depuis le fort avec cinq cents soldats. Quatre trébuchets ont brûlés. J'ai malheureusement subi de lourdes pertes. Environ trois cents guerriers


26 Mai

Les Gondoriens n'ont pas renoncé. Les travaux ont repris à zero, mais à présent la garde a été doublé. Aussi je ne puis plus rien tenter, ayant trop peu de troupes. Les patrouilles gondoriennes se sont intensifié la nuit, et il est difficile de communiquer avec le fort. Demain je devrais me métamorphoser pour gagner la tour d'Orthanc. Je n'y ai pas été depuis trop longtemps et mes lieutenants ont trop peu d'initiatives.


1er Juin

Je n'aurais pas du faire ça. Ma métamorphose m'a maintenu trop longtemps à l'écart du commandement. Cela est principalement du à ma mauvaise condition physique lié aux privations et à a fatigue. J'ai mis trop de jours à récupérer de ces transformations. À présent la base ennemi sur la colline est presque achevé.
Sous la forme d'un corbeau, j'ai pu cependant survoler leurs positions et apprécier mieux leurs forces. Ils sont en infériorité mais leurs troupes sont bien meilleur et il disposent d'un vrai ravitaillement, que je ne puis malheureusement pas couper. Il m'a même semblé apercevoir quelques rohirims. Surement des solitaires venu venger nos pillages passés.


2 Juin

Ils ont encore monté des machines de guerre. Un convoi de ravitaillement est arrivé tant bien que mal. Je crois que c'est le dernier.


3 Juin

Ils nous bombardent. Nuit et jour. Toute les heures des boulets de la taille d'une tête tombent par dizaine. Pour l'instant, leur tir sont encore imprécis. Je gage que cela ne durera pas.


4 Juin

Deux des tours ont été détruite et j'ai perdu une cinquantaine de soldats. J'ai demandé des renforts à Orthanc, mais pour le moment, rien n'est arrivé malgré les conditions favorables (nuit de brouillard)


5 Juin.

Le bombardement se poursuit. Le fortin n'est plus qu'un amas de terre et de pieux. Je dors dans un terrier. Je ne crois pas que les renforts viendront. Peut être ont-ils intercepté le messager.


6 Juin

Finalement, une poignée d'orcs m'a rejoint. À peine cent homme sur les trois cents partis. Les autres ont du être massacrés par les patrouilles. Le bombardement a cessé, signe d'une prochaine attaque.


7 et 8 Juin

Ils ont lancé l'assaut. Nous avons tenu grâce à l'avantage donné par le versant,  mais j'ai du pour cela payer un lourds tribus en soldats. Deux jours durant nous avons combattu avant de nous replier en Isengard à la faveur de la nuit. Ils ont lancé leur cavalerie à notre suite, mais les chausses trappes et autres pièges les ont surpris dans leur élan. Au moins une bonne chose.


9 Juin

De retour à Orthanc avec moins de deux cents hommes. À présent notre ravitaillement est complètement coupé.


10 Juin

L'ennemi ne semble pas bouger de ses positions. Il a reconstruit le fortins, et a divisé son armée en deux : environ un tiers au Nord, le reste fermant la vallée au Sud-Ouest. Leur cavalerie manœuvre sans cesse entre les deux forts, comme une menace si nous tentions de sortir. J’attends l'assaut.


12 Juin

Il est évident qu'ils n'attaqueront pas. Ils ont saisi l'importance cruciale de la passe Nord et ne la lâcheront pas. Ainsi ils comptent m'affamer.


13 Juin

Que faire ? Si je tente une sortie pour briser l'isolement ou vaincre l'une des armées, mes pertes risquent d'être trop conséquentes avec cette cavalerie qui rôde et qui menace mes arrières. Mais jour après jour mes troupes s'affaiblissent. Des bagarres éclatent et les vaincus sont dévorés. Je ne voudrais pas finir en pâture à ces maudits orcs. Demain j'agirai.


14 Juin

Je prépare l'assaut. Il me faut reprendre la partie Nord. Peu importent les pertes qu'il me faudra essuyer.


15 Juin

Les choses ont mal tourné : nous avons envoyé l'essentiel de nos forces sur l'armée Nord. Ils étaient  les moins nombreux et la passe vers les montagnes est un élément clé.
Mais leur cavalerie a gêné nos manœuvres. Le Gondor a alors envoyé l'armée Sud sur Orthanc. J'ai donc du me replier dans la plus grande précipitation, talonné par les chevaliers de Minas Tirith. Je suis arrivé à temps pour repousser l'attaque, mais l'essentiel de mon armée a péri. Il me reste en tout et pour tout deux milles orcs. Pas  de quoi espérer m'enfuir d'Isengard.
Ils ont de plus fracassé nos portes. Je les ai faites boucher.


16 Juin

Les morts compensent la famine. Le Gondor a rapproché ses troupes Sud. Ils veulent réitérer le bombardement à coup sûr.


17 Juin

Il nous reste peu de temps à tenir en ces lieux. Les trébuchets ont été montés et dans la nuit ils ont entamé les tirs.


18 Juin

La muraille a été percée en deux points. Il y a eu d'espoir de tenir plus longtemps.


19 Juin

J'ai installé mes hommes dans la tour. Ce sera notre ultime bastion. Le bombardement se poursuit, heures après heure. Les pertes en hommes sont minimes cependant.


20 Juin

Ils ont lancé l'assaut sur le cercle de l'Isengard. Si j'avais eu des machines de guerre, ou davantage d'archers, j'aurais pu espérer les repousser. Mais les efforts des orcs ont été vains et ils sont tous morts jusqu'aux derniers. À présent je suis seuls avec mes chevaliers dans la tour. De piètres hommes, bien que je les avait choisit à cet usage. Ils seront sacrifié, peu importe.


21 juin au 4 juillet

L'attente. Et l'ennuie. Les numénoréens noirs sont maigres comme des clous. Leurs visages se sont creusés et malgré des barbes abondantes, leurs traits sont tiré comme celui de cadavres. J'ai contemplé mon reflet dans un miroir. Je suis livide. J'ai passé l'essentiel de mon temps à lire dans les archives de l'Isengard. Rien de bien utile. Mais j'ai ce palantir que l'orc m'a confié. Il ne m'a guère servi, la tour offrant une vie suffisante pour apprécier la situation.
Pour occuper le temps, j'étudie une nouvelle métamorphose. Elle permet de se changer en eau durant quelques heures. Il me faudra poursuivre cette apprentissage plus tard. La fatigue m'empêche de me concentrer suffisamment et je dois garder mes forces.
De leur côté, les gondoriens construisent des tours d'assaut. Quand ils auront finis, nous seront vaincus.


5 Juillet.

Ils ont lancé un assaut. Mes hommes tiennent toujours, mais cela ne saurait durer. Il est temps pour moi de fuir et de retourner au Mordor. Je concède ma défaite. Elle est toute relative...

Métathraïn posa sa plume. Il prit une poignée de sable et la jeta sur le parchemin où l'encre était encore humide. Puis il roula l'ensemble dans un tube d'acier, calfeutra celui-ci avec un peu de cire, et l'attacha à sa ceinture. Venant des escaliers, des cris se firent entendre. Métathraïn revêtit son heaume, et dégaina son épée. Il s'engagea à son tour dans la colonne de pierre ascendante mais vit alors déboucher des soldats gondoriens. D'un revers il repoussa le premier qui tomba sur ses camarades.
Le sorcier entama alors l'ascension, les assaillants à ses trousses. Il parvint dans une salle où quatre hommes le rattrapèrent. Engageant le combat, Métathraïn décapita l'un d'eux d'une botte secrète bien placée. Sa tête roula sur le sol jusqu'au pied de ses camarades, les faisant quelque peu hésiter. De sa vois grave et desséché il s'adressa à eux :

« Approchez maudits chiens. Nombre d'entre vous méritent de mourir et ce ne serait que rendre justice à mes hommes ».

D'autres soldats entrèrent. Ils étaient à présent une dizaine. Métathrain prit la fuite par la porte derrière lui et verrouilla celle-ci derrière lui. Il emprunta les dernières marches et parvint au sommet de l'Isengard. Le temps pressait. Il lui fallait entamer le rituel de métamorphose dès à présent. Il se mit en tailleur et entama la récitation des cantiques. Le voyage serait long et il devait économiser ses forces.
Un bruit sourd commença à résonner. Les hommes de l'Ouest enfonçaient la porte avec un bélier. Mots après mots, gestes après gestes, le sorcier psalmodiait le noir-parler de Sauron. Il entendit la porte craquer. Quelques secondes plus tard, les soldats découchaient sur le promontoire d’obsidienne. Mais c'était trop tard : dans un tourbillon d'effluves noirs, la masse de Metathraïn se troubla. Une essence et un aura ténébreux se forma à sa place puis se dispersa subitement, laissant place à un corbeau au plumage de jais voletant dans l'air. De quelques battement d'aile, l'oiseau prit de l'ampleur dans son mouvement et plongea par delà la tour. Fonçant vers le vide, il se redressa dans une courbe élégante et poursuivi son vol. Il dominait à présent les étendus de la plaine, se dirigeant vers le nord.

Derrière, la tour sombre d'Orthanc. Devant les monts brumeux. Et tous ces soldats minuscules errant dans le cercle de l'Isengard. Métathraïn avait espéré affaiblir davantage les armées du Gondor. Mais le commandement habile de Vakalor, la science de la guerre du Gondor et la piètre valeur des gobelins avait limité ce résultat. La revanche sonnerait.
Il fallait maintenant que le sorcier regagne le Mordor et se présent devant son maître pour établir son rapport. Le parchemin lui permettrait de limiter la colère de son maître. Après tout, la mission n'était qu'un demi-échec. Le Gondor avait dégarni le front de l'est et il fallait en tirer parti. Métathraïn pourrait peut être ainsi se racheter, car il était presque assuré d'une disgrâce. Il lui fallait trouver un moyen de renouer avec le succès et les entreprises maléfiques qui lui avait valu son ascension au rang de troisième Maréchal du Mordor. Un nouveau défi qui n'effrayait pas le sorcier.
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