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 La tranquille vie d'un Gouverneur [FLASHBACK]

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ElrondNombre de messages : 316
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Elrond
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MessageSujet: La tranquille vie d'un Gouverneur [FLASHBACK]   La tranquille vie d'un Gouverneur [FLASHBACK] EmptyMar 28 Aoû 2012 - 22:35
La soleil se leva dans un ouragan de feu. Les dernières étoiles s'éteignaient dans le ciel sans nuages, révélant les anfractuosités des collines d'Arda. En contrebas, les orientaux avaient monté leurs tentes au fond d'une cuvette traversé par un tumultueux cours d'eau. Mais rien ne bougeaient excepté un vieil étendard... Jusqu'à ce qu'une ombre, entouré d'une auréole de lumière, gravi la montagne surplombant le camp. Ses cheveux noirs de jais, qui laissaient apparaître un front proéminent et des pommettes saillantes, contrastaient avec son armure en argent. Sa grande taille était magnifiée par l'étalon qu'il montait. L’émeraude de ses yeux semblait percer la brume qui s'étendait sous lui. L'elfe resta quelques minutes en silence, admirant le morne paysage. Des pas, feutrés, de chevaux retentit derrière lui suivit par l'apparition de plusieurs généraux. Le chef, prénommé Hunaj, se retourna vers eux avec un sourire entendu:

"-Eh bien allons y..."

Le groupe se mit en branle et il commença la descente par le versant nord. La piste n'était pas bien tracé et bien des rochers empêchaient leur passage, rendant leur trajet plus long que prévu. Ils étaient en file indienne, Hunaj en premier suivit par son second, Seupol. Ce dernier possédait une chevelure argent, des yeux marron pétillant de vie. Dans les mêlés c'était toujours le premier, il ce battait comme un lion avec une force à déraciné une montagne. Derrière eux avançait l'aide de camps du Maréchal, son nom fut oublié dés sa naissance, il avait donc reçu un petit surnom : Petit, qui lui correspondait assez bien vu sa petite taille bien qu’elle fut contrasté par ses larges épaules. Une moustache blonde couronnait sa bouche rappelant ses sourcils broussailleux qui surplombaient des yeux ternes et furtifs. Une dizaine de cavalier suivait, tous officiers, dont quelques hauts- gradés.

Un nuage les prit dans son manteau ralentissant encore leur avance, cachant les trous et les buissons épineux qui s’étendaient sur le versant de la montagne. La marche avait commencé depuis une heure lorsque le chemin s’élargit un peu, leur linceul blanc les abandonna. Ils s’aperçurent alors qu’ils étaient dans un tunnel. Une faible lueur parvenait de l’entrée mais elle ne suffisait pas à éclairé le tout. Le Petit pris une torche et l’alluma, les flammes léchèrent le bout de bois qui s’embrasa rapidement. Le passage s’étendait à perte de vue et ne semblait pas avoir été utilisé depuis longtemps. Hunaj se remit en route, les pas de leurs chevaux résonnaient dans le tunnel et un mauvais pressentiment s’empara de lui. Des sueurs froides dégoulinèrent dans sa nuque pourtant rien ne laissait penser à une embuscade... Alors pourquoi cet si étrange sentiment. Le temps paraissait s’être arrêter, le passage semblait s’en fin. Soudain ils discernèrent une faible lueur derrière un coude. L’espoir ressurgit et il fit augmenter l’allure. Un souffle d’air frais fit onduler ses longs cheveux. Ils étaient presque au galop lorsqu’ils débouchèrent sur une salle circulaire surmonté d’un puis de lumière. Les elfes furent éblouis puis purent apercevoir les détails : un bataillon suderons les regardait incrédule. Mais les fantassins se reprirent et se préparèrent à l’attaque. Le Maréchal chargea en tirant son épée. Son cri se répercuta sur les murs de la salle pour devenir un hurlement monstrueux qui le fit lui-même tremblé. Hunaj estima alors la distance qui lui restait à parcourir était de vingt mètres, quinze mètres, dix mètres, cinq mètres et puis ce fut le choc. Son glaive frappa l’ennemi le plus proche tranchant la jugulaire dans un torrent de sang. Un haradrim s’écroula encore avant que sa fidèle monture ne meure, une lance dans la poitrine. Son cavalier fut alors envoyer dans les airs pour atterrir quatre pas plus loin. La caverne se mit à tourner pour devenir une chambre confortable d’une petite ville de campagne. Son occupant se releva et tâta la bosse qu’il venait de se faire en tombant de son lit :
« -Maudit rêve », maugréa-t-il 

L’elfe reprit son édredon et le remit sur son lit. Il s’effondra dessus et repartit vers l’univers parallèle qu’il avait créé. 

Peu à peu la grotte réapparue. 

***
Hunaj se releva et regarda autour de lui. La pierre avait laissé place au métal, le tunnel à un long couloir éclairé par des joyaux. Soudain l’elfe remarqua ses habits, son armure s’était transformé en une tunique vert caca d’oie cintrer par une ceinture de cuir noir.

« - Ca va mon Général ? » Demanda un de ses subordonnés.

Il porta son regard vers l’homme.Sa lame était devenue un espèce de tube en métal noir. Son plastron englobait tout son corp en prenant une couleur blanche immaculée. Autres choses le chiffonna : ils avaient la même taille, la même voix, les mêmes uniformes avec ce casque, il n’en avait encore jamais vu de semblable auparavant. Soudain il fut rappelé « à la réalité » grâce un ordre crié, par un humanoïde, avec une voix sans émotion :

« - A l’at-taque ! 

-Bien re-çus, Bien re-çus ! »

Puis ce fut l’enfer, des éclairs rouges partirent de ses monstres de fer suivi par une riposte de ses hommes. L’elfe réagi alors par pur réflexe, il prit à sa ceinture un tube, ressemblant à un pommeau en fer, appuya sur un bouton. Un millième de seconde plus tard un rayon vert en jaillit. Le combat fut de courte durée, bientôt il ne restait plus aucun ennemi debout. Hunaj s’approcha des dépouilles en fer blanc. Avec le bout de son pied il chouta dans l’une des têtes qui roula sur le sol. 

Il se tourna lentement vers ses hommes quand retentit un bruit de respiration, elle ressemblait à celle d’un vieillard asthmatique. Ce bruit retentissait dans le couloir, puis une ombre apparu suivi par un homme habillé avec une armure noire, un casque noir et une cape noir. Il s’approcha, levant son bras. L’elfe sentit le sol se dérober sous lui au fur et à mesure que l’étreinte augmentait autour de sa gorge. Il ferma les yeux sous la douleur elle se fit moins forte mais elle ne semblait pas disparaitre. 

***
Il rouvrit ses yeux et découvrit sa chambre éclairé par la faible lueur de l’aurore. Il porta ses mains à la gorge et desserra l’emprise de sa robe de chambre. Il se releva en sueur et se dirigea vers sa salle d’eau où il se lava les mains le visage. Quelque minute plus tard, un domestique arriva avec un œuf sur le plat, avec du pain, du beurre et une tisane le tout sur un plateau d’argent finement taillé.

«C’est ça l’avantage d’être gouverneur, même d’une petite ville de campagne. »

Il sirota sa tisane, mangea son petit-déjeuner et s’habilla. Il descendit de sa chambre, passant par un escalier en bois de chêne. Il traversa le rez-de-chaussée, Hunaj passa devant une grande cheminé en pierre. Bien que la maison ne comportait que trois pièce, elle était agréable à vivre, rempli de souvenir. Il ouvrit la lourde porte d’entrée, sortit et ferma la porte dans un claquement sourd. L’air froid traversa son manteau comme des milliers de petites aiguilles. L’elfe frissonna et grimpa une rue en légère pente pour atterrir dans une place entouré de hautes maisons. Une avenue coupait le square en deux. Elle était entourée d’arbres et menait à une forteresse. Il marcha, seul, toute la ville était endormie. Le fort n’avait pas de pont levis car la ville était sans importance stratégique et la seule raison du fort était le don d’un riche elfe excentrique. 

Il entra dans le château, l’elfe passa sous le porche et arriva dans une espèce de cloitre. Il était rectangulaire, un toit en pierre surplombait le lieu de promenade, soutenu par des arcs brisé et des piliers représentant la nature. A l’intérieur poussait un gazon parsemé de bosquet. Au centre, une fontaine s’élevait douce et claire dans le matin. Le bassin mesurait vingt mètres sur trente et était habité par diverse poissons. A l’autre bout de la pièce une porte était entrouverte et menait à l’Hôtel de Ville.

Hunaj passa dans le sombre chemin entourant le cloître. D’habitude les seuls elfes qui venaient dans l’hôtel de Ville étaient des habitués de la bibliothèque ou des collègues du gouverneur. Mais aujourd’hui, les visiteurs semblaient différents… Ils c’étaient placés à chaque porte et dans tous les endroits stratégiques. De plus leurs visages étaient camouflés par une capuche. Sous l’ombre des cagoules, il sentit les regards des intrus pesé sur lui. Ses cheveux se collèrent sur sa nuque sous l’effet du stress et il accéléra le pas. Ce fut comme un signal, les hommes qui étaient les plus proche s’approchèrent les épées tirées. Mais Hunaj se doutait déjà qu’une agression était en cours, alors il ne fut pas étonné de l’attaque et réagit au quart de tour. Son cerveau reçut une décharge d’adrénaline et l’elfe sauta prestement sur l’herbe encore fraiche. Mais l’étau se resserra sur lui, deux bandits lui bloquaient le passage vers l’Hôtel de Ville et trois autres lui coupaient toutes retraites. Pourtant une idée effleura son esprit ce qui provoqua en lui une détermination nouvelle. Le silence oppressé fut soudain interrompu par le bruit d’un objet tombant dans l’eau. Le gouverneur venait de se jeter dans le bassin, l’eau froide lui parut être bain de pied revigorant. Mais au fur et à mesure qu’il progressait une peur maladif s’empara de lui. Ses pieds furent agrippés par des choses inconnues, chaque pas l’enfonçait de plus en plus et sa peur se transforma en panique. L’elfe tomba de tous son long ce qui permit à ses agresseurs de se rapprocher. Le gouverneur se releva comme si tous les diables de l’enfer étaient à ses trousses. A grand coup d’éclaboussements il réussit à s’extirper du bassin et courut vers l’Hôtel de Ville. Hunaj arriva dans la salle des banquets, elle était grande et ressemblait étrangement au Palais d’Or du Rohan. Mais il ne fit pas attention à cette sombre et silencieuse salle et prit l’escalier à droite de l’entrée. Ses pieds humides glissaient sur les marches en granit et il dut les gravir deux par deux. L’elfe venait d’atteindre l’étage lorsque ses tortionnaires commencèrent à monter. Ils gagnaient du terrain lorsque le premier glissa sur une des algues que leur proie avait laissé tomber lors de sa fuite. C’est à ce moment qu’il loua les ménagères qui aurait du nettoyer le bassin et qui l’avait « oublié ». Le gouverneur, quand à lui, avait pris des précieuses secondes d’avance. Il continua sa course folle dans le couloir vide. A sa droite des fenêtres ouvraient sur l’extérieur, dévoilant un jardin bien entretenu, et à sa gauche s’alignait des bureaux. Il passa devant le sien sans s’arrêter puis parvins au fond du corridor. La gorge en feu, la tempe dilaté, il hésita une seconde entre les deux options qui s’offrait à lui : à gauche un escalier montait vers le sommet et à droite un vieil escalier menait à l’entrée de service. Il opta pour la dernière option et regarda vers la porte qu’on distinguait à peine. 

Soudain ses yeux sortirent de ses orbites en voyant deux silhouettes cagoulées apparurent dans l’embrasure de la porte. Un nœud se forma dans son estomac et la lueur d’espoir qui était si promptement apparu s’envola comme neige au printemps. Des cris retentirent derrière lui. Sans réfléchirent il prit l’escalier vers l’étage supérieur en quatrième vitesse. Le couloir ressemblait en tous point au précédent à une exception près, il y avait deux escaliers menant au dernier étage, un à chaque extrémité. Hujat prit le corridor sans ralentir, derrière lui les bandits se divisèrent en deux groupes, les uns prirent l’escalier et les autres suivirent le fuillard. Lorsque l’elfe atteint la fin du couloir il négocia un virage particulièrement serré et continua sa lancée. 

« Il me faut une arme ! » pensa-t-il.


« Car rien n'est mauvais au début. Même Sauron ne l'était pas. »

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MessageSujet: Re: La tranquille vie d'un Gouverneur [FLASHBACK]   La tranquille vie d'un Gouverneur [FLASHBACK] EmptySam 9 Fév 2013 - 23:35
Hunaj venait de déboucher sur le couloir du dernier étage. Derrière lui des hommes bruns le poursuivaient et de l’autre côté du corridor des bandits couraient vers lui le sourire aux lèvres, pensant que l’affaire était dans le sac. Le gouverneur se mit à réfléchir, devant lui s’étendait deux rangées de portes fermées. Sur les murs pendaient des chandeliers éteints et… Des chandeliers ? Son sang ne fit qu’un tour et il sauta sur le plus proche. L’elfe tira de toutes ses forces sur le bout de métal qui céda enfin. Mais il ne put réfléchir plus, encore moins se reposer il allait se faire prendre. L’adrénaline lui donna un coup de fouet et il sauta dans l’escalier. Avec un mouvement circulaire il balaya les suppôts de Morgoth qui se dégagèrent ne s’attendant pas à une réaction de leur victime. Ce dernier continua sa course et atteint l’escalier qui le mènerait vers la sortie mais l’elfe avait oublié que cette sortie était, elle aussi, gardée. La surprise le figea mais la vitesse qu’il avait acquit était trop grande pour qu’il puisse s’arrêter. Il s’élança vers la porte et ses pieds s’emmêlèrent dans sa tunique verte , marron après son bain forcé. Son saut se transforma en une chute plus spectaculaire que douloureuse et il passa les bandits horrifiés par ce fou furieux balançant un chandelier de bronze avant de se jeter lui-même dans le vide. Quoi qu’il en soit il atteint le jardin en plus ou moins bonne état, son pied le faisait souffrir, sa hanche aussi et son épaule devait être déboité. Malgré tout il se releva le plus rapidement possible et fonça vers la sortie. Hunaj suivait un petit chemin de terre entouré de pelouse verte coupée. Des buissons formaient des talus vert un peu partout dans le havre de paix. Seul un mimosa en fleur dérogeait à la règle. Mais la course poursuite l’empêchait d’admirer la beauté du parc et ses senteurs matinales. Au bout de cent mètres il atteint la rue par un portail en bois et dérapa à droite.
« -Ma maison doit être surveillé, la caserne aussi. »

Ces pensées se bousculaient dans sa tête et il continua sans but précis dans le village occupé. Au fil de ses idées il prit à droite, puis à gauche et encore à droite jusqu'à ce qui ne puisse plus courir. Il dut s’arrêter et regarda effrayé autour de lui. Pas de trace de ses poursuivants. Il remarqua une vieille bâtisse en ruine, le souffle coupé il entra en passant sous une poutre moisie. La maison sentait le renfermé et rien n’avait changé depuis sa dernière visite lors de son entrée en fonction. Il se dirigea vers un coin sombre pour s’y réfugier. Il n’entendait ni bruit ni rumeur de ses bandits et se mit à trembler de tous ses muscles. Il s’accroupit et remarqua un interstice dans le mur. D’après un vieux livre de sa bibliothèque couvert de poussière, il y avait une trappe cachée pour les trafiquants. Elle avait été condamnée cent ans auparavant mais il espérait que le temps l’avait débloqué. Il plongea sa main dans le trou, le dégout le prit en pensant qu’elle était habité par des petites créatures poilus (nan pas des nains) mais prenant son courage il tourna une petite vis. Une porte dérobée s’ouvrit sans bruit et l’elfe s’y précipita. Une demi-minute plus tard un claquement retentit et la porte se renferma laissant le gouverneur dans le noir. La pièce était humide et froide, il était debout n’osant s’asseoir de peur qu’il fasse du bruit. La peur le tétanisait, il imaginait des araignées immenses s’approchant de lui pour le manger. Dans le silence oppressant il croyait entendre des créatures monstrueuses se mouvant dans l’ombre. La peur, la fatigue et le noir aidant il s’assoupit, rêvant de torture plus horrible les unes que les autres.


*
* *
Sur son trône de bois taillé, le nouveau chef de la bourgade restait pensif. Son plan avait marché à la perfection… Enfin presque à la perfection. Un grain de sable c’était glissé dans sa belle mécanique, la fuite du gouverneur. Il releva la tête et inspecta la salle des fêtes. Autour de lui trois «couloirs» tout en longueur délimité par deux rangées arcades. Les deux corridors aux extrémités étaient occupés par des tables inoccupées et autres bancs ou tabouret. Au plafond pendait des lustres de cristal vestige des temps anciens et des dorures ornaient les chapiteaux. La salle était vide, il était seul. Aballon se souvint de ce que son père lui disait :
« Quand on est au pouvoir on est toujours seul. »
Il soupira et retourna dans ses pensées remplient de trahisons et de torture. L’homme arrivait à comment faire avouer au gouverneur la planque du trésor communale quand un de ses hommes entra. Son chef lui fixa un regard interrogateur. Le nouveau venu fit la moue et ravala difficilement, puis il soupira. Le bandit croisa alors les yeux de son maître près à le tuer s’il ne répondait pas immédiatement.
« - Nous ne l’avons pas trouvé chef. »
Bégaya-t-il et ses jambes se mirent à trembler. Aballon se leva et calmement demanda
« - Pourquoi ?
-Il a atteint la ville et nous à semé dans les ruelles. Nous sommes à sa recherche et fouillons chaque maison. Il n’a pas pu s’enfuir. Laissez-moi du temps !
- Dommage pour toi. Ton temps est révolu. »
A ses mots le chef prit sa lame et la lança dans la tempe du malheureux qui s’écroula raide mort. Il s’approcha du cadavre et reprit son couteau qui l’essuya sur les vêtements du macchabée. Il siffla et des habitants du village transformé en esclaves prirent le corps et l’enterrèrent discrètement dans un coin du cimetière. Le bandit se leva et resta pensif, la première moitié de son plan se déroulait comme prévue. La ville avait été prise sans encombre et dés que le trésor aura été retrouvé, toutes les bandes de voleurs le suivront et lui feront allégence. Il regnera alors sur un large territoire et deviendrais immensément riche. Et parmi ses fidèles soldats toutes les races se cotoyaient, elfes, hommes, nains et même quelque ourouk. Cherchant l'or, le pouvoir et une liberté total. L'or pour le pouvoir, le pouvoir pour la liberté et la liberté pour régner, pillant et tuant sur tout leurs fiefs et au alentour. Défiant rois et empereurs. Pendant qu'il rêvait de ses pouvoirs futurs, un de ses conseillers arriva. L'elfe était essouflé et sa chevelure noir était sali par la sueur d'une course:
"- Le premier convoit arrive Aballon."
Ce dernier sortit de sa stupeur et partit précipitament de son nouveau palais. Là un cheval l'attendait, et il galopa jusqu'à la porte. Celle ci était petite ne pouvant laisser passer qu'une charette à la fois mais solide. Au dessus, sur le chemin de ronde, des soldats s'activaient pour ouvrir la porte. Les deux battans s'ouvrirent lentement pour la caravane. Chaque chariot était surmonté d'une bache blanche, cachant vivres et armes. Ils étaient conduit par des chevaux et deux conducteurs, trois autres patientiantaient à l'arrière. Ainsi cent nouveaux soldats entraient dans la ville occupée, dont quarante cavaliers et quarante archers. Les premiers assureraient la sécurité dans la ville et le pillage des villages au alentour, les autres devaient protéger la bourgade d'une probable attaque de Fondcombe. Il restait les vingt épéiste et piquiers, pour eux, Aballon avait une mission de toute première importance: retrouver le fugitif. Chaque maison allait être fouiller, la nourriture allait leurs être rationner et leur or confisquer. Et ceux qui auront caché le gouverner pendus par les pieds au muraille. Le chef quand à lui menerait les opérations.


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MessageSujet: Re: La tranquille vie d'un Gouverneur [FLASHBACK]   La tranquille vie d'un Gouverneur [FLASHBACK] EmptyMar 17 Sep 2013 - 18:14
Une plaine morne et sans vie, à perte de vue...   La soleil éclairait la terre  brulées, chauffant les pierres plates qui garnissaient le désert. Depuis leur départ, la température n'avais fait qu'augmenter, laissant couler de larges gouttes de sueur sur leurs fronts. Même l'eau commençait à manquer, leur gourde ayant été vidé pour satisfaire la soif des voyageurs et leurs gosiers couvert de poussières. Iflawae qui comptait arrivé à destination avec une armure resplendissante en était pour ses frais! Les éclats d'or avait disparus sous les fines particules couleurs rouille. Sa cape, verte à l'origine, se teintait de reflet gris qui contrastait avec le noir de l'argent. Mais ses subordonnés n'était pas en reste, le sable leurs piquait les yeux et s'infiltrait dans leur chevelure blonde. Pourtant ce n'était pas le pire, ce qui terrorisait le plus ses eldar était l'absence de poursuivant... Leur, seule et unique, but consistait à attirer le regard du dirigeant de la contrée sur eux plutôt que sur le gros de l'armée. Or  ni les insultes, ni les propos injurieux ou rasciste, ni même les vols n'avaient permis à être le centre des regard. Il avait fallu trouver une autre idée, plus grande, plus audacieuse ! Il se trouvait que des membre de l'Artixë avait infiltré un groupe de voleur et ces derniers avaient jeté l'assaut  contre une bourgade situé au plein milieu de ce décor hostile. De là avait germé un plan dans le cerveau compliqué du chef de la secte, s'invité dans le village et l'investir. Pour que Ost-in-Edhil, plus proche que Fondcombe, sois au courant, on avait envoyé un jeune elfe pour prévenir la garnison et ainsi laisser le champs libre pour Darëith et ses troupes. Le noldor réflechissait à sa tactique quand son éclaireur revins:

"-Seigneur, la cible est à un mille!"

La petite troupe partit au galop et atteignit en quelques minutes les murs de la ville. Celle ci ce dressait fière sur son promontoir rocher, ici coulait l'unique source de la région. Son eau alimentait près de mille habitants et leurs exploitations. Car le seul interêt de ce bastion était son indépendance agricole et militaire grâce à la caserne de cent soldats. Au début, c'était ici que Iflawae voulait construire son camp de base mais ses généraux l'en dissuadèrent, le gouverneur des lieux entretenant des liaisons presque quotidienne avec Elrond, la supercherie aurait vite été mis à jour. Ces souvenirs réaparaissaient dans sa tête quand ils atteignirent la porte, au dessus d'eux retentit:

"- Qui êtes vous et que venez vous faire ici ?

-Beaucoup de questions pour souhaiter la bienvenue à des amis..."


Le golodhrim (elfe) avait deviné à l'assurance de la voix et au timbre que son interlocuteur était le chef des bandits.

"- Des amis ... Vraiment ?Je n'ai pourtant pas eu la joie de vous rencontrez anterieurement. ou peut être avez vous quelque chose à m'offrir ?'

L'interpellé se tourna vers ses subordonnés les désigna:

"- Des troupes fraiches, mais ces cavaliers ne sont que le prémices d'une armées plus importante, prête à satisfaire vos moindre désir... En contrepartie d'un dédommagement! Je voudrais justement m'entretenir avec vous pour regler ce détail..."

La curiosité de l'homme fût plus forte que la prudence et il fit ouvrir les portes. Les nouveaux arrivants s'engouffrèrent dans une rue pavée, puis regoignèrent le palais guidé par un edain (homme) tellement laid que la cicatrice infectée qu'il avait à la place de son nez leurs semblaient presque poétique. Heureusement ils ne durent pas subir sa vue très longtemps car il disparut quand ils pénétrèrent dans le fort. Ils passèrent la fontaine et entrèrent dans la Grand'Salle. Aucun des eldar (elfe) n'étaient jamais venu ici et ils furent étonné du spectacle qui s'offraient à eux, entre les colonnes finnement scupltées et les tables on ne peut plus simple qui s'étendaient entre chaque pilonnes. Mais ce qui attira tous leurs regards fut le trône. En bois, seul les accoudoirs portaient les traces de ciseaux, les autres parties restaient vierge de tous traitement, donnant un air sylvestre à ce meuble si étrange. Ils n'eurent pas le temps de se demander pourquoi un tel style car leur hôte arriva et s'y assit.

"-Parlons affaire, quelle est votre prix ?


-Votre trône.

- Vous ne l'aurez jamais ! Ni le trésor..."


Le chef edain (homme) se leva, fusillant du regard ses intrus qui osais lui demandé le fruit de son "travail"! Mais la colère fit rapidement place à une incompréhension total: comment ces elfes pouvaient même imaginer pouvoir prendre la ville à eux seuls ? Des centaines de francs coureurs étaient près à accourir pour les massacrer mais ils ne semblaient pas s'en soucier. Il n'eut d'ailleurs pas le temps de poursuivre son raisonnement plus loin car Etrëaith se précipita sur lui et lui coupa planta sa lame dans l'abdomen. Il prit le corps, encore vivant, et le jeta sur le dallage laissant Iflawae prendre sa place. Pendant ce temps, un des cavaliers fit sonner son cor, faisant accourir une trentaine d'elfe empêchant les mercenaires de pénétrer dans la salle. Justement à l'interieur, l'interrogatoire commençait... Entre deux claques, la même question revenait:

"- Quelle trésor ?!"


Il ne fallut pas longtemps pour que le blessé cêda et avoua que le gouverneur, le seul qui connaissait le lieux de la cachette, c'était échappé emportant avec lui l'endroit où reposait plusieurs caisse pleine d'or.
Les elfes étaient bloqués à l’intérieur de la pièce, les portes prisent d’assaut par les francs coureur. Il fallait faire vite et trouver une solution… Iflawae sentait la pression monter, ses cheveux collés à sa tempe. Peu de possibilité s’ouvrait à lui : fuir, se battre ou faire des concessions. Les chances de survies des deux premières étaient faibles et il opta donc pour la troisième solution. Mais là encore la partie serait serré, si il ne trouvait rien pour s’approprier la sympathie des mercenaires ils le tueraient sans état d’âme. Et pendant qu’il ce perdait dans ces sombres pensées, le chef de la Maison du diamant noir sentit le vent tourner. La politique de son chef l’avait toujours déplu, trop sage à son goût… Il était temps de prendre les devants pour sauver ses hommes et surtout se rapprocher du pouvoir. D’un geste il plongea sa lame dans le cou de l’ex-roi des brigands et attendit la réaction de son souverain. Celle-ci ne ce fit pas attendre et le noldo (elfe) se précipita sur le blessé, enleva la lame en jetant un regard meurtrier sur l’assassin. A ce moment là, les battants de bois cédèrent, laissant pénétrer une foule d’edain furieux d’avoir été roulé. Ces derniers n’avaient vu que le sang de leur employeur sur les mains d’Iflawae quand Etrëaith lui sauta dessus et le menaçant de la lame encore ensanglantée. Il l’avait récupéré en tordant le poignet et se tenait maintenant derrière lui, l’utilisant comme un bouclier. Il cria à la volée :

« - Cet homme a massacré votre chef. Vous faisant perdre votre salaire ! Je vous offre sa vie pour celle qu’il a volé. Pour votre argent, mettez vous sous mon allégeance et jamais vous n’aurez à subir cet déshonneur qu’est le travail ! »

Une clameur vient accueillir cette proposition, qui s’amplifia quand la dague glissa sur l’artère du malheureux. Il poussa un cri rapidement noyer par un glougloutement de sang chaud. Sans perdre de temps, le nouveau chef ordonna :

« - Chercher moi ce gouverneur ! Chaque maison, chaque cave et grenier ! Je veux connaître le nombre d’araignes et de rats qui vivent dans cette ville ! Profitez en pour débarrasser cette population de ses richesses… Pour votre propre compte bien sur. »

Sur cette bénédiction les soldats infestèrent la rue de leur présence. Ils s’infiltrèrent partout, fouillant partout même dans les endroits improbable, ainsi le puis reçu plus de visite que d’habitude et les demeures des limaces et autres invertébrés furent retourné comme un moulin.

*
*  *

La nuit peuplait toujours l’univers du gouverneur. Son réveil, l’y avait retourné avec violence. Ses membres ankylosés l’empêchèrent d’abord de bouger, quand à ses éraflures et autres blessures superficielles, elles lui semblaient prisent d’assaut par toute sorte de bestiaux que l’obscurité rendait énormes et méchantes. La respiration haletante il s’obligea à utilisa son bras valide pour perdre cette impression on ne peut plus désagréable. Quelque peu rassuré il essaya de réfléchir à sa situation, mais la faim, incarné par des bruits peu convenable, rendait la tâche difficile. La pensée de bandits sanguinaires prêt  lui couper la gorge lui suffit pour mettre son organe en veilleuse… Ne dit on pas d’ailleurs avoir l’estomac noué quand la peur nous envahit ? Utilisé à la lettre, il reprit le fil de ses pensées :

« Quelle heure peut il être ? »

Difficile à dire… Le jour et la nuit ne formaient pour lui qu’un tout composer d’heure de sommeil. Il utilisa donc la seul donnée valable qui se trouvai à porter : son estomac ! Sa vie sédentaire avait rendu sa faim « docile », ne se déclenchant qu’à heure précise pour les repas. Hors il la sentait, cette force qui lui tordait le ventre … Alors souper ou dîner ? Petit déjeuner ou déjeuner ? Faute d’autres éléments il écouta ce qui se passait dehors, cherchant  reconnaître des bruits qui le mettrai sur la voie. Mais cette cachette, situé dans le coin le plus sordide de la cité ne possédait pas de passage et les coups de cloche ne pénétraient plus depuis longtemps dans la pièce. En même temps l’absence de passage indiquait que personne ne le cherchait ici. Ami comme ennemi…. Si il attendait ici il risquait de mourir de faim ou de soif mais peut être que Ost-in-Edhil enverrait un bataillon pour délivrer la ville… Et son gouverneur. Gouverneur qui n’avait plus la force de s’enfuir, et la fatigue aidant il décida de voir ce qu’il ce passerait. En attendant, il fallait s’occuper de son épaule, son bras pendant piteusement le long de son corps. Plaçant délicatement son épaule sur une surface où elle ne glissera pas il se jeta littéralement dessus, replaçant l’os dans sa place d’origine. Conséquence direct il s’évanouit et rejoignit son idéal qui n’avait pas peur de combattre un Balrog avec une chaussette.


« Car rien n'est mauvais au début. Même Sauron ne l'était pas. »

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MessageSujet: Re: La tranquille vie d'un Gouverneur [FLASHBACK]   La tranquille vie d'un Gouverneur [FLASHBACK] EmptyMer 4 Déc 2013 - 15:41
« - Vite ! Plus vite s’il te plait ! »
 
  L’eldar frappait sa monture frénétiquement, battant ses flancs de ses talons bardés de fer. Le pauvre cheval suait toute l’eau de son corps et commençait sérieusement à fatiguer… A la plus grande indifférence de son maître ! Non ce dernier n’est pas particulièrement méchant avec les animaux, il est juste impatient. Il avait été absent depuis deux ans, et commençait sérieusement à se languir de sa « fiancée ». En effet, notre tourtereau s’était déclaré peu avant son départ et la jeune fille n’avait pas semblé indifférente, requérant seulement du temps pour vérifier la nature de ses sentiments. Le temps avait passé et Geirath espérait que sa douce était maintenant prête. Peu lui importait la chaleur, la poussière et la soif, il aurait tout le temps pour boire et se rafraîchir après son entretien. Son cœur s’emballa quand la silhouette de la petite citée se détacha de l’horizon désert. Un dernier coup de pied aida sa monture à atteindre les blancs murs de la bourgade. L’enfant du pays connaissait une poterne inconnue de bien des habitants et s’infiltra par là pour rejoindre sa maison. Le projet était simple : se débarbouiller, mettre son uniforme d’apparat d’Officier de liaison de l’Armée de l’Eregion ; il portait actuellement une armure de bataille ; et aller voir sa prétendante. L’elfe pénétra en toute discrétion et inspecta la ruelle : déserte. Il continua donc sa route en prenant nombre de petites rues, longeant les murs et se tapissant dans l’ombre de chaque porche au moindre bruit. Pourtant quelque chose clochait… Où étaient les badauds qui d’habitude somnelaient à chaque coins de rues ? Où étaient les mégères critiquant la jeunesse avec leurs paniers de linge ? Où… Il n’eut pas le temps de s’attaquer à une autre stéréotype car deux hommes venaient dans sa direction avec toute la discrétion qui leurs aient coutumière. Si l’absence d’habitant lui avait mis la puce à l’oreille, la présence de deux edains affublé d’armures vétuste l’avait définitivement convaincu que quelque chose d’étrange se tramait.
 
« - Lae Govannen edain ! Puis-je vous venir en aide ? »
 
  Mais ses interlocuteurs n’eurent pas l’air d’apprécier ses politesses sindarines, et y répondirent en dégainant leurs lames, un sourire malsain peint sur leurs visages. Notre ami était peut-être fatigué et peu enclin à un combat le jour qu’il avait tant attendu, mais il n’eut pas tellement le choix… Et en désespoir de cause il sortit sa fidèle épée. De l’extérieur, la scène était presque cocasse ! Un noldo (elfe) faisait face à deux hommes, les dépassant de deux têtes et armé d’une lame qui renvoyait une bien piètres images des deux autres. Mais à y regarder de plus près, on sentait la tension monter, monter, à telle point qu’aucun de belligérants n’osait bouger. C’est la pensée, un peu idiote il faut l’avouer, d’un des francs coureurs qui débloqua la situation. Faisant abstraction du fait que son ennemi était un officier, qu’il était plus grand et fort ou encore qu’il était mieux armé et entraîné ; l’abruti, il faut appelé au chat un chat, chargea en poussant un cri, l’arme en avant. L’elfe ne cilla même pas, d’un coup il para le l’attaque maladroite, pivota et assomma l’autre d’un coup de pommeau dans la nuque. L’adversaire s’effondra avec bruit laissant son compère circonspect. Si il avait eu la même idée que l’inconscient, il l’avait abandonné… Puis la sagesse se posa sur lui et, avec une vitesse insoupçonnée, fuit le combat.
  Pendant ce temps l’eldar essayait de comprendre cette « mascarade » ! Ses projets de mariage volaient maintenant bien au-dessus de ses préoccupations et, faute de pouvoir interrogé l’homme un peu abîmé par l’atémi, il s’essaya au porte à porte. Les deux premières restèrent désespérément fermées, mais la troisième s’entrouvrit, laissant paraître un visage juvénile. 
"- Lae Govannen jeune homme, seriez vous assez aimable d'aller chercher vos parents ? J'ai quelques questions à leurs poser ?"
  L'interpellé resta quelques secondes indécis, scrutant le visage du voyageur. C'est finalement la vue de l'uniforme qui le poussa à appeler sa mère. Cette dernière arriva en s'essuyant les mains sur son tablier, et ceux qui pensait que cette dernière serait l'amante en sont pour leurs frais... Quoi qu'il en soit, elle possédait les caractéristiques des elfes, grande, menue, un visage d'ange mais assombrit par la peur. Et quand elle vit l'edain allongé de tout son long, elle se décomposa, les traits tirés et les yeux emplis de terreur.
"- Lae Govannen madame, je suis Geirath et je reviens après deux ans d'absences. Il semblerait que des choses étranges se soit passé ici. Pourriez vous éclairer ma lanterne ?
- Hier des hommes comme lui ont pris le contrôle de la citée... Le gouverneur a disparu et ils empêchent quiconque de sortir de sa maison. Je suis désolé mais je ne peux pas prendre de risque pour mon enfant, alors par pitié fuyez et allez chercher de l'aide !"
  Sur ceux elle claqua la porte et laissa Geirath perplexe. Que faire ? Rejoindre Ost-in-Edhil et chercher de l'aide ? La ville était loin, et il ne possédait aucun renseignement susceptible de les aidés: il ne connaissait pas leur nombre, leurs armes ou encore leurs projets... Et puis l'eldar voulait profiter de l'étrange situation pour prendre du grade ou du moins gagner une renommée dans la région. Il bâillonna et attacha l'homme inconscient pour le tirer ensuite dans une impasse pleine de détritus. Le bourdonnement des mouches empêcheraient les bandits d'entendre les murmures, sa fuite était donc couverte. La lame sortie, il s'aventura dans une ruelle sombre en direction du siège du gouverneur. Le silence reprit ses droits, les pas de l'elfe ne troublait pas la quiétude de la ville. Le vent était tombé, laissant la chaleur s'infiltrer entre les maisons. Quelques gouttes de sueurs coulèrent de son front, il s'arrêta donc à un porche pour s'essuyer et en profita pour inspecter les alentours. La rue adjacente était plus grande et mieux entretenue mais tout aussi vide... Les maisons aussi semblaient délabrées, les toits étaient dégarni et nombres de poutres s'étaient effondrés. Aucune âme ne semblait avoir passé le pas des portes depuis de longues décennies. Soudain le calme de la cité fut interrompu par la marche lourde et bruyante des edains. Geirath ne réfléchit pas et se réfugia dans la ruine la plus proche, les ongles profondément enfoncés dans la garde de son épée et le souffle coupé. Heureusement la petite troupe passa sans rien remarqué, laissant l'elfe dans sa cachette. En attendant que le danger soit suffisamment éloigné il l'inspecta, ses yeux habitués à la pénombre. Comme il s'y attendait, une épaisse couche de poussière recouvrait la pièce. Des meubles gisaient sans dessus dessous, moisis et plein de trous. Rien de bien intéressant en somme. Mais quelque chose attira son regard, un endroit restait immaculé de toute saleté. Intrigué il s'approcha, l'eldar toucha la zone suspecte. Le silence ce fit plus pesant alors qu'il s'attendait à quelque chose. Une longue minute passa avant qu'il ne se rendisse à l'évidence que rien ne se passerait. Un peu frustré il retenta pourtant, pour être sûr plus que par espoir. L'elfe frappa donc sur un tempo de l'hymne de l'Eregion, seul musique qu'il arrivait à retenir. Encore une fois rien ne se passât et il décida de quitter l'endroit. Mais un pan du mur glissa, laissant apparaître un elfe mal en point. La musique elfique l'avait sans doute poussé à chercher de l'aide par cette enfant d'Iluvatar.
"- Aidez moi... S'il vous plait !"
  Il s'effondra, inconscient. L'officier le rattrapa avant qu'il ne touchât le sol et l'allongea doucement. Il sortit sa gourde et laissa couler un petit filet d'eau sur le visage de l'inconnu. Ce dernier reprit vie et bût goulûment l'eau tiède avant d'attaquer les maigres provisions du soldat. Une fois rassasié, Geirath interrogea le gouverneur, car en deux ans, l'eldar n'avait pas changé et il l'avait reconnu malgré ses traits tirés: 
"- Comment allez-vous ?

- Fatigué et vieux, mais je m'en remettrai... De toute façon la priorité n'est pas mon état de santé mais celui de la ville ! Que savez vous sur ces mécréants qui circulent dehors ?

- Rien hélas, j'espérais que vous me donneriez des explications !"
  Ils se turent donc, se demandant comment ils pourraient bien sortir de cette situation. Les minutes passèrent, longue et identique avant que l'un des deux n’osât briser ce silence craintif qui s'était emparer d'eux.
"- J'ai peut-être une solution.. Ecoutez:"


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