Soyez les bienvenus sur la Terre du Milieu !
Venez voter sur les top sites !

Partagez
 

 La Bataille du Gué du Brandevin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Thais LaeliasNombre de messages : 380
Age : 29
Date d'inscription : 22/09/2010

Feuille de personnage
Race: Demie-elfe
Possessions:
Statut: Joueur(se) actif(ve)
Thais Laelias
La Dame de Fer
MessageSujet: La Bataille du Gué du Brandevin   La Bataille du Gué du Brandevin EmptyMer 9 Oct 2013 - 2:23
[HJ: Pfiou! J'aurai eu du mal à l'écrire, cette bataille! Mais maintenant, c'est chose faite! Et dans la foulée, un petit bonus qui arrive à Fondcombe... Razz ]


La plaine était silencieuse. Non pas de cette tranquillité des matins d’automne que ne vient rompre que le murmure du vent ou le galop soudain d’un lièvre, mais de la chape de plomb qui recouvre le coeur des hommes avant la bataille. Ils avaient marché depuis Annuminas la veille, pour rencontrer l’ost en marche depuis Fornost. Il n’y avait guère de doute quant à l’identité de l’homme qui avait réussi, en si peu de temps, à assembler une armée assez formidable pour menacer la Douzième Légion. Aragorn. Depuis la colline où elle avait établit son état-major, Thais contemplait les rangées de cuirasses en contrebas, les cheveux collés à son visage par la rosée du matin, tandis que le soleil levant projetait une lueur sanguine sur l’acier et les bannières. Elle avait amené là les trois quart de son armée. Le reste était occupé à garder Annuminas, ou bien à mener différentes opérations visant à affermir son contrôle sur cette partie de l’Arnor. En face, les éclaireurs annonçaient pas moins de cent mille hommes. Ils étaient dépassés en nombre, pratiquement à deux contre un. Mais leurs ennemis étaient en grande majorité des paysans qui avaient pris les armes qu’ils avaient pu trouver, poussés par leurs seigneurs et leur loyauté déplacée envers le pire souverain que l’Ouistrenesse ait jamais connu!
À ces pensées, Thais ne pu s’empêcher de se livrer à un bilan de son règne jusque maintenant. Elle avait redressé son Empire, lui avait donné une des meilleures armées du monde, remis de l’ordre dans ses lois, fait le ménage parmi les trop nombreux traités qu’avaient conclu son père... Elle estimait en avoir renforcé les positions... Jusqu’à ce que cet imbécile de Belgorn n’aille se faire capturer par l’Ennemi. Elle n’aurait pas du monter cette expédition. Mais on lui avait conseillé de le faire malgré tout, car ce serait bien vu par certains membres influents de la noblesse arnorienne. Et elle avait été faible. Pour la première fois depuis le début de son règne, elle avait écouté les conseils d’autrui, elle avait cédé. Et maintenant, elle revenait pour se rendre compte que l’Arnor l’avait trahie, elle, Thais Laelias, Première de son Nom, Impératrice de l’Ouistrenesse, celle qu’on surnommait la Dame de Fer! Trahie, et maintenant forcée de mener une guerre contre son propre peuple pour rester sur le trône... Elle serra le poing. N’y avait-il donc personne en qui elle pu avoir confiance dans ce monde? Était-elle condamnée à affronter le pouvoir seule? Son destin se devait-il de la tourmenter ainsi?
Autant de questions qui resteraient toujours sans réponse, et dont elle préféra se débarrasser. Il lui fallait avoir la tête claire pour la bataille à venir. Elle avait soixante-cinq mille hommes à commander. Ils avaient bougé rapidement, s’était établis en plein sur le passage de l’armée adverse. Et ils avaient fait leurs préparatifs: des rangés de pieux avaient été alignées sur les ailes de l’armée, là où le risque de débordement était le plus important. La nouvelle organisation militaire de l’armée gondorienne avait certes permit de la rendre plus souples dans ses manoeuvres, contrairement à l’ancien temps, et aux gigantesques phalanges qui pouvaient mettre des heures avant de n’effectuer qu’un demi-tour, mais elle restait toujours vulnérable sur ses flancs. Mais là encore, y avait-il une seule armée qui ne le soit pas? Non, elle ne pouvait pas rêver de meilleurs soldats. Ces hommes avaient été jusqu’au bout de l’Enfer avec elle. Ils vaincraient cette armée mal entraînée et pauvrement équipée, quoi qu’il arrive. Elle en était persuadée. Et s’ils ne sortaient pas de l’engagement vainqueurs... Cela voudrait dire que les Valars l’avaient définitivement abandonnée.
Elle fut tirée de sa rêverie par le retour de son écran d’éclaireurs, qui revinrent au galop vers ses lignes. Elle se leva de son siège, dominant la table couverte de cartes devant elle, attentive désormais. L’information remonta rapidement à elle. Ils arrivaient. Cela ne faisait plus aucun doute. Sous ses yeux, elle vit la masse de paysans sortir de la brume. Les seules troupes de valeur de l’armée adverse étaient les gardes de maison des nobles. De bons soldats, mais plus des gardes du corps d’élite qu’autre chose... Un coup d’oeil sur les bannières lui appris que les informations qu’elle avait reçu étaient justes... Ça ne serait pas son père qui mènerait l’armée adverses, mais Robert Garn, un des nobles les plus influents de l’Arnor... Et aussi un des plus attachés aux anciennes traditions. Un sourire carnassier se dessina sur son visage. Elle savait comment le punir. Lui, et tous les nobles qui l’avaient suivit dans sa rébellion... Elle se retourna vers son état-major.

« - Messieurs, nous avons une bataille à gagner. Des suggestions?
- Ce ne sont même pas des soldats... Il nous suffit de tenir leur charge et de les bombarder. De briser leur moral, répondit un des généraux.
- C’est aussi mon sentiment, votre Altesse.»

Thais les regarda, regarda ses troupes. Acquiesça. Les ordres descendirent, tous se préparèrent à la bataille. Elle vit les nobles en face haranguer leurs hommes. Elle ne pouvait discerner le contenu des discours, mais elle pouvait l’imaginer. «Battez-vous pour votre véritable empereur!», «Ne vous laissez pas impressionner, notre cause est juste, et nous triompherons»,... Tous les mensonges que les chefs offrent à leurs hommes quand la situation est désespérée, pour gonfler les coeurs et essayer de renverser la situation. Il n’y eut pas un seul discours pour l’armée gondorienne. Uniquement les ordres, relayés et appliqués par des soldats professionnels. Cette bataille serait pour eux un sanglant entraînement... Puis la masse informe qui s’appelait une armée se déversa, courant éperdument vers les lignes de cuirasses. Thais se rassit, et tendit son verre à un écuyer. Elle avait donné ses ordres, et désormais les seules décisions qu’elle aurait à prendre seraient des réactions à ce qui se passerait sur le champ de bataille.
C’est ainsi que pour les combattants, la lumière baissa subitement, déclenchant une incompréhension temporaire chez les paysans, des sourires chez les gondoriens. Puis les vingt mille flèches qui avaient pendant un court instant obscurcis la face du soleil frappèrent les rangs compacts de la piétaille, fauchant en un instant plusieurs centaines de vies. Les empennages noirs de Gondor sifflèrent encore et encore, avec une régularité effrayante, balayant les rangs de leurs adversaires, les amoindrissant avant même les corps-à-corps. Ceux qui parvinrent à moins d’une dizaine de mètres des soldats furent accueillis par les javelots des deuxième rangs. Et ceux qui purent engager le combat contre les premières lignes de Thais comprirent rapidement pourquoi on surnommait les armées de Gondor les «monstres aux mille dents». Bien protégés par leurs armures, les Troupes de Choc qui formaient la première ligne se contentaient de rester derrière leur bouclier, attendant une ouverture, en général que leur adversaire lève son arme pour tailler, en profitant pour sortir rapidement de leur couvert, porter deux ou trois coups d’estoc de leur glaive, et replonger aussitôt derrière leur rempart de bois, attendant le prochain homme qui se présenterait devant eux.
La bataille continua ainsi pendant une vingtaine de minutes, avant qu’un grand remous n’agite les rangs des assaillants, qui se retirèrent des combats dans le plus grand désordre, laissant derrière eux une pléthore de cadavres ensanglantés. Thais contemplait le carnage d’un air satisfait. Sur la ligne de bataille, ses troupes profitaient de l’accalmie pour effectuer une rotation: les morts et les blessés étaient évacués rapidement, tandis que les unités de première ligne étaient remplacées par celles de la deuxième, fraîches et prêtes pour le combat. Malgré l’échec de leur premier assaut, les conscrits chargèrent à nouveau, sous le couvert des quelques archers qu’ils possédaient. Mais, propulsé par de petits arcs de chasse, leurs traits n’occasionnèrent que peu de dégâts sur les soldats de Gondor, ricochant plus souvent qu’ils ne pénétraient les cuirasses. Le massacre continuait. La ligne de Gondor tenait bon, tel un roc d’acier sur lequel venaient s’écraser les vagues d’une marrée de chair et de sang. Le cliquetis de l’acier n’était couvert que par le sifflement périodique des volées gondoriennes, qui écrasaient par leur masse tout ce que l’armée arnorienne pouvait envoyer. Un commandant avisé se serait rendu compte qu’il était impossible pour des paysans de remporter ce combat.
Mais Garn n’était pas un commandant avisé. C’était un noble arnorien. Sûr de son fait et de sa destinée. Il régnait sur ses terres comme un roi, se dispensait depuis longtemps d’obéir avec zèle aux ordres de Minas Tirith. C’était un homme déraisonnable, qui ne croyait pas en une armée professionnelle. Il estimait que la victoire serait, certes coûteuse, mais qu’elle viendrait. Il pensait que les soldats de Gondor se fatigueraient bien vite à repousser ces assauts, et que les nobles qu’il avait rassemblé avec lui n’auraient plus qu’à chevaucher à travers la plaine pour porter l’estocade finale. C’est pourquoi, quand une fois de plus les paysans se débandèrent, il relança l’assaut, avec forces discours. Thais, elle, restait sereinement assise sur sa colline de commandement, distribuant de temps à autres quelques directives. Par sept fois ils chargèrent. Par sept fois ils battirent en retraite.

Quand ses hommes avaient refusé d’aller une nouvelle fois au combat, et avaient quitté le champ de bataille, Garn avait rassemblé tout ce qu’il disposait de soldats prêts à combattre, et avait chargé, persuadé que la vue de plusieurs milliers de cavaliers serait suffisante pour briser le moral des «simples soldats» de Gondor, moral qu’il s’imaginait être au plus bas. Sitôt ce rassemblement de guerriers montés fut-il en vue que les unités en première lignes adoptèrent des formations dispersées, laissant passer les archers devant elles. Les arcs longs de Gondor avaient la force de pénétrer les meilleures cuirasses au monde. À une distance de vingt mètres. La manoeuvre qui allait suivre était risquée, mais en l’absence de piquiers, c’était la seule dont disposaient les troupes de Thais pour vaincre une charge frontale de cavalerie lourde... Les nobles s’élancèrent, leurs montures peinant à travers un champ de bataille couvert de cadavres, de flèches, et d’armes éparses. Plus d’une monture s’effondra en trébuchant, et jamais ils ne purent atteindre leur vitesse de pointe.
Ils continuaient vers la ligne adverse, insouciant des deux volées tirées par les troupes les plus en arrière. En face, les archers tenaient leurs position, attendant le bon moment. Cinquante mètres. Ils avaient tous leur flèche encochée, s’apprêtaient à bander leurs arcs. Quarante mètres. Six mille arcs se levèrent. Trente mètres. Tous furent bandés à l’unisson. Vingt mètres. Autant de flèches volèrent.
La majeur partie de la première ligne fut fauchée dans l’instant, laissant la seconde désorganisée, coupée dans son élan, des chevaux s’effondrant sur les corps de ceux qui les précédaient ou cherchant à les éviter. Cela laissa le temps aux archers de courir derrière les formations d’infanterie de première ligne, qui se reformaient sur leur passage en blocs compacts, hérissés de lances et prêts à se défendre contre une cavalerie incapable de les charger à nouveau. Puis la cavalerie de Thais, plus nombreuse, les percuta de flanc. La défaite devint une évidence pour tous deux qui avaient un peu de bon sens, et déposèrent les armes ou cherchèrent à fuir. La retraite se transforma en fuite, la fuite en déroute, la déroute en massacre. Bien peu parvinrent à échapper à la poursuite de l’armée de Gondor. Tous ceux qui furent faits prisonniers furent ramenés aux lignes de l’armée de Gondor, et attachés à de solides piquets enfoncés dans le sol. Thais ne sortit de sa tente qu’à la nuit tombée, quand on lui annonça que Garn avait été capturé et amené à elle.
Le général ne s’était pas rendu sans se battre: son armure portait encore la marque de rudes combats, et il continuait à se débattre dans ses liens. C’était un homme de forte stature, et sans aucun doute un bon guerrier. Mais en tant que général, son échec était cuisant. Elle s’avança vers lui, vêtue uniquement du pantalon et de la tunique qu’elle portait en-dessous de son armure (une tenue qu’il ne manquerait pas de juger inacceptable), un Garde d’Argent portant Anduril dans ses mains à ses côtés. Un mince sourire se dessina sur son visage. Puis elle engagea la discussion:

« - Robert Garn. Le Gardien du Nord, le Défenseur de l’Arnor... Toujours aussi prompt à combattre jusqu’au bout, à ce que je vois... Mais je dois vous reconnaître un certain sens de la ponctualité.
- Faites ce que vous voulez de moi, félonne! Je ne servirai aucun de vos plans sournois. Vous êtes une usurpatrice, coupable de fratricide et d’odieux crimes. Et vous vous rendriez coupable de parricide aussi si on vous en donnait l’occasion! Alors finissez-en, vite!
- Ne soyez pas si impatient... Je me suis dit que ça vous plairait de revoir votre femme...
- Ma femme??? Mais... Que...»

La suite de sa phrase mourut sur ses lèvres quand il vit son épouse être amenée par un Garde d’Argent. Une lueur d’incompréhension traversa son regard. Il regarda à nouveau Thais. Puis commença à comprendre.

« - Elle ne vous a rien fait! Vous n’oseriez pas...»

Avec un petit rire, Thais se retourna, agrippant Anduril, et la dégaina en tournant sur elle-même. La tête de celle qui n’était pour elle qu’une inconnue toucha terre en même temps que le corps décapité. Puis la sombre souveraine, pourtant vêtue de blanc, reporta son attention sur l’homme devant elle, dont les épaules s’étaient affaissées, et dont le regard bouillait désormais de rage. Elle poursuivit.

« - Enfin, votre fille doit être en sécurité dans votre château d’été, n’est-ce pas? Hum... Je n’en serais pas si sûre, à votre place...»

Et elle laissa s’avancer la jeune femme. Mais celle-ci n’était tenue par un aucun garde, et se contentait de toiser son père avec une expression victorieuse.

« - C’est elle qui m’a informée de votre arrivée. Il faut croire que la perspective d’un mariage forcée ne la tentait pas plus que cela...»

C’était la vérité. La jeune femme était venue à Annuminas informer Thais des intentions de son père. La perspective d’être prostituée pour le pouvoir l’avait poussée à trahir ses géniteurs, sans le moindre regret. Elle avait en échange reçu les titres de son paternel, et une alliance avec la nouvelle puissance que Thais était en train de construire. Celle-ci toisa de haut son ennemi abattu.

« - Maintenant... Une manière honorable de vous tuer serait de vous trancher la tête...» Elle joignit le geste à la parole, arrêtant son geste juste avant de toucher la peau de la nuque du noble déchu. «Mais vous ne méritez pas de mourir honorablement.»

Elle s’en éloigna, distribuant ses ordres. Le lendemain, Garn quittait le camp, sans armes, avec pour seule escorte ses trois plus proches lieutenants, privés l’un de la vue, l’autre de l’ouïe et le dernier de la parole. Leur destination: Fondcombe. Thais les avait envoyé porter les nouvelles de la défaite à son père. De la défaite, et du massacre qui s’en était suivit: toute la route reliant Annuminas à Fondcombe fut bordée par des piques et les têtes coupées de chaque rebelle mort ce jour. Un sinistre rappel du sort que la Dame de Fer réservait à ceux qui osaient se lever contre elle. Les épées des nobles décédés furent rassemblées, et envoyées à Annuminas, pour y être refondues en une porte, dont la simple existence serait une commémoration de cette victoire.


La Bataille du Gué du Brandevin Userba10
La Bataille du Gué du Brandevin Thais_11
Revenir en haut Aller en bas
http://rpglordoftherings.forumactif.com/t4438-thais-lalias-princ
Poldi LacvertNombre de messages : 731
Age : 27
Date d'inscription : 15/12/2011

Feuille de personnage
Race: Hobbit
Possessions: Maison familiale dans la Comté, lame elfique, Jimsy le poney
Statut: Joueur(se) actif(ve)
Poldi Lacvert
Petit aventurier

MessageSujet: Re: La Bataille du Gué du Brandevin   La Bataille du Gué du Brandevin EmptyLun 14 Oct 2013 - 15:56
PNJ Bildoquin Freudesac
La Bataille du Gué du Brandevin Hobbit
Il faut faire quelque chose !


Qu'ils nous laissent tranquille !

La Comté aux hobbits, la paix pour les hobbits !
 
C'était les quelques cris qui arrivaient à se faire distinguer parmi l'ensemble du brouhaha que formait l'énorme foule de hobbits rassemblés sur la place publique à Hobbitebourg. Le Thain, Bildoquin Freudesac était assis sur une chaise sur l'estrade avec ses conseillers et tous faisaient tous des signes au peuple afin de laisser parler Bildoquin. La foule était impossible à calmer, tous étaient paniqués à cause du choc qu'avait causées les rumeurs concernant la guerre qui s'était passée non loin de la Comté, au gué de Brandevin. Les semi-hommes avaient été choqués par la guerre qui s'était passée juste sous les yeux et dont l'horreur les avait terrifié. Ils ne se sentaient plus à l'abri du danger et craignaient que les scènes d'horreurs ne se reproduisent chez eux. 
Le Thain se leva alors de son siège et tous les regards se retournèrent vers lui, seul espoir pouvant remédier à cela.


Bildoquin tendit sa main vers la foule et d'une voix grave et forte il dit :

Silence !

Les brouhaha diminuèrent tout doucement et chacun s'apprêta à entendre Bildoquin. Celui-ci se râcla la gorge afin d'avoir une voix des plus fortes et repris :

Nous sommes tous effrayés par ce qui s'est passé juste derrière la rivière Brandevin qui nous sépare du monde des hommes, monde auquel nous ne voulons pas avoir affaire !

Le Thain fut de suite coupé par un cri d'accord qui s'éleva pendant quelques secondes avant de se taire totalement pour laisser le hobbit reprendre :

Nous avons depuis des siècles oeuvré pour la construction d'une Comté sans guerre et sans problèmes et aujourd'hui, la guerre des hommes, emportant toute sa cruauté, est venue à nous, ou en tout cas pas loin.

On pouvait distinguer sur les visage des hobbits de la foule des signes d'inquiétude

Cela fait bien longtemps que nous n'avons pas connus de guerre et les hobbits n'ont pas envie de s'y réengager ! En revanche, la guerre a frappé insolemment nos amis d'Arnor avec lesquels nous avons conclus des pactes commerciaux, nos frontières commerciales s'étaient ouvertes à Bree par exemple, et je suis navré que des ressortissants de ces lieux aient été touchés par l'horreur qui vient de l'Est, cet empire formé par les hommes, avides de pouvoir et voulant dominer par la haine toutes les contrées. 

Il s'arrêta un instant et repris :

Vous m'avez fais confiance, hobbits de la Comté, vous m'avez fais confiance afin que je représente notre bonne terre et c'est ainsi que j'ai décidé de rencontrer personnellement Thais Laelias, impératrice de l'Ouistrenesse, qui est à l'origine de cette guerre qui s'est déroulée non loin du cours du Brandevin ; Afin que la Comté ne soit plus rattachée à aucune région connue des hommes ; Afin que la guerre ne touche plus aux frontières de la Comté ; Afin que les hommes et le mal qui s'y rapporte nous oublient définitivement.
J'ai écris une lettre, espérant qu'elle parviendra à l'Impératrice et j'espère être entendu. 
Pour l'instant, pour des raisons de sécurité, les frontières de la Comté seront fermées, et aucune entrée ni sortie, sauf  si hautement justifiées ne sont autorisées et ce jusqu'à nouvel ordre.

Il n'y eut même pas de réclamation face à cette dernière mesure prise par Bildoquin, les hobbits étaient au courant des risques qu'ils encouraient. De plus, sauf une minorité d'entre eux n'étaient pas habitués à sortir au delà des frontières de la Comté. A la place, c'est des applaudissements auquel a eu le droit le Thain avant d'afficher un petit sourire en guise de remerciement de leur soutien puis il parti, suivi de ses conseillers.
Revenir en haut Aller en bas
http://rpglordoftherings.forumactif.com/t5227-une-biere-ma-pipe-
 

La Bataille du Gué du Brandevin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [ Passé ]La bataille du Mont Gundabad
» Bataille de Wargram
» Rapport de bataille: Méchant bagarre entre les Nids et Nurgle 1500 pts
» Rapport de bataille Eldars d'Iyander contre Korsairs Orks
» Bataille vs Space Marines ( help !!)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Jeu de Rôle - Terre du Milieu :: La Bataille du Gué du Brandevin N448 :: Les archives :: RPs des Royaumes Humains :: Archives Arnoriennes-