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 La ralliement de l'Isengard

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Alcibiade
Gouverneur de Pelargir, Amiral de l'Empire de l'Ouestavatar

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MessageSujet: La ralliement de l'Isengard   Mar 17 Déc 2013 - 17:14


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Il faisait nuit. Un ciel sans nuage ainsi qu'une lune pleine et puissante dominaient la vallées d'Isengard. Le long de la route faiblement dessinée par la lueur de cailloux blancs, une monture achevait un long périple : celui de l'amiral Alcibiade. Pour des questions de commodité, l'homme avait préféré voyager sans escorte, étant plus serein dans la solitude. De fait, il semblait à Alcibiade qu'une venue humble favoriserait les pourparler qu'il aurait à mener avec Vakalor, capitaine des seules armées de Gondor encore épargnées par la folie de l'impératrice. Il disposait en réalité des uniques troupes capables de faire pencher la balance d'un côté où de l'autre : ajoutées à celles d'Alcibiade, il pouvait espérer obtenir une armée capable de tenir tête à Thais Laelias. Bien évidemment, d'autres alliances devaient encore être nouées ou honorées, mais sans les forces de Vakalor, les hommes libres du Gondor pouvaient dire adieu à tout espoir de liberté ou de paix.

Le général Vakalor était un habile stratège doublé d'un meneur d'homme. Cela aussi avait son importance. Les soldats étaient une chose, leur commandement en était une autre. Alcibiade avait une expérience limitée des batailles en rase campagne, connaissant mieux la mer et les vents qui peuvent offrir la victoire sur de telles étendues. Aussi cette rencontre était déterminante pour l'avenir du Gondor et peut être même de la Terre du Milieu.
Au fil de ses pensées, Alcibiade finit par se trouver devant la porte des lieux. Une dizaine de lanciers et d'archers montaient la garde mollement, à demi endormi par l'heure tardive. L'amiral se présenta et demanda qu'on le mène au général Vakalor.

***

Orthanc dressait sa silhouette noire malgré l'obscurité alentour. Au sommet de cette tour, les deux généraux s'entretenaient de vive voix. Et tout autour, l'anneau d'Isengard encadrant l'édifice comme un disque de roche grise. Les cavernes laissées par les deux sièges précédent traçaient leur contours luisant à la faveur des torches et des fourneaux toujours intacts et dont les hommes avaient fait le choix d'une seconde vie. Ils fondaient à présent de gros blocs de fer. La région, de par sa proximité avec Khazad Dûm, profitait du commerce du fer et tirait aussi parti de mince filons d'argent au Sud des monts brumeux. Ce n'était pas grand chose, mais cela suffisait à financer les troupes nombreuses toujours présentes dans la région. En ces temps de division, Alcibiade peinait à rassembler de l'or pour financer la guerre. Le pacte haradrim lui laissait de quoi tenir encore six mois. Au delà, il devrait trouver une nouvelles solution, sous peine de voir ses troupes fondre comme neige au soleil. La désertion n'est jamais loin, surtout lorsque les temps sont troubles et que les peuples se divisent. Chacun possède un lointain cousin qui se trouvera dans le camps adverse. Alcibiade lui même était du même sang que certain de ses ennemis.

L'amiral exposa de vive voix sa demande. Vakalor l'écoutait avec attention, mais le visage du général semblait emprunt de tristesse et d'une inquiétude mal dissimulée. Uns à uns, Alcibiade détailla ses arguments. Il fit appel au sens de l'honneur de Vakalor, à leur solide amitié. Ce dernier répondit finalement lorsque l'amiral eu achevé son discours :

« Nous avons pourtant prêté alliance à l'impératrice il y a tout juste une années de cela...même si ce que tu dis est vrai, nous serions des parjures. Ce n'est jamais une bonne chose... »

« Lorsque le pouvoir est aux mains de tyrans, il est de notre devoir de s'élever contre lui. C'est une charge morale qui appartient au gens de pouvoir et nous sommes tout deux de cela. Tu ne peux te cacher derrière une fidélité aveugle. Nos vœux sont  fait au dirigeant d'un peuple. Mais lorsque les rois trahissent leur propre sujet, ils n'ont plus la moindre valeur si ce n'est envers ce peuple. Si tu prétend être chevaleresque, alors défend la veuve et l'orphelin, et non un pantin de Morgoth ! »

« Tu as sans doute raison. Mais en cas d'échec nous subirons le sort des traitres et nos familles seront maudites... »

« Toute lutte exige un sacrifice. C'est sous la contrainte que je combat, et il ne sera pas dit que j'abandonne mes amis à mes idées. Mais si nous cédons, nous deviendront les sbires de Sauron. Il s'agit de défendre la loi morale qui structure notre société et la justice. »



Le visage d'Alcibiade semblait déterminé. Son regard droit traduisait une grande confiance en sa mission, et Vakalor retrouvait dans cette expression particulière les traits de caractère de l'amiral : une franchise sans excès, une réserve prudente dans l'action, et une foi inébranlable en ses principes. Après qu'un silence ai plané quelques instants, l'amiral partit sur un autre sujet: ses projets.


« Je dois me rendre au Rohan pour demander l'assistance d'Eothain, le nouveau roi du pays. J'ai dans l'idée de lui proposer la cession de terre en échange de son appuie. Nous manquons de cavalerie. Serais-tu prêt à me rédiger un document officielle ? »

« Pourquoi pas, mais à quel sujet ?... »

« Les terres dans les Bouches de l'Entalluve situées au nord de l'Anorien en dessous des chutes de Rauros. Elles sont sous ta juridiction et tu en es donc le dépositaire. Je te cèderais des terres comparables en Ithilien du Sud pour te dédommager... »

« Il ne s'agit pas de cela... »

« Et de quoi donc alors ? »

« Un tel acte ne peut en réalité qu'émaner d'un ordre royal. C'est une affaire d’État et non une histoire de fermiers...qu'en penserait le Tar ? Je ne sais s'il approuverait... ? »

« Le Tar est loin à l'Est aux dernières nouvelles. C'est à nous qu'il incombe de prendre des décisions. Nous devons agir vite avant que les armées de Thais ne se mettent en marche. Je m'engage à assumer la responsabilité de telles actes si Aragorn les désapprouve, tu as ma parole ! »

« Alors tu as aussi la mienne. Je vais de ce pas rédiger l'acte officiel... »

« Je t'en remercie d'avance mon ami. »


Ils avaient parlé un long moment, et finalement, l'aurore avait pointé à l'Est. Elle dessinait de longues ramures, comme celle d'une plante incandescente dont le bulbe héliaque brillait sauvagement au milieu des mousses aériennes et rougeaudes. L'annonce d'une nouvelle journée. Et l'espérance de temps pacifiques.
Alcibiade avait achevé une première tâche, convaincre Vakalor de joindre ses forces aux siennes. Peu à peu les choses prenaient forme: avec les renforts d'Azul Li et la flotte, ils disposaient de vingt milles hommes en armes. Et ils fallait y ajouter les mumakils, ainsi qu'une flotte de prêt de mille navires. Il devait à présent gagner Meduseld au Rohan pour y rencontrer Eothain, nouveau roi des dresseurs de chevaux. Vakalor avait ordre de lever ses armées et de les tenir prêtes au départ. La flotte arriverai à Long Daer dans quelques jours et il fallait aller opérer la jonction des armées pour ensuite marcher contre Thais Laelias. Les événement s'annonçaient chargés.


Suite dans: L'appel du Gondor


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Alcibiade
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MessageSujet: Re: La ralliement de l'Isengard   Mar 21 Jan 2014 - 19:33

PNJ Vakalor


Des temps obscurs ! Voilà comment apparaissaient les événements récents aux yeux du général Vakalor. L'impératrice était sous la coupe de Morgoth, engendrant au Gondor une guerre civile passive, l'Arnor avait perdu son chef, le conte Beldorn, et l'Isengard était dépeuplée. L'empire de l'Ouistrenesse n'était plus que l'ombre de lui même. Mais le gouverneur d'Osgiliath ne regrettait pas les temps jadis : sous le règne de Tar Elessar, il avait connu le siège de Minas Tirith auquel il avait ardemment combattu. La victoire avait tenu à peu de choses et nombres d’innocents avaient payés le prix injuste de la guerre. Au moins, le Gondor était-il pour le moment préservé des massacres qu'avait pu connaître les autres régions du Nord. Car en Arnor, certains avaient résisté et avaient payé le prix fort pour leur courage et leur loyauté.
Vakalor songea à Alcibiade. L'amiral incarnait l'espoir et la résistance active alors que bon nombre avaient renoncé. Et en cette époque troublée, il s'était tourné vers ses amis, car, disait-il : « C'est dans la confiance que le monde tisse ses plus grandes richesses. ». Et Alcibiade était l'un de ces hommes droits et francs qui se battent pour ce qu'ils savent être juste. L'amitié du général et de l'amiral remontait à plusieurs années et ils étaient fait de la même trempe. Leur principale différence de caractère tenait à l'aspect solitaire qu'entretenait le marin. Ce n'était pas pour autant un homme froid où distant, mais de temps à autre il disparaissait avant de réapparaître à nouveau souriant et joviale. S'il s'était tourné vers Vakalor, c'est qu'il le considérait comme un esprit chevaleresque auquel il aurait sans peine confié sa vie et celle de ses proches en cas de besoins. Et le besoin venait de se faire sentir.

Aussi, sept mois après avoir pris Orthanc, le général était à présent contraint d'abandonner la forteresse pour aller au devant d'une bataille qu'il n'était pas certain de remporter. Mais il avait engagé sa parole, et son honneur lui commandait de vaincre ou de mourir. Après le départ de l'amiral qui avait gagné Meduseld, l'armée avait immédiatement reçu l'ordre de plier bagage et de se tenir prête à gagner la trouée du Rohan. Le rendez-vous était fixé au Nord Ouest des Gués de l'Isen, vers le lieu dit du « Tertre Brun », une vaste colline dominant la plaine alentour.
L'infanterie fut prête la première. Depuis les siège, les troupes avaient eu le temps de réparer aussi bien l'enceinte du cercle d'Orthanc que le matériel de siège ayant souffert des dures conditions de combat. Les balistes avaient reçu des cordes neuves et la forteresse avait pu s'approvisionner. Le général ordonna de tout emporter. Seule une garnison réduite demeurerait, à peine cinquante hommes qui avaient ordre de n'occuper que la tour centrale et de délaisser les portes. Les orcs avaient fuit dans les montagnes et n'étaient pas reparu depuis plusieurs semaines. Et de toute manière, Thais et les orcs ne représentaient plus à présent qu'un seul et même ennemi.

La cavalerie fut plus longue à lever le camp. Les montures avaient été envoyées à la lisières des plaines rohirims afin de se récupérer leurs forces. La plaine d'Orthanc, après quatre mois de siège n'était plus qu'un vaste terrain boueux où les premières herbes peinaient à repousser. Il fallut donc attendre trois jours pour que tous les préparatifs furent achevé. On alla négocier des provisions de fourrage auprès des fermiers rohirims les plus proches. Le cuir des harnachements avait subit l'usure de la pluie, aussi il fallut remédier à cela. Finalement lorsque tous les destriers eurent été sellés les troupes de Vakalor se mirent en marche, le général chevauchant en tête de colline. L'infanterie suivait. Puis venaient les archers et le corps du génie convoyant les machines et de guerre et les vivres. La cavalerie formait l'arrière garde. La colonne franchit les portes de l'Isengard avant de bifurquer vers l'Ouest, s'étirant peu à peu sur plus de trois lieux. Ce long serpent de presque douze mille hommes partait en guerre.

Suite dans: La Bataille de la Trouée du Rohan


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