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 La Bataille de la Trouée du Rohan

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Alcibiade
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MessageSujet: La Bataille de la Trouée du Rohan   Mar 21 Jan 2014 - 19:38

Le jour baissait sur les landes et une brise fort tiède pour la saison soufflait. Un petit groupe de cavaliers faisait paître ses chevaux le long d'une vaste colline herbeuse. À l'ouest, le soleil s'était dissimulé derrière la masse nuageuses et rougissait cette dernière de ses rayons. La lune, vers le Sud, laissait déjà paraître sa barque laiteuse qui se fondait dans le bleu délavé du ciel. La nuit serait fraîche et humide. Quatre cavaliers s'approchaient, tenant leur montures par la bride. Les chevaux étaient chargés de fagots de bois qui serviraient à faire du feu au sommet de la colline. Alcibiade comptait faire de ce lieu un phare qui rassemblerait les troupes venu combattre Thais.
Selon les légendes du pays de Dun, la colline, appelée Tertre Brun, était le mausolée d'un roi des temps anciens dont le nom s'était perdu. Un grand guerrier était enterré sous le monticule. L'amiral doutait quelque peu de l'histoire, mais la colline avait pourtant une belle singularité : ses flancs herbeux était d'une couleur terre de sienne. Cela contrastait fortement avec la plaine avoisinante, au teint plus jaunis et aux nuances moins vives.
Un écuyer s'approcha d'Alcibiade et lui tendit une pique de presque dix coudées, qu'il saisit à pleine main et inspecta d'un œil prudent.

« Cela fera l'affaire... »


L'amiral mit pied à terre, confia sa monture à l'écuyer, et se lança dans l’ascension du tertre. La pente n'était pas des plus douce, et à plus d'une reprise, Alcibiade manqua de glisser sur des touffes d'herbe trop grasse. Il avait à ses côté une besace en cuir qui semblait bien pleine. Il s’aidait parfois de la longue lance pour prendre appuie dans les endroits les plus raids. Après trois minutes à souffler sous l'effort, Alcibiade parvint au sommet du tertre. L'endroit était assez large pour y accueillir une vingtaine d'hommes. Une large pierre ovale était posé au centre et figurait comme une table. L'amiral s'approcha et constata que de nombreuses runes ainsi que des dessins y étaient gravé d'un sillon maladroit. Probablement l’œuvre d'hommes et non celle d'hommes ou de nains, bien trop habiles pour un si piètre travail. Finalement, Alcibiade ouvrit sa besace et en tira une longue étoffe. Des brins de tissus s'effilochaient ça et là. L'amiral les saisit puis les noua minutieusement autour de la hampe apportée et dressa bientôt dans le vent. D'un geste puissant il souleva la lance et la planta dans le sol. Puis, s'appuyant de tout son poids, il enfonça l'ensemble plus profondément dans la terre meuble. Bientôt une bannière se déploya dans le vent. Non celle du Gondor, mais une bannière d'argent frappée de trois étoiles noires. C'était là le nouveau signe de ralliement des fils de Nùmenor, à présent que l'empire était divisé et que les anciens écussons étaient obsolètes.
Quelques instants plus tard, les compagnons de l'amiral parvinrent au sommet, chargés des fagots qu'ils entassèrent avant d'y mettre le feu. Le brasier ne tarda pas à illuminer la colline tandis que la nuit se faisait et que l'ombre engloutissait la terre.

« C'est ici que se jouera le destin du Gondor : dans quelques jours nous livreront bataille ! »


Le rendez vous avec Vakalor était fixé au surlendemain. Mais, de ses yeux perçant, Alcibiade crut distinguer les lueurs de feux de camp vers le Sud Est à plusieurs lieux de là. Quand aux rohirims, ils ferait la route rapidement : leurs chevaux étaient les meilleurs et le gouffre de Helm à moins d'une journée de marche. Alcibiade se tourna vers ses hommes qui contemplaient les flammes avec fascination :




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MessageSujet: Re: La Bataille de la Trouée du Rohan   Mar 21 Jan 2014 - 21:00

Les troupes du Rohan arrivaient enfin en isengard. Ils avaient chevauché depuis leur forteresse du gouffre de Helm avec rapidité tout en ménageant avec soins leur montures. Menés par leur Roi Eothain, les rohirrims allaient bientôt renouer avec le passé et se battre à nouveau aux cotés des hommes de l'Empire de l'ouest. C'était en quelque sorte la réunification symbolique des hommes de l'ouest, les deux peuples des hommes de la terre du milieu qui aspiraient à la liberté et à la paix. Sur son blanc mearas, le seigneur de la marche leva le bras pour faire signe à ses hommes de ralentir. La tour d'orthanc se posait devant eux tel un monument majestueux, vestige d'une gloire passée. L'isengard était un lieux très atypique et chargé d'histoires mais ses derniers temps la splendeur de cet endroit avait quelques peu dépérit. Néanmoins, c'était là que le rendez vous avait été fixé par l'armiral de l'empire pour accueillir les hommes du Ridermark.
La colonne de Rohirrim rejoignis le campement des hommes du gondor. Une immense bannière flottait au dessus du camp, bien à la vue de tout nouvel arrivant. Le cor du rohan sonna et se mit à résonner en isengard comme un souffle d'espoir pour les hommes qui combattraient contre la folie de leur impératrice. Eothain posa pied à terre tandis que ses hommes restaient sur leurs montures. Il avait repéré au loin le numénoréén qui lui avait demandé audience il y a quelques jours de cela. Son allure était, comme lors de leur dernière rencontre, très imposante et très droite. L'homme inspirait le respect à ceux qui l'observaient et Eothain se souvenait qu'il était un homme tout à fait respectable. Le seigneur de la marche avait avancé en saluant ses nouveaux alliés puis une fois arrivé près de l'Amiral Alcibiade, il le salua.


" Salut à vous amis du Gondor ! Le Rohan se joint à vous avec fierté et honneur "

Les hommes du Rohan ne s'étaient pas battus avec leurs amis du gondor depuis des années et il était temps de renouer les alliances passées. Les hommes de l'Ouest s'uniraient à nouveau pour faire face à un ennemi des peuples libres. Les yeux clairs d'eothain regardaient le commandant des armées de l'empire. Il n'avait pas eu que des échanges amicaux lors de leur premiere rencontre mais tout ceci était du passé. Les deux hommes guideraient leur peuple jusqu'a la bataille et pourraient ensuite fêter leur victoire si leur plan, pour vaincre Thais, fonctionnait sans encombre.


" Pour le seigneur et la terre ! "
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Alcibiade
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MessageSujet: Re: La Bataille de la Trouée du Rohan   Mer 22 Jan 2014 - 17:29

Le lendemain, Alcibiade se réveilla aux aurores : le ciel étendait ses doigts de rose depuis l'horizon. La nuit avait été froide mais l'amiral avait bien dormi. Sa selle pour oreiller et une large peau de loup comme couverture, il s'était endormi en regardant les étoiles dans le ciel se mêlant aux escarbilles du bûchers. Les temps troublés et obscurs qu'il vivait n'enlevait rien à la beauté du monde. Cette beauté le faisait vivre et maintenait l'espoir en son cœur.
Un vaste manteau de brouillard entourait le tertre, et, du sommet, Alcibiade avait l'impression de se trouver sur une île. Les monts brumeux dressaient leur cimes enneigées à l'Est. Vers dix heure la brume se dissipa et un soleil radieux couvrit les plaines de ses rayons hivernales blafards. De la trouée du Rohan, un nuage de poussière s'approchait. Cela devait être les rohirims d'Eothain qui répondaient à son appel. Ils semblaient venir du gouffre de Helm. Ils passeraient donc par les gués de l'Isen. Vu la distance, Alcibiade disposait d'une heure de répit avant de recevoir ses alliés. Il en profita pour aiguiser son épée : Nægling. C'était une bonne lame faite dans le meilleur acier de Nùmenor à son âge d'or. Mais les combats et l'usure des vents marins avaient finis par rouiller certaines parties entaillées par les coups. L'amiral était un marin et il maniait rarement l'épée. Aussi lors de son départ, il avait été surpris en tirant la lame du fourreau et en constatant les tâches brunes qui s'y étaient formées. Il s'était alors promis de rendre à l'épée sa splendeur originelle. Mais faute de temps, il devait à présent se contenter d'une pierre à aiguiser.
Un messager arriva, envoyé par Almaride depuis Long Daer : il amenait de mauvaises nouvelles que l'amiral préféra garder pour lui. Alcibiade rédigea une réponse dans le foulée et le héraut repartit au galop afin de porter la missive. Au pieds de la colline, les rohirims venaient de mettre pied à terre.

Alcibiade se porta à le rencontre d'Eothain qu'il distingua dans la masse des cavaliers par la couleur pourpre de sa tuniques au milieu du vert traditionnel des rohirims. Quand ils furent assez proche, le roi le salua :

« Salut à vous amis du Gondor ! Le Rohan se joint à vous avec fierté et honneur »

« Tout l'honneur est pour nous seigneur Eothain. Il n'est de meilleur cavalier qu'un rohirim et votre présence à nos côté semble synonyme de victoire ! »

Et pour joindre la parole au geste, Alcibiade s'inclina lentement devant le roi du Rohan.

« Je vous propose de vous installer. Notre armée arrivera d'Isengard d'ici quelques heures et alors nous tiendront conseil ».


***


Vakalor se présenta en fin d'après midi à la tête d'une vaste colonne. Il y avait là douze milles hommes, dont deux mille cavaliers en armure. Ils montèrent le camp tout autour du tertre, et sur l'ordre de l'amiral cinq cent hommes partirent vers les bois du pays de Dun avec des charrettes pour y couper des arbres qui serviraient à établir des fortifications sur la colline. Une grande tente fut dressée au sommet du tertre afin que les généraux puissent y tenir un conseil de guerres. Les chefs furent convoqués et lorsque tous furent présent la réunion débuta.

« Mes amis. L'heure est venue de l'affrontement. Des renforts sont en marches depuis Long Daer, mais nos éclaireurs signalent que l'armée de Thais Laelias se tient à quelques lieux de Tharbad. Nous avons fait courir la rumeur dans le pays que nos armées allaient marcher pour prendre la ville.  Il n'en est pourtant rien. La bataille se déroulera ici même !

Vous avez remarquez que le Rohan nous fournit une aide précieuse...aussi je vais vous dévoiler mon plan : cette guerre est avant tout celle des fils du Gondor. Aussi c'est à nous de payer le prix du sang et non au rohirim. Leur rôle consistera donc à attrier l'impératrice maudite vers le Sud. Pour cela, notre cavalerie accompagné des rohirims partira demain vers Tharbad, soit trois mille cavaliers. Elle harcèlera l'ennemi sans réellement l'engager. Thais Laelias a un point faible : elle est orgueilleuse, aussi il est parié qu'elle ne résistera pas à une victoire courue d'avance, car pour le moment, elle ignore que notre flotte a débarqué à Long Daer... »


Alcibiade eu une légère hésitation dans la voix. En effet, Long Daer avait refusé d'accueillir la flotte. Le débarquement serait donc plus long ce qui mettait en péril leur jonction. Mais les choses pouvaient encore tourner à leur avantage.

« ...et déjà elle est sortie de Tharbad et progresse vers l'Isengard. Je participerai à la diversion avec Eothain. Pendant ce temps, Vakalor commandera nos armées et supervisera la construction d'un fort sur ce monticule. Nous y déploieront nos archers ainsi que les balistes. L'infanterie formera un arc de cercle pointant vers le Nord au pied de la colline. Lorsque la cavalerie sera de retour, elle prendra place au sud du tertre pour se tenir prête à manœuvrer selon les ordres.

Tant que les renforts ne seront pas arrivés, il nous faudra tenir à deux contre trois. Je sais que vous êtes capables d'une telle chose. Alors mes seigneurs, ne me décevez pas...y-a-t-il des question ? »



La détermination semblait se lire dans le regard de la plupart des officiers. Vakalor souriait même d'un air ironique mais joyeux. Le général, surnommé le Lion Rouge par ses hommes, semblait avide d'en découdre. Un tel guerrier pour mener ses troupes semblait une bénédiction des Valars dans l'esprit d'Alcibiade.




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MessageSujet: Re: La Bataille de la Trouée du Rohan   Mer 22 Jan 2014 - 19:30

Dans la tente des grands, Eothain écoutait attentivement les plans du dirigeant gondorien. Ils devrait faire tout pour attirer les troupes de l'impératrice en attisant sa colère et son orgueil démesuré. Les hommes devraient chevaucher rapidement et garder leur sang froid pour ne pas se faire tuer lors de cet assaut contrôlé. Le roi du Rohan leva les yeux en direction du grand numénoréen et répondit en croisant les bras :



" Aucune question, nous serons prêts à la première heure "


Devant l'absence d'objection à ce projet, Eothain prit congé de ses alliés en prenant soin de leur souhaiter une nuit courte mais très reposante. Il sortit de la grande tente pour rejoindre le campement des rohirrims. Des dizaines de feus étaient allumés et les cavaliers échangeaient des souvenirs ou des anecdotes entre eux et même parfois avec des cavaliers de l'empire. Malgré que les hommes se savaient à la veille d'une bataille fratricide, ils avaient parfois le sourire au lèvre. Sans doute la joie de renouer les alliances et de sentir que leur empire allait peut-être renaitre de ses cendres. Puis lorsqu'il arriva à sa tente, Eothain demanda à ses seconds d'ordonner aux hommes de dormir pour être tout à fait apte à chevaucher dans les meilleures conditions. Lui même ne traina pas et se mit vite au lit pour être frais lors de la bataille. Il s'endormit rapidement ce qui était plutôt rare pour lui qui avait souvent tendance à stresser pour les veilles de batailles.

*
* *

Le soleil n'étais pas encore levé que le camp était pratiquement démantelé. Chaque cavalier du rohan ou de l'empire se préparait à partir dès le levé du jour. Les bruits de chevaux nerveux se mêlaient au fracas des armures, des casques et des cottes de mailles que les hommes enfilaient pour se protéger. Le roi du Rohan avait ordonné à ses hommes de prendre seulement des armes à distance. Arcs et autre lances de jets seraient bien plus utile pour titiller les ennemis que des épées ou des haches. Eothain, lui, se contenterait de son épée pour commander ses hommes et d'un arc pour les aider au besoin. Après avoir enfilé son armure épaisse et brillant de Seigneur de la marche, il grimpa sur cheval blanc et attendit que ses hommes soit enfin tous prêts à partir.
Quelques heures plus tard, tous les rohirrims étaient prêts à partir et la colonne était formée. Les cavaliers du gondor semblaient eux aussi prêts à chevaucher à leurs cotés. Si la qualité des rohirrims dans la cavalerie n'était plus à démontrer, il était plus rare de voir des gondoriens combattre comme des cavaliers. Mais leur expérience du combat compenserait certainement les lacunes techniques qu'ils pourraient avoir.
Eothain se permit un petit discours envers les cavaliers du Rohan mais aussi du gondor. Il éspérait qu'Alcibiade ne lui en veuille pas mais après tout, il était le Seigneur de la marche.



" Cavaliers du Rohan et de l'empire ! Aujourd'hui nous allons chevaucher et combattre ensemble ! Visez juste et pensez à votre fuite qui suivra car le combat rapproché ne sera pas notre objectif. Que la chance soit à vos cotés mes frères "
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Alcibiade
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MessageSujet: Re: La Bataille de la Trouée du Rohan   Dim 26 Jan 2014 - 19:24

Au pied du grand tertre, c'étaient plus de trois mille cavaliers qui s'étaient rassemblés pour former "l'appât" qui attirerait Thais vers la trouée du Rohan. Le but de l'opération n'était pas de faire front mais de harceler et provoquer l'ennemi afin de le faire bouger de ses positions. Les archers à cheval pouvait être un atout précieux. Les rohirims étaient capables de telles manœuvres et disposaient d'un important contingent. Mais les armées du Gondor disposaient de trop peu d'unité de ce type pour en faire une force conséquente. Aussi, afin de renforcer l'effectif à sa disposition, Alcibiade avait demandé à ce que les archers capables de monter correctement remplacent une partie des lanciers  à cheval. On forma trois colonnes de cavaliers: deux gondoriennes et une rohirims.

Alcibiade avait passé une nuit trop courte. Mais sa forme physique compensait le manque de sommeil. Il ordonna à son aide de camp de lui apporter une tisane d'hysope afin de reprendre des forces. Et tout en discutant avec ses officiers de l'avancement des préparations, il sirota le breuvage revigorant. Lorsqu'il eu achevé la boisson, il fit appel à un écuyer et alla enfiler son armure. Puis il rejoignit les troupes en aval et se mit en selle. À quelques pas de là, Eothain haranguait les hommes:


" Cavaliers du Rohan et de l'empire ! Aujourd'hui nous allons chevaucher et combattre ensemble ! Visez juste et pensez à votre fuite qui suivra car le combat rapproché ne sera pas notre objectif. Que la chance soit à vos cotés mes frères "


Alcibiade était satisfait des mots du roi. Il avait parfaitement saisit la manœuvre à opérer. L'homme inspirait la confiance et, en tant que roi des rohirims, il était un cavalier hors paire qui montrerait l'exemple et rassurerait les troupes. Car c'était une armée presque sept fois supérieur en nombre que le contingent de cavalerie s'apprêtait à harceler. D'un signe de tête adressé à Eothain, Alcibiade salua les paroles de l'homme. La présence des rohirims motiverait les cavaliers du Gondor moins habiles et expérimentés.

*
**


La brume matinale engendrée par l'évaporation de la rosée avait dressé son voile sur les plaines. Le soleil brillait à la lisière des montagnes. Mais l'océan de fumée bleui fut bientôt fendu par trois longues stries brunâtres: les colonnes de cavaliers s'étaient mises en route vers le Nord et le piétinement des chevaux soulevait derrière eux trois longs nuages de poussière qui brouillaient les vapeurs de la terre humide.

Il faudrait deux jours pour parvenir à la rencontre des troupes de Thais. Le premier jour était donc sans danger, mais dès le soir il faudrait être sur ses gardes. Une surprise n'était pas à exclure. Aussi vers le milieu de l'après midi, Alcibiade, qui dirigeait l'un des trois groupes, se porta vers la colonne rohirim commandée par Eothain et vint chevaucher à ses côtés:

"Seigneur Eothain. Vos armées ont l'habitude de ce genre de campagne. Aussi pourriez-vous superviser l'avant-garde et les éclaireurs? Je gage que les vôtres seront meilleurs que mes hommes pour assurer notre progression..."




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MessageSujet: Re: La Bataille de la Trouée du Rohan   Mar 28 Jan 2014 - 18:26

La colonne de cavaliers progressait rapidement et sans un bruit. Comme Alcibiade lui avait suggéré, Eothain prit la responsabilité des éclaireurs et de la tête de colonne pour diriger le convoi et s'assurer que rien ne les mettais en danger plus avant. Ainsi la première journée se termina sans encombre et sans problèmes. A la nuit tombée, ils établir leur campement entre deux collines. Aucun feu, c'était la consigne pour ne pas se faire repérer par les forces de thais qui pouvaient peut-être plus proche que ce que l'on pensait. La nuit ne fut pas des plus reposante pour les guerriers qui se préparaient à affronter leurs ennemis. Peu d'entre eux réussirent à trouver le sommeil. La plupart des cavaliers discutaient entre eux, rohirrims et hommes de l'empire maintenant soudés et prêts à mourir ensemble. Le genre de rapprochement qui unis les hommes qui se battent pour défendre une cause en laquelle ils ont foi. C'est dans la fraicheur de la nuit et l'obscurité d'un ciel sans étoiles que les cavaliers passèrent la veillée de leur bataille.

*
* *

Le lendemain matin, le campement était si vite débarrassé que jamais on aurait cru que plus de trois mille hommes venaient de dormir ici. La journée semblait s'annoncer comme douce et agréable niveau chaleur et ciel. Plus qu'une demi journée de route et les troupes de thais seraient à leur portée. La formation de cavaliers se remit en route, toujours éothain pour commander les éclaireurs qui partaient avec un peu d'avance sur le groupe. Ils chevauchèrent ainsi sur plusieurs milles encore avant que les éclaireurs reviennent à la rencontre du groupe et se dirige vers le Roi du Rohan.

" Monseigneur, les ennemis sont là, à moins d'une lieue d'ici ! Ils nous on surement vu mais n'ont pas semblé bouger de leur formation "

Ainsi les troupes ennemies étaient prête au combat mais préféraient attendre de voir les ennemis avant d'attaquer. Sans doute pour pouvoir juger de combien ils étaient. Les hommes furent prévenu surtout alcibiade et les autres officier. La bataille allait commencer et ils fallait se préparer à manier sa monture pour attirer l'ennemi dans la direction voulue. C'est après quelques minutes qu'ils arrivèrent enfin face aux troupes de l'impératrice qui étaient bien plus nombreuses que celle des cavaliers. Mais la manœuvre du jour consistait à les appâter et non à les vaincre directement. Etohain redescendit la colonne pour rassembler ses hommes et leur ordonner de former six colonnes cote à cote. Il expliqua rapidement à Alcibiade qu'il allait effectuer la première vague offensive avec ses cavaliers et que les hommes d'alcibiade se chargeraient de la seconde vague. Ce à quoi l'amiral du gondor répondit positivement par un signe de tête.

C'était le moment. Le moment où ils allaient mettre leur plan à exécution. Chaque rohirrim regardait la formation de guerriers ennemis. Ils étaient montés sur des chevaux mais avaient peu d'arme de jet ce qui était plutôt une bonne chose pour eux. Les six colonnes étaient formées, cote à cote, chacune composée de plus de cent cinquante cavaliers. Eothain sortit alors son épée elfique ornée d'une garde en pierre fine représentant un cheval. Cette lame brillait à la lumière du jour et les rohirrims la contemplaient pour la première fois depuis leurs derniers faits d'armes. Ce cadeau de Galadriel était d'une grande valeur pour le Seigneur de la marche qui s'adressa à ses hommes comme avant chaque batailles

" A quelques pieds de leurs troupes, vous séparerez les trois colonnes de gauche et de droite. Les trois premières lignes de cavaliers, protègerons les autres pendant la charge avec vos boucliers. Une fois les colonnes séparées par coté, vous tirerez tous sur les ennemis et aussitôt, reviendrez ici au point de ralliement. Courage cavaliers du Rohan ! Les hommes du gondor et de l'arnor comptent sur nous pour aider à libérer leur royaume d'un fléau ! En avant !! "


L'extrémité de sa lame pointée directement sur les ennemis, annonçait l'ordre de charger. Les colonnes de cavaliers galopèrent à toute allure. Comme demandé, les cavaliers des premières lignes se cachaient derrière de grands boucliers afin de se protéger et de protéger les autres des tirs de flèches qui ne tarderaient pas. La première volée siffla dans les airs avant de abattre sur eux mais seulement deux tombèrent. La vitesse des rohirrims jouaient en leur faveur et le bruit puissant des sabots faisait vibrer le cœur de chaque ennemi qui se demandait bien quelle folie les poussaient à les charger à moins de dix contre un. Les lances des premières lignes de l'impératrice se pointèrent en direction des rohirrims mais ceux ci se séparèrent juste avant l'impact. Les hommes désorientés de l'impératrice ne comprirent que trop tard le plan des rohirrims. Ces derniers qui longeaient maintenant les rangs à toute allure pouvaient passer à l'offensive. Tout en maintenant une vitesse et une distance convenable, les cavaliers du rohan tiraient sur les première lignes à coup de flèches ou lançaient leurs longues lances sur eux. La plupart des tirs étaient des coups mortels et nombre d'ennemis trépassèrent tandis que les autres constatèrent avec effroi et colère la manœuvre et comprirent qu'il était trop tard pour riposter. Eothain qui avait accompagné la colonne de droite lors de la charge ordonna le repli jusqu'au point de ralliement. Quelques flèches ennemies vinrent tuer quelques cavaliers dans leur retraite mais une grande partie des mille cavalier du rohan avait survécu. L’appât allait il fonctionner ? Ils le sauraient bien assez vite et maintenant, les hommes de la marche étaient revenus près de leurs alliés. Plus solidement armurés, ils devraient se charger de la deuxième vague qui porterait le coup de grâce à l'orgueil démesuré de l'impératrice. Sur son cheval blanc, Eothain fit un signe de tête à Alcbiade pour lui signifier que ses hommes avaient maintenant le champ libre pour une seconde manœuvre.



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MessageSujet: Re: La Bataille de la Trouée du Rohan   Lun 3 Fév 2014 - 18:43

Alcibiade tenait solidement les brides de sa monture. L'animal avait la bouche pleine d'écume, le mord lui irritant la lèvre. Se penchant en avant, le gouverneur de Pelargir rajusta la sangle de cuir. Lorsqu'il se redressa il put contempler le retour de la première vague. La charge des rohirims avait démontré leur capacité de manœuvre exceptionnelle. Leur colonne avait occasionné quelques dommages avant de battre en retraite dans le plus grand ordre. À présent, les colonnes des fils d'Eorl remontaient vers l'amiral, Eothain à leur tête. D'un signe de tête ce dernier indiqua à Alcibiade de mener la seconde charge.

L'amiral, ne disposant pas d'une aussi bonne cavalerie que celle d'Eothain, avait décidé de diviser ses deux milles cavaliers en deux groupes: le premier constitué des chevaliers les mieux protégés, le second comportant les archers montés. Derrière chaque monture du second groupe, on avait attaché des fagots afin de soulever la poussière de la plaine et de masquer les manœuvres. Les colonnes du second groupe s’élancèrent bientôt à la manière des rohirims. Mais dès lors qu'un nuage de fumée eu recouvert les plaines, la plupart des cavaliers, à l'exception des archers montés, fit volte face et regagna le premier groupe. Ceux-ci reformèrent les rangs et s'élancèrent à leur tour en formant trois colonnes, dissimulés derrière l'écran de poussière soulevé par la première ligne de cavalier.

Dans les rangs de l'armée de Thais, les bataillons d'archers s'étaient avancés et se préparaient à recevoir la charge à grand coup de volée de flèches acérées. Mais la poussière les empêchait de déterminer la distance exact des cavaliers. Les volées tombèrent unes à unes, occasionnant peu de dommages, les premières (et en fait uniques) ligne de cavaliers ayant dépassé le point d'estimation de l'impact. La ligne d'archers monté parvint bientôt à portée de l'ennemi. Comme les rohirims, ils bifurquèrent au dernier moment, se contentant de délivrer leurs traits mortels et dévastateurs. Puis ils rejoignirent les rohirims.

Et soudain de la poussière, trois colonnes de chevaliers émergèrent, Alcibiade à leur tête parmi nombre de chevalier de Dol Amroth . Leur avance avait été masquée par la poussière soulevée lors de la charge feinte par les archers à cheval. Leur formation en fer de lance percuta violemment la ligne de bataille adverse qui céda sous la surprise et la violence du choc. La cavalerie lourde maniait de longues lances dont la plupart se brisèrent sous l'impact. La charge des cavaliers s'enfonça dans les lignes d'infanterie avant d'atteindre les archers qui se débandèrent. Mais Alcibiade, l'épée au clair, ordonna presque aussitôt de faire volte face. Les lignes d'infanterie de Thais risquaient de se reformer à tout moment et les chevaliers se trouveraient alors enfermé, perdant leur capacité de manœuvre et leur vitesse si précieuses. Les cavaliers firent donc demi tour et retournèrent vers le Sud. La mêlée avec les fantassins de Thais fut vive et nombre de nobles chevaliers tombèrent. Alcibiade donnait de l'épée à tout va. Il trancha le bras d'une ennemi, fendit le bouclier d'un autre jusqu'à lui entamer l'épaule et finalement aperçut la bannière du régiment adverse. Éperonnant son destrier, Alcibiade s'élança vers lui, l'épée au vent. D'un habile moulinet de bas en haut il repoussa la garde du héraut et le frappa de son écu. L'homme roula à terre et Alcibiade en profita pour s'emparer de l'oriflamme planté au sol avant de prendre la fuite. Finalement l'essentiel de la troupe put bientôt s'extraire de la mêlée et retrouver Eothain après une bref chevauchée.

Les lignes de Thais s'étaient reformé et l'armée de l'impératrice manœuvrait à présent pour encercler la position des Loyalistes. Alcibiade s'approcha d'Eothain, ôta son heaume dévoilant sa chevelure rousse et lança à son allié avec un sourire non dissimulé:

"Je crois que nous avons piqué au vif l'impératrice! Mieux vaut ne pas trainer..."


Devant eux les cavaliers de l'armée adverse prenaient position. Mais ils étaient inférieurs en nombre et ne pouvait espérer l'emporter sans l'appuie du reste de l'armée. Aussi, tant que les forces de l'Alliance demeuraient hors de portée des archers, Thais ne pouvait espérer engager Alcibiade et Eothain. Les deux généraux l'avaient bien compris et ils ne s'attardèrent pas. Les colonnes de cavaliers se mirent en route au petit trot afin de gagner une autre plaine plus au Sud. Alcibiade chevaucha en compagnie des rohirims afin de faire plus ample connaissance. Il avait put admirer leur remarquable talents de cavaliers mais aussi de guerriers. Leurs archers montés étaient bien plus habiles et précis. Cela donna à l'amiral une idée qu'il exposa à Eothain.

"Cette nuit, nous pourrions frapper à nouveau: prenons seulement les archers montés et harcelons le camp adverse toute la nuit durant: dans l'obscurité ils ne pourront nous voir venir et nous nous contenterons de tirer quelques volées sur leur masse. L'impact en terme de pertes sera probablement limité, mais le moral de l'ennemi s'en trouvera affaiblit. Afin de reposer les montures, nous pourrions changer les montures des archers toutes les deux heures...cela devrait rendre Thais folle de rage. Je la connais quelque peu pour l'avoir rencontré: elle est patiente tant qu'elle contrôle les choses. Mais si elle perd l'initiative, les choses deviennent tout autre! "




Dernière édition par Alcibiade le Lun 10 Fév 2014 - 1:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Bataille de la Trouée du Rohan   Mer 5 Fév 2014 - 17:57

Après avoir observé l'attaque des hommes d'alcibiade, eothain et ses hommes rebroussèrent chemin à leurs cotés afin de trouver un endroit suffisamment distant pour pouvoir poser pied à terre sans être vulnérables. L'amiral du gondor évoqua son plan au roi du Rohan qui fit un signe de tête pour accepter mais ajouta une idée à ce que venais de dire Alcibiade :

" Vous avez raison, mais je propose de faire plusieurs vagues de petits groupes de 500 hommes. Cela permettra aux chevaux comme aux hommes de se reposer et garder un certain état de forme lorsque nous devrons retourner vers l'Isengard "


Alcibiade semblait assez en phase avec la proposition d'eothain et la colonne des hommes de l'Ouest ne tarda pas à trouver un endroit parfait pour y établir un campement depuis lequel, il pourraient attaquer les forces de l'impératrice, et au besoin s'en fuir rapidement vers l'isengard. Les cavaliers ne montèrent pas de tente et ne firent pas de feux. La seule consigne était de reposer les montures et que les hommes se reposent également. Ainsi certain trouvaient le sommeil en s'allongeant sur le sol herbeux, la tête appuyée contre la selle de leur chevaux qui faisait office d'oreillers. D'autre préféraient un tronc d’arbre ou une pierre en guise d'appui pour trouver le repos et faire le vide. Le roi du rohan, lui, se contentait de grignoter un peu de porc salé pour reprendre des forces et de boire un peu d'eau qu'il avait dans une gourde en cuir. Le regard vers le ciel qui commençait à se fleurir d'étoiles, il pensait à sa fille qui lui manquait et à qui il avait promis de revenir sain et sauf. C'était un sentiment nouveau pour lui mais il ne lui était pas désagréable de savoir que quelqu'un attendait impatiemment son retour en Rohan.
Tout ce répit fut apprécié par les cavaliers mais maintenant, il était temps pour les 500 premiers hommes de partir et d'aller titiller à nouveau l'orgueil de l'impératrice. C'est donc un groupe de 300 rohirrims et 200 archers de l'empire qui se préparaient à effectuer la première vague nocturne contre les forces de Thais. Après quoi un deuxième groupe se préparerait à partir une heure plus tard afin que les ennemis ne puissent trouver de quiétude et que l'impératrice décide de contre attaquer et tomber ainsi dans le piège que lui tendaient Alcibiade et Eothain.Ce premier groupe allait pouvoir profiter pleinement de l'effet de surprise car les ennemis ne s'attendraient surement pas à une nouvelle provocation.


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MessageSujet: Re: La Bataille de la Trouée du Rohan   Lun 10 Fév 2014 - 2:20

Le temps s'était assez peu couvert et la nuit était assez clair sous la Lune encore montante. La première vague de cinq cent cavaliers partit à bonne allure et chevaucha pendant une demi-heure. Des éclaireurs étaient demeurés dissimulés aux abords du chemin de leur fuite après la bataille et ils indiquèrent la route à suivre à la colonne d'archers montés. Peu à peu l'allure se fit plus lente afin de ne pas éveiller les soupçons par une trop bruyante cavalcade. Parvenu à une distance raisonnable, les cinq centes cavaliers se lancèrent au grand galop et avancèrent à cent pas des première armées de Thais. Ils délivrèrent dix volée de flèches qui sifflèrent au milieu de l'obscurité. L'action de dura à peine deux minutes. Les archers montés tournèrent bride et s’enfoncèrent dans la nuit noir pour regagner le camp. Quelques torches étaient allumées sur la cime des collines, telles des phares dans la nuit pour indiquer l'échappatoire.

*
**

Après le départ de la première vague, les écuyers s'étaient activé à préparer les montures les plus en forme. De grands feux avaient étaient allumés autour desquelles étaient disposés les montures fraiches. Dix minutes après le premier groupe, la seconde vague se mit en marche. Alcibiade, incapable de manier un arc, devaient se contenter de patienter selon les rapports de messagers. Ils tournaient en rond autour du feu. Un aide de camp lui prépara des œufs brouillés qu'il avala sans les savourer, trop occupé à guetter le bruit d'un retour. Au bout trois quart d'heure, une chevauchée se fit entendre: bientôt les cavaliers de la première vague apparurent. Leur capitaine se présenta à Alcibiade pour lui faire état des pertes:

"L'assaut initial s'est bien passé. Nous n'avons pas essuyé de pertes. Le temps de changer les montures et nous repartons amiral!"

"Non! J'ai modifié mes plans: une deuxième vague me parait à présent très risqué: si Thais envoie ses cavaliers à leur trousse, nos hommes seront taillés en pièce: Une troisième vague serait suicidaire. Aussi, conservez vos montures et marchez dès à présent vers le Sud pour rejoindre le Tertre Brun."

L'amiral fit alors envoyer un héraut pour ordonner à la seconde vague de se replier immédiatement vers la trouée du Rohan. Ils ne devaient pas revenir vers le camp afin de laisser au gros de l'armée une avance. La première vague s'enfonça lentement dans la nuit, les cavaliers allant à pied et tenant leurs destriers par la bride afin que ces dernières se reposent de leur vives chevauchées nocturne. Un long moment s'écoula et finalement des éclaireurs revinrent.

"Seigneur! Nos hommes de la seconde vague ont réussi à délivrer leur pluie mortelle, mais lors de leur fuite ils ont été rattrapés par des chevaliers de Thais. D'une colline où nous étions chargé d'allumer des feux brièvement, nous avons pu les observer sur la plaine illuminée du clair de Lune. Cinquante hommes du Gondor ont fait face afin de couvrir leurs camarades. Ils ont été peu à peu submergés par le nombre alors que les autres parvenaient à fuir et à nous rejoindre. Mais soudain, les rohirims ont tourné bride et sont partit au secours de nos hommes.
Les ordres étaient de fuir et le reste de la troupe suit derrière nous... Mais nous ignorons ce qu'il est advenu des vaillants trois cent rohirims et de nos quelques hommes!"


"Leur courage et grand et j'espère qu'ils s'en sortiront. J'espère qu'ils ne paieront pas le prix de leur témérité. Cependant mon cœur me dit d'espérer: les rohirims sont d'habiles cavaliers et de valeureux combattants!"

Il fallait malheureusement abandonner les lieux: l'armée de Thais s'était peu être remise en marche et il convenait de faire retraite. La guerre exigeait des sacrifices et l'amiral savait s'y plier en bon capitaine. Un pincement au cœur, Alcibiade ordonna de lever le camp d'ici une heure.
Bientôt ils s’enfoncèrent à leur tour vers le Sud, alors que le jour n'allait pas tarder. L'horizon blêmissait et la voie lactée se fit moins intense. La Lune s'était couché et Eärendil, l'étoile du Soir, pointait aux lisières de l'Occident. L'amiral gagna un promontoire pour tenter de distinguer un signe de survivant. L’œil plissé, il fixait le lointain du Nord de sa vue perçante de marin. L'ombre était encore trop épaisse, mais le jour n'allait pas tarder et dévoilerait peut être le signe tant espéré de rescapés.


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MessageSujet: Re: La Bataille de la Trouée du Rohan   Mer 12 Fév 2014 - 20:10

La seconde vague de cavaliers était repartie avec motivation et courage pour affronter à nouveau les troupes de Thais qui ne tarderaient surement pas à craquer. Eothain avait décidé d'accompagner, avec un porte drapeau, cette vague de loin pour pouvoir leurs donner des ordres en cas de besoin. Alors que les cavaliers du gondor et du Rohan envoyaient une nouvelle salve de flèches et de lances sur leurs ennemis corrompus, on entendit au loin les hérauts envoyés par l'amiral qui sonnaient la retraite. Le but serait maintenant de rejoindre le sud et le tertre brun pour y attirer les troupes de l'impératrice afin d'essayer de tenir jusqu’à ce que les renforts arrivent enfin. Les cavaliers s'en retournèrent donc vers le sud en direction du Roi du rohan mais la plupart n'avaient pas vu qu'ils étaient pris en chasse par quelques cavaliers de l'impératrice. Seuls quelques gondoriens semblaient s'en inquiéter et dans un élan de courage et de folie, ils stoppèrent leur retraite afin de barrer la route aux contre-attaquants et de pouvoir laisser les autres s'enfuir. Dès qu'Eothain aperçut la manœuvre de ces cavaliers, il sortit son épée et sonna le Cor du rohan pour attirer l'attention de ses hommes qui se repliaient en sa direction à vive allure. Avec l'aide du porte drapeau et grâce à la clarté de la nuit éclairée par la lune ainsi que les feux allumés non loin de là, le seigneur de la marche put communiquer à ses hommes de faire à nouveau demi tour afin de venir en renfort aux 50 cavaliers du gondor et pouvoir repartir tous ensemble. C'est en voyant les drapeaux croisés que la colonne de rohirrim vira de coté et se mit à charger l'ennemi qui serait en sous nombre face à eux. Les hommes du gondor tenaient bons mais plus pour bien longtemps. L'arrivée des rohirrims sur les poursuivants fut sanglante et brutale. Ils chargèrent leurs ennemis avec rage et l'impact résonna sur plusieurs lieues. Les coups d'épée, de boucliers et les salves de flêches eurent raison des quelques forces de thais qui les poursuivaient. Maintenant il fallait vite prendre la fuite car il semblait que les cavaliers aient enfin réussi à attirer l'impératrice dans le piège qui lui était tendu.

Le jour commençait à pointer le bout de son nez et la brume matinale se faisait peu à peu moins sombre et moins dense. Du haut de son tertre, l'amiral du gondor attendait de voir un signe des cavaliers restants. Après plusieurs minutes, les premiers chevaux fendirent le manteau brumeux de l'horizon : Ils en avaient réchappé. Presque tous étaient revenus de cette dernière vague mis à part quelques malheureux qui avaient périt. Eothain en tête de cortège était heureux de rejoindre les troupes alliées pour se replier plus sereinement. La mission consistant à attirer les forces de Thais était enfin terminée, il faudrait maintenant tenir bon au tertre brun jusqu’à l'arrivée des renforts pour espérer enfin la victoire finale.


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MessageSujet: Re: La Bataille de la Trouée du Rohan   Jeu 13 Fév 2014 - 20:03

Les cavaliers d'Eothain et Alcibiade faisaient retraite, mais des éclaireurs venaient à intervalle régulier surveiller l'avance de l'ennemi. Du haut des rares collines de la plaine,  Les troupes de Thais s'étaient mises en marche. Grâce à leur montures et à l'ascendance numérique de leur cavalerie, les forces loyalistes ne craignaient guère d'accrochages, bénéficiant d'une mobilité bien supérieur qui les mettait à l'abri de mauvaises surprises. Pour autant, il ne fallait pas trainer. Les chevaux, commençaient à être fatigué par la route et il fut décidé d'envoyer le gros de la cavalerie vers le tertre brun afin que les montures puissent profiter d'une journée de répits.

*
**

Lorsqu'ils parvinrent en vue du tertre brun, le lieux semblait s'être métamorphosé: la colline auparavant herbeuse était couverte de plusieurs lignes de palissades. Les étendards flottaient au sommet. Nombre de machines de guerre avaient été installée sur des terrasses taillées dans la pente, et un large fossé avait été creusé tout autour de la colline, la terre extraite servant à surélever et niveler le large tertre. L’accès était seulement possible par une dizaine de pontons en bois larges d'environ une douzaine de coudées. Vakalor n'avait pas fait les choses à moitié et Alcibiade reconnu la génie du général célèbre pour sa tenue des sièges mais aussi pour sa ténacité et son sens pratique.

La cavalerie fut posté au sud du tertre afin de conserver une large capacité de manœuvre. Deux milles lanciers tenaient le bas du tertre sur lequel avaient prit positions les archers. Les flancs Est et Ouest étaient tenus par le reste de l'infanterie ainsi que quelques compagnies d'archers, la colline étant trop étroite pour tous les contenir.

En fin d'après midi, les armées de l'impératrice furent en vue. Elles formaient une masse sombre et compact, comme si elles redoutaient quelques attaques ou embuscades. Alcibiade s'étonna de la chose, mais deux messagers vinrent expliquer la chose: le premier arriva du Nord Est, ayant longé les monts brumeux et le pays de Dùn. C'était un rôdeur, au visage noble des Dùnedains. Il annonça que plusieurs centaines d'hommes d'Arnor avaient harcelé les colonnes armées de l'impératrice. Ils se regroupaient à présent en nombre et comptaient rejoindre la bataille dès qu'ils seraient en mesure de le faire. La nouvelle inattendue réjouit l'amiral. Mais ce fut le second héraut porté par un coursier vif à la robe alezan et provenant de l'occident semblable à messager des Valars, qui fit la plus grande joie à Alcibiade: les forces d'Hamilkar et les Haradrims étaient à moins d'une journée de marche. Les choses se profilaient de manière favorable. Il leur restait une dernière nuit avant la bataille et tous mirent à profit les quelques heures de sommeil disponibles.

La nuit, sous les doux rayons de la Lune, fut tout aussi clair que deux jours auparavant, et au matin, la brume avait enveloppé la vallée de son manteau lacté. Tous se trouvèrent bientôt en arme guettant le mouvement de l'ennemi. Mais ils ne se montrèrent pas tout de suite. Thais redoutait que le brouillard rende ses manœuvres trop floues et ne brouille la cohésion de ses armées. De plus, la brume dissimulait plusieurs escarpements, et la cavalerie confié au commandement d'Eothain aurait put profiter de l'occasion. Aussi, le soleil s'éleva lentement dans le ciel alors que les soldats se trouvaient dans une attente insupportable. Le brouillard se dissipa lentement sous les rayons du soleil et finalement le beau temps illumina les plaines.
C'est alors que les armées de Thais se mirent en marche. Elles formèrent une ligne de bataille allongée mais suffisamment dense, comme si elles allaient tenter d'encercler le tertre. De ses hauteurs, Alcibiade pouvait clairement distinguer les régiments adverses: l'essentiel des ennemi était des troupes d'infanterie qui marchaient en régiment ordonnés, précédant les archers qui suivaient en lignes moins compacts mais tout aussi disciplinées.

Elles s'arrêtèrent à deux cent pas des premières défenses, hors de portée des arcs. La cavalerie ennemi s'était positionné sur le flanc gauche, c'est à dire à l'Est, comme si elle se préparait à couper toute retraite vers l'Isengard à travers la trouée du Rohan. Et du Nord, apparurent des convois chargés de machines de guerres. Il fallait agir, avant qu'elles ne soient installées, l'essentiel étant de tenir jusqu'en fin de journée en attendant les renforts. Alcibiade ordonna à ses troupes de tirer. Plusieurs dizaines de balistes ouvrirent le feu occasionnant quelques dégâts. Les troupes de Thais reculèrent, afin de se mettre hors de portée, mais les officiers les obligèrent à tenir la ligne. Au commandement de cors soufflant dans la plaine, le dispositif de Thais se mit en marche.

Alcibiade ordonna que faire renforcer le flanc droit par la moité du flanc gauche. En effet, il fallait obliger Thais à demeurer au Nord ou à l'Ouest car c'est de là qu'arriveraient les renforts. Si les armées de Thais passaient à l'Est, la retraite vers Isengard serait coupée et la charge de flanc escompté serait amoindrie. L'amiral fit aussi dire à Eothain de se concentrer avec la cavalerie sur le flanc droit.

Le combat s'engagea et dura toute la matinée: les assaut sur le flanc droit furent les plus intenses comme l'avait deviné Alcibiade. Mais les troupes fidèles au Tar tinrent bon, et avec l'aide de la cavalerie ils repoussèrent leur ennemi. De son côté, l'amiral organisa la défense du tertre. Il ordonna de faire reculer légèrement le flanc droit afin que les archers puissent mieux le protéger par leur tir nourri. Vakalor prit le commandement du flanc gauche et s'acquitta de sa tâche avec brio. Le Lion Rouge se démena si bien à la tête de ses hommes, qu'il fut presque sur le point de rompre la ligne de bataille de l'adversaire. Seule un rappel de le cavalerie de Thais permit de stopper son intrépidité et il dut refluer sous la charge des chevaliers de l'impératrice.
Le tertre fut aussi le théâtre de violents combats. Mais Alcibiade n'eut pas à tirer l'épée durant les premières heures. Il fallut attendre un assaut particulièrement violent contre son flanc droit, pour qu'il en vint à combattre: il organisa une sortie à la tête de trois cent lances pour prendre à revers l'ennemi qui s'était enfonça trop loin dans sa ligne de bataille. Les hommes de Thais sur le point de vaincre furent finalement massacrés jusqu'au dernier.

Mais les choses ne tardèrent pas à se compliquer: les machines de guerre ennemi avaient était mises en batterie et elles lancèrent bientôt leur trait mortels sur le tertre. L'après midi était bien avancée à ce moment là. Alcibiade regarda vers l'Ouest, mais il ne vit pas le moindre signe des renforts. Son cœur s'obscurcit et il décida de se porter au plus vif des combats pour oublier ses inquiétudes.


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