Forum RP : Le Seigneur des Anneaux
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 Poursuite au Val d'Anduin

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Idril Felagund
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MessageSujet: Poursuite au Val d'Anduin    Jeu 19 Mar 2015 - 18:53

Je me rendais à Mirkwood, que je n'avais plus revue depuis bien longtemps, et pour cela, il me fallait passer par le Val d'Anduin ,afin de relier un vieux pont qui me permettrait de passer la rivière. Ce voyage aurait dû se passer tranquillement, car je connaissais bien le chemin, et j'étais paré à toute éventualité. Toute, ou presque...

Tout commença un après-midi, alors que je me rapprochais du pont. Je marchais tranquillement au côtés d'Arun, lorsque le vent, qui soufflait fort ce jour-là, m'apporta de drôles de bruits. Pendant un moment, je n'y prêtais pas la moindre attention, pensant que de drôles de sangliers se livraient peut-être à quelque combat viril. Mais un grognement plus profond que les autres, qui résonna longtemps, et de drôles d'accents (Les sangliers peuvent-ils avoir un accent ? Je n'en sais rien !), bref, de drôles d'accents accompagnèrent ce grognement, comme si l'on se disputait... Je me fit alors plus discret encore, et essayai de suivre ces sons, mais le vent changea soudain de sens, me cachant tout nouveau bruit. Je me rabattais rapidement à l'abri, afin d'éviter que ma présence ne soit révélée aux créatures que j'avais entendues précédemment. Puis l'après-midi passa, et je n'eus plus de nouvelles raisons de m'interroger.
Le soir, avant de rejoindre mon hamac pour méditer, je repensais à ces animaux. Cela m'amena à me soucier de Radagast. Il avait, disait-on jusqu'à Imladris, ramené la paix dans Dol Guldur, et chassé les maléfices qui corrompaient la forêt. Je me rappelais qu'il avait son domaine non loin, et projetai donc d'essayer de lui rendre visite à Rhosgobel. A moins qu'il ne soit resté à Dol Guldur...Mon manque d'informations me fit douter. S'il n'était pas là, je repasserai une autre fois.
La nuit se passa tranquillement.

Tout à fait reposé le lendemain matin, je descendais auprès d'Arùn le corps et l'esprit léger, ayant hâte de reprendre le voyage. La route fut paisible. Je n'étais plus très loin de Rhosgobel, une demi-heure, peut-être, à cheval, lorsque les étranges sons se firent entendre de nouveau. Mais cette fois, le vent ne soufflait pas, et ils étaient bien plus nets que la veille. Je pus ainsi distinctement entendre une langue, dont les sonorités abruptes ne m'avaient pas écorchées l'oreille depuis longtemps...Une flopée de souvenirs me revint en tête...La vision d'Orcs et autres créatures avançant, hurlant contre nos armées se matérialisa devant mes yeux, presque aussitôt remplacée par la vision de corps amis...puis revint la sensation de froid dans le bas-ventre, et celle du poignard qui m'avait autrefois déchiré l'avant-bras me fit grimacer. Inquiet, je sortis mes armes, et me mit aussitôt à l'affût. Ma cicatrice me picotait, comme chaque fois que j'étais sur le qui-vive. Les paroles étaient fortes, et portaient loin. Bientôt, une odeur nauséabonde emplit l'air, et je sut que mes prévisions étaient bonnes. Jamais je n'aurais pu l'oublier... Je m'avançais du plus près que je pu sans risquer de me faire repérer. Seul, je ne pouvais pas les affronter. Mais il fallait que je sache absolument ce qui les avait amenés à réapparaître de nouveau dans la région. De tels intrus ne pouvaient signifier que de terribles nouvelles. Je laissais Arùn en sécurité, et gardais mes armes sur moi. Lorsque les ennemis furent à portée de vue, je me mis à l'abri derrière un épais bosquet de buissons et d'arbustes. Ce que je vis en prenant un peu de hauteur me laissa stupéfait, et tendu pour la sauvegarde de ce que nous avions repris à force de tant de combats et de morts...


Mirkwood la Déclinante.

Mémoire de mousse et souvenirs d'écorce
les relents du passé traînent dans la brume.
L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
Rappelez-vous, mes gens,
chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
Mirkwood la Belle
et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
Les légendes que l'on conte encore, quelle âme leur reste-t'il ?
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Gaël
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Mar 24 Mar 2015 - 18:22

Ecoutes le thèmes Guerrier en dessous du texte ^^

Maldagath, dernièrement promu général avait réaménagé son bureau au goût du jour, des cartes de la terre du Milieu et de lieux spécifiques sont posées partout sur les murs, son imposant bureau se situe maintenant au fond de la salle et des parchemins de toutes sortes y sont entassés, des plumes noires magnifiques sont entreposés dans un bocal de verre scuplté.

Les soldats affluent généralement dans ce bureau pour quelques requêtes plus ou moins utiles mais nôtre Elfe se faisait tout le temps un plaisir d'aider ce beau monde. Maldagath se rendait aussi souvent à la caserne et discutait avec les soldats de sorte à créer un lien de confiance avec ses troupes. Il avait reprit l'entraînement, le matin, l'elfe se levait tôt et une fois par jour, il allait s'entraîner au maniement des épées, il partait souvent avec son cheval Ilitar dans la forêt pour remettre celui-ci à niveau. Il avait officialisé son retour à l'aide d'une petit fête dans le Hall.

Bref, Thôr Celeg était de retour ! Un jour, alors qu'il écrivait une missive à un ami Nain sur un parchemin, un éclaireur arriva dans la salle et se planta devant le bureau :

_ Général, des Orques sont à la lisière de la forêt, près du Val d'Anduin, nous n'avons pu nous approcher, il fallait que nous revenions vous prévenir.

_ Vous avez très bien fait, mais d'après vous, sont-ils nombreux ?

_ Oui, ils doivent dépasser la trentaine.


Maldagath lui demanda d’appeler les troupes et il s'avança vers la sortie, enfila ses gants, rangea ses épées dans ses fourreaux et monta son destrier Ilitar. Deux soldats s'avancèrent derrière lui, portant deux drapeau sur lesquelles étaient peint le symbole du Hall :

_ En avant.

Et une trentaine de soldats Elfiques s'en allèrent dans la forêt en direction du Val d'Anduin, Maldagath plus décidé que jamais à mener sa prmeière bataille et à gagner son premier combat.


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Snardat
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Dim 29 Mar 2015 - 21:54

[Comme prévu HRP, mon premier rôle sera un de mes PNJ, Charir. Je le présenterais avec d'autres dans la semaine. J'ai préféré faire primer le RP pour pas vous faire attendre. J'ai "un petit peu" boosté le nombre d'orques, mais en même temps si ça vous ennuie, même en RP y aura parfaitement moyen de justifier leur absence.
Maintenant, musique ! (Typiquement SdA et med-fan, tout à fait ! Very Happy) https://www.youtube.com/watch?v=NjBqNwbQGXE ]


« Mais qu’est-ce que j’fous là moi… »
C’était la question que se marmonnait Charir en boucle depuis des semaines, tandis qu’il marchait dans la troupe, hors du Mordor. Chaque pas l’entraînant toujours plus loin de ses Portes Noires protectrices et de ses terres siii chaleureuses... Depuis toutes ces semaines, il accompagnait le Lieutenant Yashnarz et toute une section de guerriers Orques, reconvertie pour l’occasion en une bande de guerre autonome. Tous des fantassins de la dix-huitième légion, des Orques des trois compagnies de la base confondues, tous des volontaires qui ne tenaient plus en place dans le camp, qui se languissaient de la guerre, des pillages et des massacres. Mais plus encore, ce qu’ils voulaient vraiment, c’était chasser de l’elfe.
Il y a plusieurs décennies de cela, leurs prédécesseurs de la Dix-huitième légion avaient été pratiquement décimés lors d’une bataille rangée contre les elfes. Rares avaient été les survivants. Des gars qui rabâchaient en permanence cette période, comme Kronnen, ou l’Vieux Yetch, qui arborait en vestige de cette bataille une fine balafre qui lui traversait le front. Ou feu Karess le Dingue...


Mais la dix-huitième avait été reconstituée, et avait bien repris du poil de la bête au cours de moult guerres. La légion tenait depuis longtemps à le faire savoir aux elfes, à leur envoyer un message : « Elfe, serre-les fesse : on arrive ! ». Le lieutenant Yashnarz, un gars d’une autre compagnie qui était de l’époque de la défaite lui aussi, avait lancé l’idée d’un raid aux abords de Mirkwood. L’idée avait fait le tour de la base et avait bien chauffé près d’une trentaine d’orques, et même quelques auxiliaires Uruks, qui s’étaient portés volontaires. Les Capitaines avaient fait remonter conjointement la requête de Yashnarz jusqu’au chef de guerre qui commandait la dix-huitième, qui l’avait approuvée et leur avait fourni toutes les autorisations nécessaires… La section improvisée était sortie de leur cage montagneuse qu’était le Mordor, hurlant dans le soir de pleine lune, tels les loups noirs monstrueux de la dix-huitième légion peints sous l’œil rouge feu de Sauron, sur des étendards sommaires faits de pièces de cuir tannés et en loques. En chemin, ils avaient croisé une autre bande d’Orques, une dizaine de sauvageons, les vestiges d’un clan extérieur au Mordor qui s’était fait tailler en pièces par les elfes et qui cherchait à se réfugier au Mordor. Comme le Seigneur des Ténèbres faisait bien les choses… La promesse de faire couler le sang d’elfe avait convaincu la bande d’être de la troupe. A l'exception de leur chef, qui lui par contre avait rechigné, refusant d’être commandé par un autre. Heureusement, Yashnarz, assisté de sa bande d’Uruks de compagnie, avait su trouver des arguments persuasifs pour le convaincre qu’il était mieux placé que lui pour commander ses Orques à l’avenir... Au total, ils étaient maintenant une cinquantaine d’orques. Maintenant une cohésion d’unité dans la marche, disciplinée par l’autorité conjointe des sergents et des Uruks, ils marchaient vers le nord, progressant avec vigueur sur des lieux et des lieux, en territoires ennemis de toutes ethnies. Tous rotaient et grognaient leur envie d’en découdre, battant des haches comme des ailes, et cognant de concert sur leurs boucliers primitifs. Tous déterminés, prêts et volontaires ! Tous, sauf Charir… Charir ne voulait pas être de l’expédition. Mais Skulaï, qui n’était pas de l’époque, mais qui était sensible à des notions comme l’honneur de la légion ou la réputation de la compagnie, l’avait détaché bon gré mal gré sous le commandement de Yashnarz. Et Charir n’était qu’un pauvre troufion qui n’avait pas son mot à dire sur les ordres du Capitaine. Ou de Yashnarz d’ailleurs… Ça le gavait. Charir n’était pas de l’époque lui. Bien sûr, les rancœurs et les dettes de la légion et de la compagnie étaient forcément les siennes, mais dans le fond, il s’en foutait. Tout ce qu’il voulait, c’était rentrer dans son antre et boire du grog avec ses potes, en relative sécurité quotidienne derrière les remparts du Mordor…

Passé la région du marais des morts, le monde était à son goût trop vert, trop ensoleillé, et surtout beaucoup trop dangereux pour une pauvre cinquantaine d’Orques seule et isolée en pays ennemi… Charir avançait, tantôt blasé et grincheux à l’idée d’avoir été tiré de l’antre, de ses jeux, de ses boissons et de ses bagarres fraternelles, et tantôt obnubilé, persuadé que cette fois il allait y rester.
« Mais sérieusement. Se dit-il en levant les yeux du sol, regardant un point fixe droit devant lui... Qu’est-ce que je fous là, Moi ? »

Tandis qu’ils marchaient au-travers d’un vallon jugé sûr, où la vue était bonne et le risque d’embuscades de rangers ennemis quasi-nulle, il remonta le long de la troupe, jusqu’au côté du Lieutenant Yashnarz.
« Eh Yash ! L’interpella-t-il. Agacé, le vieil orque le corrigea :
_ C’est «Lieutenant», soldat. Je te rappelle que t’es en service !
_ Si tu y tiens, ‘’Lieutenant’’… Qu’est-ce que je fous là moi ?
_ Tu marches dans un raid contre des Hommes, et des Elfes. Autre chose ?

_ Merci de te payer ma tête, « Lieutenant » ! Il veilla à le prononcer avec une manière profondément mielleuse. Mais j’veux dire : tout le monde ici est volontaire, tout le monde a signé pour ça, à part moi. Pourquoi vous m’avez obligé à venir ?
_ Pour ton arbalète, et ton talent de tireur d’élite...
_ Mon arbalète et… Quoi ?
Charir cligna plusieurs fois de ses yeux écarquillés, la bouche en O.
_ T’as déglingué un héros du Gondor au tir lors de la dernière guerre. T’es un tireur d’élite.
_ Mais ça va pas ?! C’était juste un coup de bol !
S’affola Charir. Yashnarz arrêta de marcher en le stoppant lui aussi de son bras, laissant les autres les dépasser et les englober dans la masse tandis qu'il plongeait ses yeux sévères dans ceux de Charir, énumérant posément :
_ Tu lui as mis un carreau en pleine gorge tandis qu’il haranguait ses hommes pour les rallier. Un deuxième en plein dans les valseuses, juste pour la déconne. On s’est tous bien marrés, d’ailleurs. Le troisième, pour l’achever, tu le lui as mis en plein entre les deux yeux. C’était pas du bol, Charir. C’était de la précision.
_ C’était du bol… Maintint Charir, sur un ton timide et pleurnichant.
_ Du tir d’élite. On arrive bientôt aux abords de Mirkwood. On vient tuer de l’elfe. Les elfes sont avec les nains nos adversaires les plus redoutables, et leurs chefs sont juste effroyables ! Des vraies machines à tuer ! J’vais avoir besoin de toi pour être sûr qu’on arrive à en déglinguer au moins un. Quel que soit le talent et la valeur de ton adversaire, un tir de carreau bien placé l'expédie dans l'au-delà. Un beau coup d'éclat pour faire passer notre message tu ne crois pas ?
_ C’était. Du. Bol !

_ HALTE ET SILENCE!» Imposa Yashnarz. Tout le monde s’arrêta, surpris, les chants de guerre mettant un moment à s’éteindre. Toute la troupe vint assister à la scène.

[ https://www.youtube.com/watch?v=FqwvatIKsx8 ]

Yashnarz empoigna Charir par le col de sa tunique brune et l’approcha jusqu’à ce qu’ils aient le front collé, les yeux dans les yeux.

« Écoute Charir. C’est pas ce que tu disais quand t’étais monté raconter la scène dans le camp. Tu fanfaronnais bien là, tout fier de toi ! Alors maintenant, t’assume. Il força un Charir rendu docile par l’autorité à se tourner vers la troupe. Regarde autour de toi : tous les gars ici sont volontaires. Tous prêts à mourir juste pour emporter une poignée d’elfes avec eux ! Chaque elfe abattu est une pelletée de terre sur la tombe de leur race. Nous, les Orques, rien que le temps de franchir la Porte Noire, cinquante Orques ont été produits dans les fosses et sont prêts à reprendre le flambeau !
_ Super, merci !
rétorqua Charir. Ça me consolera quand une lame elfique me sortira les tripes du ventre...
_ Non, ça n’arrivera pas. Ton Capitaine m’a fait promettre que tu rentrerais en vie de ce raid, et dans ma compagnie, on n’a qu’une parole. Maintenant, si t’as pas envie d’être là, très bien. T’étais pas volontaire, désolé pour la marche forcée. Tu me refiles ton arbalète et tu t’en vas. »

Cette alternative raviva la rogne de Charir. D’un balayage de la main, Il se dégagea impétueusement de la poigne de Yashnarz et empoigna son arbalète. « Elle est à MOI ! Cette arbalète ! Rugit-il en la brandissant rageusement. Chacun de ses carreaux est à Moi ! » Il remonta d’un pas lourd de colère en tête de troupe, avançant vivement, prenant la tête. La mine sombre toutes dents exposées de ses plus mauvais jours. Ses anneaux nasal et dans la gencive se balançant d’avant en arrière…
«Marre que les patrons me la chipent en permanence...»

Ils entrèrent dans le Val d’Anduin en dévastant tout ce qui était à leur portée sur leur passage. Dans le sud, ils fondirent sur quelques hameaux isolés, puis sur un village plus conséquent. Pas en chargeant et en braillant comme des porcs, mais en jouant sur l’effet de surprise. Ils encerclaient méthodiquement chaque lieu avant de passer à l’attaque, abattant jusqu’au dernier tous les fermiers qu’ils trouvaient, femmes et enfants inclus. Ils brûlaient les habitations et vandalisaient rapidement les lieux... D'un endroit à l'autre, ils remontaient les flancs des routes, abattant à volonté chaque malheureux qu'ils croisaient... Quand ils en eurent terminé avec le village, une quinzaine d’orques se détacha de la compagnie pour partir chercher d’autres copains qui seraient partants pour se joindre à eux. Yashnarz savait où trouver un ou deux clans d’orques à quelques lieux d’ici qui n’attendaient qu’une sollicitation d’une troupe armée du Grand Œil pour se joindre à l’un de ses raids. Les autres poursuivirent leur avancée plus au nord, une avancée pendant laquelle Charir s’était remis à maugréer et à râler, continuant de marmonner en boucle : « Mais qu’est-ce que j'fous là moi… ». Ils longeaient la lisière de la forêt de Mirkwood, avides de croiser une patrouille d’elfes à tailler en pièces, mais Yashnarz forçait la troupe à maintenir une grande distance entre eux et les arbres. Hors de portée d’un arc elfique, espérait-il estimer correctement. Les gars auraient voulu y pénétrer et charger, dans cette forêt d’elfes, mais il ne tenait pas à ce que sa bande de guerre motivée se fasse décimer dans une embuscade ridicule. Il savait qu’il ne prendrait jamais des elfes par surprise. Les elfes d’ailleurs, devaient déjà les avoir vu. Ce qu’il voulait, c’était les pousser à sortir de leur sale forêt dans laquelle ils étaient si habiles à se camoufler… Il était peu probable qu’ils restent inactifs en sachant qu’un attroupement d’orques rôdait dans les parages.
La troupe parvint au point de rendez-vous qu’elle avait convenu avec l’autre groupe. Un terrain en pente face à Mirkwood qui leur donnerait un certain avantage face à une attaque des elfes... Ou bien, flippait Charir, ils parviendraient à se glisser dans l’un des boisements qui flanquaient la position, et celle-ci serait prise par derrière et complètement obsolète, un simple terrain plat et découvert où ils feraient office de cibles mouvante pour la séance d'entraînement au tir à l'arc des elfes ! Et ça, c’était dans le meilleur des scénarios, où il n’y avait que les elfes ! Qui disait que les locaux humains n’allaient pas être sollicités par les elfes et les attaquer de concert sur leurs arrières ?
Mais Yashnarz ne voyait pas les choses sous l’œil pessimiste de Charir, sous sa "lucide paranoïa"... Ils allaient couper du bois pour dresser des palissades et consolider leur position, d’abord face à Mirkwood, puis face aux boisements, et enfin, protéger leurs arrières. Et ils allaient attendre l’ennemi. Ou à défaut, les renforts. Les elfes ne sauraient pas qu’ils recevraient sous peu du renfort… Ou que Charir, flanqué d’un uruk qui protégeait ses arrières, était posté à l’écart, couché dans la végétation derrière des buissons, son arbalète prête à faire son office…

« Tu vois mon gars, tu risques pas grand-chose. Tu seras même pas au front ! »
Mouais… Ou alors il sera complètement isolé s’il a été repéré et qu’une bande d’elfes vient se charger de son cas… T'y as pensé à ça, "Lieutenant" ?

Pour l’heure toutefois, l’ennemi il était pas là, ou pas en vue du moins, et rien ne l’empêcherait de profiter de sa dernière heure à vivre en ingurgitant un flot de grog… La boisson brûlante lui chauffa les tripes. Au-dessus de lui, l’Uruk accroupit à son côté le dérangeait,  immobile comme une statue et silencieux, hormis sa respiration bruyante. Son casque fermé à l’exception de sa gueule hérissée de crocs lui donnait l’air si méchant… Enfin, s’il fallait passer le reste de sa vie à ses côtés, autant sociabiliser un peu… Charir lui tendit la gourde. L’Uruk, après un instant, la prit dans un grondement guttural et en but une gorgée avant de la lui rendre…
« Moi c’est Charir au fait…
_ Je sais.
_ Oh… Et toi ?
_ Maurög.
_ Hum... D’accord, Maurög… »

Pas très causant l'Uruk... Au moins il ne lui avait pas dit de la fermer, sale petite raclure d’orque verrue… Plutôt un bon début… Charir se remit à fixer la lisière de la forêt, le cœur battant… Aucun elfe en vue.
« Tu ne peux pas tuer ce que tu ne peux pas voir… » Marmonnait-il à présent.


Dernière édition par Snardat le Lun 11 Mai 2015 - 21:03, édité 3 fois
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Idril Felagund
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Mer 1 Avr 2015 - 19:55

(tkt, Snardat, ça va très bien. J'ai bien ris en te lisant ^^)

Une troupe que j'estimais d'environ la quarantaine d'ennemis, formée d'orcs en majorité, et d'Uruks, avançait en file au pas de guerre. Ça crachait, ça hurlait, se battait à moitié, tout en gardant une certaine cohésion. Certains semblaient inquiets. Soudain, ils s'arrêtèrent. Il y eu quelques phrases indistinctes prononcées, et la troupe se morcela. "Ils montent le camp ,songeais-je, donc ils sont dans la région pour un moment". Quelques soldats partirent vers la forêt armés de haches, certainement dans le but de fabriquer des palissades. "Ils fortifient leur camp ? Ils craignent qu'on les attaques...Ou ils se préparent à prendre l'offensive !". Leur rocailleux dialecte retentit tout à coup à quelques mètres. Surpris, je m'arrêtai quasiment de respirer. J'entendis du bruit, puis une odeur chaude vint titiller mes narines. Une sorte d'alcool...Quelques glougloutements s'échappèrent de la gorge de celui qui était en train de se désaltérer. Ils étaient à une dizaine de mètres seulement de moi ! "Mais comment ai-je fait pour ne pas les voir approcher ?".
Je me maudis quelques instants, et me tapis davantage encore sur le sol. Observant autour de moi, j'avisais quelques éléments qui me permettraient de faire un camouflage efficace. Cependant, ça ne servirait à rien que j'attende bêtement ici. Mieux valait prévenir Mirkwood. Mais comment m'échapper sans me faire repérer ?
Tout d'abord, je me camouflais du mieux que je pu. Puis avec une rigueur et une patience de chasseur, j'entrepris de glisser sans un bruit derrière d'autres buissons, histoire de mettre de la distance entre les embusqués et moi. L'action était périlleuse et ne se fit pas en un claquement de doigt. Je remerciais l'entraînement que j'avais eu grâce à mon entrée dans l'armée quelques nombreuses années plus tôt. Et je ne fus pas non plus sans songer avec gratitude aux sentinelles de Lorien que j'avais eu l'occasion de voir à l'œuvre, et de suivre quelques temps à l'entraînement. Elles étaient les reines du silence.
Je m'interrompis un moment, pour m'assurer que je ne m'étais pas fait repérer. "Quoiqu'ils m'auraient foncés dessus en grognant et hurlant si ça avait été le cas ..."
Continuant mon manège pendant une bonne demi-heure, j'avisais ensuite être assez loin. Je me mit à courir à toute vitesse pour rejoindre Arùn. "Allez, va vite, mon ami. Nous devons nous hâter." ordonnais-je à Arùn. Il partit au triple galop en direction du cœur de la forêt. Je me retournais un instant. Il n'y avait personne. De toute façon, même s'ils m'avaient suivis, ils n'auraient pas continués. Se faire décimer en s'approchant trop près de nos frontières n'était pas dans leur but. Mais tandis que je faisais mon chemin, quelques interrogations firent surface. Pourquoi étaient-ils si peu nombreux si leur intention était de nous attaquer ? Et surtout...Pourquoi nous attaquer maintenant. Quel but cela poursuivait-il ? Car il serait idiot de leur part, du moins plus idiot que d'habitude, de nous attaquer et se révéler sans raison.
Alors que j'approchais du cœur de Mirkwood, j'entendis que des soldats arrivaient. Je m'arrêtais, et descendit de cheval. Je devais leur parler.


Mirkwood la Déclinante.

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Gaël
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Jeu 2 Avr 2015 - 19:13

Maldagath avait finalement décidé de partir avec plus d'homme, mettant toutes les chances de son coté ! Cette troupe avançait au pas, quelques éclaireurs était déjà partis en reconnaissance. Maldagath menait la troupe avec Ilitar, son beau cheval noir et blanc, tout deux étaient à la tête et attendaient le retour de ces fameux éclaireurs.

Les soldats étaient tous armés d'arcs et d'épées, ils étaient prêt au combat et heureux de servir leur nouveau général. Cette armée avançait lentement mais sûrement dans la forêt et bientôt, les éclaireurs étaient revenus et tout le monde s'était arrêté :


_ Tenez.

Maldagath tendit un verre d'eau pur à l'éclaireur.

_ Bien, au rapport.

_ Je vous remercie Général, les Orcs se sont basés sur une colline pentu vers la forêt, ils posent des palissades. Cette colline est partiellement entourée de forêt. C'est donc propice à un siège ou une attaque à revers, mais vu les provisions qu'ils ont, ils ne tiendront pas longtemps.

_ Je vous remercie soldat, préparez-vous à partir.


Maldagath s'éloigna et fît un signe rapide à un elfe apparemment haut placé. Tout le monde se releva et l'on repartit en route, marchant au pas. Maldagath était un général ferme mais juste qui savait se faire respecter.

Bref, cette armée avançait et avançait vers les Orcs dont elle ne comptaient faire qu'une bouchée ! Soudain, on entendit un homme, un elfe sûrement, à cheval.

Les archers bandèrent leurs arcxs mais Maldagath leur fît signe de baisser les armes. :


_ Qui êtes vous ? Vous vous dirigiez vers nous, que nous voulez-vous ? Dépêchez-vous, vous avez sûrement remarqué que nous avons des intrus.


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Thème de Gaël Azra:
 
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Mer 8 Avr 2015 - 10:07

[ https://www.youtube.com/watch?v=8zFgG2IIyi8 ]

La patience, la vertu maîtresse du tireur d’élite… Charir ne l’avait pas. L’attente était la pire ennemie du soldat moyen qu’il était. Un temps mort pendant lequel il stressait, en proie au doute et à l’incertitude… Dans sa tête se dessinait toute une panoplie des pires scénarios possibles. Aucune position ne lui convenait. L’Orque s’agitait nerveusement, insatisfait de l’inconfort du sol, des branchages qui lui labouraient les côtes, de l’herbe qui lui chatouillait le visage, les jambes et les bras, et le soleil… Toujours ce foutu soleil qui l’éblouissait !

« Détends-toi petit Orque. Lui intima Maurög. Souffle un coup. »

Charir lui jeta un regard torve par-dessus son épaule. Facile à dire pour lui. Il avait un large bouclier de fer noir pour se couvrir et sa carrure d’Uruk-Haï pour encaisser. Le petit Charir, c’était un pitit Orque tout de cuir et de peau vêtu, à l’exception de quelques parties cuirassées de fer. Une flèche relativement bien placée, et c’en était fait de lui... Le conseil n’était pas mauvais après. Charir prit une longue inspiration et expira lentement, continuant de guetter la zone… Ce bon Maurög… Pas très loquace et encore moins beau, comme tous ces gros tas d’Uruks, mais soucieux comme une môman…

Sur la pente, les barricades du camp orque n’avaient pas encore commencé à germer, la construction n’en étant qu’à ses débuts, mais en attendant d’avoir des murs dignes de ce nom, les gars avaient déployé à intervalles plusieurs mantelets en demi-cercle, de manière à avoir quelques couverts face à la pente et aux bois, où quelques Orques montaient la garde tandis que leurs camarades s’affairaient à couper du bois. Le plan A de Yashnarz était de la jouer défensive. De jouer au Roi de la Colline en survivant à l’attaque des elfes, à leurs saletés de volées qui étaient une autre Némésis de tout Orque, jusqu’au retour des autres et à l’arrivée des renforts des tribaux qu’ils auraient enrôlé pour le raid…



Dernière édition par Snardat le Jeu 18 Juin 2015 - 20:53, édité 1 fois
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Idril Felagund
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Mar 14 Avr 2015 - 0:35

A mon grand soulagement, c'était bel et bien un détachement de l'armée de Mirkwood qui circulait en ces bois. Ils me virent arriver. Quelques soldats avaient armé leur arc, mais je savais que leur adresse était trop fiable pour que je risque quoi que ce soit en m'avançant à vue. Un elfe à la carrure et à l'armure prestigieuse, monté sur un bel étalon pie noir, leur fit un signe de la main. Les soldats baissèrent leur armes. Leur commandant me héla en ces termes:

_ Qui êtes vous ? Vous vous dirigiez vers nous, que nous voulez-vous ? Dépêchez-vous, vous avez sûrement remarqué que nous avons des intrus.

Je fit un rapide salut à la façon de la garde de Mirkwood, pour qu'il sache que j'avais servi le Roi Thranduil tout comme eux, puis je me présentais.

"Je suis Idril Felagund, de Mirkwood, Diplomate de Lothlorien. Je passais par le Val d'Anduin quand j'ai aperçu un détachement de soldats ennemis. Je me suis donc hâté vers Mirkwood pour vous prévenir, et j'ai eu la chance de tomber sur vous en chemin. Ces troupes ne font certainement qu'un avec les intrus que vous mentionnez. Je serais bref:
Ils sont une quarantaine et commencent à monter une sorte de camp.
Leur motivations me sont inconnues, mais il est fort probable qu'ils s'organisent dans le but de fomenter quelque attaque, bien que leur nombre et leur attitude me laisse à penser qu'ils cherchent essentiellement à tenir leurs positions dans le temps. "


Ayant terminé mon rapport, je me tus pour laisser mon interlocuteur assimiler mes informations. Je ne parvenais pas à comprendre ce que pouvaient bien trafiquer quarante pauvre petits orcs dans ce genre d'endroits, loin de leurs clans, et en quelque sorte au milieu de nulle part. Leur attitude n'engageait rien de bon. Dans ma tête, mon raisonnement fit peu à peu son chemin, profitant du peu de répit que j'avais trouvé.
"Ils montent le camp, donc ils cherchent à se protéger. Mais celui qui se protège est celui qui n'attaque pas. Dans ce cas ils ne comptent pas attaquer pour le moment, ce qui nous laisse un peu de temps...voyons voir...Dans quel but commence t'on à monter des fortifications et défenses ?...soyons logiques. On commence à construire quand on veut s'installer efficacement...".
Malgré mes efforts de réflexion, quelque chose me dérangeait toujours.
"Mais s'ils veulent monter un camp dans le but de créer un avant-poste, pourquoi n'envoyer qu'un petit groupe d'une quarantaine d'individus ?...Il y a anguille sous roche quelque part. Quarante individus...Un petit groupe, moyen groupe, est utile quant on veut être discret...rapide...mais monter un camp et affirmer une position, c'est loin de vouloir être discret... Ces soldats m'ont l'air d'être organisés, mais le sont-ils vraiment ? Quelqu'un à bien dû leur donner l'ordre de s'installer ici... Ils n'iraient tout de même pas se jeter dans la gueule du loup sans raison suffisamment valable...Je ne vois qu'une solution...Ils sont une sorte de groupe d'éclaireurs/testeurs, et ils commencent à installer un camp qui devrait accueillir d'autres troupes. C'est la seule option possible..."
Je ressassais encore un peu mes arguments, afin d'essayer de trouver d'éventuelles autres possibilités, mais je ne voyais que cette dernière.
"Oui... une quarantaine, c'est à la fois assez petit pour rester discret, et assez gros pour pouvoir se défendre un minimum...Dans ce cas, il faut envoyer des éclaireurs pour surveiller les environs, et guetter l'arrivée d'éventuelles troupes plus en arrière dans le Val d'Anduin. Toutefois, il ne vaut mieux pas que l'hypothétique renfort ennemi s'aperçoive qu'on le surveille, ou il pourrait abandonner la quarantaine à son sort, et nous ne pourrions pas savoir dans quel but des troupes d'orcs s'avancent à ce point en nos terres."

Je relevais la tête pour observer la troupe elfique. Tout en essayant d'estimer notre nombre, je restais pensif quant à cette soudaine arrivée d'Orcs. Mon instinct me disait qu'il se tramait dans l'ombre des évènements qui pourraient bien remettre en jeu toute la prospérité que nous connaissions actuellement.
"On dirait bien que mon poste de Diplomate arrive pile à temps..." songeais-je en caressant distraitement l'encolure d'Arùn qui piaffais d'impatience à mes côtés.


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chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

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C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
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et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Mar 14 Avr 2015 - 8:49

Maldagath fit un signe de tête pour lui aussi saluer cet Elfe.


"Je suis Idril Felagund, de Mirkwood, Diplomate de Lothlorien. Je passais par le Val d'Anduin quand j'ai aperçu un détachement de soldats ennemis. Je me suis donc hâté vers Mirkwood pour vous prévenir, et j'ai eu la chance de tomber sur vous en chemin. Ces troupes ne font certainement qu'un avec les intrus que vous mentionnez. Je serais bref:
Ils sont une quarantaine et commencent à monter une sorte de camp.
Leur motivations me sont inconnues, mais il est fort probable qu'ils s'organisent dans le but de fomenter quelque attaque, bien que leur nombre et leur attitude me laisse à penser qu'ils cherchent essentiellement à tenir leurs positions dans le temps. "

Effectivement, leur nombre et leur position correspondait à celle de ses éclaireurs. Ils étaient plus nombreux que prévus, mais les elfes aussi.

" Un Camp... Les Orcs ne sont pas du genre à attendre et à construire des fortificaqtions. S'ils font ça, c'est pour une bonne raison, Idril felagund à raison, il veulent garder leur position, ils veulent attendre... Oui, attendre des renforts, s'ils arrivent, nous aurons beaucoup de mal à les repousser, trop. "


Maldagath fît avancer son cheval de quelques pas :

_ Soldats, les Orcs veulent gagner du temps ! Ils attendent sûrement des renforts. Nous ne leur laisserons pas ce temps, personne ne peut s'attaquer à nôtre forêt, personne ! Alors nous n'allons pas les laisser se fortifier !

Puis il s'approcha d'Idril :

_ Venez avec nous, je vous parlerais de ce que je pense faire une fois que nous serons arrivé. En avant, soldats ! Je me nomme Maldagath, enchanté de faire vôtre connaissance.

L'armée repartit plus décidé que jamais, Maldagath pensait essayer, une fois avoir observé le terrain, essayer de prendre les Orcs à revers et d'utiliser leur propres barraquements contre eux...

Pendant un instant, à la pensée que tout ces Orcs allaient sûrement être décimés, une lueur orange passa dans ces yeux et y resta quelques secondes. Il se rattrapa et éspéra que le diplomate de l'avait pas vu... Il fallait qu'il se contrôle lors de cette bataille, sinon, il ne valait mieux ne pas y penser...


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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Jeu 30 Avr 2015 - 22:43

En parallèle dans le camp Orque, Yashnarz aussi conversait avec un nouveau venu. Des étrangers s’étaient présentés à lui. D’autres Orques, une demi-douzaine chevauchant d’imposants wargs bruns. Ils arboraient à leur approche la bannière Mordoréenne de l’escouade que Yashnarz avait détachée en quête d’alliés. Ils étaient vêtus de pagnes et d’accoutrements de peaux tannées et de fourrures qui couvraient sommairement leur nudité. Ornés de tout un assortiment d’os de bêtes et de crânes d’Hommes. De sales sauvageons, jugea prématurément Yashnarz... Tout à l’opposé de Yashnarz et des partisans qui l’encadraient, qui portaient les fameuses armures lourdes aux arêtes acérées des troupes de choc du Mordor par-dessus des tuniques ocres rouges, et qui faisaient preuve d’un sens de la discipline, d’un maintien militaire assez paradoxal au sein de leur race. Tous étaient massifs, robustes, mais ne transpiraient pas l'intelligence sur leur tête... Du haut de sa bête, celui qui était à leur tête, un grand Orque marron au dos droit et au physique athlétique, tout en muscles secs, chauve à l’exception d’une queue de cheval noire qui jaillissait de son épais crâne, avait quelques protections de fer sommaires, de la pire facture qui puisse être. Il avait un regard cloué. Obsessif. Un regard qui rappelait à Yashnarz celui de son frère d'arme d'antan, Karess le Dingue, au moment où celui-ci avait sombré dans la folie du Berserker... Mais ce qui marquait le plus Yashnarz, c’était les enfants humains que les qu'ils tenaient fermement devant eux en passagers, des p’tites têtes de paille, qui pleuraient en silence, les regards fuyants, les mains et les pieds enchaînés… Yashnarz s’efforça de ne pas y prêter d’attention tandis que l’étranger parlait d’une voix pâteuse et rauque, articulant chacune de ses syllabes.
«C’est vous, la p’tite meute de loups venue du Mordor ?
_ Je suis Yashnarz, lieutenant de la dix-huitième Légion du Mordor, lui confirma concisément Yashnarz.
_ On est tombés sur vos loups. Ils nous ont dit où vous trouver. Ils avaient du bon fer…  
_ Et ils sont où, mes loups ?
_ Avec nous. La meute de Quatre-Crocs. La meute de Quatre-Crocs est toute proche. Elle approche par des sentiers cachés au nord-est pour répondre à l’appel du Grand Oeil. Quatre-Crocs m’envoie vous faire part de sa venue. Je suis son fils. Shirü.
_ Shirü. Combien vous êtes ?
_ Autant d’Orques qu’il y a de feuilles dans deux arbres. Le clan d’Yshräk est avec nous. Elle et Quatre-Crocs sont frères et sœurs de sang. Elle aime le bon fer aussi…»
Aussi nombreux qu’il y a de feuilles dans deux arbres… La formule, à défaut d’être d’une précision militaire, n’était pas déplaisante… Pourvu qu’elle ne soit pas exagérée, et le sang des Elfes coulerait à flot ! Quant à Quatre-Crocs… Ce nom ne lui était pas inconnu. C’était le sobriquet d’un maraudeur Orque. Un pillard de villages. Un bandit de grand chemin. Une Némésis vagabondant en Terre du Milieu... Et à en voir l’enfant qui pleurait sur la selle, enchaîné au grand marron, les rumeurs sur son machiavélisme à la cruauté démentielle étaient avérées… Le genre de gars que tous les "Peuples Libres" de la Terre du Milieu voulaient mort et qui avait tout intérêt à rallier le Mordor.
«La réputation de Quatre-Crocs ne m’est pas inconnue, lui dit diplomatiquement Yashnarz. On dit qu’il a tué beaucoup d’ennemis du Mordor…
_ C’est vrai. Il en a tué beaucoup. Il en tuerait beaucoup plus avec du bon fer…»
Cette fixation pour le fer… Ce Shirü faisait bien comprendre ce qu’il voulait ! Yashnarz décida d’y couper court. Le sauvageon faisait la carrure d’un Uruk .Il se tourna vers son officier disciplinaire Uruk.
«Ta plaque frontale. Donnes-la lui.»  
L’Uruk resta coi un moment devant un tel ordre. Il finit par s’exécuter, son casque fermé cachant tout signe de mécontentement. A l’exception de sa gueule totalement crispée tandis qu’il s’efforçait de rester impassible.
« Et ta hache aussi. Ça va, montre pas les crocs, commissaire. T’en as encore une autre ! Sans parler d'tes paluches, d’tes dents et d’ta tête !» Alors que Shirü tendait la main pour prendre ses présents, Yashnarz l’interrompit. Il décida d’aller droit au but. Il était un lieutenant Orque. Un Orque qui savait se montrer patient et faire preuve de tact, sur le champ de bataille comme avec les siens, mais la diplomatie, c’était quand même pas son truc. Et certainement pas le truc de son interlocuteur non plus, au faciès.
«Que les choses soient claires, Shirü, lui imposa-t-il avec fermeté, les yeux dans les yeux : JE Suis le Mordor. Si tu prends "le fer", ton père me doit obéissance. Et si ça lui plait pas, qu'il vienne me le dire en face. Pareil pour Yshräk !
_ Non, non ! Se défendit vivement Shirü. Quatre-Crocs ne veut pas usurper le rang et Yshräk non plus ! Tout ce qu'ils veulent, c'est tuer ! Et avoir du bon fer...»  
Yashnarz fronça les arcades sourcilières.  
_ Vraiment ?
_ Vraiment ! Tout ce qu'ils veulent, c'est tuer ! Et avoir du bon fer ! Répéta-t-il.
Un sauvageon qui reconnaissait docilement son autorité et s'y soumettait de son propre chef, sans passer par la case "duel" ? Incroyable ! Shirü se mit à se tortiller sur son warg, exhibant fiévreusement différentes vieilles cicatrices, des lacérations de coups de fouet qui lui zébraient le cuir. Ses Orques en avaient aussi.

«Pour mensonge ! répétait-il frénétiquement. Il exhiba aussi sa main devant Yashnarz, révélant deux faux doigts, des prothèses en bois : Mensonge ! Quatre-Crocs châtie le mensonge dans sa meute ! Même Shirü !
_ Ça va, ça ira comme ça Shirü ! Yashnarz rectifia : pas sauvageon. Sauvageon, et Attardé ! Quatre-Crocs devait être du genre de sauvage qui pratiquait des accouplements consanguins... Yashnarz céda ses présents à Shirü, faisant se lécher les lèvres au grand marron.
«Garde aussi cette bannière, Shirü. Dis à Quatre-Crocs de la lever haut quand il attaquera ; vous vous battez pour le Mordor maintenant. C’est clair ? Shirü acquiesça en hochant la tête. Quand on aura tué notre quota d’Elfes, Quatre-Crocs et Yshräk pourront venir au Mordor ! Il y aura du Bon Fer sur chaque peau et dans chaque main ! Mais pour l’heure, les elfes, les Hommes peut-être, ils vont venir nous déloger tôt ou tard. Ils sont peut-être déjà en chemin ! Cachez-vous dans les alentours et attendez le moment où je sonnerai du cor, où je sonnerai avec insistance, pas avant, pour les prendre à revers !»
Shirü prit le temps de répéter les précisions de son ordre en mal articulé.
«Quand le cor se fera insistant.» Yashnarz eut un hochement de tête approbateur. Sur le warg, l’enfant qu’il ramena jusqu’à hauteur de nez pleurait toujours.
«Et renvoyez-moi mes gars aussi ! A chacun sa troupe !» Caché derrière son "couvert", son visiteur hocha la tête, avant de faire virevolter le warg pour se retirer à vive allure, imité par ses sbires qui le talonnèrent. Vers le sud-est. Au sud est ? N’avait-il pas dit qu'ils venaient du nord-ouest ? Yashnarz fronça les sourcils. Il finit par comprendre que Shirü brouillait les pistes, au cas où l’Ennemi était effectivement présent et les épiait. Probablement Quatre-Crocs lui avait-il imposé de prendre de telles précautions. Ça et les gosses, ça montrait que Quatre-Crocs et sa bande savaient ce qu'ils faisaient. Peut-être même le maraudeur n'était-il pas aussi "sauvageon" que l'apparence de sa meute et son fils dégénéré tendaient à le faire croire...


***



Charir avait assisté de très loin à la venue des sauvageons. Il essayait de se concentrer à nouveau sur sa surveillance, mais l’image du grand Orque portant un enfant ennemi-bouclier restait gravée dans sa tête.
«Ben ça tu vois, c’est un truc que j’désapprouve totalement ! Se mit-il finalement à rouspéter. Au moins ça lui faisait un sujet sur lequel il allait pouvait se relancer ! Se servir de gamins qui ont rien demandé comme bouclards, tu sais… » Précisa-t-il avec insistance. Maurög ne répondait pas, guettant l’horizon avec indifférence… Charir poursuivit, espaçant chacune de ses phrases :
«Bon, j’suis pas un «chipmunk», moi... commença-t-il à concéder avec une insistance lourde... Moi la marmaille de l’Ennemi, j’en ai tué. Plein. Quand on était en ch’min, d’ailleurs ! Mais moi quand j’dois tuer quelque chose, je l’tue ! Point.» Toujours silencieux et impassible, l’Uruk. Charir, encore une fois, poursuivit :
«Non parce que moi, s’tu veux, chui un Soldat ! Pas un esclavagiste-tortionnaire ! Bon, c’est vrai que quand les gars ils balancent un p’tit prisonnier ou deux, ou même dix-sept dans la fosse face aux deux caragors, ça m’fait bien rire ! Pis c'est toujours marrant, quand les gars d'en face laissés pour mort sur le champ de bataille souillent leur froc en réalisant qu'tu vas pour les ach'ver... Mais Moi, s’tu veux, dans la Compagnie, on m’a appris à avoir un code d’Honneur ! De Conduite ! L’Vieux Yetch (C’est l’Lieut’nant d’ma Compagnie, au cas où tu saurais pas), un jour, il m’a dit : « Écoute Charir, p’tit louveteau. Sauron, il attend de nous qu'on tienne notre quota de morts en Son Nom, alors tiens-le et tiens-le bien ! Mais Nous les Orques d'la Dix-huitième, on est pas d’la racaille. On est des Soldats. Quand on est un Soldat, un Vrai, on doit faire preuve de Dignité ! Même quand on est pas en Service !» Ouais, il est un peu lourd l’Vieux Yetch. Faut faire avec ! Il copine un peu trop avec les vieux prisonniers du Gondor... Mais faut avouer qu’sur c’coup là, il a pas tord ! Tu trouves pas ?»
Long silence… Le vent souffla sur la pente, faisant bruisser l’herbe et la végétation dans laquelle était planqué le duo.
« Non parce que là… D’la Dignité, dans ce gros Orque à poil qui s’planquait derrière un pauvre gamin sans défense… Moi j’en vois pas ! T’en dis quoi toi ? Maurög ?
_ J’en dis que je comprends pourquoi Yash a voulu qu’ce soit son huscarl le plus patient, qui vienne avec toi, lui dit simplement l’Uruk.
_ Ah ouais ?
_ Ouais. Tu soûles, Orque.

[ https://www.youtube.com/watch?v=8zFgG2IIyi8 ]

Charir le prit à la rigolade...

_ Eh ouaip ! Chui né pour tuer ! Et pour soûler !»
Ce fut la dernière fois qu’il prendrait quelque chose vraiment à la rigolade pendant de longs mois…


***



La bande de sauvageons était repartie depuis un bon moment maintenant. A ses côtés, l’Uruk du bras disciplinaire ne disait rien, mais sa moue transparaissait au travers de son casque de fer.
«T’inquiète pas. On t’couvrira derrière nos bouclards, lui promit Yashnarz. Le temps que l’un des p’tits gars ici présents te fasse la sympathie de crever et de t’céder le sien.» Les gars qui encadraient Yashnarz le prirent à la rigolade, mais en vérité un mauvais pressentiment commençait réellement à planer… Tous les vieux loups de guerre avaient le don de pressentir cet instant là… Le calme avant la tempête. Imperceptible au commun des mortels, et pourtant aussi palpable que le «bon fer» d’une hache… Yashnarz regarda autour de lui. Dans la forêt, le gros de la troupe continuait à travailler, comme si rien n’avait changé. Une imitation de quiétude trop parfaite. Factice. Le vieil Orque n’était pas dupe. Yashnarz soupira… Et il mit solennellement son casque et tira lentement son katana de Khand qu'il maniait depuis tant de guerres...  
Dans la forêt où s’affairaient ses gars, une voix qui s’élevait pour beugler l’alerte fut coupée nette. Sans doute une sentinelle qui venait de se faire larder la poitrine d’une flèche. Tout un concert de voix et de rugissements commençarent à s’élever dans la troupe.
L’escarmouche commençait…

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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Mar 5 Mai 2015 - 9:19

Le général ne laisserait pas le temps aux Orques de prendre leurs positions. Parfait. Il me convia à me joindre à eux, ce que j'acceptais. Je remontais à cheval, et  nous reprîmes notre chemin vers les troupes. Soudain, une chose me vint à l'esprit, et pas de moindre importance. Alors que je tournais mon regard vers le général, qui avait l'air fortement concentré, je surpris une chose curieuse dans son regard. Ce fut rapide. Quasiment indétectable. Au point que je cru m'être trompé. Ce que j'avais vu n'était probablement qu'un reflet. Mes pensées revinrent à ma question...je me tournais vers un soldat qui chevauchait derrière moi.

"Est-ce toujours du matériel supplémentaire que l'on transporte là ? demandais-je en désignant du doigt une malle que portait un cheval. S'il y a une armure dedans, j'aimerais savoir s'il m'est possible de la porter, car la mienne est percée au bas-ventre, et remisée dans une armoire depuis longtemps. Je puis l'enfiler sur Arùn."

Si mes souvenirs étaient bons, il y avait toujours un surplus, ce qui de mon avis était une précaution nécessaire lors des départs en bataille. Le soldat hocha la tête, et me conseilla de prendre celle du dessus, qui convenait bien à un archer lourd. Il avait donc repéré la lourde épée elfique que mon large manteau couvrait en grande partie. Laissant Arùn se faire dépasser pour arriver à hauteur de la malle, je l'ouvrai et pris l'équipement que m'avait conseillé le soldat. C'était exactement ce qu'il me fallait. Je posai le tout sur la croupe de ma monture, et accélérai un peu pour revenir à hauteur du soldat, afin qu'il m'aide éventuellement à me changer. Reléguant mon manteau beige dans une sacoche, je me préparai à la guerre. Tandis que je mettais l'armure, je me familiarisais de nouveau avec les mêmes impressions que j'avais pu ressentir autrefois. Un peu d'appréhension, ou même, soyons honnêtes, énormément d'appréhension, mais un sentiment du devoir envers mon peuple et la paix que rien ne pourrait ôter. Lorsque j'eus fini, je me tournai vers le général Maldagath.

"Alors, comment me trouvez-vous ?" demandais-je avec un petit sourire empreint de tristesse.

Je terminais de me changer juste à temps, car nous arrivions en lisière de la forêt, et l'on entendait déjà les coups de hache donnés aux arbres par les orques chargés de construire les fortifications. Stoppant la marche, nous fîmes silence durant un moment, afin d'examiner les lieux et la disposition des troupes. Puis ce fut le signal. Une flèche tirée par un archer alla se planter en plein cœur d'un des travailleurs ennemis qui commençait à beugler. Il s'effondra comme une marionnette, son cri coupé net. Ce fut la débandade parmi ses congénères. Avant de partir me battre, je prévins le général Maldagath de ce que je savais déjà.

"Attention, c'est là bas que je m'étais caché tout à l'heure. J'ai entendu le bruit d'une gourde que l'on ouvre. Je suis certain qu'ils ont cachés des soldats dans ces fourrés. Combien je ne sais pas. Mais il faut se méfier." lui expliquais-je en tournant la tête vers ma planque.

Je sortis mon arc et tâtais mon carquois, afin d'estimer le nombre de flèches que j'avais dedans. Normalement, il était plein, vu que je ne m'étais pas battu depuis longtemps. Ma main me le confirma. Les flèches abondaient, je n'en manquerai pas avant un moment. Je caressai rapidement les branches de mon arc, fidèle au poste depuis toujours. Puis je saisi un projectile, et armai l'arme avec une drôle d'impression. J'allais encore devoir tuer...je soupirai, et tirai la première flèche de la journée. Ma cible, un des travailleurs qui gesticulait dans tous les sens, s'effondra.
"Bon, mes réflexes ne se sont pas émoussés" constatais-je avec satisfaction. Bien que je continue régulièrement à m'entraîner, je n'avais pas eu de vrai cible ennemie depuis un moment, et je savais que le stress pouvait très bien me faire manquer ma cible. Je cherchai du regard un bon poste. Mais je finis par rejoindre les autres archers. Tant que la disposition de l'ennemi le permettait, mieux valait rester groupé.


Mirkwood la Déclinante.

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L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
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chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
Mirkwood la Belle
et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
Les légendes que l'on conte encore, quelle âme leur reste-t'il ?
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Mar 5 Mai 2015 - 21:58

Maldagath ne faisait pas vraiment attention à son hôte, il pensait à plusieurs choses :

" Ces Orcs, nous savons tous, et eux aussi savent qu'ils ne tiendront pas longtemps contre nous, alors, ils attendent des renforts, mais pour faire autant d'agitation, ces renforts doivent être puissant, de sortes à tenir longtemps dans la forêt pour, peut-être attendre qu'une armée, une vraie arrive... Ils n'ont pas fait tout cela pour une attaque rapide et puissante, ils savent très bien qu'ils ne pourront faire que des dégâts minimes à la forêt, décimer quelques troupes et ils seront éliminés... Non, s'ils s'attaquent à la forêt, les civils perdront espoirs, ils repenseront aux temps sombres... Je dois à tout prix empêcher ça... Ne pas leur laisser de répit, aucun temps de repos, ces misérables paieront pour ce que leurs ancêtres ont fait à mon frère. "

. . .


"Alors, comment me trouvez-vous ?"


Felagund l'interrompit dans ses pensées, il le regarda de haut en bas et se mit à sourire, un sourire triste, parce'que pour la première fois, il retournait là où son frère était mort, et cet endroit était à nouveau occupé par les Orcs.

_ Oui, vous portez bien l'armure. Vôtre cheval pourra être équipé lui aussi, je ne veux pas qu'il soit blessé. Il compte autant que mes hommes à présent, tout comme vous.

Soudain, nous entendîmes du chahut dans les fourés non loin de là... Maldagath leva la main et toute la troupe s'arrêta dans le plus grand des silences, pas un seul des chevaux ne faisaient le moindre geste... Cela dura un moment puis Maldagath pencha la tête en arrière, observant le ciel, puis il rabaissa sa main, une flèche fut décoché, puis s'en suivit un cri, puis le silence à nouveau.

"Attention, c'est là bas que je m'étais caché tout à l'heure. J'ai entendu le bruit d'une gourde que l'on ouvre. Je suis certain qu'ils ont cachés des soldats dans ces fourrés. Combien je ne sais pas. Mais il faut se méfier."

_ Mmh, ils sont dans la forêt, ils sont donc perdus.

Le général prit son casque attaché à la selle, et le mit doucement sur sa tête. Puis il appela un soldat :

_ Prenez garde, je vous demande rester derrière, cachez-vous, au moindre problème, appellez. Vous serez cinq, attaquez seul si vous pensez que vous y arriverez.

Il leva son épée. La pointa droit devant. Puis d'une voix grave, mais posé :

_ En avant, bandez vos arcs, sortez vos épées.

La troupe s'avança droit vers la lisière de la forêt. Puis sous un ordre en elfique, il avancèrent au galop, ce galop, majestueux, puissant, mais surtout, effrayant pour les orcs.

L'armée se divisa en deux et continua sa course jusquà arriver derrière les Orcs, l'armée fût regroupé, puis, quand les Elfes ne faisaient plus de bruits, le brouhaha des Orcs résonna dans tout le Val d'Anduin, mais les immortels restaient de marbres, le visage dur, observant avec mépris les guerriers barbares boueux. Il dura une bonne minute, puis, un petit son, très léger, suivi de milliers d'autres... Le ciel se couvrait... De flèches, des milliers de flèches couvrait le ciel, elle s'envolaient pour le moment mais retomberait bientôt sur le camp des Orcs, cela permet d'éliminer les plus mauvais guerriers, ceux qui n'ont pas la présence d'esprits de se cacher sous les fortifications.

Ca y est, les flèches retombaient, elles sifflaient et les elfes étaient déjà prêt pour la seconde salve.


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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Ven 8 Mai 2015 - 11:41

[ https://www.youtube.com/watch?v=r5z_yiFedhk&index=3&list=PL513046C2E9625781 ]

Les beuglements de ses potes clouèrent net la légèreté de Charir. Celui-ci souffla un juron :

«Oh putain… Allez, c’est parti !»
De sa position actuelle, Charir ne voyait pas l’intérieur de la forêt, toutes ces saletés d’elfes qui devaient y grouiller… Tout ce qu’il avait en vue de la bataille d’ici, c’était le sommet de la pente. Yash et ses partisans parés au combat qui s’élançaient pour rallier les gars...
«Redéploiement !» siffla Maurög. Charir se redressa vivement. Le duo abandonna sa position en un quart de seconde pour s’éclipser dans le décor. Son cœur commençait à tambouriner dans sa poitrine comme dans sa première guerre dans l’enfer d’Osgiliath, lorsqu’il n’était que de la chair à pique de conscrit balancée en premières lignes, suivie du Bras Disciplinaire qui avançait au pas cadencé derrière lui…
Le sifflet de Yashnarz retentit :

«Regroupement les gars ! Aboyait-il. Regroupez-vous ! Personne ne se bat seul !»
Les sergents se mirent à relayer son ordre et sa maxime par-dessus les cris de panique de leurs subalternes. Charir avait étudié le terrain ; il savait où trouver de bons postes de tirs, bien discrets. Les galops des chevaux commençaient à lui parvenir, rythmant avec les pulsations de son cœur…
«Thôr Celeg ! C’est Thôr Celeg !» s’écriaient des gars apeurés.
_ Ralliez-vous les gars, allez ! Crevez pas dans votre coin !»
Charir enfila rapidement son casque de combat en fer, à la plaque faciale fermée sur son visage. Seul demeurait ouverte la fente pour sa visière ; le monde était oppressant vu au travers. Ils progressèrent rapidement vers une autre planque, ne tardant pas à avoir un aperçu de la scène... Et la scène aurait pu être bien pire, mais elle était quand même moche pour la bande de guerre. Des cavaliers elfes chargeaient en fauchant des pauvres gars qui ne parvenaient pas à contrer. Des flèches sifflaient, venaient se planter dans des Orques comme dans de vulgaires cibles de paille. Pourtant ils parvenaient finalement à se ressaisir ; les sergents secouaient leurs gars, les faisaient se grouper en se couvrant de leurs boucliers tandis qu’ils s’efforçaient de les ramener autour de Yashnarz, abandonnant la forêt pour se regrouper et se mettre en lignes à ses côtés. L’entraînement militaire payait, les gars avaient le réflexe pour la plupart de reculer unis et boucliers alignés vers le danger. Des flèches leur volaient dessus, sa plantaient dans les boucliers, ricochaient contre des casques et des torses de fer, mais les gars prenaient sur eux et ne paniquaient pas. Des lanciers faisaient la protection contre les chevaux, dissuadant les elfes de les charger. Ce regain, ce dévoilement soudain d’une discipline militaire inattendue de la part de leurs adversaires prit au piège plusieurs cavaliers elfes qui se retrouvèrent entre les groupes et se firent massacrer froidement avant d’avoir pu se sortir de là. Tout le monde ne parvenait cependant pas à se regrouper. Des gars se faisaient couper la retraite par des elfes à cheval qui les fauchaient dans leur course… Araurcq, Orchar et Borcip, trois gars de sa compagnie, furent engagés au corps à corps par un cavalier elfe impétueux à la lisière de la forêt ; Borcip le lancier parvint à empaler le cheval qui s’effondra dans un hennissement déchirant. Alors que les gars allaient pour tuer le cavalier jeté au sol, des flèches leur volèrent dessus, étalant Orchar par terre, traversant le genou de Borcip qui mugit de douleur et geignit "à l’humaine". Son camarade le tira avec lui à couvert derrière un arbre. L’elfe qui se remettait de sa chute leur jeta un regard méprisant en partant rejoindre ses lignes d’un pas sûr.

«C’est ça, Redéploiement ! Marmonna Charir. Pourquoi rester à l’abri bien planqué quand on peut aller s’faire tuer avec les copains ?» Caché entre des fougères avec Maurög qui le couvrait de son bouclier, Charir mit en joue l’elfe qui cherchait à rejoindre ses pairs pour les avertir de la présence des deux survivants… Charir le mit en joue et décocha son premier carreau. Celui-ci se perdit dans le décor, ratant lamentablement sa cible de plusieurs mètres… Charir lâcha un juron, entreprit frénétiquement de recharger son arbalète en s’efforçant d’ignorer la mine ébahie de son confrère Uruk…
«Ça va, pas d'panique ! C'était délibéré ! Je l'ai fais Exprès !» L’avantage, c’est qu’un premier tir aussi nullissime s’était perdu dans la confusion du combat ; Charir plaça un autre carreau et remit l’elfe en joue…
«C’est ça, sale petite pourriture… Tu veux prévenir tes potes ? Leur faire savoir que MES potes sont piégés et prêts à s’faire ach’ver par qui veut ? Mais moi j’vais pas t’laisser faire mon grand ! Le seul discours qui va sortir de ta bouche, c’est ça !» Quand l’elfe vint se tenir devant deux de ses semblables, Charir fit claquer l'arbalète. Le carreau vola droit vers le jeune elfe (du moins semblait-il jeune, comme tous les elfes). Alors que celui-ci se retournait impétueusement, levant le doigt pour désigner les Orques, le carreau lui traversa la gorge. Partit se planter dans la tête du gars de derrière, qui tomba au sol raide mort. Sa cible originelle s’effondra sur son autre camarade dans des gargouillis étouffés par son propre sang. Charir eut une mine mauvaise… Deux morts pour le prix d’un ! Un sacré tir, digne de sa réputation ! Sa réputation de "Tireur d’élite" qui l’avait mené à se retrouver dans une situation aussi suicidaire… Charir réarma méthodiquement Amante, sa fidèle arbalète...
Le mur de boucliers garni de vouges s’était formé autour de Yashnarz. Un retardataire en armure lourde qui n’avait pas réussi à sortir de la forêt à temps se prit des flèches dans la cuisse et dans le dos. Il s’effondra à la lisière de la forêt en mugissant. Le lieutenant fit reculer sa troupe à couvert derrière les mantelets.
Charir évalua rapidement la situation : Plus d’un quart de l’effectif de la troupe s’était fait décimer rien qu’à l’ouverture… Sans compter les pauvres gars piégés derrière leur arbre dans la forêt… Ça craignait. Et il fallait s’estimer heureux, remercier la rigueur militaire qu’on leur avait inculqué, que Yashnarz et ses seconds soient parvenus à faire se ressaisir la troupe et à limiter la casse… Le champ de bataille devint étonnamment silencieux. Charir entendait les ordres, les invectives des sergents en réponse à la détresse de leurs subalternes qui s’échangeaient dans la formation de Yashnarz. Dans la forêt, les lignes des elfes se tenaient impassibles, toisant de haut celles des Orques… C’était la première fois que Charir combattait des elfes, mais à ses yeux, ces bâtards étaient identiques, à jeter dans le même sac, que les numénoréens noirs qui se délectaient du spectacle des répressions d’émeutes au pas de leurs cités, buvant leur vin avec sérénité tandis que plusieurs dizaines de mètres en-dessous d’eux, lui et ses potes prenaient des coups, crevaient pour garantir la bien portance de leurs murailles contre la racaille gobeline...

Dans le no man’s land improvisé entre les deux troupes armées, le retardataire abattu vivait toujours. Prostré au sol, il accusait le coup, soufflant lourdement et bavant. Il rampa pathétiquement avant de se résigner, tendant deux doigts par-dessus son casque en signe de reddition… Piégés derrière leur arbre à quelques pas, Araurcq maintenait Borcip plaqué à côté de lui contre l'arbre, guettant fiévreusement l'approche inéluctable d'elfes, et de la Mort... Tous ces gars étaient à la merci des elfes...



«C’est Thôr Celeg ! Répétaient des gars apeurés dans la troupe.
_ Et alors ?! Grogna le Sergent Skarbög. Tant mieux si c’est du général millénaire qu’on a face à nous ! Quand bien même ils nous tueraient tous, l’emporter avec nous signera la victoire du Mordor !» Elle avait monté le ton assez fort pour être entendue même des elfes. Comme en réponse, les flèches se mirent à pleuvoir sur la troupe de Yashnarz et elle en reçut une dans l’épaule qui la projeta au sol en lui arrachant un couinement… Le mur de boucliers et les mantelets permettaient de réduire les pertes, mais des gars reçurent des flèches. Ils rugirent de douleur et gagnèrent l’arrière des mantelets. Le temps d’ingurgiter du pellucide pour se remettre d’aplomb. Une autre salve n’allait pas tarder à s’enchaîner…
«Réplique ! Cracha Yashnarz. Et levez-moi ces bannières, vous nous faites passer pour de la racaille aux yeux de l'Ennemi !» Les quelques Orques archers de la troupe se risquèrent rapidement à renvoyer une volée sur les elfes. Leurs projectiles ne faisaient pas fierté comparés à ce qui leur avait déferlé sur la gueule. Ils revinrent se planquer rapidement sous leurs camarades du mur de boucliers tandis que déjà les elfes enchaînaient sur une seconde salve. Le regard du lieutenant croisa celui suppliant de ses deux gars planqués derrière l’arbre à quelques pas des elfes. Yashnarz les toisa sévèrement.
«Non, leur disait son regard. Vous m’avez suivi en sachant quels étaient les risques. Vous assumez maintenant. Je ne vais pas venir à votre rescousse.» Il aurait déjà fait flécher le jeune pleutre blessé dans le no man’s land pour son geste de reddition s’il n’avait pas d’autres préoccupations plus importantes…
Une vraie apocalypse de flèches leur tomba dessus du ciel… Les mantelets eux-mêmes se faisaient traverser par une partie des tirs. Les flèches elfiques étaient d’une efficacité terrifiante. D'autres gars s'effondrèrent. Certains eurent le bras cloué à leur bouclier par un trait qui l’avait traversé… Ils geignirent en grinçant des dents et en s’efforçant de tenir leur position…

«Même pas mal ! Beugla rageusement Skarbög aux lignes elfes en s’exposant impétueusement en avant. J’en veux d’autres pour ma collection ! Allez les gars, tous en cœur ! Des, Flèches ! Des, Flèches !» Sa provocation fut timidement reprise par quelques Orques autour d’elle.
« Réplique ! Aboya sèchement Yashnarz. Et quand ils ripostent, on contre-attaque !»  

Charir avait profité de la volée de ses confrères pour tirer un autre carreau. Il n’attendit pas d’en voir le résultat pour se replier :
«Redéploiement !» Siffla-t-il à Maurög. La règle d’or du Ranger isolé : la Mobilité. Un premier carreau au but, les archers ennemis te cherchaient. Un second carreau au but, les archers ennemis te trouvaient. Pour cette fois, il avait eu le bon sens de s’éclipser à temps et de ne pas distribuer ses tirs comme des bonbons, les lâchant dans les moments de confusion au cœur de la bataille… Mais maintenant, ça n’rigolait plus.
Il jeta un regard en coin. Le cavalier archer qu’il avait visé avait été frappé en pleines côtes gauches et projeté hors de sa selle. En arrière des lignes elfes, le premier sang de Charir n’en finissait pas de mourir, continuant à se noyer dans son sang dans les bras de son camarade…

«Des gars nous cherchent !» prévint Maurög. Une demie-dizaine d’elfes se dirigeaient dans leur direction, aux aguets… Charir eut un rire amer… Une demi-dizaine d’elfes pour sa petite personne... C’était trop honneur !
«C’est génial ! Maugréa Charir. Faut deux Orques pour équilibrer l’combat contre un seul elfe, et là des elfes, y en a "Pleins"!»

«Personne ne se bat seul les gars ! Rappela une dernière fois Yashnarz. Ne rompez pas la ligne !» Une flèche fut décochée à l’attention personnelle du Sergent Skarbög, qui se couvrit juste à temps pour ne pas se la prendre en pleine trogne. La femelle remit son casque à bec. Une troisième volée fut décochée vers la troupe de Yashnarz. Ce fut l’instant où il souffla du cor… Sa troupe d’Orques s’élança en hurlant vers la bataille, boucliers levés, bannières des loups de la Légion et de l'Oeil dressées, bravant la volée qui leur tombait dessus… En dépit des blessures, des flèches, Yashnarz et ses gars brûlaient d'envie d'en découdre.



Dernière édition par Snardat le Dim 16 Aoû 2015 - 12:38, édité 2 fois
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Idril Felagund
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Mer 3 Juin 2015 - 12:30

Les flèches pleuvaient sans cesse. Salve après salve, gardant une position immobile, nous nous montrions soudés, tous frères que nous étions en nos cœurs. Visage impassible, il ne fallait montrer aucune émotion. Et pourtant ! Que d'appréhension saisissait mon âme ! Trop de souvenirs tentaient de m'éloigner du combat, se précipitant pour envahir mon champ de vision. "Restons concentré".
A ce moment, j'étais soulagé d'avoir un arc. Tirer inlassablement mes flèches me permettait de garder un semblant de sérénité. Viser, tirer. Charger, viser, tirer. Se concentrer. Observer. Charger, viser, tirer. Encore.
Puis nos cavaliers chargèrent. Les Orcs en première ligne ne firent pas long feu. J'eus la vision d'une vague gigantesque dévastant tout sur son passage. Nous étions l'Océan. Ulmo était avec nous. Je pris une profonde inspiration. Une certaine confiance avait réussi à s'instaurer dans mon esprit, mais je savais qu'elle ne tenait qu'à un fil.

-Thor Celeg !
-THOR CELEEEEG !!!!


Des cris scandant le surnom de nôtre Général fusaient un peu partout. Couvrant attentivement mes frères d'armes, j'eus un léger sourire. Combien de vermine Orque avait-il éliminé pour répandre ainsi la peur, je ne pouvais le savoir, mais le nombre devait être considérable. Notre ligne s'avança, et au signal, se prépara à s'ajouter aux guerriers qui étaient déjà dans la mêlée.

-...général millénaire qu’on a face à nous ! Quand bien même ils nous tueraient tous, l’emporter avec nous signera la victoire du Mordor ! entendis-je soudain. Le défi apparut clairement aux yeux de certains. Nous accordants d'un regard, nous bandâmes encore une fois notre arc avant de charger. Une pluie de réplique s'abattit sur la troupe de l'ennemi qui avait osé proféré une si belle énormité.
Leur chef eut un couinement ridicule. "Si notre général doit tomber au combat, ce ne sera pas de ta main..." songeais-je amusé par sa présomption. Le plus drôle fut lorsqu'ils tentèrent de riposter avec leurs archers. "Trop faible, leurs armes manquent de force pour une pareille distance. Et puis ils sont trop bas...". Nous n'eûmes qu'à opposer notre bouclier, tels des écueils, sur lesquels vinrent se briser les vaguelettes. Puis nous partîmes au galop, charger les lignes des groupes qui résistaient. Certaines de leur troupes n'avaient pas encore chargé. Seconde salve de notre part. "Allez, venez rejoindre vos morts !" les exhortais-je mentalement. Je tentais de résister à mon envie de massacre, mais l'image de l'orque ricanant tandis qu'il me plantait dans le bas-ventre ne cessait de pousser les autres souvenirs, venant sournoisement se planter devant mes yeux. Seul le tir aurait pu l'éloigner, mais c'en était fini pour le moment. La mêlée m'attendait. Soudain, un elfe devant moi fut projeté de sa selle par un carreau très bien tiré, qui venait de heurter ses côtes. Je ne pouvais pas descendre pour le moment, où je me ferais tuer.
" Le tireur est placé sur la gauche...Vu la force de l'impact..." songeais-je. "Je me demande si..."
J'étais trop en vue. Se perdre dans la mêlée était le meilleur moyen de se cacher à sa vue, je n'avais pas le temps de le chercher. Quoique...pas seul. Je lançais un appel d'une voix forte à quelques elfes qui se trouvaient à mes côtés. D'un signe, je leur fit comprendre de quoi il retournait. Alors que nous nous approchions, j'entendis non loin un des commandants des troupes en contre-bas leur rappeler de rester groupé.
Nos frères décochèrent une volée de projectiles, puis les orcs foncèrent, bannières fièrement tendues, rappelant honteusement leur camp. Je fus un instant impressionné par leur volonté.
"Ne te laisse surtout pas distraire !" me rappelais-je à l'ordre. Ce tireur que nous cherchions, j'étais persuadé que c'était le même auprès duquel je m'étais trouvé avant de rencontrer Maldagath. Celui qui avait ouvert quelque chose.

-"Faites attention, ils ne sont pas très loin. Protégez-vous." mis-je en garde les autres.


Mirkwood la Déclinante.

Mémoire de mousse et souvenirs d'écorce
les relents du passé traînent dans la brume.
L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
Rappelez-vous, mes gens,
chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
Mirkwood la Belle
et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
Les légendes que l'on conte encore, quelle âme leur reste-t'il ?
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Dim 7 Juin 2015 - 21:56

La Général était resté en dehors de l'attaque, préférant analyser la bataille, mais cela était tellement confus du coté des Orcs que cette méthode n'était qu'une perte de temps.

Alors, Maldagath regarda de haut quelques Orcs ayant décidé - bêtement ? - de le charger. Il sortit doucement une seule de ses épées et de l'autre main, guida son cheval vers ses adversaires. Les deux qui se trouvaient du coté de l'épée furent démembrés. Les autres tentèrent vainement d'abbatre le cheval, attaque puissante, mais mal ajustée. Le général en profita pour sauter de son destrier et dégaina sa deuxième épée, alors, il se mit à tourner autour des Orcs, les Orcs étaient paniqués et peu à peu, ils se regroupaient.

C'est ce que le Général attendait. Du coup, en un seul instant, d'un seul coup d'épée, ils furent... Décapité. Maldagath faisait cela consciemment pour raviver la terreur des Orcs, il voulait que ceux-ci le craigne lui et son armée.

Après ce bref combat, il couru dans la bataille. Tandis qu'ils voltigait parmis ses ennemis, Felagund se démarquait des soldats par son jeu de jambe et sa précision à l'Arc impressionante.


_ Diplomate, approchez ! Les soldats doivent focaliser les Orcs sur eux, pendant ce temps, nous allons nous occuper de tous ces archers cachés dans la forêt.

A son armée, d'une voix étonnament forte, en elfique bien entendu de sorte que les >orcs ne puissent rien comprendre :

_ Vers la forêt ! Amenez les vers la forêt ! Groupez-les !

Une fois cela dit, il parcouru le champs de bataille et lacérant tout les Orcs se trouvant sur son passage. Thor Cëleg utilisait deux épées avec une certaines aisance, une fluidité folle.

Une fois entré dans la forêt, il repéra rapidement la troupe d'Orc. Leur heure était venu...



( Désolé, pas trop la motiv' de rp en ce moment !)


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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Mar 16 Juin 2015 - 22:26

L’Orque blessé du no man’s land qui avait réclamé merci ? Une troisième flèche lui avait été tirée impitoyablement dessus, lui perforant les côtes. Le pauvre gars vivait toujours mais en était à ses derniers soupirs… A quelques pas de lui, la mêlée faisait rage.


Les Orques chargèrent brutalement en plein centre de la ligne des Elfes. Boucliers levés, hurlant à pleins poumons. Des chevaux furent empalés sur des piques. Des murs de boucliers s’opposèrent rageusement entre les deux troupes. Tout ne fut rapidement plus que rugissements et armes qui s’entrechoquaient, les lignes rangées s’ébranlant en des mêlées brutales. Yashnarz lui-même avait chargé à la tête de sa troupe. Prenant place dans le mur de boucliers, il se confrontait maintenant nez à nez à un Elfe aux traits lisses et aux yeux luisants de l’arrogance d’un être qui se sait supérieur. Chacun d’eux était soutenu par un lancier qui tentait d’embrocher l’autre par-dessus leur épaule. La lame de son adversaire tenta de lui scinder le cou en deux. Yashnarz se baissa vivement, et contre-attaqua. Lui lacéra son visage parfait de son katana. Dégagea son corps inerte de son bouclier et avança en percutant un autre elfe qui prenait sa place. A sa gauche, Goshtig fut embroché sur une lance et éventré par un épéiste. Lestû le dégagea pour foncer dans le tas en hurlant dans son casque à bec, plongeant sa lance dans le corps d’un Elfe. Des Uruks se jetèrent à sa suite, percutant les autres. Les Uruks faisaient leur office, disloquant brutalement les lignes ennemies. Skarbög prit la tête d’une poignée de soldats et perça, se tailla un chemin dans les Elfes pour fondre sur Thôr Celeg, tentant le tout pour le tout. Le Général Elfe s’élança sur son cheval à leur rencontre. D’un seul arc de cercle de son épée, trancha un bras à Skarbög et à son caporal. Tous deux tombèrent au sol en se tordant de douleur, Skarbög braillant comme une truie. Thôr Celeg mit pied à terre pour abattre ses autres adversaires. Celui-ci se mit à parcourir la mêlée dans sa longueur pour abattre les Orques avec une efficacité folle, refermant les brèches dans ses lignes.
Yashnarz voulait Thôr Celeg… Il bondit en arrière derrière son bouclier pour esquiver l’attaque de son adversaire. Son lancier Arûg s’avança en plantant son arme dans l’épaule de son adversaire, lui arrachant une plainte et le tenant au respect. D’autres arrivaient sur eux. Un cavalier elfique surgit sur leur côté gauche. Yashnarz s’exposa à sa rencontre en rugissant, plongea accroupi en faucha une patte à l’animal qui s’effondra dans sa course en hennissant de douleur ; le cavalier chuta. Tandis qu’il tentait de se relever, secoué par sa chute, Yashnarz vint au-dessus de lui et le décapita d’un coup net. Autour de lui, malgré la férocité de leur charge, ses gars se faisaient tailler en pièces. Lestû hurla, submergé et trucidé de toutes parts. Yashnarz vit ses adversaires ôter leurs lames de son torse et s’acharner sur lui, lui rompre une main du poignet et faire voler sa tête hors de ses épaules. Quatre Elfes étaient face à Arûg qui rugissait à leur attention. Le lieutenant Orque tira son subalterne lancier en arrière en sifflant, le couvrant de son bouclier tandis qu’il appela ses troupes à se regrouper. Ses gars reculèrent en s’efforçant de recouvrer un semblant de cohésion face aux Elfes. Ils n’étaient vraiment plus nombreux. Le sol était jonché de ses mourants et des corps massacré de ses gars. Les sauvageons que Yashnarz avait recruté à la sortie du Mordor, tous morts. Des vieux frères d’armes avec qui il avait traversé le meilleur comme le pire, des bons soldats qu’il avait vu grandir depuis l’enfance, braillaient lacérés par les lames elfiques et tombaient comme des mouches. Ce n’était pas une surprise en fait. La bataille était perdue avant même qu’elle ait commencé. Yashnarz l’acceptait, se réjouissant de pouvoir emporter avec lui un bon nombre d’Elfes. Des bannières continuaient de se dresser fièrement au-dessus de sa troupe. Mais ce qui le mit hors de lui en revanche, ce fut de voir Thôr Celeg se détourner de la bataille après avoir décapité à gauche à droite. Sans daigner le remarquer. Comme s’il n’était qu’une vermine…
Un autre cavalier surgit dans leur dos et faucha Arûg. Le lancier s’effondra en beuglant, son sang noir giclant abondamment. Yashnarz le remarqua à peine, ne lui adressa pas un regard tandis qu’il agonisait. Il VOULAIT Thôr Celeg ! Jetant son bouclier, il porta son sifflet à sa bouche, appelant une partie de ses guerriers à se regrouper en arrière de la mêlée pour se préparer à charger dans le tas. Il siffla une deuxième fois, et ses gars chargèrent dans le centre-droit de la mêlée, projetant leurs ennemis à terre et rouvrant une nouvelle brèche. Katana empoigné à deux mains, Yashnarz chargea avec eux au-travers des lignes elfiques, fauchant un premier Elfe à genoux, parant et éventrant un second qui fut taillé en pièce par ses soldats. Deux des Elfes restés en retrait se précipitèrent sur Yashnarz. Le lieutenant leur traça une entaille sanglante sur le torse d’un seul coup chacun. Tous deux s’effondrèrent en criant. Un autre muni d’une lance surgit face lui en lui enfonçant sa lance dans le ventre. Yashnarz fut décollé du sol en vomissant du sang…

Que pouvaient faire deux Orques face à une demi-douzaine d'elfes ?

«Je ne suis pas un Orque, maugréa Maurög. Je suis un URUK-HAÏ !»
Il s'élança hors de leur cachette en rugissant, chargeant droit sur l'elfe le plus proche. Celui-ci fut frappé de stupeur tandis que l'Uruk bondit face à lui, lui ouvrant brutalement le ventre en diagonale. Des flèches elfiques volèrent dans son bouclier. L'un des projectiles se ficha dans sa cuisse. L'Uruk mugit de douleur mais ne se fut la proie d'aucune faiblesse, avançant d'un pas lourd vers le deuxième elfe qui se recula vivement aux côtés de son camarade le plus proche, apeuré face au colosse Uruk.
«Les Uruks...» Pesta Charir en tirant un carreau. L'Orque s'horrifia de manquer son tir et de voir l'Elfe pivoter vivement son regard inquisiteur vers lui, le désignant du doigt à l'attention d'un de ses confrères en s'écriant «Yrch ! Yrch !».
Tous deux se mirent à converger au pas de charge vers lui. Maurög, qui s'adonnait pleinement au bourrinage de son trio d'adversaires, ne s'en soucia guère.

«T'es un garde-du-corps de merde, Maurög !» couina un Charir affolé.  
Sa mâchoire figée sur un rictus haineux tous crocs exposés, Maurög ne cessait d'avancer, se riant des attaques des deux Elfes venus en renforts qui heurtaient son bouclier levé tandis qu'il faisait tournoyer sa lame, fauchant l'air en les tenant en respect et la faisant s'entrechoquer avec celle du premier elfe qu'il acculait. Ses camarades se déployèrent habilement autour de lui, tentant de l'acculer telle la bête qu'il était en l'attaquant conjointement de flanc et par derrière. Mais Maurög se défendait avec frénésie et les repoussait sans cesser d'attaquer. Bien vite, il bloqua un coup destiné à lui fendre le crâne, et lui décrocha la tête. A quelques pas, Charir n’était pas encore mort, déversant un torrent d’injures, sur les Uruks qui étaient moulés sans la cervelle entre autres, tandis qu’il luttait pour sa vie. L'un des Elfes fit manoeuvrer son camarade pour que tous deux continuent de l'attaquer en équipe, sur deux fronts. Celui-ci parvint à lui flanquer un coup de pommeau dans la mâchoire... Maurög lui rendit un coup de poing. Un vrai coup de poing d'Uruk-Haï ! Le genre qui vous sonnait à vie. L'Elfe tomba dans les pommes par terre. Le dernier adversaire de Maurög continua de frapper haut sur son bouclier. Maurög lui logea sa lame dans la moitié du genou dans un bruit répugnant d'os rompu, lui arrachant un gémissement aigu et le faisant tomber. L’Uruk ouvrit rageusement sa garde pour dégager son bras armé et rugir à la face de l'elfe, avant de lui faucher le cou brutalement à son tour. Puis il en revint à son compagnon : côtoyant un elfe qui se tordait de douleur au sol, délesté d'une cheville et les mains enserrant frénétiquement son visage meurtri, le petit Orque était sur l'autre elfe qu'il maintenait plaqué au sol et désarmé, lui flanquant un coup de tête casqué et lui martelant la face de ses poings et du pommeau de son épée. Charir se mit à ricaner tandis qu'il réduisait le visage et la cervelle de son ennemi à l'état de pulpes sanglantes.
«Eh ouaip ! Jubilait-il. Vous m'avez pris pour une p'tite pucelle d’arbalétrier ? Dans vos rêves les gars ! Tonton Charir est un ancien des Troupes de Choc de Thurgix ! Il a sauté des tours de siège et pris des murailles, chargé et rompu des murs de piques et de boucliers ! Il sait casser des os et frapper là où il faut pour faire se plier d’douleur un grand costaud en armure lourde !»
Il se redressa en retirant son casque pour essuyer la sueur de son front, satisfait.  
«Sont pas si redoutables que ça en fait !» Commenta-t-il sereinement à l'attention de Maurög qui revenait auprès de lui. Puis le bras puissant de l’Uruk le saisit hors du sol et le souleva comme un avorton.
«Eh mais qu'est-ce que... EH !!!»
Charir aussi surpris qu’indigné, protesta vivement. Sourd à ses plaintes, l’Uruk le porta sur son épaule en courant. D’autres flèches sifflèrent autour d’eux et heurtèrent le bouclier qu’il brandissait. D’autres Elfes venaient d’approcher, s’invitant à la chasse à l’Orque. Maurög gagna le couvert des buissons et sprinta pour les semer. En glissant une main à l’intérieur même du casque de l’Orque pour lui couvrir la bouche, afin que celui-ci cesse de couiner ses protestations sonores… L’Orque mordit rageusement dans le cuir de son gant… Il courut au-travers de la végétation, hors de vue des Elfes, pour ramener Charir à la lisière fourragée de la forêt. Là il le déposa et lui libéra la gueule. L’Orque se débattit et vint lui flanquer un coup de crosse dans l’entrejambe, qui le laissa complètement indifférent…
«Non mais What-The-FUCK, Maurög ?! S’écria Charir en retirant son casque…
_ Yashnarz m'a chargé de te garder hors de danger, hors de danger je te garde. Coupa court Maurög en brisant le trait planté dans sa cuisse.
_ Ouais-ouais, c’est ça ! Prend-moi encore pour un sac de viande, et j’te loge aussi un projectile ! Et j'le centrerais un peu plus que celui qu't'as là, si tu vois c’que j’veux dire, crétin d’Uruk !»
L'Uruk ne l'écoutait plus, se détournant discrètement pour guetter la situation sur le reste du champ de bataille. Ce qu'il vit lui fit lâcher un juron étouffé et le glaça sur place. Charir intrigué, s'empressa de venir observer lui aussi, et écarquilla les yeux : à quelques dizaines de mètres, le Grand Général Elfe millénaire, celui que les autres appelaient «Thôr Celeg»,  s'était détourné de la mêlée et marchait droit dans leur direction !
Charir jura, s'empressa de recharger son arbalète ; la hâte le rendait maladroit.
Araurcq et Borcip blessé se trouvaient sur son chemin et l’Elfe les attaqua sans merci. Araurcq vint à sa rencontre en braillant, l'arme levée. Il se fit couper le bras armé, puis lacérer le torse. Borcip poussa un geignement horrifié et tenta d’attaquer à son tour malgré l’état de sa jambe. Thor Celeg le repoussa en lui lacérant la poitrine,  et lui transperça le cœur, le clouant contre le tronc d'arbre derrière lequel lui et Araurcq s'étaient cachés à l'écart de la bataille. Charir geignit entre ses dents... Pourquoi n'avait-il pas rechargé plus tôt sa putain d'arbalète ?! Charir remit fermement son casque et sortit rageusement à découvert sans tenir compte de la protestation de l'Uruk, se dévoilant de lui-même à Thôr Celeg. Derrière la mâchoire lisse et anguleuse de son casque de fer sévère, l'Orque écumait de colère entre ses crocs. Le général Elfe le braqua de son regard de glace. Il était terrifiant, mais il était encore loin, et la rage rendait Charir d'humeur téméraire et cruelle... Il tenait à ce que l'Elfe assiste impuissant aux préparatifs de sa propre mise à mort, au rechargement d'Amante... L'Elfe pivota et s’avança vers lui d’un pas décisif. S'élança. Charir jura entre ses dents en focalisant sur la mise en place de son carreau.

«Allez… Il jeta un regard à Thôr Celeg et vit que celui-ci avait déjà tracé la moitié de la distance... Allez, putain !» Grogna-t-il…
Son cœur se mit à tambouriner. L’Elfe était tout proche. Maurög bondit à découvert à son tour pour barrer la route à l'Elfe en rugissant. Fut lacéré de bas en haut le long du ventre sur le torse, et de bas en haut sur le dos, à deux pas de Charir qui s'horrifia. Amante était prête à l’emploi. Charir bondit en arrière en braquant l’arbalète. L’Elfe avait disparu… Son cœur cogna. Charir fut parcouru d’un frisson d’effroi…

«Où t’es, Raclure !» Bava-t-il, en proie à une montée de stress effroyable… Charir  virevolta en s’esquivant et tira. Le salopard… Il avait surgi des fourrages où Charir était planqué plus tôt en un éclair, sans un bruit, ses lames prêtes à lui sectionner le cou. Mais Charir venait de lui mettre d’instinct un carreau en pleins poumons. Sa "lucide paranoïa"… Thôr Celeg fut stoppé sur place. Sous son casque, l'Orque se sentit vaciller de peur… Reprenant lourdement son souffle dans son casque, il vint au contact de Thôr Celeg et le poussa du pied pour le chuter au sol. Thôr Celeg tomba à quatre pattes. Le souffle lourd à l’intérieur de son casque et bouillonnant de rage, Charir vint flanquer l’Elfe pour lui envoyer rageusement  plusieurs coups de pieds dans le flanc, relayés de coups de sa lame qui ricochaient sur l’armure de son dos…
«J’t’ai eu. J’t’ai eu ! S’écriait-il. Putain… Ca c’est pour mes frères que tu viens de trucider, Charogne !» Cracha-t-il.
L’Orque fit quelques pas autour de sa victime pour s’emparer gaiement de ses somptueuses épées, tel un gosse qui recevrait de nouveaux jouets.

«A moi, tes belles épées d’Elfe, Thôr Celeg ! Ton fëar est à MOI !» Déclama-t-il en lui flanquant un ultime coup de pied qui l’étala sur le dos. Charir resta face à lui pour se ressaisir, en ne laissant plus monter qu’un grognement, le toisant les yeux dans les yeux au travers de la visière de son casque. C’étaient des yeux rougeoyants de haine qui défiaient ceux toujours glaçants de l’elfe. Il resta silencieux quelques secondes, s’efforçant de reprendre son souffle et de recouvrer son calme tandis qu’il regardait l’Elfe agoniser. Les yeux de l’Orque rougeoyaient de haine, mais en vérité ils étaient surtout étonnamment humains et au bord des larmes. Comme sa voix au-travers du filtrage ferreux de la mâchoire de son casque, et en dépit de son teint éraillé, de son essoufflement, de la manière dont elle mâchait les jurons de stupéfaction que marmonnait l’Orque, celui-ci n’en revenant toujours pas…
Maurög n'était pas mort. Il se roula sur le sol, se relevant péniblement, le souffle coupé. L’Uruk resta coi un instant devant le spectacle…

«Regarde mon gros ! Lui montra Charir en rogne. Voilà ! J’l’ai eu ! J’l’ai eu, votre Elfe Millénaire ! Cinquante de nos frères se sont faits crever, mais j'l'ai eu votre putain d'Elfe ! C'est bon, vous êtes contents toi et Yash ? On peut rentrer au Mordor maint'nant ?»
Charir cessa de déblatérer, reprenant son souffle. En haut de la pente, la bataille était finie. La bataille... Pouvait-on qualifier de "bataille" un misérable accrochage entre deux quarantaines de soldats ? En tout cas, son parti ne se réduisait plus qu’à une pauvre dizaine d’Orques qui avaient rompu les rangs et se carapataient vers un autre flanc boisé du champ de bataille avec les Elfes aux trousses, qui entamaient leur cruelle séance de tir à l'arc journalière sur les fuyards. Ils se compteraient sur les doigts d'une seule main, ceux qui parviendraient à fuir le champ de bataille.
Derrière les lignes elfiques, laissé pour mort, Charir repéra le lieutenant Yashnarz qui gisait à genoux, embroché sur une lance…

«Allez, on bouge !» Décréta sombrement Maurög en venant prendre Charir sous son aile, le menaçant de le porter à nouveau. D'une seconde à l'autre, un des Elfes allait se demander où était passé leur Grand Général. Ils tourneraient la tête et ils le verrait lui, dressé au-dessus du corps de leur Patron mourant. Et Tous le pourchasseraient jusqu’aux foutues Portes Noires pour ce qu'il venait de faire. Mais sur le coup, Charir s’en foutait.
«Charir… lança celui-ci à Thôr Celeg. Moi c’est Charir ! Matricule 1147, 05ème Compagnie de la 18ème Légion du Mordor ! L’Orque exhiba le tatouage rouge de son matricule qu’il s’était fait faire sur le flanc droit du cou. Engendré il n’y a guère plus de dix-sept hivers ! Pour servir de chair à pique dans les premières lignes, à l’origine !» L’Orque tenait à ce que le Grand Général millénaire saisisse toute l’ironie de sa fin…
_ Allez ! Le pressa Maurög en poussant plus fort, l'entraînant avec lui.
_ Sale raclure !
_ Tu m'gaves Charir !»
L’Orque aurait voulu rester pour hurler, railler, ou déclamer mille autres propos à Thôr Celeg… Ou simplement se défouler sur le mourant pour lui faire payer la mort de ses frères d’armes. Mais les traqueurs réapparurent...
«Allez cours, vermine ! Cours !»
Des flèches se mirent à pleuvoir dans leur sillage et sur le bouclier que brandissait Maurög au-dessus de Charir. Les Elfes les prenaient en chasse, et ils étaient gagnés d'une fureur céleste. Maurög le poussa à foncer trouver refuge aux bas confins de la pente : Mirkwood.
«T’es sérieux là ?!S’écria Charir.
_ Avance, Orque !»
Les deux vilains échappèrent aux flèches et gagnèrent le couvert des arbres...



Dernière édition par Snardat le Jeu 25 Juin 2015 - 19:13, édité 12 fois
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Gaël
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Jeu 18 Juin 2015 - 19:24



(Ecoutez cette musique, s'il vous plaît, en hommage à nôtre général déchu !)



Maldagath défouraillait plusieurs Orcs tout en courant vers les tireurs à distance !

«  Je ne dois surtout pas les perdre de vue, ne serait-ce une seule seconde, ce sont peut-être des brutes mais leurs tirs sont précis !  »

Tout en courant, le Général devait zigzaguer de sorte que le tireur ne puisse l'atteindre, malgré le fait que celui-ci se soit caché. Le meneur des Elfes semblait observer tout ce nqui se passait aux alentours malgré la vitesse à laquelle il se déplaçait. Les elfes semblaient perdre de leurs organisations, aucun d'entre eux ne s'était désigné comme meneur. Les Orcs ne cherchaient pas non plus à percevoir le champ de bataille tel que pourrait le faire les chefs d'armées, non, ils ne faisaient pas ce genre de choses mais foncaient dans le tas, le problème était que contrairement au début de la bataille, ces créatures boueuses traversaient les rangs elfiques comme dans du beurre.

Il y avait tout de même une riposte, mais de plus en plus minime.

Soudain, un Orc surgit, il était très laid et semblait faible, mais Thor Celeg n'hésita pas et lui trancha le bras puis fit une croix à l'aide de ses deux épées sur sa poitrine, atteignant le coeur. Celui tituba et tomba à la renverse…

Tout se passait très vite, le Général était calme en apparence mais 'inquiètait du fait de ne voir l'arbalétrier. Il redoubla l'allure quand un Orc boiteux surgit des fourés. L'Elfe ne put s'empêcher d'admirer sa bravoure, mais ce n'est pas pour autant qu'il se retint de le clouer violemment à l'arbre.

Il courait et courait ses cheveux volait au vent et son visage était glacial, aucune émotion ne transparaissait si ce n'est une grande détermination ! Et là ! Le tireur surgit et il chargea son arbalète ! Maldagath le vit charger doucement, il était bien trop sûr de lui, le général n'était pas une cible facile ! Sauf qu'un éspèce d'Orc giganetsque, sûrement un Uruk-Hai surgit pour donner le temps au tireur de se préparer.

Le Général n'apprécia pas l’interruption de sa course effrénée et lacéra tout le corps de ce guerrier qui tomba à la renverse pitoyablement.


«  Il va tirer, il va tirer.  »

Mais là, l'Orc chargeant son arbélète eu un moment d'innatention qui suffit au Général pour s'accroupir dans les buissons. Les branches étaient cassées, cette bataille faisait beaucoup de mal à la forêt... Les arbres semblaient pleurer, ils craquaient, tremblaient, pleuraient tous ensemble...

Il décida de le laisser mijoter quelques instants, juste assez pour qu'il panique et perde de son efficacité. Maldagath devait à tout prix gagner du temps pour retourner sur le front principal et rallier les troupes !

Puis au moment propice il surgit ! Ses deux épées étaient prête, le tireur était cuit, s'en était fini…

S'en était fini oui… L' Orc, qui semblait avoir reçu l'onction de Sauron lâcha un carreau, celui alla se loger dans le torse de l'elfe, juste entre les deux plaques de l'armure…

Maldagath fut stoppé dans son élan, et ses yeux étaient écarquillés, non pas de douleur, pas encore, mais de stupeur, arrêté par un Orc. Il n'arrivait pas à faire un seul geste et là, la douleur arriva d'un coup, le carreau logé dans sa poitrine semblait avoir pénétré au plus profond... Quelque chose monta dans sa gorge, du sang... Sa tête commença à lui tourner.

Celui-ci, trop fier d'avoir touché le Général le poussa au sol et se mit à la tabasser… Le blessé se faisait frapper et le carreau remuait en lui, c'était affreusement douloureux mais il ne voulait pas pas que l'Orc sente cela. Puis son assassin déclara :

«J’t’ai eu. J’t’ai eu ! S’écriait-il. Putain… Ca c’est pour mes frères que tu viens de trucider, Charogne !» Cracha-t-il.

Maldagath tenta d'articuler quelque chose, mais seul un gargouilli émergea de ses entrailles. Cet Orc semblait avoir du respect pour ses confrères, assez rare pour un Orc.

Tout ça, ce retour, qui avait rendu heureux ses vieilles connaissances, cette envie de bataille, envie de victoire, tout s'envolait avec le peu de vie qui restait en l'Elfe, il se mourrait…

Il observa l'Orc, pendant quelques secondes, il aurait pu faire penser à un humain puis soudain.

Tout devenait flou au-dessus de lui, y compris l'Orc qui s'acharnait, les coups, il n'en sentait plus la douleur, des filets de sang s'échappaient aux commissures de ses lèvres et ses yeux regardaient le ciel… Il entendit vaguement l'Orc marmonner quelque chose et fouiller le sol.


Il fût désarmé et les Orcs partirent… Certains même le piètinèrent, à chaque bottes sur ton torse, c'était des flots de sang qui s'échappaient de sa bouche maintenant, celle-ci était entouré de rouge, soudain, les yeux du général se fermèrent.

Une larme coulait sur la joue du Général.

Il chercha des mains ses épées, souhaitant s'éteindre en les tenant, il se soucia aussi de ses troupes, il leur fallait un meneur, et puis le diplomate… Les épées avait disparu, il ne s'en était pas rendu compte.

Il était seul, au milieu de la forêt, désarmé, déshonoré, il allait mourir seul…

Il ne voulait pas mourir comme ça, alors, il regroupa toute ses forces, se releva tituba, puis retomba dans un buisson, qui lui errafla le visage... cette fois-ci, plus aucun de ses membres ne réagissait aux ordres de Maldagath...

Puis il perdit connaissance.


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Idril Felagund
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Dim 21 Juin 2015 - 1:58

Escorté de cinq compagnons, nous avancions vers l'emplacement approximatif où devait se situer le tireur qui avait réussi à faire tomber de sa selle un de nos cavaliers en lui tirant dans les côtes.
J'étais persuadé que le tireur était bien celui qui se trouvait non loin de moi lorsque je m'étais posté à l'affût avant de partir à la rencontre des soldats de Mirkwood. Par prudence, je descendis d'Arùn  et l'envoyai se mettre à l'abri. Le terrain n'était pas idéal pour un cavalier ici...
Parcourant les multiples buissons du regard, ouvrant les oreilles au moindre son qui ne viendrait pas des combats tumultueux qui se déroulaient plus loin en contrebas, je tentais de déceler la présence de l'intrus. Soudain, j'entendis le général Thôr Celeg me héler depuis le champ de bataille.

« Diplomate, approchez ! Les soldats doivent focaliser les Orcs sur eux, pendant ce temps, nous allons nous occuper de tous ces archers cachés dans la forêt.
Vers la forêt ! Amenez les vers la forêt ! Groupez-les ! 
». ordonna t'il aux elfes disponibles non loin.

Suite à ces ordres, j'allais faire signe de revenir à un de mes compagnons qui s'était un peu trop avancé, lorsque le temps sembla soudain se suspendre de lui-même. Je tournais la tête vers lui pour l'appeler, lui dire que nous devions prêter main forte au général, mais une chose colossale surgit des fourrés près de l'elfe, bondissant en rugissant comme une bête enragée sur sa proie impuissante. Je n'eus pas même le temps de crier un avertissement. Pourtant, je remarquais les moindres détails de ce saut prodigieusement élégant pour...un Uruk-Haï.
Le cri de l'ennemi résonnait dans mes oreilles, alors que ses muscles puissants se détendaient sous l'épaisse peau. Je fus un instant figé sur place, comme si l'espace d'une seconde, juste le temps de contempler cette image intemporelle, je n'avais pas le droit d'agir. Comme si Eru Ilùvatar ne voulait pas que je fasse le moindre geste. Quel sentiment étrange ! Alors que la stupeur de l'elfe commençait à retomber, l'ennemi avait dégainé et terminait son saut. Ce fut seulement à cet instant que mon corps put reprendre ses droits. Tandis que je bandais mon arc, l'elfe se fit ouvrir le ventre en deux sous mes yeux horrifiés. Un coup de lame en diagonale, rapide et puissant, et c'en était fini de l'un d'entre nous. La fragilité de notre immortelle existence me traversa alors l'esprit.

Une vieille douleur que je ne connaissais que trop bien fit irruption dans mon ventre et dans mon avant-bras droit, m'empêchant de tirer tout de suite. Ce qui fut en quelque sorte heureux, car je pus relâcher rapidement la tension, et viser convenablement. Le projectile alla se ficher dans la cuisse de l'Uruk-Haï. Celui-ci poussa un cri, mais mon tir n'avait pas suffit à le faire tomber. Pourquoi avais-je visé cet endroit ? Était-ce inconsciemment pour l'empêcher de recommencer ce saut qui m'avait tant fasciné ? Je ne pouvais répondre à cette question. Et je n'en avais pas le temps. Un carreau surgit soudain devant mon nez. D'où venait-il ?
A présent, l'Uruk-Haï s'avançait à grands-pas vers nous. A côté, deux frères d'armes avaient repérés un orque. Ce qui me rassura. Il m'avait semblé étrange en le voyant sortir des fourrés, que l'Uruk soit l'arbalétrier que je recherchais. Comment aurait-il pu tirer face à moi sans que je vois l'arbalète ? Le profil de l'Orque en question convenait davantage à l'emploi !

Je dû laisser mes deux compagnons l'affronter, car la bête de combat venait de nous prendre à parti moi ainsi que les deux autres elfes restants, avec un air menaçant qui nous disait que nous n'en menions pas large. Aussitôt, j'élaborais une attaque. Sa masse était telle que nous nous gênerions en l'affrontant tous de face. Mieux valait tourner autour de lui, aussi mis-je l'idée en application sur le champ. Amrir, qui m'avait fourni l'armure, se mit à tourner avec moi autour de l'ennemi, tandis que le dernier l'affrontait bravement de face. Il était doté d'une force physique assez impressionnante, aussi espérais-je qu'il parvienne à tenir tête à l'Uruk-Haï assez longtemps pour que nous le plantions. Malheureusement, c'était compter sans la carapace et la force brute de l'Uruk, et sans son expérience au combat. Tournoyant sur lui-même comme un ange de mort, parant nos lames et les repoussant en leur imprimant un recul considérable, la bête gigantesque qui nous faisait face tenait plus du seigneur de guerre que de la piétaille. Il ne cessait d'avancer, ses pas lourds et puissants résonnant sur le sol, et je comprit qu'il aurait vite fait de coincer bientôt l'elfe qui l'affrontait de face. J'essayai de le prévenir, mais le son de la lame d'Amrir venant heurter l'écu de l'Uruk couvrit le son de ma voix, que le stress étouffait dans ma gorge. L'elfe, se voyant coincé, tenta un coupé-tête, mais il échoua, et en un éclair, son corps séparé de sa tête gisait au sol.

« Amrir ! Prends-le par derrière ! » hurlais-je au compagnon qui me restait, tandis que je venais me placer par devant, prenant la place de mon camarade décapité. Dorénavant, je me trouvais face à un monstre de force. Ayant constaté que les coups de lame donnés par le dernier elfe ne servaient à rien, je priai rapidement le Seigneur Tulkas de guider mes bras. Prenant ma garde à revers dans un geste rapide, je prit une profonde inspiration ainsi qu'un court élan, et donnai un grand coup de pommeau dans la mâchoire de l'Uruk-Haï. Pendant un court instant, je crus l'avoir sonné considérablement. Je déchantai vite. Si mon attaque m'avait moi-même surpris, ce que fit mon adversaire me laissa cois. Armant son énorme poing d'Uruk-Haï, il l'envoya avec une force terrible droit dans ma figure ! Je n'eus pas le temps de trancher son poing tendu. Je sentis le métal de mon casque se déformer et m'enserrer le visage comme dans un étau, et des étoiles rouges firent irruption devant mes yeux, couvrant totalement mon champ de vision. Je me sentis tomber. Puis plus rien.


Ce fut l'odeur de mon propre sang qui me fit ouvrir les yeux. Il me fallut un bon moment avant de parvenir à retrouver une vision nette. Me rappeler ce qui s'était passé prit un autre sacré bon moment. Comprendre que j'étais encore en vie (encore !) ne mit que quelques secondes. Ma tête était extrêmement douloureuse, et mon visage me brûlait. Avant d'esquisser le moindre geste pour me relever, et de ce fait, montrer que j'étais toujours en vie, je jetai un long coup d'œil aux alentours afin de m'assurer qu'il n'y avait plus d'Uruk-Haï. Je me relevais doucement, et usa de toutes les forces qui me restaient pour ôter mon heaume, qui avait imprimé la forme du poing de l'Uruk. Je m'assurai ensuite que mon nez en sang n'était pas cassé. Constatant qu'il allait à peu près bien, je fus singulièrement étonné. En revanche, j'avais une sacrée bosse sur le côté de la tête, à l'endroit où l'impact avait été le plus fort.
« Bon, je suis toujours vivant. C'est l'essentiel. » me dis-je en tentant de rester positif. Soudain, la vue d'Amrir quelques mètres plus loin, reposant paisiblement à côté de sa tête, me déclencha une nausée de tous les diables. Le sol sembla se dérober à nouveau sous mes pieds, et en quelques instants, je me retrouvai à quatre pattes à terre, en train de rejeter tout le contenu de mon estomac.
Lorsque je n'eus plus le moindre reste d'aliment dans mon corps, je pus enfin commencer à me sentir mieux. Et alors, je sentis les larmes venir humecter mes yeux. Ma petite sacoche de soins, inutile aux morts, pendait à mes côtés, fidèle témoin des blessures que j'avais guéries sur le corps des autres, et de celles qui, trop enfoncées dans mon cœur, n'avait pas la moindre chance de guérison, si ce n'est avec le temps. Respirant profondément, je pris quelques secondes pour tenter de me calmer. Ce n'était pas la première fois que je voyais des compagnons morts. Mais les visages de ceux que j'avais jadis connus, et qui avaient quittés cette vie à mes côtés revenaient sans cesse me hanter dès que je combattais. « Je suis encore jeune, après tout. Le temps apaisera mes souffrances. Le général a bien dû en voir de toutes les couleurs, lui aussi...A propos de général, ou est-il passé ? » me demandais-je en regardant autour de moi. Le combat semblait terminé. Quelques fuyards ennemis, trop peu nombreux, étaient poursuivis par le reste de notre armée. Des six elfes que nous étions pour chercher le tireur, j'étais le seul survivant. En me donnant ce coup de poing, l'Uruk m'avait en quelques sorte sauvé la vie. Tant pis pour lui.
Cherchant son cadavre des yeux, je ne le trouvais pas à proximité. Ce fut un mouvement de nos archers qui m'alerta. Ils pourchassaient de leurs flèches deux silhouettes bien trop familières. Récupérant mon épée qui était tombée à mes côtés, je me lançai à leur poursuite. Le temps de rejoindre les autres elfes, j'eus tout loisir de me questionner sur la disparition du général... « Mais où peut-il bien être ? ».

Il ne restais plus d'ennemis dans la lisière de la forêt. Or la dernière fois que je l'avais vu, il m'appelait pour les chasser, avant que l'Uruk-Haï ne surgisse et nous occupe entièrement avec son compagnon Orc. Le général avait donc éliminé les intrus de la forêt, ou on s'en était occupé.
« Combien de temps suis-je resté inconscient, d'ailleurs ? Un bon moment, vu que la bataille semble s'achever. ». Ayant rattrapé les poursuivants de l'Uruk et son Orque, je sifflais Arùn. Il ne devait pas être loin, et sur ce terrain, je pouvais tout à fait monter à cheval sans que cela soit gênant pour la poursuite. Bien au contraire...


Mirkwood la Déclinante.

Mémoire de mousse et souvenirs d'écorce
les relents du passé traînent dans la brume.
L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
Rappelez-vous, mes gens,
chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
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et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
Les légendes que l'on conte encore, quelle âme leur reste-t'il ?
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Snardat
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Ven 26 Juin 2015 - 10:19

[A mon tour d'être en manque d'inspi...]

Le Lieutenant Yashnarz s’était vu mourir face à un puissant adversaire d’un coup de lance en plein cœur, tombant et mourant dignement, sur le coup. Pas gisant prostré sur ses genoux sur le sol boueux, embroché sur sa lance au niveau des intestins, agonisant misérablement au milieu des restes du champ de bataille en proie à des spasmes de douleur. Douleur atroce. Chaque inspiration lui était plus pénible que la précédente. Ses yeux étaient en larmes. Il se sentait comme un porc maladroitement égorgé et laissé à son sort. Bah, qu’il en soit ainsi… Il avait emporté un bon nombre d’Elfes avec lui. D’après les conversations graves de certains Elfes autour de lui, le Grand Thôr Celeg était introuvable… La dernière fois qu’on l’avait vu, il se dirigeait vers la position d’un certain groupe de tireurs embusqués. Avec un peu de chance, Charir avait fait son office… Ordure d’Elfe… Bon débarras, c’est tout c’qu’il méritait ! N’aurait-il pas pu simplement combattre dans sa bataille, face à Lui ? Le frère de Thôr Celeg pour ses sœurs ? Pour ses soeurs... Il se sentit partir dans le Néant, l’espace de quelques battements de cœur, avant de se reprendre... Dommage pour tous ces autres Elfes qui allaient encore vivants autour de lui, parcourant les lieux en récupérant leurs blessés pour les rapatrier. Tandis qu’ils achevaient ses volontaires sans aucune forme de pitié. En rigolant de leur "puanteur d’Orques" et de leurs "faces de porcs" même. Il était beau, le "Camp du Bien" !
Yashnarz en eut un rire amer et étouffé qui se solda par une toux et attira l’attention des Elfes les plus proches sur lui. L’un d’eux vint se tenir face à lui,  pointant le fer de sa lance vers sa gorge.
C’est alors qu’une seconde horde d’Orques fit son apparition. Surgissant de la même forêt que celle par où les Elfes étaient arrivés. A l’opposé de la troupe de Yashnarz, ceux-ci étaient pratiquement nus, avec pratiquement aucune protection, aucun équipement digne de ce nom. A l’exception de la dizaine de Mordoréens en armures qui marchaient parmi eux. Mais ils alignaient devant eux un rempart de villageois prisonniers, tandis qu’ils faisaient pleuvoir les javelots vers les Elfes. Ceux-ci eurent une riposte hésitante, avant de littéralement déserter la pente, pourchassés par les guerriers sur Wargs de Shirü. A moitié mort sur sa lance, Yashnarz ricanait de cet ultime spectacle. Bien vite, la horde de sauvageons devint la force dominante sur la pente. Les sauvageons se hâtèrent de fondre sur les dépouilles pour rafler toutes les pièces d’armures qu’ils pouvaient prendre. Se désintéressant des Elfes qui fuyaient vers leur bois, Shirü vint se présenter devant le lieutenant Orque mourant. Le dominant de toute sa hauteur en présentant un sourire aussi carnassier que son Warg. Il brandissait la bannière du Mordor, comme convenu.
Sauf que sur cette bannière étaient ficelés les têtes de ses Orques que Yashnarz avait envoyé en quête d’alliés… Ce n’étaient pas ses subalternes qui allaient en armures, c’était des sauvageons !

«Vous m’avez demandé de vous ramener vos loups, je vous les ai ramené.» Se vanta un nouveau-venu qui portait l’une des armures de ses Orques. Sous son casque fermé, sa voix était une voix douce, mélodieuse et jeune, humaine…
«Quatre-Crocs déteste cependant qu’on se permette de lui donner des ordres et qu’on le prenne pour un serf… Quatre-Crocs ne rend de compte à aucune faction, que ce soit le Grand Œil, le Cheval ou l’Arbre Blanc… Il préfère vous laisser vous entretuer stupidement avant de venir récupérer votre fer et manger vos entrailles avec ses frères Orques… Ses Wargs ont faim, aussi.»


Charir et Maurög coururent droit devant eux. Coururent, coururent parmi les arbres, des arbres à perte de vue, qui les toisaient de toute leur hauteur, sévères et menaçants. Bien que ce ne soient pas les arbres le vrai la vraie menace, c’était plutôt les Elfes qu’ils étaient susceptibles de camoufler… Sans parler de leurs éventuels poursuivants… Charir se surprit à souhaiter que ce soit le cas. Que les Elfes tentent donc de le pourchasser. Qu’ils le traquent, qu’ils le prennent pour un sanglier ! Le corps-à-corps brutal dans sa position de tireur et son combat contre le Grand Général lui avaient chauffé les tripes et l’Orque était avide d’autres tueries d’Elfes à présent. Ca, c’était son côté Troupe de Choc qu’avait forgé en lui Thurgix…    
Quand Maurög estima qu’ils s’étaient suffisamment éloignés du champ de bataille, il leur fit faire halte pour se dissimuler contre le large tronc abattu d’un arbre. Sa largeur faisait le double de leur taille accroupis.
Ils épièrent tout bruit, tout signe qui trahirait la présence de leurs poursuivants. Longuement. Mais le silence régnait, hormis les chants des oiseaux et les bruissements de la forêt. Charir finit par souffler et lorgna en coin son compagnon Uruk. Là il réalisa à quel point Thôr Celeg ne l’avait pas manqué...

«C’est pas vrai… Marmonna Charir. T’es ouvert comme une carcasse mon pauvre Uruk !
_ C’est superficiel, dénigra simplement Maurög en haussant les épaules, sans cesser de guetter.
_ C’est superficiel ?! On pourrait ramer dans l’sang qui t’ruisselle du dos ! Allez viens, c’est bon, on les a semés. J’préfèrerais qu’on oblique et qu’on retourne dans le Val maint’nant. Pas question de faire deux-cents kilomètres à pied dans une forêt d’Elfes !»



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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Ven 26 Juin 2015 - 22:10

Dans la forêt, pendant plusieurs minutes, il y eut une grande agitation, des cris étouffés, des bruits de pas, des rires, des épées s'entrechoquant puis le silence... Un silence pesant, comme si une seule respiration pouvait rompre ce calme et déchaîner les cieux... Les cieux justement, le ciel se couvrait et bientôt, l'orage éclata ! Un orage comme on n'en voit que très peu souvent ! Les éclairs étaient légions et la pluie qui se mêlaient au sang transformait la belle forêt en un lieu sinistre et affreusement inquiètant !


Tandis qu'a l'endroit ou le défunt général avait disparu, un orc semblait souffrir, il avait été réjoint par des Orcs, mais ceux-ci ne semblaient pas être du même coté que ceux ayant attaqué les elfes !

Les elfes justement, ils se repliaient vers la forêt, certains semblaient fuir là ou d'autres poursuivaient des troupes d'Orcs isolées...

Cette bataille auparavant si bien préparées du coté des Orcs, si bien menée du coté des elfes étaient devenue une belle pagaille dans laquelle les Orcs et les Elfes jouaient au jeu du chat et de la souris !

Globalement, il n'y avait ni vainqueur ni perdant, mais aucun des elfes ne savaient où donner de la tête car il y avait des Orcs partout dans la forêt ! Tous se passait vite, certains soldats du mordor plus résistants que d'autres contraient les redoutables attaques elfes et réussissaient parfois à faire des victimes. La désorganisation régnait chez les Nandors !

Un éclair surgit près de la forêt, l'orage était au-dessus de du royaume, comme s'il souhaitait illustrer cette bataille.

Malgré tout ça, des Orcs, des bandits réussissaient quand même à se faire plaisir en pillant tout ce qu'il pouvait sur les cadavres !

Soudain, des Orcs surgirent au Val, ils étaient sortis de la forêt à toute vitesse ! Quand je dis à toute vitesse, c'est vraiment à toute vitesse ! En fait, c'est parce'qu'ils étaient poursuivi par une petite dizaine d'Elfe !


(HRP : A présent, écoutez cette musique et continuez de lire et ne lisez pas trop vite sinon ça ne sera pas syncro ^^ J'aime quand c'est syncro ! Smile



Des bandits se joignirent à cette course effrénée, bien qu'il ne savaient pas vraiment qui poursuivre avec leurs armure volées !

Et à ce moment, d'autres Orcs surgirent, ils criaient autant que leurs poumons le leur permettaient !

Dès qu'ils furent sorti de la forêt, il se plièrent en deux et se regardèrent les uns et les autres !


_ C'est bon, on l'a semé ?

_Ouai, j'pense !

Alors, la poursuite minable entre Orc, Elfe et Bandits s'arrêta ! Ils regardèrent les essouflés, et soudain…

Un éclair illumina le Val d'un couleur froide.

Quand tout le monde vit à nouveau, les trois Orcs essouflés n'avaient plus de têtes.

La chose qui les avait tuée sortie alors de l'ombre, elle avait l'air bancale et s'appuyait sur un arbre.

Et là, les Orcs, les bandits et les Elfes écarquillèrent les yeux, la chose était…

MALDAGATH...


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Idril Felagund
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Sam 4 Juil 2015 - 1:07

Je n'eus à attendre Arùn que quelques minutes après mon appel. Accourant au galop vers moi, hennissant, les naseaux frémissants, il semblait avoir parcouru un marathon. Je saisis le pommeau de la selle en pleine course, et dû faire un sacré saut pour parvenir à monter au vol, avec le poids de l'armure en plus.
Caressant l'encolure de mon ami tandis que nous parcourions les bois à toute vitesse, je songeais que quelques soins pour lui ne seraient pas de trop sitôt que nous aurions un peu de répit.

"Merci d'être arrivé aussi rapidement. Courage, nous les attraperont certainement. Ici, c'est notre domaine, et ils ne peuvent espérer nous échapper." soufflais-je à Arùn, déterminé.

Notre petite troupe volait à travers la forêt, semblable aux bourrasques du vent qui voit tout, auxquelles rien ni personne ne peut échapper. L'une des deux proies devait saigner abondamment, car la litière sylvestre était par endroits tachée du liquide ignoble, à un tel point que je pouvais presque en sentir l'odeur... Soudain, le vent se tut, et notre course s'arrêta. Précautionneusement, nous descendîmes de nos montures, qui ne firent pas le moindre bruit, habituées à rester silencieuses lorsque la situation l'exigeait. Quelques sons nous parvinrent. Ils n'étaient plus très loin, et couraient toujours.
Laissant sur place les chevaux, nous continuâmes à pied notre poursuite. Je fis signe à quelques-uns de se placer en hauteur afin de voir quelle direction ils prenaient si nous ne parvenions pas à les attraper. Mais au fond de moi, je pensais que la précaution n'était pas nécessaire. Je pouvais clairement entendre la respiration bruyante de l'un des deux. Je n'eus pas besoin de l'analyser longtemps pour comprendre qu'elle appartenait à l'Uruk. Bientôt, les bruits de pas s'arrêtèrent. Ils étaient tout près. Avisant non loin un énorme tronc d'arbre qu'une tempête avait dû déraciné depuis déjà un moment, je désignais l'emplacement, et donnait quelques directives. Les elfes se planquèrent immédiatement, et en quelques instants, il n'y eu plus que des arbres et des fourrés à perte de vue pour l'ennemi.
Dans la majestueuse cathédrale forestière, seul régna alors le chant des oiseaux et la psalmodie de la vie animale qui continuait paisiblement son cours. La tension était cependant palpable, car l'Uruk était méfiant, et je pouvais le sentir aux aguets. Ce fut le cas pendant encore de fort longues minutes, que nous passâmes à attendre patiemment que les proies fassent un mouvement pour sortir de leur cachette. De toute manière, ils étaient mûrs à point pour la capture. Ou la mort, s'ils ne faisaient pas un signe de reddition.

"C’est pas vrai... T’es ouvert comme une carcasse mon pauvre Uruk !" entendis-je couiner une voix étrange.

"Certainement celle de l'arbalétrier..."

L'autre était toujours sur ses gardes. Je pouvais presque le voir fixer nerveusement autour de lui tant il dégageait de stress.

"C’est superficiel" répondit-il.

Je jetais un coup d'œil à l'un des elfes, qui semblait amusé. Lui aussi patientait. Nous avions tout notre temps, et j'étais curieux de savoir ce que les deux compères allaient dire ou faire. "Me voilà en pleine observation de la vie sauvage, c'est le cas de le dire !" pensais-je, intérieurement hilare. Un sourire espiègle se dessina sur mes lèvres. J'avais beau être techniquement posté à l'affût de deux ennemis qui se baladaient librement sur notre territoire, je ne pouvais m'empêcher de trouver la situation passionnante. J'eus un instant l'impression de retrouver mes sensations d'enfance, lorsque je passais parfois de longues heures à observer une araignée enfermant soigneusement dans son cocon sa collation de midi, ou encore un troupeau de daims lapant gracieusement l'eau d'un ruisseau. Ici aussi, j'avais la sensation d'être en paix, attendant simplement la suite.

"C’est superficiel ?! On pourrait ramer dans l’sang qui t’ruisselle du dos ! Allez viens, c’est bon, on les a semés. J’préfèrerais qu’on oblique et qu’on retourne dans le Val maint’nant. Pas question de faire deux-cents kilomètres à pied dans une forêt d’Elfes !"

"Penses-tu, mon ami ! Non seulement vous ne nous avez pas semés, mais en plus, vous êtes comme la pomme sur le point de se décrocher de la branche, trop mûre..." exaltais-je. Je fis un signe discret afin d'annoncer que l'assaut serait sous peu donné, mais alors, un éclair d'un blanc aveuglant transperça la cime des arbres, et le tonnerre gronda fortement. "Tiens, voilà l'orage qui vient...je ne m'y attendais pas, c'est curieux...Il ne faisait pas lourd pourtant..." songeais-je, surpris. Tandis que j'avais cette pensée, une pluie épaisse se mit à tomber sur nos têtes, et bien évidemment, elle ricocha sur nos armures en déclenchant un infernal cliquetis de métal. Ce fut le signal de l'attaque. Sautant hors de nos planques, nous nous jetâmes vers les deux combattants, mais ceux-ci, avertis de notre attaque par le son de la pluie sur nos armures, avaient réussi à prendre un léger temps d'avance, et la surprise que j'avais voulu ménager avait été réduite à néant par ce surprenant changement de temps. Réfléchissant rapidement, je tirais mon arc et l'ayant bandé, je m'apprêtais à tirer sur le frêle arbalétrier, lorsque soudain, ma vision se troubla. De violents maux de tête l'accompagnèrent bientôt, et je dû me mettre à l'écart. Tout était flou autour de moi, et l'espace d'un instant, j'éprouvais une peine terrible pour me maintenir debout. Finalement, je renonçais et m'assis, caché par d'épais fourrés. J'entendis vaguement que la poursuite reprenait, des bruits de galopades précipités se faisant entendre, mais j'étais bien incapable de rejoindre les autres. "Mais qu'est-ce qui m'arrive...?"

Je tâchai de respirer lentement, fermant les yeux pour calmer la douleur lancinante qui irradiait dans ma tête. "Je crois que je suis en train de subir les effets à retardements du coup donné par l'Uruk..." compris-je. J'espère que cela ne va pas durer trop longtemps tout de même...Ah, mais suis-je bête, j'ai de quoi calmer les maux, dans ma sacoche !" me rappelais-je soudain. J'ouvris mon petit sac de soins, et en tirais une petite fiole étiquetée contre ce genre de soucis. Dosant le liquide avec le bouchon, j'avalais le remède, et patientais, toujours semi-allongé derrière mon buisson, le dos appuyé contre le tronc d'un arbre. Bientôt, mon corps se calma et ma santé revint à la normale. J'entendis soudain un bruit de course non loin. Me retournant pour guetter, je vis Arùn arriver en trottant. "Ah, tant mieux... je respire...!".
Je me relevais avec précautions, mais la forêt ne tournait plus autour de moi, et je repris la course, retournant vers le champ de bataille, où je me doutais que les elfes avaient poursuivis les deux fuyards.

J'arrivais au niveau de la lisière de la forêt, lorsqu'un autre bruit de galopade se fit entendre, cette fois accompagné du martèlement lourd de pas de soldats bien équipés et...de gémissements ! J'amenais rapidement Arùn se cacher, et je grimpais moi-même à un arbre. Habitué au poids de l'armure, je parvins à être plus leste et l'escalade se fit en un temps record ! Heureusement d'ailleurs, car déjà, je vis un nombre d'ennemis incroyable arriver, tenant sévèrement en otage devant eux, comme des boucliers, nombre de villageois de tous âges et de tous sexes. Ces guerriers ne semblaient pas appartenir à la même caste que les orques que nous avions affrontés. Ils semblaient plus sauvages encore, plus menaçants, et moins soudés. Ils se précipitèrent vers les cadavres, se hâtant de les dépouiller avidement de leurs possessions morbides. D'autres se jetèrent sur les elfes, et la situation changea alors du tout au tout. En quelques minutes, je vis affluer vers la lisière nombre de mes frères poursuivis par des brutes ricanant de toutes leurs dents jaunâtres. Scrutant la plaine pour tenter de me faire une idée globale de la situation, je ne pus que remarquer que le chaos régnait partout. Dans tous les sens, des orques poursuivaient des elfes, ou l'inverse. A chaque recoin, on pillait, on se battait, on hurlait...les coups résonnaient dans tous les sens...lorsque un silence assourdissant s'étendit soudain sur cette marée indescriptible de confusion. Un éclair formidable zébra le ciel, fendant l'air comme si Eru Ilùvatar en personne assenait un coup de son épée sentencieuse sur la plaine. Je fus obligé de fermer les yeux tant cette lueur était aveuglante. Lorsque je les rouvrit, je remarquais que quelques orques avaient été dépossédés de leur tête...
"Mais qu'est-ce qui se passe ici ? C'est n'importe quoi...Mais, attends un peu voir...Voilà que le Général réapparaît !" Moi qui le cherchais...Cependant, il avait l'air mal en point...Il semblait bancal, incapable de se tenir droit sans un minimum d'aide de l'arbre contre lequel il s'appuyait. Constatant que personne ne faisait plus le moindre mouvement, je sautais au bas de mon perchoir, et me précipitais au secours du général. Il avait la tête de quelqu'un qui revient de loin...
Alors que j'accourais vers lui, j'entendis un elfe dire qu'il le croyait mort. "Mort ? Il m'a l'air bien vivant ! ...Pas en excellente santé, c'est certain, mais tout de même pas sur le point de passer de vie à trépas...Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? J'ai loupé quelque chose ?" réfléchissais-je intensivement.
Lorsque je parvins aux côtés du général, je fis un court salut, inquiet pour son état de santé. Son air était curieux, et mon instinct me conseilla de ne pas le toucher...Quelque chose de bestial émanait de lui...Cette sensation me surprit fortement, et je m'entendis lui demander si il était gravement blessé, et s'il avait besoin de soins.


Mirkwood la Déclinante.

Mémoire de mousse et souvenirs d'écorce
les relents du passé traînent dans la brume.
L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
Rappelez-vous, mes gens,
chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
Mirkwood la Belle
et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
Les légendes que l'on conte encore, quelle âme leur reste-t'il ?
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Mar 7 Juil 2015 - 10:54

Les derniers Mordoréens furent pris d’une panique mêlée de désespoir qui les gela sur place tandis que Thor Celeg surgissait face à eux en décapitant en un éclair trois des leurs. La plupart des ultimes survivants hésitèrent avant de se jeter sur le général Elfe. Le dernier reculait en secouant la tête, refusant d’y croire :
«Tu étais mort ! Tu t’es pris un carreau !» balbutiait-il, apeuré. Ne resta rapidement plus que lui en vie face au général. Tremblotant et tenant maladroitement son épée face à sa Némésis elfique :
«T’étais mort ! J’ai vu Charir te le mettre en pleine poitrine, ce carreau !» Répéta-t-il, sans oser attaquer…


Sur la pente, un cor retentit. Le cor du chef des bandits rappelant ses chiens à revenir à ses pieds. La phase de pillage était terminée, et ses Orques, ses Hommes aussi, car la meute était mixte d’Orques et d’Hommes, se détournèrent de leur chasse à l’Elfe pour revenir à lui. Le gros de ses sbires revêtus de pièces d’armures et d’armes orques et elfiques dépouillées sur les morts. Un spectacle assez grotesque en vérité, et d’autant plus sous la pluie qui leur donnait l’allure de chiens mouillés et que la plupart. Ses prisonniers en guise de rempart mobile pour l’arrière-garde, la troupe de bandits sauvageons alla pour s’éclipser comme elle était venue, se refondant dans les bois en direction du nord. Non pas parce qu’ils craignaient les Elfes ou la résurrection de Thor Celeg, n’ayant même pas idée de celui qu’ils avaient face à eux, s’en moquant éperdument à vrai dire, mais simplement parce qu’ils estimaient avoir eu leur content de chaos et de butin, et parce qu’ils étaient des prédateurs, pas des guerriers. Les cavaliers Wargs en revanche, eux, étaient d’humeur chasseresse. Menés par deux Orques à l’allure tribale, l’un grand et athlétique à la peau marron et un autre à la peau d’un gris verdâtre et à la longue chevelure noire, la demi-dizaine de guerriers montés sur leurs loups s’élança vers le sud en quête d’autres proies à dévorer. Des proies plus faciles, plus inoffensives et vulnérables que des soldats Elfes.





Charir fut envoyé bouler au sol par la grosse patte de son compagnon Uruk. Éructant d’indignation, il frappa le sol du poing. Maurög continuait à le prendre pour un mioche, le mettant hors jeu pour mieux plonger seul au milieu des Elfes… Le pire, c’est que tous les Elfes étaient rivés sur Maurög et semblaient avoir oublié jusqu’à son existence. Visaient l’Uruk, accouraient vers lui sans le voir lui, l’Orque lambda. Se sentant franchement insulté, Charir se releva d’un bond, tirant l’une des lames elfiques de Thôr Celeg. Fit claquer son arbalète. Un carreau foudroya la colonne vertébrale de l’Elfe le plus proche, qu’il projeta du pied au milieu de l’affrontement, autant sur son compagnon que sur les salopards d’en face. Il se délesta de sa fidèle Amante pour se jeter dans le tas à son tour, et une mêlée brutale s’engagea entre le duo Orocuen et cette nouvelle demi-douzaine d’Elfes qui les avaient pourchassés jusqu’ici.
Croyant pouvoir les rabattre sur le maudit champ de bataille. Les prenant pour des sangliers… Charir assumait d’être le roi des crétins, mais c’était un militaire et un vétéran. Entraîné. Endurci par la guerre. Et fier. Ceux qui le prenaient pour un jambon verraient leur faciès réduit à l’état de pulpes sanguinolentes.
Un peu comme cet Elfe qui se donnait des allures froides comme la mort et raide comme la justice, tandis qu’il fendit impétueusement l’air de sa lame pour lui scinder la tête. Charir esquiva avec vivacité et lui péta une rotule de son pied.

L’expédia à terre hors de son chemin sans ménagement tandis que celui-ci s’effondrait en hurlant. Se jeta sur un autre Elfe qui approchait pour rejoindre le combat en le percutant pour le prendre à part. Les deux roulèrent à terre, l’Orque agrippé à l’Elfe et s’empoignant mutuellement leurs bras armés. Charir joua de la force dans ses pattes et dans ses bras pour lutter et se retrouver en position dominante… Un peu comme avec ses charmantes compagnes les plus vivaces, songea une partie coquine de Charir. Sauf qu’au lieu de mordiller l’Elfe pour faire monter sadiquement le plaisir, Charir martela brutalement sa mâchoire du pommeau de sa lame elfique, pulvérisant sa belle dentition. Un autre se précipitait dans son dos… Bavant de rage entre ses crocs, Charir empoigna la lame de Thôr Celeg, une main sur le bout du pommeau ensanglanté, l’autre sur la base de la lame. Il se projeta hors du sol en plein dans l’Elfe en mugissant, en s’obnubilant à plonger la lame elfique au-travers de son armure, dans son sale foie. Ils tombèrent ensemble à terre, Charir plaqué sur son torse. L’Elfe vomissant du sang sous son nez tandis qu’il le regardait mourir, ses yeux emplis de rage dans ceux de l’Elfe qui ruisselèrent de larmes de douleur.
Charir sentit sa furie meurtrière redescendre en lui tandis qu’il expirait par saccades, le souffle lourd comme celui d’un taureau, la pluie torrentielle ruisselant sur lui... C’est comme ça qu’on sème ses poursuivants chez les Orques, songea Charir avec une ironie amère. En les taillant en pièces jusqu’au dernier sans la moindre forme de pitié.
C’était fini...

Araurcq était fini... Borcip était fini… Orchar était fini... Et pour tous ses frères et sœurs de Légion sur la colline, c’était pareil… Jamais plus ils ne se prendraient la tête, jamais plus ils ne mêleraient leurs chants au sien dans les marches... Maudit soit le vieux Yash qui avait mené ses frères à une mort misérable juste pour satisfaire son avidité de «mort glorieuse» et de servitude aveugle envers l’Oeil... Puisse-t-il être mort dans d’atroces souffrances. Charir le reniait de la Fratrie.

Dans son dos, Maurög qui avait massacré ses propres adversaires, marcha à grands pas jusqu’à l’Elfe à qui il avait cassé une jambe. Celui-ci tentait désespérément de se relever, était parvenu à se remettre sur un genou ; Maurög lui faucha impitoyablement le cou et fit voler sa tête en passant. Puis il avança vers celui à qui Charir avait ruiné la dentition. L’Elfe rampa en arrière apeuré et tenta pathétiquement de se redresser et de frapper de son arme, mais l’Uruk para avec force et expédia la lame de l’Elfe dans la nature. Maurög se dressa face à lui de toute sa hauteur.

«"Chfais fas vous sufflier, face de forcs !» Cracha-t-il en articulant tant bien que mal, dans un râle pathétique…
Charir retira solennellement son casque sévère, révélant sa «face de porc»… En vérité Charir s’était déjà vu dans le reflet miroitant de l’eau d’un fleuve… Ses traits étaient plus proches de ceux de l’Homme que ceux du Porc. Certains de ses camarades morts sur la colline étaient de vraies faces de porcs...

«Parce que tu crois qu’on aurait eu pitié de toi, après ce que vous avez fait à nos potes ? Méprisa sombrement Charir... Maurög. A toi l’honneur.»
Charir plongea des yeux victorieux et mauvais dans ceux de l’Elfe agonisant sous lui tandis que retentissait l’impact métallique et organique de la hache de l’Uruk passant au-travers de l’armure et se plantant dans les entrailles de l’Elfe…
«Tes frères pour les miens.»
Charir prit sa seconde lame elfique et abrégea les souffrances de l’agonisant, avant de retirer avec peine la première lame, dont il essuya le sang.
L’Uruk récupéra pour lui l’arbalète, que Charir lui reprit jalousement.

«Faut qu't'arrêtes de m'traiter comme un avorton ! Lui reprocha Charir. Je SAIS me battre !
_ Arrête de pleurnicher, petit Orque.» Coupa court Maurög.

Le duo s’éclipsa. La pluie perçant au travers des arbres et rendant le sol boueux, les faisant patauger dans leur course. Maurög avait encore gagné quelques entailles, et deux nouvelles flèches s’étaient plantées dans son corps. Pourtant l’Uruk gambadait, tranquille. La bouche en cœur, presque. Charir qui s’en était miraculeusement tiré indemne, était à la traîne derrière lui...

«Allez Charir !» Le pressa l’Uruk…
Plusieurs raisons de râler et de souler l’Uruk se massaient aux frontières haletantes de sa bouche. Charir avait envie de pousser un coup de gueule, de se disputer avec l’Uruk pour se calmer les nerfs. Tout lui resta coincé en travers de la gorge, refoulé par la pensée de ses frères de Compagnie tombés et pourrissant maintenant à tout jamais en Mandos...
«Charir ?» Se stoppa l’Uruk en remarquant son état... Avant même de le réaliser, Charir s’était mis à pleurer…
«Allez viens, p’tit gars… Ca va aller…»
_ Non, murmura faiblement Charir... Non, ça n'ira pas...»
Rien n’irait…
Un autre Elfe surgit de nulle part entre le duo, en lui enfonçant sa lance en plein ventre... Charir se plia en poussant un râle bestial, prostré de douleur en bavant entre ses crocs. Tomba au sol en tenant la lance entre ses mains tremblantes… L’Uruk rugit de stupéfaction et se jeta sur l’Elfe. Charir s’effondra dans l’herbe, l'herbe qui démangeait et la boue. Nauséeux et ouvrant la bouche tel un poisson hors de l’eau. Mordant la poussière. Il ne percevait déjà plus que des échos sonores agressifs du combat qui faisait rage juste au-dessus de lui… Charir se sentait partir…
Le corps étêté de l’Elfe s’effondra non loin.

«Je te tiens p’tit gars !» S’empressa de l’appeler l’Uruk en le saisissant et en le pelotonnant contre lui… Réconfortant...
«Reste avec moi !»
...







...



...Charir !

Je m'éveille en sursaut, accroupi dans la bétaillère de l'antre... En proie à des sueurs froides me dégoulinant plein le dos et sur le front, les yeux exorbités de terreur... Parcouru de tremblements, m'enserrant frénétiquement de mes bras...
Froid glacial, silence de mort dans l'antre endormie... Comme celle de mes rêves...
Charir... J'ai vu Charir dans mes cauchemars... Camouflé dans la pénombre des tunnels de l'antre de mes rêves... Sa silhouette frappait mélancoliquement du poing dans la paume de sa main... Notre manière d'évoquer les jeux de luttes auxquels on s'adonne après le Service depuis qu'il m'a pris enfant sous son aile... Le rythme du poing tapant dans la paume produisait un écho spectral dans le couloir...  Charir... Charir est mort ?! Je... Non... C'est pas possible... Pitié... Dîtes-moi que Charir n'est pas mort ! Pitié !


[ https://www.youtube.com/watch?v=zvR2AjbszwQ ]





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Gaël
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Sam 15 Aoû 2015 - 16:09

La pluie ne s'arrêtait pas, et à présent, une atroce odeur d'un mélange de boue et de sang se faisait ressentir. Les combattants s'enlisaient misérablement et petit à petit les Orcs se retiraient...

Le général était là, appuyé sur l'arbre, une épée elfique à la main. Ses yeux étaient avaient un reflet étrange, orange, injectés de sang, il n'observait plus le champ de bataille de son œil tactique mais crachait du sang et semblait même grogner...

Et là, un soldat s'approcha, non, c'était le diplomate mais Maldagath ne semblait pas le reconnaître, celui-ci lui demanda :


- Etes-vous blessé ?

L'interressé s'apprêtait à répondre quand un cor, un cor puissant et violent couvrit la pluie... A ce moment là, le Général poussa Idril de la main et s'en alla en courant dans la forêt ! Ses soldats n'avaient toujours pas bougé est étaient resté interloqué, puis à nouveau le silence, la pluie et rien d'autre. Qu'est'ce que le Général comptait faire ? Il n'était pas en état.

Revenons en donc à nôtre Général soi-disant mourant. Tandis qu'il courait à toute vitesse vers le lieu où le corps avait retenti, l'elfe jeta son épée par terre et ramassa une massue orc agrémentée de clou.

C’est là qu'il tomba face au chef des bandits Quatres-Crocs, ses hommes se regroupaient à présent autour des prisonniers...


- Attend, tu es un Elfe toi ? Tu es seule ? Ah ha ha ! Tu pense pouvoir nous vaincre, nous ?! On a des prisonniers, gars amenez-les !

Maldagath fixait le chef tandis que trois prisonniers étaient amenés, deux hommes et une femme d'un certain âge.


- Alors, poses tes armes, rends-toi et aucun mal ne leur sera fait !
Mais l'elfe se mit à avancer, sans s'arrêter de fixer le chef sûr de lui... Il ne titubait plus, ses cheveux d'un noir de jais étaient collés à son visage devenus bestial.

Musique à écouter s'il vous plaît merci, typiquement SDA tout à fait #SNARDAT:
 

Puis il frappa au cou la vieille femme qui tomba évanoui, l'homme prit un  coup de poing dans la machoire et s'écroula lui aussi et le dernier en tentant de fuir se vit asséner une frappa du pied dans le thorax :

- Mais... Qu'as-tu fait ? je pensais que...

- Tu pensais quoi ? La voix de Maldagath était froide, tranchante.

Ce fut là qu'il leva la tête, ses yeux étaient rouge et des veines apparentes sur son visage le rendait effrayant. Il se précipita sur les bandits à porté et s'ensuivit une destruction sans pareille, jamais on n'avait vu un elfe se battre avec tant de rage, ni avec une massue orc, il déchirait, découpait, démembrait, décapitait. Tous fuyaient mais impitoyablement Maldagath les rattrapait par leurs armures et les abattait, il faisait ça parfois à genoux, tandis qu'il en rattrapait un, il combattait un autre tout en donnant de violent coup de pied dans le dos d'un bandit. Avec des cris de rage, l'elfe se jetait sur tout ce qu'il voyait, bandits ou prisonniers, une rivière de sang recouvrait bientôt le sol d'habitude si vert !

Certains tentaient parfois de riposter, mais face à un elfe, ils n'avaient aucune chance,  celui-ci ne se battait plus avec grâce, non, plutôt comme un monstre, se jetant sur ses proies. Les corps tombaient à chaque seconde, c'était épouvantable !

Quatres-Crocs se jetta dans la bataille et réussit à asséner plusieurs coup à Maldagath, lui faisant même perdre son arme... mais celui-ci ne semblait rien sentir, le chef des bandits n'y allait pourtant pas de main morte, il tentait le tout pour le tout et l'elfe parait avec ses mains oui, ce combat était franchement impressionnant, la pluie ruisselait sur leur visages, leurs armures étaient trempées de sang et de boue, puis Maldagath assomma son adversaire d'un coup de poing bien placé. L'elfe récupéra son arme et leva la tête vers le deux dernier survivants.

Restait maintenant les deux Orcs, l'un solidement arnaché à son warg, tenant un enfant en guise de bouclier, la seconde, une Orc aussi sur son warg. Les deux chargèrent et celui-ci de la femelle Orc réussit à encastrer le Général dans un arbre, mais celui se mit à frapper le Warg avec une telle rage que la bête sembla prendre peur juste avant de prendre le coup fatale dans la mâchoire, sa cavalière ne tint pas longtemps non plus, son casque n'était apparemment pas assez solide...

Ce fut alors que le deuxième Warg chargea à nouveau mais l'elfe se mit à genoux et lui faucha les pattes. Le destrier de l'Orc tomba à la renverse, il éspérait que l'enfant serait un bouclier efficace, et ce le fut, pendant un instant, Maldagath sembla désorienté, il observa l'enfant et son visage se radoucit, cela suffit à l'Orc qui se jeta sur lui, le frappa des dizaines de fois au visages. L'enfant en profita pour fuir en pleurant et en criant à travers la forêt. L'elfe ne ripostait plus, il encaissait et ne faisait rien, l'enfant en avait profité pour fuir. L'orc était réjoui, ses mains étaient à présent tachée du sang d'un général elfe, rien ne lui aurait fait plus plaisir... Il lui donna des coups de genoux dans le ventre mais retenait son Warg, préférant s'occuper seul du général, et à main nue ! Grave erreur, au moment où l'Orc leva son épée, Maldagath lui attrapa le bras, grogna et retourna l situation, le Warg se jetta sur lui... Trop tard, il fit une roulade de coté et la bête piétina l'Orc, pourtant quelques instants auparavant au sommet de sa gloire... Mais hargneux, il se releva et aux cotés de son Warg, courut vers l'Elfe, qui avait repris du poil de la bête, au sens propre, il était dans une position étrange, comme un prédateur attendant ses proies... Au dernier moment il fit un pas de coté et le Warg se prit les pattes dans les cadavres et chuta, le Général ramassa une épée grossièrement taillée et lui planta dans la tête. Mais le dernier survivant, l'Orc se jeta sur lui, sans succès, Maldagath l'attrapa par le cou et le projeta par terre, il attendit qu'il tente de se relever pour lui asséner un violent coup de pied dans le menton et finit par lui trancher la gorge à l'aide d'un couteau.

Mais Quatres-Crocs s'était relevé et s'approcha furtivement de Thor Celeg... Malheureusement, il ne se montra pas assez discret et sa cible se retourna, lui prit son poignard et tenta de l'éventrer. Le combat qui suivit fut bref, Quatres-Crocs n'avait aucune chance, et ne voulant pas se faire tuer de la main d'un elfe, il se jeta dans la boue, prit une épée et essaya de se trouer le ventre. Mais Maldagath écrasa son pied sur la main du chef, la main tenant l'épée.

- Raté. Dis l'elfe, un sourire sadique avant de planter le poignard dans le ventre du dernier survivant de ce massacre...

Après ça, Maldagath tituba,tomba à genoux et écarquilla les yeux en observant ce "champ de bataille"... Ses yeux reprirent une teinte verte, les veines disparurent petit à petit  mais les blessures étaient bien là... Il avait cédé au poison qui coulait dans ses veines mais cela lui avait sauvé la vie...


C'est là que les prisonnier se relevèrent, ceux qu'il avait frappé ! Il n'étaient pas mort, l'Elfe aurait-il réussi à se maîtriser en partie lors de l'affrontement ? Toujours est-il qu'il tomba à la renverse, inconscient, mais pas mort...

[i]Les prisonniers, qui n'en étaient plus l'observèrent :


- Achevons-le, il a voulu nous tuer !

- Non, il voulait nous épargner en nous frappant, les bandits nous croyant mort nous ont laissé tranquille, dans le cas inverse, nos ravisseurs nous auraient tué...

- Quoi ?

- S'il voulait nous tuer il l'aurait fait, croyez-moi...
[/i]


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Idril Felagund
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MessageSujet: Re: Poursuite au Val d'Anduin    Dim 16 Aoû 2015 - 1:50

Le Général n'était définitivement pas dans son état normal. Les flammes d'Utumno brûlaient dans ses yeux, qui semblaient perdus dans le vide. Il voyait sans voir. Il ouvrit la bouche pour répondre à ma question, mais il ne semblait plus lui-même. Alors que la réponse allait franchir ses lèvres, le son d'un cor retentit plus loin dans la forêt. Visiblement, un cor Orque. Pourtant, sa sonorité ne me rappelait aucunement les cors du Mordor. Tournant la tête du côté de la forêt pour voir si de nouveaux ennemis approchaient, je me retrouvais soudain propulsé contre un arbre.
Bondissant sur mes pieds pour voir d'où venait le coup, je compris avec stupeur que c'était le général qui venait de me pousser avec autant de violence !
Il partait en courant vers les bois, comme attiré par cet appel martial, sans se soucier aucunement de ses hommes ! Ce fut à cet instant que je compris que quelque chose n'allait pas, qui dépassait la simple blessure, le simple étourdissement. Un général de la trempe de Maldagath, qui court seul vers l'ennemi sans même prendre le temps de demander une monture ou de donner ses directives ? Improbable, et impossible. L'Homme qui courait vers la forêt n'avait plus rien de celui que j'avais rencontré avant la bataille. Et j'avais tout intérêt à en savoir plus.

Sur le terrain, les ennemis avaient désertés ou étaient morts. Ne restaient plus que ceux de nos troupes qui avaient survécus. Complétements désorientés par l'attitude de leur général, ils ne savaient plus quoi faire et se regardaient, complétement interloqués. Dans les rangs, on chuchotait, on murmurait, on se questionnait à voix basse...Certains me regardaient d'un air étrange, se demandant certainement ce que j'avais bien pu dire au général pour qu'il se lance ainsi dans la forêt.
Leur attitude était compréhensible dans un premier temps. Mais au lieu de finalement se rassembler et sécuriser le terrain, ils continuaient à rester inactifs ! Ce qui commença à me monter au nez. Parbleu, il y avait dans ces rangs des soldats bien plus âgés que moi ! Qui avaient certainement plus d'expérience de la guerre ! Mais apparemment non. Tout le monde semblait attendre que je dise quelque chose. Et en attendant, le général avait disparu.

«Mais c'est pas vrai ! » pensais-je, tentant de retenir mon agacement. « Bon, je sens que si je ne dis rien, ils vont continuer de me regarder comme des carpes dans le panier d'un hobbit ! ». M'avançant vers le plus gradé des soldats qui avait survécus, je prenais pour la première fois la place du général, ce qui me fut particulièrement gênant. « Je suis diplomate, moi, pas général ! Mais apparemment, quand il manque le premier, c'est le second qui prend sa place ! Depuis quand c'est comme ça, ici ???? » me demandais-je, ne me souvenant pas qu'il en avait été décidé ainsi à Mirkwood...Mais après tout, les temps où j'y avait fait mes armes étaient depuis longtemps révolus.

-Réorganisez les troupes. Vous en enverrez la moitié récupérer les blessés et préparer les chevaux au départ. L'autre moitié s'assurera que la zone est désormais à nouveau sûre. Lorsque ce sera terminé, rentrez à Mirkwood, et faites un rapport complet au Roi ! Je peux compter sur vous, Lieutenant ?

-Bien compris, Seigneur Felagund ! Vous avez entendu ? Au travail !

« Seigneur Felagund ? » tiquais-je. M'entendre ainsi nommé me fit une curieuse sensation. Théoriquement, en devenant diplomate, j'héritais du Cerin Amroth. Et donc de ce titre. Mais je n'avais pas l'habitude d'être appelé ainsi, et je sentis mes jours rougir légèrement. Enfin, au moins, les choses s'activaient un peu !
Mes préoccupations se tournaient désormais vers tout autre chose que ces histoires d'organisation militaire. Le Général Maldagath s'était enfoncé seul dans la forêt, et avais une attitude trop étrange pour être le seul fruit de troubles causés par la guerre. Sifflant Arùn, je partis au triple galop sur les traces du général.

« Quelque chose cloche, et j'ai désormais la confirmation que la lueur que j'avais aperçue dans les yeux du général à l'aller n'était pas le fruit de mon imagination ! Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais il va falloir qu'il me le dise, parce que je commence à en avoir assez, de tout ce bazar !
Je comprends mieux maintenant, ces orages soudains qui éclatent alors que rien ne les annonçait, ces éclairs complétements anormaux...Une force maléfique est à l'œuvre, et il a intérêt à me raconter ce qu'il sait ! Parce que général ou pas, il nous met tous en péril ! Je ne laisserai pas les forces du Mordor prendre possession d'un elfe, ou même d'un Royaume ! Pas tant que je suis en vie ! Et Ilùvatar sait que mon existence est loin de prendre fin... »
réfléchissais-je intensément durant toute la course. Tout s'assemblait désormais dans mon esprit, et les valeurs qui m'avaient autrefois poussé à m'engager, puis aujourd'hui à devenir diplomate, étaient toujours présentes !

Ce rassemblement de troupes Orques à un endroit où elles n'aurait jamais dû être, ces nouvelles inquiétantes de troubles dans de nombreuses régions...et maintenant, cette étrange force qui semblait prendre parti sur le champ de bataille...Tout cela ne me disait rien qui vaille, et mon pressentiment que j'avais eu en espionnant les troupes orques que de graves événements approchaient était de nouveau enraciné dans mon cœur. Une force puissante envahissait lentement mon corps alors que je galopais, coulant en moi comme les eaux lumineuses de la Celebrant.
Arùn lui-même semblait revigoré, et durant l'espace d'un instant, ce fut comme si je volais sur le dos d'un aigle. Les pattes de mon ami ne touchaient plus le sol, elles le caressaient.
Tous mes sens s'ouvraient à leur plein potentiel, et j'avais l'impression de tout voir, tout entendre...
Y compris le son morbide d'une lame qui rentre en sifflant dans les entrailles d'un corps mou.
J'avais retrouvé le général.

Stoppant net Arùn, je me dirigeais furtivement vers l'endroit où manifestement, un affrontement des plus violents avait lieu. J'entendais le rugissement bestial des wargs et les cris des Orcs. Mais combien d'elfes étaient-ils ? Le général avait-il ordonné à une troupe de l'attendre ici, prévoyant que des ennemis s'y retrouveraient ? Je n'eus pas le temps de me pencher plus avant sur la question. Un enfant, criant et pleurant toutes les larmes de son corps, courait au hasard, complètement perdu, et se dirigeait dans ma direction. Lorsqu'il fut assez près pour me voir, je me montrais doucement, faisant mon possible pour ne pas l'effrayer davantage, même si ma cuirasse, éclaboussée de sang séché, n'était pas un atout pour ce genre de précautions. L'enfant humain s'arrêta net, me regarda avec de grands yeux rendus fous par la peur. Un cri silencieux perçait ses lèvres.

-N'aie plus peur, tu es en sécurité maintenant. Je ne te veux aucun mal, rassures-toi ! le rassurais-je doucement.
L'enfant, outre le fait qu'il était manifestement immobilisé par la peur, semblait également avoir souffert de la faim durant de nombreux jours. Sous ses vêtements crasseux en partie déchirés, on pouvait voir saillir ses côtes, et l'un de ses bras maigrelets comportait de nombreux bleus. Visiblement, il avait été victime de violences, et cette idée m'insupportait.

-Tu as soif ? J'ai un peu d'eau. lui proposais-je, m'avançant peu à peu vers lui comme on s'approche d'une biche effarouchée. J'attendai patiemment qu'il cesse de pleurais.
Finalement, le petit garçon sembla se calmer à mesure que je l'approchais, comme s'il comprenait enfin que j'étais un ami. Finalement, il courut dans mes bras, dans lesquels il se jeta, en recommençant à pleurer, mais cette fois, de soulagement.

-Le...là-b..bas, y'a...Bouuuhouiinn....un moooonstre ! Et les... Beeeeeeuh...Ils, ils ont pris mes pa-a-a-reeeents ! Bouhouuu... On..on-on....

-Là, caaalme-toi. Tiens, bois un peu d'eau, cela te fera du bien. Va petit, sèche tes larmes.
le consolais-je, en lui tendant ma gourde. Le petit la saisit, le visage larmoyant, et but quelques gorgées d'eau, qui semblèrent l'apaiser. « Vive l'eau de la Celebrant » songeais-je. Elles avaient également le don de me rendre un peu le moral quand il étais au plus bas. Ce qui arrivait fréquement, ces temps-ci...
Tirant un petit mouchoir en soie brune, je le tendis à l'enfant, qui se sécha le visage, et se moucha bruyamment avec un petit bruit de trompette.

-ça va mieux ?

-O-Oui, merci M-messire Elfe ! Snif...

-Bon, tu vois le beau cheval qui est là-bas ?
Demandais-je au jeune garçon en désignant Arùn du doigt, Il est très gentil, et très malin. Si il arrive quoi que ce soit, montes sur son dos, et dis-lui : A Mirkwood. C'est bien compris ? Tu seras en sécurité avec lui expliquais-je, tout en essayant de le rassurer.

-Non, ne partez pas ! J'ai peur...

-Tu me fais confiance ? Va le voir, va le caresser. Je partirai quand tu auras constaté qu'il est aussi gentil que moi.


Sur quoi l'enfant se dirigea craintivement vers Arùn, qui se faisait sage pour l'occasion, et broutait tranquillement, en faisant mine de ne pas se soucier du petit. Lorsque ce dernier fut assez proche, Arùn leva la tête, et le contact se fit sans brusquerie. Le garçon caressa le flanc du cheval, qui lui fit à son tour un câlin, et le rire de l'humain retentit, emplissant mon cœur d'un miel chaud et m'arrachant un sourire. Voyant qu'ils étaient devenus bon copains, je pus enfin me préoccuper de Maldagath.

Lorsque le lieu de l'affrontement se dévoila enfin devant mes yeux, je crus qu'un maléfice m'abusait.
Les corps des Orques s'empilaient ici et là, inertes, à qui avait les entrailles arrachées, à qui manquait un membre...Et au milieu de cette vision surréaliste, le dernier combat de deux monstres de cruauté était en train de s'achever. Je ne voyais nul Elfe ici. Qu'un mort-vivant, qu'une créature décharnée et grognante bâtie des tripes sanguinolentes qui pourrissaient sur la carcasse de son armure. Les yeux de la bête n'étaient plus que le reflet du bûcher où l'âme de Maldagath était suppliciée. Cette chose innommable rattrapa son ennemi, qui tentait misérablement de se suicider dans un semblant d'honneur, et lui planta un poignard dans le ventre.

Après quoi, la créature s'effondra à terre, et le sort s'estompa. Le Général Maldagath réapparut, et tout autour de lui, les morts se relevèrent !
Me raisonnant, je compris qu'en lieu et place de morts, c'étaient les humains que j'avais vu servir de bouclier aux Orques. Le général les avait sauvés. Ou pas...

- Achevons-le, il a voulu nous tuer !
- Non, il voulait nous épargner en nous frappant, les bandits nous croyant mort nous ont laissé tranquille, dans le cas inverse, nos ravisseurs nous auraient tué...
-Quoi ?
-S'il voulait nous tuer il l'aurait fait, croyez-moi...


Avant que l'un d'entre eux ne commette un acte malheureux, je décidais de me montrer.

-Vous lui devez la vie ! Lançais-je d'une voix forte et sévère. « On dit que les Elfes impressionnent les humains qui n'en ont jamais vus. C'est le moment d'en profiter » songeais-je. Au moins m'écouteraient-ils peut-être plus facilement.

-Ah, tu vois je savais bien qu'il n'avait pas voulu nous tuer. Mais personne ne m'écoutes jamais, entendis-je l'un d'entre eux ronchonner.
M'approchant de Maldagath, j'ôtais ma cape, et l'en recouvrait pour qu'il ne prenne pas froid.

-Il n'est pas dans son état normal. Dis-je en observant attentivement le général, qui malgré sa puissance incroyable, avait subi de nombreuses blessures, que sous le coup de l'adrénaline, il n'avait pas senties. Il lui faudrait rapidement des soins. Je sifflai une longue note. Quelques minutes après, Arùn accourut, le jeune garçon sur son dos, qui avait l'air de s'y plaire.  D'ailleurs, il fallut que sa mère accoure en pleurant de joie de retrouver son enfant pour que celui-ci descende.
Quelque peu ému par ces retrouvailles, je fouillai dans une sacoche et confiai au garçon le soin de distribuer à tous des rations de lembas, avant de retourner auprès du blessé, que j'examinai sous toutes ses coutures.
J'allumai rapidement un petit feu. J'en aurai besoin.
Sortant un flacon de désinfectant, et vérifiant comme toujours qu'aucun ennemi agonisant ne se trouvait à proximité, je passai tout d'abord la lame de ma petite dague dans les flammes, puis versai de l'eau fraîche dessus. Lorsqu'elle eut assez refroidi, je terminai de la désinfecter avec le contenu du flacon. Prenant mes précautions, j'attachai tout d'abord le bras gauche du général à un piquet que j'enfonçais soigneusement dans la terre. Ainsi, j'avais des chances de m'en sortir vivant s'il lui prenait de se retransformer. Tâtant les veines, j'en pris une de moindre importance, et entaillai le bras de l'Elfe. Le sang perla, et je le recueilli dans une petite fiole. Il me fallait l'examiner, je devais comprendre, savoir si cette malédiction avait des chances d'être combattue.
Le passé du général était peut-être gardé secret par ses soins, mais je me devais de le percer à jour.
Pour notre sécurité, et la sienne également. Si mes examens ne me donnaient aucune information, j'irais les tirer du général lui-même.
Lorsque cela fut fait, je cautérisai les blessures les plus importantes, et stoppai le saignement des plus petites avec un simple pansement.

Fixant le général devant moi sur Arùn afin qu'il ne se blesse pas davantage, je conviai les habitants, désormais sans village, de me suivre. Formant un petit groupe, nous prîmes la direction des Halls, où je savais que le Roi accueillerait dignement les rescapés.


Mirkwood la Déclinante.

Mémoire de mousse et souvenirs d'écorce
les relents du passé traînent dans la brume.
L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
Rappelez-vous, mes gens,
chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
Mirkwood la Belle
et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
Les légendes que l'on conte encore, quelle âme leur reste-t'il ?
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