Forum RP : Le Seigneur des Anneaux
Étrangers venu d'ailleurs, prenez part à l'aventure et combattez,... mais surtout venez vous amuser! Rejoignez-nous!



 
AccueilPortailS'enregistrerMembresGroupesConnexion
Soyez les bienvenus sur la Terre du Milieu !
Venez voter sur les top sites !

Partagez | 
 

 Jes’Aoma Arlaine

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jes’Aoma Arlaine
Embu
avatar

Nombre de messages : 134
Age : 16
Date d'inscription : 28/04/2015

Feuille de personnage
Race: Humaine
Possessions: Je ne suis pas celle que tu vois, et pourtant tu me fixes
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Jes’Aoma Arlaine   Ven 1 Mai 2015 - 16:58




JES’AOMA ARLAINE






Son quotidien depuis le soupirail qui fait office de fenêtre dans sa "chambre"


Les méchancetés  viendront sans doute, d’ici là , ses intimes l’appellent parfois « Jéso- »  

BONNE A TOUT FAIRE, apprentie Guérisseuse quand l’urgence...le destin l’y conduit

HUMAINE

QUATORZE ANS

1.65 METRES

44 KILOS

INCONNU, sans doute le GONDOR

GONDOR, bas-fonds de la cité blanche puis Dol Amroth



Description physique


Jes’ est une adolescente en pleine croissance. Plutôt grande pour ses quatorze ans, d’apparence frêle, elle porte une volumineuse tignasse blonde, seule concession à l’élégance dans son univers dénué d’artifices. Le plus souvent, elle revêt une robe épaisse, de la couleur du textile originel ce qui revient à dire beige délavé, quand elle n’est pas rougie par quelque accident domestique.
L’un des patients du dispensaire lui a un jour offert un petit nœud à mettre dans les cheveux. Ce nœud, presque noir, fait écho à ses grands yeux ouverts sur le monde. Car Jes’Aoma a soif de comprendre l’univers au sein duquel elle évolue. Etrangement, elle ne désire aucunement aller vers les hauteurs de la ville, là où les princesses portent des robes en tulle gras et des colliers de perles extravagants.
On pourrait, à la regarder, s’interroger sur les miracles qui permettent à un papillon de résister, elle qui baigne dans ces immondices. Et la question est légitime. Car la fraîcheur de son tain est quotidiennement souillée par les efforts fournis au service des déshérités. Son visage donne à voir une peau aux éclats de lait mais cela ne dure jamais. Et encore faut-il qu’elle dispose d’une eau propre pour pouvoir révéler la blancheur du derme. Ce n’est pas tous les jours le cas.
On ne voit jamais ses longues jambes, outils utiles pour rattraper un enfant déserteur où un rat ayant chapardé un morceau de pain. Qui veut les imaginer doit partir de ses mains, minuscules pinces qu’il ne vaut mieux pas provoquer. Jamais elle ne donnera un coup, pour autant, elle sait tenir son monde, serrer assez fort un avant-bras pour faire comprendre la proximité des limites admises ici-bas. Ses mains… prolongement de son âme, douces, pour quelques années encore ; ses doigts, capables de tenir les bandages durant les soins tout en versant les liquides adéquats prescrits par Mère Jossèphe.
Tout serait parfait si elle n’avait pas, par mégarde, laissé trainer le doigt des mariés dans une embrasure de porte. Un coup du destin plus loin, il s’était retrouvé écrasé sous le poids du bois et du vent. La gêne est esthétique, facile à maquiller. Mais de bague à ce doigt, il ne sera jamais question. Sauf à braver les conventions, utiliser l’autre main mais qui voudrait d’une femme marquée du sceau de l’irrévérence ?
Derrière ses immenses yeux noirs, intenses, se cache une Jes’Aoma qui aurait peut-être le corps d’une princesse mais elle n’y prête aucune attention. En cela, elle est à l’image du monde immédiat qui l’entoure. Son seul atout tient à sa jeunesse.



Description mentale

Les enfants des rues sont des frondeurs-nés, Jes’Aoma n’échappe qu’en partie à cet aphorisme. Car si elle est posée, capable d’un grand calme durant les manipulations (des produits, pas encore de leur confection) qu’elle apprend depuis peu, Jes’ peut souvent dégonder si on la met face à une injustice manifeste. Ce n’est pas tant qu’elle soit marquée par les élans de son âge, à vrai dire elle n’a pas eu d’enfance, il est plutôt question de droiture extrême face aux inégalités que l’on maquille derrière la noblesse supposée des puissants, capables de toutes les extrémités pour parvenir à leurs fins sans quitter leurs postures aristocratiques. En outre, elle n’en a jamais vraiment eu la démonstration mais elle porte en elle l’intuition que rien n’est fait pour que cela change. Elle ne s’en rend pas compte, un jour viendra où elle sera déchirée entre le devoir de soigner et celui de se battre pour ce qu’elle estime être le bien. Il n’est rien de plus insupportable pour un esprit honnête que de se voir infligé le supplice de l’impossible solution ; quand deux voies s’imposent à vous et qu’elles recèlent chacune ce que vous haïssez par-dessus tout. Jes’ est un être épris d’absolu, sa force tient à la solidité de la flamme qui anime ce corps apparemment frêle, sa faiblesse se résume à son immense bonté.
Souriante, aimable, espiègle, insouciante en apparence, presque futile, si elle inonde son entourage par cette forme de grâce donnée à quelques rares élus, elle génère chez beaucoup une jalousie à l’origine de bien des réactions nocives. Ceux qui l’aiment ne le lui disent pas, à la différence de ceux qui la détestent. Ces derniers ne se privent pas de l’attaquer. Et si elle a besoin de leur fiel comme une lampe a besoin d’huile pour éclairer la nuit, Jes’ souffre en secret de leurs acidités. Trop fière pour concéder la moindre faille, elle vit un enfer quotidien face aux manifestations de ce qu’elle appelle la pluie. La pluie tombe toujours plus fort sur un toit percé, paraît-il. C’est parfois ainsi qu’elle se perçoit, une maison ouverte aux quatre vents. Un cœur qui ne demande qu’à aimer mais elle ne se rend pas compte qu’elle étouffe bien des velléités. Jes’Aoma Arlaine a un trop grand cœur et c’est du gâchis.


Historique

C’est au cours d’un périple que l’histoire de Jes’Aoma Arlaine débute ici. Elle a été mandatée par Mère Jossèphe pour une mission qualifiée de précieuse, selon les propres mots de Mère, pour l’avenir de la communauté. Dans la bouche de Mère Jossèphe, les exagérations verbales n’existent pas. Ainsi, Jes’ a pris au premier degré ce qui n’est finalement qu’une action commerciale. Aller à Dol Amroth, dans le sud Gondor, chez une apothicaire du nom de Sœur Graccia, qui d’après Mère Jossèphe sait exactement ce qu’il faudra faire une fois les présentations faites.
Habituée à ne jamais discuter les ordres, quand bien même elle n’en pense pas moins, Jes’ a tourné le dos à la maison commune pour suivre la caravane des marchands, protégée par un groupe de soldats aguerris, sensés la préserver des assauts toujours possibles de ces hordes sauvages. Venues du Mordor, n’hésitant pas à se faire les dents sur des proies faciles lors de raids aussi imprévisibles que violents, ils sont une terreur permanente pour les uns, un souci mal pris au sérieux par des autorités dépassées par l’ampleur de la tâche pour le reste.

Jes’ n’a jamais franchi les portes de Minas Tirith, à vrai dire elle n’est sortie qu’une fois des rues sales de la basse ville avant l’épopée qui s’annonce. A tous points de vue, ce doit être une première. Mais une fois l’air pur des grandes prairies assimilé, elle a tout le loisir de réfléchir à ses émotions. Car une étrange impression la traverse par moments, au fil du voyage. Comme si elle reprenait une route interrompue elle n’aurait su dire quand. Bien sûr, le voyage est long, difficile mais elle a tant l’habitude de la souffrance, vécue comme partagée, qu’elle envisage les stigmates quotidiens comme des écorchures, insignifiantes. L’immensité des paysages, ce qu’ils ont de grandiose dépasse son imagination et chaque jour de périple emplit son âme d’une joie qu’elle se garde bien d’extérioriser. C’eut été mal… et puis, elle se demande de plus en plus d’où lui vient ce sentiment de déjà-vu.

Jes’ sait, comme elle fait partie de la communauté des feuilles tombées, être orpheline. Tel est le lot de toutes les feuilles tombées. La légende faisant des enfants recueillis par les moniales depuis des générations des descendants de princes morts au combat, des bâtards de soldat… (la réalité est plus sordide)... comme les restes du pelage de l’arbre blanc, dont il ne demeure, parait-il, qu’un tronc desséché. Les feuilles mortes se ramassent toujours au fond… du jardin comme du caniveau. Cela avait été son quotidien, du plus loin qu’elle se souvienne. Alors pourquoi cette sensation la taraude-elle subitement ?
Jes’ n’a jamais interrogé quiconque sur ses origines, c’était un tabou et cela n’a aucune sorte d’utilité. Le souci premier de la communauté des feuilles tombées est d’assurer le quotidien tout en cherchant à réduire la misère invisible aux yeux des puissants. Elle tire son ancrage dans le présent de cette nécessité impérieuse. Penser à l’avenir, interroger le passé, elle n’en voit pas l’intérêt. Mais il faut bien reconnaître que la longueur du parcours, la langueur des journées passées à marcher sous la pluie, le soleil, les nuages le plus souvent en cette saison, lui laissent un temps que la contemplation de la nature ne remplit qu’à moitié.
Sa vie, pensait-elle, se résume en une formule : destinée à devenir sœur pour distribuer le temps venu ce qu’elle a reçu. Une sœur est transparente, seul compte l’onguent qu’elle utilise pour les soins mais la main qui le fait pénétrer n’existe pas. La sœur est le soin et si elle porte en elle le savoir, elle ne peut transmettre autre chose que la guérison. La sœur feuille morte n’existe pas, vapeur de l’infusion qu’elle fait boire au malade. Cela, Jes’ l’a compris, et même accepté. Pourtant, l’énergie de son âge est en conflit avec ce précepte. Partie pour être malheureuse d’abandonner les jeunes pousses dont elle a la charge, elle se rend progressivement compte le long du chemin qu’elle peut être autre chose. C’est une torture, tout comme cela représente l’espoir. Et le cœur de son existence est là, coincée entre une vie d’aide aux démunis, dont elle ne se plaindrait pour rien au monde, et les mystères du passé que ce voyage éveille.

Du temps pour y méditer, elle en a, plus qu’espéré. Le convoi a suivi l’Anduin par la rive droite, espérant ainsi se protéger des assauts venus du Mordor. Après Pelargir, leur route quitta la vallée, délaissant l’Ethir Anduin. Ils prirent la direction du Serni, qu’ils franchirent sans encombre, puis ce fut le Gilrain, qui ne posa pas plus de soucis. La mer, c’est durant les derniers jours qu’elle la vit pour la première fois, au détour de routes boisées traversant les collines de Tarnost. C’est durant leur traversée que le convoi fut attaqué. En faire le récit serait vain, sauf à annoncer une litanie de trahisons (elle a eu en un instant l’explication de la nuance entre un mercenaire et un chevalier. Le convoi n’avait aucun de ces derniers comme protecteur) et un pillage en règle. Depuis, elle croupit dans une cellule commune, avec d’autres femmes et enfants. Séparés des hommes, ils survivent avec juste moins que nécessaire, ce qui permet aux geôliers d’être assurés, si leur vigilance est prise en défaut, de pouvoir rattraper des évadés affaiblis.
D’un certain côté, elle ne souffre pas de ces conditions, elle ne fait que retrouver le quotidien des feuilles mortes. Et puis, elle ne peut empêcher son esprit de courir après ces réponses impossibles. Bien sûr, la honte la ronge, de ne pas pouvoir remplir son service auprès de ces feuilles-là. Mais qu’y peut-elle en ces instants précis ? Aussi attend-elle, en regrettant son bien le plus précieux, le sentiment de  liberté.
Alors se mélangent, dans une étrange symbiose, ces heures où elle soutient les deux autres femmes pour apaiser les quatre enfants retenus prisonniers et son angoisse d’un passé qui entame sa gangrène.
Son nom… peut-être tient-elle là une partie de l’énigme. Jes’ lui vient de Dame Jessica, qui aurait dû être à la place de Mère Jossèphe si une maladie ne l’avait pas foudroyée en quelques semaines, peu de temps avant son arrivée dans la communauté.  Toutes les novices avaient un diminutif qui renvoyait à une glorieuse ainée. Il était de tradition de changer de nom quand on est intronisé Sœur. Jes’ n’y avait encore pas pensé. Il serait temps, un jour. Mais comme elle ne maîtrisait pas le calendrier… Arlaine… Un nom presque inconnu, aucune famille ne le portait d’après ce qu’elle savait. Personne, ni ici ni ailleurs. Sans doute une création des sœurs, au moment où elles avaient, comme de coutume, rogné le prénom. Aoma… Son vrai prénom contenait ces lettres mais était-ce la fin ? Le début ? Il lui faudrait un jour faire de sérieuses recherches. Le temps dont elle disposait le lui permettait, au moins faire le tri dans ses savoirs et souvenirs. Mais rien… Jes’ Aoma prenait conscience de son inexistence si ce n’était une main, porteuse de soins. Un secret, bien gardé par les sœurs initiées. Tout était logique, finalement. Jes’ étant une simple façade, un corps mû par la rédemption d’autrui mais qui n’avait pas vocation à exister pour lui-même, encore moins par lui-même.
Alors pourquoi ces cheveux, qu’elles avaient laissé pousser quand toutes les autres, y compris dans les rangs élevés, avaient les cheveux coupés au carré ? Ces derniers jours, ils avaient eu tendance à s’aplatir, presque se flétrir.  Comme les yeux de ce petit qui n’en avait plus pour très longtemps. Ils avaient eu beau quémander l’aide, puis la pitié de leurs geôliers, rien n’y faisait. Pet’r laissait s’échapper lentement la vie de son corps. Cette lancinance ramena Jes’ à son ignorance. Sensée devenir avec le temps une guérisseuse, elle pouvait mesurer combien tout l’amour du monde ne peut rien contre la machine du temps, quand l’horloge finale est déclenchée. Apprentie guérisseuse… Qu’avait-elle appris jusqu’ici, qui lui permette de soigner cet enfant-là ? Ne disposant de rien, pas même son sachet que les hommes avaient déniché en soulevant ses jupes, elle devrait faire un miracle, les mains vides. « Jéso- »  se rendait compte que le plus vide était encore son cerveau, empli d’une eau de bêtise quand certaines ont, en dose imperceptible pourtant, le savoir d’une vie passée à apprendre. Ces quelques jours au chevet de Pet’r lui apprirent son rang ; tout au plus avait-elle accumulé les capacités de compassion et d’empathie, le détachement face aux dangers de la transmission des infections. Mais elle ignorait tout du reste.

A la fin du chemin, on se connaît un peu mieux. Après une libération qu’elle dut aux incessantes luttes entre seigneurs locaux, dont pour une fois, quelques innocents avaient été sauvés, elle a finalement rejoint Sœur Graccia. En quittant sa prison nichée au cœur d’un maquis peu accessible, dernier refuge de "petit Pet'r", elle a définitivement laissé derrière elle sa peau de jeunesse. La connaissance écrite des langues anciennes (deux ; rudiments de Leikvian dans sa pureté originelle, imposée par Mère Jossèphe et l'adûnaic) et communes (quatre : le Ouistrain en toute logique ; le Nandorin, utile pour assimiler le Leikvian ; l'aphabet de Daeron qu'elle identifie sans en comprendre le moindre sens pour le moment et quelques mots de langue noire qu'elle aurait mieux fait de ne pas intégrer...) était son seul bagage réel, si l’on oubliait une incroyable aisance au calcul mental. Elle saurait travailler les proportions pour adapter les recettes aux quantités nécessaires. Mais une guérisseuse existe d’abord par sa capacité à identifier les besoins et trouver le remède. C’est à cela que Sœur Graccia l’initierait bientôt, elle le comprendrait peu après son arrivée à Dol Amroth.

© Gab MacFarland


Ouverture:
 



ADD-ON:
 




Dernière édition par Jes’Aoma Arlaine le Mar 5 Mai 2015 - 9:23, édité 33 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t6734-jesaoma-arlaine
Jes’Aoma Arlaine
Embu
avatar

Nombre de messages : 134
Age : 16
Date d'inscription : 28/04/2015

Feuille de personnage
Race: Humaine
Possessions: Je ne suis pas celle que tu vois, et pourtant tu me fixes
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Jes’Aoma Arlaine   Ven 1 Mai 2015 - 16:59

Tant que ce deuxième message apparaît, il faut considérer qu'on a affaire à un brouillon. Je travaille encore à quelques détails de mise en forme.
D'avance merci



Edit : les modifications majeures sont faites, considérons donc que la fiche ci-dessus est la proposition transmise ce jour. Bonne lecture aux autorités, study
G.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t6734-jesaoma-arlaine
Nilù
Curio'Noob

Curio'Noob
avatar

Nombre de messages : 2483
Age : 17
Date d'inscription : 31/05/2013

Feuille de personnage
Race: Humaine
Possessions: Épée et bagage
Statut: Joueur(se) actif(ve)

MessageSujet: Re: Jes’Aoma Arlaine   Ven 8 Mai 2015 - 14:46

ça marche ^^

[ FICHE VALIDÉE ]


Je t'invite à visiter la partie Demandes de RP si tu n'as pas déjà trouvé de partenaire RP. Bon jeu.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t6073-nilu-enie
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Jes’Aoma Arlaine   

Revenir en haut Aller en bas
 
Jes’Aoma Arlaine
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jes’Aoma Arlaine.
» Les feuilles mortes [PV Nilù-Jes'Aoma Arlaine]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum RP : Le Seigneur des Anneaux :: Vie et administration du forum :: Fiches de Personnages :: Fiches validées-
Sauter vers: