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 Khälen [Terminée]

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KhälenNombre de messages : 48
Date d'inscription : 15/08/2015

Feuille de personnage
Race: Changeuse de peau
Possessions: Une boutique de tailleuse et tout ce qui va avec pour bien bosser. Attention, ça pique !
Statut: Joueur(se) actif(ve)
Khälen

MessageSujet: Khälen [Terminée]   Khälen [Terminée] EmptyVen 21 Aoû 2015 - 8:23


Khälen

Prénom : -
Nom : -
Surnom : Kal, Kaly
Emploi : Tailleuse
Âge : 178 cycles
Race : Changeuse de peau
Taille : 1m74, 1m86 au point culminant de ses cornes
Poids : 81 kilos
Pays natal : Harad
Pays actuel : Gondor, cité de Pelargir


Description physique

Khälen est une femme qui pourrait presque passer inaperçue. Presque. Du haut de son mètre 74, elle ne domine pas le monde entier, loin de là, mais bien souvent ses consœurs naines ou humaines. Moins fréquemment les elfes mais cela lui arrive tout de même. Ce qui n’est pas forcément pour lui déplaire, elle qui n’aime pas faire comme tout le monde. Aucune solidarité féminine pour le coup. Associé à cette silhouette, un poids tout à fait convenable de 81 kilos. Non, elle ne les fait pas mais il est de notoriété publique que le muscle pèse plus lourd que la graisse. Et ce n’est pas par magie qu’elle a obtenu cette allure élancée mais bel et bien par une pratique régulière d’activités physiques comme la course à pied ou par des enchainements au bâton. Une alimentation légère mais équilibrée achève sa technique. Il se dégage d’elle une démarche assurée.

Passons à sa jolie caboche plutôt bien remplie … Au début, il est possible d’envisager qu’elle soit normale. Elle est d’une forme ovale assez classique et agrémentée d’un nez droit, d’une mâchoire plus dure que celles des autres femmes mais tout de même banale, des yeux, au nombre commun de deux, bleu foncé dont l’éclat est toujours vif et des lèvres légèrement charnues. Rien d’exceptionnel jusque-là. Sauf qu’il est impossible de ne pas lever les yeux sur son front.
C’est de ce dernier que partent les deux cornes qui la caractérisent. Qui l’identifie comme une changeuse de peau. Etat qu’elle assume pleinement et sans aucune honte. Grâce à elles et leur forme en S, elle gagne 12 centimètres au point culminant de la courbure. Lissées, elles mesureraient 42 centimètres. Ces dernières font 5 centimètres à la base pour se réduire lentement à 2 vers l’extrémité arrondie. Elles sont brunes et palissent légèrement au soleil. Les petites striures qui les parcourent les rendent rugueuses (mais il est improbable qu’elle vous laisse vérifier par vous-même). Leur densité est un peu plus importante que celle des os, les rendant ainsi encore un peu plus solides.
Ses cheveux sont raides et de couleur gris sombre avec des reflets bleutés si l’on y regarde bien. Détachés, ceux-ci lui arrivent au niveau des omoplates. Cela étant, elle les attachera la plupart du temps afin de ne pas les avoir dans les yeux quand elle travaille. Elle optera la plupart du temps pour une retenue simple en arrière à l’aide de divers objets. Elle est toutefois capable de faire une coiffure élaborée si l’occasion le requiert.
Sa peau est elle-aussi particulière. Bien qu’elle soit lisse au toucher, sa teinte grise et son côté diaphane ont tendance à dérouter les gens lorsqu’elle les rencontre pour la première fois. Elle était plus claire et plus lumineuse quand elle était petite, s’étant assombrie avec le poids des années. Mais très peu de personnes s’en souviennent. Elle est marquée par de fines cicatrices sur le côté gauche de son visage, sur la joue et autour de l’œil, ainsi que sur le haut de sa poitrine suite à une légère altercation avec de jeunes gens dans son adolescence.

Si ses gestes sont calmes et posés en temps normal, c’est autre chose quand elle travaille : ils changent du tout au tout pour devenir vifs et rapides, s’exécutant dans leurs tâches avec une précision implacable. Sa voix est grave, légèrement rauque mais elle reste chaleureuse et agréable à entendre.

Côté vestimentaire, il n’y a rien de particulier à mentionner si ce n’est qu’elle porte des vêtements bien taillés, la plupart du temps uniques, et parfaitement adaptés à sa personne. Ils sont souvent rehaussés de broderie dorée. Il faut dire aussi qu’être couturière de profession aide énormément à avoir ce qu’elle veut. Quand le temps le permet, elle aime se balader pieds nus.
Si elle ne porte aucune bague, elle a toujours deux pendentifs autour du cou : l’un fait d’une série de plumes, offert par ses frères ainés, et l’autre présentant une griffe animale, offert par ses parents. Il est possible qu’elle en rajoute ou qu’elle agrémente ses oreilles selon les occasions.

Quand Khälen se transforme en springbok (sous-espèce d’antilope d’Afrique), son apparence change radicalement. Excepté pour les cornes qui ne varient pas du tout, malgré le fait que leur forme et leur longueur soient l’apanage des mâles. Passant de deux à quatre pattes, elle troque également son mètre 74 pour un petit 81 centimètre à l’épaule pour une longueur d’un mètre 28. Elle descend également à 38 kilos. Elle gagne également une queue de 22 centimètres. Si une bande brune traverse bien ses flans et que sa face ventrale est blanche, sa couleur de peau, grise, se maintient au lieu de la couleur fauve habituelle.
Elle en conserve également les aptitudes physiques. Ces dernières comprennent une vitesse de 88 km/h sur 2 kilomètres avec une pointe possible à 115 km/h sur 400 mètres et une certaine endurance permettant de tenir une vitesse de 50 km/h sur une distance de 6 kilomètres, peu ou prou. Elle peut également sauter d’1 à 2 mètres en hauteur, atteignant parfois les 4 mètres. Quant à la longueur, elle peut atteindre 15 mètres. Mais inutile de préciser qu’elle ne s’adonne pas à ce genre d’activité en plein Pelargir, elle attendra pour ça de faire un tour au Val d’Anduin. Elle présente également une résistance à la sécheresse.



Description mentale

La changeuse de peau est d’un naturel chaleureux, avenant et ce malgré son absence de sourire en règle générale. Tout dépend d’où elle se trouve. Si vous venez la trouver dans son royaume, à savoir sa boutique, elle vous accueillera à bras ouverts, tout sourire et enjouée. A l’extérieur, sauf si elle est en bonne compagnie, elle sera plus renfermée, réservée et discrète mais n’en deviendra asociale pour autant. Si elle s’exprime avec aisance, ce n’est pas pour autant qu’elle en devient bavarde. Elle ne parle que lorsqu’elle l’estime nécessaire, économisant ses mots pour les échanges et discussions qu’elle juge importants pour elle. Vous ne l’entendez jamais colporter de ragots ou bêtises de cet acabit. C’est quelqu’un de serviable qui fera son maximum pour aider son prochain quand elle en estime la cause juste. Cela lui a déjà joué des tours auparavant. Nul doute que cela recommencera. Mais on ne changera pas la femme qu’elle est. Pas sur ce point en tout cas.
Bien que d’un calme olympien, elle est également capable, si on la pousse à vraiment à bout ou si certains sujets sont abordés de trop près, d’entrer dans une colère noire. Et à cette suite, de devenir violente. Quand, malgré tout, elle en arrive là, elle s’en veut pour le reste de la journée : d’avoir été faible et d’avoir succombé à cette colère sans réussir à se maîtriser. Elle préfère prendre sur elle et se défouler autrement pour évacuer. Coudre rageusement par exemple. Ou aller courir.
Comme tout à chacun, elle a aimé et aime un certain nombre de choses. Et en aimera probablement d’autres. De façon inconditionnelle, ses parents adoptifs et toute sa famille de cœur, ses quelques amis. De façon plus concrète, elle apprécie énormément la lecture d’à peu près tout ce qui peut lui tomber sous la main et d’autant plus si c’est un ouvrage qui peut lui permettre d’engranger plus de connaissances, quelles qu’elles soient. Il est fréquent de la croiser à la bibliothèque quand sa boutique est fermée. Simplement faire des exercices d’assouplissement ou des enchaînements au bâton. Acheter de nouveaux livres qui sentent bon le neuf. Aller au Val d’Anduin pour se défouler sous son autre forme. Elle a un mode de vie plutôt simple en adéquation avec l’éducation donnée par ses parents. Elle a une petite manie : quand elle réfléchit, elle tapote du bout des doigts l’une de ses cornes, souvent la gauche.
Ce qu’elle déteste par-dessus tout, le racisme, l’intolérance et l’irrespect des idéaux des autres. Selon elle, on est tous libre de croire en qui ou en quoi nous voulons. Elle n’aime pas non plus les gens malpolis et imbus d’eux-mêmes. On peut ajouter à la liste les personnes qui pensent que tout leur est dû à cause de leur rang, richesse ou autre valeur hypocrite. Elle aura tendance à les regarder d’un air blasé et de s’en aller tout simplement. Ou à les raccompagner hors de sa boutique.
Si elle n’en a pas peur, suite à un incident dans la maison familiale quand elle était petite, elle se méfie du feu et se montrera bien souvent plus que prudente, le regardant souvent avec suspicion, comme s’il était prêt à lui sauter dessus. Si elle n’a pas de peur irraisonnée, elle craint de se retrouver seule.

Sous forme animale, bien qu’elle ne puisse communiquer, elle conserve toutes ses facultés intellectuelles. Cependant, ses émotions, les positives comme les négatives, sont grandement atténuées. Elle est plus indifférente, plus détachée du monde qui l’entoure.



Historique


× Découverte
L’avantage à négocier du tissu, cuir et autres matières nécessaires à la confection de tenues magnifiques, pratiques ou les deux à la fois, c’était le peu de place, relative, que cela pouvait prendre. Que ce soit au stockage ou au transport. Et dans le second cas, même quand on revenait d’Harondor par la route du Harad, on pouvait se contenter d’un grand et robuste chariot couvert, tiré par deux chevaux. Ce dernier permettait d’être assis à 2 à l’avant et l’arrière, en plus de toutes les matières premières qu’il contenait, soigneusement entassées, pouvait accueillir encore une personne si besoin. Deux en se tassant un peu.
Dans la configuration actuelle, Maorn était assis à l’avant, conduisant les chevaux en souriant alors que son voisin, un garde armé en armure arborait un air plus sérieux. Plus professionnel. Tout comme ses deux compagnons à cheval. Le tailleur leva malgré lui les yeux au ciel. Il transportait des biens de valeur, oui, mais il suffisait d’un accroc ou d’une marque pour qu’ils n’en aient plus aucune. Ce n’était pas comme s’il se baladait avec des quantités astronomiques d’argent … mais sa délicieuse épouse Faelwyn préférait le voir partir sous  bonne garde quand il s’aventurait aussi loin. Alors soit. Il l’aimait trop pour la contredire sur un détail de ce genre.

« Arrêtez-vous.
- Je vous demande pardon ? A ce rythme nous ne rentrerons jamais …
- Quelque chose a bougé là-bas … »

Sans oser hausser un sourcil, au cas où, il observa la direction indiquée alors que l’homme sautait à terre et que son escorte à cheval s’en approchait doucement. Qu’avait-il à craindre ici ? Toute créature imposante se serait fait entendre il y a bien longtemps. Quant à une embuscade … ce serait vraiment manquer de bol alors qu’ils définissaient le trajet au fur et à mesure justement pour éviter ce genre de problèmes. Il fut tiré de ses réflexions par les voix surprises et le hennissement des chevaux.

« Mais qu’est-ce que c’est que ça ?
- Ce n’est pas humain ça …
- De quoi s’agit-il au juste ?
- C’est … étrange. C’est bipède mais ça a des cornes sur le crâne … ça pourrait être une petite fille mais ces cornes …
- On devrait la laisser là !
- Laissez-moi voir …
- Je ne sais pas si c’est prudent, vous n’êtes pas armé … »

Maorn balaya la remarque d’un geste de la main et, n’en tenant pas compte, descendit à son tour pour aller voir ce qui provoquait toute cette pagaille, le mettant en retard sur son planning, le mettant en retard pour voir sa femme et ses fils. Il s’arrêta net. Effectivement, étrange convenait bien comme description au premier abord. Mais excepté ces cornes et éventuellement cette peau très claire, elle, puisque c’était indéniablement elle, avait l’air tout ce qu’il y a de plus humain. Toutes les caractéristiques, oreilles, mains, nombre de doigts, bouche, nez, étaient rassemblées et ses yeux bleus ne semblaient rien dissimuler d’autre que l’innocence d’une enfant de cinq ou six ans … et la crainte de voir 4 hommes dont 3 armés qui la fixaient.

« Allez m’attendre derrière le chariot.
- Monsieur, nous ne pouvons pas vous l …
- Ce n’était pas une suggestion.
- Vous nous payez pour votre protection, vous …
- Je sais. Mais je ne crois pas craindre grand-chose. Et puis, vous ne serez pas si loin. Alors, s’il vous plait … »

Il s’accroupit pendant que, grommelant des propos sur la sécurité et malgré eux, les trois gardes allaient se cantonner derrière l’attelage pour être à peu près hors de vue de la petite créature, continuant d’être en désaccord avec leur employeur. Il ne leur avait jamais fait de coup comme ça jusqu’à présent. C’était une première … qu’ils n’appréciaient pas.

« Je m’appelle Maorn, commença-t-il d’une voix douce en se désignant à l’aide de ses mains Et toi ? »

Même si elle le fixait de ses yeux sombres, un silence résigné répondit à sa question. Il s’en doutait un peu. Peut-être ne comprenait-elle même pas ce qu’il disait. En tout cas, vu les oripeaux qu’elle portait, cela devait faire un moment qu’elle errait par-delà ces terres. Elle devait avoir soif et être affamée aussi … comment avait-elle fait pour survivre ? Aucune idée pour le moment. Mais ce n’était pas le plus urgent. Il se redressa et fit un pas en arrière avant de pivoter vers ses accompagnateurs qui, curieux malgré tout, observaient. Il les vit écarquiller les yeux avant de sentir une pression autour de sa jambe. Il baissa alors le regard.

« Ah. »

Elle était donc capable de se déplacer et apparemment, la peur de le voir partir, impliquant de rester seule, était plus grande que la frayeur provoquée par l’apparition des quatre hommes. C’était là un signe plutôt encourageant. Alors qu’elle le lâchait, il s’accroupit de nouveau pour être à sa hauteur.

« Tu veux venir avec moi ? demanda-t-il avant de voir l’acquiescement vigoureux D’accord. »

Il tendit alors les bras vers elle et elle vint s’y blottir aussitôt, s’agrippant fermement. Se relevant en faisant attention à elle, il retourna lentement vers le chariot.

« Messieurs, nous allons avoir une passagère. Je m’installe avec elle à l’arrière pour l’instant. Ared, vous voulez conduire les chevaux pour moi s’il vous plait ?
- Bien sûr …
- Un souci ?
- Non … pas vraiment. Je me demandais juste ce que votre femme allait en penser.
- Elle sera ravie, je la connais. Même si elle n’en dit jamais rien, je sais que ça lui pèse d’être la seule femme à la maison. Voilà qui rééquilibrera un petit peu, même si elle n’est pas de notre chair …
- …
- Allez, rentrons chez nous. »

La petite toujours dans les bras, il monta dans le chariot pendant que chacun reprenait sa place. L’installant sur ses genoux de façon à pouvoir la regarder pleinement avant de lui tendre une pomme qu’elle commença à dévorer avidement.

« Et toi hm ? Comment allons-nous t’appeler ? »

L’inconnue s’interrompit et le fixa intensément, comprenant qu’il parlait d’elle.

« Gidwën ? Ha ha ha, non, j’ai compris, trouvons autre chose qui te plaise … corrigea-t-il alors qu’il venait d’essuyer un refus clair et net de la tête. Voyons voir … Khälen ? »

La pomme roula sur le plancher alors qu’elle se jetait à son cou.

« Oui, je crois que c’est beaucoup mieux. »

Il tendit le bras pour ramasser le fruit et le lui rendre.

« Alors écoute-moi bien Khälen, il y a plein de choses qu’il faut que te dise avant que l’on arrive à la maison … »


× Rencontre(s)
La suite du trajet s’était déroulée sans encombre. Khälen, devenue la fille de quelqu’un qu’elle pouvait identifier, s’était tenue tranquille, oscillant entre les phases d’écoute attentive et les siestes. Elle aidait dans la mesure de ses moyens quand il s’agissait de faire une halte, cherchant à reproduire ce que faisaient les adultes. Si ses deux collègues maintenaient une certaine distance sans pour autant être froids et désagréables, Ared se montrait maintenant curieux à son égard, participant même à l’élaboration de son vocabulaire, souriant malgré lui quand elle répétait les mots. Sans être capable de faire de phrases complètement construites, elle pouvait désormais s’exprimer à l’aide de simples mots qui permettaient un dialogue. Limité, soit, mais existant tout de même.

Sans avoir croisé quelqu’un d’autres, le groupe, toujours entier, finit par arriver à Pelargir. Si Maorn était repassé à l’avant du chariot, il avait demandé à sa fille de rester à l’arrière. Si lui se moquait royalement des cornes qui ornaient son front, il connaissait suffisamment sa cité pour savoir que ce n’était pas le cas de tout le monde. Il faudrait du temps, beaucoup, trop pour une petite fille, pour qu’elle puisse sortir sans rien craindre de l’extérieur. Il espérait que sa réputation l’y aiderait … pour une fois que cela pouvait servir à quelque chose. Excepté pour commercer, et encore, uniquement dans le cadre de ses propres affaires, il ne s’en était jamais servi, de cette notoriété. Il n’avait jamais été tenté mais pour la première fois de sa vie, il souhaitait vraiment l’utiliser. A défaut, il lui confectionnerait un petit quelque chose qui les dissimulerait les premiers temps …
Arrivé chez lui, il libéra son escorte, leur payant le reste de leur dû. Si les deux cavaliers s’éloignèrent rapidement, Ared resta, s’occupant des chevaux pendant que lui-même allait prendre sa fille à bras avec un sourire ravi.

« Prête ? puis voyant l’acquiescement Alors c’est parti … »

Laissant le jeune homme seul, il rentra chez lui, appelant son épouse pendant qu’il passait la porte. Il ne craignait pas sa réaction. Il la connaissait depuis de longues années maintenant, bien avant qu’elle ne dise oui, à son plus grand soulagement, quand il l’avait demandée en mariage. Tout se passerait bien. Il l’entendit, aussi bien ses pas que sa voix, avant de la voir.

« Tu es enfin rentré ?
- Oui, entier ! Et … je ne suis pas tout seul.
- Comment … ça … »

Faelwyn s’était arrêtée net en voyant son mari. Puis son regard était passé, plusieurs fois, de lui à l’être vivant cornu qu’il tenait dans ses bras. D’un sourire à un autre. Elle resta silencieuse, n’exprimant rien que de la surprise et de l’étonnement. Aucun dégoût n’était venu s’installer dans les traits de son visage. L’interrogation primait sur tout le reste actuellement. Le pourquoi, elle s’en doutait. Elle connaissait celui qu’elle avait accepté d’épouser avec amour et envie. Il avait dû la trouver sur son chemin. Et il savait très bien qu’elle aurait voulu avoir une fille. Elle lui sourit à son tour, le questionnement laissait place au ravissement. Ne demeurait que la question du comment. Comment une petite puce comme elle avait pu se retrouver seule ?

« Fal-wyn … »

S’agitant doucement dans les bras de Maorn, ce dernier la posa au sol et c’est sans demander son reste qu’elle se dirigea vers celle qui, de nouveau étonnée, s’accroupissait pour lui tendre les bras. Elle ne se redressa qu’une fois qu’elle avait sa fille calée contre elle.

« Et toi, quel est ton prénom ?
- Khä-len.
- C’est très joli ma puce. »

Elle lança un regard entendu à son mari qui, tout sourire, heureux et ravi, sortit en sifflotant, les laissant seules. Elles n’avaient pas besoin de lui pour apprendre à se connaître. Et son chariot n’allait pas se vider tout seul. Ou peut-être bien que si, s’il considérait ce qu’avait déjà déchargé Ared. Le jeune homme se redressa alors qu’il remarquait son employeur.

« Alors ?
- Khälen fait officiellement partie de la famille. Je ne crois pas que les garçons fassent de difficultés à l’idée d’avoir une petite sœur, au contraire.
- Tant mieux …
- Allez, je me doute que vous n’êtes pas resté par plaisir de décharger mon chariot, même si j’apprécie le geste. Qu’y a-t-il ?
- Je … je me demandais si cela vous ennuyait que je revienne … pas tous les jours non ! Mais de temps en temps … pour la voir.
- Nullement. Vous pouvez passer quand vous le souhaitez.
- Vraiment ?
- Oui.
- Merci ! Je … vais vous laisser, maintenant, je crois. A bientôt !
- A bientôt Ared. »

Secouant la tête en souriant, Maorn se mit au rangement de ses biens qu’il voyait déjà sous d’autres formes. Sans vraiment en avoir conscience, il approuvait la demande timide. Si au moins une autre personne, en dehors de leur propre famille, pouvait l’accepter telle qu’elle était, les autres suivraient, un jour ou l’autre.


× La vie n'est pas un long fleuve tranquille
Comme supposé, ses nouveaux frères, Rensil, 15 ans, et Sarel, 13 ans, l’adoptèrent à l’unisson, sans véritablement se poser de question sur ses cornes. Eux ils trouvaient ça cool et il ne leur en fallait pas tellement plus que ça. De ce fait, son intégration dans la famille se fit naturellement, comme si elle avait toujours été là. S’il existait une bonne étoile, elle était au-dessus de Khälen puisque ses grands-parents ne firent pas non plus de difficultés, se plaisant au contraire d’agrandir leur descendance, même si elle n’était pas tout à fait de leur sang. Les voisins et amis proches se rendirent bien compte qu’elle n’était pas tout à fait comme tout le monde. Mais si Maorn avait pris soin de la recueillir, il n’y avait pas de raison de s’en formaliser plus que ça. Cette nouvelle ne se répandit pas comme une trainée de poudre, chacun ayant bien assez à faire avec sa vie et surtout dans une cité aussi étendue, mais par précaution, quand elle sortait, elle portait toujours une petite coiffe que lui avait faite son père. Coiffe qui évoluait au fur du temps même si ses cornes, qui grandissaient en même temps qu’elle, devenaient de plus en plus difficile à cacher de façon discrète.
Ses premières années se passèrent tranquillement, sans accroc notable. Son temps était principalement divisé en trois : celui qu’elle passait à apprendre tout ce qu’elle pouvait avec Faelwyn, qu’elles soient à la maison ou à la bibliothèque, celui où elle jouait avec ses frères et celui où elle regardait Maorn transformer de vulgaires morceaux de tissus en tenues magnifiques. Surpris, mais néanmoins ravi, il lui laissait des chutes et du gros fil ainsi qu’une aiguille puis il l’observait faire des petits points qui n’avaient aucun sens, pratique ou artistique, mais au moins le mérite de l’amuser.
La proportion passée avec chacun évolua lentement mais sûrement au fil des années, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elle avait acquis toute les connaissances générales, dont l’écriture et la lecture, auprès de sa mère et pouvait désormais aller à la bibliothèque seule, même si elle était toujours heureuse de l’accompagner. Ou de se faire accompagner. Ensuite, ses frères ayant grandi eux-aussi et ils étaient nettement moins disponibles même s’ils lui accordaient toujours du temps. Et de celui qui lui restait, elle le passait avec son père, ce dernier ayant commencé à lui apprendre le métier quand elle lui avait demandé. Peut-être qu’un autre lui aurait tout aussi plu, si elle avait pris la peine de chercher. Mais elle avait toujours été captivée et ne demandait qu’à réussir à faire la même chose.

Cela faisait maintenant 15 ans que Maorn l’avait recueillie et elle lui en était toujours aussi reconnaissante. Ils avaient remarqué qu’elle semblait vieillir bien moins rapidement que les autres gens de son âge. Elle avait passé du temps dans des vieux livres avec Faelwyn à essayer de trouver une explication à ça ou à ses cornes, qui restaient à l’air libre maintenant que tout le monde en avait l’habitude, mais rien de bien concluant n’en était ressorti. Elles avaient rayé certaines théories de la liste comme le changement de forme puisque rien de ce genre ne s’était produit. Elles restaient plus dans l’idée d’une ascendance possédant une longue vie. Dans le fond, Khälen s’en fichait. Elle avait ce dont elle avait toujours rêvé : un foyer, une famille agrandie maintenant que ses frères étaient mariés et pères, Ared qui n’avait pas manqué à sa demande du premier jour et qui passait chaque fois qui cela lui était possible, faisant doucement rire Maorn et Faelwyn ainsi que quelques amis. Et surtout, de l’amour. Elle n’en demandait pas plus pour être heureuse.

Tout se passa à merveille pendant ces quinze ans. Mais cette facilité s’interrompit pendant un temps. Le premier événement néfaste se produisit alors qu’elle allait sur ses 22 ans. Aujourd’hui, elle ne se souvient plus des détails exacts. Ils ont si peu d’importance à présent. Elle ne se rappelle que les points importants.
Elle portait une jolie robe ce jour-là. Elle l’avait faite elle-même en modifiant un peu les patrons de son père. Elle était plutôt fière d’elle. D’être capable non seulement de suivre les instructions mais aussi de les améliorer un peu selon ses propres idées. Et puis, Maorn avait validé son travail. Et surtout, elle était avec Ared. Ils se baladaient, main dans la main, sans demander leur reste quand ils avaient croisé un petit groupe de jeunes gens. Ils devaient être quatre ou cinq. Ou peut-être six. Ils sentaient l’alcool à plein nez. Aucun besoin d’odorat développé pour le remarquer. Ils avaient fait une remarque à son sujet. Ared avait serré sa main un peu plus fort mais ils avaient continué à avancer. Puis la simple pique s’était transformée en insultes. A travers sa paume, elle avait senti son ami se tendre. Et c’est peu après qu’elle s’était pris une première pierre au niveau de l’œil gauche suivie par une seconde au niveau de la poitrine. Elle se souvient avoir entendu son prénom. D’avoir lâché celui qu’elle aimait tant … et le trou noir.

●●●

Alors que le médecin franchissait le seuil de la maison en fermant derrière lui, Maorn se tourna vers Ared, furieux.

« Mais que s’est-il passé bon sang ?! Et vous ne …
- Chéri, ce n’est pas la peine de hurler. Et Ared n’y est pour rien. Il se morfond suffisamment comme ça, ce n’est pas nécessaire d’en rajouter. »

L’intéressé se détourna brièvement du chevet de Khälen à l’entente de son nom avant de fixer de nouveau son visage endormi tout en exerçant une douce pression sur sa main qu’il refusait de lâcher une nouvelle fois. Faelwyn avait raison. Il s’en voulait. Terriblement. Ils étaient revenus il y a à peine vingt minutes, il n’avait pas décroché un mot depuis, se contentant de regarder la jeune femme alors que sa mère avait nettoyé le sang. Sa voix n’était qu’un filet.

« Je ne sais pas … nous marchions tranquillement, pas très loin de la fontaine … ils étaient là …
- Qui ça, ils ?
- Je ne sais pas Maorn, désolé. Un groupe de jeunes éméchés. Ils ont sorti les couplets classiques concernant Khälen au début puis ils ont insisté. Et avant que j’aie le temps de voir quoi que ce soit venir, ils lui avaient déjà jeté deux pierres … »

Dans le brouillard, la victime de la soirée n’entendait que des mots sans comprendre le sens qu’ils formaient. Elle était consciente mais n’arrivait pas à bouger.

« Et vous n’auriez pas pu les en empêcher ?! Après tout, c’est bien pour ça que je vous paie à la base, non ?!
- Maorn, ça suffit. »

Faelwyn ne s’énervait jamais et n’haussait jamais la voix. D’ordinaire d’un timbre chaleureux, le ton sec, voire froid, qu’elle employait suffisait à lui obtenir le silence et l’attention quand elle en avait besoin. Tout comme à présent. Ared n’osait plus respirer et son propre époux la regardait, muet.

« Tu emploies Ared, il est vrai. Mais uniquement quand tu vas négocier et acheter tes matières premières. Pour vous protéger, ta marchandise et toi. Pas quand il est avec Kaly. Il n’est pas payé pour ça que je sache. S’il est là, c’est en tant que membre de la famille, pas en tant que subordonné. Alors il ne te sert à rien de lui reprocher ce qu’il s’est passé tout à l’heure. Cela aurait pu arriver avec n’importe qui d’autres. Et ç’aurait pu être pire s’il n’avait pas été là. »

Elle se rapprocha de celui qui n’était pas officiellement son gendre mais officieusement tout comme et embrassa son front.

« Merci de nous l’avoir ramenée. »

Sans attendre de réponse, elle fit demi-tour et poussa son mari hors de la chambre de leur fille en lui soufflant que de toute façon, elle était entre de bonnes mains et qu’elle ne craignait rien ici. Ared, quant à lui, n’était pas encore tout à fait sûr de la réaction à avoir après ça. La crainte de Maorn montrait à quel point il tenait à sa fille, même si elle n’était pas de son sang. Et les propos de Faelwyn le touchaient plus qu’il ne voulait bien l’admettre. Un membre de la famille. Elle l’avait dit. Peut-être changerait-elle d’avis si elle savait que les deux lanceurs avaient désormais un bras cassé … et que les autres s’étaient enfuis en courant. Mais s’il avait ramené Khälen, c’était autant pour eux que pour lui. Peut-être même plus pour lui …

« Ared …
- Kal ! s’exclama-t-il en resserrant sa main sur la sienne et en se penchant pour embrasser son front
- On est à la maison ?
- Oui, nous sommes chez tes parents … comment tu te sens ?
- Je … pas trop mal … je crois … mais … je ne vois rien avec mon œil gauche … Ared ! Pourquoi …qu’est-ce … »

Alors qu’elle sortait difficilement un bras de couverture pour tenter de palper la zone en question et que les larmes venaient, son ami l’interrompit, l’attirant à lui pour la calmer. Il réussit avec une facilité déconcertante : une fois contre lui, respirant son odeur et pouvant sentir sa chaleur corporelle, elle se sentit tout de suite apaisée.

« Ne t’en fais pas, ton œil n’est pas perdu. Il est juste enflé et sous compresse. C’est pour ça que tu ne vois rien. Il est probable qu’il mette quelques jours à retrouver son état normal.
- Je … d’accord …
- Par contre …
- Qu’y a-t-il ? Ared, dis-moi !
- Autant te le dire maintenant … il est possible que ça te laisse quelques petites cicatrices autour de l’œil … et au niveau de la poitrine.
- Ah. »

Elle n’eut pas d’autres réactions orales, se contentant de se décaler un peu de son ami pour toucher sa poitrine du bout des doigts. Elle était déjà différente, que ce soit avec ces cornes ou sa couleur de peau. Elle n’était plus vraiment à ça près.

« Apparemment, ça ne te pose pas de soucis …
- Pourquoi est-ce que ça devrait ? Je crois que je ne peux pas faire plus voyant que mes cornes alors … conclut-elle en haussant les épaules avant qu’un éclair de panique ne traverse son œil droit A moins que ça ne te pose problème à toi ?
- Moi ? Si ça ne te dérange pas, alors moi non plus Kal.
- Tu me le promets ?
- Je te le jure.
- Tu restes ici ce soir ?
- Si ton père le permet … il était un peu remonté contre moi tout à l’heure …
- Mais tu n’y es pour rien !
- Je suis ravi de te l’entendre dire mais je crois que ta mère a réussi à le calmer. Je ne lui en veux pas. Il était vraiment inquiet pour toi … nous l’étions tous.
- Ared … »

Ce fut à son tour de serrer sa main plus fort alors qu’elle le sentait trembler sous ses doigts. Elle l’avait rarement vu dans cet état. Voire jamais, en fait. Enervé, oui. Complètement fatigué au moins de dormir debout, oui aussi. Mais sur le point de craquer comme ça … Si elle n’aimait pas ça, une toute petite partie d’elle-même se réjouissait de cette réaction de savoir qu’elle comptait autant pour lui. Même si au bout de quatre années de relation proche, elle le savait déjà. En avoir une preuve était encore autre chose.

« J’ai eu tellement peur … tellement peur de te perdre. Si jamais il devait t’arriver quelque chose, de nouveau, je ne me le pardonnerais pas … je … Je te demande pardon …
- Hey … regarde-moi. Tout va bien. Tu m’as ramenée. Tu n’as rien. Ç’aurait pu être bien pire comme constat … que tu sois là me suffit largement. dit-elle avant d’embrasser ses lèvres avec tendresse Tu restes avec moi ce soir ?
- Et toutes les autres nuits. »


× Désespoir
Cette attaque à la pierre fut le seul incident notable dans sa jeunesse. Rien d’aussi dramatique ne s’ajouta à la liste. De ce fait, la suite de son existence se déroula sous les meilleurs auspices, quel que soit le domaine.
Professionnellement, Khälen continua d’apprendre sous l’égide de Maorn, autant sur la couture et travail des matières que sur l’aspect commercial de leur activité. C’était ce que la boutique était devenue : leur affaire florissante. Elle y était avec lui, l’aidait avec les clients et parfois l’accompagnait pour la négociation. Les autres fois, elle s’en chargeait seule. Elle était parfaitement formée pour reprendre derrière lui quand viendrait le jour de la retraite. Ce qu’elle espérait le plus loin possible. Même s’il lui affirmait, tout comme certains habitués, qu’elle avait réussi à atteindre son niveau de compétence, elle s’évertuait à le considérer comme le meilleur.
Personnellement, elle était la plus heureuse des femmes depuis qu’Ared avait enfin osé la demander en mariage … et qu’elle avait bien entendu dit oui. Ils avaient emménagé ensemble et coulaient des jours heureux sans se soucier du reste, incluant les remarques sur leur différence de treize petites années.

Le temps passait, immuable. Personne ne pouvait rien contre ça. Et elle en voyait bien les conséquences. Ses neveux et nièces étaient eux-aussi mariés. Ils avaient eu à leur tour des enfants. Et sa famille vieillissait. Elle le voyait. Tous les jours. Une ride, un cheveu gris, un cheveu blanc. Des problèmes de santé liés à l’âge. Et elle restait la même. Elle avait dépassé la cinquantaine mais ne paraissait pas en avoir plus de trente-cinq. Elle avait connaissance de sa vieillesse ralentie. Elle avait parfaitement compris ce que cela impliquait. Mais elle n’y était pas préparée. Elle ne le serait jamais.

●●●

Quarante-neuf années. C’est le temps qui lui fut accordé avec Maorn, son bienfaiteur, celui qui avait fait de sa vie ce qu’elle était. Celui qui lui avait donné un toit, une famille et de l’amour. Sans lui … elle aurait probablement pourri au fin fond de l’Harondor, entre autres destins encore moins enviables. Mais en ce jour, tout comme ceux qu’elle pouvait nommer les siens, elle était vêtue de noir et versait des larmes sans pouvoir s’arrêter malgré le soutien inébranlable d’Ared.
S’était-il passé quelque chose entre la fin de la cérémonie et leur retour chez eux ? Son homme, comme elle se plaisait à l’appeler, avait-il dû la soutenir pour l’aider à avancer ? S’était-elle effondrée dans ses bras ? Impossible pour elle de s’en souvenir, il n’y avait que son effondrement une fois arrivée qu’elle avait retenu. Ça et la transformation. Elle était désespérée et voulait s’enfuir. S’enfuir loin, là où elle pourrait pleurer de tout son soûl. Se détacher et oublier sa perte. Ne plus rien ressentir.  Ce fut à partir de ce moment-là qu’elle se sentit tiraillée, comme prise dans un étau. Elle se sentit plut petite, plus légère. Sa perception des éléments autour changeait au fur et à mesure, que ce soit visuellement ou auditivement. Sans parler de son toucher et de la sensation d’avoir un truc gênant sur le dos. Et quand elle voulut vérifier de quoi il s’agissait, tendant la main pour l’attraper, elle fit un bond … qui la propulsa à l’autre bout de la pièce.

Que lui arrivait-il ? Pourquoi avait-elle une patte au lieu de son bras ? Elle n’osait plus bouger, prostrée dans son coin. Pourtant, il le fallait … il fallait qu’elle se voit même si elle se doutait bien que le processus ne s’était pas arrêté là. Preuve il en est le sol qu’elle sentait sous ses quatre … sabots. Elle fit un pas, puis un autre, progressant lentement pour s’approcher du miroir. Et elle aurait réussi si Ared, alerté par le bruit, n’était pas entré à cet instant. S’il avait commencé à demander si tout allait bien, sa question s’était bien vite transformée en jurons. Elle avait alors tentée de lui parler. En vain. Elle s’entendait clairement mais ça ne devait pas être son cas. Il restait bloqué sur le seuil de la porte, ne sachant que faire. Ils restèrent immobiles l’un comme l’autre, observant l’autre en attente d’une réaction qui ne venait pas. Il lui paraissait tellement grand de là où elle était …
Hésitante, elle remit une patte devant l’autre sous le regard médusé de celui qui partageait sa vie pour arriver devant le miroir. Et elle ne sut qu’en penser. C’était elle, indéniablement. Sa couleur de peau … maintenant de poils, était la même qu’à l’accoutumée. Et ses cornes n’avaient pas changé d’un iota. Etrangement, elle se sentit plus calme maintenant qu’elle se découvrait. Finalement, elle était bien une changeuse de forme. La théorie qu’elles avaient repoussée avec Faelwyn était en fin de compte juste. Elle tourna sa nouvelle tête vers le seul être humain restant. Elle l’aimait. Plus que tout. Elle le savait. Mais en cet instant, il lui semblait … loin, comme si ses sentiments s’estompaient. Comme la tristesse qu’elle ressentait …

« Kal ? Est-ce que c’est … toi ? »

Une de ses oreilles pivota vers lui, sans qu’elle ne contrôle quoi que ce soit. Il devait, lui aussi, avoir fait le lien entre la couleur, les cornes et le reste. Elle le regarda, le fixa intensément, cherchant à lui faire comprendre de cette façon puisque la parole lui faisait défaut. Puis elle se rapprocha. Il n’eut pas de mouvement de recul, comme s’il s’était déjà fait à cette idée.

« C’est vraiment toi ma belle ? »

Arrivée à sa hauteur, elle se frotta contre le haut de sa cuisse avant de lui lécher la main. A son tour, il posa la main sur son flanc et elle soupira intérieurement en sentant la chaleur de ce geste. Il mit un genou à terre pour être à sa hauteur et la fixa à son tour.

« C’est vraiment toi … énonça-t-il, soulagé, avant de reprendre Je … je ne sais pas si tu m’entends … si tu me comprends … mais s’il y a quoi que ce soit que je puisse faire … n’importe quoi qui puisse t’aider … »

Même s’il lui semblait distant, elle ne pouvait renier tout l’amour qui transparaissait de lui, que ce soit dans ses mots, dans la façon de les dire ou dans celle de la regarder. Il était là pour elle. L’avait toujours été. Le serait toujours. Et inconsciemment, l’envie de se blottir dans ses bras et de lui dire qu’elle l’aimait fut plus forte que le besoin de fuir sa tristesse. Le processus inverse s’initia. Les sensations furent le contraire : elle se sentait grandir et devenir plus lourde alors qu’elle prenait de nouveau conscience de la mort de son père. Tout comme elle ressentait pleinement l’amour qu’elle éprouvait pour celui qui l’embrassa sans hésiter une fois la transformation terminée.

« Je t’aime Ared.
- Moi aussi Khälen. »

●●●

Ce n’est qu’au moment où elle voulut se lever qu’il lui fit remarquer, le découvrant véritablement lui aussi, qu’elle était totalement nue. Nullement gênée de l’être sous les yeux de son époux, elle réussit à improviser une petite blague qui les fit rire tous les deux malgré la situation. Embrassant sa joue, elle s’éloigna pour aller enfiler une tenue décente alors qu’il rangeait un peu le bazar qu’elle avait mis sans s’en rendre compte.
S’en suivit une discussion sur ce qu’il venait de se passer, la mise à jour des faits et le fait qu’ils étaient d’accord pour affirmer qu’elle était bel et bien une changeuse de forme … mais que cela ne devait pas nécessaire se savoir. Maintenant qu’elle était acceptée, à deux ou trois exceptions près, partout malgré ses cornes imposantes et qu’elle faisait presque partie du décor de Pelargir, ils ne trouvaient pas nécessaire de réduire à néant toute cette évolution.

Les jours s’écoulèrent, s’articulant entre ça, le deuil de Maorn et la reprise de son activité. Cela faisait déjà un moment qu’elle était aux commandes, le vieil homme n’ayant plus une assez bonne vue et des mains trop tremblantes pour exercer au niveau qu’il le voulait. Mais la plupart du temps, il était toujours là dans la boutique. Il échangeait les rôles, c’était lui qui la regardait désormais. Et puis, il y avait trop de clients réguliers avec qui discuter pour ne pas être là. Les lieux lui semblaient bien vides malgré tous ceux qui passaient pour lui exprimer leurs condoléances ou la présence d’Alinor, jeune apprentie d’à-peine dix-huit ans qui démontrait déjà un certain talent pour les broderies. Prédisposition sans laquelle elle ne serait pas là puisque Khälen, qui ne tenait pas à voir la qualité des tenues baisser, s’était montrée très exigeante envers tous ceux qui s’étaient présentés au fil des années.

Les jours se transformèrent en mois. Ils se baladaient toujours main dans la main, se moquant de ce que pouvaient penser les autres. Ared avait 68 ans et elle 55. Ils avaient toujours treize ans d’écart. Sauf qu’elle avait toujours l’apparence d’une femme de 35 ans. Alors forcément, certains, ignorants et ne prenant pas la peine de s’interroger, ne pouvaient s’empêcher de l’ouvrir, critiquant et lançant des remarques désobligeantes. En revanche, ceux qui connaissaient Khälen, soit directement quand ils étaient assez âgés pour ça ou via leurs parents pour les plus jeunes, leur souriaient, les félicitaient, admirant le fait qu’ils soient toujours ensemble après toutes ses années, toujours inséparables, pour le meilleur et pour le pire.

Les mois se transformèrent en années. Deux toutes petites années. Et, fatalement, Khälen se retrouva orpheline une nouvelle fois : Faelwyn était partie retrouver son époux. Les jours qui suivirent ressemblèrent sombrement à ceux qu’ils avaient déjà vécus à la mort de Maorn. La même tristesse. Le même défilé de connaissances à la boutique. La même transformation qu’elle n’avait pas réussie à reproduire depuis la première fois. Le désespoir émotionnel devait être la clef. En un sens, elle préférait ne pas réussir trop souvent. Il n’y avait en plus qu’un sentiment d’abandon un peu plus marqué. Et leur maison d’enfance à vider puisqu’elle était désormais inoccupée.
Ce ne fut facile pour personne, ni pour elle, ni pour ses frères. Ils eurent tous trois un pincement au cœur en récupérant certaines affaires mais aucun d’entre eux n’avait besoin des lieux. Chacun avait son chez-soi. Et il était peut-être préférable, pour eux, pour réussir à avancer, de se séparer de ce bien, même si ce n’était pas évident.


× Abandon et voyage initiatique
Et le temps continuait de s’écouler, se moquant des vies qui dépendaient de lui, se moquant des relations établies, se moquant de tout. Et n’en ayant même conscience.
Khälen continuait de mener la boutique et les affaires avec succès, Alinor, jeune fille devenue femme, toujours à ses côtés. Elle n’avait été absente qu’à trois occasions : son mariage et ses deux accouchements. Et la changeuse de forme ne pouvait pas lui en tenir rigueur, elle ne pouvait que se réjouir pour elle, d’autant plus que c’était elle qui lui avait présenté son mari, même si elle savait très bien comment tout ceci terminerait, encore. Quant à ses frères, ils étaient devenus arrière-grand-pères l’un comme l’autre, l’arbre généalogique s’étendant doucement mais sûrement grâce à eux. Si elle connaissait très bien ses neveux et nièces parce qu’elle les voyait encore régulièrement, ce n’était pas le cas de leurs enfants. Elle savait les reconnaître, elle pouvait donner leur date de naissance ou le nom de leurs enfants et expliquer ce qu’ils faisaient. Mais c’était tout. Elle ne s’intéressait pas plus que ça à leur vie. Et l’inverse était tout aussi vrai. Ils savaient qu’ils avaient, via l’un de leurs parents, une tante un peu particulière qui tenait la boutique héritée de leur grand-père. Et là, aussi, c’était tout. A titre de comparaison, elle était bien plus aux faits de ce qu’il se passait chez Alinor, qui lui était plus proche.
En revanche, elle savait pertinemment quand elle les reverrait. Et ces opportunités, qui ne manqueraient malheureusement pas et risquaient de s’enchaîner, seraient loin d’être réjouissantes …

●●●

Vingt ans. Ce fut le temps écoulé avant la première de ces occasions. Sarel, le plus jeune de ses frères, fut le premier des deux à rejoindre leurs parents et sa défunte épouse, décédée prématurément quelques années auparavant. Et cette fois, même si elle était toujours aussi malheureuse, tout aussi accablée, c’est elle qui soutenait Ared que des articulations douloureuses faisaient souffrir, embrassant sa temps avec autant de tendresse et d’amour qu’aux premiers jours. En rentrant chez eux, cela ne manqua pas : elle se transforma une nouvelle fois, oubliant pour un court instant sa douleur. Puis elle revint, son mari ayant besoin d’elle. Mais elle encore plus de lui.

●●●

Cinquante-cinq ans, huit mois et dix-sept jours. C’est la durée de bonheur conjugal qui lui fut donnée. Et Khälen aurait donné sa capacité de transformation, sa longévité, l’argent qu’elle avait mis de côté, n’importe quoi pour en avoir davantage, ne serait-ce qu’une heure, une minute de plus. Parce qu’effondrée, démunie, démolie, abattue n’étaient pas des mots assez forts, assez intenses pour qualifier son état émotionnel. Le vide et le néant s’en rapprochaient toutefois.
Elle savait que ce jour arriverait. Il ne pouvait en être autrement. Mais elle n’était pas prête. Pas encore. Pas déjà. A peine plus d’un an après son frère, elle perdait le plus important des piliers de sa vie. Un ami. Un confident. Un mari. Son âme sœur. Son alter-ego. Sa principale raison de vivre.
Elle ne pourrait pas raconter comme elle est rentrée chez eux. Alinor aurait sûrement la réponse. Elle se souvient juste lui avoir demandé de s’occuper de la boutique puis … le trou noir. Elle ne se rappelle pas de plus. Ou peut-être ne le veut-elle pas. Elle a appris, toujours via son amie, qu’il s’était passé une semaine sans que personne ne la voie, quand bien même certains étaient venus frapper à sa porte, avant qu’elle ne réapparaisse, amaigrie et fatiguée. Si elle n’a pas de certitudes, elle suppose s’être transformée. Et sans Ared pour la faire revenir, elle a dû pousser ses limites au maximum avant que l’épuisement ne la force à redevenir humaine.
Il lui fallut vingt jours de plus pour retrouver une allure décente qui ne faisait pas peur aux autres. Alinor voulait qu’elle se repose plus longtemps. Mais même elle, pourtant très persuasive quand elle le voulait, ne put l’empêcher de revenir. Il fallait qu’elle s’occupe, qu’elle travaille, qu’elle concentre son esprit sur une tâche qui demandait une attention particulière … Parce qu’elle savait pertinemment que si elle tournait en rond chez elle, chez eux, ses pensées allaient toujours revenir au même point. Et qu’elle ne tiendrait pas. Elle l’avait aimé, l’aimait encore et l’aimerait toujours. C’était pour ça que du temps, énormément de temps, allait lui être nécessaire pour réussir à s’y faire, tout simplement.

●●●

« Non, il faut que j’y aille Ali. Il faut au moins que je tente ce voyage … quitte à me faire refouler.
- Tu es sûre de toi ?
- Non … mais qui ne tente rien n’a rien. Et je suis sûre qu’Il aurait été d’accord avec moi. »

Six mois après, Khälen n’arrivait toujours pas à prononcer son prénom sans être émotionnellement perturbée ensuite. Elle essayait mais ce n’était pas encore ça.

« Tu le connaissais mieux que quiconque alors je te crois volontiers. Mais tu souhaites partir combien de temps ?
- Je ne sais pas … quatre mois. Peut-être cinq ou six … puis voyant l’air alarmé de son amie Mais je reviendrai. Je te le promets.
- Je sais … Et qui tiendrait la boutique pendant ton absence ?
- La réponse n’est-elle pas évidente ?
- Parce qu’elle l’est ?
- Evidemment. »

Elle n’ajouta rien, laissant l’idée faire son petit bonhomme de chemin avant de sourire devant l’ahurissement d’Alinor quand elle comprit où elle voulait en venir.

« Non …
- Si.
- Mais non.
- Si. Tu connais nos méthodes et nos clients. Tu sais comment la boutique tourne. Je ne connais personne de plus qualifiée que toi.
- Mais peut-être que …
- Ma décision est déjà prise. Tu ne me feras pas changer d’avis. Je te demande juste une seule chose.
- Tout ce que tu voudras.
- Essaye de nous trouver un nouvel apprenti. Ou une nouvelle. Peu importe du moment qu’ils savent faire quelque chose de leurs dix doigts. Et pas moins bon que toi quand tu es arrivée ici. Pas même d’un cheveu.
- Je te le promets.
- Et s’ils ne sont pas au courant … préviens-les pour les cornes. Qu’ils ne soient pas surpris à mon retour ! »

Les deux femmes éclatèrent de rire puis s’enlacèrent, comme pour signer ce pacte.
Quinze jours plus tard, la changeuse de forme partait pour le Val d’Anduin, espérant y trouver au moins des réponses.

●●●

Sept mois s’écoulèrent avant qu’elle ne revienne frapper à la porte de sa propre boutique, s’attirant un cri aigu de joie avant de se retrouver dans les bras de sa meilleure amie.
Un certain nombre de personnes, elle la première, la pressèrent de questions quant à ce voyage au Val. Elle resta plus qu’évasive à ce sujet, ne souhaitant pas entrer dans les détails. Il lui fut demandé pourquoi. Alors elle répondit que cela ne regardait qu’elle et ceux qui habitaient. Ils l’avaient accueillie quand elle en avait eu besoin, l’avait aidée alors elle ne voulait pas les trahir en racontant trop de choses à leur sujet. Que les curieux y aillent eux-mêmes, elle ne serait pas celle qui jouerait les commères. Personnes qu’elle avait toujours détestées.
Elle consentit juste à préciser qu’elle y retournerait un mois par an et qu’elle y séjournerait en tant que tailleuse, travaillant pour compenser le gîte et le couvert qu’on lui fournissait. Elle avait initialement proposé de l’argent. Ils avaient refusé. Elle avait alors varié sa demande pour ses talents. Elle avait essuyé un nouveau refus. Elle avait insisté. Elle avait gagné. Elle ne pouvait pas faire moins. Pas après tout ce qu’ils avaient fait, et faisaient, pour elle.

●●●

« Tu me promets de ne jamais te séparer de la boutique de Papa ?
- Oui.
- Et de veiller sur nous ?
- Evidemment Rensil …
- Et d’être heureuse et souriante à nouveau ?
- Je …
- Kaly ?
- Je te promets seulement d’essayer.
- Alors ça me va petite sœur. »

Khälen se pencha pour que, comme à son habitude, son frère ainé puisse embrasser son front. Elle caressa sa joue en retour et se leva pour laisser la place à d’autres. Il allait mourir. Ils le savaient tous. A 91 ans, rien de plus étonnant, surtout pour un homme. C’est pourquoi ils étaient tous là. Ou presque. Il avait survécu lui-aussi à sa femme, ainsi qu’à son premier fils. Mais tous ceux qui avaient pu se déplacer étaient là pour l’accompagner. Quatre ans après Ared, trois après son premier retour du Val, elle perdait la dernière personne de sa famille. Et les jours qui suivaient ne variaient pas des premières fois.


× Ainsi va la vie
Ses neveux et nièces. Alinor puis ses enfants. Leur second apprenti. Elle enterrait désormais Brynn, sa troisième apprentie. Et cela continuerait encore pendant un certain temps. Ared avait dit un jour en rigolant qu’elle leur survivrait tous. Il n’avait pas mesuré à quel point il avait raison.
Khälen avait 178 cycles, avait l’apparence d’une femme d’âge mûr. Et personne n’était assez vieux pour se rappeler d’elle quand elle était petite, que ses cornes étaient bien moins grandes ou qu’elle avait la peau laiteuse.
Avec l’aide d’Hama, elle tenait l’une des promesses faites à son frère : elle tenait toujours la boutique de tailleur de son père. C’était sa plus grande fierté, son plus grand honneur. En revanche, si elle arrivait de nouveau à sourire, elle ne réussissait pas forcément à être heureuse, pas sur tous les plans. Professionnellement, elle l’était : les affaires tournaient toujours aussi bien et les clients toujours aussi ravis de leur travail. Personnellement … pourquoi faire ? Pourquoi chercher à être heureuse de nouveau ? Elle l’avait été. Ce temps était révolu. Pourquoi s’attacher alors qu’elle les perdrait forcément ? Elle avait suffisamment de mal à regarder ses apprentis vieillir puis mourir. Personne n’avait jamais pris la place d’Ared dans son cœur et de son avis, c’était très bien comme ça.

Il parait qu’il ne faut jamais dire jamais.




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Dernière édition par Khälen le Mer 7 Oct 2015 - 22:22, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Khälen [Terminée]   Khälen [Terminée] EmptyLun 24 Aoû 2015 - 10:08
Pour l'instant tout est ok, on attend plus que l'historique Very Happy (j'adore ton style d'écriture au passage Wink )



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MessageSujet: Re: Khälen [Terminée]   Khälen [Terminée] EmptyMar 25 Aoû 2015 - 23:57
Hâte de voir la suite ! Wink


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MessageSujet: Re: Khälen [Terminée]   Khälen [Terminée] EmptyMer 7 Oct 2015 - 22:23
Après ... plein de temps écoulé, ayé, j'ai fini oo


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MessageSujet: Re: Khälen [Terminée]   Khälen [Terminée] EmptyJeu 8 Oct 2015 - 13:10
Je ne lirai pas ce texte géant mais en tout cas, bravissimo
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MessageSujet: Re: Khälen [Terminée]   Khälen [Terminée] EmptyJeu 8 Oct 2015 - 20:34
Rho ... ma pauvre histoire ! Elle va se sentir vexée !

Mais en voilà un petit résumé si tu veux te faire une idée :

- Découverte : comment elle est trouvée sur le chemin puis adoptée et par qui avant d'être ramenée à Pelargir
- Rencontre(s) : le premier tête à tête avec sa mère adoptive et premier fan
- La vie n'est pas un long fleuve tranquille : comment la famille réagit à son adoption, enfance, adolescence, comment elle obtient les cicatrices sur son visage et sa poitrine, déclaration
- Désespoir : début de sa vie de jeune femme, mort de son père adoptif, première transformation, mort de sa mère adoptive
- Abandon et voyage initiatique : relations familiales, mort de son deuxième frère, mort de l'amour de sa vie, premier séjour au Val d'Anduin, mort de son frère ainé
- Ainsi va la vie : morts d'autres proches, bilan sommaire de sa vie


Et merci Very Happy


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Thranduil VertefeuilleNombre de messages : 181
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Thranduil Vertefeuille
Roi de Mirkwood

MessageSujet: Re: Khälen [Terminée]   Khälen [Terminée] EmptyJeu 8 Oct 2015 - 21:12
A bon entendeur, niveau fiche, on a trouvé la deuxième plus complète derrière Foxy, non ?
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Araekin NirokiniNombre de messages : 506
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Araekin Nirokini
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Le Mage Gris
MessageSujet: Re: Khälen [Terminée]   Khälen [Terminée] EmptyJeu 8 Oct 2015 - 22:09
Pour petit rappel la fiche de bienvenue sert à ce que les joueurs puisse parler de la fiche du joueur concerner, cette partie doit rester uniquement pour les admins, mais bon je vous pardonne Razz

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Je t'invite à visiter la partie Demandes de RP si tu n'as pas déjà trouvé de partenaire RP.
Et bien sur félicitation pour ta validation, à bientôt en jeu j'espère ! Very Happy
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