Forum RP : Le Seigneur des Anneaux
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 [EVENT] La guerre d'Arnor

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Araekin Nirokini
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MessageSujet: [EVENT] La guerre d'Arnor   Dim 20 Sep 2015 - 10:59

Le soleil perçait le ciel, il était là, haut dans le ciel, éternel veilleur des combats qui se passaient ici. La guerre qui faisait rage ici était là depuis quelques mois maintenant, les deux camps sont retranché chacun de leur côté, cette guerre est une guerre de position.

Les troupes protégeant Arnor sont ici composées en majorité d’humain, les elfes protégeant en particulier le Mur quant au nain, c’était principalement les troupes de Khazad Dum. Du coté Angmarien, on retrouvait les forces de Morgoth ayant passé la montagne assemblé à celle de Sauron et formant une armée de créature plus maléfique les unes que les autres composé d’angmarien, d’orque, de troll et autres êtres ayant vendu leurs âmes aux forces noirs.

Le champ de bataille quant à lui est des plus complexes, la frontière entre l’Angmar est l’Arnor est composé de forêt et de petits monts, très peu de plaine donc les combats plus conventionnel sont assez dur, néanmoins les forces angmariennes travail chaque jour à faire plus de plaine praticable afin de s’éviter les rôdeurs Dunedain, brûlant les forêts pour créer de nouveau champs de bataille praticable à toutes leurs forces.
Les forces du mal semblent néanmoins avoir un avantage donc, leurs sortilège noirs, en effet, depuis le début de la guerre d’étranges cauchemar parcours l’esprit des soldats, quelques elfes présent dans les rangs et ayant des connaissances en magies n’ont pas eut de mal à déceler l’origine de ces rêves, hélas, ils ne sont pas parvenus à les arrêter.

Aujourd’hui encore alors que le soleil perce le ciel, le camp d’Angmar avance, c’est encore à eux que reviens « l’honneur » d’avancer aux fronts de cette guerre.


Ordre de passage :

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Gabriel
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MessageSujet: Re: [EVENT] La guerre d'Arnor   Sam 26 Sep 2015 - 21:56

PNJ Van Sturn


Le Conseiller Ismaël:
 
Mohammed Ubaki:
 
Eren Kruft:
 
Van Kruft:
 

Thème du Rp:
 

La guerre d'Arnor s'est enlisée depuis des mois. La guerre était devenue une guerre de positions. Le Général Van Sturn, général des forces de L'Empire de L'Ouistrenesse avait déjà prévu que les forces d'Angmar et de Morgoth serait en avance. Il ordonna la tactique de la « terre brûlée », tout ce qui pouvait servir à alimenter l'ennemi a été brûlé ou déplacer dans des zones sûres. Cette tactique avait permis de ralentir l'ennemi, le temps de fabriquer des camps fortifiés, créer d'immense trachées de plusieurs kilomètres et fortifié les forteresses aux alentours. De plus avec l'aide des nains, irriguer ces défenses ont été plus rapides. Le paysage a été modifié pour ralentir un maximum l'ennemi, des éboulements de pierres, des avalanches et même de petits feux de forêts ont été crée pour ralentir un maximum l'ennemi. Van Sturn a ordonné à des assassins de saccager et d'empoisonner volontairement les provisions de certains camps ennemis. Mais également, de faire des guérillas et de petits assauts rapides. Tout cela a permis à l'armée de L'Empire de se réorganiser et de mieux se préparer. Désormais, la guerre était devenue une guerre de postions. L'Empire tiendrait ses postions quoi qu'il arrive. Du moins pour l'instant ...

Quelque part dans une forteresse située en Arnor …

« Les hommes sont-ils prêts conseiller ? Demanda Van Sturn. »

« Ils le sont ! Déclara le conseiller. »

« Le moral ? »

« Correct ! »

« Des exécutions ? »

« Aucune ! »

« Ecouté ! Les hommes sont prêts ! Nous avons à disposition mille cinq cents légionnaires de L'Empire ! Cinq cents Spartiates et Chevaliers de l'Ordre ! Cinq cents guerriers des tribus Suderons d'Harondor ! Et un millier de mercenaires de Rhùn ne vont pas tarder à arriver ! Nous avons préparé de nombreux engins de guerres en cas d'une attaque massive ! Une zone de 500 mètre truffé de pièges mortelles séparant notre côté et ceux de l'ennemi a été érigé ! Les forces de l'Empire sont prêtes à tenir quoi qu'il arrive ! »

Sur ces paroles, Van Sturn attendait l’arriver des officiers. À côté de lui se trouvait déjà Ismaël, son meilleur conseiller et chef des armées des tribus de Suderons d'Harondor. C’était un vieil homme âgé de 67 ans, même si c’est un Suderon, il est un puissant noble de l’Empire et fidèle à ses hommes et ses alliés. Pour lui, l’Empire est devenu le nouveau foyer de son peuple et il est prêt à le défendre quoi qu’il arrive.

Les autres officiers arrivèrent, le premier était le jeune capitaine Mohammed Ubaki neveu du conseiller Ismaël, un jeune Suderon d’Harondor qui croit au même principe que son oncle. Les deuxièmes étaient le Seigneurs-Paladin Van Kruft accompagné de sa nièce, la jeune Chevalière de l’ombre, Eren Kruft. Le Chevalier se présenta rapidement :

« Je suis Van Kruf, Seigneur-Paladin de l’ordre des Chevalier d’Harondor. La jeune femme qui m’accompagne est Eren, ma nièce. Nous sommes ici pour éradiquer l’hérésie de Morgoth. Quels sont les ordres ? »

Aussitôt, je fis mon salut militaire avant de déclarer :

« Heureux de vous voir Van Kruft. Nous sommes prêts à défendre la zone. J’ai envoyé quelques éclaireurs et assassins en reconnaissances. »

« Je vois, mais faites attention l’ennemi est plus en avance que nous. Ajouta Van Kruft.»

« Je le sais. Mais, je m’étais déjà préparé à cette éventualité. Le seul petit problème, c’est que nos alliés, les orientaux sont en ce moment en retard. Déclarai-je. »





Pendant ce temps, quelque part dans les montagnes d'Arnor …

« Gork ! Gork ! Gork à terre ! Déclara un orc à haute voix. »

« Qu'il y a-t-il ? Demanda l'autre orc dénommé Gork. »

« Il y a d'étranges hommes. Ils sont habillés bizarrement. Ils se situent de l'autre côté de la montagne. Dit l'orc. »

Nous sommes quelque part dans les montagnes d'Arnor. Deux petits orcs étaient partis en éclaireurs pour rapporter des informations à leurs chefs. Mais, alors qu'ils devaient aller vers le côté ennemi. Ils furent intrigués par une armée. Cette armée n'était pas une armée de L'Empire, ni même des royaumes nains ou des elfes. Cependant, l'orc dénommé Gork comprit très vite d'où cette armée venait :

« Ce sont des orientaux ! »

« Des orientaux ? »

« Les impériaux ont dû les payer avec de l'or. Il faut vite se tirer avant qui nous repère. »

Mais, alors que les deux orcs étaient sur le point de partir, deux flèches apparurent soudainement avant de transpercer leurs têtes .



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Halt
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MessageSujet: Re: [EVENT] La guerre d'Arnor   Sam 3 Oct 2015 - 8:39

Deux tirs parfaits. Mais presque comme toujours. Cependant, ces vermines avaient été une plaie à pister et à suivre. Ces satané sbires de Morgoth avaient réduits en cendre la plupart de la végétation de la région, rendant l'intervention "classique" de Rôdeurs caduque. Mais ceux-ci ne sont pas en manque de ressources : privée de leur atouts, un conseil d'urgence avait été formé quelques jours après le début des hostilités. En suivant les modèles de capes prévu pour l'hiver (capes rayé grises et blanches), un similaire avait été commandé aux meilleurs tailleurs de la région : il se composait d'un ensemble de gris de différents teints, afin de se fondre sans problème dans les cendres. Un problème plus préocupant, et que personne ne semblait avoir remarquer, occupait l'esprit de Halt : Les troupes ennemis, majoritairement composé d'orques et de gobelins, opéraient en parfaite  coordination ; de plus, employer une tactique de terre brulé ne semblait pas convenir à une armée orque conventionnel (bien que tout raser sur leur passage ne leurs déplaisaientt pas, ils ne détruisaient jamais sciement tout). Et cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : le commandant adverse serait un adversaire plus que redoutable durant les assauts. Le tout était de savoir de qui il s'agissait. Et la chose ne serait pas aisé à découvrir.

Cependant, Halt était confiant : pour une fois, une bataille à laquelle il participerait, ne serait que moyennement déséquillibré. De plus, les orientaux arriveraient bientôt, fortifiant leurs défense encore plus.
Il est important de remarquer, que pour la première fois depuis bien des années, l'intégralité des Rôdeurs de l'ordre (soit cent Rôdeurs) se sont joint aux forces de l'ouistrenesse. Même si la plupart des officiers l'ignorait, cela rassemblait une remarquable force de projection tactique, qui pouvait intervenir dans un temps réduit. Opérant de leurs propre chef, et ne suivant que des ordres globaux, ces-dites personnes pouvaient faire basculer le courant d'une bataille. Il est à noter que ces dernières sont peu efficace en combat rapproché, et encore moins lors d'une bataille rangé. En revanche, les officiers adverses doivent prendre garde aux flèches meurtrière. En opérant de la sorte, les rôdeurs arrivent à semer la confusions dans les rangs ennemis, augmentant les chances de victoire du camps allier.



La précisions des stratégies sont toutes aussi importants que celles des tirs. La loyauté l'est encore plus.
Mais les dirigeants peuvent êtres corrompus, à l'inverse des pays.


Début de mon Rp
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Zagara

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MessageSujet: Re: [EVENT] La guerre d'Arnor   Mer 7 Oct 2015 - 21:17


PNJ Lucia - Soldat


Elle souffla rapidement pendant quelques secondes, avant de vérifier son armure et de poser une main sur le fourreau de son arme, comme pour se rassurer par sa présence.

Un grand sourire apparut sur son visage, dévoilant des crocs acérés, digne des grandes créatures que l'on pouvait trouver en montagne. Elle enfila son casque, pile à sa taille, ayant apparemment déjà traversé de nombreux combats au vu des légères entailles dans le métal et de certaines traces de brûlé, comme si l'objet avait reposé dans les flammes un cours instant. Elle vérifia le reste de son équipement, une petite dague, et un arc accompagné de flèches. Elle avait beau être chargée, c'était dans ses habitudes.
Puis elle sortit de la tente où était auparavant entreposé de l'équipement ; et elle s'éloigna du reste des soldats, aux bords du campement, pour s'entraîner une dernière fois avant de partir au combat, comme d'autres camarades.

La guerrière sortit parfaitement la lame, émettant un bruit presque cristallin. Elle tranchait l'air, presque en dansant, et tournoyait en suivant le chant ensorceleur de l'épée qui lui dictait la suite de l'enchaînement.
Sauvagesse était son nom, et malgré le lourd poids du fer, elle était facile à manier entre les mains de Lucia. Ses doigts longs et fins tenaient avec une force implacable le manche recouvert de cuir épais, tandis que la lame semblait briller même à la lumière du jour. Des runes à peine visibles à l'oeil humain étaient tracées sur les tranchants, irréguliers, prêts à déchirer la chair au moindre contact, écraser le métal et briser les armes ennemies.
Puis, elle s'arrêta, et passa ses mains gantées sur sa longueur, murmurant des mots en elfique, prononçant plusieurs fois le même prénom.

- La vengeance est sans fin... Oh, dans quoi m'as-tu lancée ? Finit-elle, rangeant l'épée qui brillait soudainement moins.

Elle quitta ses pensées en voyant un autre soldat l'observer, et pria pour qu'il ne l'ait pas entendu. Si quelqu'un découvrait ses origines elfiques, elle ne ferait sans doute pas long feu dans l'armée... Et c'était à peine si ses supérieurs savaient qu'une demoiselle se trouvait sous cette épaisse armure, emmitouflée dans de la fourrure, les cheveux dissimulés.

Il lui fit signe, ignorant apparemment ses précédentes paroles, et elle suivit calmement, comprenant que cela serait bientôt l'heure de l'appel final pour la guerre.


La prière purge l'âme ; la douleur purge le corps.



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Idril Felagund
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MessageSujet: Re: [EVENT] La guerre d'Arnor   Lun 12 Oct 2015 - 0:26


Lenwë Eledhwen.
Père d'Idril Felagund.



Sur le sol brumeux de la forêt courent les ombres des arbres de Mirkwood. Ils se tiennent droits, impassibles, en rangs serrés comme des soldats que l'on fait avancer en cadence. Mais ils ne bougent pas. Ils ne sont plus que l'ombre de leur splendeur passée, et aucun chant ne résonne désormais en eux. Tout est mort, je le sens, et ce que je vois n'est qu'illusions. Ces tristes haubans au feuillage en lambeaux forment une allée sinistre, au bout de laquelle un soleil rougeoyant inonde le sol forestier de ses sanglants rayons. Les ombres des jours passés s'étendent infiniment devant moi. Au loin, dans la tremblante lueur, des formes semblent vouloir se détacher. Je m'approche, et mes pas font défiler ces jours informes qui s'étirent encore et encore, comme pour noyer l'éclat qui se dégage de mon corps. Désormais, les formes se sont détachées du soleil, et prennent consistance. Ma femme et mon fils viennent d'apparaître sous mes yeux. Idril porte sa mère dans ses bras. Il avance à pas lents, mesurés, et son visage fermé ne peut cacher la douleur que son regard me crie.

"Elle est morte. Je me suis battu pour vous, mais je n'ai pas pu la sauver... Voilà des années que je porte les marques de mon engagement... Je n'en peux plus Papa. Je n'ai plus la force..." murmure Idril. Il tombe soudain à genoux, et fond en larmes. Je m'agenouille auprès de lui pour le consoler et caresser ma femme, mais quelque chose m'empêche de les toucher. Une force froide et terrifiante me tire par la taille, et soudain, je suis loin d'eux.

C'est alors que je remarque que nous sommes sur le Cerin Amroth. La silhouette du palais se détache dans le fond. Mais mes yeux ne peuvent quitter ma famille du regard. Sa mère toujours dans les bras, Idril a posé sa tête sur sa poitrine. Ses yeux sont fermés, et l'éclat qu'il dégage commence à se ternir. Je sens venir la mort, elle rôde dans la moindre branche, et les arbres gris se referment sur eux comme les eaux sur les naufragés. Mon fils est tout pâle désormais, et soudain, il  s'écroule sur sa mère. Sa lumière vacille encore quelques secondes, se bat contre la mort. Je lutte contre la force qui m'immobilise pour le rejoindre. L'espace d'un instant, j'assiste au combat titanesque d'un oiseau contre l'apesanteur. Mais les ailes sont trop fragiles, trop jeunes. L'oiseau retombe avec la lumière, et sur le sol du Cerin Amroth, Idril s'éteint définitivement.

Dans mon cœur, quelque chose lâche. La digue, construite il y a fort longtemps, renforcée au fil des siècles, ne peut arrêter la vague. Tout est submergé en quelques dixièmes de secondes. Enfin, le cri s'arrache à mes lèvres, et les franchi puissamment, porté par les larmes.

*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*

La douleur de ma vision me sortit de ma méditation mieux que ne l'eût fait un cor de guerre. Soucieux, je mis quelques secondes à me calmer, et à raisonner ma conscience. Le Seigneur Noir s'évertuait à lancer sur la région de sombres ondes magiques, qui perturbaient fortement mes compagnons, et je passais mon temps à courir de campement en campement pour tenter de soulager les plus sensibles, tantôt les écoutant, tantôt les apaisant. Et si parfois je parvenais à obtenir quelques heures de répit, dont je profitais pour me ressourcer, cette magie obscure arrivait jusqu'à polluer mes méditations quotidiennes.
Fermant les yeux, je me concentrai sur mon environnement. Un sol de poussière stérile couvrait des kilomètres. Plus loin, les terres qui avaient été brûlées recelaient encore des germes de vie. Bientôt, la végétation reprendrait ses droits, rendue cent fois fertile par les cendres. C'était bien là le seul espoir que laissait la guerre pour le moment. Car pour les humains qui étaient venus se battre ici en nombre, je ne me faisais aucune illusion. Dans chaque camp, il y aurait des morts, des atrocités seraient commises...C'était ainsi depuis toujours, et le fol espoir qu'un jour le monde vivrait en paix s'était depuis longtemps éteint. Si ce n'était pas du fait de Morgoth, ce serait pour d'autres motifs. Il y aurait d'autres dirigeants, d'autres temps, et ce qui était aujourd'hui serait demain oublié. Pouvions-nous empêcher la Soleil de décliner ? Ou le Lune de briller ?
J'avais depuis longtemps songé à partir avec ma famille vers les Terres Immortelles, mais ma chère Celebrindal, devinant qu'Idril ne quitterait pas de sitôt Arda, m'avait convaincu de rester et de l'aider dans la destinée qu'il avait choisie.
Je savais qu'il était en vie, ainsi que ma femme. Ces maudites émanations pouvaient bien troubler mes méditations...jamais elles ne trouveraient un chemin pour se frayer jusqu'à mon cœur, et fausser  les liens qui me reliaient à Tari et Idril.
Plus loin dans le campement, un gémissement retenti. Rauque...Un Homme. Encore un, victime des forces ténébreuses...

Malgré les difficultés qu'avaient les informations à se répandre dans les différents campements, j'étais parvenu à apprendre que des rôdeurs s'étaient joints en nombre assez large aux troupes d'origine diverses présentes sur le terrain « officieusement ». Je n'avais jamais fait partie d'une armée elfique. Dernier fils d'une famille noble de la Lorien, j'avais comme mes ainés appris les armes, et tout ce qui composait l'éducation de base de ces familles-là. Puis, en me rendant à Mirkwood avec mes frères, j'avais rencontré Tari Celebrindal. Je ne savais pas qu'elle deviendrait ma femme, mais je savais que je l'aimais. Elle travaillait dans les vignes du Roi. Elle n'était pas noble, mais ça m'était bien égal, parce que mes parents ne pouvaient pas refuser que j'épouse une déesse. Je suis devenu œnologue, nous nous sommes mariés, et nous avons eu Idril. A partir de là, je n'ai plus souhaité me battre. Seule préserver ma famille comptait. Mais en grandissant, Idril a vu plus loin.  Pour nous protéger, il avait décidé de se battre. Et c'est lorsque nous avons failli le perdre que nous avons commencé à réfléchir. Aussi, lorsque la guerre est venue frapper à nos portes, nous avons rallié Fondcombe, où nous avons pu rencontrer des rôdeurs, et choisir de rejoindre cette voie-là. J'ai formé Tari aux arts du combat, et nous avons commencé à travailler dans l'ombre, à oeuvrer comme des fourmis pour que les messages les plus importants puissent passer en sécurité, pour que les gens puissent continuer à s'informer...Et pour que bien d'autres choses puissent perdurer. Les rôdeurs représentaient ce qui se rapprochait le plus de notre façon de vivre désormais. A moi de trouver de quel côté ils se cachaient, et de m'y rallier. Techniquement, personne à part ma famille, et quelques amis rôdeurs et sentinelles savaient que je me trouvait ici. Ce qui était fort embêtant dans le cas où...
"Non, n'y pensons pas. Pas pour le moment. A chaque jour suffit sa peine !" Songeais-je pour tenter de prendre un peu de légereté face à ces événements qui alourdissaient considérablement mon cœur.

Sellant Janys, ma fidèle jument blanche, je quittait le coin que j'avais choisi pour dormir, un des rares endroits où quelques buissons rachitiques avaient échappés au feu, ou presque si l'on considérait leurs extrémités roussies. Ils n'avaient quasiment plus de feuilles sur leur maigre squelette dénudé, mais ils étaient vivants, et cela me suffisait pour trouver un peu de repos.
Parcourant les allées de tentes au trot, je détaillai du regard la misère de ces hommes, épuisés de tenir ces positions insupportables depuis tant de temps. Leurs tentes aux couleurs aussi délavées que leur courage tenaient encore debout, mais elles semblaient davantage vouloir embrasser le sol que le firmament.
Pour le moment, et pour un temps encore indéfini, nous étions embourbés dans une guerre de positions. Durant un instant, la raison de ma présence ici me parut sur le point de se dissoudre dans l'air, de se dérober à ma mémoire, comme si elle n'avait aucune existence palpable. Les Elfes défendaient le mur. J'étais un Elfe. J'aurais dû me joindre à eux. Pourquoi ne l'avais-je pas fait ? Peut-être pour la même raison que j'avais choisi avec Tari de rester en Arda. Parce que je n'avais pas la même manière de concevoir les choses que les autres Elfes ? Possible.
J'avais énormément de difficultés à garder le stoicisme de certains face aux événements. Toujours dans l'abstraction, trop. Moi, je ne pouvais plus supporter de voir des hommes mourir. Des milliers et des milliers de gens chassés de terres qu'ils se transmettaient pour la plupart depuis des générations, des centaines d'enfants rendus orphelins par les meurtres que commettaient chaque camp dans sa bataille pour un monde meilleur... J'étais fatigué, épuisé, sur le point de lâcher prise, et d'entrer dans une folie meurtrière. Si à certains moments, je parvenais à réfléchir calmement, cela m'était de plus en plus dur à mesure que les siècles défilaient, avec chacun leurs lots d'atrocités.

Janys ressentit la peine qui m'enserrait, et se mit à galoper, pour me changer un peu les idées. Rendu souriant par sa tentative de me consoler, je me laissais aller au plaisir réconfortant d'une chevauchée énergique, fermant les yeux de contentement. Durant l'espace d'un instant, je me sentit libre, et pleinement heureux. Je parvins à oublier qui j'étais, où j'étais, et ce que j'allais faire. Je n'étais plus que le fils du vent, et cela me suffisait amplement. La peur et le doute du bien-fondé de mes actes s'étaient envolés.

-Allez, Yallah ! Criais-je, ravi à Janys, qui ne se fit pas prier pour accélerer encore. Sur ces terres emplies de désolation et d'idées noires, je semai mon bonheur passager, qui se déposai tout autour de nous à chaque coup de sabot ragaillardi que donnait ma jument en survolant le sol.

Rouvrant les yeux, je jetai un regard en arrière. Nous avions parcouru une sacrée distance en peu de temps, enjoués que nous étions. Janys s'était remis au trot, lorsque je la stoppa net. Pas loin, un garde s'entraînait. La chose n'était pas étonnante si on la considérait globalement. Mais le fait était que cela faisait des jours que je ne voyais plus aucun garde s'entraîner, tous épuisés qu'ils étaient. Contemplant avec espoir cette lueur de vivacité, je me rapprochais, veillant toutefois à ne pas déranger l'homme qui avait réussi à reprendre courage. Lorsque je fus assez près de lui pour distinguer plus qu'une forme à l'armure vague, je senti quelque chose d'étrange dans sa gestuelle. Une manière plus fluide de manier l'épée. Douce et rapide comme des torrents d'eau, avec toute la force des cascades. Je m'arrêtai complétement pour contempler le soldat...sa lame sifflait en tournoyant dans les airs, fendant l'espace autour d'elle sans une once de maladresse. Le soldat dansait plus qu'il ne s'entraînait. Pour un Homme, je trouvais qu'il avait une certaine grâce. Il me faisait penser un peu à mon fils. La souplesse des elfes était dans ses gestes...Etonnant chez un humain. Le soldat s'arrêta soudain, et sembla se concentrer. Il chuchotait...Je parvins à distinguer sa voix, faible et claire. Levant la tête pour mieux entendre, comme animé par un doute qui se fit dans mon esprit, je remarquais que je n'étais pas le seul à l'observer. Un autre soldat le regardait, et lui fit un signe. L'Homme stoppa son entrainement, et je repris ma route, songeur.

Mes interrogations furent bien vite stoppées. Pour trouver les rôdeurs, qui étaient redevenus en un éclair le principal sujet de mes pensées, je me devais de réfléchir comme eux. "Pensons tactique..."me dis-je, scrutant les alentours soigneusement. Faces à moi se dressaient les montagnes d'Arnor. Plus à l'Est, pâle dans l'horizon, une forteresse dressait ses murs hors d'âge. Était-ce celle-ci qu'avaient choisis les Impériaux ? D'après les informations, ce devait être le cas. J'étais curieux de voir comment allaient intervenir ces forces, dont je ne connaissais pas les capacités...
Me retournant vers les montagnes, je suivis mon instinct. Où les trouver, mis à part là ? De toute manière, si je ne trouvais aucun des signes laissés habituellement par les rôdeurs à l'attention de leurs confrères, je me méfierais d'autant plus...


Mirkwood la Déclinante.

Mémoire de mousse et souvenirs d'écorce
les relents du passé traînent dans la brume.
L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
Rappelez-vous, mes gens,
chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
Mirkwood la Belle
et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
Les légendes que l'on conte encore, quelle âme leur reste-t'il ?
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Gilnor
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MessageSujet: Re: [EVENT] La guerre d'Arnor   Jeu 22 Oct 2015 - 19:32

Gilnor ou le Commandant Valtheran se trouvait sur le haut d'une falaise, trébuchets dans son dos, à inspecter les moindre mouvements ennemis. Gilnor était venu avec 500 hommes de Cair Andros et plusieurs centaines d'hommes venant de l'Anorien qui s'était joint à lui pour défendre l'Empire. Gilnor est très patriote et cette élan de la part de soldats et de citoyens montrer que les Hommes n'avaient pas peur et étaient prêt à combattre et mourir pour leur patrie. Il fallait garder ce moral intact.

Il avait placé ses troupes sur un petit plateau dans les Haut du Nord, au nord de Fornost en compagnie de trébuchés. La route fut compliqué, il avait fallut démonter les engins de siège et les remonter une fois arriver. Par la suite, un véritable bastion fut érigé. La construction ne fut pas de tout repos. Bien que Gilnor soit une officier sévère demandant toujours le meilleur de ses hommes, il en était aussi très proche et participa à l'édification du camps. Entouré d'amas de roc naturel et protéger par des palissades. Quatre tours en bois ont été dressées comme poste d'observation et des chemins dans les petites montagnes ont été tracés comme chemin de ronde des archers. Deux portes constitués le seul accès car ils représentaient les deux chemin permettant d'accèder à la position de Gilnor, c'est d'ailleurs pour cela qu'il avait choisis cette endroit. Les portes étaient très défendue. Une dizaine de pierrières avaient construit à la hâte, sorte de petit trébuchet dans la portée et moindre. Utiliser pour défendre des points stratégiques. On pouvait dire que Gilnor était un expert en matière de défense et l'environnement était un facteur essentielle. Là seul faille dans sont système et qu'il pouvait être prit au piège dans sa propre forteresse mais Gilnor était à combattre jusqu'à la mort, il avait fait le serment de mourir à la guerre et non dans un lit.

-Des ennemis en vue ? demanda un soldat du Cygne Argenté de Dol Amroth.

-Pour l'instant, il se crée un endroit sans angle mort pour eux. Ils ont peur des Rôdeurs, répondit Gilnor en voyant un bois en feu.

Le soldat en armure était son frère, Beregund. Il s'était portée volontaire pour partir à la guerre, lui d'autres soldat du Cygne Argenté. Il avait retrouvé son frère aîné et décidèrent de rester ensemble pour combattre le mal.


COURAGE ET HONNEUR

"Le soldat qui agit avec honneur ne peut faillir, son devoir est l'honneur lui-même. Sa mort, si elle est honorable, est une récompense et non un échec, car elle résulte de son dévouement à sa mission. Recherchez l'honneur dans vos actes, et vous ne connaîtrez pas la peur."


Thème de Gilnor:
 
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MessageSujet: Re: [EVENT] La guerre d'Arnor   Sam 24 Oct 2015 - 8:59

La tactique de terreur qu'imposait les rôdeurs depuis quelques semaines portait largement ses  fruits : les engences de Morgoth étaient venu à tant redouter les tirs mortels des émérites archers, qu'ils avaient commencer à batir des camps, surveillé de tout cotés, afin d'éviter un maximum de pertes en cas d'attaque. Une fois encore, cela prouvait que l'armée orques n'était pas mené par un idiot ; les serviteurs n'auraient jamais penser à se retrancher pour éviter des pertes, ils auraient chargé toute attaques, ce qui aurait eu pour effet de réduire drastiquement les effectifs adverses. Ainsi, les rôdeurs avaient été répartis en trois groupes : le premier se charger de harceler en divers points la ligne adverse, détruisant les provisions, les outils, armes, campements, et tuant au passages quelques orques, mais jamais sans se faire prendre ; et pour cause, depuis le débuts des assaults, plus aucuns autre rôdeur n'était décéder. Le second, se chargeait de missions similaires la nuit ; cependant, leur rôle devait être moins déstructeur, mais bien plus de faire grandir la peur dans les rangs ennemis. Immaginez : des êtres capable de se mouvoir sans être vu, invisible jusqu'à ce qu'ils vous poignarde, ou qu'ils vous transpercent d'une flèche, qui allait rarement autre part qu'au but ; des êtres capable de réduire en cendre un camps, et ce en quelques minutes, tuant quiconque les en empêcherait... En réalité, ce groupe de choc grandissait de plus en plus dans l'éstime des soldats du bien, car bien qu'ils en aient déjà entendu parler, ce n'était que dans des légendes, ou des histoires moins véridiques les unes que les autres. De par là même, les rôdeurs commencaient à perdre ce qui les avaient toujours caractérisés... leur anonymat.
Le troisième groupe opérait différement : ses membres étaient fatigué ou blésser, et ce groupe avait pour but de leur donner une utilité ; de fait, ils se reposaient la plupart du temps, mais avaient un intérêt capital : ils étaient dépechés sur chaque escarmouche avec l'ennemis, afin de garantir des victoires net, due aux capacités de commandement de frappe de cette force. Cela permettait d'éviter toutes sortes de percés des adversaires, dans le but de prévenir quelques intrusions d'espions.

Halt, de son coté, avait été occupé à organiser tout ce tin-touin, qui lui semblait de plus en plus inutile, étant donné qu'il ne faisait que retarder l'avance ennemis, pour des pertes minimales chez les ennemis en comparaison de leur nombre. Cependant, même s'il s'impatientait, il savait que cet arrassement avait un effet benefique pour les morales, autant dans leur camp que dans celui des orques.
Trois jours après que l'ordre eut capturé un document de la plus haute importance, détaillant l'arrivée de toujours plus de soldats adverses, un individu avait commencer à fouiner... mais les rôdeurs avient toujjours été les meilleurs à ce jeu là, même s'il devait reconnaitre que l'inconnu avait du talent.


La précisions des stratégies sont toutes aussi importants que celles des tirs. La loyauté l'est encore plus.
Mais les dirigeants peuvent êtres corrompus, à l'inverse des pays.


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Gabriel
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MessageSujet: Re: [EVENT] La guerre d'Arnor   Lun 26 Oct 2015 - 23:26

PNJ Van Sturn


Le Conseiller Ismaël:
 
Mohammed Ubaki:
 
Eren Kruft:
 
Van Kruft:
 
Tsao Ming:
 

Pendant, ce temps dans la région du nord-est d'Arnor …

« Général ! Les Orientaux sont arrivés ! Déclara le conseiller Ismaël. »

« Enfin ! Voilà qui renforcera nos défenses ! S'exclama Van Sturn. »

Ces derniers arrivèrent soudainement à l'est caché par la lueur du soleil et les collines vertes. L'armée orientale était composée d'un millier d'hommes dont principalement des cavaliers, aux côtés d'eux se trouvaient les fameux aurochs rouges du sud de Rhùn, ces animaux ressemblant énormément à des bœufs, mais en taille plus grande et plus massive, les plus gros mesuraient dans les deux mètres. Les orientaux les chevauchaient tous comme les chevaux. Ces derniers se mirent en position aux côtés des autres armées. Puis, c'est alors qu'un homme vêtu d'une armure typique orientale arriva à cheval dans la forteresse près de Vans Sturn et des autres généraux, ce dernier descendit de sa monture avant d'enlever son casque pour déclarer :

« Tsao Ming, commandant des forces orientales de la tribu d'Orons. »

« Général Van Sturn commandant des forces de l'Empire de l'Ouest, répondit le général. »

« Mes hommes ont repéré que l'ennemi se rapproche. Fort heureusement, vos rôdeurs nous ont protégés durant le trajet. Cependant, ces derniers ne sont pas venus nous dire « bonjour », ils sont restés tout le temps cachés et à nous observer. »

Le resté de l'armée orientale se joignit à l'armée impériale, naine et elfe. Certains surtout chez les nains et les elfes se sentaient un peu mal-à-l'aise de combattre au côté de leurs anciens ennemis se souvenant encore de la bataille de la coalition. Mais, il faut oublier les fantômes du passé pour l'instant pour nous concentrer contre les armées belliqueuses de Morgoth et d'Angmar.

La bataille allait bientôt commencer, une sentinelle déclara que l'armée de Morgoth n'était pas très loin de nos positions. La forteresse servait de base d'opération, mais la plus importante se trouvait un peu plus au sud. La forteresse était gardée par une rangée d'archers, d'arbalétriers et d'arquebusiers nains. Des canons nains et des feux d'artifices de guerres ont été placés dans la forteresse. Face à la forteresse se trouvait une grande plaine qui s'étend de cinq cents mètres, après cette plaine se trouvait une forêt où l'ennemi allait sans doute arriver par là.

Aussitôt, le général Van Sturn déclara :

« Nous avons à disposition des milliers de légionnaires de tout l'Empire, nos alliés nains, elfes et orientaux sont venus nous aider. Nous allons maintenir nos postions quoi qu'il arrive ! »

« Général, les rôdeurs et les éclaireurs sont occupés par des bandes d'éclaireurs orques et d'hommes d'Angmar, déclara le conseiller Ismaël. »

« Dites leurs de ne pas engager le combat contre eux, sauf par nécessité. Morgoth veut révéler nos positions, il faut attirer l'ennemi dans la zone de 500 mètres, les éclaireurs ennemis ne peuvent pas traverser cette zone au risque de se faire écorcher ou empaler. »

La zone que parlait Sturn avait été érigé, il n'y a pas très longtemps, cette zone traversait presque toute la frontière entre l'Arnor et Angmar et faisait environ 500 mètres de larges. Cette dernière était truffée de pièges mortels. On trouvait des trappes, de pièges qui acéraient la chaire, des pieux et des clous dissimulés, des fils tranchants ou activant des systèmes qui lançaient des piques ou de l'huile incendiaire, d'autres qui immobilisaient. De plus, avec l'aide des nains, des pièges plus mortels avaient été installés comme les fameuses mines explosives qui éclataient lorsqu'on y met les pieds ou encore pleins d'autres mécanismes plus terrifiantes plus terrifiantes les unes des autres. Fort heureusement, les chefs rôdeurs et éclaireurs connaissaient des plans et des passages pour contourner les pièges ou traverser à travers sans y risquer leurs peaux. Si l'ennemi voulait traverser la frontière pour attaquer, elle sera obligée de traverser cette zone très dangereuse qui risquerait de faire perdre une bonne partie de ses effectifs.

Soudain, Van Sturn déclara :

« Je vais aller au front avec les hommes en première ligne ! »

« Mais, enfin général … dit Ismaël. »

« Je serai plus utile de combattre au côté de mes hommes et non rester sans rien faire. Sur-ce je vous laisse. »

Mais, alors que le général quitta la forteresse, le jeune Mohammed Ubaki décida de le suivre accompagné de Tsao, de Van Kruft et de sa nièce.

Les forces des peuples libres étaient en position, dans la plaine des tranchées et des barricades ont été irriguées pour les arbalétriers, les arquebusiers nains et les archers hommes et elfes en troisième lignes prêts à frapper les premiers lorsque l'ennemi pointera du nez. Les spartiates, les mercenaires, les gardiens nains et les suderons d'Harondor étaient en première ligne pour frapper les premiers et les plus forts au corps à corps, ces derniers étaient justes à côté des tirailleurs. Les légionnaires et les autres se tenaient en deuxième lignes prêts à soutenir ceux de la première ligne contre le gros de l'armée adverse. Les engins de guerres comme les catapultes, les balistes et les canons nains se situaient en dernière ligne à côté de la forteresse.

Soudain, dans la forêt à cinq cents mètres, on entendit les cors et les tambours de guerres résonnés partout. Sturn en première ligne se mit à sourire en les entendant. Il déclara à ses hommes :

« Les bruits vont cesser, vous allez voir. »

Soudain, on entendit une explosion, puis deux. Très vite, les tambours et les cors de guerres laissèrent place à des cris de douleurs et de terreurs. C'est à ce moment-là que l'ennemi venait d'entrer dans la zone piégé de cinq cents mètres et les cris laissèrent présagés les premières victimes dans le camp ennemi …




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Idril Felagund
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MessageSujet: Re: [EVENT] La guerre d'Arnor   Lun 9 Nov 2015 - 1:43


Lenwë Eledhwen.
Père d'Idril Felagund.

Cela faisait désormais des heures que je relevais patiemment la moindre trace laissée par ces hommes qui excellaient à la discrétion. La tâche n'était pas aisée, mais le savoir que j'avais acquis auprès de leurs semblables avec Tari était suffisant pour savoir déchiffrer les minces indices qu'ils se laissaient entre eux. Moi-même, je laissais à chaque fois une petite trace pour indiquer le chemin que je suivais, et signifier que mes intentions étaient bonnes. Avisant une petite source d'eau qui coulait des rochers, et formait une large flaque sur une énorme pierre plate érodée et bordée de multiples rocs aux éclats pointus et menaçants, je me dirigeais vers elle pour y faire boire Janys. M'agenouillant près de l'eau pour m'y désaltérer un peu, j'y trempais les mains avec un soupir d'aise. L'eau était pure, et emplie des bienfaits des minéraux de la montagne. Il s'en dégageait un magnétisme très particulier, qui me rendit force et vigueur lorsque je la bu. Janys s'en agrémentait fort bien également, et me le fit comprendre en me poussant un peu dans le dos avec sa tête. C'était sa manière de me faire ses remerciements. Habituellement, j'en était très heureux, mais cette fois-ci, son coup de tête fut d'une telle force que je faillis bien m'étaler dans la large flaque, me réceptionnant de justesse sur les mains, le nez à quelques millimètres de la surface de l'eau.

« Enfin Janys, prends un peu garde ! De quoi aurais-je l'air, avec des vêtements trempés ? Tu me feras geler, les nuits sont froides dans les hauteurs ! » la grondais-je gentiment.
Je me relevais en veillant à ne pas mettre un pied dans la flaque, qui vu le creux de la roche, s'y serais enfoncé d'une dizaine de centimètres, et m'essuyais les mains sur ma tunique.

La jument polissonne secouait son encolure en hennissant, l'air de bien rire de sa farce, et bien sûr, fit tomber dans l'eau ses rênes, que j'avais pris l'habitude de laisser libres. Je me penchais pour les ramasser, lorsque soudain, un reflet éblouissant apparu à la surface de l'eau, le temps d'un centième de seconde. Je continuais mon geste comme si de rien n'était, mais cette fois-ci, mon regard était alerte, et scrutait la surface de l'eau minutieusement. C'est alors que je le vis. Bien camouflé par les rochers, derrière lesquels il s'était tapi silencieusement, un des rôdeurs nous épiait, un arc à la main. Quelque chose dans son équipement avait reflété le soleil, sans quoi je ne l'aurais certainement pas repéré, tant sa tenue s'accordait à merveille avec les rochers environnants. Je saisis le rêne, le repositionnais correctement sur l'encolure de Janys, puis calmement, je défis la courroie de mon fourreau, et laissait tomber l'arme à terre. Je fis de même avec mon arc, jusqu'à ce que je n'aie plus aucune arme sur moi. Alors seulement, je me retournais, posant un genou à terre, et levai le regard vers l'endroit d'où je savais que m'observait le rôdeur.

Comme un mirage, je le vis alors se relever et apparaître à ma vue, lentement, presque aussi immuable que les neiges éternelles des sommets de l'Arnor. Une figure de marbre et de roc, impassible, où s'affichait toute la noblesse des grands rapaces des hauteurs. L'homme était vêtu d'une cape toute en nuances de gris, et durant un instant, il me sembla que la montagne avait un visage. Puis comme le Niphredil vinrent fleurir en quelques endroits plus hauts-perchés des compagnons qui étaient restés cachés à mes sens. Cela me fit sourire. Trop concentré sur les traces, j'avais omis de prêter une attention suffisante à ce qui pouvait pourtant se révéler plus visible encore. Je cherchais à découvrir des signes quasi-invisibles et muets, alors que des hommes, quasi-invisibles mais faillibles pouvaient fort bien se trouver à portée.
« Et bien, on ne cesse jamais d'apprendre ! » songeais-je tandis que les hommes descendaient vers moi, certains me gardant encore en joue de leurs arcs. Voilà une leçon que je saurais garder en mémoire.

Celui qui semblait mener le groupe vint se poster face à moi.
-Cela fait un moment que tu fouines partout, et nous n'aimons pas beaucoup ça. Qu'espères-tu trouver ici, l'elfe ? Me demanda t'il un peu brusquement.
« Je suis Lenwe Eledhwen, et ce sont les Rôdeurs que j'espère ainsi trouver. J'ai rejoint vos équipes de la trouée des Trolls, et ce sont les vôtres qui ont partagé avec moi leur savoir et m'ont initié à votre Art. Je ne désire rien d'autre que m'entretenir avec votre chef, et gagner le droit de me battre à vos côtés. » répondis-je calmement.

L'Homme en face de moi semblait hésitant, lorsque du remue-ménage se fit derrière moi.
-Lenwe ? Lenwe Eledhwen ? Attends Garir, laisse-le, je le connais ! Il est des nôtres ! Entendis-je dans mon dos. Me retournant lentement, je n'en crus pas mes yeux. Cette voix...C'était celle de Meldan ! C'était lui qui nous avait soutenu dans notre décision de rejoindre les Rôdeurs.

« Meldan ? Je ne savais pas que tu devais venir ici ! » m'exclamais-je, réconforté par cette présence amicale si loin des terres qui m'étaient familières. Nous échangeâmes une vigoureuse poignée d'avant-bras, doublée d'une tape sur l'épaule.

-Lenwe, nous sommes tous venus au complet. Tous les Rôdeurs de l'Ordre ! M'expliqua t'il sur un ton où pointait désormais la gravité. Je hochais la tête, comprenant tout à fait ce que cela représentait pour l'ordre. Avisant le bandeau qui lui couvrait l'œil droit, je le questionnait à ce sujet, mais il m'assura que nous aurions le temps d'en parler plus tard.
Nous échangeâmes un moment entre nous, puis le temps se faisant pressant, l'équipe se mit en route.

A mesure que nous montions, j'observai que nombre d'entre eux affichaient des blessures plus ou moins graves. Malgré cela, leur port restait droit et noble, et leurs pas ne faillaient pas en dépit des obstacles. Visiblement, les rôdeurs avaient dû faire face à quelques difficultés...J'espérai que leur nombre n'avait pas été trop réduit par les combats mêlés à la fatigue.


Mirkwood la Déclinante.

Mémoire de mousse et souvenirs d'écorce
les relents du passé traînent dans la brume.
L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
Rappelez-vous, mes gens,
chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
Mirkwood la Belle
et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
Les légendes que l'on conte encore, quelle âme leur reste-t'il ?
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MessageSujet: Re: [EVENT] La guerre d'Arnor   Mer 3 Fév 2016 - 20:48



Sa progéniture morte, meurtrie de leurs horribles blessures. Leurs faces décomposées aux chairs rongées par les vers… Leurs yeux vitreux rivés dans les siens. Aussi glacials que ce Néant, cet abîme insondable…
Images succinctes de son p’tit dernier. Adulte. Enfant. Mêlé.  Sa mâchoire décrochée. Pendante. Quelques dents misérablement rescapées de la hache… Son cuir semblable à un vieux caoutchouc. Cette ultime vision d’horreur reste gravée dans ses yeux tandis que le vieil Orque revient au monde des vivants...

Conscience s’extirpant du monde des songes, ramenant à elle la raison et le rationnel, fragments par fragments. Là, ça va, ça va… C’est fini, vieux Gul ; c’était qu’un rêve. Reprends ton souffle... Reste figé, cloué à ma paroi de pierre, le palpitant encore en panique. Serre mes paupières de toutes mes forces, désespérant de conjurer ces visions de mes fils morts de mes yeux.
Dégoulinant de sueurs ; elle macule mon vieil accoutrement.
Sale nuit pour le gros Gulorku. Comme toutes les autres…

«Ca va Caporal ?» S’enquiert la p’tite Nag-Sel. Dans notre antre de pierre d’un blanc d’os, la plupart des vermines dorment ou s’extirpent de leur sommeil, adossés contre les parois, tassés sur la surface terreuse. Blottis les uns contre les autres. Le brasier qui projetait une lueur orangée sur les parois n’est plus qu’un piètre monticule noir d’où s’élève une triste fumée. Le lieu, gris et obscur avec toutes ces silhouettes noires de la troupe qui y reposent, me fait frissonner de froid…
Face à moi, les p’tits yeux globuleux jaunes de la jeune Nag-Sel se font sincèrement soucieux de mon état. Le museau de la p’tite peau-noire dandinant tandis qu’elle hume l’air. D’autres gars autour de nous, plus ou moins hagards et résignés, ont rapporté aussi leur attention sur moi... Des gamins… Orzulu, Radshur, Burlug… C’est tous des gamins. Des porcelets, des ratons et des chiots à qui on a fait enfiler des pièces d’armures recyclées et mis des piques et des fers rouillés dans les mains. La plupart m’donnent l’impression de pas savoir ce qu’ils foutent ici… Regards innocents, soucieux plutôt que craintifs. Attendent que j’définisse la gueule de la journée… Je les balaie d’un regard aigri.
«J’ai un truc coincé entre les dents ?»
_ Non Caporal…
_ Alors arrêtez d’me r’garder comme ça. J’ai sorti mon sifflet. Souffle un coup. Debout là-d’dans ! On s’réveille, allez !»
M’extirpe ronchon de la grotte, ma large targe de bois renforcée enserrée à mon bras. Sort au monde extérieur bleuté et froid de l’aube en enjambant les limaces endormies ici et là. Eu une réaction d’con... Réveille les p’tits gars sur mon passage, un peu plus paternellement.
«Allez Blondin. Debout. Réveille tes potes flemmards.»
B’soin d’aller m’soulager. Et d’fumer. Le nez à curer. Et si c’est pas trop d’mandé, j’aimerais pouvoir manger avant d’aller mourir… Règne un de ces silences de charnier… On s’croirait dans une crypte. Une crypte où grognent ici et là les porcins d’Orques, et où souffle le vent, le vent froid qui fait bruisser les arbres, et où croassent les corbeaux qui se sont invités dans l’coin, guettant le festin à venir… Gamins et Moulés qui s'réveillent font l’moins d’bruit possible, restent chacun engourdi à leur place au sol...
Marche jusqu’au bord de la falaise de pierre blanche. Au bas le monde est terne. Aussi grisaillant que l’fond de la grotte. La verdure des forêts est encore sombre et ombreuse, muée en une teinte cendreuse et triste. Ravagée, noircie et fumant tristement là où ont eu lieu les brasiers de défrichage. Ceux qui s’élèvent encore sont tels des lueurs spectrales et contribuent nullement à rendre l’endroit chaleureux. Des silhouettes, des fourmis sont au labeur, s’affairent pour rendre les terrains vierges et praticables…

«Lourdes-Burnes...» Salue mon pair Thulurk en v’nant à mon côté, de sa voix sifflotante, empreinte d’ironie. Feignant la légèreté dans sa voix encore engourdie. Lourdes-Burnes. Gulorku "Lourdes-Burnes"... C’est mon nom...
Je jette un regard sur notre confrère le colosse Garuf. Il tremble encore. Lui, Lug et les autres font bouillir une marmite et rôtir de la viande.
«Comment va Mr."J’ai la peau qui fond" ? Je demande.
_  I’s’remet… Encore un peu s’coué...»
Les cauchemars nous tourmentent jour après jour. Ils sont profondément incrustés dans nos têtes et des gars s’éveillent en proie à la panique et à la folie ou anéantis par la tristesse, par la certitude que leur heure est arrivée. Des gars se voient susurrer des promesses de mort par leurs camarades et leurs proches décédés. D’autres se réveillent croyant dur comme fer en la véracité de leur délire. Garuf se grattait frénétiquement y a deux jours. Pendant des heures. Les yeux écarquillés. Était en proie à la terreur que sa peau était en train de fondre comme du fromage… Kilgrimbash l’aurait écorché vif on l’avait pas planqué…
Fini d’pisser en duo sur le monde. On part s’joindre à Garuf et au cercle des Caporaux.

«Et toi ? T’as encore rêvé d’eux ?
J’me fais grincheux...
_Rêvé de qui ? Des cadavres de mes gosses morts y a trent’piges ? Foutue magie, les Patrons la balancent dans l’tas, comme ça ! Sur l’Ennemi, sur Nous… Z’auraient pu avoir la décence de prév’nir au moins !
_ Bienvenue chez les Orques. Osef qu’on soit sous la volée d’flèches du moment qu’l’ennemi l’est aussi…
_ L’ennemi ? Je cherche du regard les Sergents… On l’côtoie tous les jours…»
«Lourdes-Burnes.  
_ Salut les gars, soupire…» M’assieds sur l’un des rocs autour du feu qu’entretient Lug. Pose la targe à mon côté. Prends mon bol de bois en mains. Lug me le remplit d’une soupe d’un marron beige pleine de morceaux de viande...
«C’est qui l’p’tit malin qu’i est dans la casserole aujourd’hui ? Ironise Thulurk.
_ Tout c’qui vit ici est plus fainéant. Plus gras. Plus Facile à choper et à piéger.»
Les Sergents ont leur propre cercle. Tous sont issus de la même génération... Leurs corps sont jeunes et vigoureux. Leur mental particulièrement féroce et vicelard. Kilgrimbash est la pire, et moi, j’ai passé l’âge d’être grande gueule…
Le cercle des Caporaux est celui des Vétérans. D’mes ultimes survivants de camarades. N’est plus qu’une poignée… Notre génération est obsolète, en voie d’extinction, et moi, j’me sens vieux… Alourdi par ma graisse. Par mes décennies d’combats, par la discipline de fer et la pression de la hiérarchie... Je bois une gorgée en mâchonnant. Envie d’savourer aujourd’hui... Besoin d’faire une pause… Une longue pause… Les visages d’mes gosses morts, mon p’tit dernier à la mâchoire pendante, restent gravés dans mes rétines…
«De mauvais poil Gul ? Relève Lug. Sa voix crisse dans mes tympans... Tu mets d’jà les gosses au pas ?
_ J’pas envie d’avoir les Sergents et les Maîtres de Discipline sur le dos ! Grimace de lassitude… Plus la section tourne rond, moins ils sont sur nous. Qu’on en finisse, et qu’i’ nous fout’la paix…
Les gars approuvent. Haussement de ses courtes épaules carrées de la part de Lug, sceptique...
«Kilgrimbash trouv’ra un prétexte d’toute façon…»
«Si elle veut v’nir pour moi cette chienne… J’m’interromps. La boucle. Soupire résigné et me remet à souper… De tous les Sergents, Kilgrimbash est la pire, et moi j’ai passé l’âge d’être grande gueule…  Pour qui elle s’prend, celle-là, j’lâche entre deux gorgées... Oublie l’idée d’savourer, j’mange goulument. La soupe, la sauce graisseuse me dégouline plein la mâchoire et le menton… Elle a la moitié d’mon âge, et elle me lorgne comme son prochain r’pas…  
_ C’est une gamine, mais la sous-estime pas Gul. Ou tes fameuses burnes finiront autour de son cou tandis qu’elle t’cuisinera à la sauce qu’elle veut !
_ J’ai engraissé et vieilli, mais chui toujours très dur à tuer ! Me défends, en rogne…  
_ Une ‘tite flèche perdue dans la fureur de la bataille, ou un coup parmi d’autres dans la mêlée… Émet innocemment Thulurk. Des gars dans l’attroupement s’affolent. Garuf parle pour eux :
_ Sans moi les gars ! J’prends pas l’risque ! Vous voyez pas la lueur qu'elle a dans ses yeux ?! Elle sait c’qu’on pense avant qu’on l’pense nous ! Laissez-là gravir les éch’lons ! Elle nous oubliera quand elle aura creusé l’fossé !»
On médite sur ce plan en mangeant notre part en silence. Sur ce plan, et sur notre avenir proche…
«On s’ra morts c’midi, d’façon. Osef…» Me suis allumé une clope après avoir vidé mon bol. Thulurk la contemple avec fascination…
«Paraît qu’du Gondor tout au sud, nous vient toute une cargaison d’guerriers d’élite, il lâche après un moment…. Un nouvel ordre de Chevalerie. Les «Paloufs du Harondor», un truc comme ça…
_ C’est trop d’honneur, j’commente…
_ On dit qu’i’ font brûler vifs les p'tits gars qui leur tombent vivants sous la main…
_ Ah… Nouveau lourd silence… Lorgne le bout embrasé de ma clope, méditatif… Réminiscences de la hache lacérant la chair et fendant les os ; rompant des cous dans des gerbes de sang chaud me giclant au visage… Frissonne. J’fais l’topo d’une voix de déterré : Les Nains d’en face nous font brûler vifs avec leurs lance-flammes si on avance… Le Sergent nous fait brûler vifs avec les lance-flammes qu’elle a piqué aux Nains si on recule… Les Chevaliers du Harondor nous font brûler vifs si on est faits prisonniers... Ca craint pour les miches du vieux Gulorku, ironise. Amer…»
Me sens tel la clope qui se consume dans ma main tremblante... Foutu dés l’prologue…


***


Putain d’soleil ! Le jour s’est levé. Foutu État-major ! Assaut au matin, qu’ils ont dit ! Sont pas au courant qu’les Orques ça aime pas la lumière du soleil ?! Oh siii, bien sûr, mais OSEF ! Au casse-pipe les Orocuens ! Sont juste là pour s’prendre les pièges et les flèches pour les ordures d’Hommes, d’façon !

Massues et épieux dans les mains. Les fouets claquent. Les conscrits poussent des plaintes gutturales et des grognements porcins, et le camp est un concert d’ordres et d’invectives beuglés par les Sergents, les Maîtres de Discipline, et nous autres Caporaux.
«Les Caporaux, vous m’mettez cette Compagnie en route et vous m’gardez les rangs en ordres.» Aboie sèchement l’Sergent Kilgrimbash. On hoche la tête, grave. Relaie ses ordres qu’elle rugit sur les gosses. Les secoue, les pousse à s’aligner, à former les rangs. Leur tape dans les cuisses de nos gourdins d’correction, pour les motiver à obéir. I’s’exécutent, craintifs. Couinants. Les met en ordre correct à la main…
«Du nerf ! Rugit Kilgrimbash. Claque du fouet. On va s’battre aujourd’hui, vermines !»
L’fouettard meurtrit un rang d’gamins intimidés et pas encore bien alignés.
«En ordre, plus vite que ça ! J’beugle en prenant l’relai, bousculant l’fouettard pour le congédier. Passe devant Blondin qui a les larmes aux yeux. Halète les dents serrées. Le fouet lui a fendu la lèvre… J’jette un regard noir au fouettard. L’est d’jà parti. Allé voir dans un aut’rang si j’y suis... Ils’y mettent tout leur zèle, les ordures…
«Allez Blondin, magne-toi, j’lui intime en le plaçant correctement.
_ Cap… J’porte une main paternelle sur sa joue…
_ Rent’dans l’rang et t’fais pas r’marquer…» Il acquiesce, les yeux baissés sur le sol. Abattu, brisé. Comme le gros d’la troupe.
La troupe en rangs et prête. Les gosses droits, raides de la crainte du fouet et d’la tyrannie des gradés. Nombreux, à défaut d’être des vrais guerriers… Des vrais guerriers… Envie d’retourner quelques mois plus tôt, quand j’étais encore un vrai guerrier dans une troupe de vrais guerriers, et pas un boucher menant du bétail à l’abattoir… On les fait marcher droit jusqu’aux palissades frontalières où s’amasse la première vague d’assaut. Têtes basses. Silencieux. Halètent d’anxiété. Ou d’résignation. J’suis comme eux... L’regard obnubilé sur un point fixe, haletant, fiévreux… Les images de mes gosses morts, de mon p’tit dernier à la mâchoire pendante sont gravées sur mes yeux… Ces bannières noires qu’on leur fait dresser misérablement à certains sont en loques. Déchues de toute fierté martiale. Servent p’têtre juste à donner à l’Ennemi un aperçu de c’qu’i va advenir de lui.
Les fouets continuent d’claquer sporadiquement. Comme les coups d’tambours, discrets. Funestes…
On attend notre tour pour passer les portes. Qu’on en finisse… Pas d’discours enflammé, pas d’cri de triomphe d’la part du Général ou d’un d’ses Champions, d’ses Commandants, pour nous chauffer les tripes. Z’ont l’air aussi las et résignés, ou aigris et en rogne, d’l’un à l’autre…
Vient notre tour de sortir. Capitaine, Sergents, Caporaux, les uns après les autres, on enfile nos casques.
Salut, mon Vrai Visage. Le Visage de la Guerre…

Catapultes et balistes prêtes à être déplacées dans not’sillage. Des Wargs, des Wargs et des Wargs. Des Trolls par dizaines, au-devant, aux côtés des troupes. Et des cohortes et des cohortes, près de trois mille unités. Des Orques, dirigés d’une poigne de fer, mais aussi des Hommes, qui se mettent en formation pour avancer dans la région. Tout c’beau monde va avancer en un front étiré, couvrant la zone sur toute sa traversée. Quantité d’mantelets, à en faire une forteresse, pour s’protéger dans notre avancée quand on aura atteint les positions d’l’ennemi… Des lignes d’Hommes archers flanqués par des contingents de piquiers et des Trolls sont v’nus derrière nous. Soutien… Ou Motivation supplémentaire à avancer pour ceux qui y mettraient pas du zèle… Échange de regards sombres entre Caporaux dans la troupe. Les feux d'artifice des Nains sont en tête de leurs lignes…
Et devant nous… Les autres… Contraints au fer de l’épieu d’marcher au devant des lignes pour s’prendre les pièges, pour s’élancer au-devant des fortifications d’l’Ennemi quand l’moment s’ra venu…

On marche bruyamment. Les cors retentissent à travers vallées, collines et bois. Cohortes d’infanterie marchant à travers champs calcinés et forêts brunâtres, au son des tambours. Les Sergents et nous autres Caporaux cognant sur nos boucliers d’nos armes, belliqueux, appelant la guerre. Les conscrits qui en ont, des boucliers, nous imitent timidement. Trop timidement. Kilgrimbash fait claquer les fouets pour les motiver à mettre plus de zèle. A rugir et hurler comme des loups… On marche. La verdure dépérit dans c’pays. Pourrait s’imaginer le vieux cliché d’la terre de charbon, morte côté Orque, opposée aux belles forêts et prairies Elfiques, verdoyantes et fleuries, comme on voit sur les tableaux. Tu parles... Plus on avance, plus la terre est ruinée et stérile…

La guerre d'Arnor s'est enlisée depuis des mois. La guerre est devenue une guerre de positions. Le Général Van Sturn, général des forces de L'Empire de L'Ouistrenesse avait déjà prévu que les forces d'Angmar et de Morgoth serait en avance. Il ordonna la tactique de la « terre brûlée », tout ce qui pouvait servir à alimenter l'ennemi a été brûlé ou déplacé dans des zones sûres. Cette tactique avait permis de ralentir nous ralentir. Du moins c’est c’que dit la propagande impériale !
Doux souvenir du jour où on a découvert ce spectacle de désolation que nous livrait l’Ennemi, pendant une avancée. S’était réunis entre Caporaux et Sergents dans un champ ravagé avec le Capitaine, pendant une halte générale des cohortes, le temps d’ramener la cohésion d’armée entre les bataillons…
«I’brûlent leurs récoltes… Nous font l’coup d’la terre brûlée… Avait constaté Lug. Sourire ironique, amusé dessiné sur son faciès brun au museau canin. On s’croirait presque à la maison, là...» Un par un, les Sergents ont eu des rictus moqueurs. Souriaient comme des chiens, comme à une blague légère. L’Capitaine haussait arcades sourcilières et babines, stupéfait.
«Sympa à eux d’faire notre boulot à notre place.»  
N’a tous laissé monter un rire mauvais entre nous. L’général s’est pointée. S’est penchée pour ramasser d’la poussière. On l’a tous imitée. Arrivés devant les positions d’l’Ennemi, on a exhibé nos mains à la vue de tous, laissant s’en écouler nos prises dans le vent :
«Ils crament leur terre ! Qu’on a lancé d’une voix forte. Articulant méticuleusement. Plus besoin de ravager l’Arnor : l’Ennemi le fait pour nous ! Eh, on va s’retrouver au chômage technique là !» Qu’on s’moquait. Rires forts et gras se sont élevés des lignes d’Hommes. Orques se sont mis à s’gausser, plus fort encore. Sergents. Caporaux. Guerriers. On s’est tous gaussés à gorges déployées à la face de l’Ennemi. Car l’Orocuen naît et vit sur des terres de cendres, de feu ou de glace et dans les cavernes les plus profondes et ténébreuses, et que le cannibalisme en devient une norme de vie. Car jamais l’Homme civilisé, l’Homme vivant dans un monde fait de palais dallés et de fortins fleuris de roses, l’Homme vivant dans une maison au toit de chaume, ne saurait nous mettre dans des conditions d’usures ne faisant qu’égaler notre foyer…  

Mais aujourd’hui on rigole plus. Marche sans enthousiasme, comme des damnés au-travers de ce paysage de mort. Le souffle lourd… Visions atroces et terrifiantes de nos songes et tyrannie disciplinaire des Sergents font peser une usure que jamais la terre brûlée n’aurait égalé sur notre mental. Maîtres de Discipline font claquer leurs fouet sur les troupes. Et sur les autres de d’vant, qu’ils piquent de leurs lances pour les pousser d’l’avant. Pathétiques… Ils vont voutés. Misérables. Les pieds Enchaînés. Des armes liées à leurs mains. Certains boitent et ceux-là leurs gardiens s’amusent à les tourmenter, leur presser le dos d’la pointe d’leurs lances, les faisant courir. Nous parviennent leurs pleurs. Savent qu’ils vont mourir pour nous ouvrir la route…
Corps d’éclaireurs et d'patrouilleurs, Orques et Hommes des deux camps confondus qui jonchent ces terres dans notre avancée... La guérilla règne entre Arnor et Angmar, dans un sens comme dans l’autre. Joue sur nos nerfs à tous…
L’un d’ces carnages ancre la faim carnassière des Sergents. Se lèchent les crocs. Kilgrimbash fait signe à quelques gars d’sa meute d’Sergents de la suivre. Dénude le ventre d’un des corps. Ses pairs font de même avec d’autres. D’Hommes… D’Orques… Leur arrachent le foie, l’estomac, le cœur… Se goinfrent. Balancent quelques morceaux aux gosses dans le bataillon, qui ramassent et mangent, goulument. J’continue d’mener la troupe, veux paraître indifférent et focaliser sur mon job, mais peux pas m’empêcher d’jeter des regards vers Kilgrimbash. Elle me regarde … D’cette même lueur carnassière…. Sergents s’aspergent la trogne, l’armure, les fringues de sang giclant, elle s’badigeonne le visage, en transe…
Reviennent nous encadrer en accourant après trente secondes à s'empiffrer, laissant les corps aux panses déchirées derrière eux, pourrissant, oubliés de tous…

On avance graves. Alertes, avec les Caporaux. N’attend l’embuscade ; le guet-apens. On sait à qui on a à faire… On approche d’un bois calciné encore fumant… Terre de spectres… Mal de crâne à hurler. Les formes torturées des arbres me mettent en tête les visions des corps morts d’mes gosses. Doit marcher jusqu’aux positions de l’ennemi… Grimace.
Leurs visages veulent pas s’décrocher d’mes rétines…

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MessageSujet: Re: [EVENT] La guerre d'Arnor   Mer 3 Fév 2016 - 20:52

Citation :
Soudain, dans la forêt à cinq cents mètres, on entendit les cors et les tambours de guerres résonnés partout. Sturn en première ligne se mit à sourire en les entendant. Il déclara à ses hommes :

« Les bruits vont cesser, vous allez voir. »

Soudain, on entendit une explosion, puis deux. Très vite, les tambours et les cors de guerres laissèrent place à des cris de douleurs et de terreurs. C'est à ce moment-là que l'ennemi venait d'entrer dans la zone piégé de cinq cents mètres et les cris laissèrent présagés les premières victimes dans le camp ennemi …


« Arrêtez d’chialer et continuez à avancer, limaces !». « Tu couines hein ? Ben si tu couines c’est qu’tu peux encore te prendre d’aut’pièges ! »



Râles de douleurs... Hurlements d’horreur, des gosses comme des adultes, des deux sexes confondus... S’mettent tous à implorer frénétiquement pour leurs vies. Les supplications tombent dans les sourdes oreilles des fouettards qui poussent, poussent le troupeau d’l’avant à la pointe des piques et aux fers rouges des brûleurs, aboyant des torrents d’injures et d’railleries sadiques. BOUM ! Un pied fait éclater une mine dans l’tas ! Projette des gerbes de terre, de poussière et d’cailloux, mêlés de sang, de viscères et de membres arrachés. Sergents se gaussent du spectacle, rient comme à une bonne blague... BOUM ! Encore une explosion... Des pièges claquent, s’enclenchent, démembrent et brûlent vifs. Des pauvres âmes gémissent... Ca a quelque chose de fascinant de voir ces corps se déchiqueter, partir en morceaux… Terrifiant... Chui obnubilé par les projections… Des séries de détonations retentissent à travers la forêt, le long d’l’avancée des cohortes…
Kilgrimbash, joviale comme une enfant...
« J’crois qu’on va avoir b’soin d’beaucoup plus de "combles", Capitaine ! »
Les gosses de la cohorte observent en tremblant, obnubilés... On nous fait tenir nos positions tandis qu’sont menées jusqu’au devant des lignes des vagues successives de "combles"… Voir passer par centaines, par milliers, des pauvr’âmes martyrisées... Menés sordidement par des trolls qui les tirent enchaînés jusqu’au devant des lignes... Mis en panique par des volées de flèches et de fusées naines lancées sur leurs arrières... Ils s’élancent, grotesques à cause des tortures et de l’épuisement, au-travers de la forêt. Canardés nonchalamment mais sans relâche par les fouettards qui les suivent, au pas. Enclenchent les pièges qui nous sont destinés... La forêt se purge de ses saloperies d’pièges. Et les fouettards continuent d’mener leur bétail, le mènent plus en avant, jusqu’en dehors de la forêt, hors de notre vue. Hors de notre vue, la même scène de pur enfer, d’abattoir se répète, encore et encore... Devant nous, les fumées des détonations se sont teintées, entremêlées d’une brume écarlate... Des gouttelettes rouges pluviotent jusque sur nous, me font cligner des yeux... Les hurlements, les gémissements, les pleurs nous parviennent d’aussi loin qu’ils soient, jusqu’à la fin...


***


Un Homme d’Angmar les a surnommés moqueusement "les combles"... Surnom moqueur adopté de toute l’armée niant qu’ils sont des êtres vivants, sensibles et conscients, pour les considérer comme une simple réserve de matériaux servant à « combler » les fosses à pieux... Cinq cents mètres d’abattoirs... Sur la plaine des cinq cents mètres vierges et truffés de pièges surgissent hors du bois des nuages de silhouettes noires et tribales d’Orques, en courses effrénées pour fuir une effrayante rangée de bourreaux en armures lourdes qui lancent en continu des projectiles incendiaires sur leurs arrières. Les poussant à courir dans la plaine et à y enclencher les pièges. Détoner les mines, dévoiler les fosses à pieux en tombant dedans. Des pièges s’enclenchent et démembrent, brûlent vifs leurs masses hurlantes, une centaine de mètres après l’autre tandis que la même opération se répète, que des bois sont ramenés de nouvelles vagues, prenant la place de la précédente avant de marcher sur ses pas, dépassant son avancée. Cinq cents mètres d’abattoirs... A chaque vague la plaine enfumée retentit d’un concert de hurlements, de gémissements, de pleurs... Là où les Orques en armures se gaussent, c’est quand l’artillerie naine, les canons, bombardent les premiers troupeaux, quand les flèches des Elfes fauchent les miraculés des premières vagues sur les derniers mètres, quand des cris de triomphe s’élèvent des défenses... Car les combles ont été vêtus d’accoutrements barbares et d’uniformes noirs de soldats Orques, leurs peaux peintes en gris, en noir ou autres couleurs ternes. Les cris des combles rendus quant à eux inaudibles par les détonations... Seul le rouge de leur sang et les pleurs de survivants provisoires qui appellent à l’aide dans la plaine entre deux vagues, révèlent leur humanité. Si certains sont d’authentiques Orques (des Orques déchus de leurs fonctions, des faibles, des inadaptés, des « souffre-douleurs », pas faits pour être nés Orques), le gros des combles s’est amassé parmi les soldats humains captifs, parmi les populations asservies, martyrisées et aliénées pendant des semaines, des mois, des années, une vie entière parfois, par les tourments de leurs geôliers. Bien sûr, les soldats sont quant à eux mutilés, les tympans perforés et les yeux crevés, rendus inaptes à jamais au service s’ils parviennent en vie de l’autre côté...
Les fouettards eux-mêmes avancent au-travers de la plaine de mort, s’exposent eux-mêmes à portée de catapultes pour continuer à tirer sur les masses humaines, les pousser à courir jusqu’à chercher refuge dans la tranchée ennemie. Tranchée garnie de pièges où s’empalent les premiers à y être poussés par le mouvement de masse... La plaine purgée de ses pièges, les Orques font et battent en retraite, entament un sauf qui peut sous les tirs de canons, laissant les défenseurs, ces Suderons du Harondor, ces mercenaires du Rhûn qui ont enduré une traversée du monde éreintante, méditer, ruminer sur ce spectacle sinistre qui a fait office de bienvenue... Tandis que dans la forêt, hors de vue, les tambours et cors d’Orques se remettent à raisonner, faisant savoir que l’armée d’Angmar, la vraie, arrive...

La plaine ne retentit plus de son vacarme, et l’ultime vague humaine est là, remontée de l’arrière, attendant devant nous... Fouettards reviennent du front. Froids comme l’acier... Je conjure tout remord, toute honte vis-à-vis du sort des combles... C’est pas l’Vieux Gulorku mais des Nains détraqués qui ont pensé, confectionné ces mines, ces lance-flammes. L’Ennemi a truffé la zone de pièges cruels et meurtriers dans le but évident d’arracher des vies, des membres et des tripes... Plutôt les tripes de leurs congénères captifs que les miennes ! Plutôt les vies de leurs enfants que celles de Blondin ou de Nag-Sel...
Evite juste d’regarder l’sol... De regarder cette carcasse d’Orquon qui s’accroche désespérément à la vie, tend vers nous sa main en sang en implorant de son regard vitreux...
La cohorte, les gosses sont nerveux à l’idée d’avancer, regardent avec hésitation derrière eux, ou fixement devant eux, les yeux écarquillés... Ca échappe pas aux maîtres de disciplines. L’un d’eux s’met à beugler, et les Trolls sur nos arrières viennent faucher une partie des rangs de leurs marteaux ! Fracassent des gars, les envoient se briser contre des arbres... M’efforce de regarder droit devant moi... Nous aussi, dans un subtil degré moindre, on est des combles...
Les cors retentissent. S’répondent à travers les bois. Les tambours reprennent le rythme, et notre bataillon la marche, dans l’sillage des combles poussés aux fers des piques... Sergents aboient sur les troupes d’arrêter d’fainéanter et d’avancer ! On piétine les corps brisés, les viscères et les mourant au pas d’course, marchant par la peur, jusqu’aux limites de la forêt...
Sergents beuglent pour nous s’couer, nous faire sortir du bois. Nous mènent en bordure de l’abattoir à ciel ouvert, cette plaine fumante des détonations, maculée de sangs et d’boyaux éparpillés, pleine de trous béants sur des fosses à pieux où sont empalés des Hommes, des gamins... Certains encore en vie mais infirmes, gémissent dans des champs de clous ou dans la boue… Membres sans corps, corps calcinés dans des pièges incendiaires ou victimes des détonations des fusées qu’on leur a lancées dessus, jonchent le terrain...
Toutes mes tripes, toute ma graisse et mes muscles sont tendus, parcourus de spasmes nerveux sous les battements d’mon cœur... Les fouets claquent, les Sergents et nous-autres secouons les troupes pour mettre les bataillons en formation... Pas leur laisser, pas prendre soi-même l’temps d’penser à c’qu’on a en face... Pas l’temps d’se tétaniser d’effroi sur les horreurs de la plaine de mort… Pas l’temps d’chanceler face à ce panorama d’forteresses qui s’élève au-d’ssus de ce réseau d’palissades, de tours et d’tranchées qui nous fait face, plein à craquer de troupes ennemies... Pas l’temps d’se dire : «Putain d’merde, y a des putains d’canons qui nous r’gardent droit dans les yeux !!» On fait r’monter au devant des lignes les mantelets. Vont nous couvrir aussi bien des projectiles qu’la vue aux gosses de ce vers quoi ils avancent...
Les canons détonent des défenses ennemies et frappent des cohortes. Tirs ratés massacrent d’entrée d’autres combles. Les troupes meurtries paniquent brièvement sous les concerts de rugissements des officiers qui les remettent en ordre... Puis des cieux retentissent des cris perçants...

Une nuée d’ombres ailées nous passe-dessus, les ombres ailées d’une nuée de chauve-souris de Gundabad... Monstres ailés faisant la moitié de la taille d’un Homme, élevés pour la guerre, pour fondre en masse sur les cibles désignées… Fondre sur l’artillerie d’l’ennemi, et sur ces foutus canons d’nains en l’occurrence !

«Ghûlavar ! Scandent les Hommes. Scandent Kilgrimbash et les Sergents. Scandent les cohortes, scandons-nous nous-autres Caporaux. Qu’je scande à pleins poumons. Ghûlavar ! Ghûlavar ! Ghûlavar !»

Ghûlavar vole à leur tête... Chauve-souris géante dotée d’une conscience guerrière, démon buveur de sang qui sillonne périodiquement l’Arnor depuis des siècles, y semant la terreur… Il dirige avec résolution sa nuée au-travers des flèches elfiques et des tirs d’arquebuses, droit sur les engins et les artilleurs dont les positions se retrouvent assaillies par les nuées...




Au sol à la suite de Ghûlavar, les nuages noirs de la piétaille se mettent en marche. On rugit, rugit et fait rugir les cohortes, rugir nos centaines de gosses pour les conditionner, transformer des gentils gamins comme Nag-Sel en tueurs-nés... Des nuages d’Orques et d’Hommes marchent. Marchent au pas cadencé à travers la plaine, dans le sillage des combles mis en panique par les projectiles incendiaires, dans l’sillage des Trolls caparaçonnés et des Trolls porteurs d’artillerie qui s’élancent au-devant, font détaler d’terreur les combles tandis qu’ils avancent jusqu’à arrivée à portée d’tirs, se livrent à leur spectacle clownesque d’ingénieurs faisant tirer leurs catapultes, leurs balistes depuis leurs dos sur les positions ennemies... La présentation, la prestation sont clownesques. La finalité l’est beaucoup moins...

On les dépasse... Passe à côté de trous béants sur des pieux jonchés d’cadavres... Les fortifications d’l’Ennemi s’rapprochent... On s’rapproche... Passe à côté de combles survivants des autres vagues en les laissant à leur misère... Les autres sont loin devant, pressés d’aller combler la tranchée, faut croire... Font détoner d’aut’mines, enclenchent d’autres pièges... Cris d’horreur, mais la masse continue d’fuir face à notre avancée, jusqu’à se retrouver piégés par la tranchée... Les fouets claquent. Les gars rugissent, écument entre leurs crocs. On s’rapproche... Les cors raisonnent, et on s’élance à la charge. S’élance à l’assaut des palissades grouillantes de nuées de chauve-souris, survolés par les tirs des catapultes, sous les volées des pelotons d’Hommes archers humains qui nous suivent... Des flèches elfiques nous pleuvent aussi dessus, transforment un Troll en passoire, fauchent des gars, des gosses... Un trait heurte ma putain d’tempe casquée. Ricoche... Me plie brièvement, tâtant mon œil, mais l’mouvement me bouscule, m’force à pas m’arrêter... Continue d’courir en beuglant ! Toute la plaine est en proie à la frénésie des cohortes en charge ! Ceux qui sont percés d’traits s’arrêtent même pas, eux ! Des morts mêmes, continuent d’avancer, emportés par la masse...
Un canon détone, tire en plein sur nous ! Réduit un Troll à l’état de monument d’viande... Le boulet l’traverse en éclaboussant des gars de boyaux sanguinolents et explose en broyant des gars, les réduit à l’état de carcasses sanguinolentes... J’continue d’avancer sous des retombées de terres et d’autres choses organiques, ma vision brouillée et endolorie... On arrive aux défenses, et des gars répliquent rageusement aux javelots, une pluie de rocs et de boules de feux bombarde les palissades, pleut sur les défenseurs... On arrive en poussant en masse les Combles, les pousse impitoyablement dans la tranchée... Leurs hurlements et protestations s’élèvent par-dessus les rugissements tandis qu’on pousse leurs troupeaux dans les tranchées, sur les pieux... Vue brouillée... J’vois plus qu'd’un œil flou les remparts de mantelets qui s’sont déployés en arrière, sous l’nez des défenses adverses, tirailleurs et bon nombre de gars qui y ont trouvent refuge pour tirer… Sergents et fouettards rappliquent pour veiller à c’que les gars y prennent pas leurs aises...
Autour de moi, tout n’est plus que frénésie. Le champ de mort retentit maintenant de tout son long de la fureur des combattants, de rugissements bestiaux, de cris, du concert d’ordres beuglés par les Sergents des deux camps qui secouent leurs gars, les poussent à avancer et à serrer les rangs… Par-dessus le vacarme droit d’vant moi, la voix de feu d’un salopard de Commandant ennemi retentit, enfiévrée... Retentissent aussi par-dessus les ricanements démoniaques de Ghûlavar, qu'je vois en flou déchiquetant des artilleurs nains entre ses serres, s’emparant d’un des canons qu’il étudie rapidement pour en comprendre le fonctionnement, avant de pointer et le faire détoner sur ses Némésis archers Elfes, avant de le jeter à bas en ricanant...

«Ghûlavar, Ghûlavar, Ghûlavar...»

Mon œil... Toujours embrouillé... J’prends l’temps d’tâter à nouveau mon œil, ma tempe... Que dalle ! Chui miraculé par mon casque... Le frotte pour le raviver...

«Qu’ess-tu fous là, Caporal ! M’aboie Kilgrimbash en passant à côté d’moi... Tout l’monde crève, alors remue-toi !» J’me secoue, la suis docilement en courant... L’aboie aux troupes d’avancer et j’relaie ses ordres... De larges panneaux de bois sont jetés par-dessus la tranchée pour faire office de ponts. L’infanterie prend ses pelles en mains et creuse aux côtés des Trolls munis aussi de pelles, les aide à achever de combler la tranchée, les aident à enterrer les combles empalés, morts ou vifs... Tout c’bordel se fait sous les tirs ennemis. Des gars qui creusent sont fauchés par des flèches... Au moins, avec les Trolls, ça s’fait bien plus rapidement... S’efforcer d’creuser, de pas r’garder les salopards qui nous tirent dessus... Non loin, Gorund un pair Caporal gît mort, une flèche en pleine cage thoracique... Plusieurs gosses de la cohorte gisent à ses côtés, d’autres se font abattre... Ca prend quand même un temps monstre... Une fois la tranchée assez comblée, on y saute à la suite de Trolls qui en gravissent l’autre côté, côtoyés de pelotons d’Orques porteurs d’échelles, qui grimpent aux pieds des palissades en ruinant les pieux de défenses sous leurs pas... Ils parviennent aux palissades et y ancrent d’énormes grappins dont ils commencent à tirer à répétition sur les câbles, tirent avec acharnement. Nous autres Orques venons derrière eux et empoignons les cordages pour tirer en rythme avec eux en meuglant. J’empoigne avec Kilgrimbash les cordages des grappins Trolls... Tire encore, encore, et encore, de tout mon poids, écumant entre mes dents... Vois des p’tits gars comme Orzulu, Radshur, Burlug grogner rageusement sous l’effort aux côtés d’Sergents fous furieux Krilû et Mâchoires... Vois Nag-Sel à couverte derrière son mantelet élever un javelot et l’envoyer en criant bestialement... L’arme part se planter en plein dans le poitrail cuirassé d’un adversaire qui chancelle et tombe inerte par-dessus la palissade... Vois des gars touchés par des flèches lâcher prise sur les câbles et tomber en roulant dans la pente, s’empalent sur les pieux de défenses... Les Trolls serrent les dents, râlent sous les projectiles... Devant Kilgrimbash, Radshur reçoit une flèche et tombe prostré. Malgré les invectives et les sommations grondées par Kilgrimbash, Blondin lâche les cordages pour venir soutenir Radshur... Krilû va pour l’tuer... Je vois Garuf qui s'en aperçoit et qui lâche les cordages, lui fonce en plein bide pour l'arrêter... Les deux colosses verts roulent en boule dans la pente, s'empoignant rageusement pour s'entretuer...
«Fais-moi l'plaisir d'y prendre part, Gulorku ! Me siffle Kilgrimbash... Fais-moi c'plaisir, que j'te saigne comme un porc !»
J'y prends pas part... Regarde pas en arrière, m'efforce de focaliser sur la corde... Perdu dans la fureur, sous le vacarme des cris et des rugissements, le craquement sonore d'une mâchoire qui se rompt me parvient avec clarté... Les grands piquets de bois finissent par se déraciner. S’arrachent de la palissade. Des brèches sont créées... Derrière, les fameux Salopards du Harondor nous font face, étincelants dans leurs armures trollesques derrière leurs boucliers... Rugissements. On charge. La horde charge armes brandies dans le sillage des Trolls. D’autres reviennent ancrer leurs grappins sur les palissades pour répéter l’opération, élargir les brèches... Les monstres chargent, marteaux s’abattant sur les rangs des troupes d’élite... Les premiers rangs percutent les boucliers d’l’Ennemi... Sur notre côté gauche, le peloton a abattu ses échelles contre le rempart est s’est mis à les assaillir, et toujours la voix de feu d’ce salopard de Van Sturm continue d’retentir, inébranlable... J’vais percer au travers de ses gars, lui mettre la main d’ssus et tailler cette pourriture en pièces !
Sur notre côté droit, le peloton rompt les rangs et part se terrer au bas d’la pente, se couchant dans la tranchée... Un nouveau nom scandé…
« Riiishnag ! Rishnag ! Rishnag !»
Seul reste Rishnag, un Sergent volontaire pour mourir, qui plonge une torche enflammée dans une bombe au pied de la palissade...


***


Le long des fortifications, une série d’explosions colossales emporte de larges fragments de la palissade, ouverte en plusieurs points par de larges cratères. En dépit de la distance, Des échelles, des Trolls, des Orques sont renversés, jetés au sol par les ondes de choc qui ébranlent le squelette de chaque combattant du front... Des Hommes ont péri par dizaines dans les explosions, et Trolls et Orques s’élancent dans les brèches, précédés de volées de flèches et de pluies de javelots...

Et aux confins de la plaine, sortent du bois les cohortes d’une seconde armée... Des cohortes d’Hommes en armures...

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