Soyez les bienvenus sur la Terre du Milieu !
Venez voter sur les top sites !

Partagez
 

 Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Hellëriel d'AnfalasNombre de messages : 26
Age : 24
Date d'inscription : 29/05/2016

Feuille de personnage
Race: Homme du Gondor
Possessions: diverses, mais constament une épée, forgée pour elle, un cor de rassemblement et d'alerte, une carte d'Arda et divers bagages au sein de la caravane.
Statut: Joueur(se) actif(ve)
Hellëriel d'Anfalas

MessageSujet: Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules !   Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! EmptyDim 29 Mai 2016 - 19:42


Hellëriel d'Anfalas

Prénom : Hellëriel
Nom : d'Anfalas
Surnom : Reine des Bocages ou parfois la Belle d'Anfalas
Emploi : Fille d'un Seigneur Commerçant, membre et dirigente de caravanes commerciales.
Âge : 19 ans
Race : Homme du Gondor avec une ascendance Elfique
Taille : 168 cm
Poids : 54 kg
Pays natal : Gondor (entre l'Erui et l'Anduin)
Pays actuel : Gondor(Anfalas)


Description physique

« – Elle est belle » avait déclaré Thogrül  en levant les yeux vers son maître Guérisseur. Comme si c'était la seule chose qui pouvait faire sens dans ces circonstances. Comme si c'était la seule chose qu'il trouvait à dire et , en fait : c'était la plus simple vérité.  Son regard mordoré se posa une nouvelle fois sur la jeune femme qui était à la tête du convoi qu'ils venaient de croiser. Elle était sale, comme ses hommes, sa peau était rougie par le soleil, séchée par le vent, ses longs cheveu noirs crasseux, regroupés à la va-vite dans une large tresse négligée et son visage était dévoré par la fatigue, cependant : il ne pouvait pas trouver un autre qualificatif.
« – Naturellement qu'elle l'est. Elle ne pouvait pas faire autrement. C'était ce qu'on attendait d'elle en vérité et puis c'est un devoir filial que la beauté, en quelque sorte. Dans ce cas de figure en tout cas. »
Évidemment, Thogrül n'avait pas immédiatement saisit de quoi il retournait , ni même ce que cela voulait dire, mais avec le temps ça s'était imposé à lui avec les explications de son mentor.  En dehors de la symétrie troublante  de ses traits, de la délicatesse de son visage ou de la douceur épurée de ses courbes ; Hellëriel d'Anfalas avait encore en elle un héritage elfique bien ancré qui lui offrait cette sorte de beauté surnaturelle a laquelle aucune femme-humaine n'aurai normalement pu prétendre.

Pourtant il y avait autre chose.  Bien au delà de cette beauté surnaturelle qui lui avait été accordée par son sang et par les valars, il y avait quelque chose. Peut-être que c'était dans la finesse de ses mains, la petitesse de ses chevilles de ses poignets, ou encore la forme et la couleur – si vive – de sa bouche ?  Peut-être que c'était son teint nacré, quoique touché par les embruns, signe d'une enfance passée loin du soleil.  La fraîcheur de ses lignes et de ses sourires.  Elle n'avait pas une grande taille pour une femme du Gondor, plutôt moyenne à ce niveau là elle affichait en revanche une silhouette souple et endurante que les voyages avaient musclée, marquée même.  Certaines de ses cicatrices étaient visibles même sous ses vêtements.  C'était peut-être l'étrange carillon de son rire ou le timbre si particulier de sa voix, sans doutes un peu grave pour une femme de sa corpulence. Une voix grave, doucereuse , mais qui savait tonner comme celle d'un homme, une voix qui était plus celle d'un Maître, d'un soldat que celui d'une Damoiselle de bonne famille.  Pourtant elle l'était ça se voyait parfois, dans la grâce de ses mouvements ou la retenue qu'elle pouvait montrer certaines fois, mais la plupart du temps elle était un symbole de force à elle seule.  Il y avait quelque chose de passionné et de passionnel dans sa façon de s'imposer au milieux de tout ces hommes, dans sa façon de monter à cheval comme un conquérant, quelque chose qui laissait une impression physique durable.  Elle avait une prestance naturelle qu'il lui enviait parfois.

Mais ce n'était pas cela encore qui le marquait le plus.  Peut-être ,sans doutes était-ce la profondeur de son regard, presque noir au fond duquel dansait une flamme féroce. Un regard incisif, convaincu, convainquant et d'une grande perspicacité. Un regard sans fond et d'une beauté qu'il ne savait pas nommer , pas décrire.  Peut-être parce qu'il était plus fascinant qu’esthétique. C'était un regard tellement froid en vérité qu'il en arrivait à le brûler parfois. C'était sans doutes cela.  Certainement en vérité car Hellëriel ne possédait pas les mêmes atours et les mêmes charmes que les autres femmes humaines, elle n'avait pas cette poitrine opulente, pas ses hanches marquées, mais une espèce de silhouette longiligne et taillée pour les armes ; elle avait reçu la base solide d'un entraînement martial visiblement impitoyable, c'était peut-être assurance qui la rendait aussi magnifique en dépit de ses formes à peines suffisantes, de ses vêtements inadaptés ou encore de la crasse sur sa peau après tant de jours de marche.

Gondorienne fière et armée, Hellëriel n'était pas une  femme impressionnable et cela se ressentait dans sa façon de se tenir, de parler, de rire fort et sans réelle pudeur.  Cela se voyait tellement que Thogrül en était ébloui et qu'il se sentait obligé de détourner les yeux. Et ça il savait que ça la faisait rire.  Pas comme une princesse, mais plutôt comme un soldat, un homme des routes et du voyage.

Mais Hellëriel était belle et plus il la regardait, plus il comprenait ce que son maître avait essayé de lui dire  en parlant de sa « beauté filiale ».


Description mentale

Thogrül plongea dans ses yeux. Purement, simplement, comme si c'était la seule chose qu'il y avait à faire.  Hellëriel d'Anfalas se tenait là nageant dans ses chemises qui étaient trop grandes pour elle, crasseuses , sentait le musc, la poussière , la transpiration un peu et le sang caillé, mais elle le fixait avec cette espèce d'innocence sauvage qui la dépeignait si parfaitement. Hellëriel d'Anfalas était vivante, oui, certainement. C'était une créature pleine d'un drôle de courage , d'un sens de l'honneur qui  était différent de ce qu'il avait l'habitude de voir, c'était une personne changeante comme la mer qui l'avait vu grandir, ou ces rivières si calmes qui deviennent tempête lorsque les orages les gorgent de trop d'eaux.  Une femme de mots, pas de nombreux mots mais elle avait l'art de la rhétorique et en plusieurs langues, elle savait convaincre, rallier à sa cause ou encore émouvoir, elle pouvait blesser, il en était certain , autant avec sa langue qu'avec sa lame.  Lame qu'elle avait habile d'ailleurs.

Hellëriel encore – surtout, était d'une franchise assourdissante, elle avait cette honnêteté indescriptible et  directe qu'on les gens de bonne naissance, assez de courage ou d'arrogance ? Pour dire avec des mots clairs ce qu'ils désirent.  La jeune femme d'ailleurs savait formuler ses demandes en ordres , rares, qui étaient toujours exécutés au sein du convois.  Elle avait une assurance certaine et une bonté assez évidente malgré un caractère farouche, pour excuser les écarts que sa franchise pouvait engendrer.  Hellëriel pensait qu'elle pouvait dire n'importe quoi tant que c'était la vérité, elle ne ressentait pas le besoin de protéger les autres de cette dernière et de l'enrober dans un voile de « politiquement correct », d'ailleurs : elle ne savait pas très bien ce que cela voulait dire. Elle lui avait dit un jour que la politesse quand elle était exacerbée était une amure de douceur derrière laquelle se cachaient les gens qui n'étaient pas sincère.  Et si Hellëriel était quelque chose , c'était sincère. Qu'elle aime ou qu'elle n'aime pas, il ne l'avait jamais vu cacher ses sentiments.  Hellëriel était comme un animal souvent, instinctive, elle se fiait beaucoup a ce qu'elle ressentait et c'était une fille d'une accablante simplicité pour peut qu'on la connaisse.  Hellëriel pensait qu'on aime parce qu'on aime, que personne n'avait besoin de raison pour cela et que seule la haine et la colère cherchaient une légitimité dans la justification.  Elle accordait une confiance prudente et pragmatique à ceux de son entourage et elle était relativement douée pour jauger ses locuteurs.

Son Maître guérisseur dirait plus tard et avec beaucoup de délicatesse qu'il s'agissait de « perspicacité ».  
C'était une personne vive, haute en couleur avec des émotions violente , des changements brutaux mais d'une grande justesse, elle avait le sens de l'honneur et des responsabilités, ce désir ardent, non ce besoin scrupuleux de vivre au grand air et de courir pieds nus sur la terre. Sauvage, tendue et mystérieuse, retenue quelque part encore dans les encrages secrets de l'enfance. Une enfance heureuse qui avait laissé des traces indélébiles sur son caractère.  D'une grande sagacité elle était capable de réflexion et faisait souvent montre d'un talent certain dans l'art d'organiser, de régenter, l'art de régner en fait et parfois Thorül se demandait si son père ne regrettait pas qu'elle fut une fille et pas un fils.

C'était une femme courageuse qui apparaissait comme bornée dans la plupart des cas, mais en vérité elle savait apprendre de ses erreurs, revoir ses propres positions quand la situation l'exigeait, d'un grand pragmatisme et assez préoccupée par la vie des gens qui l'entouraient. Elle était une travailleuse acharnée et elle n'avait pas peur des travaux manuels, elle avait les mains calleuses à force de tirer sur des cordes, de manier des épées  ou de tenir des rênes, elle connaissait la valeur du travail et par ailleurs avait le goût des choses bien faites, c'était sans doutes pour cela qu'elle bénéficiait d'une si bonne réputation en Anfalas, elle avait cette forme de générosité qui lui était propre , le rire facile , la rancune tenace.  Avec des manières de Dame parfois, une espèce d'arrogance très fière derrière laquelle elle trouvait un refuge quand elle était agressée ou embarrassée.  Elle savait tendre la main c'était une vérité inaltérable, mais elle était une personne dure lorsqu'on la trahissait aussi intransigeante que son père pouvait l'être.  

Elle aimait relever des défis et contrairement à ce que certains prétendaient elle n'avait pas le moindre regret quand à son sexe, elle n'avait jamais envié ses frères pour autre chose que la légitimité qu'ils avaient. Grande oratrice et bonne conteuse, elle savait animer le parcours , Hellëriel savait faire face, savait fuir quand il le fallait et elle savait ou se trouvaient ses limites, sans doutes parce qu'elle avait jusque là eût l'occasion de les éprouver de nombreuses fois. Elle avait cet espèce de charisme, elle dégageait cette attraction presque bestiale qui poussait les gens à fixer leurs regard sur elle et elle était imprévisible comme la mer. Capable du pire comme du meilleur.  Hellëriel était une femme , jeune oui, mais elle était un symbole de force surtout, elle connaissait sa place et sans doutes avait-elle eût assez de force pour la faire elle-même.

Thogrül se sentait comme broyé dans son sillage, il avait l'impression de se laisser entraîner loin de tout quand il regardait ses yeux qu’enflammaient une flamme sauvage, ardente, brûlante qui ravageait tout son passage, elle était tellement déterminée, cette Princesse sur les routes, cette « Reine des bocages ». Elle le regardait aussi, de cette façon très particulière qu'elle avait de regarder les gens, le monde : comme s'il n'existait rien d'autre sur cette terre que l'objet qu'elle fixait. Comme si elle pouvait lire en lui. Oui, elle le regardait aussi, elle se tenait là, dans ses chemises trop grandes pour elle, crasseuses . Elle sentait le musc, la poussière , la transpiration un peu et le sang caillé, mais elle le fixait avec cette espèce d'innocence sauvage qui la dépeignait si parfaitement. Hellëriel d'Anfalas était vivante, oui, certainement mais par dessus toute autre chose :

Elle était libre.


Historique

« - Honnêtement, je ne pense pas que nous puissions ... »
« - Ah, parce que c'est certain que toi, tu y connait quelque chose à la négociation ! »

Elle aurait pu répondre que oui, mais elle ne le fit pas.
Orsil, lui, jeta un regard en biais plutôt agressif à sa jeune sœur pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas la bienvenue sur ce voyage, ou – peut-être, qu'elle n'était pas la bienvenue tout court. Il n'était pas question qu'il prenne en compte son opinion. Ils avaient peut-être bien été élevé dans la même demeure, partageaient sans doutes le même sang mais, ils n'avaient jamais pu s'entendre. En vérité, il n'avait jamais compris pourquoi son père avait tenu à éduquer et élever une bâtarde dans son genre : après tout il avait déjà pour lui trois fils. Il aurait pu la laisser dans l’ignorance ; en faire une servante à la cour du Roi ou une domestique dans leur propre palais mais , il ne l'avait pas fait.  Quand la mère de la fillette était morte il l'avait ramenée au Fort et il lui avait trouvé nourrices et précepteurs . Il ne lui avait jamais témoigné de réelle affection ( encore que de mémoire, Orsil ne se souvenait pas avoir jamais vu Amethorn d'Anfalas témoigner d'affection à qui que ce soit) et de reste avait toujours joué la distance avec elle. Cela n'empêchaient pas cependant le fait qu'il avait beaucoup investit dans son éducation ; lui faisant dispenser enseignements mariaux, littéraires et mathématiques, géographiques, historiques, politiques ou encore diverses langues. Peut-être qu'Orsil aurait dus se méfier dès le début de cette attention froide mais disproportionnée d'Amethorn pour la bâtarde qu'il avait reconnue et adoptée. Sans doutes mais Orsil avait voulu croire en la pérennité inaltérable de son droit d'aînesse.  Certes il le conservait, même d'un point de vue affectif et Hellëriel d'Anfalas ne représentait en aucun cas une menace directe pour lui mais, elle apportait son lot de problème. Il faudrait sans plus tarder constituer une dot à cette « princesse » de la côte, prospecter à la recherche d'un époux, peut-être même offrir des terres ducales ...alors en attendant : elle se rendait utile.

Elle avait ce devoir, disait leur père. Pour prouver que toutes ces études n'avaient été vaines. Légitime ou pas, elle était l'unique fille du Duc des Anfalas, une dynastie commerçante et prospère. Puis, la jeune femme ne se plaignait pas, se satisfaisait des responsabilités qu'on lui avait offerte , s'y appliquant avec courage. Elle ne se plaignait pas non plus du désamour et du rejet manifeste que lui témoignaient ses trois frères. Non, elle gardait cette droite dignité, innocente et glaçante, arrogante presque, tellement impersonnelle en fait. Et Orsil n'aimait pas cela. Hellëriel de reste, était une grande cavalière, une combattante correcte sinon coriace et une redoutable oratrice, chose qui ( au grand damne du plus vieux des frères) en faisait une maîtresse de convois toute désignée ou tout du moins, un élément des plus utiles. Une pierre angulaire de leur système. Si elle ne savait pas agir comme une Dame elle était d'une aide précieuse en négociation.  Et elle était belle.  C'était sans doutes terriblement étrange de le penser, mais c'était une abrutissante vérité. Elle était tellement belle qu'Orsil en était régulièrement troublé en vérité. Oui, jolie , profondément, intimement et avec une prédisposition naturelle à diriger. Tellement que les hommes de la caravane, les pêcheurs et les paysans d'Anfalas avaient pris l'habitude de la présenter sous le titre affectueux de « Reine des Bocages », Princesse sur les routes et les chemins, sans couronne et sans palais. La demoiselle jouissait d'une agréable réputation dans la région et, lors d'une joute informelle normalement destinée aux jeunes soldats, elle avait pris le goût de porter les couleurs d'une paysanne. Véritable amazone, c'était finalement pour elle qu'on brodait et non l'inverse. Orsil savait qu'elle avait tout de même quelques bonnes manières et une grande connaissance de l'étiquette  (après tout ne la lui avait-on pas appris?) mais il ne la voyait que rarement respecter ces dernières.  Sans doutes que cela venait de l'éducation qu'elle avait reçue dans sa prime jeunesse. Elle était comme un cheval sauvage débourré trop tard.

Hellëriel était née dans un tout petit hameau entre deux collines à l'endroit ou l'Erui se jette dans l'Anduin. Juste là, dans une chaumière minuscule, excentrée des autres et les pieds dans l'eau. Née de Firië, la maîtresse d'Amethorn, une brodeuse incroyable dont la rumeur disait qu'elle n'avait rien à envier à la délicatesse des elfes tant sa technique était précise. Elfes dont elle descendait d'ailleurs puisque sa propre mère Ethel était une semi-elfe bien connue dans la vallée de l'Anduin pour ses talents de guerrisseur.  Ethel avait abandonné sa vie avec les siens pour épouser un tisserand humain avec lequel elle avait eût deux enfants. Le premier Tiriel, un garçon leur avait été arraché par la mort à un très jeune âge, le second , Finië, une fille qui avait grandit pour devenir une femme puis une mère à son tour. Et c'était une bonne mère , bien que solitaire puisqu'elle avait commit l'impair de se donner à un seigneur du Gondor déjà marié et père. Finië avait élevé sa fille seule et sans rien attendre de son amant. Hellëriel baptisée en Quenya « fille couronnée de ciel » s'était épanouie comme une fleur dans cette cabane entre deux collines. Et Hellëriel avait été leur propre étoile, une enfant éclatante qui avait clairement été bénie par les gènes de es elfiques ancêtres. Cela s'était vu dès sa petite enfance mais plus évidemment durant sa croissance : lente mais à l'apogée fulgurante, comme un bouton de fleur qui s'ouvre petit à petit et révèle une beauté fragile mais émouvante. Son humanité avait apporté cela en fait, elle n'avait pas la beauté épurée et figée des elfes, une beauté froide et parfaite mais bien cette joliesse sauvage, brutale et paradoxalement plus fine, moins évidente peut-être. Un éclat plus brut qui arrachait parfois le cœur d'Ethel. Hellëriel d'Anfalas avait ainsi passé les huit premières années de sa vie dans une liberté totale et épanouissante. Elle avait appris à lire, à écrire, le quenya, un peu à broder parfois mais, surtout elle avait appris à courir dans les bois, à se cacher, à grimper dans les arbres, à nager, repérer les fruits et les racines comestibles et à reconnaître et suivre les traces des animaux.  Elle avait joué plus qu'étudié et ses rires raisonnaient dans la forêt avoisinante et jusqu'au plus profond du cour-d-eau.

Quand Amethorn l'avait rencontré pour la première fois il avait vu en elle une sauvageonne, indomptée mais, il l'avait reconnue. Il n'avait pas de fille légitime et ducs et les princes de la régions en avaient bien peux. Hellëriel par un mariage heureux pouvait lui ouvrir de nouvelles portes diplomatiques , sinon embellir encore le prestige et le rang de la famille. Alors quand Finië était tombée malade l'année suivante il avait déclaré qu'il prendrait l'enfant avec lui. Et il l'avait fait. À peine son amante mise en bière, il avait emmenée sa fille vers Fort-sur-la-mer, loin de ses collines natales. La fillette n'avait pas été acceuillie à bras ouvert et Theohild, la femme d'Amethorn avait seulement dit qu'elle ne souhaitait pas que ses fils grandissent au contact de cette bâtarde qu'il avait ramenée. L'homme ne s'y était pas foncièrement opposé, les affaires de la maison ne le concernait pas réellement d'après ses propres dires, alors Hellëriel comme un oiseau d'une gande rareté avait été enfermée derrière une fenêtre peinte de bleue qui donnait sur la mer. Elle n'en sortait pas, peu, sinon pour se rendre sur le balconnet ou dans la partie es jardins que le reste de la famille ne fréquentait pas.  Elle voyait seulement défiler les professeurs dans sa riche salle d'étude, laissant ses yeux glisser sur la mer, parfois douce parfois violente : si parfaitement en accord avec sa propre nature.
Parfois quand elle étudiait correctement,, ses nourrices fermaient les yeux sur son mauvais comportement sur ses fugues, elles lui retiraient ses robes pour la vêtir des vêtements et des pentalons qui n'allaient plus à ses frères et la laissaient visiter Fort-sur-la-mer, entretenait pour elle cette illusion de liberté retrouvée. Dans un premier temps elles avaient cherché à la suivre, à la contenir mais elle avait un caractère naturellement emporté et comme l'oiseau dont la cage est restée ouverte, Hellëriel ne pensait qu'à fuir plus loin, plus fort.

Rapidement elle avait trouvé une place parmi les hommes du port et des champs, elle courrait dans la forêt avoisinante jusqu'à s'écrouler de fatigue, rapidement elle avait goûté avec bonheur aux embruns et marqué une préférence pour celles de ses leçons qui se pratiquaient en plein air. Le Seigneur des lieux venait rarement, cela dit c'est au court de l'une de ses visites qu'il avait appris pour les escapades de l'enfant et , à la surprise générale il ne s'y opposa pas donnant même son accord pour qu'elles se poursuivent à la condition que les précepteurs continuent de se montrer si ouvertement contente à son sujet. Il était vrai qu'aucun professeur ne s'était jamais plein ni des capacités ni du comportement de la petite fille, ce n'était peut-être pas la plus douée de leurs élèves mais elle était perspicace et curieuse, elle apprenait vite et avec plaisir pour peu qu'on fasse preuve de pédagogie.

Hellëriel devait avoir aux alentours de douze ans la première fois que son père l'emmena avec lui jusqu'à Dol-Amroth. Ils étaient partis par la mer, sur un bateau immense, chargé de denrées et de divers objets, des soieries, des peaux ...La mer n'était pas un lieu sûr, pourtant mais, ils étaient partis.  C'était un long voyage qui se poursuivrait sans doute le long de l'Anduin par la suite et auquel Orsil avait refusé de participer. Cela ne rapprocha pas le père et la fille pour autant. Ou peut-être que si. D'une façon qui leur était propre et qui se passait de gestes ou de paroles, sans bruits et sans regard, sans rien d'autre qu'une obligation mutuelle. Le travail ne maquait pas à bord ce qui ne dispensait pas pour autant Hellëriel d'un certain nombre de leçons, ce n'était pas un mal cependant et elle s'y plaisait : d'une façon bien particulière , elle était libre.  Que ce premier voyage se passe sans encombres majeures, qu'un léger accrochage au sol avec des brigands de grand chemin , fut une chance et Hellëriel en garda un souvenir fort et émouvant faute d'être proprement positif. Par la suite, les voyages furent moins heureux. À cause d'Orsil un peu, à cause de Rolenil : beaucoup. Puis plus tard, parce que retenu au Fort par des obligation administratives et libéré de ses obligation de négociation par l'âge grandissant de ses fils devenus hommes, Amethorn d'Anfalas ne les accompagnait plus.  De cela non plus la jeune fille ne se plagnait pas, des grand-frères, des des sœurs, des camarades de jeu elle en avait plein, des dizaines dans les champs , les ports et les convois, des batailleurs, des confidents, des gens qui la respectaient peut-importe qu'elle applique ou non les règles de l'étiquette, qu'elle soit polie ou non, apprêtée ou non, propre ou non. C'était la seule chose qui avait toujours compté.

Une seule fois après son départ forcé pour Fort-sur-La-mer, Hellëriel eût l'occasion de retourner dans la maison qui l'avait vue naître. Ce fut à l'occasion de grandes funérailles puisque Rogris son grand-père avait trouvé la mort semaines plus tôt et qu'Ethel , trop accablée par la perte de sa fille et de son maris finissait par disparaître à son tour. Une triste année à n'en pas douter mais la vie de reste, suivait son court. Elle n'attendait pas plus que le temps en vérité et le temps, lui : n'était pas aux lamentations.  Le Gondor était un royaume puissant certes, mais les seigneurs qui l'administraient devaient faire face à de violentes riposte venues de l'Agmar, une menace réelle disait-ont bien qu'était encore assez fragile pour être endiguée. Les armées Gondoriennes de faiblissaient pas, jamais. Hellëriel âgée de dix-sept ans exprima le fort désir de s'engager dans ces dernières elle aussi, arguant face à son père qu'elle n'avait pas eût un maître d'armes pendant si longtemps pour ne pas agir mais le Duc d'Anfalas , intransigeant répondit à sa provocation en la renvoyant dans sa tour, enfermée derrière cette fenêtre bleu qui donnait vue sur la mer. Triste spectable, probablement mais c'était selon lui un mal nécessaire et Hellëriel, comme par rébellion, n'eût une nouvelle fois pas le goût de s'en émouvoir. Pour quel bénéfice de toutes les façons ? Amethorn n'avait jamais été un homme de compassion et il était la seule famille qui lui restait et il la traitait bien malgré son indifférence et son autorité.  Elle appris donc à récupérer la confiance qu'il avait placé en elle et lorsqu'il la réhabilita elle pu reprendre la route visitant ainsi une bonne parti du Rohan et remonta longuement l'Anduin entourée de ces joyeuses caravanes qui sont pleine de leurs propres histoire, de combats honorables quelques fois contribuant à sa hauteur à l'honneur de son père et de la famille qui lui était si chère.  Hellëriel avait toujours fait preuve de bravoure et elle avait toujours envie de croire ces temps de paix relative allaient durer pour toujours.

Mais quoiqu'il en soit, Orsil ne l'aimait pas. Beaucoup auraient dit que le jugement de l'homme n'était pas le meilleur car, en vérité, Orsil d'Anfalas n'aimait que peut de choses et de gens. Orsil par exemple, n'aimait pas non plus Rolenil son propre frère cadet. Ils partageaient pourtant plus de sang qu'aucun autre et étaient issus du même ventre mais Orsil avait passé toute sa vie à décrire Rolenil comme le pire des ratés. Il le méprisait pour sa couardise et son manque d'honneur, pour les nombreux bâtards qu'il avait laissé naître le long de la côte. Rolenil, encore était un sacré soiffard et un fieffé vantard à la lame facile mais un piètre guerrier.  Orsil, la plupart du temps ne supportait pas de respirer le même air que lui. Malgré cela, il haïssait moins son cadet que la benjamine de la famille.  Peut-être honnissait-il d'avantage cet héritage elfique qui lui avait été offert par son sang. Même s'il savait qu'Hellëriel, en définitive ne pouvait être blâmée ni pour sa naissance ni pour ces gènes qu'elle n'avait pas choisis, il abhorrait  le simple fait qu'elle soit en vie.  C'était une cruelle vérité qu'il lui avait craché au visage de nombreuses fois.

Ses deux autres frères n'avaient pas plus d'affection que lui pour leur jeune sœur, il le savait, mais entretenait avec elle des relations parfaitement cordiales sans doutes du au fait qu'il était le seul à la fréquenter régulièrement. Rolenil vivait sa vie de débauche quelque part sur les côtes de Belafas et comme tout dernier fils de noble Penor, lui, avait embrassé l'armure et l'épée. Soldat de l'armée du Gondor personne ne savait réellement ou son unité était affectée, il rentrait rarement  et voyait sa sœur encore moins souvent qu'il était présent.  Orsil n'aimait pas vraiment non plus Penor et son sens exacerbé de la justice et de la droiture, ce chien qui disait toujours oui à son maître, il l'avait toujours trouvé stupide.

Comment pouvaient-ils comprendre ?
Hellëriel était là, elle le regardait de ses yeux plus sombres que la mer quand la nuit tombe. Les côtés de ses lèvres étiraient un demi sourire, pas vraiment amusé, pas moqueur peut-être à peine blessé, impropre. Définitivement : il n'aimait pas cela.  Avec un haussement d'épaule elle avait fait faire un écart à son cheval et l'avait envoyé au galop pour retrouver la tête du cortège.  

Que les orcs l'emportent elle et sa maudite fierté.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t7236-helleriel-d-anfala
NilùNombre de messages : 2614
Age : 19
Date d'inscription : 31/05/2013

Feuille de personnage
Race: Humaine
Possessions: Épée et bagage
Statut: Joueur(se) inactif(ve)
Nilù
Curio'Noob

MessageSujet: Re: Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules !   Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! EmptyMer 1 Juin 2016 - 17:22
Quelle fiche riche en infos et plaisante à lire ! Very Happy

[ FICHE VALIDÉE ]


Je t'invite à visiter la partie Demandes de RP si tu n'as pas déjà trouvé de partenaire RP.

Bon jeu.



Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! Feaub10Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! Elroub10Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! Eldaub10Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! Bardeu10Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! Poldiu10Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! Zaza10Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! Sildau10Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! Xsnar10Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! Xtark10Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! Xthran10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpglordoftherings.forumactif.com/t6073-nilu-enie
 

Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Remaniement ministériel renvoyé aux calendres grecques
» Remaniement ministériel en Haiti...
» Remaniement Ministériel, qui prend les décisions ?
» De la compote...
» Héllépathie!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Jeu de Rôle - Terre du Milieu :: Hellëriel d'Anfalas ○ Et tu tisses, et tu bules ! N448 :: Fiches de Personnages :: Fiches validées-