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 Où le Maître des Plantes dompte le Papillon.

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Idril Felagund
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MessageSujet: Où le Maître des Plantes dompte le Papillon.   Jeu 1 Juin 2017 - 11:00

Une grande partie de mes connaissances sur les plantes, je l'ai acquise durant mon adolescence.
C'est à Esgaroth, lors d'un accident de forge, que je pris conscience que ce que j'avais appris était insuffisant. J'avais étudié un peu de médecine à Mirkwood, auprès de mes professeurs particuliers, mais elle portait essentiellement sur les corps et leur fonctionnement, ainsi que les maladies communes, et les soins de base que l'on pouvait appliquer.
Je n'avais pas cherché au-delà, à l'époque.

En fait, c'était dû à ma grande curiosité, et à mon esprit rêveur. J'abordais un sujet, en apprenais l'essentiel avec assiduité, puis un jour, mon esprit s'envolait ailleurs et délaissait le sujet.
Je commençais donc à apprendre autre chose, puis je m'en lassais, et ainsi de suite. Je ne terminais jamais rien entièrement. Etait-ce de la frivolité ? Ou trop de légèreté dans mon éducation ?

Je pense que j'étais tel le papillon. Il aime toutes les fleurs et ne se détourne d'aucune, mais sur chacune d'elles, il ne pose ses ailes qu'un temps.

C'est cet homme qui m'a appris à aller au fond des choses. Ou plutôt devrais-je dire, ce Nain.
Un nain d'exception, qui partageait ma curiosité pour la science des plantes.
J'avais abordé la médecine. Je désirais maintenant aborder les plantes.
Mes parents ne doutaient pas que je m'en détournerais un jour, comme j'avais quitté les autres fleurs. Pour une fois, ils se trompaient.


C'était un de ces nouvelles journées où j'avais passé la matinée à monter à cheval, tirer à l'arc, et m'exercer à toute sorte d'armes. J'étais épuisé. Le Nain qui m'entraînait était un combattant expérimenté, fort et puissant, et il savait tirer tous les avantages possibles et imaginables de sa petite taille.
Je ne devais pas avoir plus de 155 ans, ce qui correspond à peu prés chez nous à la période d'adolescence. Je venais de rendre visite à Dworköm, un Nain avec qui je m'étais lié d'amitié suite à un accident qu'il avait eut. J'avais su limiter les dégâts en lui apportant rapidement les premiers secours, et depuis, je lui rendais régulièrement visite pour changer ses bandages et continuer les soins.

Un avantage chez moi est que ce que j'apprends, je ne l'oublie pas. J'ai une mémoire fabuleuse.
Ce peut-être un détail, une page entière de définitions compliquées, un dessin, une parole entendue, ou même des odeurs. Je reconnaîtrais l'odeur des petits pains au miel de la Comté parmi mille autres petits pains semblables. Ce que je veux retenir, je le retiens. Quand j'étais tout petit, cela faisait toujours son effet lorsque je ressortais à mon père mot pour mot une phrase entendue de sa bouche la semaine d'avant.

Ce jour-là donc, je venais de terminer ma visite et je m'apprêtais à déjeuner, lorsque je vis Maître Rogrin, Grand Artisan Forgeron, et maître d'armes de son état, approcher de mon banc de sa démarche toujours pesante et volontaire.

-Idril ! Rugit-il.
Maître Rogrin ne parlait pas. Il rugissait. Parfois, il maugréait. Au mieux, il grognait.

-Idril ! Fit-il à nouveau, comme je tardais à répondre.

-Maître Rogrin. Dis-je humblement en me levant.

-ça me fait penser, cette histoire d'accident...J'ai un ami qui connait quelqu'un pour qui les plantes n'ont aucun secret. Comme tu as déjà de bonnes bases, je me suis dit que le rencontrer pouvait t'intéresser. Je peux te faire entrer dans la cité d'Erebor si tu le souhaites. Je t'introduirais auprès des amis que j'ai, tu pourras ainsi circuler à ta guise sans trop...sans trop te faire embêter, si tu vois ce que je veux dire. Grogna t'il.
C'est pour te remercier d'avoir guéri mon apprenti sans faire de différence entre nos deux peuples. Je connais pas beaucoup d'Elfes qui auraient fait pareil sans y réfléchir d'abord à deux fois...Voilà. Rendez-vous à quatorze heure à la porte nord de la Cité.

-Je vous remercie Maître. Votre attention me touche. J'espère que vous ne vous attirerez pas d'ennuis ou ne déchainerez pas trop les mauvaises langues en agissant ainsi...

-Bah ! Non...Qu'elles se déchainent..Grumbblll...M'en fiche comme de mon premier lait...maugréa t'il en partant.

Lorsqu'il tourna au coin de l'arcade de pierre qui menait à la cour de la forge, je souriait toujours.
Maître Rogrin était le premier Nain que j'avais rencontré, et j'avais tout de suite senti en lui quelqu'un de bien. Il me fascinait et m'amusait. Le jeune adolescent que j'étais ouvrait grand des yeux ronds d'admiration devant lui. C'était une force de la nature.

« Désormais, son âge doit être grand. Je me demande ce qu'il est advenu de lui. Est-il encore de ce monde ? » songeais-je soudain, interrompant la course de ma plume sur le vélin.
« Peut-être retournerais-je à Esgaroth un jour, pour prendre des nouvelles...Enfin continuons. ».

Maître Rogrin m'avait donné rendez-vous à quatorze heure d'une manière qui m'empêchait de refuser son invitation par crainte des foudres qu'il pourrait s'attirer de la part d'autres Nains moins enclins à l'indulgence envers mon peuple. Aussi me dirigeais-je vers le lieu de mon rendez-vous à l'heure convenue, après avoir dévoré sans grâce aucune une part de tarte aux pêches que mes parents m'avaient donné pour midi, et une pomme que m'avait donnée une vieille marchande ridée qui m'avait pris pour un jeune enfant d'humain.
Il faut dire que jusqu'à avoir environ deux cents ans, j'ai gardé un physique très juvénile. Je n'ai effectué ma poussée de croissance que bien plus tard. Et elle fut fulgurante. Mais ceci est une autre histoire.

Maître Rogrin était pile à l'heure, comme toujours.
« Avant l'heure c'est pas l'heure, après l'heure, c'est plus l'heure ! » rugissait-il si quelqu'un s'avisait d'arriver en retard. Je dois avoué avoir essuyé quelques fois ses remontrances. Mais que voulez-vous, jamais on ne m'avait encore inculqué la notion d'heure. A Mirkwood, mon enfance n'était réglée que par le tempo de la forêt. Son chant me disait qu'il était le moment de rentrer au village, qu'il était le moment de se coucher. Il n'y avait pas d'heures.

D'autres Nains l'accompagnaient. La plupart avaient une sacrée bonhomie, et j'eus tout de suite confiance en eux. Certains étaient un peu plus bougres que d'autres, mais tous avaient un bon fond, et je ne doutais pas que Maître Rogrin eut des amis qui ne soient pas, comme lui, des gens de bien.
Les présentations furent rapides, et nous commençâmes à monter la route qui menait à Erebor.

Ma curiosité s'éveillait à mesure que nous approchions de la grande cité. Mes parents m'avaient tant parlé des merveilles des forges Naines, de leur art et de leur culture ! Je frémissais d'une impatience à peine contenue, que je retenais d'éclater par respect pour ces Nains qui acceptaient ma présence parmi eux.

Enfin, les grandes portes étaient face à nous. La monumentalité de l'entre de la Cité Naine vous foudroyait sur place. De gigantesques statues évoquant de hauts Nains encadraient la lourde porte, toute entière bâtie de métaux et de bois précieux. Gravée de motifs typiques, elle vous affirmait que vous pénétriez dans un haut-lieu.
Maître Rogrin et ses amis m'abreuvèrent de conseils judicieux sur les règles de bienséance en cours au Royaume d'Erebor. Ils attachèrent à ma ceinture une petite hache symbolique, et me présentèrent à d'autres Nains qui discutaient devant les grandes portes.
La plupart commencèrent à me regarder avec circonspection. Aussi mis-je de suite en application ce que je venais d'apprendre, et quelques visages se déridèrent.

Tandis que nous échangions sur la culture Naine, je me demandais quand est-ce qu'on allait me présenter ce fameux Maître dont on m'avait parlé...


Mirkwood la Déclinante.

Mémoire de mousse et souvenirs d'écorce
les relents du passé traînent dans la brume.
L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
Rappelez-vous, mes gens,
chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
Mirkwood la Belle
et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
Les légendes que l'on conte encore, quelle âme leur reste-t'il ?
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Tarkin
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MessageSujet: Re: Où le Maître des Plantes dompte le Papillon.   Mer 5 Juil 2017 - 12:08

Un moment important de ma vie fut le jour où j’ai fait l’acquisition d’un atelier d’herboristerie en plein cœur d’Erebor. En effet après avoir appris pendant toute ma jeunesse sur les plantes et leurs secrets avec mon grand-père herboriste, il fut le temps pour moi de commencer à exercer la profession dont l’enseignement avait duré des années.


J’ai donc acheté un petit atelier qui disposait d’une salle de travail et d’une serre. Cet atelier, j’en étais fier, il m’avait coûté cher, surtout pour la serre, puisqu’il a fallu creuser un puits de lumière pour pouvoir l’éclairer et la chauffer avec la lumière du soleil. Mais étant un des rares herboristes d’Erebor, personne a contesté ce projet et tout fut construit proprement. Tout ça j’y avais pensé en achetant l’atelier dans le plus haut quartier de la cité de la montagne. La construction dura quelques jours, mais vous savez, pour creuser des trous les nains sont plutôt doués donc ce n’était pas si difficile.


Le résultat final était magnifique, le commerce s’ouvrait donc sur une première petite pièce en pierre avec quelques ornements en bois. En face de la porte d’entrée, un petit comptoir avec quelques présentoirs qui servaient à exposer les produits comme les plantes séchées ou les remèdes que je pouvais vendre. Derrière ce comptoir, un grand espace, avec une table en bois en son centre entourée de quelques chaises.  Et des tables murales en pierre qui faisaient le contour de la pièce pour ensuite s’arrêter au niveau de la porte qui menait à la serre.  Sur ces tables, on pouvait y trouver du matériel de recherche de moyenne qualité comme des loupes rayées ou des ciseaux presque rouillés, et le tout dans un bazar de plantes fraichement cueillies.

La serre quant à elle, était assez grande pour contenir une trentaine de grosses plantes. Elle était éclairée grâce à ce puit de lumière et une grande chaleur s’y dégageait, surtout à midi, quand le soleil est au zénith. Le reste de la journée il faisait quand même toujours aussi chaud, notamment grâce aux nombreuses torches qui servaient à compléter la lumière et la chaleur du soleil. Les plantes étaient plantées dans de la terre. Puis celles-ci étaient arrosées par un petit système d’irrigation assez simple.


Mon grand-père m’avait aidé à financer un tel projet, c’est lui qui m’avait tout appris et je pense qu’il était aussi fier que moi du commerce que je possédais désormais.  Et je peux vous dire que même avant l’ouverture de celui-ci  j’avais déjà une bonne réputation dans Erebor.



Ainsi après tout ça, je commençai réellement à travailler, le matin j’allais m’occuper des plantes de la serre, ou bien quand il faisait beau j’allais en cueillir autour d’Erebor. Ensuite l’après-midi, je vendais ce que j’avais cueilli ou je soignais les maigres blessures des soldats qui se présentaient à la boutique. Mais surtout entre deux clients je passais mon temps à étudier et à rechercher de nouveau remède. Mon matériel était bien mauvais mais j’ai quand même réussi à faire quelques découvertes et à trouver de l’utilité à certaines plantes avec un peu de persévérance.


D’ailleurs ce jour-ci j’étais tranquillement dans mon atelier à travailler pour vouloir créer une sorte d’antalgique à boire, j’y travaillai depuis des mois et ce fut le jour où quelques pistes commençaient à voir le jour. C’était un genre de mélange précis entre du seregon rouge et de l’ortie broyés, et le tout dilué dans un peu d’eau.
J’avais la fâcheuse habitude de tester tout ce que je faisais sur moi-même, sur mon propre corps. Mais je vous rassure, ces actes d’inconscience finirent par cesser bien vite depuis le jour où j’en ai failli mourir, mais bref, cela est une autre histoire.


Etant trop pressé de voir les résultats, je ne prenais pas le temps de prendre un cobaye, et ce jour-là j’essayais de ressentir quelques effets de cet antidouleur, mais sans grand succès, certainement car je ne ressentais pas de douleur à la base, mais j’aurais dû au moins sentir  un peu d’apaisement.

Mais bon je ne perdais pas espoir, j’étais sur la bonne piste et je continuai à travailler dessus pour améliorer le remède. Toujours prêt à accueillir n’importe quel client qui pourrait se présenter.




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Idril Felagund
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MessageSujet: Re: Où le Maître des Plantes dompte le Papillon.   Ven 10 Nov 2017 - 16:12

Nous parlions de la politique du royaume Nain et le jeune elfe que j'étais commençait à s'ennuyer ferme. Je n'avais plus qu'une seule envie: Aller faire des cabrioles dans le jardin de mes parents, taquiner le chat de la voisine et tirer la langue à tous ces Nains sérieux. Adolescent, j'étais un petit elfe assez facétieux et ces envies soudaines de farces me prenaient encore assez régulièrement.

Mais je pouvais aussi être très sage et mature quand il le fallait. Aussi ne bougeai-je pas d'un poil et continuai-je d'écouter la conversation...jusqu'à ce que l'ami de Maître Rogrin arrive enfin.

C'était un gros nain. Énorme, même. Et quel teint rougeaud ! Quant à sa démarche, elle n'était guère princière, c'était le moins qu'on puisse dire...et sa barbe. Sa barbe dévalait la pente de son ventre gigantesque jusqu'à ses pieds. Massifs, ils étaient chaussés de lourds souliers de cuir bardé de fer.
Le personnage était coquace, possédait une carrure d'ours et paraissait avoir envers Maître Rogrin une véritable amitié. Ces deux-là se connaissaient visiblement depuis de longues années.
Pourtant, Maître Rogrin avait éludé un léger détail: Si Galdor (c'est sous ce nom qu'on me le présenta) voyait en Maître Rogrin un grand ami, il ne voyait en moi...qu'un sale Elfe. Donc un personnage forcément hautain, borné et surtout...un personnage qui n'avait rien à faire ici.

-Mon cher Galdor, voici Idril. C'est lui que tu devras guider ! rugit Maître Rogrin avec un grand sourire.

Il donna une joyeuse tape dans le dos de son ami. Au vu de son expression, Galdor n'avais pas dû être prévenu que j'étais un Elfe. Malgré mes prédispositions à la conversation et ma capacité à me faire facilement des amis...il allait me donner du fil à retordre !
Afin de l'amadouer, je me fis tout petit et décidai de ne parler que lorsqu'on me poserait une question. Il n'aurait pas ainsi matière à penser que je désirais m'imposer ou imposer mon avis. De même, tant qu'il serait courtois avec moi, je le serais avec lui (Même si sa bonhomie particulière m'inspirait diverses chansons, et elles n'étaient pas toutes des plus courtoises !).

Lorsque les portes d'Erebor s'ouvrirent, je restai sans voix. La première pensée que j'eu fut:"Si je me perd là-dedans, je ne retrouverais jamais la sortie avant que cent ans ne se soient écoulés...".

-On y va ? Allez... bon courage Idril ! Souviens-toi de nos conseils...et tout ira bien ! grogna Maître Rogrin en posant paternellement les mains sur mes épaules, qui étaient encore bien frêles à cette époque. Puis il s'éloigna dans le grand Hall d'Erebor avec le groupe de Nains, me laissant seul en compagnie de Galdor.

Face à une personne de grande taille hostile envers moi, j'aurais bien baissé humblement la tête, mais face à un Nain, que vouliez-vous faire de ce côté-là ? Je craignais de le vexer plus qu'autre chose. Le Nain maussade se tourna vers moi. Ses sourcils étaient froncés et sa moue si renfrognée que cela lui donnait plus de rides qu'à un vieillard. Il me fallut toute ma concentration pour me retenir de rire devant une expression si grotesque.

-Ecoutez-moi bien, jeune Felagund...il est hors de question que je m'affiche à vos côtés en tant que guide, malgré tout le respect que je dois à Rogrin. Libre à lui de s'enticher d'un Elfe, mais qu'il ne compte pas sur moi pour ça !
De toute manière, vous trouverez bien tout seul, si vous êtes à la hauteur des qualités que vos semblables s'attribuent effrontément !


Et il me planta là, tout seul devant le grand Hall. Au moins, c'était clair. Je le regardais s'éloigner avec l'instinct que je ne devais pas essayer de le rattraper. Et donc, que pouvais-je bien faire ? Si je n'étais pas accompagné d'un Nain, je doutais que les gardes en faction devant les portes me laissent entrer. Si je n'avais pas été intimidé devant leur prestance et la sévérité de leur attitude, je leur aurais bien demandé directement la permission, mais bon...

Je fis demi-tour et commençai à repartir vers la cité des Hommes pour rentrer chez moi, lorsque le tumulte d'une bagarre éclata tout près des portes. Je me retournai aussitôt et vit plusieurs Nains occupés à se bagarrer pour une raison qui m'était inconnue.
Mon sang ne fit qu'un tour. Je me précipitai en courant pour passer discrètement les portes. Les gardes étaient occupés à essayer de séparer les adversaires, mon affaire ne pris le temps que d'une rapide course. Pas même besoin de se cacher, tout le monde courait en tous sens et certains Nains qui prenaient parti pour un camp ou l'autre commençaient à se crier dessus.
Je ne vous souhaite pas de vous trouver un jour face à un groupe de Nains en pleine rixe. C'est un spectacle impressionnant. Un brouhaha assourdissant règne. Les barbes s'emmêlent, les poings sont brandis en l'air, de même que nombre d'insultes. Toutes sortes d'exclamations typiquement Naines retentissent, lancées par des voix orageuses.
Les Nains sont courageux, solides...et fiers. N'ayez jamais l'air de remettre en doute leur loyauté ou de bafouer leur honneur, vous le paieriez très cher.

Je m'étais déjà bien enfoncé dans les profondeurs du Grand Hall lorsque les Nains cessèrent leur bagarre. Et comme je l'avais pressenti, je ne tardai pas à être complètement perdu. Loin du soleil, perturbé par les vibrations lointaines d'outils fracassant, sculptant la roche, martelant les métaux, qui ébranlaient le sol, je ne savais plus où j'en étais.

Je tournais en rond depuis déjà une bonne heure. La grande salle où je me trouvais était magnifique. Ses hauts piliers sculptés d'entrelacs runiques étaient dorés à l'or fin. Le sol était décoré en son milieu d'une grande mosaïque de pierres précieuses. Le plafond devait bien se trouver à 500 mètres au-dessus de nos têtes et de splendides galeries débouchaient de toutes part sur des balcons, ou des couloirs suspendus qui traversaient l'espace du Hall. Tant de grandeur me confirmaient que je devais me trouver à un carrefour important de la Cité, mais je n'en restai pas moins perdu. Autour de moi, les Nains vaquaient à leurs occupations, passaient, partaient, arrivaient, parlaient en groupes, vantaient les qualités de telle ou telle pioche, hache, pierre...
Certains commençaient à me regarder, les sourcils un peu trop froncés à mon goût. Était-ce l'habitude des Nains d'avoir tant de sévérité affichée sur leurs traits ? Quoiqu'il en soit, mon instinct me soufflait de ne pas avoir l'air d'errer sans but. Je m'éloignais donc dans le plus proche couloir en veillant à ne pas perdre de vue le grand hall.

"Je reste là un petit moment, j'explore juste pour voir où ça débouche, puis je reviens dans le Hall. De là, j'explore un autre couloir, je reviens, et ainsi de suite jusqu'à trouver celui qui me conduira vers la sortie...Oui, voilà." pensais-je.
En procédant soigneusement, je retrouverai bien la sortie. Et ainsi, je n'aurais pas l'air de rien faire.
Je mis mon plan à exécution.
Je débouchai bientôt sur une autre salle, plus petite, plus sobre, mais avec cela de particulier qu'un grand puits de jour loin dans le plafond laissait entrer la lumière naturelle. J'en fus soulagé. La sensation d'étouffement qui m'enserrait depuis mon entrée dans le royaume d'Erebor s'estompa.
La lumière s'engouffrait dans une sorte de serre extraordinaire. Hypnotisé par cette vision inattendue chez les Nains, je m'approchais de la porte du bâtiment attenant et frappai.
Qui que ce soit qui possédait cette serre, je voulais lui demander de me la faire visiter.
Curieux de nature, je soupçonnai qu'il y avait dans pareille construction en plein milieu d'une cité Naine un miracle que je devais absolument voir. Je pensais aux paroles de maître Rogrin...

"quelqu'un pour qui les plantes n'ont aucun secret."


Projetant un rayon de lumière sur le sol de pierre, la porte s'ouvrit...


Mirkwood la Déclinante.

Mémoire de mousse et souvenirs d'écorce
les relents du passé traînent dans la brume.
L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
Rappelez-vous, mes gens,
chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
Mirkwood la Belle
et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
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