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 La famille c'est sacré (pv. Araekin)

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Astriel Nirokini
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MessageSujet: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Ven 24 Nov 2017 - 18:19

Le paysage vallonné de la Comté, bien que nouveau pour moi, résonnait en mon cœur. Par certains de ses aspects, la douceur des collines me rappelait les courbes généreuses de mon pays d'origine. Un dicton courant disait que l'herbe était toujours plus verte ailleurs et pour ma part, je trouvais que celle de Valinor l'était bien plus. Mais celle de la Comté se défendait bien, j'étais forcée de l'admettre. J'appréciais la culture intelligente et économe des hobbits, qui se fondait dans le paysage sans le déchirer inutilement. Les champs se fondaient dans le décor, semblant en faire partie dans un équilibre plaisant à l'oeil. Cela me confirmait que les hobbits, bien que bons vivants et grands consommateurs d'à peu près tout ce qui pouvait leur passer sous la main, savaient faire preuve de mesure et de respect pour leur environnement. Au moins, je ne tombais pas chez des sauvages. Une chance pour moi, mon frère aurait pu se prendre d'affection pour des être moins civilisés. Des nains, peut être ! Je n'en avais guère entendu de louanges, la plupart des histoires que l'on m'avait rapportées faisant mention d'êtres bourrus, bruyants et pourvus d'une fâcheuse tendance à épuiser leurs territoires en les exploitant jusqu'à la moelle. Rien de très plaisant, en somme.

M'extirpant quelques minutes de la contemplation de cette terre, je me renseignai auprès d'un semi homme bedonnant, assis sur un fauteuil d'aspect usé et confortable disposé près de la porte de son trou. D'un abord aimable et poli, l'homme s'illumina à la mention de mon frère et se montra rapidement bien plus chaleureux. Il m'indiqua le chemin et proposa de m'accompagner si je n'étais pas sûre de ma direction. Je le quittai en le remerciant, certaine de parvenir à bon port à l'aide de ses indications. Constater la popularité d'araekin auprès des locaux me tira un sourire amusé, qui ne me quitta plus du reste du voyage. Je vis passer quelques hobbits qui me jetaient des regards curieux, chuchotant entre eux. Lorsque le pas lent et tranquille de ma jument nous conduisit en ville, un petit attroupement s'était formé. La rumeur nous avait vraisemblablement devancées et c'est avec une gaieté manifeste qu'une hobbit élégamment vêtue se présenta à moi, me souhaitant la bienvenue chez eux. Elle me proposa de m'accompagner jusqu'au trou du Magicien, vraisemblablement honorée de cette tâche. Je n'eus pas le cœur de refuser et la laissai me guider au logis de mon aîné. Je notai au passage que personne jusque là n'avait prononcé son nom, se contentant du pseudonyme de "Magicien"... Détail amusant à mes yeux mais qui mettait une distance étrange entre lui et les habitants.

La Hobbit ne cessait de jacasser, attendant visiblement quelque chose de moi. Lorsque je me pris au jeu et me mis à participer activement à la conversation, l'enthousiasme sur son visage laissa place à un ravissement qui me laissa pantoise. J'avais du mal à croire à une telle amabilité alors qu'elle ignorait jusqu'à mon nom. Étais-je attendue ? Peut être Araekin avait il donné quelque consigne a respecter si je me présentais. Si ce n'était pas le cas, je serais bien forcée d'admettre que l'affabilité des semi hommes dépassait de loin tout ce à quoi je m'attendais. Enfin, nous arrivâmes en vue de ce fameux trou, qui me semblait démesuré comparé aux habitations qui pullulaient en bord de route. Au moins, ma crainte de me retrouver dans un espace clos et écrasant semblait de moins en moins fondée !

À peine fûmes nous arrivées et eus-je mis pied à terre que la Hobbit frappait à la porte.
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Araekin Nirokini
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Dim 26 Nov 2017 - 16:15

C'était une bien belle journée qui s'amorçait pour moi, enfin pour nous plutôt.
En effet, une belle matinée, calme et sereine, avec un bon et copieux repas... eE surtout Aléa qui se trouvait ici. Aléa, en effet, était dans ma demeure en ce jour, puisque nous avions parcourus un bout de chemin ensembles. Je l'avais "récupérée" peu après champs aux iris. C'était amusant de voir que les histoires que je lui contais au sujet de mes aventures lui avaient finalement donné l'envie d'écrire les siennes. Enfin... De les vivre, plutôt. Nous étions à la Comté depuis un bon mois et nous reposions en vue de notre prochain départ vers... Je ne savais vers où à vrai dire. Seul le destin nous le dirait, mais je pensais aller voir Kili, si jamais il avait besoin d'une quelconque aide ou d'un service en ces tristes heures de notre temps.

Me regardant dans le miroir de ma salle de bain, je pris un petit rasoir nain richement décoré, sculpté dans de l'ivoire pour le manche et adapté à une taille "humaine". Il était parfait pour moi ... Parfait pour moi. Je me faisais si vieux, c'était la preuve dans mon entrée dans le troisième cycle comme Cirdan, il y avait bien des siècles déjà ... le troisième cycle, j'en avait entendu parler, mais peu vu. Hormis en la présence de Cirdan lui-même ... Et voilà que moi, j'y arrivais ...

Me regardant, j'examinai les poils longs et bruns de ma barbe, quelque peu hirsutes et surtout non taillés . Une barbe ... Il fallait bien que cela m'arrive, après tout ce que j'avais vu, tout ce que j'avais vécu ... Je notai aussi la différence dans mes cheveux... Mon visage en lui même était pareil, je paraissais aussi jeune que toujours, mais ... je voyais la "vieillesse" du troisième cycle s'emparer de moi. Mes cheveux, bruns a leur habitude et seulement parsemés de reflets dorés de mon héritage vanyar, avaient ces derniers jours tourné quelques tons plus clair, comme si des fils d'or se mêlaient à ma chevelure. Le même phénomène touchait ma barbe, brune avec quelques poils dorés ici et là. Et maintenant, je me retrouvais un rasoir à la main ... J'avais vu nombre d'hommes et de nains se raser et j'avais en de rares occasions coupé mes cheveux ... Mais me raser, ça ...

J'y allai lentement, me rappelant des mouvements que j'avais vus chez les nains. C'était étrange, j'avais passé tant de temps auprès des fils d'Aulë et aujourd'hui je pouvais partager avec eux leur "art". Aléa c'était bien gaussée de mon état : elle n'avait jamais vu d'elfe barbu et pour cause, même moi je n'en avais que peu rencontré ... Sûrement y en avait-il nombre en Valinor aujourd'hui, sûrement ... Père et grand-père devaient porter de ces longues et belles barbes dorées propres aux nôtres ...

Je reposai ma main et le rasoir sur la table marbrée, me regardant dans le miroir, perdu dans mes pensées au sujet de ma famille ... Ils me manquaient tous. Cela faisait longtemps, si longtemps que je ne les avais vus, que je les avais quittés ... Je ne regrettais pas mon geste : j’œuvrais pour le bien, j'avais pu orienter tant de personnes dans la bonne voie, en sauver tant d'autres de ceux qui y avaient sombré .

Mais ma famille me manquait. J'avais entendu de Cirdan et d'autres que le troisième cycle était celui du regret. Celui où l'on voulait revenir ou aller à Valinor ... Celui où l'on se trouvait las des malheurs du monde. Lâchant le rasoir, je mis mes mains dans l'eau stagnante devant moi et en saisit dans le creux de mes mains, pour m'humidifier le visage, me tapotant les joues pour me sortir de ma torpeur.

M'examinant, je souris bêtement à la vue de mon visage. Ce n'était pas le moment de déprimer, ce n'était pas le lieu ! Reprenant le rasoir, je commençai à couper délicatement ma barbe et ma moustache en prenant soin de ne pas me couper. Ce fut un peu long, mais je ne me coupai pas heureusement et après ce long moment passé seul avec moi-même et mon reflet, j'eus le plaisir de me découvrir un nouveau moi, barbu et étonnement bien taillé. Prenant quelques poses, je m'admirai dans la glace. Après quoi je lavai la table de marbre devant moi, puis vidai l'eau avant d'aller la jeter. Je devrais me faire à cette barbe, j'aurais put la raser mais ... J'étais curieux, curieux de la sensation d'avoir une barbe. A vivre avec les nains et les hobbits, j'étais même devenu, je pense, envieux de le découvrir moi-même.

Sortant alors, je me préparai à cuisiner, puisqu'il allait bientôt être midi. Enfin bientôt selon les normes hobbits ! Je préparai ainsi un délicieux plat, non seulement pour Aléa, mais aussi pour notre étrange invité que nous avions recueillis de l'ancienne forêt. Et pour moi bien sur ! Alors que le déjeuner cuisait, je vaquai à quelques occupations ici et là lorsque quelqu’un toqua à la porte. Je m'empressai d'ouvrir.

-Niphredil, heureux de te voir ! Que me vaut ta ven-...

Je me stoppai net. Niphredil est une hobbit que j'ai connue depuis toute petite. A vrai dire j'étais la cause de son nom, la Niphredil est une petite fleur blanche semblable aux perces-neiges que l'on trouvait aisément en Lorien et j'en avais apporté une fois ici et offert à ses parents. Beaucoup de jeunes hobbits portent le nom d'une fleur, et c'était son cas. Elle était la femme de Tobold, mon "majordome", la personne qui s'occupait de ma maison, notamment en mon absence.Mais si je m'étais arrêté au milieu de ma phrase, ce n'était pas à cause d'elle, je la connaissais fort bien. Non, c'était l'invitée qu'elle m'apportait qui m'avait figé. Ce visage, je ne pouvais pas l'oublier, en aucune façon et en aucun temps, malgré les millénaires passés. Cette personne ...

-Astriel, c'est toi ?

Je n'en revenais pas, que faisait-elle ici ? Loin de Valinor, et surtout dans la Comté. Devant ma porte ! Comment ? Je ne comprenais pas, j'étais perdu, mais après l'avoir fixée encore un peu plus, aucun doute n'était permis. Je percevais son apparence dans le monde invisible : son Fëa était véritable et pur, les traits de ma sœur magnifiés d'une superbe tenue de Valinor, une robe blanche somptueuse rehaussée de platine et autres métaux argentés, ainsi que de quelques détails dorés dessinant des arabesques somptueuses. Je ne pouvais en supporter autant, à l'entré dans mon troisième cycle. Je ne pouvais pas tenir à la vue de ma sœur depuis longtemps perdue en Valinor. M'élançant sur elle, je la pris dans mes bras en réprimant tant bien que mal le flot de mes sentiments du mieux que je pouvais. J'étais submergé, ne pouvant éviter de verser quelques larmes en sa présence tant j'étais heureux de la revoir enfin.

-Astriel cela faisait tellement longtemps, je suis tellement heureux de te revoir enfin !







Dernière édition par Araekin Nirokini le Mer 13 Déc 2017 - 21:38, édité 3 fois
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Astriel Nirokini
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Dim 26 Nov 2017 - 18:09

Elle semblait sûre de trouver mon frère chez lui et cela me rassurait. Je n'aurais pas eu le cœur à repartir immédiatement pour allez savoir où sans même avoir pris une minute pour me reposer. J'avais besoin de me poser quelques instants, de manger quelque chose de chaud et si possible de prendre un bain pour me débarrasser de la crasse du voyage. Paresser dans de l'eau parfumée, voilà qui me semblait être l'idée la plus séduisante du monde. Je rêvais également d'un bon lit confortable et de rattraper le temps perdu, évidemment. Lorsque la porte s'ouvrit devant nous, je restai bouche bée.

-Niphredil, heureux de te voir que me vaut ta ven-...

Il ne m'avais pas remarquée immédiatement, mais ma vue lui coupa la parole. Ce face à face silencieux dura quelques instants, tant nous étions surpris l'un comme l'autre. Il ne s'attendait pas à ce que j'arrive maintenant, de toute évidence... Tout comme je n'avais pu anticiper son état. Les années avaient finalement prélevé leur tribut sur Araekin, bien plus qu'elle ne l'avaient fait pour moi. Je l'avais immédiatement reconnu, bien sûr, mais il avait terriblement changé. Le jeune elfe insouciant et débordant d'enthousiasme qui avait quitté le pays des millénaires plus tôt avait laissé place à la force et la sagesse de l'âge. Ses traits me parurent tirés et fatigués, son regard vieilli, voilé par le spectre des épreuves qu'il avait traversé depuis tout ce temps.

"Par les étoiles..."
murmurai-je pour moi même en constatant de mes propres yeux à quel point le temps l'avait marqué.

Il suffisait de le regarder pour comprendre à quel point il était bouleversé par ma venue. A l'époque, nous nous connaissions si bien que nous n'avions pas besoin de mots pour savoir ce que l'autre pensait. L'avantage d'avoir été élevés ensemble et d'avoir si peu d'écart d'âge… Cela avait rendu son départ particulièrement difficile, mais jamais je n'aurais imaginé des retrouvailles aussi déchirantes. Quelque part, au fond de moi, j'avais espéré que nous nous reverrions comme si nous ne nous étions jamais quittés et que nous pourrions tout reprendre là où nous l'avions laissé. La réalité, pour sa part, était bien sûr plus cruelle et brutale que mon rêve. Un fossé s'était creusé entre nous, élargi par le passage du temps, tel le lit d'une rivière au courant impétueux. Nous nous tenions chacun sur une rive, incrédules, observant le flot ininterrompu avec un pincement au cœur.

-Astriel, c'est toi ?

La gorge nouée, incapable de répondre, je hochai simplement du chef sans quitter mon frère du regard. C'était bien plus dur que je l'avais prévu, de constater tout ce que nous avions manqué, à l'abri de nos murs, loin par delà la mer. Soudain, il s'élança vers moi, me serrant contre son cœur comme on étreint un rêve au réveil, de peur qu'il se dissipe avec les brumes du sommeil. Je sentis plus que je ne vis les larmes qu'il laissa échapper, et expirai profondément pour essayer de garder un semblant de contenance. Je n'avais pas pleuré depuis des centaines d'années, et je n'avais pas l'intention de céder maintenant, même si la tentation était bien forte en cet instant.

-Astriel cela faisait tellement longtemps, je suis tellement heureux de te revoir enfin.
-C'est ce que je constate, répondis-je d'un timbre doux et musical, se voulant rassurant, dans notre langue natale. Il y a trop longtemps que nous ne nous sommes vus, mon frère."

Je me coulai d'avantage dans ses bras, le cœur gonflé d'émotion, avec enfin la sensation d'être vraiment chez moi, alors que j'en étais si loin. Depuis son départ, les choses n'avaient plus jamais été les mêmes. Il m'avait terriblement manqué. Je profitai quelques instants supplémentaires de cette étreinte bienvenue, avant de m'écarter légèrement et d'effleurer sa barbe du bout des doigts. Afin d'alléger l'atmosphère pesante et sérieuse, je commentai d'un air taquin, une esquisse de sourire aux lèvres :

"Notre père serait jaloux de constater que tu portes la barbe avant lui."


Je m'écartai tout à fait afin de remettre ma tenue en ordre, froissée par cette embrassade imprévue. Je rajustai ma sacoche afin d'éviter d'abîmer son précieux contenu et m'adressai à la hobbit qui nous avait observés d'un air ahuri. Elle ne s'était manifestement pas plus attendue à cela que moi.

"Je vous remercie, madame, de bien avoir voulu me conduire auprès de mon frère.
Je marquai une petite pause avant de poursuivre à l'attention de mon aîné en désignant ma jument. Si tu le permets, je pense qu'Elen et moi aurions bien besoin d'un peu de repos. De plus, il y a certaines choses dont nous devons parler en privé."

Je n'ajoutai aucun détail, étant donné la nature délicate de la tâche qu'il m'avait confiée. Il serait toujours temps de discuter plus avant une fois que nous serions à l'abri des oreilles indiscrètes. L'usage du Valarin nous permettrait de discuter en paix, bien sûr, mais je n'avais aucune envie de rester ainsi devant la porte. C'était très inconvenant et encore plus inconfortable.
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Araekin Nirokini
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Jeu 30 Nov 2017 - 9:32

Elle m'avait dévisagé pendant toute la durée du long silence qu'avait engendré ces retrouvailles. Astriel était là, devant moi, vêtue en guerrière, mais surtout... elle était si loin de chez nous ... Elle non plus ne pouvait pas s'attendre à cela. Pour moi elle avait toujours été la même : une belle elfe ayant hérité bien plus que moi des traits vanyarin, semblable à elle même, identique au souvenir que j'avais gardé d'elle. Mais moi ... Surtout maintenant, avec cette barbe, l'or de mes cheveux... Même physiquement, mes traits devaient avoir quelque peu vieilli. Bien peu, certes, mais assez pour que ma sœur ne m'ayant vu depuis des éons le remarque sans aucun doute.

Elle avait simplement hoché la tête à ma question, qui n'était que de la pure rhétorique. Jamais je n'aurais pu oublier ma cadette ou la confondre avec une autre. Aucune elfe ne lui ressemblait, ni ici, ni dans le monde invisible. Je l'aurais reconnue entre toutes les elfes de la création. Et elle était comme moi, muette à cette rencontre, simplement heureuse de me voir. Je n'en revenais pas de pouvoir la serrer dans mes bras, j'étais si heureux de revoir ma sœur qui m'était si chère, comblé de ne plus être le seul de notre famille à arpenter ces terres, hostiles et pourtant merveilleuses à leur façon ...


-C'est ce que je constate. finit-elle simplement par répondre. Il y a trop longtemps que nous ne nous sommes vus, mon frère."

Elle utilisait naturellement le vanyarin, cela faisait si longtemps que je ne l'avais pratiqué... En un sens, ce n'était pas réellement un langage en soit, simplement une forme d'elfique, comme ce que les humains appelait de "l'argot". Pourtant, ce dialecte était pour moi plus pur que tout autre et l’entendre de la bouche de ma sœur me serra le cœur, l'émotion grimpant crescendo à mesure que je prenais réellement conscience de sa présence ici.

"Notre père serait jaloux de constater que tu portes la barbe avant lui."


Je ris joyeusement et légèrement à cette remarque, me voila plus "vieux" que notre père, il fallait s'y attendre, bien que je ne pensais pourtant pas voir ce moment venir. Maintenant, père devait se sentir bien seul sans plus aucun de ses enfants sur ses terres ... J'eus un pincement au cœur en y pensant, lui aussi me manquait ... Père, mère, grand-père et grand-mère, nos oncles et tantes ... J'avais de la famille ici... Elle restait néanmoins lointaines et peu des membres de notre parenté le savaient ...

"Je vous remercie, madame, de bien avoir voulu me conduire auprès de mon frère.
Si tu le permets, je pense qu'Elen et moi aurions bien besoin d'un peu de repos. De plus, il y a certaines choses dont nous devons parler en privé."

Séchant mes larmes à la suite de notre étreinte, je hochai silencieusement la tête en réponse, reprenant mon calme. Je m’adressai alors à Niphredil, choquée de cette scène. Enfin dans le bon sens du terme : la pauvre ne pouvait comprendre notre émotion. Bien peu pouvaient se targuer de connaître cela, car peu vivaient assez longtemps pour y parvenir. Je repris alors une langue plus commune aux gens de la Comté, abandonnant mon accent vanyarin qui s'était montré pour ces quelques mots avec ma sœur.

-Niphredil, merci de l'avoir amenée à moi. Vas aux autres et dis leur de faire une grande fête ce soir. Nous avons ici une invitée d'une extrême importance. Je t'expliquerais ça, à toi et aux autres, ce soir.

Je lui souriais. Elle, toute penaude, ne comprenait pas réellement ce qui venait d'arriver, mais elle hocha la tête et nous quitta en souriant à son tour. Bien sur qu'il fallait une fête ce soir, Astriel avait raté tout ce que j'avais vécu et d'un coup, le temps me paraissait si court ! Lors de notre étreinte, le monde aurait put s'écrouler et des millénaires passer que je ne m'en serais pas même rendu compte. Mais maintenant, à l'aube de mon troisième cycle et en présence de ma sœur, je voulais profiter de chaque seconde pour lui faire découvrir ces terres dont elle n'avait alors qu'entendu parler de loin en loin, dans des histoires et des rumeurs. M'adressant à sa jument, je lui expliquai qu'elle ne serait pas seule :

-Elen, viens donc. Je possède une petite étable parfaitement adaptée et tu ne seras pas seule là-bas, tu seras avec Sedryn. C'est un mégalocéros de la forêt verte, puissiez vous bien vous entendre.

Ouvrant la porte de l'étable, ce fut un Sedryn étonné qui nous examina, ne comprenant pas d'où venait cette ravissante jument elfique. Il l’accueillit sans aucune crainte et se montra calme et amical.
Puis, j'invitai ma sœur à me suivre, passant par la porte intérieure de l'étable vers ma maison. Elle put découvrir alors toute la beauté de ma demeure. Elle ne devait pas savoir à quoi ressemblait un trou de hobbit, hormis peut-être dans quelques rares croquis d'elfes qui, comme moi, furent curieux de ces petits gens. Ma maison était un mélange complet de styles et de formes. L'ensemble était un trou de hobbit à l'échelle d'un elfe. La maison était grande, en rondeur, éclairée malgré qu'elle fut sous terre. Les meubles étaient de style varié, mais surtout elfique, les reliefs de pierre furent taillés par des nains et d'une grande finesse artistique.

Je l'emmenai alors au salon, grande pièce éclairée de larges fenêtres trouant la colline. Je ne savais pas quoi lui dire de plus, c'était tellement ... Tellement inattendu !Je ne savais pas quoi faire, j'étais perdu ici, perdu avec ma sœur si chère à mon cœur.


- Je ... veux-tu quelques choses à boire ? A manger ?







Dernière édition par Araekin Nirokini le Mer 13 Déc 2017 - 21:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Ven 1 Déc 2017 - 12:53

Lorsque je demandai à avoir un peu d'intimité, mon frère se reprit et s'anima, s'adressant à la Hobbit à son tour.
[]
-Niphredil, merci de l'avoir amené à moi, va aux autres et dit leur de faire une grande fête ce soir, nous avons ici un invité d'une extrême importance, je t'expliquerai ça à toi et aux autres ce soir.

Une fête, évidemment. Les Hobbits semblaient friands de réjouissances aussi cela ne m'étonne guère. Même si je comprenais l'enthousiasme d'Araekin, j'étais pour ma part bien plus adepte des soirées intimistes, tranquilles. Cette annonce sembla ravir son interlocutrice qui nous quitta avec un très large sourire. Il s'adressa alors à Elen, qui le regardait d'un air intrigué. C'était une jument intelligente et pleine de caractère, aussi semblait elle satisfaite qu'on s'adresse directement à elle.

-Elen, viens donc, je possède une petite étable parfaitement adapté, tu ne seras pas seul là-bas, tu seras avec Sedryn. C'est un mégalocéros de la forêt verte, puissiez vous bien vous entendre.

Ma douce jument sembla satisfaite de cet arrangement et n'hésita pas à s'installer lorsque la porte de l'étable lui fut ouverte. Elle prit rapidement ses aises, savourant le foin parfumé mis à disposition. J'esquissai un sourire à cette image, heureuse qu'elle ait trouvé un réconfort après le voyage. Je m'approchai de mon frère, lui prenant le bras afin qu'il m'accompagne à l'intérieur. J'avais besoin de tranquilité et de discuter avec lui. Nous avions tant à rattraper !

Il me fit entrer chez lui, me laissant le temps de m'adapter aux lieux. La première chose à laquelle je pensai, c'était que cela ne ressemblait guère à un trou. Cela me donnait d'avantage l'impression d'une habitation de campagne, à l'image de celles où l'on passait l'été, lorsque j'étais enfant. Spacieuse et haute de plafond, suffisamment lumineuse pour que je ne me sente pas écrasée par la terre au dessus de nos têtes... En somme, cela me plaisait. Je n'aurais pas été jusqu'à vouloir m'y établir, mais c'était plus que supportable. Il avait aménagé son intérieur avec une touche elfique suffisamment présente pour que je me sente à l'aise. Quelques éléments en pierre taillées d'un style qui m'était inconnu me laissèrent songeuse. Les détails et la finition de l'oeuvre étaient magnifiés par la pierre elle même, comme si l'artiste avait su tirer un motif de la pierre elle même plutôt que de lui en imposer un.

Il m'emmena ensuite dans ce qui semblait être la pièce à vivre principale de la demeure. Je pris la liberté de m'installer sur un fauteuil en soupirant d'aise. Cela me faisait le plus grand bien de m'installer et de laisser redescendre la pression du trajet.

"Je... Veux-tu quelque chose à boire ? À manger ?" Demanda-t-il, vraisemblablement incapable de décider ce qu'il convenait de faire.

Mon arrivée soudaine l'avait perturbé suffisamment pour qu'il en perdre ses moyens. Décidée à lui faciliter la tâche, je répondis simplement :

"Oui, s'il te plaît. Je n'ai rien avalé d'autre que des lembas depuis plusieurs jours."


J'appréciais les lembas pour leur teneur nutritive, certes. Mais la variété et la saveur d'aliments plus classiques serait plus que bienvenue. Je déposai mon sac près de moi, délicatement, et vérifiais l'état de son contenu. La pousse semblait bien supporter le voyage. J'en avais pris le plus grand soin, désireuse de la garder en bon état.
[]
"Mais ne prends pas trop de temps pour cela. Je pense que nous avons beaucoup à nous dire."
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Sam 9 Déc 2017 - 19:39

J'étais peu à l'aise. J'avais l'habitude de converser avec les gens, de recevoir des invités. Et lors de mes voyages, parfois je vivais chez eux comme un membre de la famille. Mais ici, il s'agissait de ma sœur. On pourrait penser que nous serions les personnes les plus aptes à converser... Que nous étions si proche que chacun devinait ce à quoi pensait l'autre ... Et ce fut le cas, il y avait bien longtemps. Mais aujourd'hui, après tant de millénaires passés si loin l'un de l'autre, j’accueillais presque une étrangère chez moi. Et elle, que devait-elle voir de moi ..? Je n'étais plus le jeune elfe qui quittait Valinor au péril de sa vie lors d'un voyage en mer qui aurait pu le tuer et ramener son âme en Valinor, bloqué dans les halls de Mandos ... Aujourd'hui j'étais un elfe âgé, très âgé, tant et si bien que j'entrais dans le troisième cycle si rare ici en Terre du Milieu, tant la guerre et les conflits y régnant poussaient les elfes à s'évader dans notre royaume d'éternité... Ou bien à mourir de ces conflits.

J'avais vu de nombreux rois elfes se succéder, des seigneurs nains et des régents humains passer et trépasser ... Me savoir encore en vie m'avait toujours amusé et plu. La mort ne m'effrayait pas, j'étais un eldar, la mort ne m'amènerait que dans le royaume des Valars et je n'y attendrais qu'un nouveau corps pour tenter de revenir ici. Puisque c'était pour cela que j'étais sur ces terres : aider les peuples libres à se défendre.

Et aujourd'hui ... Ma sœur était là, elle aussi avait risqué sa vie lors de ce voyage. Elle était là, dans cette pièce ... Combien de millénaires avaient passé ? Combien de choses avais-je ratées de sa vie ? Je savais le Valinor stagnant, car calme et loin de tout danger. Mais stagner ne voulait pas dire qu'il ne s'y passait rien et finalement, j'ignorais tout de la vie de ma propre sœur.


"Oui, s'il te plaît. Je n'ai rien avalé d'autre que des lembas depuis plusieurs jours."

Des lembas ? Ça ne m'étonnait pas, elle en cuisinait plus jeune. J'allais penser enfant, mais en fait, j'étais vraiment devenu vieux pour penser qu'un elfe de moins de mille ans est encore un enfant ...

"Mais ne prends pas trop de temps pour cela. Je pense que nous avons beaucoup à nous dire."

-N'aie crainte, je ne le sais que trop bien ... Laisse moi seulement voir par où commencer. N'hésite pas demander ce que tu veux savoir avant tout, Astriel.

Je partis dans la cuisine, l'odeur du repas de ce midi se faisait sentir depuis le salon, je ne pense pas qu'Astriel ait déjà senti quelque chose de semblable tant ces mets étaient simples et surtout pittoresques. Je m'occupai de la marmite rapidement, m'assurant que le repas soit bon et mangeable. Puis je préparai également un thé aux fruits rouges pour nous deux, revenant avec un plateau en argent. Il était fait des mains d'un joaillier naugrims et les tasses, quant à elles, non moins splendides étaient de confection elfique. Il s'agissait de quelques cadeaux pour services rendus de ci de là. Je les portai à table puis lui servis sa tasse.

- C'est une infusion aux fruits rouges locaux et quelques brioches locales elles aussi, cela devrait te sustenter.

Je pris une brioche dans laquelle je croquai, mâchant lentement. Que dire à ma sœur ... par où commencer ... J'avais tant à lui raconter ! Les nombreuses choses que j'avais vues, chaque fois que j'avais risqué et failli perdre la vie ... Mais par où commencer ?! Je craquais littéralement, dans ma tête tout s’enchaînait alors que je cherchais quoi dire à ma cadette si chère et depuis si longtemps perdue de vue ... rrraaaaaahhhhh ....

- Le voyage n'a pas été trop dur ? Il est rare de voir des navires partir de Valinor ... et je connais les danger de ce voyage ... J'espère qu'il ne t'a pas été trop dur de venir ici et de me trouver, au moins. Si ça se trouve, tu me cherches depuis des mois, dis-je en rigolant afin d'avoir une atmosphère plus détendue.







Dernière édition par Araekin Nirokini le Mer 13 Déc 2017 - 22:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Dim 10 Déc 2017 - 16:25

-N'ais crainte, je ne le sais que trop bien ... laisse moi seulement voir par où commencer, n'hésite pas demander ce que tu veux savoir avant tout Astriel.

Ce que je voulais savoir en priorité ? Difficile à dire, en réalité. J'aurais bien volontiers répondu "tout", mais cela ne constituait pas une réponse convenable. Il avait probablement vécu bien plus de choses que moi, durant notre séparation. La moindre des choses serait de l'aider à organiser son récit en catégorisant les informations...  Je me mis à réfléchir sérieusement à la question tandis qu'il se rendait en cuisine, d'après l'odeur qui venait de cette direction. J'étais un peu surprise qu'il se livre lui même à de telles activités, mais cela n'était probablement pas si étonnant que cela, après réflexion. Les hobbits étaient un peuple simple et la vie parmi eux devait l'être tout autant. Maintenant que j'y pensais, il semblait évident qu'il ne dispose pas d'une horde de serviteurs prêts à répondre au moindre de ses désirs. Lorsqu'il revint, je captai immédiatement le parfum des fruits infusés dans les tasses qu'il avait rapportées.

- C'est une infusion aux fruits rouges locaux et quelques brioches locales elles aussi, cela devrait te sustenter.

Je le remerciai puis examinai le tout d'un œil circonspect... Ne perdant pas trop de temps à cet examen  le tout avait l'air bon et je ne pouvais m'en assurer qu'en goûtant. Je sirotai tout d'abord un peu de thé, appréciant son goût sucré et légèrement acidulé, mais surtout sa chaleur qui me permit de réellement me détendre. Une boisson chaude permettait toujours de se sentir mieux après un long voyage, comme si le fait de boire ce genre de choses envoyait un message implicite à notre conscience : tout va bien, nous sommes à l'abri, il n'y a plus besoin d'être tendu ou attentif, l'heure du repos est venue. J'appréciais particulièrement cette impression-là, qui m'était particulièrement familière. Une bouchée de l'une de ces fameuses pâtisseries locales m'extirpa un petit soupir de contentement. Qu'il était bon d'être enfin arrivée et de n'avoir plus rien dont je devais m'inquièter, à part le contenu de notre conversation !

- Le voyage n'a pas été trop dur ? Il est rare de voir des navires partir de Valinor ... et je connais les danger de ce voyage ... j'espère qu'il ne t'a pas été trop dur de venir ici et de me trouver au moins, si ça se trouve tu me cherches depuis des mois, commença-t'il avec un petit rire qui me tira un sourire amusé.
-En réalité, le voyage s'est passé sans la moindre encombre. Nous avons eu beaucoup de chance, je suppose."


Je marquai une courte pause, le temps de m'installer plus à mon aise et de déguster une bouchée supplémentaire. Tout en réchauffant mes mains sur ma tasse, je poursuivis.

"Je suis venue avec ma compagnie de Tol Eressëa, mais mes hommes sont restés au Lindon pour y attendre nos prochaines instructions. Une partie de ma troupe a accompagné dame Lalwendë et son enfant jusqu'à son époux. Une personne charmante que la dame d'Imladris, grâce à qui mon voyage fut des plus rapides. Nous nous somme séparées en arrivant en vue d'Hobbitebourg. Les locaux à qui j'ai demandé mon chemin se sont fait un plaisir de l'indiquer. Je dois bien admettre que je suis surprise de l'affabilité des hobbits. Ils semblent apprécier de rendre service."


Je me tus quelques instants, me remémorant avec plaisir cette agréable rencontre avec Lalwendë. J'espérais que sa troupe était arrivée sans heurts, à cette heure. Peut être prendrais-je l'initiative de m'en enquérir un peu plus tard, lorsque les affaires pressantes seraient réglées. J'ajoutai d'un air taquin :

"Somme toute, je dirais que je t'ai cherché pendant… Cinq jours. A une allure modérée. Une épopée plutôt monotone, si tu veux mon avis. La traversée en navire n'a pas non plus donné lieu à beaucoup d'inquiétude."


C'était vrai : je m'étais attendue à bien plus de rebondissements au cours du voyage. Mais ma première expérience du voyage en Terre du Milieu était plutôt concluante, en fin de compte. Je repris en me référant à sa question précédente :

"Quant à savoir ce dont j'aimerais que nous parlions, je suis d'avis d'aborder les questions importantes en premier. Nous avons tout le temps pour discuter de choses et d'autres ensuite. Pour commencer, je t'ai rapporté ce dont tu as parlé dans ta lettre."
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Lun 18 Déc 2017 - 16:43

-En réalité, le voyage s'est passé sans la moindre encombre. Nous avons eu beaucoup de chance, je suppose."

Je la regardais alors qu'elle parlait, étudiant ses gestes et sa façon ... je n'en revenais toujours pas, je revoyais ici ma sœur, j'étais tellement heureux et en même temps, j'étais perdu, la voir ici, alors que nous étions en pleine guerre ...

"Je suis venue avec ma compagnie de Tol Eressëa, mais mes hommes sont restés au Lindon pour y attendre nos prochaines instructions. Une partie de ma troupe a accompagné dame Lalwendë et son enfant jusqu'à son époux. Une personne charmante que la dame d'Imladris, grâce à qui mon voyage fut des plus rapides. Nous nous somme séparées en arrivant en vue d'Hobbitebourg. Les locaux à qui j'ai demandé mon chemin se sont fait un plaisir de l'indiquer. Je dois bien admettre que je suis surprise de l'affabilité des hobbits. Ils semblent apprécier de rendre service."


Sa compagnie ? Elle était donc devenus une militaire ? ... Apparemment nos destins ont finis par se rejoindre de bien des façons depuis les guerres de la Colère ... enfin ... je ne suis pas vraiment militaire après tout, même si Kili m'avait donner entier contrôle sur toutes les armées d'Erebor, mais ce fut pour la guerre du Nord et je n'en ai jamais user plus après la chute du Mur ...
Dame Lalwendë ? ... qui est-ce, ce nom me dit quelque chose ... Oui ça y est, la femme du seigneur Elrohir, alors ainsi elle aurait accouché ? Son enfant serait née comme nous sur les terres immortelles ? Un jeune haut-elfe qui ne pourra jamais se souvenir de son lieu de naissance sans y aller lui-même ... un jeune haut-elfe qui n'aura jamais vue les lumières de Valinor ...


"Somme toute, je dirais que je t'ai cherché pendant… Cinq jours. A une allure modérée. Une épopée plutôt monotone, si tu veux mon avis. La traversée en navire n'a pas non plus donné lieu à beaucoup d'inquiétude."


Son voyage fut tranquille, fort bien, j'espère que Lalwendë et son enfant auront eut un voyage aussi calme jusqu'à Imladris ... ils doivent encore être proche de nos terres actuellement, puisse-t-il ne subir aucune peine jusqu'à la dernière maison simple. Écoutant ma sœur calmement, sourire au lèvre, je terminai ma seconde brioche, j'arrêtais d'en manger plus, elle n'avait pas même finis sa première brioche et puis Aléa viendrait à me charrié si je mangeais moins qu'elle, pour l'instant malgré le fait qu'elle soit plus hobbit que moi j'avais toujours réussi à gagner nos concours de "qui mangera le plus".

"Quant à savoir ce dont j'aimerais que nous parlions, je suis d'avis d'aborder les questions importantes en premier. Nous avons tout le temps pour discuter de choses et d'autres ensuite. Pour commencer, je t'ai rapporté ce dont tu as parlé dans ta lettre."


Je portais ma tasse de thé à ma bouche lorsque j’entendis ses derniers mots, je me stoppais la regardant avec grand étonnement ... une pause pesante que je tus en prenant une gorgé de mon thé et alors que je reposais ma tasse ce fut à moi de parler.

-Comment ? Tu as apporté une pousse du Laurelin en ces lieux ? Mais ma sœur es-tu folle ? Ce lieu est emplis de mercenaire et parfois parcourus par des raideur orques, ouargues, ou numénoréens et quelque fois des trolls ... Il aurait put être détruit te rends-tu comptes ?

Elle avait fait ce que je lui avais demander, je n'en croyais pas dans un sens et encore plus qu'il soit là ... cela faisait depuis que j'avais quitté Valinor que je n'avais vue une pousse de cet arbre, étonnement, le Telperion avait attiré bien plus d'envie des hommes et des elfes et l'arbre blanc du Gondor en était la preuve. Le Tavalaurë, le dernier née de l'arbre d'or, maintenant il en était la plus ancienne pousse et il allait aussi avoir des racines en terre du milieu ... bien qu'il n'éclaire d'aucune lumière, sa simple présence éclairera les cœurs.

- Enfin, je te remercie ma sœur ... mais comprend mon étonnement ... ces terres sont loins d'être sur et c'est une petite chose si fragile ... je ne nourris aucune crainte pour toi, je suis sur que tu es une combattante remarquable enfin ... désolé ... tiens, reste ici je vais t'apporter quelque chose pour me faire pardonner.


Je me levais, prenant une gorgé de ma tasse que je reposais avant de m'en aller dans mon bureau, une pièce qui a elle-seule aurait put-être la pièce à manger d'un hobbit ! Je regardais dans la pièce, m'arrêtant devant un cadre de grande taille dont le contenue était un immense arbre généalogique, le cadre était sculpté et couvert de feuille d'or, j'en profitais pour regarder mon énorme livre, celui retraçant ma vie depuis mon départ de Valinor. Le cadre fut assez simple à soulever, le livre étonnement moins, je revins dans la salle et m'approchais de ma sœur avec ces deux énormes contenus.
Je posais le cadre sur la table, près d'elle. Je terminais ma tasse, puis prenant ma cuillère je m'approchais en lui faisant signe de venir.


-Astriel, voici un petit arbre ... enfin, petit est un euphémisme je sais ... bref, un arbre généalogique, celui de notre famille, enfin ... avec ce que je savais, tu m'aideras à le compléter pour nos oncles et nos tantes. *Je lui lançais un sourire avant de reprendre.* Bien donc regarde. *Je désignais notre arrière-grand-tante Indis* Bien, tu te rappelles un peu d'elle ? Et bien regarde ce qui suis.

Je fis aller la cuillère le long de l'arbre du coté de notre arrière-grand-tante, lui montrant sa descendance et m'arrêtais sur Galadriel.

-Peut-être te souviens-tu d'elle ? Elle a peu vécu en Valinor et c'était il y a si longtemps, mais elle est ici, dans un royaume sylvestre nommé Lothlorien ... en l'honneur de la forêt de la Lorien en Valinor bien sur. Et regarde ensuite ...

Je descendais la cuillère vers la fille de Galadriel puis encore un peu arrêtant la cuillère sur un point précis, le couple du seigneur Elrohir et de Lalwendë avec une case vide destiné à leur enfant.

-Comme tu peux voir, c'est extrêmement lointain, mais tu as escorté ici un membre lointain de notre famille en la présence du jeune enfant du seigneur d'Imladris. *je désignais le livre* Quand à ceci, il s'agit d'un recueil, celui de ma vie ... depuis que j'ai quitté Valinor j'ai tenus un journal de bord et finalement ... il est devenus un immense ouvrage ... Si tu le souhaites, tu pourras le lire, enfin il est très long, je suis à plus de 2 millions de pages écrite ...

Je regardais ma sœur sourire aux lèvres, j'étais tellement heureux de lui montrer des choses, cela me rappelais quand nous étions plus jeune, j'adorais lui expliquer des choses, encore, encore et encore, parfois même je lui répétais ce que je lui avais expliquer il y a peu et elle me laissais faire adorant m’entendre. Peut-être que ces jours reviendront maintenant ...





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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Sam 23 Déc 2017 - 15:47

A mes mots, mon frère posa sa tasse de thé, arborant un air démesurément surpris. Le silence s'était fait lourd, pesant sur mes épaules plus encore que ne l'avait fait ma tâche en elle-même, jusque là. Je n'appréciais guère son regard désapprobateur, et mon expression se durcit lorsqu'il répondit :

-Comment ? Tu as apporté une pousse du Laurelin en ces lieux ? Mais ma sœur es-tu folle ? Ce lieu est emplis de mercenaire et parfois parcourus par des raideur orques, ouargues, ou numénoréens et quelque fois des trolls ... Il aurait put être détruit te rends-tu comptes ?

Je ne répondis pas immédiatement, froissée dans ma fierté. Qu'avait-il escompté que je fasse ? Confier cette tâche à d'autres tandis que j'irai joyeusement courir la campagne ? Demander qu'un autre prenne cela en charge tandis que je m'en irai baguenauder avec insouciance ? C'était rigoureusement impensable pour moi. C'était ma tâche que de lui ramener ce qu'il avait demandé et de veiller sur la pousse au péril de ma propre vie. Je ne me serai déchargée de cette responsabilité qu'au prix de ma propre vie. Bien qu'elle soit grande, ma confiance en mon second elle-même n'aurait suffi à ce que je lui abandonne mon fardeau.

Pour tout avouer, son manque de confiance dans mon jugement et mes capacités était pire qu'offensant. N'étais-je qu'une enfant incapable pour que l'on s'adresse à moi de la sorte ? Peut être avait-il vécu moult aventures remarquables et accompli bien des choses, mais je n'étais pas en reste. A mon âge, me réprimander telle une enfant ? Me traiter ainsi me hérissait intérieurement, bien que je gardai une façade neutre et plaisante au premier abord, tentant de dissimuler mon orgueil blessé. Mais nous nous expliquerions à ce sujet, par la suite. J'y comptais bien. Il finit par changer de sujet et je gardai le silence le temps d'ordonner mes pensées.

- Enfin, je te remercie, ma sœur… Mais comprends mon étonnement… Ces terres sont loin d'être sûres et c'est une petite chose si fragile… Je ne nourris aucune crainte pour toi, je suis sûr que tu es une combattante remarquable enfin… Désolé… Tiens, reste ici, je vais t'apporter quelque chose pour me faire pardonner.

Je ne bougeai pas, me contentant de le fixer du regard d'un air neutre alors qu'il disparaissait dans une autre des pièces de sa curieuse demeure. Il avait dû sentir mon irritation, très certainement, et son discours me calma quelque peu. Il s'en revint bien vite, porteur d'un énorme livre et d'un cadre disproportionné. Je le reconnaissais bien là, lui et son amour de l'excès. Il avait toujours été ainsi, d'aussi loin que remontait ma mémoire… Et elle remontait à fort longtemps. Cela m'adoucit plus encore, bien que ma rancœur soit toujours bien présente quant à l'injustice que je venais de subir, selon moi. Il posa le cadre sur la table et me fit signe d'approcher, cuillère en main tel l'un de ces professeurs de lettres que nous avions, enfants.

Astriel, voici un petit arbre ... enfin, petit est un euphémisme je sais ... bref, un arbre généalogique, celui de notre famille, enfin ... avec ce que je savais, tu m'aideras à le compléter pour nos oncles et nos tantes.

Il avait toujours eu un amour irraisonné des arbres généalogiques. La parenté était une chose qui lui plaisait particulièrement, là ou elle m'indifférait au plus haut point. De façon générale, nous autres étions bien souvent apparentés à une quantité astronomique d'autres elfes, par l'un ou l'autre de nos parents. Il désigna alors notre grand-tante Indis.

Bien donc regarde. Bien, tu te rappelles un peu d'elle ? Et bien regarde ce qui suis.

J'opinai du chef sans répondre, attendant la suite. Son ustensile effectua alors une arabesque jusqu'à désigner Galadriel, une de nos cousines éloignées. J'avais entendu dire qu'elle avait effectué son voyage vers les Terres du Milieu, elle aussi, mais ne m'y étais pas vraiment intéressée. Nous n'avions jamais été proches. Je laissai Araekin m'expliquer ce dont il voulait parler, comme un agréable rappel de notre enfance.

-Peut-être te souviens-tu d'elle ? Elle a peu vécu en Valinor et c'était il y a si longtemps, mais elle est ici, dans un royaume sylvestre nommé Lothlorien ... en l'honneur de la forêt de la Lorien en Valinor bien sur. Et regarde ensuite ...

C'était une attention plutôt plaisante, et j'admettais bien volontiers que notre cousine avait eu là une idée intéressante. Peut être trouvait-elle là un moyen de guérir son mal du pays, d'une façon ou d'une autre. Il poursuivit plus bas, jusqu'à arriver à Lalwendë et son époux. Un emplacement vide était déjà prêt à accueillir le dernier né de la famille.

-Comme tu peux voir, c'est extrêmement lointain, mais tu as escorté ici un membre lointain de notre famille en la présence du jeune enfant du seigneur d'Imladris.
-Cela n'est pas si lointain que l'on pourrait penser. Comme tu le sais, j'ai toujours considéré les elfes comme une grande famille. De nos jours, le sang humain qui coule dans les veines de nombre de nos cousins ne fait qu'ajouter à cette dispersion. Pour autant, nous sommes tous liés,  à l'instar des feuilles d'un même arbre. Tous séparés, et pourtant partageant les mêmes racines."

Il en vint à m'expliquer le contenu de son ouvrage, qui me semblait exagérément volumineux. Le sens de la mesure n'avait, après tout, jamais fait partie de ses qualités.

-Quand à ceci, il s'agit d'un recueil, celui de ma vie ... depuis que j'ai quitté Valinor j'ai tenu un journal de bord et finalement ... il est devenu un immense ouvrage ... Si tu le souhaites, tu pourras le lire, enfin il est très long, je suis à plus de 2 millions de pages écrites ...

Je levai brusquement les yeux vers lui, estomaquée. Il aurait pu constituer une bibliothèque à lui seul, à un tel rythme ! Que comptait-il faire de tout cela ? Retapisser l'entièreté du voisinage ? Tenir occupés les vieux elfes au pays jusqu'à la fin des temps ? Je levai un sourcil à la vue de son expression amusée. Il ressentait probablement lui aussi cette impression de déjà vu…

"Es-tu conscient que je n'aurai certainement jamais le temps de lire tout cela en entier ? Te rends-tu seulement compte de la quantité astronomique d'événements que je devrai manquer si j'ai l'espoir de lire tout cela avant mon prochain millénaire ?"


Il ne s'en rendait pas compte, bien évidemment. Nous avions bien d'autres chats à fouetter avant que j'aie le temps de m'imprégner pleinement de ses écrits. A moins qu'ils ne contiennent en toutes lettres le moyen de vaincre la menace planant sur ses terres, cela devrait attendre. J'allais ajouter une impertinence lorsque la porte de son logis se fit entendre.
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Sam 23 Déc 2017 - 18:15

Depuis qu'Araekin m'avait rejointe sur la route et m'avait proposé de l'accompagner au lieu de voyager seule, j'avais découvert quantité de choses intéressantes. Tout d'abord, je m'étais trouvé une passion des grands espaces, fait bien étonnant lorsque l'on connaît ma généalogie. Nous, hobbits comme nains, sommes la plupart du temps confinés dans nos trous et nos grottes. Pourtant, les vallées et les plaines à pertes de vue recelaient un certain charme bien inattendu à mes yeux. C'était bien plus joli que je ne l'aurais cru, sans aucun doute.

D'ailleurs, depuis que nous étions arrivés à Hobbitbourg, j'adorais aller rendre visite à de lointains cousins et m'extasier sur leur mode de vie, à la fois proche et différent de celui des Champs. Leur mode de vie était bien plus … Lent. Paisible. La jovialité régnait en maître ici et il se passait rarement une semaine sans que je reçoive une invitation à participer à un dîner ou une rencontre ou un quelconque événement social. En réalité, j'étais conviée tous les jours ou presque à aller voir quelqu'un. Cela me faisait songer avec un léger sourire au fait qu'il était bien difficile d'être une presque célébrité parmi les hobbits : ici, les demies naines ne courraient pas les rues…

Je profitais de ces occasions diverses pour élargir mon réseau de relations. Mère disait toujours qu'un bon Thain sait tout sur tout le monde. Aussi, j'essayais d'engranger un maximum de connaissances, depuis les noms jusqu'aux anecdotes familiales, afin de pouvoir réutiliser ces connaissances ultérieurement. Il était plus facile d'entamer un partenariat commercial avec quelqu'un si l'on connaissait son nom et qu'on se rendait agréable à ses yeux que si on arrivait les mains dans les poches.

Par ailleurs, j'avais reçu une quantité non négligeable de mathoms en tous genres et cela me ravissait. Quoi de mieux qu'un joli tas de babioles pour égayer une journée ? D'autant que je pourrais aisément en redistribuer une majeure partie lorsque je reviendrais au pays. Sauf, peut être, les petits objets en métaux précieux ou les plus raffinés. Je passais également un temps considérable à fabriquer de petits objets à offrir à mes nouveaux amis. Ma passion du moment consistait à forger des broches en forme de feuilles d'arbres divers, la plupart du temps en lien avec le patronyme ou l'histoire de la famille à laquelle l'objet était destiné.

Ce jour là, je retournais chez Araekin, qui avait la bonté de m'héberger dans son trou pour la durée de notre séjour. Un trou bien atypique, si vous voulez mon avis, mais que j'aimais bien tout de même. Rempli de bric à brac, de meubles hétéroclites et d'un bazard admirable, il ne ressemblait en rien à notre habitation familiale au style harmonieux et au rangement impeccable. Mère disait souvent qu'une habitation bien ordonnée est la preuve d'un esprit tout aussi clair. J'espérais pour Araekin que ce n'était là qu'un préjugé, car dans le cas contraire, son esprit devait être drôlement encombré.

J'en étais là de mes réflexions sur la tenue de son ménage lorsque j'arrivai à la demeure. Je m'arrêtai quelques instants en constatant que l'étable était ouverte. Curieux. Était il parti avec Sedryn ? Un coup d'œil à l'intérieur me suffit à constater que ce n'était pas le cas, et qu'en sus un cheval immense lui tenait compagnie, d'un noir de jais et constellé de petites tâches blanches, qui me faisaient penser à des étincelles. C'était l'animal le plus beau que j'aie vu de ma vie, son profil délicat me fit pousser un petit sifflement d'admiration.

"Tu es vraiment superbe… Enchantée de faire ta connaissance."
dis-je en souriant.

Un coup d'œil me suffit à constater que mon bouc n'était pas là. Peut être paissait-il dans un champ… Ou était-il parti se promener. Un vrai cabochard que cet animal là ! Avec un petit soupir, je me rendis donc à la porte, hésitant une seconde avant d'entrer. Il serait ridicule de frapper, vu que j'habitais là pour le moment. Mais si mon hôte était en pleine conversation, ce serait cavalier de l'interrompre sans m'annoncer. Mon esprit vif de hobbite et mon sens de l'étiquette me firent agir à mi chemin de chaque solution. J'ouvris la porte bruyamment, et m'exclamai histoire d'être sûre que nul ne pouvait louper mon arrivée :

"C'est moi ! Je suis rentrée !"

Je déposai sur le meuble le plus proche les bricoles que l'on m'avait offertes ce matin, puis me dirigeai au salon, endroit le plus cohérent pour recevoir une visite. J'étais sûre de le trouver là et ne manquai pas d'avoir raison. Je me figeai cependant sur le seuil en examinant la personne qui lui tenait compagnie, surprise. C'était une elfe, ce à quoi je m'étais attendue en voyant sa monture aux écuries. Ce à quoi je m'attendais moins, c'était à… Eh bien à elle, tout simplement. Cette femme était tellement belle ! Bon, il était vrai que je ne connaissais pas beaucoup de femmes elfes, je ne pouvais le nier. Mais tout de même !

Elle jeta un coup d'œil à Araekin, comme en attente d'une réponse. Immédiatement, cela me déplut. Elle avait une façon bien trop intime de le regarder. Non pas que j'estime qu'il ait des comptes à me rendre, au contraire. Il m'hébergeait et m'accompagnait sur les routes, rien de plus. Mais tout de même ! D'où sortait-elle, cette femme là ? Avec ses cheveux d'un blond peu naturel à mon goût, et ses yeux d'un violet curieux ? C'était une manipulation magique propre aux elfes, j'en étais convaincue. Il n'était pas naturel d'être aussi jolie. Je secouai la tête et me raclai la gorge histoire de prendre une contenance, puis commentai d'un ton légèrement teinté d'amertume, bien que je ne parvienne pas à saisir pourquoi :

"Je peux m'en aller si je dérange. J'avais cru comprendre que je serais attendue pour déjeuner."

Du moins me semblait il l'avoir entendu ce matin, lorsque je l'avais quitté à neuf heures et demies pour aller prendre le brunch en compagnie des Touque. Bien que ce fameux deuxième petit déjeuner soit à mon avis l'un des plus importants repas de la journée, le déjeuner le suivait de peu. Me contraindre à aller quémander ma pitance chez une autre de mes nouvelles connaissance pour serait bien cavalier, à moins que l'inconnue ne soit arrivée ici sans prévenir. D'autant que si j'avais su que je ne pourrais manger ici, je serais restée jouer aux cartes avec la vieille Campanule Touque et son époux. Indécise, je laissai mon regard aller d'un elfe à l'autre sans trop savoir quoi faire.

Parce qu'au fond de moi, j'avais bien envie de m'incruster entre ces deux là pour savoir ce qu'il se passait exactement ici… Mais il était hors de question que je l'admette, même à moi-même.
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Dim 14 Jan 2018 - 13:13

"Es-tu conscient que je n'aurai certainement jamais le temps de lire tout cela en entier ? Te rends-tu seulement compte de la quantité astronomique d'événements que je devrai manquer si j'ai l'espoir de lire tout cela avant mon prochain millénaire ?"

Je riais à ses mots, c'est vrai que même pour un elfe ou un ainur, c'était là un écrit bien trop conséquent, même moi je savais très bien qu'il était bien trop volumineux pour qu'il ne me servent réellement. Son utilité venait plutôt dans quelques petits passages réellement utile, des souvenirs réellement important garder dans ces pages.

-N'ais crainte, ce n'est pas le "vrai", si je puis dire. Celui-ci est seulement mon livre de voyage, il ne comporte que quelques centaines de pages que je change lorsqu'elles sont pleine et que je range ensuite dans l'autre ouvrage bien plus volumineux. Je ne me risquerais pas à amener le plus important avec moi, il me ralentirait à coup sur !

Je riais de nouveau suite à cela. J'étais tellement heureux de retrouver ma sœur, nous avions tant de chose à rattraper, tant de millénaire que nous devions vivre en si peu de temps.
Je fus arrêté dans mes pensés par le bruit de la porte s'ouvrant. A n'en point douter, Aléa venait de nous revenir, enfin je l'espérais du moins, je n'attendait pas de visite. Enfin après tout, je n'attendais pas non plus ma sœur, si ce n'était pas Aléa, peut-être serait-ce aussi une autre bonne visite qui sait ?


"C'est moi ! Je suis rentrée !"

-Ah parfait c'est toi Aléa viens donc ici !

Et bien cela répondais à mon interrogation, c'était donc Aléa qui s'en revenait et tant mieux, le déjeuner serait bientôt prêt en même temps, une hobbit ne rate jamais un repas quel qu'il soit !
Je m'amusais a les regarder, Aléa ne comprenais surement pas pourquoi nous avions une elfe en invité surprise et ma sœur, de son regard ne devait pas comprendre beaucoup plus ce qu'une hobbit faisait ici !
Je souriais comme un forcené, retenant un rire, je ne voulais pas qu'elles pensent que je me moquaient d'elles. Aucune des deux, mais c'était tellement amusant !


"Je peux m'en aller si je dérange. J'avais cru comprendre que je serais attendue pour déjeuner."

-Oh que oui jeune Aléa, tu es toujours attendus pour déjeuner ! Et je te demanderais de prendre place car il est probablement prêt à l'heure qu'il est ! Et cela sera parfait pour te présenter notre inviter surprise ! Aléa, voici ma sœur, Astriel Nirokini arrivant tout droit de Valinor depuis la mer. Je vous laisse discuter un peu le temps que j'amène le nécessaire.

Je leur souriais une dernière fois avant de m'éclipser dans la cuisine. Je préférais les laisser se découvrir en tête à tête un instant et je devais m'occuper du repas après tout !
Arrivant à la cuisine, j'en profitais pour sortir ma meilleur vaisselle en l'honneur de ma sœur, mes plus belles assiettes, mais plus somptueux couverts, rien n'était à laisser ! M'en revenant dans le salon, je mettais la table, posant le pain, les assiettes et tout ce qu'il fallait pour un repas.
Un deux dernier aller retour à la cuisine et j'apportais le repas de ce midi.


-Bien, bon appétit à toutes les deux !

Je regardais ma sœur en souriant, elle ne devait pas s'attendre à un si important repas pour trois personne ... surtout que nous n'étions normalement que deux vue son arrivé surprise ! Et encore, ce n'était que l'entré et le plat, elle n'avait pas les fromages et le dessert ! Je souriais d'avance alors que je commençais à manger.





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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Dim 14 Jan 2018 - 20:58

Mon inquiétude quant au volume de son œuvre amusa énormément Araekin, qui ne tarda pas à y répondre :

-N'ais crainte, ce n'est pas le "vrai", si je puis dire. Celui-ci est seulement mon livre de voyage, il ne comporte que quelques centaines de pages que je change lorsqu'elles sont pleine et que je range ensuite dans l'autre ouvrage bien plus volumineux. Je ne me risquerais pas à amener le plus important avec moi, il me ralentirait à coup sur !

Il rit de nouveau de bon cœur tandis que j'ouvrais des yeux ronds, effarée. Etait-ce supposé me rassurer ? Quelle taille pouvait bien faire la version complète ? J'osais à peine imaginer le temps que cela lui avait pris d'écrire cela, celui que cela me prendrait à moi pour le lire, et le contenu de ce texte. J'espérais au moins que cela ne contiendrait rien de trop... Personnel. Je n'étais pas sûre d'avoir envie de lire sa cour à une quelconque inconnue. Et à en juger par son habitat, si cour il y avait eu, elle s'était soldée par un échec. Rien ici ne révélait une présence féminine constante.

"C'est moi ! Je suis rentrée !"

-Ah parfait c'est toi Aléa viens donc ici !

Manifestement, j'avais parlé trop vite. Le timbre aigu était clairement féminin et je pensai immédiatement qu'il s'agissait de sa femme. A qui d'autre aurait-il pu parler aussi familièrement ? De surcroît, qui d'autre qu'une épouse pénétrerait ainsi dans une garçonnière sans même frapper à la porte ? Je me levai afin d'accueillir celle que je supposais être ma belle sœur... Et tombai nez à nez avec une... Chose. Qu'était-ce là, au juste ?!? Une hobbite velue ? Une de ces naines dont j'avais parfois entendu parler ? En tout cas c'était une petite personne aux cheveux de feu et dotée d'une barbe. Certes peu fournie, mais... Bien plus que celle de mon frère, sans le moindre doute. Je contins une grimace afin de ne pas offenser cette "demoiselle" ou mon aîné, mais n'en pensais pas moins.

Araekin avait l'air tout bonnement ravi de la voir et cela me choquait presque. Je dus faire un effort surhumain pour ne montrer ni gêne ni quoi que ce soit de répréhensible. J'essayai tant bien que mal de trouver quelque chose de beau dans les traits de cette petite demoiselle poilue. Elle avait de beaux cheveux, un peu trop tape à l'œil, mais soignés, il fallait bien l'admettre. Et ... Je supposais qu'elle avait de... De jolies pommettes. Probablement. Sous les poils. Je contins un soupir exaspéré et fis aussi bonne figure que possible.

"Je peux m'en aller si je dérange. J'avais cru comprendre que je serais attendue pour déjeuner.

-Oh que oui jeune Aléa, tu es toujours attendus pour déjeuner ! Et je te demanderais de prendre place car il est probablement prêt à l'heure qu'il est ! Et cela sera parfait pour te présenter notre inviter surprise ! Aléa, voici ma sœur, Astriel Nirokini arrivant tout droit de Valinor depuis la mer. Je vous laisse discuter un peu le temps que j'amène le nécessaire.

Je fronçai les sourcils. Elle semblait bien vivre là, pour autant il ne s'adressait pas vraiment à elle comme à quelqu'un de très proche. Quelque chose là dedans me paraissait étrange et je ne parvenais pas à comprendre. Il serait quelque peu discourtois de poser la question directement et pourtant, j'en mourrais d'envie. La réponse à cette énigme pourrait peut être changer mon attitude à l'égard de la petite personne, aussi aurais-je souhaité savoir immédiatement. Je cherchai quelque chose à répliquer pour l'inciter à rester, mais ne trouvai rien de poli à objecter avant qu'il ne soit parti. Je n'avais plus qu'à faire avec et à essayer de tirer l'affaire au clair avec la principale concernée. Il convenait avant tout d'être courtoise. Aussi m'introduis-je d'une voix aussi aimable que possible :

"Enchantée, madame. Ou devrais-je dire mademoiselle ?" m'enquis-je en toute innocence, du moins en apparence.

C'était là un moyen simple mais efficace d'obtenir une réponse tout en ayant l'air polie. Au fond de moi, j'espérais tout de même que mon frère n'aurait pas eu le toupet de se marier sans en informer personne chez nous. C'aurait été la moindre des choses de nous en glisser un mot ou deux...
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Lun 15 Jan 2018 - 19:54

Le magicien répondit immédiatement à ma crainte de devoir aller trouver ma pitance ailleurs, manifestement ravi de mon arrivée.

-Oh que oui jeune Aléa, tu es toujours attendus pour déjeuner ! Et je te demanderais de prendre place car il est probablement prêt à l'heure qu'il est ! Et cela sera parfait pour te présenter notre inviter surprise !

Cela me rassurait. J'étais attendue et j'allais manger, c'était là une cause entendue. Mon estomac s'en trouvait apaisé, mon sens des convenances aussi et l'honneur était sauf. Cela constituait déjà un objet de satisfaction en soi, mais j'allais également pouvoir m'incruster tout naturellement dans leur conversation, ce qui me ravissait. D'autant plus qu'il souhaitait manifestement me faire rencontrer cette beauté elfique, qui pour sa part ne me semblait pas ravie de la rencontre.

Aléa, voici ma sœur, Astriel Nirokini arrivant tout droit de Valinor depuis la mer. Je vous laisse discuter un peu le temps que j'amène le nécessaire.

J'écarquillai les yeux, surprise par cette annonce. Sa sœur ? J'ignorais même qu'il en avait une ! D'ailleurs, il n'avait jamais parlé de sa famille et je m'étais toujours imaginé qu'il était plus ou moins seul au monde. Une sorte de vieux sage sans famille qui prenait plaisir à baguenauder de droite et de gauche sans but précis. Et voilà qu'il avait une sœur ! Eh bien, voilà qui était inattendu ! Maintenant qu'on en était là, je m'attenais presque à ce qu'il ajoute qu'il était membre d'une fratrie aussi imposante que la mienne... Mais il n'en fit rien. Il se contenta de nous laisser face à face toutes les deux, nous regardant en chien de faïence. J'étais figée, bien incapable de trouver quoi lui dire. Même ma légendaire courtoisie hobbite s'était trouvée ébranlée par cette présentation curieuse et je me contentai d'ouvrir et refermer la bouche comme un poisson hors de l'eau, l'air imbécile.

"Enchantée, madame. Ou devrais-je dire mademoiselle ?
Commença la dénommée Astriel d'une voix claire.
-Mademoiselle. Je suis Aléa Barbe-De-Feu, des Champs aux Iris." répondis-je plus par réflexe qu'autre chose.

J'étais à la fois perplexe et rassurée que cette fille-là soit sa soeur. Mais, d'un autre point de vue, ça m'inquiètait un peu. Ils n'avaient à première vue pas grand chose en commun. Du moins, physiquement. Elle avait l'air très soignée, propre sur elle et la richesse apparente de sa tenue ne laissait que peu de doute sur son statut social. Pour sa part, Araekin semblait bien plus... Eh bien, naturel. Je ne me sentais pas à l'aise face à cette elfe-là. Enfin, ce n'était pas comme si j'en connaissais beaucoup, mais j'avais toujours eu un sentiment de proximité avec mon hôte, tandis qu'elle m'inspirait une sensation d'éloignement. Deux mondes radicalement différents et qui n'avaient aucune raison de se rencontrer.

Cela dit, il serait certainement dans mon intérêt de faire bonne impression. Aussi décidai-je de faire de mon mieux afin de m'attirer les bonnes grâces de cette blonde diaphane. Histoire d'être sûre qu'elle ne dirait pas de mal sur moi à son frère. J'appréciais mon voyage avec lui et cette parenthèse dans ma vie était des plus agréables. Je n'avais aucune envie qu'elle lui inspire l'idée de me mettre à la porte et de me renvoyer chez moi. Aussi poursuivis-je sur un sujet qui me semblait sans risque.

"Je suppose que c'est votre jument, avec Sedryn. Elle est magnifique, on n'en voit pas beaucoup comme ça dans la région. J'espère que votre voyage n'a pas été trop fatigant. Il faut dire que vous avez eu de la chance, le temps est plutôt beau en ce moment comparé à ce qu'on a d'habitude en cette saison. Je n'ai jamais pris le bateau, pour ma part, à part les barques de rivière que nous avons par chez nous, mais je suppose que c'est très différent et bien moins angoissant que de naviguer en mer, surtout sur une telle distance et..."


Les mots s'étaient bousculés dans ma bouche si bien que je n'avais pas su m'arrêter, déblatérant bêtement sans réfléchir. C'était officiel, j'étais passée pour une idiote. Parfait. Je soupirai et me passant une main sur le visage, comme si cela pouvait changer quelque chose au flot de paroles qui venait de m'échapper. Stupide hobbite que j'étais... Elle n'avait rien dit, son silence prouvant très certainement que j'avais trop parlé. C'était gênant, et impoli. Je ne parvenais pas à saisir pourquoi j'étais aussi anxieuse en parlant avec elle...

"Je... Je suis désolée. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive. Voulez-vous bien reprendre de zéro ?"
proposai-je avec un petit sourire contrit en lui tendant une main amicale.
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Jeu 18 Jan 2018 - 12:48

-Mademoiselle. Je suis Aléa Barbe-De-Feu, des Champs aux Iris." répondit-elle au tac au tac.

Vu a vitesse à laquelle elle avait parlé, elle était certainement anxieuse de me rencontrer. Pourquoi ? Avait-elle si peu l'habitude de fréquenter des elfes ? A en juger par l'attitude et le logis de mon frère, cela pouvait se concevoir. Il avait adopté leur façon de vivre, de toute évidence, aussi n'étais-je pas convaincue qu'il soit à prendre en compte lorsqu'on parlait de "fréquenter des elfes". Je poussai un petit soupir à cette idée et m'intéressai de nouveau à la petite personne. Bien malin qui sût déterminer son âge d'un simple coup d'œil : J'avais entendu dire que les hobbits vivaient de la même façon que les hommes. Pourtant, son patronyme et sa barbe laissaient à penser qu'il y eût également du nain dans sa généalogie... Il m'était donc impossible de deviner son âge, mais elle était jeune adulte, aucun doute là dessus.  

Elle gigotait, son malaise visible sur son visage. Elle se sentait mise au pied du mur par mon frère, obligée de trouver quoi dire face à une inconnue qui l'intimidait, et cela se voyait. Un sourire léger s'inscrivit sur mes lèvres tandis que je m'amusais de la voir aussi perturbée. C'était peut être mesquin de ma part, mais je me délectais de l'effet que je faisais à mes contemporains. M'installant de nouveau dans mon siège, je ne proférais pas une parole, me contentant de la toiser d'un regard inquisiteur. Sa gêne était de plus en plus palpable et je m'en amusais davantage de seconde en seconde. J'aurais pu l'aider en lui fournissant un sujet de conversation, mais cela eût été trop facile... Et bien moins distrayant. Elle finit par parler, d'abord avec hésitation, puis à mesure que les mots s'écoulaient, le rythme et le débit de ses paroles s'amplifia à tel point que j'en restai bouche bée.

"Je suppose que c'est votre jument, avec Sedryn. Elle est magnifique, on n'en voit pas beaucoup comme ça dans la région. J'espère que votre voyage n'a pas été trop fatigant. Il faut dire que vous avez eu de la chance, le temps est plutôt beau en ce moment comparé à ce qu'on a d'habitude en cette saison. Je n'ai jamais pris le bateau, pour ma part, à part les barques de rivière que nous avons par chez nous, mais je suppose que c'est très différent et bien moins angoissant que de naviguer en mer, surtout sur une telle distance et..."


Lorsqu'enfin elle s'arrêta, je restai muette d'étonnement. Pouvoir parler autant aussi rapidement était une aberration et cela m'amusait plus encore que sa gêne. La tension l'avait probablement poussée à cela, mais j'appréciais qu'elle ait tout de même fait l'effort de trouver un sujet qui pourrait m'être agréable. C'était aimable de sa part et m'adoucit à son endroit. J'allais répondre à son monologue lorsqu'elle se fendit de d'excuses, la mine pitoyable.

"Je... Je suis désolée. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive. Voulez-vous bien reprendre de zéro ?"


Elle me tendit la main, pleine de bonne volonté et je compris l'effort que cela lui demandait. En sus, elle souriait, une expression douce, chaleureuse, sincère même envahissant ses traits. Je me sentis soudain minable, à essayer de la piéger. La petitesse de mon attitude me sauta au visage et je perdis instantanément mes airs supérieurs. J'étais en tort, et non elle. Aussi répondis-je en saisissant sa petite main :

"Je vous prie de m'excuser, je me suis mal conduite. Vous n'avez rien à vous faire pardonner, aussi allons-nous faire comme si de rien n'était, l'une comme l'autre, si vous le voulez bien. Je suis enchantée de faire votre connaissance, demoiselle Aléa. Quant à Elen, ma jument que vous avez vu aux écuries, elle serait ravie de votre admiration, sans le moindre doute."

Je marquai une pause et lui dédiai un sourire aimable avant d'ajouter :

"Le temps est resté au beau toute la durée du voyage, je vous remercie de vous en inquiéter."

Bien, voilà qui aurait probablement réparé mon erreur... Du moins je l'espérais. J'allais ajouter quelque chose lorsque mon frère revint des cuisines, porteur d'une quantité remarquable de choses. Il prépara la table avec une dextérité que je ne lui avais jamais vue : chez nous, nous étions servis aussi n'avait-il que peu eu l'occasion d'effectuer une tâche aussi commune. Je me levai afin d'être prête à m'installer lorsqu'il en aurait terminé : je n'en étais pas à mourir de faim, mais un vrai repas serait plus que bienvenu. Je levai un sourcil en le voyant retourner en cuisine pour ramener davantage de victuailles, tellement en réalité qu'il aurait probablement pu nourrir toute une famille pour la journée. Lorsqu'il s'installa, nous prîmes place également, mon expression affichant clairement ma perplexité.

-Bien, bon appétit à toutes les deux !

Je le remerciai poliment tout en examinant tout se qui se trouvait à table. Comptait-il réellement avaler tout cela ? Impossible. Un coup d'oeil à Aléa m'indiqua qu'elle n'était nullement surprise et leur façon d'attaquer le repas me convainquit qu'ils avaient bel et bien l'intention d'engloutir tout cela. Je me frottai la tempe, gênée de prendre conscience qu'ils ignoraient ma venue et comptaient initialement manger cela a deux...
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Jeu 18 Jan 2018 - 20:08

A ma proposition, l'expression de mon interlocutrice changea d'un coup. Quelque chose la chiffonnait et je me demandai instantanément ce que j'avais pu faire de travers. J'avais été polie, courtoise et à moins qu'il y ait un synonyme elfique et vulgaire d'un des mots que j'avais proférés, je n'avais pas non plus dit quelque chose de bizarre. Alors, quoi ? Elle finit par saisir la main que je lui tendais, une moue indéchiffrable sur son joli visage :

"Je vous prie de m'excuser, je me suis mal conduite. Vous n'avez rien à vous faire pardonner, aussi allons-nous faire comme si de rien n'était, l'une comme l'autre, si vous le voulez bien. Je suis enchantée de faire votre connaissance, demoiselle Aléa. Quant à Elen, ma jument que vous avez vu aux écuries, elle serait ravie de votre admiration, sans le moindre doute."

Je fronçai les sourcils sans comprendre où elle voulait en venir. En quoi avait-elle mal agi ? Bien malin qui aurait su le dire, mais au moins elle semblait plus ouverte à la discussion. Elle m'offrit même un charmant sourire avant de poursuivre :

"Le temps est resté au beau toute la durée du voyage, je vous remercie de vous en inquiéter."

Je lui retournai son sourire, ravie de la tournure de la discussion. Une fois dans le bain, je me sentais plus à l'aise et j'avais moins la sensation d'importuner mon monde. Ou peut être était-ce simplement moi qui me faisais des idées, anxieuse comme je l'étais de rencontrer la sœur d'Araekin. Je me demandai vaguement pourquoi son opinion à mon sujet comptait tant, puis écartai la question d'un haussement d'épaules. Peu importait, puisqu'il était l'heure de manger. Le sorcier revenait enfin, porteur de nôtre déjeuner. L'odeur appétissante se faufila dans mes narines et j'allai m'installer à table avec un plaisir évident. J'avais faim. Après tout, nulle nourriture n'avait effleuré mon palais depuis plus de deux heures. Un scandale !

"Bien, bon appétit à toutes les deux !

-Bon appétit à vous aussi", répondis-je en attaquant férocement un morceau de pain.

Par chance, sa soeur semblait avoir un appétit d'oiseau. C'était heureux pour nous, parce qu'en arrivant ainsi à l'improviste, elle s'exposait à la possibilité de ne pas pouvoir manger à sa faim. Après un moment, je ralentis mon rythme afin d'entamer la conversation :

"Ce matin, chez les Touque, j'ai eu l'occasion de voir que les hobbits d'ici sont bien différents de chez moi. Figure vous qu'ils ont peur à la simple idée de devoir monter dans une barque. Ils ne feraient pas long feu aux champs, les pauvres ! "


Je hochai la tête d'un air concerné, me demandant comment nos peuples avaient bien pu se débrouiller pour évoluer aussi différemment. Puis j'ajoutai en pouffant de rire :

"Ils seraient même plus qu'embêtés ! Vous savez chez nous on fait traverser le canal le plus proche aux couples de jeunes mariés avec un bateau à fond plat. Il paraît que c'est de bonne augure pour le mariage, sauf si l'embarcation se retourne bien sûr. Et plus on gigote, plus ça tangue. Du coup ils auraient tôt fait de finir à l'eau... Bonjour le mauvais présage !"


L'idée m'amusait, même si je n'étais pas vraiment du genre superstitieuse. C'était quand même bizarre que les barques se retournent dans le canal. Ca n'arrivait quasiment jamais. Si ça se produisait à mon mariage... Je rougis à cette idée, essayant de l'évacuer en buvant un grand verre d'eau. Je n'étais pas près de me marier, en toute honnêteté. D'ailleurs je me demandais comment ça se passait chez les elfes, tout ça. De mémoire collective de hobbits, on n'avait jamais vu le sorcier en compagnie féminine, de quelque race que ce fût. En glissant un regard vers Astriel, je me demandai si elle était mariée. Une femme aussi belle qu'elle devait avoir eu bien des prétendants, je n'avais aucun doute à ce sujet...
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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Dim 28 Jan 2018 - 20:02

-Bon appétit à vous aussi"

A la façon enjoué d'Aléa, je pus aisément comprendre que tout allait pour le mieux ici !
J'en fus fort heureux car cela insinuait fortement qu'Aléa et ma soeur s'entendait et cela me ravit, ma soeur avait une importance immense pour moi, bien plus que mes propres parents. Je n'étais pas honteux de penser ça, car j'aimais chaque membre de ma famille, mais le lien qui unie une fratrie est bien plus grand que celui qui unie un enfant a ses propres parents. Ainsi, maintenant qu'elle fut là, je voulais que tous l'aime autant que l'on peut !
Quand à Aléa, c'était une amie proche depuis ... 80 années environs, depuis qu'elle était née en fait ! Enfin, ce n'était pas à l'époque une amie en tant que tel, une connaissance, la fille de vieux amis, une petite tempête amatrice d'aventure et des épopées d'un vieil elfe. Et étrangement, elle aussi j'aimais a savoir qu'elle s'entendait avec ma sœur et que ma sœur s'entende de façon cordiale avec elle.


"Ce matin, chez les Touque, j'ai eu l'occasion de voir que les hobbits d'ici sont bien différents de chez moi. Figure vous qu'ils ont peur à la simple idée de devoir monter dans une barque. Ils ne feraient pas long feu aux champs, les pauvres ! "


Je riais légèrement à ce qu'elle venait de dire, pour moi c'était tout à fait logique, les hobbits des champs aux iris étaient habitué à l'eau, c'était autant leur élément que les montagnes l'étaient aux nains ! Mais pour les hobbits de la Comté, partir à l'aventure était déjà impensable et encore moins sur une barque quelconque !


"Ils seraient même plus qu'embêtés ! Vous savez chez nous on fait traverser le canal le plus proche aux couples de jeunes mariés avec un bateau à fond plat. Il paraît que c'est de bonne augure pour le mariage, sauf si l'embarcation se retourne bien sûr. Et plus on gigote, plus ça tangue. Du coup ils auraient tôt fait de finir à l'eau... Bonjour le mauvais présage !"


- Oh mais Aléa, les hobbits d'ici sont bien différents des Champs aux iris, déjà ils n'ont pas de nains qui vivent parmi eux, ils sont bien plus calme que par chez toi. Et c'est assez paradoxal en sachant qu'ils ont toujours été si proche des zones de conflits.

Je regardais ma sœur alors que nous mangions et discutions autour de ce bon petit repas. Elle semblait troublé, pas par la discussion, mais par autre chose ... je souriais alors en pensant que ce fut à cause de cette nourriture et finalement je m'en convainquis en revoyant la tête qu'elle faisait lorsque je servait la table !

- Astriel, je ne sais pas ce que tu sais de la Terre du Milieu et donc de ses peuples, mais les hobbits sont en fait divisé en deux grandes zones, les hobbits de la Comté où nous sommes, et ceux de Champs aux iris à l'Est des Mont brumeux qui ont acceuillis des réfugié nains des montagnes bleus. Ils vivent dans une zone fluviale et quelque peu marécageuse où des iris de plusieurs mètres, hautes comme des hommes, pousses. *Je me tus un instant avant de reprendre.* Mais par contre, peu importe l'endroit, les hobbits sont des bons vivants et nombres ont plus de sept repas. Ce n'est pas grave si tu ne manges pas tout ne t'en fais pas et aussi si tu veux sauter quelques uns des futurs repas d'aujourd'hui.

Je ris suite à cela, mon peuple était peu connue pour manger comme des hobbits, les elfes mangeais certes, mais pas autant de nourriture et en Valinor nos repas se composait surtout de plantes que ce sois des légumes, des fruits et autres céréales, nous ne chassions aucunement en nos terres. Ici non plus je ne chassais pas, mais néanmoins, si un chasseur avait tué un animal et le vendait je ne me voyais pas refuser, l'acte était déjà fait et je ne pouvais pas en vouloir aux gens de chasser. Même parmi les elfes certains chassent, la Lorien en réalité est surement ce qui se rapproche le plus de tout Valinor je pense.

- Et sinon, Astriel, Aléa, que pensez-vous de la Comté ? Après tout, c'est pour vous deux la première fois que vous venez ici, c'est assez différents de Valinor ma soeur j'en conviens et pour toi Aléa tu te rends mieux comptes de la différence par rapport aux Champs n'est-il pas ?





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MessageSujet: Re: La famille c'est sacré (pv. Araekin)   Mer 28 Mar 2018 - 18:47

A en juger par la quantité astronomique de nourriture qu'ils engloutissaient à eux deux, je me demandai si les semblables de la jeune Aléa étaient les bienvenus où que ce fut. Ces hobbits pouvaient sans aucun doute faire disparaître en quelques instants les provisions hivernales de n'importe quelle cité elfe non-préparée... Je me demandai à cette occasion où elle pouvait bien emmagasiner tant de choses : bien qu'elle soit bien charpentée, sa silhouette restait assez harmonieuse et elle ne me semblait pas grosse. Comparativement à sa stature, bien entendu. Curieux phénomène que l'appétit d'un hobbit...

"Ce matin, chez les Touque, j'ai eu l'occasion de voir que les hobbits d'ici sont bien différents de chez moi. Figure vous qu'ils ont peur à la simple idée de devoir monter dans une barque. Ils ne feraient pas long feu aux champs, les pauvres ! "


Je tendis l'oreille, curieuse. Ainsi les hobbits de la Comté et ceux des Champs aux Iris différaient ? Voilà qui était intéressant. Je n'y avais jamais songé auparavant, bien entendu... Mais leurs divergences devaient être de la même nature que celle qui opposait les vanyar et les sindar... Du moins le supposais-je. Une différence de mode de vie, très certainement, ce qui n'est guère étonnant lorsqu'on grandit dans des milieux radicalement différents.

"Ils seraient même plus qu'embêtés ! Vous savez chez nous on fait traverser le canal le plus proche aux couples de jeunes mariés avec un bateau à fond plat. Il paraît que c'est de bonne augure pour le mariage, sauf si l'embarcation se retourne bien sûr. Et plus on gigote, plus ça tangue. Du coup ils auraient tôt fait de finir à l'eau... Bonjour le mauvais présage !

- Oh mais Aléa, les hobbits d'ici sont bien différents des Champs aux iris, déjà ils n'ont pas de nains qui vivent parmi eux, ils sont bien plus calme que par chez toi. Et c'est assez paradoxal en sachant qu'ils ont toujours été si proche des zones de conflits.

Curieuse anecdote. Pour ma part je n'avais rien à en dire, occupée comme je l'étais à tenter de finir une miche de pain. Je me promis intérieurement de ne plus jamais manger de nouveau une telle quantité car je me sentais terriblement mal. Plus jamais on ne m'y prendrait : je n'avais de toute évidence pas un appétit de hobbit. Je me demandai comment Araekin pouvait bien vivre ainsi et le temps que cela avait pris à son estomac à s'habituer à une telle débandade alimentaire.

- Astriel, je ne sais pas ce que tu sais de la Terre du Milieu et donc de ses peuples, mais les hobbits sont en fait divisé en deux grandes zones, les hobbits de la Comté où nous sommes, et ceux de Champs aux iris à l'Est des Mont brumeux qui ont acceuillis des réfugié nains des montagnes bleus. Ils vivent dans une zone fluviale et quelque peu marécageuse où des iris de plusieurs mètres, hautes comme des hommes, pousses.

Je hochai simplement la tête sans répondre, indisposée par mon ventre trop rempli. J'étais quelque peu au fait de la question, juste assez pour saisir les grandes lignes de la géopolitique du continent. Je ne tenais pas à passer pour une sotte une fois sur les terres, aussi m'étais-je renseignée le plus possible auprès des derniers arrivants avant notre départ. De toute façon, une connaissance de son environnement n'est jamais une mauvaise chose.

Mais par contre, peu importe l'endroit, les hobbits sont des bons vivants et nombres ont plus de sept repas. Ce n'est pas grave si tu ne manges pas tout ne t'en fais pas et aussi si tu veux sauter quelques uns des futurs repas d'aujourd'hui.

J'écarquillai les yeux, effarée. Je ne pus m'empêcher de m'exclamer :

"Comment ? Veux tu dire qu'ils ont sept repas identiques à celui ci ?!?"


Cela me semblait impensable. Ils utilisaient certainement à eux seuls la majeure partie des ressources alimentaires du continent. Je mourrais très certainement en n'ingérant qu'une tartine beurrée à chacun de leurs repas, aussi remerciai-je intérieurement mon aîné de prendre compte de mon appétit et de m'épargner cette inqualifiable épreuve.

- Et sinon, Astriel, Aléa, que pensez-vous de la Comté ? Après tout, c'est pour vous deux la première fois que vous venez ici, c'est assez différents de Valinor ma soeur j'en conviens et pour toi Aléa tu te rends mieux comptes de la différence par rapport aux Champs n'est-il pas ?

Je pris le temps de réfléchir à la question et laissai Aléa répondre en première. Je notai au passage combien mon frère était empressé auprès d'elle. Ou peut être était-il ainsi avec tout un chacun ? Je n'avais guère de sujet de comparaison aussi me contentai-je de me promettre d'éclaircir cette affaire rapidement. J'avais horreur de ne pas savoir à quoi m'attendre avec les gens, c'était dans ma nature...
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La famille c'est sacré (pv. Araekin)
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