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 [EVENT] Le Déluge

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Idril FelagundNombre de messages : 886
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MessageSujet: [EVENT] Le Déluge   Jeu 28 Déc 2017 - 20:02
EVENT Le Déluge.


Fonctionnement de l'Event:

Un Mj veillera au bon déroulement de l'Event et guidera celui-ci.
L'Event se déroulera en trois Actes. Chaque Acte durera 11 jours.
Voici les dates d'ouverture et de clôture de chaque Acte:

Acte I - Du 28 Décembre au 8 Janvier.
Acte II - Du 8 Janvier au 19 Janvier.
Acte III - Du 19 Janvier au 30 Janvier.


L'organisation de cet Event est particulière. En effet, vous jouerez tous dans la même armée.
Je m'explique:
Pour le premier Acte, tous les joueurs participant à l'événement joueront dans le camp du Mal. Pour ce faire, soit vous jouez votre personnage s'il est Evil et disponible, soit vous créez un Pnj.
Pour le second Acte en revanche, vous jouerez tous dans le camp du bien. Là de même, soit vous jouez votre personnage s'il est Bon et disponible, soit vous créez un Pnj.
Le post du MJ vous indiquera dans quel corps d'armée vous jouez.

Le dernier Acte étant un Acte de « clôture », vous serez libres de jouer dans le camp de votre choix.

En ce qui concerne votre fréquence de post, vous n'êtes tenu en rien. Il n'y a pas d'ordre de jeu. Un joueur peut écrire dix posts dans la semaine si ça lui chante, et un autre n'en faire qu'un ou deux: le Mj est là pour guider l'Event et le faire avancer si les choses devaient trop traîner.

Je pense n'avoir perdu personne, mais n'hésitez pas à me bombarder de questions si besoin Wink

Sur ce, je vous souhaite un excellent Event !


Mirkwood la Déclinante.

Mémoire de mousse et souvenirs d'écorce
les relents du passé traînent dans la brume.
L'eau du fleuve charrie les morts,
leur dernière tombe se mêle aux racines.
Rappelez-vous, mes gens,
chaque pas que vous faites est une goutte de sang !

Verte-forêt, quel nouveau sort t'attend ?
C'est ton nom qu'en la nuit les elfes ont chanté.
Combien de temps encore,
les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
Mirkwood la Belle
et Dame la Nimrodel
se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
Les légendes que l'on conte encore, quelle âme leur reste-t'il ?
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Idril FelagundNombre de messages : 886
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MessageSujet: Re: [EVENT] Le Déluge   Jeu 28 Déc 2017 - 20:05
Le ciel au-dessus du Lindon était à l'orage. De sombres masses grises bloquaient la lumière solaire et déversaient leur ombre sur la contrée elfique.
Mais l'orage n'était pas seul à menacer. Déferlant de toutes part, les forces armées de l'Ennemi étaient parvenues à s'organiser. Les peuples libres ayant échoué à vaincre l'armée Orque qui arpentait l'Arnor, celle-ci avait eu le temps de fomenter un plan.
Loin d'être stupides, les troupes du mal savaient que le moment idéal était venu. Depuis plusieurs jours déjà, tout était prêt. Seul la terrible clarté de l'astre solaire avait tenu quelques troupes réticentes. Mais ceux qui savaient lire le ciel avaient été clairs: L'heure était venue, il fallait se mettre en route. Le temps serait bientôt idéal.

Ils ne s'étaient pas trompés.
Le temps était idéal et Mithlond n'était plus loin.
Vue du ciel, l'Armée était semblable à une masse de fourmis. Ça grouillait, ça s'agitait, ça marchait avec entrain...Les soldats savaient qu'ils bénéficient d'un effet de surprise considérable. De plus, des troupes venues d'Angmar se dirigeaient vers eux. Et il était presque certain que Morgoth enverrait d'autres groupes franchir le Mur pour leur prêter main forte.
Les Orcs goûtaient d'avance le plaisir de leur puissance.
Bientôt, une sorte de séparation s'opéra. On pouvait dorénavant distinguer nettement que l'armée se scindait en deux. La déchirure avançait dans les rangs à mesure que les soldats se séparaient. La tête de colonne la plus au Sud se détacha lentement, laissant passer l'autre partie qui continuait en direction de la cité elfique. Mithlond était en vue. Les Elfes, avec leurs yeux perçants, les avaient vus, c'était sûr. Mais que pouvaient-ils bien faire, à part s'organiser du mieux qu'ils pouvaient ?
Comme on jubilait dans la troupe ! Comme on était exaltés par le combat à venir !
On savait pouvoir compter sur les copains restés en arrière pour tenter d'intercepter les troupes des peuples libres qui arriveraient. Oh oui, elles arriveraient...mais trop tard !
Et les Orcs riaient, plaisantaient. On allait se battre, on allait vaincre ces saletés d'Elfes...On en profiterait pour leur rendre au centuple leurs échecs, tiens !

Les portes de la ville se rapprochaient. Les Elfes s'étaient équipés et armés, et ils se tenaient en formation devant les portes ou sur les murailles, prêts à défendre leur Cité et l'accès au Mur. Les troupes de l'Ennemi ne devaient pas parvenir à raser ce qui restait du Mur. Les Elfes de Mithlond étaient habitués à empêcher l'Ennemi d'envahir la Terre du Milieu. Qu'ils essaient par la terre, ou par la mer.
Mais cette fois, ils devaient affronter une armée organisée, préparée.
Les soldats regardaient avec défiance s'approcher les contingents Orcs. Ils étaient au nombre de trois et fourmillaient de combattants.
Si les Elfes étaient vaillants, ils n'étaient pas téméraires. Les forces en présence s'affronteraient avec férocité, mais l'avantage de l'effet de surprise que les Orcs possédaient n'était pas négligeable.
Les Elfes n'avaient pas eu le temps de fortifier, consolider porte et murailles. Le tout était en bon état, mais quelques améliorations et aménagements auraient été bienvenus.

Du côté des Orcs, on insultait, on raillait...On lorgnait la grande double-porte ouverte derrière les Elfes, qui laissait apercevoir une petit bout de la cité elfique. On était impatients de donner l'assaut.



Vous jouez donc...:
 


Mirkwood la Déclinante.

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C'est si peu, de se souvenir. C'est si facile, d'en rire.
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AléaNombre de messages : 85
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MessageSujet: Re: [EVENT] Le Déluge   Jeu 28 Déc 2017 - 21:14
PNJ : Lumbdha l'écervelé


L'heure était venue ! On allait taper des elfes, et ça risquait de pas être joli-joli. Depuis l'temps qu'on attendait ça, il était plus que temps, si vous voulez mon avis. Autour de moi, les rires gras fusaient presque aussi bien que les insultes à l'attention de ces péteux d'elfes. Suffisait d'les voir, là-haut, sur leur muraille, pour comprendre qu'ils avaient les chocottes. D'ailleurs, en tendant l'oreille, on entendait presque leurs genoux s'entrechoquer. Avec un ricanement gras, j'fis remarquer à mes voisins :

"Hey, tu les entends ? Ils nous jouent un p'tit air entraînant à trembler comme ça ! On aurait presque envie de danser, tiens !"


Je fis un petit pas de côté, sous les rires de ceux qui avaient entendu la blague. Faut dire que j'ai toujours été un sacré boute en train, et aujourd'hui l'humeur était à la fête. C'était sans compter sur l'Olog le plus proche, un imbécile du nom de Mogg qui n'entendait rien à l'humour et qui n'devait sa place qu'au nombre de têtes qui avaient fini collés sur sa masse.

"Suffit, Lumbdha. Concentres toi au lieu de jacasser."


Je levai les yeux au ciel sans répondre. J'tenais pas précisément à ajouter mon nom à la liste des morts du jour. D'ailleurs, j'avais bien l'intention de vivre encore pas mal de choses. J'ajoutai à voix basse :

"Avec un peu d'chance on s'ra rentrés avant qu'il s'mette à pleuvoir. J'aime pas l'eau. "


Un hochement de tête vigoureux me répondit. En fait, on était tous un peu dans ce cas là : l'eau, ça mouille et être mouillé, c'est pire que tout. J'avais pas la moindre idée d'qui était ce gars à côté de moi, mais il avait la tronche bien arrangée. P't'être bien que Mogg lui avait fait rencontrer sa masse. Ca aurait expliqué qu'il ait l'air aussi défoncé avant même la bataille. Ou bien, c'était une tare naturelle. Hm. Non. Non, être aussi moche n'avait rien de naturel. Quoi qu'il en soit, j'avais autre chose à penser. Genre, la bataille à venir. Je revins donc à mes petites affaires.

Maintenant qu'on était plus près, on pouvait voir une belle bande de ces trouillards d'elfes, tous amassés devant leur porte, là. Enfin, non, pour tout dire, ils étaient tout bien ordonnés, tout carré tout propre. J'aimais pas ça, moi. En plus, quelle drôle d'idée de s'mettre là, hein ! Bien en vue pour ceux d'nous qui attaquaient à distance. Dès qu'on fut à portée, une première salve de flèches fut lancée en plein dans leur face. Ah, ça, fallait y penser mes gaillards ! Quand on s'met comme ça, devant une porte fermée, ben, on est coincés. C'est p't'être trop simple pour leurs grands airs polissés, vous m'direz. Quoi qu'il en soit, on aurait p't'être bien pu les tuer tous comme ça, juste en les canardant, vu qu'ils étaient pris en sandwich entre la muraille et nous. Mais quelqu'un dans les rangs s'mit à hurler quelque chose que j'entendais pas bien, vu que j'étais loin. Après ça, tout l'monde s'est mis à hurler et on s'est lancés sur eux, comme une vague prête à écraser leurs troupes.

Alors qu'on courrait en hurlant, j'me dis seulement qu'on était bien une vague, et qu'on allait écraser cette bande de sardine sous notre poids. La hache levée, j'm'apprêtais à leur expliquer le sens de la vie, à ces types là. En plus, j'avais tout spécialement affûté ma hache pour l'occasion, alors y'avait plus qu'à trouver dans quoi la planter ! Quelques dizaines de pas plus tard, la réponse sembla claire : ce serait un elfe, le brun avec une tête de gland, juste là sur l'devant. D'un bond agile, je m'élançai sur lui pour lui asséner un grand coup transversal en plein dans la tête. V'la qui n'allait pas l'arranger, pour sûr !


Dernière édition par Aléa le Ven 29 Déc 2017 - 12:39, édité 1 fois
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Jes’Aoma ArlaineNombre de messages : 156
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Embu
MessageSujet: Re: [EVENT] Le Déluge   Ven 29 Déc 2017 - 8:45
PNJ improvisé : Groumff

Pour un assaut, le premier dans sa vie, Groumff aurait préféré être en forme. Mais il avait abusé d’une substance aux effluves nauséabondes. Un mal de crâne atroce s’en était suivi, lui donnant conscience, pour une fois, de l’existence d’un petit quelque chose à l’intérieur de cette tête surplombant le tas de muscles entretenu avec patience depuis son enfance.
Quand on donne l’assaut à une place forte, il faut avoir plusieurs atouts en main. L’avantage du nombre, c’était le cas ; le bruit, proche du chaos assourdissant, il savait pouvoir compter sur ses congénères pour cela, trop heureux de libérer une énergie débordante ; le courage… restait à le tester mais il n’en avait jamais manqué jusque-là. Groumff ressemblait à un warg qui aurait mangé son comptant de sang et pourtant n’était pas rassasié, il fallait nourrir cet appétit de meurtre, et peu importait le but. La sensation de la vie qui s'éteint au bout de la lame était la seule satisfaction d’une existence creuse, dénuée de but, et c’était préférable.

- Mort aux elfes !

Il lui avait ainsi fallu marquer à sa manière le lancement de la bataille. C’est étrange comme un slogan peut se révéler efficace, meilleur qu’un autre, plus…. consensuel. Basique, direct, mortel. Il avait suffi qu’un autre l’entende et le trouve convenable pour qu'alentour, les autres assaillants se mettent à reprendre ces trois petits mots. Fier, le torse bombé, Groumff  reprit de plus belle :

- MORT AUX ELFES !!

Mais les meilleures intentions ne sont pas toujours couronnées de succès. Ce jour-là, Groumff n’en vit pas le bout. Alors qu’il portait haut l’étendard musical de la troupe, répétant à l’envie ce propos devenu leur devise, une énorme pierre venue de l’autre côté de l’enceinte s’abattit sur l’arbre qu’il venait de frapper d'une épée comme à l’accoutumée mal affutée. La vengeance de la nature et du hasard fit que l’arbre, c’eut pu être un ent, laissa choir sur son casque le projectile à la trajectoire finalement bienheureuse.

-MORT AUX…

La suite se transforma en déluge. De sang, mais il n’en perçut pas la réalité, le déshonneur, quand les congénères eux luttent jusqu’à la fin ; de maux de têtes à côté desquels les vapeurs de la veille sont les caresses de l’enfance.
Ainsi débuta la vie de combattant de Groumff sur le champ de bataille ; un succès mondain et une défaite militaire. On n’a pas toujours le fruit de ses talents comme salaire, seulement celui du hasard.


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Idril FelagundNombre de messages : 886
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MessageSujet: Re: [EVENT] Le Déluge   Ven 5 Jan 2018 - 13:17
Tandis que les Orcs se chauffaient, les elfes sur la muraille avaient bandé leurs arcs et se tenaient prêts à décocher. Ceux placés devant la porte restaient concentrés. Tous attendaient que les Orcs fassent le premier geste. Une salve de flèches, ou plutôt de projectiles mal conçus (au regard des flèches elfiques, s'entend) s'abattit sur les défenseurs de Mithlond. La plupart eurent le temps de lever leurs bouclier. Puis ils se replacèrent comme si de rien n'était.
La seule réaction que les elfes se permirent fut un sourire amusé au coin des lèvres lorsqu'un: "Mort aux Elfes !" se fit entendre dans les rangs ennemis.
Une réaction en chaîne s'ensuivit, puis les Orcs foncèrent.

Les Elfes devant la porte dégainèrent aussitôt leurs longues lames, tandis que les archers de la muraille décochaient leurs flèches dans un geste unanime. La ville possédait deux trébuchets, situés à l'abri des murailles. L'un était tourné vers le Mur et la zone d'eau qui le contournait, l'autre avait été dirigé par les citoyens de Mithlond vers la porte lorsque les Orcs avaient été en vue.
Aidés de soldats restés en faction au sein de la Cité au cas où les Orcs s'infiltreraient d'une manière ou d'une autre, les habitants chargèrent ce dernier. Le projectile fut lancé à pleine vitesse et passa par-dessus la muraille en direction de l'Ennemi. Il alla s'écraser sur un arbre, décimant, à vue d’œil, une bonne vingtaine d'Orcs. Mais désormais, il faudrait bien une demi-heure avant de pouvoir tirer à nouveau.

Les combats étaient intenses. Les Orcs surpassaient, et de loin, les Elfes en nombre. Mais ces derniers n'avaient pas dit leur dernier mot. Ils ne se laissaient pas submerger et se battaient comme des lions. Depuis leur muraille, les archers Elfes pesaient de tout leur poid dans la balance. Leur flèches ne manquaient pas de faire mouche. Les archers ennemis ne parvenaient pas à en faire tomber suffisamment. Les rangs Orcs commençaient à se clairsemer. Lentement, mais surement.
L'espoir grandissait dans le cœur des habitants de Mithlond. Le trébuchet faisait à chaque tirs d'importants dégâts, tout se profilait pour le mieux du côté elfique.

C'était sans compter sur les troupes de Morgoth. Ces dernières avaient commencé le travail de démolition du Mur et progressaient vite. Des groupes d'une centaine de soldats passaient désormais par l'ancienne brèche, qui prenait plutôt désormais l'allure d'une faille courant sur deux kilomètres. A ce rythme, il ne resterait plus rien du Mur.
Les sentinelles de Mithlond n'étaient pas en nombre suffisant pour mener une escarmouche. Les nouveaux arrivants eurent tôt fait d'augmenter les rangs des Orcs devant les portes. Le trébuchet tourné vers le Mur fit quelques dégâts, mais environ deux cents Orcs parvinrent à rejoindre leurs collègues qui affrontaient les Elfes devant les portes. Ceux-ci les accueillirent d'une salve de flèches.

Malgré l'ardeur des Elfes au combat, les effectifs étaient extrêmement disproportionnés. L'arrivée continue de nouvelles troupes ennemies avait porté un coup au moral des combattants...
Le nouveau lancer du trébuchet décima un bon nombre d'ennemis, mais il y en avait tant qui affluaient que cela eut l'effet d'une goutte dans l'eau.


Khrîsnaz, Orc expérimenté et fin gourmet des plats à base de chair elfique, sentait arriver le moment de faire un festin. Et puisqu'il lui restait une vingtaine de bon gars sur la cinquantaine qu'on lui avait confiée, il comptait bien mettre le paquet dans la bataille pour leur rabattre le caquet une bonne fois pour toutes. Et peut-être pourrait-il même s'octroyer quelques oreilles...
La vie dans l'armée, c'était pas drôle tous les jours, mais faut dire qu'il y avait quand même parfois de sacrées opportunités !

Évitant un coup d'épée, il balança un grand coup de hache dans la gueule du type en face. L'autre para au dernier moment. Profitant de la lenteur de son adversaire un peu sonné, Khrîsnaz lui envoya un bon coup de pied dans les parties. Pour décomposer le visage d'un ennemi, rien de plus efficace ! Plié en deux et levant tant bien que mal son arme pour se défendre, il avait autant d'aplomb au combat qu'un vieux cheval de trait. L'Orc s'en débarrassa comme on envoie balader une mouche qui vous distrait.

-Allez, bande de ramollis ! Débarrassez-moi le plancher de toute cette vermine ! Nos frères sont là, battez-vous ! Gueula-t'il à pleins poumons.

-Battez-vous, et vous serez récompensés comme il se doit !

Ses compagnons étaient à ses côtés, et cette dernière phrase acheva de réveiller leur ardeur guerrière. Un nouvel élan se répandit parmi les troupes Orques, et ce fut la fin pour les Elfes.
Khrîsnaz et ses Orcs avançaient petit à petit vers les portes, et tous les ennemis qui tentaient de se mettre en travers de leur chemin y passaient tôt ou tard.

Soudain, le cors de la Cité résonna sur le champ de bataille. Il appelait les soldats au repli derrière les portes. Ce fut comme une vague qui reflue. Les Elfes se retirèrent rapidement vers les portes, et seuls quelques-uns restèrent pour leur permettre de se barricader correctement. La marée montante des Orcs ne tarda pas à les engloutir dans sa fureur.

Khrîsnaz, bien qu'ayant pu récupérer quelques trophées, voyait le gros du butin lui échapper. Et ça, ça le mettait hors de lui. Ainsi que ses fidèles compagnons.
S'en allant trouver un autre commandant:

-Ramenez-moi l'Bélier ! ET QU'ÇA SAUTE ! Beugla-t'il.

L'autre leva son cors, et sonna longuement dedans. Du fond du champ de bataille, tout le matériel nécessaire à l'invasion de Mithlond commençait à arriver.



Du côté Elfe, tandis qu'une partie des troupes et les charpentiers de marine s'employaient à fortifier les portes, les marins et le reste des soldats affrétaient des navires qui auraient pour mission d'aller quérir du secours.


Mirkwood la Déclinante.

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les arbres garderont-ils,
la trace d'outre-temps,
des gens de ces bois ?

Comme des piliers en ruine,
nos peuples sont déclinants.
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se sont jointes à l'azur,
qui s'éteint dans la nuit.

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Eru IlúvatarNombre de messages : 42
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MessageSujet: Re: [EVENT] Le Déluge   Lun 8 Jan 2018 - 22:27
Fin Acte I - Début Acte II

Les forces du Mal grignotaient peu à peu les terres autour de Mithlond, se rapprochant trop dangereusement des Elfes. Ceux-ci avaient battu en retraite et défendaient tant bien que mal en envoyant régulièrement des vagues de flèches sur les troupes orques qui fonçaient vers les murailles de la cité.

La dernière heure de Mithlond semblait être arrivée ; dans un instant les orques envahiront la place et détruiront tous ses trésors. Les Havres Gris, symbole de paix, ne sera plus que ruines. Ces pensées traversèrent les esprits des soldats elfes, qui prirent conscience encore plus fermement de la bataille dans laquelle ils étaient plongés. C'est alors une colère froide, une rage puissante qui s'empara d'eux et qui se manifesta par des tirs plus rapides et destructeurs. Certains visages s'étaient contractés sous l'effet de la peur, mais l'effet de masse renforçaient leur courage.

Cet effet se produisit aussi du côté des orques, enivrés par la joie de leur victoire proche. Le sourire (ou plutôt la grimace) jusqu'aux oreilles, ils s'amusaient comme des petits fous à planter leur hache dans les cous ennemis, afin de faire voler en éclat leurs cervelles.

Les visages commencèrent seulement à s'affaisser lorsque le ciel s'assombrit, et que quelques vermines sentirent des gouttes d'eau cogner leur casque. Le déluge ne prit pas longtemps avant d'arriver, à peine les belligérants avaient-ils pris conscience de la pluie que leurs pieds s'enfonçaient déjà dans la terre molle. Eux qui avaient si bien calculé leur coup pour leur assaut, les voilà piégés dans leur plus grande peur : la pluie.

Côté elfique, la pluie n'est pas un avantage non plus à l'origine, mais se révélait l'être lorsque les ennemis en question haïssent l'eau plus que tout. La situation tournait bien pour les Teleri, qui faisaient face à une armée devenue infirme à cause du déluge.

Les forces du Mal venues du Mur avaient maintenant rejoints leurs compagnons, après avoir traversé le fleuve du Lhûn d'Ouest en Est par un pont. Tout les orques se retrouvaient à présent coincés de ce côté-ci du fleuve, piétinant dans la boue et rechignant après Eru qui leur avait pourtant montré les signes d'un temps favorable. La plupart d'entre eux avait arrêté de se battre, les plus vaillants continuaient à lancer quelques flèches mais visaient très mal à cause de la vue brouillée. Leurs ennemis en avaient profité pour relâcher aussi un peu prise, tout en restant sur leurs gardes.

Au cœur de la cité, l'Intendante Nerewel avait précédemment demandé à ce qu'on envoie des navires chercher des renforts en Terre du Milieu. Le déluge fut, ici, un véritable obstacle à l'encontre des elfes qui se retrouvèrent alors isolés, sans communication possible avec leurs alliés. Les armées ennemies entouraient entièrement la cité, ne laissant aucune issue de secours aux Elfes. A quelques reprises, des groupes d'elfes furent envoyés sur le terrain pour essayer de se frayer un chemin parmi les troupes orques, afin de partir chercher des secours par la voie terrestre. Malgré l'aide des archers au-dessus des murailles qui défendaient leurs soldats, les orques parvinrent à éliminer chaque troupe ennemie.

Contraints de rester entre leurs murailles, les elfes s'approvisionnèrent contrairement aux orques qui n'eurent pas cette chance. Ceux-ci subissaient les intempéries, confrontés au froid et ne pouvant se reposer un instant. Leur ennui les conduisait parfois à des vagues de violence qui les motivait pour lancer des salves de projectiles sur la cité, histoire de voir si les elfes étaient toujours vivants et s'ils résistaient à leurs assauts.

Les troupes orques qui s'étaient éloignées vers le Sud avant même l'invasion de Mithlond étaient parties vers le Sud, prêtes à affronter des armées alliées aux elfes. En effet, des contrées alliées au Lindon auraient pu avoir perçu les troupes orques se diriger vers Les Havres Gris et ainsi venir porter main forte. Ce fut une sage décision à prendre car l'armée de la coalition ne tarda pas à arriver en masse et à éliminer les forces du Mal à une vitesse fulgurante. Une fois débarrassées de toute vermine qui protégeait l'assaut, les troupes de la coalition débarquèrent sur les marécages où les autres orques étaient bloqués. Pris par surprise, ceux-ci se livrèrent à des escarmouches pour se défendre contre ces ennemis arrivés trop vites, et suivis par des rôdeurs du Nord...
Vous jouez dans l'Acte II:
 
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Araekin NirokiniNombre de messages : 500
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Le Mage Gris

Le Mage Gris
MessageSujet: Re: [EVENT] Le Déluge   Sam 13 Jan 2018 - 18:40
Voila une des plus grandes batailles du nord depuis la chute du Mur et le lourd combat aux frontière de l'Angmar et de l'Arnor. Les forces ennemis avaient déjà envoyé des troupes en Arnor et au Lindon, quelques escarmouches, des raids sans plus ... mais aujourd'hui il s'agissait d'un véritable et important combat.
J'avais été cherché quelque jour plus tôt par les corbeaux du Nord et prévenus de l'actuel état de Mithlond ... la capitale du Lindon était en siège et allait être dévastée ...

J'avais dû réagir rapidement à cette annonce, les hobbits de la Comté avait commencer leur exode vers le sud en attendant que le nord soit plus sécurisé, heureusement, les gardes-corbeaux m'avaient prévenus que Tharbad était sécurisé, une chance car j'envoyais aussitôt les hobbits dans cette direction. Si Tharbad était sécurisé, les troupes alliés arriverait rapidement par son importante passe !
J'eut aussi à faire un choix difficile vis à vis de la pousse du Laurelin et d'Aléa ... j'espère revenir moi-même le planter mais si je ne survivais pas à ce combat, ma sœur et Galadriel auront à le faire ... ma sœur, j'espère qu'elle ne subira que peu d'encombre de cette bataille. Elle qui avait voulus venir me porter de l'aide ici, la voila déjà à se battre avec moi contre les forces du seigneur des ténèbres.

Et nous voila déjà séparé. Elle était a la tête d'un petit groupe d'elfe comprenant la garde de vanyar qui l'avait accompagné elle et Lalwënde qui s'en revenait d'Imladris.
Moi, je m'étais enjoint à mes alliés garde-corbeau, avec les rôdeurs Dunedain, nous avions convenus de la marche à suivre. Ce titre que m'avait décerné Kili, je ne pensais pas qu'il me suivrais si rapidement car me revoilà, comme à l'époque du Mur, à diriger les forces venant d'Erebor et de Khazad Dum ...

- Seigneur Araekin, nous avons préparé les pièges dans l'endroit, notre messager s'en est revenus des rôdeurs, tout est bon de leur coté, nous sommes paré.

- Bien, alors à votre poste et resté sur vos gardes, je ne veux pas de mort de notre coté capitaine.

Je hochais la tête en sa direction, souriant, non pas un sourire de joie, un sourire enjoué et amical, mais un sourire strict se voulant rassurant et pourtant ...
Le plan était simple, les régents des combattants elfes avaient appuyé mon plan, les gardes-corbeaux ne l'auraient jamais remis en question, non pas qu'il me vouait une confiance aveugle, mais j'étais celui qui avait créer leur ordre en un sens. Les rôdeurs Dunedain et l'armée des quelques hommes envoyé depuis Annuminas et Fornost ne le rebutèrent pas non plus, l'appuis des gardes-corbeaux et des elfes me fut plus que suffisant pour les convaincre.
Ainsi donc, nous étions placé de part et d'autres de l'armée orque face à nous, la région, boisé et marécageuse était idéal pour poser piège et embuscade. De part et d'autres des cotés se trouvait ainsi rôdeurs et gardes-corbeaux et en ligne direct des orque, l'armée où se trouvait Astriel et les combattants moins enclin à la furtivité et l'embuscade.


Maintenant, il fallait l'étincelle, le déclencheur qui ferait tout basculer ... les forces étaient là, face à face, les embusqué étaient prêt, il ne manquait que le dernier point.
Accompagné de la cavalerie d'homme et d'elfe, nous nous approchions au plus proche de l'ennemi, le taquinant pour le faire venir. Arc au poing, les archer monté délivrèrent un flot de flèche qui fit réagir immédiatement les orques, il n'en fallut pas plus pour qu'une salve soit décoché vers nous. Le terrain boueux était difficile pour les chevaux, ma monture avait bien plus de facilité, mais cela ne se démarquait pas beaucoup plus ici. C'est alors que les embusquer dans les marais face aux orques tirèrent à leur tour avant les orques.
En effet, se faire tirer dessus était sur, nous étions désavantager ici à cheval dans la boue, nous allions certes bien plus vite qu'à pied, mais bien moins vite que nous l'aurions voulus. Ainsi, certains rôdeurs et garde-corbeaux, selon mes ordres, s'étaient aventurer plus proche, profitant du lieu marécageux pour se cacher, ils étaient bien plus loin que nous des orques, mais assez proche pour tirer, aussitôt notre salve partie, ils avaient ainsi put en profiter pour tirer sur les archer orques avant leurs tirs. Et des corbeaux du Nord, accompagné de quelques merles téméraire que les garde-corbeau avait sut convaincre de nous aider, s'était envoler avec notre course, portant entre leurs serres des filets. La stratégie commune en Erebor était de larguer des explosifs depuis les cieux, nous n'en disposions pas ici et ne pouvions pas non plus en attendre ainsi, devant faire vite, l'idée des filets fut proposer.
Les oiseaux ne furent repérer que trop tard, les yeux ennemis étaient poser sur nous et les oiseaux lâchèrent leur filets des cieux, le but n'était pas de bloquer ou blesser l'ennemi, mais de l'humilier, de faire en sorte qu'ils nous prennent en chasse ! Les cavaliers s'en retournèrent à leur poste, quelques flèches furent tout de même tiré du coté orques, je savaient cette stratégie quelque peu dangereuse, mais nous devions les amener dans ces pièges !

Notre armée commença sont avancé lente et sur dans les marais. Et moi, avec quelques cavalier elfes, nous en allèrent dans les bois, attirant des forces orques dans une embuscade alors que les marais serait le lieu de confrontation de l'armée principale.
Rentrant dans les bois, je me protégeais de mon bâton, je savait que la lumière de ma protection, instillerait la peur dans leur cœur et aussi la haine et la colère. Une fois dans la forêt, je quittais ma monture pour une position aérienne plus sur et surtout salvatrice !

Alignant quelques mots d'Iglishmek à mes troupes, nous étions prêt, arc pour ma part et arbalète pour la leur. Les corbeaux, prêt à fondre de leurs serres et de leur becs pour certains, les autres préparait leurs filets pour venir en aide aux troupes du marais lorsqu'ils seront assez proches des orques.

Les orques s'enfoncèrent dans le petit bois, le premier carreaux fusa, il n'en fallait pas plus pour que d'autres fusent sur les troupes ennemis ! Les prenant à revers, Sedryn vint en encorner quelques uns, certains le poursuivirent dans les bois vers d'autres embusquer. Traversant les branchages, je cherchais les premiers archer ou arbalétriers de l'ennemis à venir ici. Ils étaient notre seul vrai point faible, les troupes aux sols étaient facilement vaincus dans cette embuscade, voyant les premiers problème, je les assénais de flèche avant de sauter des branchages !
Au sol, je frappais de mon bâton la terre, la magie en découlant provoquant un flash de lumière qui reversa les orques que je m'empressais d'achever de ma lame. Shalla'dor briller de toutes ses couleurs en la présence des forces du mal. Et mes yeux virent d'autres problèmes, la cavalerie ouargues approchaient et quelques trolls aussi ! Les ouargues pouvaient sauter bien haut et escalader quelques arbres et les trolls avaient assez de forces pour en déraciner quelques uns, il me fallait me hâter et ainsi j'hurlais à mes hommes :


- Ouargues et trolls approchent, tenez bons !

D'autres gardes-corbeaux m'avaient suivis, peut-être bien à cour de carreaux ou bien pour attirer des orques dans les pièges que nous avions préparer !
Je jetais un rapide coup d’œils à l'encontre du champs de bataille principale alors que les oiseaux de nouveau s'envolait armé de filets, puisses-tu me revenir ma sœur ...





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MessageSujet: Re: [EVENT] Le Déluge   Sam 13 Jan 2018 - 23:20
Mon frère et moi avions reçu un message de la plus haute importance en provenance de Mithlond. Un corbeau était venu nous prévenir que les orques avaient pris d'assaut la ville, menaçant de submerger rapidement les forces en présence. Je m'inquiétais de la possibilité que mes hommes restés sur place ne subissent cet assaut de plein fouet. Venir jusqu'ici pour finir de cette façon était rigoureusement impensable ! Mais après tout… Nous étions bien venus afin d'aider les peuples libres, n'est-ce pas ? L'occasion de le faire s'était présentée plus rapidement que prévu, voilà tout. C'était pour nous l'occasion de faire nos preuves.

Araekin et moi avions discuté d'un plan avant de prendre la route. Nous avions renvoyé le corbeau messager afin de prévenir mes hommes partis accompagner dame Lalwendë de nous rejoindre au plus vite sur le champ de bataille. Pendant que nous organisions notre action, une chose nous était parue évidente : nous ne pourrions combattre côte à côte. Nos styles de combat différaient bien trop et nous ne serions guère complémentaires dans une bataille rangée. Nous avions donc prévu qu'il essaie d'attirer les orques dans un piège tandis que je prendrai à revers les forces qui se présenteraient à lui. Mon petit escadron ne ferait peut être pas une grande différence, mais nous pourrions aisément déstabiliser l'ennemi afin d'offrir un répit aux défenseurs de la ville. J'espérais secrètement que mon second me verrait depuis les remparts et comprendrait que je ne l'avais pas abandonnée. Melusiel et moi avions vécu tant de choses toutes les deux… Je n'aurais supporté qu'elle m'abandonne, pas plus que je ne l'aurais abandonnée moi-même.

Pour commencer, j'avais décidé d'essayer d'éliminer les éventuels groupuscules  qui seraient restés à l'écart. J'étais convaincue que les orques auraient posté des troupes en surveillance au cas où des renforts viendraient. Mon but premier serait de les éradiquer avant qu'ils n'aient pu prévenir de notre arrivée. De cette façon, lorsqu'Araekin mettrait son plan à exécution, nous pourrions lui venir en aide. Et si j'arrivais à venir assez près… Peut être pourrais-je expliquer mon plan à Melusiel, afin qu'elle organise une attaque coordonnée à la nôtre. Si j'arrivais seulement à la voir, même de loin…

Le plan était ainsi prévu. Nous prîmes bien vite la route, mon frère et moi, profitant de la vitesse et de l'aisance de nos montures. Mes hommes s'étaient fait fournir des chevaux elfiques afin de pouvoir nous rejoindre au plus vite. Ils se retrouvèrent bien vite avec nous, et un bon pressentiment me prit. J'étais sûre que tout se passerait bien… C'était là non seulement l'occasion de venir en aide aux elfes de Mithlond, mais également de prouver ma valeur aux yeux de mon frère et du monde. J'avais presque hâte d'en venir aux combats et de m'illustrer sur le champ de bataille…

Une fois arrivés à proximité, nous nous séparâmes tandis qu'Araekin prenait la tête d'une troupe de rôdeurs. Curieuse association, mais enfin… Pour ma part je me séparai de lui le cœur lourd, après l'avoir tout juste retrouvé. Je fis bonne figure et souhaitai du fond du cœur que tout ce passe bien pour nous deux. Levant le bras, j'indiquai notre direction à mes hommes. Nous n'étions qu'une vingtaine, moi comprise. Chacun ici m'accompagnait depuis des siècles, et j'avais une confiance aveugle en eux. Aujourd'hui, ils ne me confiaient pas seulement leurs espoirs, mais surtout leurs vies. Je n'avais pas droit à l'erreur.

Après avoir cheminé quelques heures depuis notre séparation, je choisis un emplacement idéal pour un bivouac. Bien situé, l'endroit nous garantissait d'être invisibles tout en voyant venir tout individu suspect. Nous installâmes un camp sommaire, légèrement surélevé. L'ozone me brûlait les narines et l'humidité ambiante annonçait un orage. Ou du moins, une belle averse… C'était bon pour nous, assurément. J'avais entendu dire que les serviteurs de Morgoth craignaient l'eau presque autant que la lumière de la soleil. Une fois le camp installé, nous décidâmes d'un tour de garde et je pris trois de mes plus courageux hommes pour effectuer une première reconnaissance dans les environs. Nous prîmes la route à pieds, discrètement, ne laissant ni trace de pas dans le sol boueux ni frémissement de végétation sur notre passage.

J'inspirais lentement, me fondant dans les ombres. J'avais revêtu mon armure en cuir de mallorn, ma cape elfique nouée sur ma poitrine de façon à dissimuler le joyau qui y brillait. J'avais opté pour des lames moins tape à l'œil que mes armes habituelles, leur éclat bleu à l'approche des orques risquant de révéler notre présence. D'un signe de main, j'indiquai à mes compagnons de s'écarter quelque peu de moi, restant dans mon champ de vision mais couvrant une plus large zone. Nous évoluions rapidement, sans un bruit, alors que la pluie commençait à tomber au dessus de nous…

Au bout d'une vingtaine de minutes, un mouvement à la périphérie de mon champ de vision attira mon attention. Sur la droite, l'un de mes gars m'adressait un petit signe de main en direction de quelque chose que je ne pouvais voir d'ici. D'un geste, j'indiquai à mon compagnon sur la gauche de me rejoindre, sachant qu'il passerait le mot à son tour. Il y avait quelque chose de ce côté et nous devions y jeter un œil. Il ne nous fallut que quelques minutes pour nous rassembler. De cet endroit, nous apercevions un petit feu de camp et de l'agitation. Quelques échos de beuglement d'orques nous indiquèrent bien vite qu'ils se cachaient tant bien que mal des pluies torrentielles qui s'abattaient maintenant sur la région.

Aussi discrets que des courants d'air, nous nous approchâmes du campement, le cœur battant. Ils avaient probablement posté un garde, aussi indiquai-je à notre archer le plus émérite de se saisir de son arme. L'œil vif, il eut tôt fait de repérer l'orc juché sur une hauteur, tentant désespérément de s'abriter de la pluie sous une large pièce de tissus rapiécé. Un signe de ma part suffit à signer son arrêt de mort, une flèche en travers de la gorge. Profitant de ce que personne n'eût encore remarqué sa chute, nous nous élançâmes en direction du camp. Il ne nous fallût que quelques instants pour y parvenir, dissimulés derrière les tentes puantes de ces créatures.

D'un geste j'indiquai à deux de mes camarades de contourner le camp par la gauche, tandis que l'archer et moi prendrions à droite. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous nous séparâmes. Le mot d'ordre était simple : Vitesse et discrétion, pas de quartier. Contournant la toile huilée, j'aperçus bien vite celui qui serait ma première victime dans cet assaut. Grand et occupé à examiner son énorme gourdin, il me tournait le dos. Un coup d'œil me suffit à apercevoir l'un des miens, de l'autre côté, à proximité d'un gobelin maigrichon. Une soudaine pulsion s'empara de moi : un ardent désir de verser le premier sang. Sans plus réfléchir, je m'élançai, une lame au clair, saisissant ma proie par une touffe de cheveux gras et emmêlés. D'un geste, je lui tranchai la gorge, son sang chaud et visqueux s'écoulant à gros bouillons sur ma main dans un gargouillis écœurant.

Lâchant le corps sans vie de mon adversaire, je le laissai choir, pris de derniers soubresauts, vestiges de son dernier souffle qui l'avait quitté. Face à moi, le gobelin tombait également inanimé, tandis qu'un cri d'alerte retentissait non loin, se terminant dans un bruit indescriptible. Réduit au silence par un trait de mon binôme, le coupable s'effondra d'un coup. Sans perdre une seconde, je dégainai ma deuxième épée et m'engageai dans une danse effrénée, repoussant inlassablement mes adversaires tout en esquivant les coups de mes ennemis.

L'avantage de mon armure était l'extrême agilité qu'elle me permettait, indispensable à mon style de combat. Insaisissable, je glissait comme de l'eau entre les coups des orques, profitant de la moindre ouverture pour trancher dans les chairs offertes. Mon avancée spectaculaire m'éloigna de mes compagnons, qui se battaient de leur côté sans le moindre signe de fatigue ou d'inquiétude. Hélas, je perdis peu à peu contact avec la réalité et me retrouvai soudain nez à nez avec un troll qui me dépassait de deux mètres au moins, prêt à m'asséner un coup de hache. Les yeux écarquillés par la surprise, j'esquissai un pas de côté, juste à temps pour éviter de finir le crâne défoncé par cette arme massive.La lame effleura mon bras, glissant sur le cuir qui me protégea efficacement.

Je me retrouvai bien malgré moi engagée dans une situation délicate : la lenteur relative de mon adversaire m'avantageait, mais il était nettement plus puissant que moi et son cuir épais ne me permettait pas de le trancher aussi facilement que ses petits camarades… Un coup d'œil par-dessus mon épaule me suffit à constater que mes compagnons étaient aux prises avec leurs propres adversaires et ne pourraient me venir en aide. Par conséquent, j'inspirai à fond, me préparant mentalement à éliminer seule cette menace inopportune.

Profitant d'un coup de hache qui l'emporta dans son élan, j'esquivai agilement la créature en me glissant derrière lui afin de lui sectionner les tendons à l'arrière du genou gauche, espérant le déséquilibrer du même coup. Ma lame pénétra à peine dans la chair, occasionnant un cri de douleur, mais ne parvenant pas à atteindre mon objectif. J'hésitai un instant, essayant de trouver un endroit où le cuir moins épais me permettrait de toucher au but. Cette demie seconde donna l'occasion au monstre de m'étourdir d'un coup du plat de sa hache. Je poussai un cri de douleur mêlé de surprise et titubai en secouant la tête, sonnée. Je devais reculer pour éviter qu'il ne profite de son avantage pour me tuer, aussi effectuai-je un bon maladroit sur le côté. Je pestai dans ma langue natale et extirpai de ma gorge un cri de guerre, destiné davantage à moi-même qu'à mes hommes. Je ne pouvais reculer, et encore moins mourir d'une façon aussi stupide et déshonorante !

Resserrant ma prise sur mes lames, je plissai les yeux et m'élançai avec une hargne telle que le troll recula d'un pas. Je profitai de ce presque retrait pour le harceler de coups rapides destinés à le forcer à se mettre en garde. La manœuvre l'incita à baisser les bras pour bloquer mes attaques, fermement campé sur ses jambes. J'en profitai pour réitérer ma première manœuvre, m'attaquant une deuxième fois à la blessure que je lui avais déjà infligée à l'arrière du genou. Profitant de la blessure ouverte dans sa peau, ma lame parvint enfin à pénétrer profondément dans la chair, tranchant muscles et tendons jusqu'à l'os. La créature s'effondra, déséquilibrée et hurlant de rage et de douleur. Imperturbable, je poursuivis dans ma lancée et lâchai l'une de mes épées pour saisir le poignard à ma ceinture. D'un bond, je grimpai sur le dos du troll et plantai ma seconde épée dans son épaule afin de maintenir mon équilibre. Ainsi assurée de ma prise et profitant qu'il tentait de retirer cette lame de ces chairs, Je lui enfonçai mon poignard dans la nuque. Je dus m'y rendre à deux reprises, mais le cuir finit par céder et j'utilisai cette ouverture pour asséner un dernier coup qui s'introduisit jusqu'à sa colonne vertébrale, occasionnant un frémissement généralisé et un dernier râle alors que la bête mourrait enfin sous mes coups. Je sautai sur le côté, abandonnant épée et poignard là où ils s'étaient enfoncés.

La terre trembla sous la chute du monstre et je jetai un coup d'œil alentours pour voir où en étaient les hostilités. Deux de mes hommes étaient debout à l'entrée du camp, leurs armures tachées du sang de nos ennemis. Je fronçai les sourcils, cherchant en vain notre archer… Que je finis par apercevoir non loin de moi, son arc bandé. Plus aucun de nos adversaires n'était debout. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre qu'un trait planté dans l'œil du troll m'avait aidée à garder l'avantage et je remerciai mon camarade d'un signe de tête.

"Vérifiez qu'ils sont bien tous morts. Si ce n'est pas le cas, achevez les
, ordonnai-je d'une voix ferme. Et fouillez les tentes, récupérez tout ce qui peut l'être."

J'eus le plus grand mal à extirper mon épée des chairs fumantes de mon dernier adversaire, mais y parvint tout de même. Mon poignard fut plus difficile à atteindre, et je dus me résoudre à briser les os entre lesquels il s'était fiché pour enfin le sortir de là. Le bilan était plutôt positif. Nous avions éliminé un troll, neuf orques et trois gobelins. D'après l'archer, nul ne s'était enfui du camp, nous garantissant que l'ennemi n'aurait pas vent de notre action. A première vue, les tentes ne renfermaient rien d'exceptionnel… Jusqu'à ce que nous arrivions à la plus grande, probablement celle du troll. Un elfe s'y trouvait, fers aux pieds et le visage bleui par de nombreuses blessures. Hélas, il était inanimé et je priai qu'il ne soit pas mort, tandis que nous le rapatrions à notre camp. Avec un peu de chance, il disposait de davantage d'informations que nous sur le conflit en cours…

HRP:
 
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Araekin NirokiniNombre de messages : 500
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MessageSujet: Re: [EVENT] Le Déluge   Lun 15 Jan 2018 - 21:06
Les combats s'intensifiaient, aussi bien dans les bois que dans ce bourbier qui servait de champ de bataille à nos troupes. On ne pouvait rien rater des combats, le fracas des épées, les hurlements des hommes, des orques, des nains et des elfes retentissaient dans l'ancienne plaine devenus marais. Ce a quoi se mêlait hennissement, crie rauque de ouargue et bien sur les bruit gutturaux des olog en marche !
Enfin tout ... en réalité, d'ici je ne voyais que le combat dans mon bois et celui dans les plaines, je ne savais rien du combat des rôdeur Dunedain ainsi que de celui mener par ma sœur et quelques petits groupes d'elfes et de rôdeur aller attaquer les camps par derrière. Une bonne initiative pour sauver les possibles esclaves ainsi que les prisonniers de guerre, mais ... peut importe ce combat, les camps devaient encore être quelque peu surveiller c'était sur, les orques et les hommes d'Angmar n'auraient pas laisser des camps sans surveillances, pas si prêts des terres des rôdeurs !
Je le savais, j'avais peur pour ma sœur, je n'avais pas peur de la mort, les elfes ne la craignait aucunement et bien qu'au début de ma vie en ces terres, je fus triste de perdre des proches et des amis, je savais que ce n'était en rien leur fin. Je regrettais surtout les hommes et les hobbits, dont le destin m'était impossible, le cadeau des hommes m'empêchait de les revoir. Mais nains et elfes seraient de nouveau là eux et ainsi je n'étais pas terrifié a l'idée que ma sœur si chère ne meurt non. Ma seule peur était de la perdre alors que je venais de la retrouver et que, surement, elle ne puisse ou même ne veuille s'en retourner ici, maintenant qu'elle était là, je ne devais aucunement la perdre !

Je continuais à me battre avec mes hommes dans le bois ! J'avais après tout accepter l'offre de Kili lors de la guerre du Mur, celui de dirigé les forces naines lorsqu'il m'en plaisait et aujourd'hui, je les dirigeais ! Et je ne serais point de ces hommes qui laissent leurs hommes à un cruel destin en allant flâner à des occupations leur semblant plus importantes.
M'embusquant dans un arbre, j'attendais le passage des cavaliers ouargues et lorsqu'ils furent en dessous, je sautais sur l'un des derniers, lâchant la corde de mon arc qui alla planter une flèche dans l'un des orques devant moi. Celui en dessous fut transpercer de mon épée que je sortais rapidement pour me délester de sa personne. Reprenant de nouvelles flèches, je fis en sorte de tuer le plus de ouargues possible, tentant d'emporter leur cavalier avec eux et achevant ceux que je pouvait bien sur !
Le ouargue sur lequel je fus se cabra néanmoins peu après, ne me laissant en avoir qu'un petit nombre, tant bien que mal je tentais de me rattraper alors que j'étais propulser sur un arbre. Je percutais de plein fouet l'écorce de ce pauvre hêtre qui n'avait pas demander à participer à de tel bataille, pauvre ami, tu en auras vécu et surtout vue des choses en ce jour.

Le ouargue qui m'avait ainsi salement projeter se rapprocha de moi alors rapidement, sautant en ma direction il fut empaler sur les bois de Sedryn qui se stoppa rapidement, ses sabots glissant quelque peu sur le sol boueux alors que la carcasse du ouargue se lâchait devant lui suite à cet arrêt brusque. Je me tenais les côtes, murmurant quelques paroles elfiques pour calmer ma douleur, je n'avais pas le temps de faire de meilleur soin et n'en avait pas le besoin. Aussitôt je montais sur Sedryn et nous commencions une longue traque dans les bois, j'avais vue un troll entrer, les cavaliers m'avaient emmener loin, mais nous devions le retrouver !
Regardant ça et là, je voyais mes hommes harassant de flèches de pauvres orques à pied ne comprenant rien et tentant de se cacher et des cavaliers se faire tuer par ces mêmes carreaux alors qu'hommes du nord et nain pleuvait du ciel sur leurs échines !


-Sedryn, ils se débrouillent bien, allons en aide aux Dunedain, je veux m'assurer qu'il en est de même !

J'avais lâcher ces mots en sindarin, nous devions faire vite, je devais m'assurer que nos alliés allaient pour le mieux ! D'autres coups d'oeil dans les bois me firent voir les cavaliers elfes qui m'avaient accompagner s'en retourner au combat, fauchant les orques et les hommes d'Angmar sur leurs passages et pourchassant les ouargues.
Puis alors se dressa un troll devant moi et Sedryn, bouclier au bras, bien que ce ne fut en réalité qu'une immense plaque de métal noirâtre et aplatis, encore bosselé des coups de marteaux qui l'avait formé. Il voulait nous arrêter et main et bouclier tendus, s'apprêtait à le faire et il l'aurait fait bien sur si je n'eut été magicien !
D'un geste, reprenant mon bâton en main, je le levais droit vers lui alors que la pierre à sa tête s'illuminait tel un soleil ! L'olog aveuglé et apeuré par cette lumière diurne leva les bras pour se protéger les yeux, bien trop habitué a la lumière plus simple des torches ou bien plutôt car en ce jour, car nous étions bien en journée, le soleil était caché par d'épais et sombre nuage desquels tombait des trombes d'eaux.
Ainsi bras lever, Sedryn se baissa dans sa charge, son corps, mais surtout sa tête afin d'empaler l'olog de ses bois ! Alors qu'il s'arrêtait progressivement je sautais sur l'olog, abattant mon bâton sur sa tête afin de le décrocher des bois de Sedryn. Tête baissé et arrêté, Sedryn, en partis grâce a mon geste fut délesté de l'olog que mon coup de bâton avait achevé et repartant à la charge, je montais élégamment sur l'animal dans un mouvement gracile alors que nous repartions à la charge !

Sur le chemin, je traversais le champs de bataille, brandissant Shalla'dor de ma main droite je fauchais les ennemis à porter et son éclat aux couleurs de l'arc-en-ciel en emplissait le cœur ténébreux de peur, alors que mes alliés, eux, voyaient leur espoir et leur courage ravivé par l'éclat lumineux iridescent de l'arme. De ma main gauche, mon bâton frappait plus aisément mes ennemis, mon épée ici me servait peu et était plus un symbole qu'une arme une fois monté ! Mon bâton, plus long, était bien plus apte au combat monté et étant magicien, mes ennemis apprirent à leur dépend qu'une lance était une arme bien moins puissante en comparaison.
Hélas dans le cœur de la mêlée, des cavaliers d'hommes, monté sur leur chevaux aux teints sombres se mirent en chasse de ma personne, accompagner de ouargue. J'étais pris en chasse par des numénoréens noirs à n'en point douter, je doute que les cavaliers d'Angmar soient de simples hommes, et il fut logique que le magicien soit prit pour cible ! J'étais une épine dans le pied de Saroumane, comme les istari l'était. Ainsi poursuivis, je me débattais alors que les cavaliers ennemis tenait de m'encercler, je devais réagir à cette situation rapidement, autrement Sedryn et moi étions tous deux morts.

-Sedryn, fonce dans la forêt, aide les rôdeurs, je te rejoins tout de suite !

Alors que je disais ces mots, je m'étais progressivement relever sur le dos de Sedryn, m'assurant de ne pas tomber et lorsque j'eus terminer ma phrase, je me jetais du dos de Sedryn sur le cavalier à ma droite. Atterrissant derrière lui, je le surinais d'un coup de ma dague et me délestait de cet homme, prenant les brides de son cheval je fis en sorte de rentrer avec force dans un autre cavalier, épée sortis afin de le transpercer, je lui tranchais un bras et le coté alors qu'il tombait mort de sa monture.
Hélas les hommes d'Angmar n'étaient pas mes seuls ennemis et un ouargue sauta sur mon cheval, griffe et croc dehors. Son cavalier, tentant peut-être de m'imiter, profita de ce bond pour sauter sur moi, son javelot de fer sortis, il tenta de me l'enfoncer dans le dos mais je fus sauver par ma cote de mithril qui fit dévier le coup le long de mon coté.
Néanmoins, cela fit cabrer ma monture et nous chutions tous deux plus loin, les cavaliers nous passèrent dessus lui se fit piétiner a mort par les siens et j'aurais put subir le même sort, mais mon bâton me fut fort utile pour me protéger, repoussant le cheval qui tenta ainsi de m'écraser dans une impulsion forte qui le fit aller de coté et le flash en découlant effraya les autres de me passer dessus.

Je n'étais pas hors de danger, je les vis refaire quelques mètres plus loin demi-tour, je ne pouvais pas me soustraire à leur sort bien longtemps ainsi à pied et je n'étais pas en surnombre dans mon petit groupe de une personne. Profitant de leur distance, je prit mon bâton à pleine main, mon épée coller à lui comme je ne la lâchais pas, palabrant quelques mots en vanyarin ici, me concentrant sur leur approche et palabrant tout le long.
Lorsqu'ils furent assez proche, je plantais mon bâton en diagonal dans le sol boueux et meuble couvert d'immense flaque par cette pluie qui n'en finissait plus ! Là jaillit réellement ma magie, celle que mes maîtres istari m'avaient enseigner, le sol meuble s'éleva dans une immense masse liquide de boue et de touffe d'herbe, encombrer de quelques pierres en une grande vague. Avançant et s'élevant, la vague prit la forme d'un immense ours brun qui n'était pas sans rappeler ce chère Beorn lorsqu'il était dans ses périodes les plus sauvages ! Les chevaux, les ouargues, les hommes et les orques prirent peur bien sur de cette grande vague, mais dans leur élan, ne purent l'éviter. C'était comme un ours, dressé sur ses pattes qui s’affaissait sur eux, mais avec le poids d'une grande terre boueuse. Ils furent écraser par l'immense masse de terre, d'herbe, d'eau et de pierre que j'avais fait s'élever ainsi vers eux, à moitié enterré sous cette affreuse boue.

Me ressaisissant, je me remis en route vers le bois où se trouvait les Dunedain, mais discrètement. J'en avais déjà beaucoup fait, la magie, surtout la magie physique était éprouvante pour le corps et mes acrobaties précédentes ainsi que la concentration dont je faisais preuve pour me battre était tout autant éprouvante. Je ne pouvais pas juste foncer maintenant et m'en remettre à quelques tours et des pirouettes de saltimbanque et c'est pour cela que je reprit rapidement le chemin des branches afin de rester cacher à la vue de mes ennemis.





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La Danse-Lame

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MessageSujet: Re: [EVENT] Le Déluge   Mer 17 Jan 2018 - 17:21
Toute la nuit, puis la journée durant, nous nous relayâmes afin de balayer les petits camps orques des environs. Par groupes de quatre, nous combattions vaillamment. Les quatre de retour se reposaient tandis que deux des autres membres de l'équipée montaient la garde. La dizaine d'hommes restant se reposait également ou se préparait à mener le prochain assaut. Telle une machine bien huilée, nous fonctionnions parfaitement bien, sans heurt et sans surprise. Après avoir découvert la présence de trolls même parmi les camps reculés, nous avions décidé de nous munir de nos armes elfiques habituelles, quitte à perdre un peu en discrétion.

Peu à peu, notre camp se remplissait de choses diverses, mais surtout des prisonniers que nous avions retrouvés par endroits. Moins de vingt quatre heures après le début de nos raids, sept elfes avaient été rapatriés et examinés par nos soins. Certains étaient dans un état si pitoyable que je préférais ne pas savoir ce qu'il leur était arrivé. D'autres avaient été capturés plus récemment et avaient encore en eux la force de combattre. Aussi les avions-nous soignés, équipés, et préparés à prendre part à l'assaut. Seuls trois de ces pauvres âmes souhaitaient rester à l'écart et j'aimais mieux qu'il en soit ainsi. On ne peut combattre comme il se doit la terreur au ventre, et ces âmes là méritaient bien le repos qu'elle réclamaient.

L'un de leurs prisonniers, qui avait été capturé deux jours plus tôt, se révéla d'une aide précieuse pour nous. L'homme était un fantassin elfe gradé, bien qu'au bas de la hiérarchie. Il avait vu Mélusiel et la certitude qu'elle fût encore en vie ajoutait à la vigueur du feu qui brûlait en moi. Grâce à notre informateur impromptu, nous pûmes apprendre les grandes lignes du plan de défense de la cité. Il avait été traîné sur trois camps différents avant de terminer là où nous l'avions trouvé, aussi pût-il nous donner leurs positions approximatives et nous confier le nombre et la nature des défenseurs orques qui s'y trouvaient. Un avantage non négligeable, qui nous permit de nous préparer.

A la tombée de la nuit vint de nouveau notre tour d'aller titiller un peu l'ennemi. Equipée cette fois de mes lames habituelles, d'excellente facture et que j'avais tout spécialement aiguisées pour cette sortie, je me sentais plus forte que jamais. Bien que leur éclat bleu pâle permanent soit particulièrement dérangeant, il avait l'avantage de me rappeler à chaque instant qu'une quantité non négligeable de serviteurs de Morgoth étaient là, tout près, commettant des atrocités envers nos frères du Lindon. Nous avions convenu que cette fois, nous partirions à huit afin de prendre d'assaut le plus grand des trois camps traversé par notre informateur tiré des griffes de l'ennemi. Il tenait lui-même à faire partie du groupe, ce que je ne pouvais lui refuser. Deux trolls sévissaient là bas et je ne tenais guère à ce que nous finissions avec une hache en travers du crâne. Une fois prêts, nous prîmes la route, file silencieuse et mortelle guidée par notre rescapé.

Nous avancions vite et sûrement, nos armes au fourreau afin de dissimuler tant que possible notre présence à l'ennemi. Il ne nous fallût qu'une trentaine de minutes pour parvenir à notre objectif et nous nous disposâmes lentement autour du camp, le contournant pour mieux l'encercler. La consigne n'avait pas changé : pas de quartier. Nous devions attendre mon signal avant d'attaquer comme un seul homme et je ne perdis pas de temps. Saisissant l'une de mes dagues de lancer, je visai soigneusement la sentinelle gobelin qui trônait dans un arbre non loin de leur feu de camp. La lame fendit les airs aussi sûrement qu'une flèche et se planta en travers du crâne luisant de la créature. Emporté par l'élan de mon attaque, le gobelin fut projeté en arrière et au bas de son perchoir, s'écrasant dans le feu. La gerbe d'étincelles et de flammes qui en résultat attira l'attention de tous ses immondes compatriotes, nous permettant une attaque surprise rapide et efficace.

En quelques instants, il ne restait plus que les trolls et deux orques plus grands que la moyenne debout. D'un geste, j'indiquai à la moitié de mon groupe de s'occuper du troll de droite, tandis que les autres prendraient celui de gauche. Pour ma part, je faisais face à des orques particulièrement laids, l'un chauve et couvert de cicatrices recousues par des points qui semblaient empirer la chose plutôt que de l'améliorer, et l'autre curieusement couvert. Il portait une armure intégrale qui dissimulait complètement sa peau et une étrange sacoche pendait à sa ceinture. J'ignorais ce qu'elle pouvait bien contenir, mais cela ne me plaisait pas. Jusque là nous n'avions eu à faire qu'à des combattants "réguliers", si j'ose dire. C'est pourquoi nous remportions inlassablement chaque escarmouche : nous étions techniquement bien meilleurs qu'eux. Mais s'ils commençaient à avoir recours à quelque fourberie de leur race… Cela risquait de changer la donne. L'étrangeté de ce spécimen là expliquait que je me les sois réservés.

Attentive au moindre de leurs mouvement, j'esquissai un pas de côté, cherchant du regard une faille dans leur défense. Aussitôt, le chauve se posta devant son compère, m'indiquant ainsi que ce dernier avait besoin d'une protection afin d'agir. J'ignorais ce qu'il pouvait bien faire mais cela ne m'inspirait aucune confiance. Ma conviction d'avoir affaire à quelque mauvais tour se renforça lorsqu'il se mit à fouiller dans sa sacoche. Je tentai une feinte vers lui, pour voir ce qu'il faisait et, peut être avec un peu de chance, réussir à passer son défenseur.

Ce dernier réagit au quart de tour et m'intercepta de sa masse, d'un coup si formidablement puissant qu'il en fit vibrer mon corps dans son entièreté. Bien que plus petit que les trolls, cet être là était plus fort que je ne l'avais soupçonné au premier abord. Je m'engageai aussitôt dans un duel contre lui, sans cesser de jeter des coups d'œil inquiet à son acolyte. Plus rompu au combat que mes adversaires précédents, il répondait parfaitement à chacun de mes coups, avec une brutalité inégalée. Mes os tremblaient à chaque coup et je pris bien vite le parti d'esquiver plutôt que de parer ses attaques. Les secondes s'écoulaient, se muant en minutes de plus en plus longues…

Soudain, un sifflement aigu attira mon attention et j'évitai de justesse une espèce de flèche miniature empennée de rouge. Celle-ci se ficha dans le montant d'une tente juste derrière moi, m'exposant du même coup aux attaques de l'affreux chauve. Celui-ci profita de l'occasion pour m'enfoncer sa masse dans le ventre, ce qui me fit expirer d'un coup, quelques gouttes de sang s'expulsant de ma gorge sous la force de l'impact. Le cuir de mallorn de mon armure encaissa bien le coup et m'évita probablement de finir avec la cage thoracique écrasée, mais le monde se mit à tanguer autour de moi.

Ma respiration se fit sifflante et un goût métallique envahit ma bouche. Cette créature réussirait bien à me tuer si je ne me débarrassais pas d'elle séance tenante ! Consciente de l'enjeu de ma manœuvre, je me concentrai autant que possible malgré mes vertiges et effectuai une passe particulièrement habile, qui déboucha sur la chute du bras droit de mon adversaire, dont la masse s'écrasa au sol dans un bruit sourd. Un demi-tour sur moi-même me donna l'occasion de lui trancher la tête et de faire face au dernier orc debout. Celui-ci c'était désintéressé de moi, jugeant manifestement que son camarade remporterait aisément le duel.

La nuit était tout à fait tombée sur nous durant notre combat et les petites lumières qui dansaient devant mes yeux après le coup de masse ne me permettaient pas de discerner clairement l'avancement de la bataille de l'autre côté du camp. Je n'entendais plus mugir les trolls, mais je pouvais percevoir quelques cris de douleur de mes compagnons tandis que les autres convergeaient dans ma direction. Un nouveau sifflement parvint à mes oreilles mais je ne l'évitai pas, préférant m'assurer que la vie du responsable s'arrêterait là. J'y récoltai une égratignure sur le visage et une croix supplémentaire à mon tableau de chasse. Il ne fallut que quelques secondes pour que cette blessure minime se mette à me brûler.

"Ce sont des flèches empoisonnées, ma dame…
Signala l'un de ceux qui étaient encore debout.
-Rassemblez les blessés, nous devons retirer ce mal de leurs corps avant qu'il ne les dévore de l'intérieur."

Je m'essuyai la joue d'un geste presque nonchalant, bien que la brûlure s'intensifiât de seconde en seconde. D'autres étaient plus atteints que moi par ce poison et je réclamai que l'on m'amène une des fléchettes afin d'examiner le poison qui les recouvrait. Tandis que mes hommes ramenaient les blessés, qui n'étaient que trois, je pris le temps de jauger la substance noire responsable de leur souffrance. La chaleur qu'exhalait la substance ne laissait que peu de doutes quant à la nature de ce poison. J'en avais déjà vu, mais pas dans cet usage là… Nous autres, elfes, sommes catégoriques quant à l'usage de poisons.

"C'est de l'essence de Symplocarpe fétide, je pense. Amenez-moi ceux qui ont été touchés de plein fouet."

Une estafilade comme la mienne serait certainement sans conséquence, mais à forte dose ce produit pouvait causer des difficultés respiratoires, le coma ou la mort. Je ne pouvais me permettre de perdre un de mes hommes par négligence, aussi devais-je agir rapidement. Une chance pour eux, j'avais un talent pour les soins magiques. Malgré ma relative incompétence pour les arts magique où mon frère semblait exceller, je le dépassais aisément dès lors qu'il était question de guérir. C'était aussi naturel pour moi que de respirer et je n'eus aucun mal à retirer les toxines des plaies, extirpant par là même la sensation de brûlure. Hélas, le procédé était fatigant et une fois le dernier des mes hommes apaisé, je n'avais plus guère de forces pour soigner ma propre blessure. J'estimai que je n'avais pas intégré suffisamment de poison pour courir de réel danger mis à part la douleur aussi décidai-je de faire avec.

"Qu'avez-vous trouvé dans le camp ?
Demandai-je d'un ton las en me préparant à rentrer à notre bivouac.
-Trois prisonniers, ma dame. Quelques armes probablement récupérées sur les cadavres de nos alliés… Et un coffre rempli de contenants soigneusement fermés.
-Probablement la malle de poisons de cette ignoble créature, supputais-je en désignant d'un geste vague la direction du cadavre de mon dernier adversaire.

-Que doit-on en faire ?
-Brûlez la. Que nul n'utilise plus ce procédé indicible. Cela sera ça de moins dont nous devrons nous inquiéter. Rentrons, maintenant. Nous devons nous préparer pour la bataille."
terminai-je en jetant un œil au ciel à travers les branches agitées par le vent.

Nous avions prévu de nous retrouver au matin, Araekin et moi, afin d'infliger un assaut massif aux forces ennemies. Il convenait de nous reposer jusque là. Hélas, je n'avais pu contacter Mélusiel. Mais le temps manquait et je ne pouvais me permettre de m'exposer en allant trop près du mur sans protection. Déplacer la compagnie était exclu pour l'instant, car le risque d'être repérés en charriant les blessés que nous avions récupérés dans les camps était trop grand. Quelques instants plus tard, j'épaulais l'un des prisonniers que nous avions délivré, menant notre équipée en direction de notre campement. J'étais épuisée d'avoir fait ainsi usage de la magie et ma blessure, bien que peu profonde, me donnait des sueurs froides. Les bords de la plaie piquaient en un constant rappel de la dangerosité de notre situation.

Nous cheminions silencieusement et je me pris à réfléchir à la possibilité que cette estafilade me laisse une affreuse cicatrice en plein milieu de la joue. Cette perspective me fit frissonner. Devoir abîmer mon visage de la sorte serait plus que regrettable et mon cœur se serrait en imaginant le reflet que me renverrait mon miroir. Instinctivement, je portai la main à ma joue et eut un haut le cœur en prenant conscience de la taille de ma blessure. Sept centimètres de long, au bas mot. Heureusement, elle n'était pas large et peu profonde, aussi m'en sortirais-je peut être sans séquelle. Du moins l'espérais-je du fin fond de mon cœur.

Une fois arrivés, je me délestai de l'homme que je portais, qui avait sombré dans l'inconscience quelques minutes avant que nous ne touchions au but. Je chancelais et laissai de bon cœur mes hommes se charger du reste. Installée dans ma tente, je me saisis de mon miroir de voyage et examinai mon reflet. L'affreuse estafilade rougeoyante tranchait sur le blanc de ma peau et je ne parvenais à en détacher mon regard. Je levai une main, dans l'idée de me guérir suffisamment pour que plus rien ne viennent troubler ma beauté, mais contint mon geste à mi parcours. Si j'utilisais de nouveau la magie maintenant, serais-je en mesure de me battre le lendemain ?

Je poussai un soupir et laissai retomber mon bras. M'enfouissant dans ma couverture de voyage, je songeai avec une pointe de regret qu'il valait mieux que je sois laide, efficace et vivante qu'aussi belle que jamais, mais inutile voir morte…

Au moins, l'aube m'amènerait sûrement aux côtés de mon frère, à la rescousse des miens...
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MessageSujet: Re: [EVENT] Le Déluge   Sam 31 Mar 2018 - 16:21
Fin Acte II




L'arrivée des rôdeurs et de la coalition retourna la situation du tout au tout. Les orques, pris par surprise et terrifiés par l'averse qui ne cessait, avaient un mal fou à combattre dans de bonnes conditions. Si ce n'était pas la boue qui les empêchait de courir, la pluie leur brouillait la vue. Aveugles et peu habiles, ils eurent toute la difficulté du monde à suivre les ordres que les chefs leur envoyaient.

En parallèle, les rôdeurs et elfes adoptèrent des stratégies dispersives plutôt efficaces. Leur rage mise au service de leur force, ils combattirent avec courage et détermination. Voir la cité de Mithlond piégée par leurs ennemis était source de motivation pour décapiter ces petites vermines ! La coalition arriva donc à éliminer la plupart de leurs ennemis, cependant les derniers survivants avaient choisi la fuite. La seule voie possible pour eux était de passer par les montagnes bleues. Montagnes... il leur fallut passer par les chemins les plus dangereux, se confronter aux avalanches le ventre vide. Chaque minute de sommeil était précieuse mais trouver un abri dans ces montagnes était aussi facile que trouver une aiguille dans une botte de foin. Inutile de dire que même les plus costauds ne purent survivre bien longtemps dans cet enfer de glace.

Peu à peu, les forces de Morgoth s'affaiblissaient et l'abandonnaient. Le seigneur des Ténèbres vit ses troupes se désagréger, et il se sentit lui-même démuni en si peu de temps alors qu'il rayonnait de force il y a peu.

A Mithlond, les vivres étaient minces et la famine se profilait si la situation ne s'améliorait pas. Le déluge se propagea dans tout Arda : il fut impossible de communiquer avec les peuples libres. La seule solution pour les Havres Gris de survivre fut de se diriger vers l'Est. Le Beleriand, ce territoire autrefois séparé d'Arda par le Mur, était maintenant beaucoup moins protégé au vu des diminutions des forces de Morgoth.
Réunissant leurs courages, les troupes elfiques du Lindon prirent la mer et se dirigèrent vers le Beleriand. Le manque de vivres fit de ces Hommes des soldats fébriles qui ne se battaient que dans l'espoir de retrouver d'anciens amis prisonniers des forces du Mal et de les libérer. Le peu de troupes de Morgoth qui restaient en Beleriand furent décimées par les Elfes, libérant ainsi ces terres du joug du Vala déchu. Le bonheur des elfes apparut lorsqu'ils retrouvèrent leurs compagnons de Doriath et de Gondolin. Les Teleri purent enfin se ravitailler et reprendre des forces.

Certains elfes du Lindon souhaitèrent rester avec leurs proches retrouvés au Beleriand, d'autres elfes de Doriath et de Gondolin eurent cependant le besoin de revenir sur Arda.

Victorieux, les Teleri revinrent aux Havres Gris avec un bon nombre de vivres qui permit la survie du peuple Teleri. Le déluge s'était entre-temps terminé en Arda, mais les crues étaient toujours importantes. On attendit de nombreuses semaines avant de pouvoir marcher dans les bas étages de la cité. Les troupes de la coalition s'étaient réfugiées à Mithlond car ils ne pouvaient repartir en sécurité dans leurs contrées.

La vie était calme et douce en attendant le retour d'une situation plus propice au voyage. Le calme après la tempête, c'était la sensation des soldats qui s'étaient vaillamment battus lors de cette bataille. Une fois que les terres furent plus ou moins asséchées, les rôdeurs et elfes des autres territoires retournèrent chez eux.

A présent, on sait le Beleriand accessible et viable aux habitants d'Arda, et les retrouvailles entre ceux qui ne s'étaient pas vus depuis des siècles furent désormais possibles.

Fin Event


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