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 le chant des montagnes (Solo, Citations)

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AléaNombre de messages : 85
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MessageSujet: le chant des montagnes (Solo, Citations)   Sam 14 Juil 2018 - 14:16
(Champs lexicaux de l'amour et du cirque)


Lorsque je pénétrai pour la première fois à Khazad Dûm, mon existence toute entière s'en trouva illuminée. Tout, partout, n'était que chants, rires et merveilles qui se déroulaient sous mes yeux ébahis. Mon regard caressa tendrement chaque pilier de pierre, dressé jusqu'au plafond comme pour soutenir l'immense chapiteau que constituait la montagne au dessus de nos têtes. Ici, quelques petits gourmands dégustaient des douceurs sucrées à l'abri des regards de leurs parents. Là, un sympathique nain à la tenue bigarrée et à la tignasse aussi vive que la mienne s'ingéniait à convaincre un yurg récalcitrant de tirer sa charrette emplie d'un bric à brac sans nom. Plus loin, quelques hommes marchaient au pas militaire, vêtus de l'uniforme de l'armée d'Erebor, s'entraînant certainement à quelque manœuvre liée à leur charge. Sur chaque mur, des lumières colorées tintinnabulaient gaiement en rythme, dans une musique douce et enivrante qui étreignit mon sang nain aussi ardemment qu'un amant longtemps perdu.

Quelque part du fond d'une mine, on entendait le chant grave et lent de travailleurs, dont le timbre fit vibrer mes veines dans un écho infini. Ces artistes anonymes ignoraient certainement ce que leur mélodie inspirait au spectateur silencieux, mais pour ma part, je n'aurais pu rêver mieux qu'un tel recueil de mélodies de mon peuple. Cette ode à la vie qui résonnait en moi m'inspira une tendre admiration et je me surpris à caresser du bout des doigts la paroi la plus proche, avec une dévotion qui m'était jusqu'alors inconnue. Je fermai les yeux quelques instants, ouvrant mes sens à tout ce qui m'entourait. Je tentai de dompter chaque son, chaque odeur, jusqu'à la plus petite sensation. La senteur brute et âcre des forges s'insinua dans tout mon être, me procurant des frissons et m'encourageant à entrouvrir les lèvres, comme pour capter mieux encore ces merveilles que j'avais attendues toute ma vie. Plus doux et nourrissant que le miel des Champs, je savourai alors le pain de l'âme : la mère patrie à laquelle j'avais toujours aspiré. Je goûtai du bout de la langue l'air suave de Khazad Dum, qui s'étendait si loin sous la montagne qu'elle aurait pu en constituer les veines éternelles. Au-delà des cavernes habitées, la montagne enlaçait tendrement nos galeries, parcourues de vents soupirant aux notes tantôt tristes tantôt romanesques, issus des hauteurs les plus inaccessibles des monts.

Des papillons voletaient dans mon ventre, de plus en plus agités tandis que je réalisais le cruel désir que j'avais toujours eu de ces villes dissimulées au cœur de la montagne. Ce spectacle époustouflant m'avait tant manqué… Mais mon cœur, lui, ne s'y était pas trompé. A peine avais-je franchi le pont transversal que déjà, il s'était follement épris des cavernes de mon peuple. Un amour inconditionnel pour ce lieu naquit alors, un sentiment enchanteur auquel je ne saurais plus jamais me soustraire, aussi longtemps que ma vie durerait. J'étais une équilibriste maladroite, déchirée entre mon sang nain et mon ascendance hobbite, condamnée à évoluer sous les regards de la foule sur le seul filin de ma propre raison. Une part de moi vivait ailleurs, tandis que l'autre s'était empêtrée dans les filets des montagnes, là où elle resterait certainement à tout jamais.

La gourde d'un voyageur tomba derrière moi et ce son me ramena à la réalité. Je savais que le trajet dans la montagne serait long, aussi pourrais-je m'y consacrer tout en cheminant … Je m'éloignai avec regret de la piste, afin de demander mon chemin à l'un des gardes. Une flamme s'était allumée en moi, et j'aurais tout le temps de m'y brûler à loisir sur la route de la Lorien.


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