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 Les étoiles de la mine sont éphémères [PV Aléa]

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Tûr-Ancalagon ¤ Mornedhel

MessageSujet: Les étoiles de la mine sont éphémères [PV Aléa]   Lun 23 Juil 2018 - 13:01

La soleil s'était enfouie derrière les montagnes de l'Hithaeglir depuis plusieurs minutes, et si ses rayons coloraient encore le ciel de nuances roses et oranges, l'obscurité de la nuit avançait inlassablement depuis l'Est.
Les ombres s'allongeaient dans la forêt prenant des allures étranges et menaçantes. La plus petite des feuilles devenait une gigantesque couronne d'épines noire, jetée au sol. Le plus grand des arbres semblait engloutir la terre dans les ténèbres. Le soir, il redevenait l'insatiable mangeur de lumière et il ne s'arrêtait que quand la nuit était la plus noire possible. Les branches dans leurs formes excentriques tournoyaient au sol. Les bras de l'arbre semblaient ramper à la recherche de quelque chose. Tous semblaient converger vers un endroit, et au cœur de cette mêlée se tenait quelqu'un.

Thavron se baissa au dessus de la rivière, pour asperger son visage d'eau. L'été était particulièrement sec cette année et au milieu de toutes ses plantes, le pollen lui avait irrité la gorge. Parmi tout ceux de son espèce, il était sans doute le seul à être allergique aux plantes songea t-il avec ironie. Cette pensée revenait chaque été depuis qu'il avait quitté le mur du nord, pour explorer la Terre du milieu et il parvenait toujours à la même conclusion, il était vraiment fait pour être forgeron dans les montagnes des nains. Aussi, ce périple d'Erebor à Khazad-Dûm avait été dangereux non pas car il craignait les orques mais parce que comme eux, il fuyait les arbres.
L'Elfe se redressa le visage ruisselant et s'approcha de la monture avec laquelle il partageait cette aventure. A coté de la selle était accrochée quatre gourdes. Il attrapa les deux plus petites et les porta à la rivière pour refaire le plein. Puis, après s'être pleinement désaltéré sous le regard curieux du cheval, il se remis en selle. Il ne restait plus beaucoup de route, et il tenait à arriver avant que la nuit ne soit totale.
Le cheval recommença à avancer d'un pas lourd et tout deux quittèrent l'agitation de la rivière pour se replonger dans le calme pensif de la forêt. Thavron ne prêtait pas la moindre attention aux ombres qui se refermaient sur lui. La Lothlorien ne ferait aucun mal à un Elfe. Il savait distinguer un arbre d'un autre et avait la conviction que ceux-là n'entraveraient pas sa route.
Les événement lui donnèrent vite raison. Petit à petit la lumière transperça la carapace des arbres et vint apporter des tâches de lumière sous ce toit de feuillage. Les arbres semblaient s'écarter de sa route, et à chaque mètre, les ombres se faisaient plus rares, jusqu'à totalement disparaître à l'orée de la forêt. Le décor changea radicalement, passant du vert au gris. Les montagnes d'Hithaeglir se tenait là, immenses, imposantes. Leurs parois rocailleuses ternissaient le paysage et s'étalaient à perte de vue. Seul le bruit de la Nimrodel apportait un peu de vie au paysage, et dénotait du gris de la montagne et du vert des bois. Heureusement, le ciel se chargeait d'apporter des couleurs à ce tableau pittoresque, la nuit avait encore gagnée plusieurs minutes sur le jour et désormais, le ciel était coupé en deux. La plus grande moitié s'étendait depuis l'Est et colorait le ciel d'un bleu foncée. Elle était ressemblait à une cellule orageuse, amassant des milliers de nuages mais ils étaient inoffensif. Ils étaient juste les précurseur de la nuit. A l'Ouest, le petit bout de ciel qui n'était pas mangé par les cimes des montagnes se partageait entre violet et orange. Il ne devait pas rester plus d'une heure avant que la nuit ne soit totale.

Thavron fit presser le pas à son cheval et ils atteignirent le bastion de Khalîm. C'était une petite forteresse qui dominait la vallée de sa hauteur. Elle était le premier rempart de l'entrée Est du royaume de Cavenain. Au dessus de la porte, une petite tête hirsute, pleine de poils dépassa des remparts. Elle cria d'une voix tout aussi rocailleuse que son royame :

"Halte là, qui se présente au bastion de Khalîm après le coucher du soleil ? Déclinez votre identité"

"Maugrim, vieux brigands tu ne me reconnais pas ? Oui c'est bien moi, Thavron, poursuivit l'elfe devant le manque de réactivité du garde. Allez, dépêche toi s'il te plait, le voyage nous a fatigué."


Le nain ordonna l'ouverture de la porte, et sortit lanterne à la main, pour examiner le visage du nouveau venu.

"Ma parole, tu n'as pas changé d'un pouce ! C'est toujours pareille avec vous les elfes, mais pour un type qui a connu Gondolïn, tu me parais être plus jeune que mon fils ! Soit le bienvenue a la maison l'ami !"

Thavron sourit devant l'amabilité du vieux nain. Ces deux là étaient compères depuis un peu plus d'un siècle. Ils avaient même voyagé ensemble avant que l'âge ne rattrape Maugrim et qu'il ne s'installe définitivement à Cavenain pour y fonder une famille.

"Quand à toi, ta barbe est de plus en plus longue, et on me dit que c'est signe de bonne fortune chez les nains ! Je suis heureux de te revoir, mon vieil ami ! Comment se porte tes fils ?"

Les deux comparses poursuivirent leur discussion en rentrant dans la bastion, et Maugrim accepta même de remonter la rue jusqu'aux portes de Cavenain pour tenir compagnie à son vieil ami. Sous les lumières de mille et une lanternes oranges dont la forme changeait à chaque coin de rue, ils gravirent le sentier qui menait aux portes de l'Est. Tout deux discutaient du bon vieux temps de leur projet du moment, de leur quête aussi, qu'ils n'avaient jamais réussi à accomplir malgré leurs nombreux périples. Arrivés aux portes cependant, Maugrim fit demi-tour.

"J'aurais pris grand plaisir à discuter avec toi Thavron, mais je n'ai pas encore terminé mon service au bastion. On se retrouvera peut être dans la nuit si l'envie te prend de passer par l'auberge du dernier trésor. C'est là que je termine mes services depuis quelques temps, la route est trop longue et trop fatigante pour rejoindre les miens qui vivent à l'autre bout de Cavenain. Le patron est un vieux copain à moi, il s'appelle Igrist. Tu n'auras qu'à lui dire que tu viens de ma part."

Thavron approuva d'un œil amusé la proposition de son compagnon de route et passa les portes, après un bref salut aux deux gardes. Maugrim quand à lui, retourna vers le bastion. A l'intérieur de la mine, les lumières étaient plus chaleureuses. L'orange des lanternes de l'extérieur se changeaient en un jaune doré, qui poussa même Thavron à se demander si les réceptacles de la lumière n'étaient pas d'or. Après tout, Cavenain était le royaume le plus riche d'Arda... Khazad-Dûm avait bien changé depuis sa dernière visite, dix ans auparavant. Les nains avaient continuaient leurs travaux en profondeurs, creusant toujours plus loin dans les entrailles de la terre à la recherche du mithril et avaient enrichi la surface avec plus de lumière et de bâtiment. Maugrim était resté le même fainéant qu'autrefois. La taverne dont il parlait se situait juste à coté des portes. Thavron scella son cheval à l'entrée du bâtiment et passa la porte.

Immédiatement, il passa dans l'ambiance joyeuse des débuts de soirée. Les nains, jouaient beaucoup de musique dans un coin, ou d'autres chantaient et dansaient avec entrain. Dans une autre aile de la taverne, certains d'entre eux mangeaient leur repas et discutaient calmement. Parmi eux, Thavron reconnu immédiatement quelques voyageurs qui n'étaient pas d'ici. Ils étaient bien plus grand que la moyenne des nains. Enfin, la dernière aile de la taverne était occupée en grande partie par un gigantesque comptoir ou deux nains tenaient le bistrot, et ou deux naines chargeaient les plateaux de service.
Thavron s'installa sur le quart du comptoir réservé au voyageur. Ce coté leur était spécialement dédié pour qu'ils puissent se tenir à une hauteur qui leur était normale au lieu de se courber sur les tables des nains. Un petit bonhomme se présenta à lui en temps qu'Igrîst et offrit ses services. Quelques minutes plus tard, une bière à la main, Thavron contemplait la foule, songeur. Il allait bientôt devoir partir en quête d'informations. Son passage à Khazad-Dûm n'était pas une simple visite à ses vieux amis, il venait faire quelques emplettes mais aussi récolter des informations. Si le grand marché de Cavenain n'ouvrait que dans deux jours, il avait tout le loisir de glaner quelques informations en attendant l'événement. La soirée allait être intéressante...


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MessageSujet: Re: Les étoiles de la mine sont éphémères [PV Aléa]   Mar 24 Juil 2018 - 23:04
A peine eus-je franchi les portes de la cité de Khazad Dûm que mon coeur, déjà, s'emballait pour elle. Il me fallut du temps pour revenir à moi, mais lorsque ce fut fait, je me dirigeai vers le premier garde qui passa dans mon champ de vision. Fort heureusement, près des portes, cela ne manquait pas et la conversation s'engagea bientôt avec un nain bedonnant aux cheveux d'un noir parsemé de mèches argentées, qui devait être bien plus âgé que mon père à en juger d'après les rides autour de ses yeux et sa barbe que j'aurais volontiers qualifié d'explosive. Après quelques minutes, je lui appris que je venais au nom du mage Araekin, et sa posture se modifia immédiatement pour quelque chose de plus guindé qui me fit lever un sourcil, perplexe.

"Dame ! J'ignorais que… Voyez-vous, si votre venue ici relève d'une quelconque urgence, je peux fort bien vous faire escorter au plus vite de l'autre côté de la cité, quitte à vous faire apprêter un équipage ou à faire remplacer votre monture…"

Son inquiétude me parut exagérée, d'autant que ce bon vieux Flocon, mon bouc de monte, était frais comme un gardon. Ce ne serait pas une balade du port jusqu'en ville qui risquait de l'épuiser. J'offris donc mon plus agréable sourire au pauvre homme et le rassurai :

"N'ayez crainte, ma quête n'a aucun caractère d'urgence. A vous dire la vérité j'espère être rejointe sous peu par Araekin le magicien, qui aurait dû venir à ma rencontre depuis plusieurs jours déjà, à Tharbad. J'ai bon espoir qu'il n'ait été que peu retardé et que mes déplacements à vitesse réduite lui permettent de me retrouver le plus vite possible. Quant à mon bouc, je vous remercie, mais c'est une bonne bête et je ne souhaiterai m'en séparer pour rien au monde."


Le nain hocha du chef d'un air concentré avant de proposer lentement :

"Si vous le souhaitez, l'auberge la plus proche peut vous accueillir pour la nuit et vous permettre de vous restaurer avant de reprendre la route au matin.
-Cela me semble être une perspective agréable.
-Alors, soit. Je ferai part de notre conversation à mon supérieur, il prendra lui même la décision de la meilleure façon de vous conduire à bon port en toute sécurité."

Je le remerciai aimablement avant de me diriger vers l'auberge voisine des portes, dite du "dernier trésor". J'appréciai à sa juste valeur la délicate illustration qui égayait don enseigne, composée d'un tas d'or et de pierres précieuses aux couleurs chatoyantes. Je me présentai à l'aubergiste, non sans jeter un oeil à la clientèle. Une grande majorité de nains, trois naines dont deux serveuses et un homme, dans le fond, que je devinai aisément comme un marchand de par sa tenue. Une clientèle simple qui me plut aussitôt : bien que je sois de haute lignée, j'étais habituée au confort rustique des Champs et les merveilles que promettaient Khazad Dûm seraient sans nul doute superflues. J'étais rassurée de voir qu'on se comportait normalement ici et que les chants et les danses ne différaient que peu des nôtres.

Quelques regards curieux suivirent mon parcours jusqu'au comptoir, puis jusqu'à ma table : Bien que j'en aie globalement l'apparence, on ne pouvait douter que ma généalogie ne comportait pas que des nains. Bien que mon menton soit ombré d'un bouc roux flamboyant du plus bel effet et que mes joues présentent un abondant duvet de même couleur, je manquais cruellement de volume et j'en eus presque honte à la vue de la barbe soyeuse et bien peignée de la serveuse qui vint prendre ma commande. Ici ou ailleurs, je ne restais jamais qu'une demie, et les hobbits ne devaient certainement pas être monnaie courante par ici…

Je m'installai à table et commençai à manger. Mon estomac se révéla ravi de la chère riche et appétissante de l'établissement et je dus bien admettre que ma demie douzaine de repas journaliers me manquaient cruellement. Je me promis d'y prendre garde, de peur de devenir aussi mince qu'un roseau et de me révéler incapable de jamais plaire à qui que ce soit. Bien que j'aie compris au cours de mon voyage solitaire la nature de mes sentiments les plus secrets, j'étais bien loin d'envisager de les exprimer. Ils resteraient certainement sans suite et j'aurais été bien avisée de songer à me trouver un mari avant d'avoir l'air d'un vieux raisin rabougri. J'en étais là de mes pensées lorsque j'aperçus une silhouette à la porte, qui avait quelque chose de familier. Une telle stature, une telle grâce… Aucun doute, c'était là un elfe. L'individu état tourné dos à moi et sa chevelure dissimulée à ma vue, je ne sus déterminer immédiatement s'il s'agissait de la personne que j'espérais.

La seconde suivante, je me trouvais debout, résolument plantée derrière l'elfe, partagée entre l'espoir et la crainte. Espoir qu'il s'agisse effectivement d'Araekin, et crainte de m'être trompée. Je saisis un pan de sa manche et tirai dessus, sans brutalité mais néanmoins très fermement, afin d'attirer son attention. Je me décomposai lorsqu'il se tourna vers moi : il s'agissait bien d'un elfe, mais la ressemblance s'arrêtait là. Je tentai d'effacer de mon visage la déception par trop évidente que je savais transparaître, et me composai une expression aussi neutre que possible. Je devais avoir l'air ridicule. J'ouvris la bouche pour m'excuser d'avoir dérangé cet inconnu, mais aucun son n'en sortit et je rougis de honte, tant et si bien que mes joues prirent une teinte assez proche de celle de ma chevelure.

Voilà qui était ridicule. Non contente de passer pour une parfaite imbécile auprès d'un illustre inconnu, voilà que la scène commençait à attirer les regards de la clientèle. On m'observait avec de plus en plus d'insistance et je virai à un rouge bordeaux prononcé, qui jurait abominablement avec l'orange doré de ma crinière.

Par tous les nains d'Erebor, j'aurais mieux fait d'accepter directement la proposition du garde au lieu de me retrouver dans une situation aussi embarassante !


Dialogues : #9966ff
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