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 Sur le marché (pv anskar)

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Astriel NirokiniNombre de messages : 136
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La Danse-Lame

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MessageSujet: Sur le marché (pv anskar)   Jeu 20 Sep 2018 - 10:31
PNJ : Grim



Ma visite à Edoras était somme toute plus que satisfaisante. J'avais réussi à vendre de beaux spécimens issus de mon cheptel ainsi que de celui de mon père. Bien que le prix que j'en eusse demandé soit plus que raisonnable, nous avions engrangé un joli bénéfice et ce voyage avait largement valu la peine. Il ne me restait plus que deux haquenées et un hongre, et j'espérais croiser un autre éleveur avant de rentrée pour peut être procéder à un échange. J'avais besoin de sang neuf dans mes écuries, et il m'arrivait fréquemment d'y parvenir en troquant mes chevaux contre ceux d'un concurrent : chacun gagnait au change. Je revins donc à l'auberge et relatai mon entretien avec la roi à mon futur beau frère. Celui ci me félicita de cette réussite et me proposa de rester quelques jours supplémentaires pour tenter de trouver mon bonheur en terme de reproducteurs. J'acceptai et demandai au tenancier de prolonger notre séjour dans les chambres que nous avions déjà louées. Je me satisfis pleinement de la perspective de profiter de mon confort un peu plus longtemps, toute entière à l'idée de délasser interminablement mes muscles dans la cuve d'eau chaude comme la veille.

Je déjeunai à l'auberge en compagnie de mon beau frère et le quittai aussitôt après, désireuse de parcourir les rues de la petite cité, pour le plaisir. J'avais conservé une grosse partie de ce que j'avais gagné le matin à l'auberge et me contentai d'emporter une bourse plus raisonnable, quoique rondelette. Je tombai par chance sur un marché un peu plus imposant que les quelques étals campagnards que je pouvais visiter par chez nous. On pouvait y trouver de tout, ou presque : viande, pièces de cuir ou de tissus, bijoux, chevaux de qualité médiocre ou encore bétail divers. Je m'arrêtai finalement à l'étalage d'un marchant de bijoux d'une rare finesse, dont un attira particulièrement mon attention. Il s'agissait d'un bracelet en argent aux mailles très fines agrémenté de petits pendentifs de chevaux aux yeux incrustés de pierres précieuses. L'objet coûtait les yeux de la tête, bien évidemment, mais je ne pouvais en détacher le regard. J'admirai la courbe délicate de l'encolure des minuscules équidés, l'impression de mouvement dans leurs crinières et le reflet de leurs yeux dans les teintes vertes, bleues ou noires. La finesse des détails et de la finition ne laissait aucun doute quant au fait que le bijou était conçu pour une dame, mais je brûlais de me l'offrir pour mon propre plaisir.

Hélas... Hélas, si Grimehilde, fille d'Edwin, eût porté cet ornement avec joie, Grim, éleveur de chevaux, ne pouvait se permettre d'acquérir un tel objet. Porter cela aurait pu nuire à ma couverture et réduire à néant mes efforts pour passer pour un homme. Je me redressai, roulai des épaules et détournai résolument le regard du magnifique objet. Je m'apprêtai à m'éloigner lorsque la vendeuse m’interpella :

"Holà jeune homme ! Pas si vite ! Je peux vous parler de ce bijou si vous voulez, c'est mon mari qui l'a forgé à la main."

Je m'arrêtai, trop polie pour simplement l'ignorer. Je me retournai d'un geste ample, mon manteau virevoltant derrière moi dans une vague de tissus rouge et bleu. J'avais fière allure ainsi et j'adressai un sourire aimable à la femme, bien qu'un peu dur.

"Je vous remercie, madame, mais je n'en aurai pas l'usage."


La dame insista, en saisissant le délicat bijou de ses doigts fins et lisses, le portant à hauteur de mes yeux. Ma seule pensée à cet instant fut que mes propres mains, tannées et calleuses, n'avaient rien de celles d'une demoiselle. Cela me conforta un peu plus dans l'idée que je ferais mieux de ne pas céder à mes envies ridicules.

"Allons, je suis certaine que vous connaissez quelqu'un à qui vous voudriez l'offrir. Je l'ai bien vu dans votre regard."

Au moins, la femme pensait que je souhaitais l'offrir et non l'avoir pour moi. C'était un avantage : après tout un jeune homme pouvait fort bien acquérir ce genre d'objet pour quelqu'un de sa connaissance. D'ailleurs, physiquement, je devais sembler être en âge de courtiser des jeunes filles. La tentation de pousser cela un peu plus loin me prit soudainement et je me vis répondre :

"Ma soeur va bientôt se marier et je me demandais quoi lui offrir."


C'était bien évidemment un mensonge, mais je n'en avais cure. Bien rares étaient ceux avec lesquels j'étais parfaitement franche, puisque je mentais d'ores et déjà au monde entier chaque jour. Il n'en fallut pas plus à la camelote pour me présenter de nombreuses pièces de sa collection, tout en me demandant des détails sur la physionomie de ma soeur. Celle-ci me ressemblait fort, si ce n'est qu'elle n'aurait jamais pu être prise pour un homme, aussi m'amusais-je fort à la décrire et à voir mon interlocutrice me proposer telle ou telle pièce qui conviendrait pour l'évènement à venir. Ce faisant, je me demandai si ma chère soeur aurait aimé me voir en tant que Grimehilde pour ce jour si spécial. On ne se marie qu'une fois, après tout... Quelque part au fond de moi, j'étais certaine que cela aurait été le plus beau des cadeaux pour elle, même si en toute franchise l'idée de m'affubler d'une robe et de volants me donnait la nausée. C'était cependant une perspective à envisager et j'étais consciente que ma mère apprécierait elle aussi de me voir vêtue de la sorte...

Finalement, je décidai d'acheter le bracelet qui m'avait plu au premier abord ainsi qu'un peigne incrusté de pierres d'un bleu pâle qui seraient du plus bel effet dans la coiffure de la mariée. Je remerciai la femme, bien consciente d'avoir dépensé presque un quart de mon bénéfice du jour en broutilles, puis poursuivis mon chemin. Il ne me fallut pas longtemps pour tomber sur quelques chevaux d'une qualité nettement supérieure à ce que j'avais vu ce jour là sur le marché. Sans hésiter, je me mis à les examiner d'un oeil critique.
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Anskar HaraldNombre de messages : 11
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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Sam 22 Sep 2018 - 13:52
Edoras, la capitale, ville militaire, royale et surtout commerciale. J'y venais de temps à autre pour agrandir l'écurie, ou me ravitailler. Depuis que Jonas savait s'occuper de l'écurie seul, j'avais un peu plus de temps pour moi, pour aller acheter chevaux et matériel ou juste pour aller voir ma famille qui habitait au Val.

J'étais venu avec Iōkastu, mon cheval personnel, celui que je ne vendrais pour rien au monde. C'était un Anaroch, pratique pour les voyages avec peu de poids à transporter. Je l'avais moi même vu naître il y avait maintenant 5 ans, c'était encore un jeune cheval. L'ayant élevé durant toute sa vie, il avait confiance en moi et je m'étais fortement attaché à lui. Sa robe d'un noir profond m'avait inspiré son nom.

Moi qui étais né et avait grandi au Val, j'étais habitué aux villes, mais cela faisait quelques années maintenant que je vivais dans ce petit village qu'était Marche-Erre, où était installée mon écurie. Bien qu'Edoras n'égalait à mes yeux pas la beauté du Val d'Anduin, elle restait tout de même une très belle ville. Son marché était parfois intéressant. Si l'on évitait les voleurs qu'étaient certains marchands, on pouvait vite tomber sur des produits d'une qualité plus que satisfaisante. Que ce soit pour les chevaux, les bijoux, le bétail et d'autres choses encore, il y avait toujours de quoi intéresser les plus connaisseurs. Et je me considérais modestement comme tel, pour les chevaux du moins.

Arrivé à Edoras, j'avais tout d'abord laissé Iōkastu à l'écurie pour qu'il puisse se reposer. J'avais ensuite investi une auberge, car moi aussi j'aurais besoin de repos ce soir et un lit ne me ferait pas de mal. Je déposai alors mon arc, mes flèches et mes bagages dans ma chambre, gardant sur moi un couteau par précaution, sait-on jamais. Une fois dans l'auberge, je m'approchai du comptoir où un jeune homme discutait déjà avec le gérant pour prolonger son séjour. Une fois le client parti, je pus louer une chambre pour deux nuits. Cela fait, je sortis de l'auberge et me dirigeai vers le fameux marché.

La vue des étales me donna le sourire et toute cette agitation vivante et propre au commerce me motiva à aller jeter un coup d’œil à toutes sortes de marchandises. Ainsi, passais-je une partie de l'après-midi à regarder les produits divers et variés, à écouter les marchands me clamer la qualité de leurs produits, mais rien ne me donna vraiment envie de dépenser mon argent. De toute manière, j'étais principalement venu ici pour acheter des chevaux, alors j'allais forcément finir par m'intéresser à ceux-ci. Et je ne mis pas longtemps à en trouver, la complexité résultait dans le recherche de chevaux de qualité. Je dus faire le tour de trois marchands avant d'en trouver un qui, finalement, vendait des chevaux valant la peine que je m'y attarde.

Je me concentrai alors seulement sur ceux qui m'intéressaient. Tout d'abord deux Mildwid, l'un à la robe grise, l'autre à la robe baie, cheval de trait, le Mildwid est essentiellement vendu pour les attelages, c'était le type de cheval que je vendais le plus aux paysans de Marche-Erre. Il y avait ensuite un Anaroch, sa robe palomino le rendait assez prisé et il se vendrait sûrement sans trop de problèmes. L'Anaroch, lui, est un cheval de selle, beaucoup plus rapide et agile que le Mildwid. Sa finesse, couplée de cette rapidité, plaisait pour les voyages courts ou longs. Je ne passai pas en revue les quelques Dœftans, prisés par les nobles et qui me seraient compliqué de vendre.

Ayant fini d'examiner les chevaux, je sortis de mes pensées et remarquai que je n'étais pas le seul à m'intéresser à ces équidés. Un jeune homme semblait aussi juger de la qualité des animaux. Il y avait bien assez pour deux mais les trois bêtes que j'avais retenues me plaisaient bien et j'aurais aimé les ramener à Marche-Erre. Je décidai donc d'interpeler l'intéressé :

- Vous regardez pour le plaisir de voir ou pour acheter ?

J'avais regardé les étales durant plus d'une heure juste pour le plaisir alors le jeune homme pourrait en faire autant en regardant ces chevaux, mais quelque chose dans son regard me disait que je n'étais pas le seul de nous deux à m'y connaître en la matière. Je me rendis compte cependant que ma manière d'aborder l'inconnu était un peu... commercial.

- Rassurez-vous je ne suis pas en train de vous les vendre, leur qualité m'intéresse plus qu'autre chose.

J'espérais qu'il savait quelques notions sur les chevaux, parler entre connaisseurs fait toujours plaisir, surtout quand l'on vît dans un village reculé comme le mien. Je me demandais ce que ce jeune homme pouvait bien me réserver.
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Astriel NirokiniNombre de messages : 136
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La Danse-Lame

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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Lun 24 Sep 2018 - 20:08
[quote="Astriel Nirokini"]
PNJ : Grim




L'animal que j'observais était un de ces chevaux d'apparat dont mon père et moi faisions le gros de notre commerce. Un étalon, de belle stature et à la robe souris lustrée, mais certainement assez âgé d'après la lueur dans son regard. Il ferait un apport intéressant parmi nos reproducteurs, si seulement je parvenais à en apprendre un peu plus sur sa lignée. Il n'était pas question d'acquérir un animal dont le pedigree ne serait pas à la hauteur...

Je le quittai des yeux un instant pour me pencher sur un superbe palomino, qui ne devait pas avoir plus de trois ans. Sa robe lumineuse avait attiré mon regard comme une mouche va vers la lumière… Je jugeai rapidement qu'il aurait pu faire de l'ombre à la jument que j'avais vendue au roi quelques heures plus tôt. Une belle bête, en vérité… Quoi qu'elle soit manifestement destinée à la vitesse et non à l'agrément pur et simple, à l'image de la haquenée acquise par la reine. Je m'imaginais fort bien l'avantage que notre élevage aurait pu tirer d'un mâle pareil : Pour peu que nous choisissions avec soin les femelles, nous aurions d'ici quelques années un assez beau cheptel d'animaux dans des dégradés assez semblables, qui plaisaient généralement aux dames aisées et facilitaient la vente.

Je fus tirée de mes pensées par un homme, d'allure assez curieuse. Pour être honnête, il me semblait un peu "rustique" si l'on peut dire par rapport à la foule qui l'entourait. Si l'on eût fait la comparaison, ses membres semblaient plus secs encore que les miens, tout en muscles fins mais néanmoins présents. Ses traits bien définis ne laissaient planer aucun doute quant à son sexe. Il semblait plus âgé que moi, d'autant plus que je devais avoir l'air d'un jeune homme à l'aube de la vingtaine. Une courte barbe en broussaille venait couvrir la partie inférieure de son visage, d'une teinte que j'aurais considérée comme un brun délavé. A peu près d'une longueur équivalente à la mienne, sa chevelure n'avait rien d'extraordinaire. Je retins un sourire à l'idée que nous devions donner peu ou prou la même impression que l'étalon sombre que je regardais en premier et le jeune palomino : Ombre et lumière, en parfaite opposition mais sans animosité aucune… Seulement un intérêt poli.

- Vous regardez pour le plaisir de voir ou pour acheter ?

Un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Il tentait certainement de me jauger, afin de ne pas perdre son temps et sa salive à essayer de vendre ses bêtes à un simple curieux de passage. C'était un peu brutal de sa part, mais je comprenais son inquiétude.

"L'un n'exclut pas forcément l'autre, messire." répondis-je tout d'abord d'un air malicieux.

Jouer les jeunes gringalets impertinents m'amusait beaucoup et j'appréciais généralement ce type d'occasion. Cela évitait bien souvent à mes interlocuteurs de m'examiner de trop près, au point que certains de mes employés, à mon service depuis des années, n'avaient jamais émis le moindre soupçon… A bien y réfléchir, ils n'étaient pas spécialement fûtés non plus, mais cela faisait mon affaire.

- Rassurez-vous je ne suis pas en train de vous les vendre, leur qualité m'intéresse plus qu'autre chose.

Ainsi, il n'était pas le vendeur, contrairement à ce que j'avais cru de prime abord. Je l'examinai rapidement d'un œil critique, jugeant en quelques secondes que la véritable question était la suivante : me ferez-vous concurrence ? J'esquissai un léger sourire, amusée par la situation. Il n'était pas rare que deux éleveurs se disputent un bon cheval et peut être aurais-je à vivre une telle situation aujourd'hui. Par chance, je me sentais particulièrement confiante suite à la vente du matin et je n'avais aucun doute quant à mes capacités à négocier, même face à un homme vraisemblablement plus expérimenté. Rattrapée par mes bonnes manières, je m'inclinai rapidement avant d'ajouter plus sérieusement :

"Certains de ces chevaux représenteraient un apport non négligeable à l'élevage familial, aussi ais-je l'espoir que vous n'ayez pas repéré les mêmes que moi."

Je désignai d'un geste les deux étalons non loin de nous, curieuse de savoir si j'aurais ou non à négocier avec l'inconnu. Par ailleurs, j'avais un avantage non négligeable sur lui… A savoir, la bourse que notre souverain m'avait payée pour mes animaux.
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Anskar HaraldNombre de messages : 11
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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Sam 29 Sep 2018 - 15:26
Je ne semblais pas être tombé sur un imbécile né de la dernière pluie. J'eus seulement besoin de sa première réplique pour savoir que ce n'était pas un simple paysan venu chercher du bétail. Il avait l'air tout autre, plus réfléchi. Cela me donna de l'entrain, il m'intriguait. Le jeune homme me toisa rapidement, et me donna l'occasion de faire de même. Plus petit que moi d'une dizaine de centimètres, il avait beau avoir l'air jeune, il n'avait pas une musculation très marquée. Son regard d'un bleu lumineux et sa chevelure d'un blond chatoyant renforçaient cet aspect peu imposant qui émanait de lui. Plus je le regardais, plus il me disait quelque chose, sans que je puisse exactement savoir qui. Je mis alors cette idée dans un coin de ma tête pour l'instant, arrêtant par la même occasion de le fixer.

L'intéressé s'inclina alors en guise de salutations. Je ne m'étais pas vraiment attendu à cela, encore moins de la part d'un potentiel concurrent. Cependant, croiser quelqu'un de poli qu'importe la situation fait toujours plaisir. Même si cet homme achetait les chevaux que j'avais repéré, je savais qu'il ne se sentirait pas plus supérieur à moi. Enfin c'était l'impression qu'il renvoyait.

Je n'aurais de toute manière pas assez d'argent pour acheter les trois chevaux qui me faisaient de l’œil. Sauf s'il souhaitait me couper l'herbe sous le pied en devenant propriétaire de ces trois bêtes avant moi, il y avait peu de chance que nous soyons en concurrence. En revanche, j'étais curieux de savoir si ce jeune homme savait réellement choisir ces bêtes comme il le laissait paraître.

"Certains de ces chevaux représenteraient un apport non négligeable à l'élevage familial, aussi ais-je l'espoir que vous n'ayez pas repéré les mêmes que moi."

S'il pouvait être moins expérimenté que moi, sa tournure de phrase me laissait comprendre que son élevage était plus important que moi. Et qui dit élevage plus important, dit souvent bourse plus importante. C'était un désavantage pour moi qui n'était pas plus fortuné que cela. La question était alors : fils de riche à la recherche d'un nouvel apport de revenus ou fils d'un brave éleveur de chevaux depuis des générations ?

Les deux options n'étaient pas incompatibles, je le savais, et ce garçon était sûrement dans aucun des deux cas mais je voulais savoir comment il se positionnait par rapport à cet éventuel achat. Etait-ce aussi important que cela à ces yeux ou était-ce seulement pour le faire à ma place ? Quelle autre technique pour le savoir que d'entrer en concurrence avec lui ? Je contais bien voir ce qu'il avait dans le ventre.

- Dans ce cas, dites moi lesquels vous intéresse, nous serions alors fixés si nous devons ou non s'arranger.

Pour ne pas dire "se disputer ces chevaux".

Dans tous les cas, j'achèterai au moins deux des chevaux qui m'intéressent. Si j'ai la nécessité de marchander, alors je gagnerai. Si je ne l'ai pas, je verrai au moins de quoi est capable cet intriguant inconnu. Dont je ne connaissais toujours pas le nom au passage. Il fallait réparer cette erreur de suite. Je tendis donc ma main vers le jeune homme pour le saluer à ma façon.

- Je me présente, Anskar Harald.

Comme cela, les présentations sont faites.
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Astriel NirokiniNombre de messages : 136
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La Danse-Lame

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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Sam 29 Sep 2018 - 22:33
PNJ : Grim




Je pouvais presque sentir l'amusement de mon vis-à-vis tandis que je badinais. J'ignorais s'il trouvait mon attitude drôle ou s'il était simplement aussi enthousiasmé que moi par ce petit intermède dans une ambiance par trop commerciale. Le marché en lui-même était intéressant, plein de vie et de curiosités agréables à regarder, mais il était agréable de converser avec quelqu'un qui n'avait aucune intention de me vendre de la marchandise. Au contraire, il aurait plutôt s'agit de m'en dissuader… Pour peu que nous ayons des vues sur les mêmes chevaux.

- Dans ce cas, dites moi lesquels vous intéresse, nous serions alors fixés si nous devons ou non s'arranger.

Un plus large sourire se dessina sur mon visage à l'idée qu'un arrangement soit envisageable. Voilà qui n'était pas commun… Soit il s'agissait d'une petite mise en garde quant à la possibilité qu'il fasse monter les enchères contre moi… Soit cela en disait beaucoup sur ses possibilités financières, signalant qu'il ne disposait pas d'autant de fonds que moi. Tout dépendait du point de vue. Pour ma part, je n'avais rien contre un peu de marchandage, tant que cela restait dans les limites du raisonnable. J'aurais donné plus cher du palomino que de l'étalon gris, et serais prête à négocier bien plus pour l'un que pour l'autre. Restait à voir ce qu'en pensait le grand brun. Je n'avais pas encore répondu lorsqu'il me tendit la main pour se présenter dans les formes, occasionnant un sourire franc de ma part :

" Je me présente, Anskar Harald.
Grim, fils d'Edwin." répondis-je en serrant fermement sa main, dont la paume me sembla plus calleuse encore que la mienne.

Je ne cillai même pas en prononçant le mot "fils", tant je l'avais dit et répété. Fort rares étaient ceux qui savaient que mon père avait en réalité eu deux filles… Grimehilde, fille d'Edwin, voilà qui m'aurait paru bien plus improbable à dire, en vérité. Le personnage que je m'étais forgé me correspondait parfaitement et je l'endossais avec plaisir, tel un vêtement fétiche que l'on adore porter, parfaitement adapté aux entournures.

"Nous élevons principalement des chevaux d'apparat et de guerre non loin d'Onodrith. "

Les deux activités pouvaient sembler curieusement associées, pourtant c'était loin d'être le cas. La plupart des messieurs nobles appréciaient d'avoir pour leur agrément des montures à la musculature forte et au profil imposant. C'était peu ou prou les mêmes critères que les destriers que nous formions à la guerre. La différence principale résidait dans le caractère des bêtes. Un animal nerveux et ombrageux n'avait rien à faire sur un champ de bataille, car il risquait de s'emballer au moindre échange de coups et de désarçonner son cavalier. Au contraire, s'il évoluait dans un cadre plus serein, composé essentiellement de promenades et de parades, il faisait facilement le bonheur de son propriétaire.

Depuis que j'étais en âge de participer à part entière à la bonne marche de notre élevage, j'avais également développé un cheptel de chevaux destinés aux damoiselles ainsi qu'aux dames bien nées. Composé d'animaux choisis pour leur beauté et leur élégance, le troupeau que je m'étais constitué faisait ma fierté. J'escomptais bien un jour quitter l'exploitation familiale pour me faire un nom par moi-même quelque part, lasse de me cacher derrière celui de mon père. Non pas que j'aie à reprocher quoi que ce fût à mon géniteur, mais j'estimais difficile de s'élever en restant constamment dans l'ombre de quelqu'un d'autre. J'adorais mon père, mais sa notoriété me pesait parfois, me donnant l'impression de n'être qu'une parvenue. C'était la raison pour laquelle je tenais particulièrement à l'étalon palomino : il ne me manquait plus qu'un reproducteur de son calibre pour espérer être pleinement indépendante et non devoir utiliser certaines des bêtes de mon père pour obtenir des poulains qui correspondaient à mon attente.

"Je ne suis intéressé que par deux d'entre eux. Nous n'avons guère besoin de juments, je viens d'ailleurs d'en vendre une superbe à notre bon roi. Nous recherchons surtout de bons reproducteurs capables d'amener un sang neuf de qualité dans notre cheptel. Aussi mon choix s'est-il porté sur ces deux étalons. "

Je désignai les animaux concernés d'un geste ample, faisant virevolter mon manteau dans un drapé que je savais du plus bel effet. J'avais mentionné mon entrevue avec Sa Majesté à dessein, afin d'être certaine que mon interlocuteur comprenne que je n'avais aucun problème pécunier à l'instant ou nous parlions.

"Puis-je donc à mon tour savoir si j vais devoir débourser plus que prévu pour ces chevaux, ou nos vues portent-elles sur des animaux différents ? "

Je sous-entendais par là que quoi qu'il arrive, je n'avais aucun doute sur l'issue de la vente. Une provocation, en vérité. Pour être honnête, je n'aurais certainement pas hésiter à mettre le prix sur celui qui m'avait tapé dans l'œil. Le second, lui, j'aurais pu le laisser sans trop de peine : il ne me semblait pas indispensable. D'un air de défi, la commissure droite légèrement étirée dans un sourire provoquant, je fis tintinnabuler ma bourse du bout des doigts, engendrant un son carillonnant qui laissait assez bien imaginer ce qu'elle contenait.
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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Lun 1 Oct 2018 - 3:00
Grim. Ce prénom ne me disait rien contrairement au visage du jeune éleveur. Je devais sûrement confondre avec un ancien visage que je connaissais. Malgré tout, une petite voix dans un coin de mon crâne me disait que je connaissais ce regard d'un bleu perçant. Je n'avais aucun doute sur le fait que cela me reviendrait plus tard. Pour l'instant, concentrons nous sur l'instant présent, sur cette potentielle négociation. J'espérais seulement ne pas être déçu par mon concurrent.

"Nous élevons principalement des chevaux d'apparat et de guerre non loin d'Onodrith. "

Des chevaux de guerre disait-il. Ce n'était pas mon crédo mais cela n'empêchait en rien que les mêmes bêtes pouvaient nous intéresser. C'était un domaine dans lequel je manquais de connaissances précises. Bien-sur je savais quel cheval était recommandé pour aller sur le champ de bataille mais je ne doutais en rien sur le fait que ce fameux Grim en savait plus que moi. Cela me donnait un petit désavantage, mais quel intérêt aurais-je à une négociation gagnée d'avance ? Après tout j'étais moi-même marchand, cela faisait partie de mon métier même si ce n'était pas l'aspect que je préférais. Cela allait faire 9 ans que je vendais, marchandais, négociais au fil des saisons. Et je ne m'étais que rarement lassé de ce mode de vie, agissant plus par plaisir que par intérêt. C'était certes ce qui me permettait de survivre et je me voyais mal entrer dans un autre corps de métier, mais cela ne faisait aucun doute que j'aurais pu m'orienter dans une chose tout autre. Il fut une époque où j'aurais aimé faire partie d'une armée, mais mon amour pour les équidés et mon lien du sang avec le commerce m'avaient poussé vers cette voie. Peut-être était-ce aussi le cas de Grim, son intérêt pour les chevaux de guerre serait alors justifié. Quoi que cet intérêt aurait pu être uniquement financier.

"Je ne suis intéressé que par deux d'entre eux. Nous n'avons guère besoin de juments, je viens d'ailleurs d'en vendre une superbe à notre bon roi. Nous recherchons surtout de bons reproducteurs capables d'amener un sang neuf de qualité dans notre cheptel. Aussi mon choix s'est-il porté sur ces deux étalons. "

Je ne voulais en rien juger trop vite ce jeune homme pas beaucoup plus jeune que moi, mais il semblait soit très imbu de sa personn, soit très provocateur. Et voilà qu'il faisait voleter sa cape. Pourquoi fallait-il toujours que les marchands passent pour des charognards abrutis ou pour de riches prétentieux ? Je ne me disais pas incarner la gentillesse même, mais il fallait quand même reconnaître que nous avions une image à ne pas souiller, nous qui vivions de l'image renvoyée aux clients.

Il fallait dire que si le jeune homme côtoyait des  personnes possédant une bourse assez pleine pour qu'elle ne puisse se vider au cours d'une vie, son caractère a ait de grandes chances d'être le même que celui de ses clients, c'est-à-dire très imbu de lui-même. Cependant, tout cela ne remettait pas en question ces qualités de négociateur et d'éleveur.

Nous avions tous deux vu ce fameux Anaroch à la robe palomino, il fallait dire que cette espèce était assez tape-à-l'œil et ses membres fins et élancés attiraient énormément la clientèle. Le prix allait aussi avec. La seconde monture que mon concurrent avait aperçu était un étalon d'apparat, robe grise, assez âgé. Il ne fallait pas compter sur cette monture pour tenir plus de 3 à 4 ans avec un homme sur le dos. Il pouvait en revanche être très intéressant en tant que mâle reproducteur, comme le souhaitait l'intéressé. Ce n'était pas le genre de bête qui m'était utile dans mon étable. Mais cela ne semblait en rien être une bonne raison pour rendre la tâche facile à ce jeune insolent.

"Puis-je donc à mon tour savoir si j vais devoir débourser plus que prévu pour ces chevaux, ou nos vues portent-elles sur des animaux différents ? "

Mais bien-sûr monsieur Je-sais-que-j'ai-assez-d'argent-pour-tout-acheter.

- Mais bien-sûr monsieur. Mes vues sur portaient surtout ce sur beau palomino qui se vendrait un très bon prix sans aucune difficulté et cet étalon assez âgé pourrait m'être très rentable pour mes affaires.

Je venais de choisir juste les deux bêtes que notre bon monsieur voulait pour son cheptel. Cela n'était pas une bonne technique de négociation je devais l'avouer, mais je voulais savoir jusqu'où irait ce potentiel amateur pour obtenir ses montures. Je savais bien que l'Anaroch l'intéressait plus que l'autre. Par sa robe plutôt rare et son âge encore peu avancé, il était bien plus intéressant. Il ne manquait plus qu'il soit d'une lignée prestigieuse pour que Monsieur soit comblé j'imaginais. Mon plan n'était pas bien complexe, la bourse d'argent que venait de me montrer mon concurrent était plus un avantage qu'un inconvénient.

En temps normal j'aurais d'abord négocier sur le palomino pour que mon concurrent débourse une somme importante et pour ensuite m'approprier le gris-souris, mais je n'étais pas intéressé par ce second, alors mon idée était la suivante. D'abord négocier pour la plus vieille bête, pour faire croire que mes fonds sont peu élvés en la lui laissant pour une faible somme. Ensuite, pour le palomino, je savais que je n'aurais pas assez d'argent pour l'avoir, vu la somme que le jeune homme venait d'obtenir auprès du roi, mais mon concurrent était beaucoup trop sûr de ses capacités financières et en lui faisant croire que je possédais beaucoup de fonds, ses enchères monteraient sans problème.

Même si je ne sortais pas en tant que propriétaire du palomino, le simple fait que ce malheureux jeune homme paye le triple de la somme proposée par le vendeur était une victoire. Cela aura été le prix de son insolence et son assurance trop importante. En théorie, rien ne m'empêchait de révéler mon subterfuge avant que ce fameux Grim paye, mais tout dépendait de son comportement, et s'il retient la leçon ou non.

Il était maintenant temps de mettre ce plan à exécution :

- Dites moi alors, combien seriez vous prêt à payer pour cet étalon grisonnant ?

J'utilisais bien volontiers des termes comme "grisonnant" et "âgé" pour faire un sorte que le prix proposé soit plus faible. Jouer les surpris devant le prix faible proposé par mon concurrent le mettra en confiance et le rendra encore plus simple à manipuler pour la suite.
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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Ven 5 Oct 2018 - 20:29
PNJ : Grim





"Mais bien-sûr monsieur. Mes vues sur portaient surtout ce sur beau palomino qui se vendrait un très bon prix sans aucune difficulté et cet étalon assez âgé pourrait m'être très rentable pour mes affaires."

Par (mal ?)chance, l'autre éleveur avait également repéré les mêmes bêtes. Cela promettait donc une belle petite négociation, en particulier pour le palomino. J'étais prête à céder facilement pour l'autre étalon, mais il me fallait trouver un moyen d'inciter mon concurrent à dépenser suffisamment pour celui-ci. Ainsi, je pourrais sans trop de peine remporter la mise pour celui qui me plaisait le plus. Cela relèverait soit de la ruse, soit de ma capacité à entamer les négociations dans le sens qui me serait le plus favorable. Il s'agissait donc de jouer finement cette partie afin de remporter la mise, ni plus ni moins. Hélas, je n'eus pas le temps d'ouvrir la bouche que déjà l'homme avait pris la parole.

"Dites moi alors, combien seriez vous prêt à payer pour cet étalon grisonnant ?"

J'en restai bouche bée quelques secondes. J'aurais pourtant parié qu'il aurait commencé par l'animal le plus intéressant, afin de conserver un maximum de fond pour l'autre... C'était une curieuse façon de négocier un animal... Mais cela m'arrangeait grandement. J'examinai de nouveau l'animal en question, m'arrêtant en particulier sur les dents que je découvris d'un geste expert, car elles sont un signe irréfutable de bonne ou de mauvaise santé chez les équidés, ainsi que sur les yeux. Pas de vaisseaux éclatés ni de croûte apparente ou d'écoulement, le regard était vif et curieux sans pour autant se montrer hostile. L'animal ne manifesta ni agacement ni agressivité tandis que je l'examinais ainsi, ce qui était plutôt bon signe. Par ailleurs, il se tenait solidement sur ses quatre fers, ce qui excluait la possibilité d'une blessure quelconque aux membres. Il était en forme, bien qu'un peu âgé, mais ne méritait certainement pas le qualificatif de "grisonnant", si ce n'était pour sa robe qui était effectivement grise. Peut être était-ce simplement là un écart de langage de mon interlocuteur... Ou une mauvaise façon de s'exprimer.

Je me grattai le menton en réfléchissant à la question du prix. C'était un bel animal, que j'aurais pu envisager de payer un peu plus cher que ce qu'il valait réellement, en temps normal. Un homme doit bien vivre et j'étais convaincue que l'éleveur méritait d'obtenir un revenu correct avec son cheptel, de meilleure qualité que tous ceux que j'avais pu voir sur le marché. L'enclos était propre, l'eau claire, le foin odorant et bien vert semblait frais et les bêtes étaient propres et bien portantes. Je savais pour l'avoir vécu de nombreuses fois l'effort que demandait une aussi bonne installation sur un marché et j'avais à coeur de récompenser l'effort fourni pour garantir le confort de ces chevaux. J'annonçai donc un prix tout à fait correct pour l'animal, bien qu'en deçà de ce que j'aurais proposé en temps normal, de crainte que les enchères ne montent trop haut pour ce que j'étais prête à débourser.

"J'aurais proposé dans les soixante dix pièces d'or. Il est en forme et pourra encore vivre quelques belles années. L'âge est un inconvénient le plus souvent, mais je suis certain qu'une bête de cette qualité pourra engendrer bon nombre de poulains tout aussi intéressants, qu'ils soient destinés au labour, à la guerre ou à autre chose."

Une personne malhonnête aurait certainement commencé aux alentours de cinquante ou soixante pièces d'or, afin de s'assurer de ne point trop dépenser, mais je n'avais pas été élevée ainsi. Mon père m'avait appris à reconnaître du travail bien fait et c’eût été une insulte au propriétaire que de prétendre lui acheter l'étalon pour une somme aussi dérisoire. Par ailleurs, la réaction de mon vis à vis quant à la somme que je proposais en dirait certainement beaucoup sur l'état de sa bourse, et sur mes possibilités d'acquérir le palomino. Bien que j'aie le réel désir de l'obtenir, je n'étais plus une débutante et je savais qu'un cheval ne vaut pas moins que le prix qu'on est prêt à débourser pour lui... Bien que l'apport à mon cheptel eût été conséquent, je devais avant tout penser à rester raisonnable. Dans le cas contraire, je n'aurais pas mieux valu que mon futur beau frère, que j'avais vu se féliciter de notre bénéfice en s'empiffrant et en s'imbibant de l'affreux alcool fort que le tavernier m'avait fait goûter. Il ne serait pas dit que le fils d'Edwin dilapidait son héritage avant même d'en être pourvu. Ma fierté l'excluait absolument.


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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Dim 7 Oct 2018 - 13:46
Mon concurrent eut l'air d'être pris au dépourvu par ma proposition. Il est vrai qu'en tant normal, une plus petite bourse impliquait de s'intéresser d'abord à l'animal le plus cher, de meilleure qualité. Mais ce n'était pas mon but, et si, en même temps je pouvais me faire passer pour un amateur aux yeux de Grim, cela m'arrangeait parfaitement. Peut-être qu'il n'allait pas tomber dans le panneau, en restant raisonnable et sans débourser trop d'argent pour un seul cheval. Mais s'il se prenait à mon jeu, les enchères allaient vite augmenter, et sa bourse allait rapidement se vider.

"J'aurais proposé dans les soixante dix pièces d'or. Il est en forme et pourra encore vivre quelques belles années. L'âge est un inconvénient le plus souvent, mais je suis certain qu'une bête de cette qualité pourra engendrer bon nombre de poulains tout aussi intéressants, qu'ils soient destinés au labour, à la guerre ou à autre chose."

Bien, maintenant, il fallait juste que j'ai l'air surpris, pour montrer que ce prix était élevé pour moi. Je levai donc légèrement les sourcils pour montrer mon appréhension. Je repris mon air sérieux en un instant, comme pour feindre que ce prix ne me faisait ni chaud ni froid. Je ne savais pas si mon jeu d'acteur était pertinent ni très convaincant. Peut-être Grim allait-il voir la supercherie et tout cela aura été vain. Ma qualité pour feindre des expressions n'était pas mauvaise mais n'équivalait en rien ma connaissance du commerce et des équidés.

Le cheval que nous mettions en jeu était assez âgé mais le jeune homme avait raison, il lui restait encore de belles années à vivre. Le prix qu'en proposait Grim était plus que satisfaisant, beaucoup aurait mis moins de soixante-dix pièces d'or pour cette bête. Encore un avantage que lui donnait sa bourse, s'il avait eu la même que moi, son premier prix aurait été moins élevé. Je voulais proposer un prix plus haut, pour montrer que je ne voulais pas me laisser faire, mais monter le prix à quatre-vingts dix pièces d'or mettait en avant le risque que mon concurrent me laisse payer et je ne pouvais me permettre d'acheter un cheval que je ne souhaitais pas. Il n'était pas question de perdre de l'argent, même pour un jeu comme celui-là.

- Je ne montrai pas au-dessus de soixante pièces pour celui-là. Plutôt acheter des bijoux inutiles que de dépenser une telle somme dans une telle bête.

Et voilà que je donnais l'impression d'être avare. Il fallait dire qu'avec la bourse que j'avais, je ne pouvais me permettre d'en jeter le quart dans un cheval comme le gris. Je me demandais surtout ce que Grim allait penser de moi. Je ne voulais pas non plus le décourager. Tout ce petit jeu m'avait l'air bien complexe pour le petit résultat qu'il allait m'apporter. De la satisfaction c'était tout. Et c'était déjà pas mal.
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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Mer 10 Oct 2018 - 22:51
PNJ : Grim






L'expression de surprise de l'homme me laissa pantoise. Ce n'était pas un montant déraisonnable, ni trop ni trop peu... Je ne comprenais décidément pas grand chose à cet individu qui me laissait de plus en plus perplexe. Il n'avait pas l'air de savoir quoi penser lui-même. Peut être était-il finalement un amateur de la pire espèce ? C'était terriblement décevant, je devais bien l'admettre et mon visage trahit cette déception l'espace de quelques secondes. Je me repris bien vite et écoutai simplement sa réponse.

- Je ne montrai pas au-dessus de soixante pièces pour celui-là. Plutôt acheter des bijoux inutiles que de dépenser une telle somme dans une telle bête.

Cette fois-ci, je rougis si violemment qu'il n'aurait pu le manquer. M'avait-il vue acheter des bijoux un peu plus tôt ? Était-ce simplement un moyen de se moquer de moi ou d'essayer de prendre l'avantage sur moi, en me rabaissant au niveau d'une femme frivole ? Peut être n'était-ce pas vraiment ce qu'il pensait, mais simplement un écho de ce à quoi j'avais moi-même songé en cédant au désir de m'acheter une babiole de ce genre. Piquée au vif, je répondis d'une voix plutôt sèche, moins posée que d'ordinaire :

"Eh bien, l'affaire sera donc en ma faveur pour soixante et une pièces d'or."

Je me détournai légèrement, me demandant si, peut être, cet homme m'avait démasquée. C'eût été un problème de taille et je croisai les bras sur ma poitrine, dans un geste de défense. Rien à signaler à ce niveau là : j'avais pris le même soin qu'à l'accoutumée à dissimuler mes formes.

"Venons-en donc au palomino, puisque je suppose que c'est là où vous vouliez en venir."

Dans le cas présent, il n'avait même pas cherché à négocier, ce qui me laissait penser qu'il n'avait aucune réelle intention d'acquérir ce cheval. Il avait donc purement et simplement l'intention de me rendre chèvre. Peut être d'ailleurs était-ce parce qu'il avait compris la mascarade quant à mon sexe, et voulait me donner une leçon. Dans mon inquiétude, je ne voyais pas d'autre possibilité.


Dernière édition par Astriel Nirokini le Sam 13 Oct 2018 - 20:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Ven 12 Oct 2018 - 15:55
Le jeune homme avait tout de suite pris un ton plus sec et beaucoup moins ludique que précédemment. Je soupçonnais mon mensonge de lui avoir retiré sa motivation à négocier avec un autre éleveur. Et il n'y avait rien de pire que les émotions pour se laisser déborder et foncer la tête baissée dans un piège. Est-ce que ce fameux Grim allait savoir se contrôler ou allais-je être suffisamment habile pour le manipuler ? J'espérais ne pas l'avoir trop vexé, le voir se fermer de la sorte rendrait cette expérience désagréable au possible.

Cependant un détail ne m'échappa pas. Suite à ma dernière phrase, mon concurrent était devenu rouge et une expression gênée s'était inscrite sur son visage. Cela devait sûrement venir de mon évocation aux bijoux, mais pourquoi cela pourrait-il le mettre dans une situation de gêne ? Cette information aurait sans doute été importante pour la négociation si j'en connaissais la réelle nature. Je mis cette affaire dans un coin de ma tête, ne prêtant guère plus d'attention à cet évènement inexpliqué.

L'éleveur conclut la négociation sur l'équidé à la robe grise et se détourna de moi. Ce n'était pas vraiment le genre d'attitude physique qu'il fallait aborder lors d'une négociation, il fallait faire face et se montrer confiant. Grim me renvoyait une image presque opposée à ce moment. Croisant ses bras, il aborda un air encore plus sérieux. A quoi diable pouvait-il penser ? Si cela continuait, j'allais acheter le palomino pour trois fois rien.

"Venons-en donc au palomino, puisque je suppose que c'est là où vous vouliez en venir."

Il se ressaisissait. Bien. C'était ce que je voulais voir. Le jeune homme avait bien cerné le caractère que je jouais. Il avait compris que la première bête ne m'intéressait guère plus qu'une cruche de cristal. Il était temps de montrer que je n'étais pas un amateur venu de nulle part. Bon, certes je venais de nulle part, mais je n'étais pas un amateur.

- Bien. Cette bête a encore de longues années à vivre devant elle vu son âge. De plus, sa posture laisse paraître une bonne santé et une bonne condition physique. Cette race de chevaux est l'une des plus simple à vendre, surtout lorsqu'une carrure élancée et sportive est recherchée, ce qui est généralement le cas dans les villes. Si l'on ne s'attarde pas sur les détails, il ne manquerait plus qu'il soit d'une "lignée prestigieuse" pour en faire un bon reproducteur. J'en proposerais cent-dix pièces d'or.

Je me demandais la réaction que pourrais avoir mon opposant face à ce discours qui laissait clairement entendre que je n'étais pas un débutant en la matière. La première impression que j'avais renvoyé était celle d'un commerçant avare et légèrement prétentieux, je montrais maintenant que j'étais bien plus que je ne l'avais laissé paraître.
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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Sam 13 Oct 2018 - 21:00
PNJ : Grim




Je hochai du chef en guise d'assentiment, parfaitement consciente de la justesse de l'analyse de mon concurrent. Le prix était cependant un peu excessif pour lancer des enchères, en particulier si l'on n'avait aucune idée de la généalogie du cheval en question. Je me grattai le menton tout en réfléchissant avant de lâcher d'un ton un peu sec, les joues encore rosies de l'allusion aux bijoux :

" Pour quelqu'un qui semblait si près de sa bourse, vous êtes bien prompt à proposer une somme considérable sans avoir aucune idée de la provenance de l'animal. Peut être vaut-il cette somme, ou le double, pour ce que l'on en sait. Mais excéder les cent pièces pour un premier prix à l'aveugle n'est guère judicieux… J'en conclus donc qu'il y a deux possibilités : Soit vous tentez de m'inciter à dépenser plus que nécessaire, soit vous savez quelque chose que j'ignore. Ce qui n'est certainement pas loyal, dans les deux cas, étant donné que pour ma part je me suis montré parfaitement honnête avec vous."

Je le regardai franchement dans les yeux, d'un air désapprobateur. Ce petit jeu était tout à fait indigne, quelle que soit l'option qui se vérifierait. Je n'étais pas venue perdre mon temps ou mon argent bêtement, mais négocier une bête qui m'intéressait. J'étais piquée dans mon orgueil et me félicitai d'autant plus de passer ma vie déguisée en homme. Ce type de mésaventure se produirait bien plus régulièrement si mes concurrents avaient à faire à une femme, car ils se penseraient automatiquement supérieurs, quelles que soient leurs réelles compétences.

" Vous plaît-il vraiment, ou vous intéressez-vous seulement à lui dans le but de m'importuner ? Si j'étais aussi manipulateur que vous, peut être pourrais-je essayer de deviner quelles bêtes vous intéressent réellement, et faire monter le prix pour vous en détourner ? Une chance pour vous que j'aie d'avantage d'éducation que cela."

Cette petite pique était partie presque toute seule, mais je ne regrettais absolument pas de l'avoir prononcée. De gêne, mon expression était clairement passée à la désapprobation et frisait même la colère. Mes sourcils froncés et mon regard que l'on aurait pu croire empli d'éclairs ne laissaient planer aucun doute à ce sujet.

" Pour ma part j'en aurais proposé quatre vingt quinze, comme prix de départ. Mais puisque je n'ai plus d'autre choix, me voilà contraint à en proposer cent quinze. "

Ma langue avait fourché et l'on avait presque pu discerner le féminin de "contraintE". Par chance, j'avais réussi à ne rien laisser paraître et à rester impassible, les bras croisés. Cela passerait aisément pour une incompréhension. Ce qui m'avait d'abord paru être une négociation agréable prenait une tournure des plus imprévues et me semblait à présent relever d'avantage de la pénitence…
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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Mar 16 Oct 2018 - 14:49
Sa réaction aurait du me satisfaire. Il n'était pas dupe et avait lu dans mon jeu. Mais il se trouvait que cela m'irritait au plus au point. Loin d'être en colère, la frustration m'habitait maintenant. Echouer était quelque chose qui ne faisait jamais plaisir. Mais plus que d'avoir raté, l'air dégoûté et indigné du jeune homme ne me faisait clairement pas rire. Voilà encore une personne qui s'énervait pour un rien, un caractère que j'avais du mal à comprendre.

Cependant, j'étais plus vieux et sûrement plus expérimenté, je me devais de montrer une figure sage et raisonnée. Malgré un léger excès, la réaction du jeune homme était compréhensible. Il devait sûrement se sentir humilié que je le considère de la sorte. La couleur de ses yeux et sa colère donnaient l'impression d'un tonnerre prêt à frapper, cela lui donnait un côté assez plaisant je devais l'avouer.

Je devais faire preuve de patience et de calme, cette situation était de ma faute, je devais savoir la rétablir. Il devait s'en dire que les deux chevaux lui revenaient de droit. Cela ne me dérangeait pas de ne prendre que deux des chevaux que j'avais vu.

- Pas d'énervement. Je ne voulais en rien vous indigner ou que vous vous sentiez humilié. Je suis dans le travail depuis plusieurs années, je voulais juste vérifier que la relève était encore apte à élever et à négocier... vu tout ce que j'ai vu, ce n'est pas gagné. Il va de soit que ce palomino est à vous. Je ne voulais pas que vous vous sentiez contraint à quoique ce soit.

J'avais insisté sur la liaison comme il venait de le faire. Adopter la même manière de parler était souvent un bon élément pour influencer l'image que vous renvoyiez.

- A vrai dire, deux autres bêtes m'intéressaient, je compte bien les prendre. Je dois avouer que vous...

Je marquais un temps d'arrêt. Une chose venait de me perturber à l'instant. Une lueur dans le visage de l'homme venait de faire jaillir en moi un ancien souvenir. Ce n'était pas qu'une impression je connaissais bien cette... femme. Cela me revenait maintenant, une chevelure blonde rayonnante, un regard bleu perçant et un caractère bien à elle.

- Je dois avouer que vous êtes bien déguisée pour une femme.

Je ne connaissais pas son nom mais je me souvenais bien d'elle. C'était de ça il y avait deux ans maintenant, une fête avait été organisée à Edoras et je m'y étais retrouvé un peu par hasard. L'ambiance y était agréable et bon-enfant, l'alcool coulant à flot, les rires gras éclatant dans la rue et la musique baignant la ville d'un sentiment de fête. Et parmi tout cela, une femme. Dans une belle robe de bal, qui ne l'aurait pas vu l'aurait sûrement entendu, son mécontentement traversait les rires des hommes et les accords des instruments. Elle se plaignait de l'inconfort de sa robe et manifestait son envie d'enlever cet accoutrement superflu. Je devais dire qu'il m'était compliqué d'oublier une telle tempête. Nous avions conversé un court moment et cela m'avait suffi pour être subjugué devant tant d'énergie.

- Je vous ai rencontré il y a de cela deux ans, à la fête d'Edoras. Vous portiez une robe de bal... qui n'avait pas l'air de vous satisfaire pleinement. Cependant cela fait plaisir de voir une femme aussi investie dans les équidés et le commerce.

Pas besoin de beaucoup parler, je savais que le fait que je la reconnaisse allait la mettre mal à l'aise et qu'elle allait fortement rougir sans trop savoir quoi dire. J'avais préféré changer de conversation pour ne pas trop abusé de ce sujet qu'elle devait éviter pour une bonne raison.
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MessageSujet: Re: Sur le marché (pv anskar)   Mer 17 Oct 2018 - 21:44
PNJ : Grim




- Pas d'énervement. Je ne voulais en rien vous indigner ou que vous vous sentiez humilié. Je suis dans le travail depuis plusieurs années, je voulais juste vérifier que la relève était encore apte à élever et à négocier... vu tout ce que j'ai vu, ce n'est pas gagné. Il va de soit que ce palomino est à vous. Je ne voulais pas que vous vous sentiez contraint à quoique ce soit.

Ma colère retomba comme un soufflé à ces mots. Il avait également souligné le féminin et je me savais donc démasquée. Je n'arrivais pas à décider si son commentaire m'apaisait ou m'irritait plus encore. J'étais également dans le métier depuis bien longtemps, et avais su monter avant d'être à même de marcher. Me considérer comme une ignorante ne méritant guère ma place, que ce soit en rapport à mon âge ou à mon sexe était insultant, cela dit… Il s'excusait en quelque sorte, bien que maladroitement. Par conséquent j'étais partagée.

- A vrai dire, deux autres bêtes m'intéressaient, je compte bien les prendre. Je dois avouer que vous...

J'avais donc vu juste, en cela qu'il ne m'avait pas tout dit. Au moins, il l'admettait… Faute avouée, à demi pardonnée, avait coutume de répéter ma mère. Cela n n'empêchait pas que je me sente offensée, mais bon… J'étais tellement perdue dans mes pensées que je remarquai à peine les quelques instants de latence qui précédèrent la fin de sa phrase.

- Je dois avouer que vous êtes bien déguisée pour une femme.

Je le regardai droit dans les yeux, les joues de nouveau teintées d'un rouge flamboyant. Je ne m'étais donc pas trompée, et il s'était joué de moi parce qu'il avait reconnu ma nature.

"Je vous ai rencontré il y a de cela deux ans, à la fête d'Edoras. Vous portiez une robe de bal... qui n'avait pas l'air de vous satisfaire pleinement. Cependant cela fait plaisir de voir une femme aussi investie dans les équidés et le commerce.
-Ce n'est pas une déguisement. Je ne suis pas une poupée que les jeunes filles se plaisent à costumer à leur guise. J'étais certaine d'avoir été démasquée, au vu de votre petite pique concernant les bijoux. C'était quelque peu cavalier de votre part, sans mauvais jeu de mots. "

J'avais toujours su que cette stupide fantaisie de ma mère de m'envoyer à ce bal finirait par me causer du souci. En plus de l'inconfort évident des atours féminins, cela va sans dire.

" Les chevaux sont toute ma vie, et bien que j'aie l'air d'un enfant, il y a plus d'une dizaine d'années que je suis dans le métier. Ma tenue a pour but d'éviter d'être ennuyée par des éleveurs imbus d'eux-mêmes qui se pensent supérieurs à moi pour la seule raison qu'ils sont dotés d'attributs par ailleurs bien inutiles pour dresser un cheval. "

J'avais pensé à ajouter "comme vous venez précisément de le faire" mais m'étais contenue. La conversation, bien que délicate, semblait paradoxalement moins épineuse et je ne tenais pas à relancer la machine.

" Si vous êtes prêt à me considérer en tant qu'éleveur et non que femme, je suis toute prête à négocier sérieusement le prix du palomino. Qu'il ne soit pas dit que je l'aie remporté comme une faveur, mais bien par mes seules compétences. "

Maintenant que j'étais certaine de ce que mon concurrent avait deviné, il n'était certainement pas question de laisser couler. Si je n'acceptais pas d'être dévalorisée en question de mon sexe, il n'était pas plus envisageable d'obtenir un quelconque avantage par ce même biais. Je voulais parvenir à me faire un nom par mes propres moyens et je n'aurais aucune possibilité d'y parvenir si je restais constamment dans l'ombre de mon père ou de ma propre nature. Il s'agissait là de commerce, et rien de plus.
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