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 [Quête] L'essence même du métier de rôdeur (Meneldil + PNJ) Et. 3: Amon Sûl, v. Etten

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MeneldilNombre de messages : 132
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Meneldil
Pas encore de rang... mais ça arrive !
MessageSujet: [Quête] L'essence même du métier de rôdeur (Meneldil + PNJ) Et. 3: Amon Sûl, v. Etten   [Quête] L'essence même du métier de rôdeur (Meneldil + PNJ) Et. 3: Amon Sûl, v. Etten EmptySam 29 Déc 2018 - 22:47
Etape 3: Amon Sûl - limites des landes d'Etten

Après une nuit et la moitié de la matinée passées à Bree pour s'occuper du ravitaillement de base en viande séchée, Meneldil et Anardil avaient repris leur route. Ils savaient que cette partie de la route serait très probablement la plus sûre, le véritable danger serait quand ils rentreraient dans les landes d'Etten, terres sauvages peuplées de trolls, de wargs et de troupes avancées issues de l'Angmar. Ils y étaient déjà allés tous les deux et savaient ce qu'ils y risquaient. Jusqu'à la frontière, tout devrait se passer assez bien, mais dès qu'ils mettraient le pied dans les landes d'Etten, les terres sauvages, tout était susceptible d'arriver, même si leurs semblables parcouraient régulièrement ces terres et qu'ils seraient donc susceptibles d'en croiser, mais rien n'était moins sûr. Ils allaient progresser le plus rapidement possible, s'arrêtant juste pour le nécessaire, et chacun savait très bien ce qu'il avait à faire.
Ils étaient capables de progresser sans quasiment se faire voir, et savaient que pour que les informations parviennent à bon port, il faudrait qu'elles parviennent à Imladris, quoi qu'il arrive. Ils en avaient parlé avant le départ, et Meneldil avait montré à son oncle où se trouvait sur lui le sauf conduit donné par l'impératrice qui permettrait d'entrer à Imladris. Bien sûr, les elfes étaient plutôt hospitaliers avec les Dùnedain, mais ces derniers temps, ils prenaient davantage de précautions, ce qui pouvait se comprendre vu la situation. Chacun des deux rôdeurs savait aussi que, si l'un d'entre eux était blessé gravement, il devrait être soigné rapidement et laissé sur place le plus en sécurité possible pendant que l'autre continuerait vers Imladris pour y porter les informations avant de revenir le chercher. Ils étaient capables de se soigner eux-mêmes et avaient de bonnes connaissances médicales, c'était leur chance.

Pour l'instant, il n'y avait rien d'autre devant eux que le ciel bas, nuageux où la pluie avait fait trêve pour un moment, le sol boueux, les arbres dépenaillés et l'herbe verte, mais d'un vert foncé, quasi maladif. Leur famille venait de l'Arthedain et ils étaient souvent passé par ici lors de leurs pérégrinations, mais on pouvait encore ressentir les résultats de la magie malsaine issue de l'Angmar qui s'était déversée sur la région bien avant leur naissance. Leur pays avait aussi largement souffert ces dernières années, mais ce n'était rien par rapport à ce qui pouvait arriver maintenant.

Meneldil marchait d'un bon pas, courant presque, et Anardil, pourtant plus âgé, le suivait aisément. Ils portaient tous deux le même type de vêtements élimés aux teintes faites pour se fondre dans le paysage et, malgré leur air détaché, tous leurs sens étaient aux aguets. Le sol était détrempé à certains endroits, mais ils progressaient relativement rapidement. Ne sachant pas si on les observait ou pas, s'ils avaient quelque chose à dire qui concernait leur mission, ils utilisaient le langage des signes connus de tous les rôdeurs pour communiquer et, quand ils parlaient, n'abordaient pas le but de leur mission. Rien qui aurait pu arriver aux oreilles de ceux qu'ils devaient espionner. Après tout, jusque-là, la présence de rôdeurs dans la zone n'était absolument pas anormale, c'était leur terrain de prédilection.

La lumière baissait déjà et, dans le lointain, à l'horizon, on pouvait déjà apercevoir la silhouette massive d'Amon Sûl, il y seraient le lendemain. Mais bientôt il ferait nuit, il leur fallait penser à s'arrêter. Il avait beaucoup plu ces derniers jours, le sol était spongieux sous leurs pas, trouver un endroit sec ne serait pas facile. Ce fut finalement Anardil qui désigna à son neveu un léger surplomb rocheux, un peu plus loin.

"Je crois qu'on va pouvoir s'arrêter là..."

Meneldil hocha seulement la tête pour manifester son acceptation. Il n'était pas vraiment fatigué mais une pause ne ferait pas de mal. Marcher la nuit dans ces terres n'était absolument pas prudent.

Une fois parvenus à l'éperon rocheux, ils vérifièrent qu'il n'y avait aucun risque et s'installèrent rapidement. Allumer le feu ne fut pas si facile sur le sol froid, mais ils y parvinrent avec la force de l'habitude. Enfin, ils purent s'asseoir autour et manger un peu de viande séchée.

Bien que de la même famille (il y avait clairement un air), Meneldil et Anardil se connaissaient peu. C'était seulement la seconde mission qu'ils étaient appelés à faire ensemble mais chacun d'eux connaissait plutôt bien les capacités de l'autre, plus que nécessaire pour se reposer l'un sur l'autre et revenir vivant.

-"Tu as des nouvelles de ton père ?", questionna tranquillement Anardil

Lui n'avait plus aucun rapport avec la famille, qui n'avait pas accepté son choix de carrière. Pour Meneldil, ça avait bien failli être le cas mais finalement ses parents s'y étaient plus ou moins fait.

-"Il va bien, d'après une lettre d'une de mes soeurs que j'ai reçue avant que nous ne partions. Il espère pouvoir récupérer les terres de la famille cette année et repartir vivre là-bas..."


Anardil se contenta de hocher la tête. S'il y avait une qualité que son frère possédait, c'était l'opiniâtreté, c'était probablement ce qui lui avait permis de traverser cette épreuve, il parviendrait à récupérer les terres familiales, il en était persuadé. Et le jour où il serait prêt à le revoir, il en serait ravi également. C'était déjà bien que que son neveu ait embrassé la même carrière que lui, ça lui permettait de garder un lien ténu avec son passé et sa famille, même si lui-même avait fondé la sienne maintenant.

Ils continuaient à manger quand ils furent rejoints par deux autres de leurs pairs, qui cherchaient à leur tour un abri. Cirion et Hador leur étaient déjà connus, mais ils ne les avaient pas vus depuis longtemps. Ils revenaient des terres sauvages et étaient ravis de rencontrer des collègues. Cependant, Meneldil et Anardil leur dirent seulement qu'ils se rendaient dans les landes d'Etten, rien de plus (et rien surtout qui pût éveiller leur curiosité), et ils leur précisèrent qu'ils y avaient croisé un campement des leurs, information utile s'il en était si leur mission devait tourner au vinaigre. Il fut décidé que chacun d'eux resterait éveillé à tour de rôle, chose qui arrangeait tout le monde, et Meneldil décida de prendre le premier tour de garde. Pendant que ses camarades dormaient, il resta silencieux, attentif aux sons de la nuit et au moindre mouvement tout en regardant les étoiles et la lune doucement briller dans le ciel. Rencontrer un peu d'humanité dans ces terres avait quelque chose de réconfortant mais il savait qu'une fois passé Amon Sûl, cela deviendrait beaucoup plus rare, encore plus une fois rentrés dans les  landes d'Etten.

Quelques heures après, Cirion le réveilla et prit son tour de garde. A présent fatigué, Meneldil fut ravi de s'enrouler dans sa couverture pour s'endormir. Quand il s'éveilla, il faisait encore nuit mais l'horizon s'éclaircissait déjà, l'aube n'était plus loin. C'était Anardil qui veillait.

-"Ah, enfin, j'allais te réveiller..."


Meneldil se redresse, plie sa couverture et, encore un peu endormi, attisa le feu pour réchauffer la boisson aux plantes qui se trouvait dans le vieux récipitent en fer blanc posée dessus, récipient qui avait visiblement vécu. Les deux autres rôdeurs vinrent partager leur boisson puis se remirent en route alors qu'Anardil et Meneldil éteignaient le feu et s'apprêtaient eux aussi à continuer. On était encore au début de la matinée quand se dressa devant eux l'énorme masse de ce qui avait été autrefois une forteresse bâtie par leurs ancêtres. Par respect, tous les rôdeurs observaient une courte pause quand ils passaient à côté, ce que firent les deux hommes avant de reprendre leur course. Les deux hommes se regardèrent et reprirent leur chemin alors que le vent froid se levait, ramenant les nuages noirs. Meneldil désigna au loin la fin des collines, c'était là le début des landes d'Etten...
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